Ah les joies de la piscine par grosse chaleur ! Le plaisir de barboter dans l'eau fraiche ! Le délice incommensurable de découvrir que le soin des cheveux fait chez le coiffeur il y a 2 jours est fichu et qu'on n'a plus qu'une botte de foin sur la tête (et encore, le foin est certainement plus doux). Je ne sais pas vous, mais pour moi, la piscine c'est vraiment l'ennemi public number one, une serial killeuse de cheveux. Une seule petite trempette et je n'ai plus qu'à aller faire ratiboiser ma tignasse. Et pourtant, j’en ai essayé des shampoings,  et des après-shampoings, et des crèmes et des masques, rien à faire.

Ah ben dis donc, il est drôlement sec le foin que t’as sur la tête !

Euh oh, ça va hein Cosmétus ! Si tu crois que ça m’amuse.

Ben moi je dis que t’aurais intérêt à faire quelque chose. Et la noix de coco alors ! C’est pour les singes peut-être !

Hein ? De quoi ?

Bon, je vous passerai la leçon détaillée de Cosmétus sur les 1000 et 1 vertus de la noix de coco en général et de son huile en particulier. Mais en résumé, d’après lui, l’eau des piscines est un décapant hors pair qui astique consciencieusement le cheveu pour lui ôter toute trace de sébum et autre pellicule grasse protectrice et vous le rendre impeccablement propre (et donc hyper sec). C’est ti pas gentil ça ! Tandis que l’huile de coco, ouuh la vilaine, s’obstine à vouloir pénétrer le cheveu pour réparer son film lipidique et lui rendre hydratation, douceur et souplesse. Alors entre des cheveux bien propres grâce à l’eau de piscine et des cheveux bien gras grâce à l’huile de coco, devinez un peu ce que j’ai choisi.

Et donc, pour ma baignade suivante, je suis partie équipée d’un gros pot d’huile de coco. Question mode d’emploi, on ne fait pas plus simple. On tartine généreusement ses cheveux en insistant sur les pointes, on les enroule en chignon et on les attache ou on les planque sous son bonnet de bain (perso, j'ai horreur des bonnets de bain et même mon urgence capillaire n'a pas réussi à vaincre ma répulsion, traumatisme de la piscine scolaire obligatoire sans doute, allez savoir). La couche d’huile de coco agit alors comme un film protecteur auquel l’eau devra s’attaquer avant de pouvoir atteindre le cheveu et en prime, elle nourrira celui-ci (l'huile hein, pas l'eau). Quand la baignade est finie, on se fait un bon shampoing pour faire partir ce qui reste d’huile et quand les cheveux ont été essorés et séchés à la serviette, on en remet juste un peu sur les pointes avant le séchoir.

Alors soyons honnête, il ne s’est pas produit de miracle. Je ne me suis pas mise à avoir une tête de mannequin pour shampoings volumateurs quand même. Mais franchement, la différence a été plus que flagrante et pour un prix défiant toute concurrence (vu que mon pot d’huile de coco bio de 500 gr m’a coûté 6€70 et qu’il en faut quand même peu pour obtenir l’effet voulu).

Donc si vous êtes comme moi, des adaptes contraints ou non de la piscine et des désespérés du cheveu, je vous invite à tenter le coup. Au pire, vous aurez un pot d'huile de coco pour réhydrater votre peau, demander à votre moitié de vous faire des massages, pour sentir bon et même, même, pour faire la cuisine (euh oui, on peut faire tout ça avec l'huile de coco). Bref, d'une façon ou d'une autre, si ça marche pas pour vos cheveux, vous pourrez rentabiliser votre achat.