mardi 29 septembre 2015

Bon anniversaire à Inferno Gran Mom

La semaine dernière, au royaume fort fort lointain de Villebon, nous étions tranquillement en train de nous griller quelques neurones en reufleuchissant intenchément à la prochaine robe à coudre pour la 3ème princesse des mois de septembre-octobre (et quand je dis nous, je parle de Couturus, de la fée Pupuce et de moi-même) lorsque soudain, la Fée Pupuce poussa un grand cri.

Nom de D...., j'ai oublié la reine mère !

(faut dire que quand elle est plongée dans son trip robe de petite fille, Pupuce oublie le reste du monde)

De quoaaaaa ! T'as oublié l'anniversaire d'Inferno Gran Mom !

Non, j'ai pas oublié l'anniversaire. Juste que c'était la semaine prochaine et que j'avais encore cousu son cadeau.

Mais je vais passer pour quoi moi alors ! Couturus, fais quelque chose !

J'avoue que c'est quand même bien pratique d'être squattée par des dimensions parallèles. Je peux systématiquement rejeter la faute sur quelqu'un d'autre quand j'oublie un truc ou que je suis à la bourre. Mais je ne sais pas trop pourquoi, mes explications ont parfois du mal à passer. C'est limpide pourtant non ?

Enfin bref, sa réputation de meilleure couturière du royaume étant mise en péril, Pupuce lâcha toutes ses commandes en cours pour se consacrer uniquement au cadeau d'anniversaire de la reine mère. Petite précision, il n'existe aucun lien entre la reine mère et les princesses, sauf peut-être que l'une d'entre elles pourrait éventuellement peut-être un jour dans fort fort longtemps devenir sa belle-petite-fille mais bon passons à 5-6 ans c'est un chouia prématuré comme discussion. Vu l'urgence, hors de question d'approvisionner un nouveau tissu, faudrait faire avec un truc déjà en stock et vu les températures, faudrait faire un truc un peu chaud quand même. C'est là que 2 choses se sont produites simultanément : mon stock de tissu mal rangé s'est littéralement effondré sur la pauvre Pupuce, manquant l'engloutir irrémédiablement tandis qu'elle tombait tout à fait par hasard sur un vieux numéro de Tendance Couture (le n°14) s'ouvrant pile à la page d'une jolie veste (le modèle 33). Et là, en s'extirpant du tas de tissu que voit-elle ? Le reste de drap en laine et cachemire bleu royal du manteau de rock star d'Azraël. Voilà, l'idée était trouvée. Se débarrasser de ce reste encombrant utiliser cette petite merveille textile pour confectionner une veste de mi-saison pour Inferno Gran Mom.

Dans sa version originale, cette petite veste toute simple n'est pas doublée mais bon, ne trouvant pas la chose très esthétique, j'ai gentillement suggéré à notre petite Fée d'utiliser un reste de satin micro-fibre ivoire comme doublure, au moins pour le corps de la veste. Au niveau du patron, aucune modification n'a été faite (à part la forme de la patte au dos). Pour ceux qui ne seraient toujours pas au courant, Tendance Couture est un "recueil" de modèles Simplicity déjà sortis en version pochette, ce qui fait que pour le prix d'un patron pochette, vous en avez un très très grand nombre. Du coup, la planche de patrons vous fait perdre au moins 5/10 à chaque oeil à chaque fois que vous voulez recopier le modèle qui vous intéresse (et à condition de réussir à le trouver). Sinon, une fois qu'on a bien enregistré le fait que les marges de couture sont incluses, ça se coud tout seul et on regagne par la rapidité d'assemblage des pièces le temps perdu à recopier le patron.

Pour égailler le modèle, je n'ai pas pu résister. J'ai suggéré à Pupuce d'y mettre mes jolis boutons fleuris ton bleu en fimo (déjà utilisés ici). Je trouve le résultat très sympa. C'est sans conteste un modèle que je referais, mais dans un tissu plus léger.

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La veste de face, de côté et de profil (classique quoi)

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Détail du dos et du col

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Le petit pli sur la manche pour donner du volume

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Et je résiste pas à mes boutons en gros plan (et la doublure aussi tant que j'y suis).

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Et quand elle est portée

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J'aime bien le contraste de l'ivoire et du bleu soutenu.

Allez, bon anniversaire Gran Mom.

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dimanche 27 septembre 2015

Les bonnes idées de la CAPS

Aaah, la CAPS, la Communauté d'Aglomérations de communes du Plateau de Saclay (ou plutôt, ai-je l'impression par moment, la communauté d'arnaqueurs du plateau de saclay).

Parmi ses bonnes idées, un lietmotiv, la mise en commun des ressources pour la satisfaction du plus grand nombre et la qualité de vie sur le plateau. Mouais, tout un programme qui m'a toujours laissé fortement dubitative.

Ben, qu'est-ce qui se passe la Puce ? Il se passe que, vu les températures actuelles, avec Chéri, on s'est enfin décidé à remiser la piscine du jardin. Gargamel était donc inconsolable ce week-end et pour le consoler justement, je lui ai proposé de l'emmener à la "grande piscine" (alias, la piscine de Palaiseau contruite récemment sous l'égide de la CAPS, piscine commune aux différentes aglomérations du plateau donc).

En toute honnêté, je voulais de toute façon y retourner une nouvelle fois pour prendre des nouvelles de son inscription aux leçons particulières, d'autant que, je vous le rappelle, son école s'est fait gentillement jeté quand elle a demandé à pouvoir bénéficier de leçons pour ses élèves. C'est donc joyeusement que nous avons pris le chemin de la piscine, franchi la porte des vestiaires, revêtus nos maillots, pris notre douche et accèder aux bassins avant de filer tout droit vers la partie de profondeur max 1m20, zone préférée de Gargamel. Ah ben non en fait, on n'avait pas le droit y aller. La moitié du bassin avait été condamnée !

Euh, excusez-moi. Pourquoi on peut pas passer là ?

Désolée Madame, c'est les bébés nageurs

(au nombre de 2 ce matin là, avec une zone d'activités tenant dans la moitié de la partie qui leur était réservé).

Et ça finit dans longtemps ?

Dans 5 mn mais après il y des cours pour des 6 ans donc ça restera fermé.

Okayyyyy. Et ça finira à quelle heure ça ?

A 11h.

Mais c'est dans plus d'une heure !

Précisons en plus que, sur le grand bassin (celui où on n'a pas pied), quelques lignes d'eau étaient réservées ainsi qu'un espace pour les vélos d'aquagym, que de toute façon, Gargamel n'ayant pas pied, il était hors de question de s'y risquer, qu'on était le week-end et que seul un quart de la surface des bassins était finalement accessibles aux personnes ne sachant pas nagés (s'entend essentiellement les enfants et leurs parents), je vous laisse imaginer le monde que ça faisait dans un espace plus que restreint. Et pour ce privilège, j'ai quand même dû payer des entrées plein tarif ET au tarif extérieur car Villebon ne faisant pas partie de la CAPS, on paie plus cher que les autres. Si j'en crois les commentaires que j'ai pu entendre ici ou là, j'aime mieux vous dire que j'étais pas la seule à ne pas être ravie de la situation.

Alors attention, j'ai rien contre le fait qu'on réserve des espaces pour les activités des tous petits, au contraire. Seulement 2 choses : déjà, j'aimerais bien que l'espace réservé soit en rapport avec l'espace occupé (ce qui n'a été le cas pour aucune des 2 activités signalées précédemment). Ensuite, l'accès au public est donné de façon fort parcimonieuse alors ce ne serait sûrement pas plus mal de placer ces activités pendant les heures non ouvertes au public mais bon, ça demanderait à ces pauvres maîtres nageurs de faire plus d'heures et faudrait quand même pas leur en demander trop. Enfin (je sais, ça fait 3 choses), il serait de bon ton de signaler sur le site internet de la piscine ce genre d'info, et le signaler de façon clair, pas dans des tableaux excel incompréhensibles.

Mais je crois que le pompon a été l'instant où le maître nageur a hurlé au public occupant son petit quart de bassin que bon, on avait besoin de récupérer le quart en question pour la suite de la leçon et qu'on devait TOUS passer de l'autre côté (là où la hauteur d'eau était de plus de 1m10). Et quand je dis tous, je compte aussi bien sûr les jeunes enfants sans bouée, sans brassards, les bébés et tous ceux qui ont peur dès qu'ils n'ont plus pieds.

J'aime autant vous dire que sur ce coup, ils ont eu de la chance que je sois venu avec Gargamel et pas Azraël qui entre en panique dès qu'il n'a plus pied. Parce qu'ils auraient pu se la carrer où je pense leur demande de changement de côté !

Y a pas, faut vraiment que je trouve une autre piscine dans le secteur !

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samedi 26 septembre 2015

Un pas de géant !

Tandis que son petit frère ne rêve que de redevenir un bébé et commence sérieusement à nous inquiéter rapport à son rejet du statut de grand en grande section qui doit avoir un comportement de grand et faire du travail de grand, Gargamel lui s'est mis à progresser à pas de géant sur la grande aventure du " je m'exprime en faisant des phrases complexes".

Cela aurait pu s'arrêter là, on aurait déjà été bien content. Mais non, il a voulu aller plus loin, nous prouver que son langage n'était pas la seule chose à avoir évoluer et mûrir. Alors après avoir regardé pour la nième fois le grand classique de Disney "Les 3 petits cochons" (oui, il y a des trucs qu'on mûrit mais pas tout, faut pas rêver non plus hein), le voilà parti à la demande insistante d'Azraël a rejoué l'intégralité du dessin animé tout en passant celui-ci en boucle (mais pourquoi je leur ai appris à se servir du lecteur DVD, pourquoiiiiiii !).

Gagamel, Gagamel, c'est moi le loup et toi, t'es les petits cotons !

(s'en suit une nième superproduction monstrosienne avec force bruitage, souflage et cavalcade)

Encore Gagamel, encore.

(noooon pitié, cri du coeur silencieux d'une mère qui se demande quand est-ce que cette torture auditive va bien pouvoir cesser)

D'accord Azraël. Mais cette fois, c'est moi le loup et c'est toi le cochon.

Voilà, ça a l'air de rien comme ça mais Gargamel vient s'assimiler les vertus de l'échange et la discussion dans ses relations avec les autres, la collaboration et la coopération. D'habitude, quand il en a assez et qu'il veut changer de rôle, il s'énerve, cherche à imposer ses désirs à Azraël sans le prévenir, voir rompt tout simplement le jeu en criant. Et là, pour la première fois, au lieu de subir les exigences de son frère ou de lui imposer les siennes, il a manié l'art subtil de la négociation, l'incontournable oui mais.

J'en aurais pleuré d'émotion ... Ben en fait, c'est exactement ce que j'ai fait, bien planquée dans ma cuisine, en dévorant une plaque de chocolat pour me remettre.

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A peu de chose près ma réaction après le discours de Gargamel.

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jeudi 24 septembre 2015

Et hop, encore une robe de princesse

plus une question à la fin pour gagner un cadeau bonux.

Comme je le disais dans un post précédent, les temps sont fastes pour les princesses du royaume fort fort lointain de Villebon. C'est une avalanche d'anniversaires et de fêtes en ce début d'année scolaire. Et comme la fée Pupuce est depuis peu de temps la couturière officielle des têtes blondes (et brunes, et rousses et ...) couronnées, qu'elles l'aient demandé ou pas d'ailleurs, elle a dû taf sur la MAC notre petite fée ces jours-çi. Alors après la robe de la princesse Anna, la fée Pupuce a le plaisir de vous présenter la dernière pièce de sa collection automne hiver, le futur must have des bacs à sable, j'ai nommé ... la robe chasuble bleue à paillettes.

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Tadaaaaaaam !

Pour rester fidèle aux traditions ancestrales et séculaires du royaume, elle s'est inspirée d'un livre japonais, du modèle r du Happy HomeMade vol 2 (livre 209-fr en code JCA) pour être précise. Un excellent bouquin d'ailleurs si on en juge par le nombre de créations auxquelles il a déjà donné naissance. A cette occasion, elle a eu la brillante idée de finir mes restes de velours bleu canard à paillettes (déjà vu ici) et de tissu fleuri dans les mêmes tons (déjà vu , ben oui, un peu d'auto promo, ça fait pas de mal surtout si j'en crois mon toubib qui voudrait que je me lance dans les affaires !). Mais surtout, à ma grande fierté, elle a trouvé mes derniers boutons en Fimo dignes d'être utilisés comme touche finale de ce chef d'œuvre de haute couture.

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Alors, ils sont pas parfaitement raccord ces boutons ! Ca va, je plaide coupable. Je savais déjà quels tissus notre fée voulait utiliser et j'ai choisi les couleurs pour fabriquer les boutons en conséquence.

Bon, ok, force est d'avouer que niveau difficulté technique, c'était finger in the nose tout de même. Seule variante par rapport au modèle original, le tissu fleuri étant très mou, exceptionnellement, il a été renforcé à la viseline pour lui donner un peu plus de tenue, mais uniquement sur l'empiècement devant. Cela a permis en plus d'éviter que le tissu ne gondole lors de la réalisation des boutonnières.

Bien sûr, là où il y a une princesse, il y a forcément un dragon pour la surveiller, la retenir prisonnière ou même, même, la manger ! Alors en exclusivité exclusive, voici la toute première photo du terriiiiiiiible dragon gardien de princesse (dragon qui va devoir se contenter de veiller sur la robe en attendant que celle-ci rejoigne sa princesse).

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Réalisé en Sculpey III et Fimo Kid blanc pailleté

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La coquille a été dorée à la poudre or avant cuisson (et c'est beaucoup moins facile à faire que ce que je croyais)

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Il a vraiment l'air horriblement féroce non ? Et pour ceux qui se poserait la question à 1€ : mais pourquoi tu l'as pas fait bleu turquoise le dragon, assorti à la robe quoi ? Ben le premier qui me donne la réponse, je lui envoie par la poste le même pendentif en bleu turquoise. Allez, vous avez jusqu'au 2 octobre pour trouver.

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mardi 22 septembre 2015

Une robe de princesse

Alors là, je vous arrête tout de suite ! Non, ce n'est pas la robe réclamée à corps et à cri pour son anniversaire par Azraël. Il se trouve simplement que septembre et octobre sont des mois particulièrement fastes en fêtes et anniversaires à souhaiter (dont en particulier les anniversaires de Blondinette et Bouclette, d'Inferno Gran Mom et de Mamie M). Alors forcément, j'ai la machine à coudre qui chauffe à fond ces jours-çi et je m'en donne à coeur joie côté maman couturière frustrée de pas avoir de petites filles à gâter. Dans les prochains jours, attendez vous donc à voir de la robe pour princesses à tout va.

Et on va commencer par une robe de VRAIE princesse, inspirée du Disney qui fait le désespoir de bien des parents excédés de s'entendre dire par leur adorable progéniture que cette fois ça y est elles sont libérééééééées, délivréééééééées. Hum, j'en vois qui soupire là-bas. Encore une robe bleue à paillettes d'Elsa qu'on a déjà vu cent fois ! Ben non, pas du tout. Car moi, c'est plutôt les robes d'Anna que j'apprécie, en particulier la verte qu'elle porte au couronnement de sa soeur. Sauf que pour un mois de septembre pas franchement chaud chaud, je me voyais pas trop faire cette robe-là. Alors j'ai finalement opté pour sa robe bleue qu'elle met pour affronter le froid et le blizard à la poursuite de sa frangine.

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En plus, j'avoue, j'avais une arrière pensée. Celle que la demoiselle à qui elle est destinée puisse la porter quand ce sera carnaval dans son école (si telle était son souhait et celui de sa maman qui aura ainsi un déguisement en moins à trouver).

C'était bien beau tout ça, mais encore me fallait-il un patron pour la faire, cette fameuse robe. Et comme je suis une grosse radine, pas question d'acheter à prix d'or un patron pochette spécial Reine des Neiges (eh oui, ça existe). Après des heures et des heures de recherche intensives sur le woueb (bon ok, j'exagère, une soirée seulement), j'avais finalement une idée très précise de la façon de procéder. Pour le haut de la robe, ce serait la partie haute du modèle 16 du livre japonais Polka Drop (livre 373-fr en code JCA) sans les manches. L'avantage, c'est qu'ainsi, la robe serait portable sans rien dessous s'il faisait chaud et avec un sous-pull en cas de frimas. J'ai quand même dû reprendre le décolleté, le modèle original ayant un col marin, pour lui donner une forme plus proche du coeur. Pour le bas, je voulais initialement faire une jupe cercle mais je n'avais pas assez de tissu. Car, détail qui a son importance, je suis toujours plongée dans l'opération évacuation des chutes de tissu et couture à base de stock uniquement (ou presque). Je me suis donc contentée de 2 trapèzes à base arrondie le plus grand possible.

Le patron de la robe était prêt, il restait à voir pour les finitions et autres décorations. Ayant dans mes stocks un joli biais couleur or, je l'ai utilisé pour border les emmanchures et le décolleté de la robe, ainsi que souligner la pointe de la partie bustier. Sur les quelques modèles que j'avais pu voir sur le woueb, les décorations de la robe étaient soit brodées (beaucoup trop long à mon goût, ce n'est qu'un déguisement tout de même pour une petite fille de 3 ans en plus) soit peintes. Et là, j'avais pas de peinture textile des bonnes couleurs. Il me fallait donc trouver un autre moyen. Ce fut chose faite en ressortant ma feutrine autocollante et un reste de satin bleu ciel de la cape de super héros d'Azraël.

Après avoir découpé dans le satin les espèces de festons bleu clair bordant le bas de la jupe, je les ai fixé en réalisant un appliqué. Là, j'ai commis une erreur grossière (c'est pourtant pas mes premiers appliqués mais bon, un moment d'égarement sans doute), j'ai oublié que le satin glissait comme pas permis et de préfixer les festons à la colle à bâtir ! Résultat, certaines pointes devaient avoir un petit coup dans le nez et ne pas marcher droit parce qu'elles penchent un chouia sur le côté. Pour les fleurs et les arabesques, j'ai dessiné les motifs sur ma feutrine que j'ai consciencieusement découpé et collé. Et vu le nombre, ça m'a pris un certain temps. Si j'avais été rigoureuse (peuf peuf peuf, excusez-moi je m'étrangle mais si je l'étais, ça fait longtemps que ça se saurait), j'aurais mis des fleurs à la pointe de chaque feston mais je trouvais que cela faisait trop surchargé. J'ai donc opté pour un feston sur 2. Et enfin, pour donner un peu d'éclat à tout ça, j'ai également collé des petits strass pour finir la décoration.

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La robe de face et de dos

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Gros plan sur le corsage

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Gros plan sur les décorations du corsage

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et sur celles de la jupe

Le résultat final me plaisait déjà pas mal ainsi qu'à Azraël aussi d'ailleurs qui aurait bien gardé la robe pour lui au grand désespoir de Chéri. Un Chéri dont l'angoisse a atteint des sommets quand il a cru que j'envisageais d'en faire une seconde pour contenter Azraël (ce qui n'est pas du tout le cas). C'est alors que je me suis mise en tête de ranger le placard à vêtement du dit Azraël. Quel est le rapport avec la robe d'Anna me direz-vous ? Ben c'est que sa robe à Anna, elle a des manches et un corsage qui couvre sa gorge, le tout bleu ciel. Et que justement, dans les vêtements en parfait état mais trop petit d'Azraël, il y avait un magnifique sous-pull bleu ciel qui complète parfaitement la tenue. Bon ok, si je voulais vraiment compléter la tenue, il faudrait aussi faire la cape et le bonnet mais là, désolée, je dis non. J'ai pas le bon tissu en stock !

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Alors, c'est pas un chouette déguisement ça !

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lundi 21 septembre 2015

Le repos de la guerrière ... ou pas !

Après ma première tentative de réalisation boutonnesque en pâte polymère quelque peu ratée, on aurait pu penser que Fimus Démonicus me laisserait profiter tranquille d'un repos bien mérité. Mais c'était sans compter sur son obstination démoniaque et son ego démesuré. Sus à l'ennemi ! Une bataille avait été perdue, mais il était déterminé à gagner la guerre. Et pour la gagner, il lui fallait des munitions de première qualité et des troupes super entraînées.

Question entraînement, devinez un peu qui s'est retrouvé en première ligne à tripoter, malaxer, assembler, découper et en j'en passe, des tonnes et des tonnes de pâte polymère dont elle savait très bien que cela ne donnerait rien de potable ! Et qui avait bien raison puisque le mieux qu'elle a pu obtenir, c'est ce truc là.

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On a l'impression que les couleurs ont bavé alors que ce n'est pas le cas avant la cuisson et le fond est d'un horrible jaune tirant sur le vert. Une horreur !

Pour info, c'est censé être une adorable rose d'un dégradé de rouge, rose et vert sur fond jaune clair. Vous en doutez ! Ça se comprend. Mais j'ai des preuves cette fois-ci. Avec des photos des boutons avant cuisson.

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Alors, on le vois bien mon dégradé non ! Et il est bien jaune citron mon fond de boutons !

Cet entraînement m'a tout de même permis d'arriver à une conclusion trèèèèès importante si vous voulez vous lancer dans la Fimo. Indépendemment de cette histoire de couleur qui change à la cuisson, il faut choisir ses pâtes en fonction du type de réalisations. Vous comprenez rien ? Ok, je détaille.

Si vous voulez faire des petits objets avec vos enfants, il faut choisir une pâte bien molle sans quoi, ils ne pourront rien en faire. Du coup, les objets fabriqués ont une forte tendance à se déformer pendant les manipulations (découpe, assemblage, transport pour cuisson etc ... ). C'est pas grave mais faut en être conscient et éviter de faire des trucs trop petits.

Si vous voulez faire des petits objets vous-même, peu importe la dureté de la pâte sauf que si elle est vraiment trop molle, vous aurez beaucoup de mal à faire des objets complexes ou petits et qui ressemblent à quelque chose. Et si vous voulez y fixer un crochet avant cuisson, vous avez toute les chances pour que votre création ne ressemble plus à rien tellement vous l'aurez écrabouiller dans l'opération. Comment ça, ça sent le véçu ? Euuuh, ben oui, c'est du vécu.

Si vous voulez faire des boutons, un petit conseil, prenez une pâte bien dure. Pourquoi ça ? Ben ma brave dame/mon bon monsieur, parce que les boutons, ça s'obtient par découpage de tranches à partir d'une cane (un gros boudin de pâte). Et que si la cane est toute molle, vous déformerez tous vos boutons au découpage.

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Cane des boutons précédents avant découpage

Fort de ces constatations, pour l'acquisition de ses munitions, Fimus a fait chauffer ma carte bleue et approvisionné de nouveaux coloris dans les pâtes ayant fait leurs preuves mais de nouvelles sortes de pâtes. Donc une fois de plus, il a tenu à ce que je vous fasse profiter de son expertise (si si, c'est lui qui l'a dit, perso, je trouve qu'il se vante un peu là parce qu'un expert, il saurait tout de suite quelles sortes de pâte on doit utiliser).

Parmi celles ayant fait leur preuve, on avait la Fimo Kids (utilisable avec les enfants, encore heureux vu son nom) et la Cernit Glamour (là, on oublie pour une utilisation avec des jeunes enfants).

Azraël avait particulièrement apprécié la Fimo Kids jaune pailletée or. J'ai personnellement adoré la blanche pailletée irisée argent. Très malléable, légèrement collante, elle reste parfaitement blanche après cuisson et les paillettes sont bien visibles. Un régal avec les enfants. Mais, car il y a un mais, pour les adultes, il faut faire attention à ce qu'on veut en faire. Pour la réalisation de petits objets ne comptant pas trop de blanc, c'est bon, mais pour le fond blanc de boutons, on oublie tout de suite (ça s'écrase complètement au découpage).

Les quelques nouveaux coloris de Cernit Glamour testés cette fois ont confirmé l'opinion précédente que j'avais. Une fois vernies, les pièces présentent bien l'irisation attendues (plus ou moins prononcés selon les coloris) et les couleurs bougent peu à la cuisson. Moyennement dure, elle est parfaite pour les petits objets (attention tout de même, à force de manipulations, elle se réchauffe et finit par se déformer relativement facilement). Pour les boutons, ça peut passer mais c'est limite. Personnellement, je vais jusqu'à placer mes canes au frigo pour ne les découper que le lendemain histoire d'être sûre de l'avoir faire redurcir au maximum et ça limite la déformation.

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Boutons une fois cuits et vernis. Réalisé à 50% en Cernit Glamour (le noir du contour et des nervures, le vert pale du centre). On voit nettement l'irisation.

La vraie nouveauté, c'est la Cernit Number One. Niveau dureté, cette pâte est encore un cran au dessus de la Glamour (petit le cran quand même) mais très loin de celle de la Fimo Effect. Elle est donc plus difficile à travailler mais l'avantage, c'est que c'est celle qui se déforme le moins. Elle est parfaite pour la réalisation de petits objets et comme elle est très légèrement collante, on peut assembler facilement et sans colle tous les petits détails.

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Un petit (4 cm environ) Totoro réalisé à 99% en Cernit Number One (y a que le noir qu'est du Glamour). Je vous dis pas comment j'ai galéré pour les oreilles !

C'est donc la plus adaptée à la réalisation de boutons (par contre, sans machine à pâte, vos poignets vont souffrir quand vous voudrez faire des dégradés de couleur et là encore, je parle d'expérience vu que, justement, j'ai pas de machine à pâte). Niveau tenue des couleurs, à part le blanc, j'ai rien à redire. Elles restent plutôt fidèles après cuisson (et sont censées prendre un rendu porcelaine mais j'ai pas remarqué). Le blanc m'a par contre nettement déçue. Bien blanc avant cuisson, c'est bien la seule couleur où le rendu porcelaine soit flagrant et c'est bien dommage car elle devient légèrement translucide et perd beaucoup en blancheur (c'est ballot quand même). Encore un doute sur cette dernière affirmation. Pas de problème, j'ai aussi des preuves.

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Ma toute dernière série de boutons (je vous dis pas comment j'en suis fière) avant la cuisson. Notez bien la blancheur immaculée de l'INTREGRALITE du fond du bouton.

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Après perçage des trous (faudra d'ailleurs que je m'applique davantage sur cet aspect particulier parce que sinon, on n'arrive pas à les coudre à la machine (j'ai laissé plus de 5mm d'écart entre les trous !)

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Totoro a trouvé un champ de fleurs, il n'a pas résisté à l'envie d'une promenade avant de se faire cuire (en compagnie des fleurs bien sûr)

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Et en gros plan, vous les voyez les zones blanches dans le fond translucide qui parait nettement moins blanc. C'est la Fimo Kid blanc pailletée qui ressort sur la Cernit Number One.

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En bas à gauche, on voit les pailletés de la Fimo Kid. Les couleurs de Totoro (à part le blanc moins blanc) n'ont pas bougé après cuisson.

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Et enfin, Totoro après vernissage et assemblage en collier. Le vernissage fait encore ressortir davantage le coté translucide du blanc mais met en valeur les autres couleurs.

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Tiens, le voilà qui teste un autre champ de fleurs.

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Et les boutons après vernissage également.

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samedi 19 septembre 2015

Le mystère du facteur fantôme ...

... ou l’attaque du factorus démonicus.

 Oh là là, imaginez-vous que je viens de découvrir que j'étais une vilaine fille trop prompte à la calomnie et que je devrais avoir honte de râler après la poste Villebonnaise pour ses horaires d'ouverture hautement étudiés pour qu’il vous soit impossible d’y aller (à moins d'être mère au foyer ou retraité) ? En fait, c'est pas du tout la faute au service public, c'est une forme d'attaque secondaire du Factorus Démonicus. Et son attaque principale, elle est encore bien pire.

Euh, la Puce, c’est quoi encore que ce démon ? C’est un type de démon extrêmement sélectif qui s’attaque quasi exclusivement aux facteurs (et de temps à autre, autres préposés postaux) bien sûr. Ah ah, j’en vois qui trépigne et se demande ce que ce monstre diabolique peut bien faire à ce pauvre employé sous payé du service public.

Eh bien c’est très simple. Dès qu’un facteur a un colis à livrer et arrive en vue de la boite aux lettres du destinataire, il passe instantanément dans une poche interdimensionnelle où tout est absolument pareil sauf qu’il n’y a personne dans la maison. Du coup, pendant que toi tu attends patiemment qu’on te livre ton paquet, ton facteur sonne vainement à la porte de la réplique de ta maison et se résout la mort dans l’âme à te laisser le fameux avis de passage. A ce stade, tu te dis que le Factorus est un sacré enquiquineur qui va t’obliger à jongler avec les non moins fameux horaires d’ouverture à la c… de ton bureau de poste. Sauf que, en fait, c’est bien pire. Car, en bon naïf, tu t’imagines que la boite aux lettres de l’autre dimension va recracher ton avis de passage dans la tienne alors qu’en fait, ces petits morceaux de papier sont hautement prisés de tous les bons collectionneurs des dimensions infernales et se revendent des fortunes parait-il au marché noir !

Ton avis de passage, tu peux donc lui dire adieu !

Comment ça je divague ? Non, non, je vous assure. En tout cas, c’est la seule explication logique que j’ai trouvé au fait que la semaine dernière, en 8 jours, le suivi sur internet de mon colis m’indiquait que le facteur s’était présenté 3 fois à mon domicile et qu’il n’y avait personne (alors que j’étais présente 2 des 3 fois et Chéri la 3ème) et que la 4ème fois, un samedi, il n’avait pas été possible de livrer le colis (on se demande bien pourquoi). Déjà qu'en temps normal, notre facteur est très loin de se montrer qu'une telle opiniâtreté (l'était jamais passé plus d'une seule et unique fois) mais en plus, en 4 passages donc, on n'a jamais vu la couleur d'un seul avis de passage. Bizarrement, le fameux colis s’est matérialisé brusquement le lendemain du jour où j’ai déposé une réclamation. Non vraiment, je ne vois qu’une attaque de Factorus pour expliquer tout ça, sinon, il me faudrait envisager que le facteur est un énorme mythomane doublé d’un arracheur de dents vu sa propension à mentir et franchement, ce ne serait pas très sympa non !

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Il est où mon paquet, hein, il est où !

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mercredi 16 septembre 2015

Des rêves en rose

Comme Azraël me l'a si judicieusement fait remarqué il n'y a pas si longtemps, ma garde-robe manque cruellement de tenues de nuit qui ne date pas de l'ère préhistorique. Alors pour remédier à ce petit détail, j'ai décidé de me coudre un pyjama bien confortable en jersey ... rose bien évidemment.

Oui oui oui, c'est bien gentil tout ça mais je te ferais remarquer que t'as pas un seul patron de lingerie et que les pyjamas, c'est classé comme de la lingerie ma bonne dame.

Non mais écoutez-le ce Couturus à la ramener là ! Certes, il n'a pas tort. J'ai aucun patron de pyjama. En fait, je ne suis même pas sûre d'avoir un patron de pantalon. Mais par contre, j'avais un vieux pantalon de pyjama tout troué de partout que j'avais précieusement gardé parce qu'on sait jamais ça peut toujours servir (et j'avais raison). Une paire de ciseaux, de la nappe en papier et hop, me voilà à découper mon vieux pyjama le long des coutures, à l'étaler sur ma nappe et à en tracer le patron. C'était tout bon, j'avais le bas. Ne manquait plus qu'une solution pour le haut.

Alors certes, j'aime bien le rose mais je ne me voyais tout de même pas toute en rose. J'avais donc approvisionné du jersey à motif avec une pointe de rose dedans en même temps qu'un jersey standard uni rose clair. Et il me fallait un haut où je pourrais facilement mélanger les 2 tissus. Mais comme en plus, j'étais d'humeur grosse fainéante, je ne voulais pas avoir à copier un nouveau patron. Il me fallait donc réutiliser un patron déjà cousu précédemment. Sur ce coup, il m'aura bien fallu au moins ... houlà ... 10 secondes d'intenses réflexions (comme quoi, quand c'est vraiment intense, pas la peine de faire long) pour déclarer que le modèle 23 du livre Élégance et Sobriété (oui oui, celui de ma dernière petite robe) était LE patron qu'il fallait. Pourquoi cela me direz-vous ? Parce qu'avec son empiècement et ses petites manches, c'était parfait pour un pyjama d'été et un mélange de tissu. Parce qu'avec un jersey, pas besoin de fermeture éclair et que l'encolure ne baillerait pas. Parce qu'en raccourcissant la jupe à mort, ça donnerait un petit haut style péplum comme on dit, tout à fait fachoun ! Même Couturus il était de mon avis.

Côté réalisation, j'ai commencé par le pantalon (vu que c'est celui pour lequel j'avais le plus de doute) et je dois bien avouer que j'ai douté jusqu'au dernier moment. A tel point que j'ai même pas pris une photo de mon oeuvre non portée. Non non, je refuse ! Quand je le vois à plat, il donne l'impression d'être 3 fois trop grand et que je suis donc une grosse vache vu que je le remplis parfaitement. Petite précision, non, je ne me suis pas trompée dans les mesures et non, je n'étais pas en manque de tissu. Si il est court, c'est parce que le pantalon d'origine était un pantacourt. Mais pour la prochaine version, hiver celle-là, je rallongerai les jambes. Côté difficulté technique, si on oublie le fait que le jersey à motif est certes très beau mais très très fin, hyper mou et se coud donc très mal, ben il n'y en a pas. Une seule soirée a amplement suffi à sa réalisation.

Pour le haut, vu l'absence de biais, de passe-poil, de fermeture éclair et de toute fioriture, ça a été bien plus facile que pour ma robe. Et sa durée de réalisation (3 soirées) n'a résulté que du nombre de pièces à assembler et de films intéressants à la télé pour une fois. Comme prévu, l'élasticité du jersey a rendu toute modification de l'encolure inutile.

Au final, j'ai obtenu exactement le pyjama que je voulais. Un truc hyper confortable et pas tristounet grâce au jersey à motif. Un vrai bonheur à porter.

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lundi 14 septembre 2015

Gargamel et la fée des dents

Tiens, c'est quoi ça ? T'as acheté un nouveau DVD ?

Hein ? Ah non, c'était offert avec le Mac Do. Je me suis dit que ça pourrait plaire aux monstros.

Et effectivement, ça leur a plu. C'est quoi donc me direz-vous ? Les 5 légendes, c'est le titre en français, mais l'éveil des gardiens, le titre anglais convient bien mieux à cette histoire. En gros, c'est le marchand de sable (un bonhomme tout rond et tout doré muet mais qui fait des supers trucs en sable), le lapin de pâques (un super lapin grand comme un kangourou et qui pratique les arts martiaux), le père Noël (un gros bonhomme, ça s'est classique, pro de la baston avec 2 grands sabres, ça s'est moins classique) et la fée des dents (qui ressemble à un oiseau et qu'à plein de micro assistantes), les 4 gardiens en titre qui, face au réveil du croquemitaine, doivent accueillir dans leur rang un nouveau venu, Jack Frost (un ado turbulant de plus de 300 ans qui aime faire des blagues et givré tout ce qu'il peut et qu'aurait bien besoin d'une psychanalyse vu qu'il se demande ce qu'il fait sur terre et pourquoi que les enfants peuvent pas le voir ni croire en lui).

En lui-même, c'est un petit film sympa, qui sort un peu des sentiers battus et où on découvre les personnages qui ont bercés notre enfance sous un nouveau jour. Bien sûr, comme d'hab, Jack Frost, le héros, a remporté l'adhésion immédiate des monstros, les autres personnages (et pas seulement le méchant de l'histoire) se faisant sérieusement critiqués parce que c'est pas bien de dire du mal des autres, c'est pas gentil !

Mais ce qui est remarquable, c'est la façon dont Gargamel s'est approprié certaines parties de l'histoire. En particulier, la récolte des dents par la fée des dents. Passage mémorable du film où l'intégralité des gardiens, suite au féenapping des petites assistantes de la fée des dents se retrouvent à faire la collecte à leur place et à mettre pièces ou jouets sous les oreillers.

Comment qu'il peut être sournois le père Noël pour être celui qui rapportera le plus de petites quenottes !

C'est ainsi qu'un soir, alentour de 22h, alors qu'il aurait dû dormir depuis longtemps, Gargamel s'est mis à appeler à l'aide.

Maman, maman, mamaaaaaan !

Oui Gargamel. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu devrais dormir là.

Hin hin hin

(en me montrant sa bouche)

Ben quoi ? T'as un aphte ? Tu veux de la pommade ?

Hin hin hin

Je comprends pas Gargamel ... Mais, c'est quoi ça ? Oh là, mais t'as perdu une dent !

Ouiiiiii ! La fée !

(et hop, le voilà en train de planquer sa prémolaire sous son oreiller)

Mais, elle est passée où !

(en soulevant son oreiller, récupérant sa dent et regardant partout)

Euh, tu cherches quoi ? Une pièce ?

Ouiiiii ! Elle est passée où maman ?

Ah mais mon petit Gargamel, il faut dormir. La fée passera cette nuit pour mettre une pièce en chocolat sous ton oreiller. Mais seulement quand tu dormiras.

Et j'ai donc discrètement récupéré la dite dent. Le lendemain matin, j'ai tout aussi discrétement glissé 2 pièces en chocolat sous l'oreiller de Gargamel en allant le réveiller.

Bonjour Gargamel. Tu as bien dormi ?

Bonyour maman.

Tu crois que la fée des dents est passée ?

Ce matin-là, j'ai donc eu droit, dans l'ordre, à voir un oreiller volé, à voir un sourire extasié sur le visage d'un Gargamel découvrant ses pièces en chocolat et à des tympans perforés par le OUIIII entousiaste poussé par un Gargamel ravi.

Bien sûr, l'histoire ne pouvait pas s'arrêter là. Il a fallu qu'Azraël ajoute son grain de sel.

Maman, pourquoi il a des pièces en chocolat Gagamel.

Parce qu'il a perdu une dent et que la fée des dents lui a apporté.

Moi aussi m'en veut une.

Faudra attendre de perdre une dent

Mais pourquoi me peux pas perdre une dent maintenant.

Parce que tu es encore trop petit.

Maiiis, moi me veut que la pée elle vienne maintenant !

C'est pas possible Azraël. Mais si ça te fait plaisir, on peut faire semblant. Et je veux bien mettre une pièce en chocolat sous ton oreiller.

D'accord maman.

Ce matin-là, j'ai donc aussi eu droit, dans l'ordre, à voir Azraël faire semblant de mettre une dent sous son oreiller, à faire semblant de dormir, à voir un second oreiller volé et un second sourire extasié sur le visage d'un petit garçon découvrant une pièce en chocolat.

Et la petite souris dans tout ça ? Ben elle est un peu jalouse de s'être fait volé la vedette par la fée des dents.

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samedi 12 septembre 2015

La puce est un monstre sans cœur ...

... et ses collègues aussi !

Tous les parents le savent, le mois de septembre, c'est celui de la rentrée des classes. Tous les enseignants le savent aussi, le mois de septembre est celui de la rentrée des classes (oui, je sais, je me répète). Mais ce que l'on sait moins, c'est que le mois de septembre est également, pour certains, le mois de la sortie des classes.

Non mais qu'est-ce qu'elle nous baragouine là la Puce ? Son dernier neurone vient de craquer sous la pression ou quoi ? Meuh non, pas du tout. C'est jsute qu'avec une collègue, on est responsables administratives d'un MASTER, ce qui nous assure l'insigne honneur d'être rapporteurs de l'intégralité des soutenances de stage de nos petits nétudiants chéris. Soutenances qui se tiennent au mois de septembre et viennent clôturer leur année scolaire. C'est donc avec un bonheur incommensurable que, pendant 2 jours, nous avons écouté religieusement les brillantes soutenances de nos 14 petits nétudiants. Huum, attendez, j'ai dit 14 ? Désolée, j'ai fait erreur. Car des soutenances brillantes (eurf eurf eurf, je m'étrange un peu, brillantes c'est peut-être un chouia excessif pour certaines), on n'en a eu que 13 finalement. La 14ème était ... comment dire .... j'ai du mal à trouver mes mots ... Faut dire qu'en 16 ans de carrière (fiouuu, c'est fou ce que le temps passe), j'avais jamais vu ça.

Imaginez déjà que, comme on est hyper sympa avec mes collègues, on accepte de n'avoir les rapports qu'une semaine à l'avance (et lire 14 rapports tout en anglais en 1 semaine dans un domaine dont on est pas spécialiste, c'est chaud !). Mais là, à une semaine du jour J, on n'avait pas le rapport. A J-3, malgré plusieurs rappels, on ne l'avait toujours pas, pas plus que la fiche évaluant son travail et devant nous être transmise par son responsable en poste au sein de l'entreprise où il effectuait son stage. En fait, on ne savait même pas si le petit nétudiant en question viendrait à sa soutenance. A J-1, on avait toujours rien de rien (voir moins que rien puisqu'il n'était même pas possible de joindre le responsable par mail vu que son adresse était invalide !!!). Le fameux rapport, on a fini par l'avoir ... à J+3 heures. Non non, vous ne rêvez pas. Il nous l'a généreusement envoyé APRÈS sa soutenance.

Bon allez, on va être généreux et on va passer sur ce tout chtit détail. A J+5nm, on a eu la surprise de voir notre petit nétudiant débarqué. Autant vous dire qu'avec ma collègue et le 3ème membre du jury, c'est tout juste si on s'est pas pincé mutuellement pour s'assurer qu'on rêvait pas. Aucune excuse prononcée pour ne pas avoir envoyé le rapport final (ni le rapport intermédiaire au passage), pas d'excuses pour ne pas avoir envoyé la fiche d'éval, pas d'excuses pour ne pas avoir donné de nouvelles. Non, rien, nada, que quic. Par contre, des plaintes et des gémissements comme quoi c'était pas sa faute, qu'il avait fait au mieux, que son stage il était tout pourri mais que c'était la faute à la boîte (et je vous passe sur les récriminations comme quoi il avait pas pu trouver de stages en France parce que ceux qu'on s'était démené à lui obtenir ben finalement ils ne lui plaisaient pas donc bon, il allait quand même pas dire oui), ça on a eu et plutôt 3 fois qu'une. Dûment averti que, dans ces conditions, il aurait un zéro pointé à son rapport comptant pour partie de sa note finale et à son évaluation par l'entreprise comptant pour une autre partie de la note (ben oui, on va quand même pas sortir une boule de cristal pour essayer de deviner ce que son tuteur a bien pu penser de ses performances), nous l'avons invité à faire tout de même sa soutenance, histoire de pouvoir lui donner une note tout de même (et accessoirement parce que légalement parlant, il était là donc il avait le droit de soutenir).

Ben mes amis, heureusement qu'on était assis quand il a commencé sinon on se serait retrouvé le cul par terre (excusez-moi du terme mais j'en ai pas trouvé d'autre approprié). C'est la première fois de ma vie d'étudiante (car comme étudiante, j'en ai vu aussi un paquet de soutenances de mes petits camarades de promo) et professionnelle que je vois un élève se pointer à sa soutenance sans avoir RIEN préparé. Une projection de morceaux d'une doc technique et de morceaux de son rapport (qu'on avait jamais eu je vous le rappelle), voilà ce à quoi on a eu droit. Assorti d'une nouvelle couche de c'est pas ma faute, c'est la boite qui m'a rien donné de bien à faire et je suis un pauvre malheureux incompris, ayez pitié siouplait.

Je ne sais pas pourquoi, mais avec les collègues, on n'a pas eu pitié. C'est peut-être parce qu'il s'était largement plaint en mai qu'on ne faisait rien pour l'aider et qu'après avoir remué ciel et terre pour lui trouver un stage, il a rejeté ceux qu'on lui avait trouvé. A moins que ce ne soit parce qu'il a raté ses premiers examens et a peine travaillé pour les rattrapages qu'il n'a obtenu que grâce à la générosité des profs qui ont eu pitié de lui, ou peut-être parce qu'il a passé son année à arriver avec 3/4 d'heure de retard en cours et râlait systématiquement si le prof finissait avec 5 mn de retard. Bref, on a été des vilains méchants pas beaux, des monstres sans coeur qui comprennent rien à toutes les difficultés insurmontables qu'il a pu rencontrer, du moins si j'en crois le discours qu'il a tenu à la secrétaire du master 5 mn après la fin de sa soutenance.

Dois-je en rajouter une dernière couche, histoire de bien vous faire comprendre à quel point on a mauvais esprit avec les collègues ... huuuuum, j'hésite ... oh allez, si. Figurez-vous que, 3h après sa soutenance, il envoyait par mail son rapport, une fiche d'éval de son tuteur (pas la nôtre mais une fiche quand même) et un fichier de présentation pour sa soutenance, le tout adressé à moi et ma collègue bien sûr mais aussi au responsable administratif de tout le master, notre chef quoi, la personne auprès de laquelle il était déjà allé se plaindre en mai qu'on était des vilaines qui s'occupaient pas de lui. Lequel responsable ne comprenait bien sûr plus pourquoi on n'était pas content de ne pas avoir eu de présentation digne de ce nom ni de rapport ni d'éval puisque lui, il avait tout reçu. C'est y pas beau ça !

Ya des jours comme ça où mes petits nétudiants adorés, ben je les adore pas vraiment finalement !

Posté par reyhaziel à 09:00 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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