lundi 16 novembre 2015

Un peu de douceur dans ce monde de brutes

Je ne sais pas vous, mais moi, quand ça va pas, je fond sur le chocolat et les douceurs comme Gargamel sur sa console. Et vu les événements du week-end, un peu de réconfort ne me semble pas de trop. Alors bien que je l'ai prévu initialement pour un peu plus tard, je vais publier ce post plein de gourmandises dès maintenant.

Au cours de mes recherches pour trouver les meilleures recettes de biscuits sablés à mettre dans mes paniers gourmands, je suis tombée sur 2 recettes extraordinaires qui m'ont littéralement fait baver d'envie et qu'il m'était impossible de ne pas tester : celle des krumchy (mini tartelettes au caramel fondant et au chocolat) et celle des macarons.

Aaah, les macarons. Que celui qui n'a jamais salivé devant l'étalage de mini macarons du boulanger me jette la première pierre mais franchement, le macaron, c'est trop bon. Mais c'est aussi totalement impossible à réussir soi-même. Du moins telle était mon opinion (vu les innombrable tentatives et recettes que j'avais déjà essayé sans aucun succès) jusqu'à la semaine dernière. Car dans son excellent site, Valérie nous livre tous les secrets de la confection de cette petite gourmandise. Alors certes, son post sur le sujet est un petit pavé mais si vous le lisez consciencieusement et que vous suivez scrupuleusement ses conseils, eh bien croyez le ou non mais vous allez réussir des macarons dignes de votre boulanger de quartier du premier coup. En tout cas moi, j'ai réussi et pourtant, je suis très loin d'être un génie de la cuisine. Autant vous dire que je n'étais pas peu fière de moi. Quant aux krumchy, je ne connaissais pas et c'est bien dommage parce que ce sont des petites merveilles.

Ah, je vous entends d'ici, c'est bien trop compliqué, on y arrivera jamais et puis ca doit être super long à faire. Alors pour les macarons, je vous l'accorde c'est un peu long et délicat. Mais les krunchy, il n'y a pas plus simple et ce n'est pas très long finalement (1h tout compris). Tout le secret réside en fait dans le moule en silicone à mini muffins et son fonceur à tartelette, qui vous permettra de réaliser ces dernières prêtes à garnir en un tour de main et moins de 5 mn chrono (attention, je parle de former les tartelettes, il faut quand même ajouter le temps de réalisation de la pâte et sa cuisson).

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Et voilà les krumchy

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Gros plan sur le caramel fondant que rien qu'à regarder la photo j'ai envie de filer en refaire.

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Pour vous donner une idée de la taille du bestiaux, il fait sa star à coté d'une cuillère à café.

Comme il n'est pas question pour moi de réinventer l'eau chaude ou le fil à couper le beurre, je ne vous livrerais pas la recette des macarons, ni celle des krumchy, je vous laisse plutôt aller consulter le site de Valérie. Par contre, je vais vous donner ma recette de crème au praliné, adaptation d'une des recettes de ce même site, qui m'a servi à garnir les coques de mes macarons. Ce qu'il faut savoir, c'est que j'ai une sainte horreur des crèmes au beurre, quelque soit leur parfum d'ailleurs, toutes m'écoeurent sans exception. Mais cette crème là, avec juste ce qu'il faut de gras pour la rendre onctueuse est simplement parfaite, fondante et légère à la fois. Un vrai régal. A noter d'ailleurs qu'elle serait également parfaite pour des Parisbrest ou des éclairs praliné.

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Mes coques en train de refroidir tranquillement

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Et on admire la fameuse collerette de la coque

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Et voilà les macarons formés. Miam, ça me donne faim tout ça. Aaaaah, horreur, mon vernis est écaillé !

J'avoue qu'à l'issue de ces 2 essais, désireuse de ménager ma balance et mon foie et de ne pas m'enfiler à moi toute seule mes 24 krumchy et mes 20 macarons, je me suis livrée à une petite expérience scientifique. Quels allaient être le taux d'incrédulité de mes cobayes goûteurs et le temps de survie de ces friandises placées dans un environnement hostile ?

Pour le taux d'incrédulité, je n'ai pas été déçue, il a crevé le plafond, un vrai coup à devoir changer tous mes couvre-chefs et mon stock de chaussettes. Quant au temps de survie ...

Temps de survie d'un macaron au abord d'une machine à café au beau milieu d'une jungle peuplée de chercheurs affamés : moins de 2 minutes

Temps de survie d'un krunchy au abord d'un groupe de parents à une fête d'anniversaire : moins de 5 minutes. Certes, le temps est plus long que pour un macaron. Non pas que les krunchy soient moins bons, c'est juste que les parents d'élève ont un poil plus de tenue qu'un groupe de chercheurs, enfin, apparemment.

Allez, c'est pas tout ça, mais j'ai une recette de lunes aux amandes qui réclame toute mon attention.

 

Crème légère au praliné (attention, le légère faire référence au côté aérien de cette crème, pas au nombre de calories) :

Ingrédients pour une vingtaine de macarons (soit environ 40 coques) :

  • 50 gr de pralin en pâte (parce que moi, j'aime pas les morceaux mais si vous vous aimez, vous pouvez prendre du pralin en poudre)
  • 30 gr de beurre pommade
  • 25 gr de blanc d'oeuf (si possible vieillis mais surtout à température ambiante c'est TREEEEEEES important)
  • 60 gr de sucre
  • 18 gr d'eau

On va commencer par faire une meringue italienne. Pour ça, on met d'abord l'eau dans une petite casserole puis le sucre, on agite légèrement et on met à chauffer. Pour les puristes disposant d'une sonde de température, on fait chauffer jusqu'à 100°C puis on commence à battre les blancs en neige. On attend que la température monte à 120°C (les oeufs ont bien monté mais ne sont pas encore fermes) puis on verse le sirop de sucre en filet tout en continuant à battre à vitesse réduite et en prenant garde que le sirop ne touche pas les fouets sous peine d'en projeter partout. Quand tout le sirop est mis, on continue à battre à pleine vitesse pendant 3 à 5 mn (il faut que la préparation ait bien refroidie). Si vous n'avez pas de sonde, grosso modo, vous attendez que le contenu de votre casserole bout, vous commencez à monter vos blancs pendant 3 minutes puis vous versez le sirop et ça devrait aller.

Pour ceux qui se demanderait ce qu'est un blanc d'oeuf vieilli, c'est un blanc séparé du jaune depuis au moins 24h. Et pour ceux qui s'interrogerait sur l'importance de la température de blancs, c'est parce que si vos blancs sont très froids, le sirop va figer instantanément à son contact et vous vous retrouverez avec des grains de sirop dans votre meringue.

On met la meringue italienne de coté et on va maintenant s'occuper de notre beurre pommade (c'est-à-dire un beurre super mou qu'on a battu préalablement avec une fourchette pour lui donner la texture d'une pommade). On le met dans un petit saladier (ou autre) et on le bat avec son fouet électrique (parce qu'à la mano, on se choppe rapidement des bras de lanceuse de poids) jusqu'à ce qu'il devienne bien blanc (ça c'est bon) et mousseux (ça c'est en théorie parce que franchement, j'ai jamais bien vu le côté mousse). On ajoute alors notre pralin et on rebat un petit coup. Quand le mélange est homogène, on range le fouet électrique et on incorpore en 3 fois notre meringue dans le mélange beurre pralin en remuant délicatement pour ne pas faire retomber la meringue (le truc, c'est de faire des grands cercles tout autour du saladier en soulevant bien l'appareil (le mélange quoi) à chaque passage. Et voilà, votre crème praliné aérienne est faite. Vous la mettez dans une poche à douille direction le frigo pour 1h histoire qu'elle prenne la consistance idéale pour être utilisée.

Posté par reyhaziel à 12:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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