lundi 30 novembre 2015

Oh là là, du Burda !

Oh ma tête ! Aie aie aie, j'ai mal aux cheveux !

Ben qu'est-ce qui se passe la Puce ? T'as pris une cuite ? Meuh non, ça risque pas. Je bois jamais (non, je suis pas vertueuse, c'est juste que si on me donne le choix entre boire de l'alcool et un verre de vinaigre pur, ben je réponds que c'est pas un choix parce que pour moi, ils ont le même goût). J'ai juste décrypté les informations de montage d'une veste dans un magazine Burda. Juste après avoir tenté vainement de décrypter les instructions de montage d'une poche à revers dans un magazine Ottobre.

Résultat, on a failli avoir des bouquins de couture volants dans le salon et j'ai chopé une migraine d'enfer. Et à ma grande honte, j'ai même pas suivi les instructions de montage parce que décidément non, j'arrive toujours pas à comprendre ce qu'ils racontent chez Bubu. Mais bon, j'ai quand même réussi à la terminer ma veste et pas n'importe laquelle, une jolie petite chose avec un adorable côté rétro. Il s'agit du modèle 110 du magazine Burda de novembre 2014. Sur ce coup, je suis partie bille en tête et j'ai foncé droit dans le mur ... euh non, sur mon ultime reste de polaire peluche à tomber par terre (celles des manteaux d'Azraël) et sur mon drap de laine vert canard pour réaliser ce modèle. J'avoue que le montage m'a posé par mal de difficultés parce que les instructions n'étaient vraiment pas claires et que les schémas n'expliquaient rien (Couturus me glisse dans l'oreillette que c'est moi qui suis obtus et que tout est parfaitement limpide. Il a quand fait le boulot à ma place de sgreugneugneu de fainéant). En particulier, je continue à me demander si je n'aurais pas monté le col à l'envers mais bon, ça n'a pas l'air de tomber trop mal alors j'ai décidé de faire comme ci. Que la couturière émérite à laquelle ce cadeau de Noël est destiné me pardonne si elle se rend compte de quelque chose !

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Devant, côté et dos, comme d'habitude. Décidément, rien à faire, avec le flash la couleur paraît bien plus bleue que verte.

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Gros plan sur l'encolure

Niveau modif, pour une obscure raison, chaque panneau de la veste était composé de 2 morceaux dans le modèle d'origine, comme si on avait voulu créer une basque sur la partie basse. J'en voyais pas l'intérêt, ça me faisait une couture supplémentaire (piou, c'est fatigant ça une couture droite) et ça n'ajoutait rien à l'esthétisme.J'ai donc coupé mes panneaux d'un seul tenant et ça va très bien comme ça. Ce modèle étant également très ajusté, j'ai eu peur que ça coince aux emmanchures si je doublais les manches avec ma polaire peluche. J'ai donc choisi de ne doubler que le corps de veste. Comme ça arrive souvent chez Burda, ce modèle était décliné en 2 versions : un manteau long fermé par 2 boutons et une veste courte fermée par une ceinture. J'ai donc bien sûr réalisé la veste courte et je l'ai fermé avec 2 boutons. Ben oui, pourquoi respecter les modèles d'origine si on peut faire autrement, c'est devenu ma devise ! Ces boutons d'ailleurs, je les ai fabriqué de mes blanches mimines, expressément pour cette veste, des roses d'une couleur totalement improbable (enfin je dis ça, si ça se trouve, ça existe les roses vert canard) mais assorties au drap de laine (et avec une pointe de rose clair, si on cherche bien, assortie à la doublure). J'avoue m'être bien fait plaisir avec le point décoratif de Milady Chérie en surpiquant intégralement tout le contour de la veste.

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Mes petits boutons (en Cernit Glamour ce qui explique les petits points sur la photo, c'est les paillettes qui brillent)

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Gros plan sur le point décoratif au fil vert légèrement contrastant.

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Et ma jolie doublure que j'aime d'amour (et Azraël aussi qui était limite pas content qu'on la garde pas pour lui).

Bon, même si elle était pas pour moi, j'ai pas pu résister à l'envie de l'essayer. Les photos sont pas super avec des plis un peu partout. Mais bon, c'est un peu normal vu qu'elle est une bonne taille et demi en dessous de celle que j'utilise normalement pour mes manteaux, ce qui devrait être pile poil la taille de sa destinataire.

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Oh là, j'ai vraiment l'impression de jouer les exhibitionnistes là !

Au final, je suis assez fière de moi puisque j'ai enfin réussi à coudre un vêtement Burda un tant soit peu complexe et qui soit parfaitement mettable. En même temps, heureusement parce que sinon j'aurai dû trouver une idée de cadeau de Noël supplémentaire et ça commence à faire short en temps. Bon, maintenant faut que je me dépêche de la ranger parce qu'Azraël lorgne dangereusement dessus.

Et pour rester dans les idées de cadeaux à offrir pour Noël, entre 2 réalisations de sachets en organza destinés à l'emballage de petits gâteaux de mes paniers gourmands (non, je vous les montrerais pas, ça présenterait à peu près autant d'intérêt que ma nième version de coussin de lecture et de sac de princesses), voilà une version de petite trousse super facile à réaliser, d'après le tuto de Louise. Normalement, on est censé la garnir de crayons mais je les ai avantageusement remplacé par des cosmétiques maison (fluide hydratant pour le corps, baume réparateur pour les lèvres, crème nourrissante, beurre de massage au chocolat et lotion pour le bain).

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Oui oui, vous ne rêvez pas, je recycle les mini pots de confiture pour mes cadeaux !

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La trousse et sa bordure en dentelle

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Un petit ruban d'organza pour faciliter l'ouverture et la fermeture.

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Et la voilà remplie.

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vendredi 27 novembre 2015

Handicapé oui, mais moteur !

Ah là là, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas insurgée contre le traitement réservé aux handicapés de toutes sortes. Mais là, je suis tombée sur un truc tellement aberrant que je ne pouvais le passer sous silence.

Bon, tout le monde connaît la fâcheuse tendance de la société en général à faire de la discrimination vis-à-vis des personnes handicapées (si ce n'était pas le cas, on n'aurait pas besoin d'imposer des quotas aux entreprises pour les pousser à les embaucher).

J'ai aussi déjà mentionné le fait qu'entre les journées du handicap et d'autres actions, on commençait à prendre sérieusement en compte les difficultés rencontrées au quotidien par les travailleurs handicapés mais qu'on se fichait royalement des problèmes des travailleurs valides ayant à charge une personne handicapée (par exemple, tout à fait au hasard, une maman enseignante chercheuse ayant un petit garçon TED et un second qu'on soupçonne de l'être aussi et qui doit le faire dépister incessamment sous peu ... euh, ben moi quoi !).

Sans oublier bien sûr que les enfants handicapés n'ont pas le droit de s'amuser puisque si on prévoit bien la présence d'AESH dans les écoles pour seconder le corps enseignant et aider à leur scolarisation, rien n'est prévu pour faciliter leur intégration dans les centres de loisir où tout se fait selon l'appréciation du personnel et des mairies. Du coup, c'est aux parents d'assurer tout le support financier de la chose (et encore, quand ils ont la chance de ne pas être simplement déclarés indésirables).

Eh bien la semaine dernière (et je peux vous dire que ça m'a travaillé un bon moment), j'ai découvert qu'en plus de la discrimination vis-à-vis des personnes handicapées, il existait une discrimination entre les différents handicaps. Car voilà, en cette fin d'année civile, grâce à mon employeur adoré, j'avais la possibilité d'emmener les monstros voir un spectacle au cirque du soleil à Paris. Trop cool me direz-vous ! Pas si sûr vu qu'entre un Azraël en pleine période de résistance acharnée à l'autorité doublée d'une volonté farouche d'améliorer ses performances théâtrales dans son rôle favori de tyran domestique et un Gargamel hyper actif atteint de Pavarotite aigüe (oui, c'est le petit nom de l'attaque de Pavarotus Démonicus qui fait un retour en force ces jours-ci), je me voyais très mal me pointer au spectacle toute seule avec les 2 monstros. Le petit problème, c'est que l'invitation de mon employeur chéri ne s'adressait qu'à ses employés et leurs enfants. Heureusement, après 6 ans à vivre et gérer les conséquences du handicap de Gargamel, j'ai enfin acquis le réflexe de demander si des choses n'étaient pas prévues pour les personnes handicapées.

Ah bon, tu veux que 2 places ? Mais t'as pas 2 enfants ?

Si si, mais c'est possible de gérer les 2 si je suis toute seule.

Oh c'est dommage !

N'est-ce pas. Mais dis-moi, vu que Gargamel est handicapé, il n'y a pas possibilité pour lui d'avoir un accompagnant. Ça se fait à la cité des sciences.

Ah ben, c'est vrai ça. Je vais me renseigner.

Et quelques jours plus tard.

J'ai la réponse pour l'accompagnant de ton fils.

Oui ?

Alors en fait, les personnes handicapées sont regroupés dans une loge et les accompagnants doivent les attendre à l'extérieur.

Toutes regroupées ? Dans une loge ?

Oui, c'est ça. C'est à cause des fauteuils roulants.

Non mais attends, ça veut dire qu'ils prennent en compte que le handicap moteur là. Moi, c'est un handicap mental ! Et on peut pas laisser un petit garçon tout seul comme ça, handicapé ou pas !

Je sais bien. Mais pour le handicap mental, ils ont rien prévu. Et si tu prends un billet à part, vous pourrez pas être ensemble de toute façon.

Et voilà, Gargamel peut donc faire une croix sur le spectacle. Ce que je n'arrive pas à comprendre dans l'histoire, c'est que le handicap moteur nécessite généralement un investissement financier pour être pris en compte (rampe, place plus large, ascenseur etc ...) alors que le handicap mental demande juste un accompagnant. Et puis pourquoi faire 2 poids 2 mesures ? Pourquoi les handicapés mentaux n'auraient-ils pas droit eu aussi à une vie sociale épanouie ? A croire que cette forme de handicap continue à faire affreusement peur, comme si elle était contagieuse. Et qu'est-ce que je raconte moi, à Azraël, quand il me demande pourquoi son grand frère peut pas venir ou doit être accompagné par Super Nanny alors que lui, il fait les choses tout seul ?

Non franchement, ça m'exaspère, ça me met en rogne et ça me rend triste qu'on puisse se comporter ainsi, en particulier vis-à-vis des enfants alors qu'hypocritement, on prône la tolérance et le respect des autres.

Mais le pire dans tout ça, c'est qu'on ira même pas au cirque avec Azraël parce que quand j'ai rappelé à Chéri qu'on avait ça de prévu ce week-end, il m'a regardé avec des gros yeux en me disant Non mais ça va pas ! Avec les attentats et le COP21 !

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mercredi 25 novembre 2015

2015, l'année de la veste

Maman, il pleut !

Ah ça, j'avais remarqué Azraël

Mais mon beau manteau il a pas de capute !

Hein ?

Ben oui, de capute ! Alors je peux pas le mettre, je vais me paire mouiller mes teveux.

Ah oui, c'est vrai ça.

Qu'est-ce que tu vas faire maman ?

Euuh, un nouveau manteau ?

Oui, ça c'est une bonne idée. Un manteau tout doux comme mon beau manteau !

Ça tombait bien, il me restait un trèèèès gros morceau de la fourrure polaire ayant servi de doublure au manteau de star du rock d'Azraël (que je me suis encore une fois roulée dedans en la sortant du placard tellement elle est douce). Et puis Couturus, ce fourbe, avait profité d'un coup de fatigue le mois dernier pour commander des coupons de drap de laine et cachemire aux Coupons Saint Pierre à l'insu de mon plein gré et s'était procuré 2 magazines Ottobre avec des modèles de manteaux d'hiver dedans.

Et voilà comment je me suis retrouvée à coudre en urgence une veste de mi-saison à capuche pour le sieur Azraël (ce qui, entre parenthèse, n'arrange pas ma productivité niveau cadeaux de Noël fait maison). Pourquoi une veste mi-saison et pas directement un manteau d'hiver allez-vous me demander. Ben simplement parce que sur ce coup, Couturus a démontré toutes les limitations des commandes de tissu à un fournisseur inconnu sur internet. Déjà, niveau couleur, si le vert canard a bien rempli son contrat, le gris bleuté était lui très décevant (bien plus gris que bleuté alors que les photos laissaient penser l'inverse). Attention hein, le coloris reste très joli, c'est jusque ce n'était pas ce que j'attendais. Et puis le drap de laine reçu est sans doute idéal pour coudre jupe et robe vu sa finesse et sa souplesse mais contrairement à son descriptif, pour un manteau bien chaud, il vaut mieux oublier. Avec ma belle doublure polaire, la veste cousue ira donc très bien pour des températures un peu fraîches mais sûrement pas en cas de grand froid.

Passons aux magazines Ottobre. J'en ai beaucoup lu chanter les louanges sur la blogosphère couturesque alors forcément, un magazine a un prix abordable (moins de 15€) avec des modèles filles, garçons et bébé de 0 à 15 ans, ça semblait très tentant. Couturus l'a bien senti puisqu'il n'a pas eu beaucoup de mal à m'en faire acheter. Et c'est vrai que les modèles étaient plutôt sympas mais j'ai vite déchanté à l'ouverture du cahier techique (comme on dit quand on est une couturière chevronnée). Car voilà, si vous êtes une débutante, oublier immédiatement l'idée même de coudre du Ottobre. Les explications sont à peu près aussi limpides que du Burda et question schéma de montage, c'est le vide intersidéral. Rien, nada, que couic. Bref, tu te trouves un décodeur à langage couturesque ou t'y va au feeling. Et comme vous devez commencer à me connaître, j'y suis allée au feeling. Ceci dit, les modèles étant généralement assez élaborés, mieux vaut vraiment savoir se débrouiller sans aucune instruction de montage parce que sinon, vous risquez d'avoir beaucoup de mal. Un bon point tout de même sur ce magazine, c'est le descriptif des tailles. Il est vraiment très complet. Je m'explique. Vous pouvez trouver à quelle taille correspond celle de votre enfant pour à peu près toutes les parties de son corps. Ainsi, pour un pantalon, vous pourrez prendre le modèle correspondant à un 140 de stature pour son tour de taille mais avec la longueur de jambe du 120 car le tableau de correspondance donne la taille du modèle pour ces 2 mesures caractéristiques. Dans le même genre, on peut moduler la taille d'un manteau en prenant en compte le tour de taille, la longueur de bras, la longueur de dos et le tour de poitrine par exemple.

Le modèle que j'ai finalement retenu est celui de la veste à capuche n°19 du magazine Ottobre de juin 2013. Normalement, elle est prévue pour un tissu maille mais comme mon drap de laine était très souple, je me suis dit que ça irait très bien. J'avais juste oublié un tout petit détail : la maille, c'est extensible (au moins un peu), le drap de laine, non ! Alors bon, ça va quand même, mais le sieur Azraël a intérêt à arrêter les sucettes et le nutella maison s'il veut pouvoir continuer à la mettre longtemps sa veste.

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Non Azraël n'a pas de grand pied. Enfin si, aussi, mais là, c'est surtout qu'il m'a piqué mes bottines ! On remarquera d'ailleurs l'élégence de la tenue : superbe veste vert canard, non moins superbe pyjama de pirate et bottines noires trop classes.

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Tiens, un éléphant en pyjama

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Non j'ai pas cousu la fermeture éclair de travers ! C'est fait exprès d'abord, pour faire fashoun !

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Alors, je suis beau hein maman !

Et puisque j'étais lancé dans la confection de vestes en tout genre, après la veste d'anniversaire d'Inferno Gran Mom, la veste de Noël de mamie M. et ce manteau, j'ai embrayé sur un gilet de Noël simplissime pour Super Nanny, il s'agit du modèle 36 du Tendance Couture n°16.

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Bon ok, je vous l'accorde, vu comme ça, il a pas l'air très chouette ce modèle et vraiment pas flatteur pour la silhouette mais c'est parce que le tissu prévu à l'origine est du lin et qu'il a donc un peu trop de tenue. Personnellement, j'ai opté pour un tissu maille ajouré couleur aubergine très léger, mousseux et fluide. Résultat, un gilet ample hyper confortable (de toute façon, j'ai jamais vu Super Nanny avec autre chose que des gilets amples) mais qui reste près du corps. En plus, c'est un modèle plus qu'adapté pour une débutante ou si on est pressé puisque corps et manches sont constitués d'une seule pièce de tissu. Son montage se fait donc en 2 temps 3 mouvement, seul l'assemblage du col est un peu plus technique (et encore).

Au final, ça donne ça (pas de photo porté cette fois, Super Nanny et moi n'avons absolument pas le même gabarit).

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Devant, coté et dos. Cela ne se voit pas bien mais le dos est en 2 parties ce qui permet d'obtenir une jolie cambrure sur les reins.

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Gros plan sur l'encolure et le tissu. On voit bien le motif ajouré de la maille.

Allez, je file finir ma prochaine veste de Noël et démarrer un nouveau manteau. Quand je vous dis que c'est l'année de la veste !

 

 

 

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lundi 23 novembre 2015

Le grand retour d'Hystéricus Démonicus

Ah la la, j'y avais cru pourtant à la réussite de mon dernier exorcisme d'Hystéricus. Ça faisait un petit moment que seules ses attaques mineures avaient un semblant d'effet.

Mais en fait non, dans l'ombre, il s'adonnait à un coaching intensif de son petit frère Enquiquinus Démonicus avec la collaboration active de son cousin Enquiquinus Majorus Démonicus. Et question coaching réussi, c'était vraiment un coaching réussi. Et à 3, ils m'ont tendu leur guet-apens.

Tout a commencé il y a 4 semaines quand Majorus a passé un deal avec le chef d'une bande de virus laryngiteux, lesquels ont fondu sur ma pauvre personne sans défense, me refilant la pire extinction de voix que j'ai jamais eu. Comme cela ne pouvait pas suffire, il a également lancé une attaque sur notre médecin de famille adoré afin qu'il me refile le médic qui tue, celui qui tente vainement de te guérir tout en te rendant encore plus malade. C'est ainsi que, grâce à la cortisone, votre humble servante s'est retrouvée rapidement avec une sinusite et une otite en sus de sa laryngite. Trois semaines plus tard, je tousse toujours mais j'ai enfin retrouvé une voix normale. Dans le même temps, Majorus a fait signer un avenant au contrat initial passé avec la bande de virus stipulant qu'il serait de bon ton qu'Azraël choppe un petit truc marrant vu qu'il venait enfin de cesser de faire ses montées de fièvre aléatoires. Depuis 10 jours donc, Azraël tousse comme un damné, à s'en faire vomir dans son lit (oh joie). Bon, je vous rassure, on est pas resté 10 jours à le regarder tousser sans rien faire, on a filé chez Super Pédiatre dès la 2ème séance de vomi. C'est là que Majorus a décidé de frapper un grand coup en s'emparant de Super Pédiatre.

Bon, c'est pas bien grave. Il a les bronches irritées mais il n'y a pas de foyer infectieux.

Oh cool ! On fait quoi alors ?

Il va faire une cure d'antiinflammatoire pour soigner ses bronches et un traitement à la ventoline. Vous avez une chambre d'anhalation je crois.

Oui oui, pas de problème.

Bien alors ventoline toutes les 4 heures y compris la nuit, vers minuit et 4h du matin jusqu'à ce que la toux la nuit s'arrête. Et en cas de crise, 1 bouffée toutes les 10 minutes pendant 1 heure.

Même la nuit ?

Oui oui, même la nuit.

La joie suprême. Des nuits de moins de 4h de sommeil d'affilée, voir de moins de 4h tout court. Et ça pendant une bonne semaine. Ajouter des sauts à l'école à l'heure de la cantine pour lui faire son traitement (ben oui, toutes les 4h on vous a dit) et j'ai abordé ce week-end sur les rotules. Bien évidemment, dès le diagnostic posé, Enquiquinus est entré en scène. Azraël a donc bien expliqué à tout le monde qu'il était malade et que c'était pour ça qu'il :

  • ne pouvait pas s'habiller tout seul : trop fatigué
  • ne pouvait pas aller chercher ses doudous, qu'il fallait les lui amener, mais enfin maman il fallait tout prendre gros nounous (X2) nounours bleu (X2) souris (X2), Teddy, le chien et la tortue
  • ne pouvait pas manger ses légumes (ça fait vomir) mais pouvait manger de la glace, des bonbons et des sucettes parce que les microbes ils n'aiment pas ça
  • ne fallait pas lui faire de bisous parce qu'il allait attraper tes microbes mais pouvait te lécher la figure, te tousser dessus ou te postillonner au visage sans problème
  • pouvait t'appeler à tout bout de champ parce qu'il voulait, au choix, boire, t'expliquer le dessin animé qu'il regardait, son frère osait le regarder, que tu lui mettes dans la bouche la tétine qu'il avait dans la main ou tout simplement vérifier que tu viendrais.

Et encore, ce n'est là qu'un très court et très vague résumé. Alors je ne sais pas si c'est la fatigue accumulée, les soucis devant l'état de santé précaire de Mamie M., le plan, vigipirate renforcé que quand tu bosses sur un site militaire c'est l'horreur ou le fait qu'il ne cesse de m'interrompre dans la confection de son nouveau manteau tout en exigeant (non non, le terme n'est pas trop fort) que j'arrête ma couture parce que je faisais trop de bruit mais à la 31ème demande d'Azraël de la matinée, quand Hystéricus a lancé une attaque majeure foudroyante, j'ai été incapable de résister. Et je me suis mise à hurler. Ça m'était déjà arrivé de craquer, généralement après avoir gagné un endroit tranquille et isolé afin de piquer ma crise en toute discrétion (typiquement le sous-sol) et de revenir plus calme expliquer aux monstros que non, décidemment, ça n'allait pas du tout et qu'ils étaient punis parce que trop, c'est trop. Mais là, j'ai pas eu le temps. Mes nerfs fort fragiles ont explosé d'un coup, que je n'étais même plus capable d'aligner 2 mots à la suite pour expliquer à un Chéri paniqué ce qui était en train de m'arriver.

Mais je crois bien que le pire, ça a été une fois calmée, quand j'ai dû expliqué à Azraël ce que s'était passé et que ce n'était pas parce qu'il était malade qu'il avait le droit de se conduire comme un despote doublé d'un tyran, alors qu'en pleurant, il ne cessait de répéter qu'il était désolé. Là, j'ai vraiment eu l'impression d'être un monstre.

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Oui, je sais, c'est pas parce que j'ai les nerfs qui lâchent que je dois en négliger ma manucure.

 

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mercredi 18 novembre 2015

La malédiction du tuyau d'arrosage

Un vendredi soir, au fin fond des plans démoniaques.

Eh eh, les gars, j'ai conçu une nouvelle attaque : la malédiction du tuyau d'arrosage que je vais l'appeler

Oh, ça a l'air cool. Et ça fait quoi.

C'est une surprise. Le monstros n°1 est invité à un anniversaire demain, je vais lancer mon attaque à ce moment-là. On va bien rigoler !

Le samedi début d'après-midi, dans le salon villebonnais de l'Inferno House.

Allez Gargamel, c'est l'heure.

C'est l'heure ?

Mais oui, tu n'as pas oublié ? Titi t'a invité à son anniversaire.

Bon anniversaire Titi.

Oui, c'est bien mon coeur. Mais attends qu'on soit arrivé chez lui et tu pourras lui dire.

Il est où Titi ? Oh maman, catatrophe ! Il est pas là Titi ! Il est où ?

Chez Lui Gargamel. Allez, on y va.

Ouiiii !

Et une fois arrivés, Gargamel s'est précipité dans la maison au doux hurlement de Titiiii, il est où Titiiii, pendant bien 5 mn vu qu'on était les premiers arrivés et que le Titi en question avait décidé de se cacher exprès pour que Gargamel le cherche partout. Fort heureusement, loin de se frustrer pour une fois, Gargamel a bien pris la chose pour ce que c'était : un jeu. Ce début d'après-midi commençait donc plutôt bien, à mon plus grand étonnement, le dernier anniversaire auquel Gargamel avait été invité n'ayant pas été de tout repos. En même temps, c'est dur d'avoir une vie sociale épanouie quand une horde démoniaque passe son temps à vous jouer des tours pendables.

Mais là, j'ai vraiment cru que mes talents d'exorciste avaient enfin fonctionné. Pensez donc qu'une fois Titi trouvé, le sieur Gargamel a filé jouer avec lui et ses copains/copines de classe en me fichant une paix royale. Certes, par instant, on entendait des bruits suspects à l'étage mais le papa de Titi se levait alors pour aller voir de quoi il retournait pendant qu'avec les autres mamans et papas, on restait tranquillement les fesses bien calées sur nos sièges à papoter en buvant notre café et en nous empiffrant de krumchy (confonctionnés par mes soins exprès pour aller avec le café qu'on m'avait promis histoire de me faire venir parce que sans café moi, on me fait pas faire grand chose) et de bonbons (parce qu'il n'y a pas de raison qu'il n'y en ait que pour les moins de 10 ans des bonbons d'abord).

C'est après 2h de rêve à discutailler non stop sur les déficiences, particularités et progrès respectifs de notre progéniture adorée mais qu'on étranglerait volontiers par moment (non mais qu'est-ce que c'est réconfortant de savoir que les autres parents ont eux aussi des tendances infanticides prononcées yahouuu je suis mère indigne mais pas la seule) qu'Enquiquinus a porté son attaque. A l'instant même où la maman de Titi a lancé les jeux dans le jardin. D'ailleurs, je me demande encore comment Enquiquinus a bien pu avoir la liste des activités prévues, devait avoir un espion dans la place. Car alors qu'il était sensé chercher le paquet de bonbons planqué dehors qui lui était destiné, voilà mon Gargamel qui repère le tuyau d'arrosage et fonce droit dessus. Bien sûr, comme il n'est idiot que quand il veut mais d'un intellect supérieur dès qu'il ne faut pas, il a rapidement compris comment faire fonctionner le dit tuyau. Eh oh, on arrête de se moquer, oui, ça peut être dur à faire fonctionner quand il faut faire un peu plus que tourner un robinet et qu'on veut moduler la puissance de l'eau en sortie. Évidemment, ce qui devait arriver arriva, Sir Gargamel, le preux chevalier défenseur de la fleur assoiffée et du pantalon trop sec arrosa copieusement l'une ET l'autre, de préférence celui des copains d'ailleurs.

Réagissant immédiatement avec détermination et sang froid (faut dire aussi qu'il faisait pas chaud chaud ce jour là) pour éviter au reste de la populace un bain de sang, la maman de Titi fonça dare dare couper l'eau directement au compteur. Sir Gargamel aurait logiquement dû remettre son tuyau au fourreau mais que nenni, il brandit haut et fort son arme en hurlant son cri de guerre MAMAAAAAAAAAN A MARCHE PAAAAAAAAS !

Alors d'ordinaire, le cri de guerre, c'est fait pour motiver les troupes et perso, au début, c'est vrai que ça me motive bien mais après 10 mn de cri de guerre en continu, c'est plus de motivation qu'il est question mais simplement de résistance à l'envie d'étrangler purement et simplement l'auteur du cri en question (tiens, ça me rappelle une remarque précédente ça). Sir Gargamel est alors complètement parti en vrille, désespéré, pleurant, fâché et ne pensant plus qu'à une seule chose, rentrer à la maison en se sauvant dans la rue si nécessaire (je vous dis pas l'angoisse). Fini la fête d'anniversaire donc. Enquiquinus avait gagné.

Je retiendrais tout de même 2 choses de cette journée. D'abord, pour la première fois, Gargamel s'est vraiment éclaté chez un copain et AVEC ses copains car même si ça ne s'est pas très bien fini, ça a très bien commencé. Ensuite, il s'est visiblement rendu compte qu'il avait raté un truc car depuis 2 jours, il me bassine à me répéter en boucle qu'il veut l'anniversaire de Titi. Et ça, croyez-moi, ça n'a pas de prix !

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lundi 16 novembre 2015

Un peu de douceur dans ce monde de brutes

Je ne sais pas vous, mais moi, quand ça va pas, je fond sur le chocolat et les douceurs comme Gargamel sur sa console. Et vu les événements du week-end, un peu de réconfort ne me semble pas de trop. Alors bien que je l'ai prévu initialement pour un peu plus tard, je vais publier ce post plein de gourmandises dès maintenant.

Au cours de mes recherches pour trouver les meilleures recettes de biscuits sablés à mettre dans mes paniers gourmands, je suis tombée sur 2 recettes extraordinaires qui m'ont littéralement fait baver d'envie et qu'il m'était impossible de ne pas tester : celle des krumchy (mini tartelettes au caramel fondant et au chocolat) et celle des macarons.

Aaah, les macarons. Que celui qui n'a jamais salivé devant l'étalage de mini macarons du boulanger me jette la première pierre mais franchement, le macaron, c'est trop bon. Mais c'est aussi totalement impossible à réussir soi-même. Du moins telle était mon opinion (vu les innombrable tentatives et recettes que j'avais déjà essayé sans aucun succès) jusqu'à la semaine dernière. Car dans son excellent site, Valérie nous livre tous les secrets de la confection de cette petite gourmandise. Alors certes, son post sur le sujet est un petit pavé mais si vous le lisez consciencieusement et que vous suivez scrupuleusement ses conseils, eh bien croyez le ou non mais vous allez réussir des macarons dignes de votre boulanger de quartier du premier coup. En tout cas moi, j'ai réussi et pourtant, je suis très loin d'être un génie de la cuisine. Autant vous dire que je n'étais pas peu fière de moi. Quant aux krumchy, je ne connaissais pas et c'est bien dommage parce que ce sont des petites merveilles.

Ah, je vous entends d'ici, c'est bien trop compliqué, on y arrivera jamais et puis ca doit être super long à faire. Alors pour les macarons, je vous l'accorde c'est un peu long et délicat. Mais les krunchy, il n'y a pas plus simple et ce n'est pas très long finalement (1h tout compris). Tout le secret réside en fait dans le moule en silicone à mini muffins et son fonceur à tartelette, qui vous permettra de réaliser ces dernières prêtes à garnir en un tour de main et moins de 5 mn chrono (attention, je parle de former les tartelettes, il faut quand même ajouter le temps de réalisation de la pâte et sa cuisson).

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Et voilà les krumchy

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Gros plan sur le caramel fondant que rien qu'à regarder la photo j'ai envie de filer en refaire.

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Pour vous donner une idée de la taille du bestiaux, il fait sa star à coté d'une cuillère à café.

Comme il n'est pas question pour moi de réinventer l'eau chaude ou le fil à couper le beurre, je ne vous livrerais pas la recette des macarons, ni celle des krumchy, je vous laisse plutôt aller consulter le site de Valérie. Par contre, je vais vous donner ma recette de crème au praliné, adaptation d'une des recettes de ce même site, qui m'a servi à garnir les coques de mes macarons. Ce qu'il faut savoir, c'est que j'ai une sainte horreur des crèmes au beurre, quelque soit leur parfum d'ailleurs, toutes m'écoeurent sans exception. Mais cette crème là, avec juste ce qu'il faut de gras pour la rendre onctueuse est simplement parfaite, fondante et légère à la fois. Un vrai régal. A noter d'ailleurs qu'elle serait également parfaite pour des Parisbrest ou des éclairs praliné.

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Mes coques en train de refroidir tranquillement

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Et on admire la fameuse collerette de la coque

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Et voilà les macarons formés. Miam, ça me donne faim tout ça. Aaaaah, horreur, mon vernis est écaillé !

J'avoue qu'à l'issue de ces 2 essais, désireuse de ménager ma balance et mon foie et de ne pas m'enfiler à moi toute seule mes 24 krumchy et mes 20 macarons, je me suis livrée à une petite expérience scientifique. Quels allaient être le taux d'incrédulité de mes cobayes goûteurs et le temps de survie de ces friandises placées dans un environnement hostile ?

Pour le taux d'incrédulité, je n'ai pas été déçue, il a crevé le plafond, un vrai coup à devoir changer tous mes couvre-chefs et mon stock de chaussettes. Quant au temps de survie ...

Temps de survie d'un macaron au abord d'une machine à café au beau milieu d'une jungle peuplée de chercheurs affamés : moins de 2 minutes

Temps de survie d'un krunchy au abord d'un groupe de parents à une fête d'anniversaire : moins de 5 minutes. Certes, le temps est plus long que pour un macaron. Non pas que les krunchy soient moins bons, c'est juste que les parents d'élève ont un poil plus de tenue qu'un groupe de chercheurs, enfin, apparemment.

Allez, c'est pas tout ça, mais j'ai une recette de lunes aux amandes qui réclame toute mon attention.

 

Crème légère au praliné (attention, le légère faire référence au côté aérien de cette crème, pas au nombre de calories) :

Ingrédients pour une vingtaine de macarons (soit environ 40 coques) :

  • 50 gr de pralin en pâte (parce que moi, j'aime pas les morceaux mais si vous vous aimez, vous pouvez prendre du pralin en poudre)
  • 30 gr de beurre pommade
  • 25 gr de blanc d'oeuf (si possible vieillis mais surtout à température ambiante c'est TREEEEEEES important)
  • 60 gr de sucre
  • 18 gr d'eau

On va commencer par faire une meringue italienne. Pour ça, on met d'abord l'eau dans une petite casserole puis le sucre, on agite légèrement et on met à chauffer. Pour les puristes disposant d'une sonde de température, on fait chauffer jusqu'à 100°C puis on commence à battre les blancs en neige. On attend que la température monte à 120°C (les oeufs ont bien monté mais ne sont pas encore fermes) puis on verse le sirop de sucre en filet tout en continuant à battre à vitesse réduite et en prenant garde que le sirop ne touche pas les fouets sous peine d'en projeter partout. Quand tout le sirop est mis, on continue à battre à pleine vitesse pendant 3 à 5 mn (il faut que la préparation ait bien refroidie). Si vous n'avez pas de sonde, grosso modo, vous attendez que le contenu de votre casserole bout, vous commencez à monter vos blancs pendant 3 minutes puis vous versez le sirop et ça devrait aller.

Pour ceux qui se demanderait ce qu'est un blanc d'oeuf vieilli, c'est un blanc séparé du jaune depuis au moins 24h. Et pour ceux qui s'interrogerait sur l'importance de la température de blancs, c'est parce que si vos blancs sont très froids, le sirop va figer instantanément à son contact et vous vous retrouverez avec des grains de sirop dans votre meringue.

On met la meringue italienne de coté et on va maintenant s'occuper de notre beurre pommade (c'est-à-dire un beurre super mou qu'on a battu préalablement avec une fourchette pour lui donner la texture d'une pommade). On le met dans un petit saladier (ou autre) et on le bat avec son fouet électrique (parce qu'à la mano, on se choppe rapidement des bras de lanceuse de poids) jusqu'à ce qu'il devienne bien blanc (ça c'est bon) et mousseux (ça c'est en théorie parce que franchement, j'ai jamais bien vu le côté mousse). On ajoute alors notre pralin et on rebat un petit coup. Quand le mélange est homogène, on range le fouet électrique et on incorpore en 3 fois notre meringue dans le mélange beurre pralin en remuant délicatement pour ne pas faire retomber la meringue (le truc, c'est de faire des grands cercles tout autour du saladier en soulevant bien l'appareil (le mélange quoi) à chaque passage. Et voilà, votre crème praliné aérienne est faite. Vous la mettez dans une poche à douille direction le frigo pour 1h histoire qu'elle prenne la consistance idéale pour être utilisée.

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vendredi 13 novembre 2015

Gargamel, fils indigne

Bon, ok, je suis une mère indigne. Mais quand même ! Quand je pense que j'emmène Gargamel s'éclater à la piscine, à Accrochat, à l'Accrobranche, au cinéma, que je l'emmène au MacDo tous les jeudis, que je l'oblige jamais à manger des trucs crus parce qu'il aime pas ça (je laisse ce soin à Super Nanny en bonne mère lâche et indigne que je suis), que je lui fais des crêpes et de la super pâte à tartiner maison, que je lui lis des histoires de cochon le soir.

Et tout ça pour quoi !

Allez Gargamel, c'est l'heure de dormir. Bonne nuit mon grand, je t'aime fort.

Bonne nuit maman. Attends maman.

(Et monsieur Gargamel se relève)

Je t'aime Peppa Pig va à la piscine. Smack !

(Enorme bisou à son livre adoré du moment avant de se recoucher tranquillou mais moi, rien, nada que couic, des nèfles).

Non mais franchement ! Voilà que je vais devenir jalouse d'un bouquin moi !

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A peu de chose près ma première réaction face à l'ingratitude monstrosienne

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jeudi 12 novembre 2015

Lecture cochonne

Bien que je n'en parle pas beaucoup sur ce blog, principalement parce que depuis 2 ans mes lectures ne présentent strictement aucun intérêt intellectuel (mais alors vraiment vraiment aucun), je suis une lectrice assidue (presque autant qu'une couturière obsessionnelle donc c'est peu dire). Et si j'en juge par le nombre d'histoires du soir qu'il me réclame (que c'est même un moyen de pression pour l'obliger à aller se coucher le soir quand il est pas décidé) d'Azraël, il se pourrait bien qu'il ait hérité de ce trait de caractère. Mais Gargamel lui, en raison de son handicap peut-être mais allez savoir, n'a jamais manifesté beaucoup d'intérêt pour les livres (quand il ne vous les arrachait pas des mains pour les balancer à l'autre bout de la pièce parce que franchement non, ça ne l'interesse pas). Alors il y a quelques jours, j'ai reçu un petit choc.

Allez Gargamel, tu lâches ta console c'est l'heure d'aller au lit.

Maman, je veux une histoire maman.

Une histoire ? Euh, tu veux que je te lise une histoire avant de dormir ?

Oui maman. Je veux les 3 petits cochons Peppa Pig va à la piscine.

Blam

(bruit d'une Puce qui s'évanouit littéralement de saisissement)

Une fois revenu de mon évanouissement (et après avoir ranimé Chéri qui est lui aussi tombé en syncope après avoir été dûment informé avec pourtant toutes les précautions nécessaires de la demande de son aîné), j'ai donc récupéré "Peppa va à la piscine", chef d'oeuvre mémorable de la littérature enfantine mais on s'en fout Gargamel il veut le LIIIIIIIIIRE.

C'est une belle journée et la famille Pig va à la piscine

Attends maman.

...

(petit soupir découragé parce que je crois dur comme fer que l'instant lecture est déjà terminé)

Euh oui Gargamel

Papa Pig a son maillot de bain, Maman Pig a son maillot de bain, Peppa a son maillot de bain, Georges a son maillot de bain.

...

(Nouvelle phase de stupeur vu que jamais au grand jamais Gargamel n'avait décrit ce qui se passait dans un livre)

Eh oui Gargamel, ils ont tous leurs maillots de bain.

Oh Richard a fait tomber son arrosoir au fond de la piscine. Je ne pourrais jamais le récupérer se lamente Mme Rabbit.

T'en fais pas maman, ça va aller

(phrase assortie d'un gros câlin et d'un doigt pointé sur Papa Pig qui est un excellent nageur et plonge jusqu'au jouet)

A ce stade, plus rien ne m'étonnait et j'étais simplement morte de rire devant l'apropos des remarques de Gargamel.

Pour remercier Papa Pig, Richard lui renverse son arrosoir sur la tête.

Maman, il pleut !

Pffff

(gloussement contenu comme on peut)

Oui Gargamel, on peut dire ça.

Après ça, j'ai passé une excellente soirée à me repasser en boucle ces instants mémorables mais le mieux, c'est que l'histoire du soir est à présent intégrée dans son rituel du coucher à sa propre demande. Et donc, depuis une semaine, nous lisons Peppa va à la piscine et Peppa fait du ski en alternance. Promis, la semaine prochaine, on haussera le niveau intellectuel du bouquin, on passera à la Patte Patrouille !

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mardi 10 novembre 2015

L'attaque du Régimus Démonicus

Régimus Démonicus, ça vous rappelle quelque chose ? C'est ce petit démon sournois qui cherche systématiquement à vous pourrir votre régime et vous pousse à vous empiffrer des pires cochonneries qui puissent exister dans l'univers tout entier.

Fort heureusement pour moi et pour ma balance, le passage du Régimus dans notre dimension est assez difficile mais comme à l'époque des dieux celtes, certaines périodes de l'année semble plus propice que d'autres à son intervention. Ainsi, il convient d'être particulièrement vigilant et de prévoir un énorme stock de soupe aux choux (ingrédient principal de la cérémonie visant à exorciser le Régimus je vous le rappelle vous êtes quand même prié de suivre un peu merci) à l'approche de Pâques, d'Halloween, de la Saint Valentin et surtout, surtout de Noël !

D'habitude, je suis sur mes gardes et j'arrive assez bien à contrer ses actions mais là, ce petit sournois m'a eu par surprise.

Bon alors, j'ai trouvé mes idées de cadeaux pour à peu près tout le monde.

Cool ça.

Mouais, sauf que comme d'hab, j'ai pas d'idées pour les hommes !

Des paniers gourmands maison

(petite voix toute douce chuchotant à mon oreille)

Hum, des paniers gourmands ? Tiens, c'est une idée ça. Voyons, qu'est-ce que je pourrais bien mettre dedans ?

Des biscuits type sablés, de la pâte à tartiner. Dans de jolis pots et de jolis sachets.

Oh oui ! C'est cool ça. Bon, faut que je trouve des recettes sympas.

Et puis faudrait que tu les goûtes. Il ne faudrait pas offrir des trucs pas bons quand même.

Ah c'est vrai ça ! Faut absolument goûter.

Et voilà comment je me suis retrouvée à cuisiner fournée de petits biscuits sur fournée de petits biscuits toute la semaine dernière pour tester différentes recettes avec la meilleure excuse du monde pour goûter à tout parce que bon hein faut vérifier que ce qu'on va offrir est bon tout de même. Jusqu'à ce que je me rende compte que je m'étais faite rouler dans la farine (c'est le cas de le dire) et que je mette le holà à l'attaque de Régimus pour le plus grand bonheur de mes collègues de travail. Eh oui, ils m'ont rapidement vu débarquer le matin avec mes fournées de petits gâteaux à tester (comme ça en plus, j'ai la validation de plein de personnes et ça c'est trop cool). Et comme je suis une fille hyper sympa (je vous l'ai pas déjà dit ça ?), j'ai décidé de vous faire profiter des 3 recettes que j'ai retenu auxquels, bonheur suprême, je vais même ajouter la recette d'une pâte à tartiner type nutella maison qui tue (taux d'approbation de Gargamel de 100%). Au menu, palets bretons, shortbreads et cantuccini.

Bien sûr, Bricolus Démonicus a sauté sur l'occasion pour exercer la vengence promise en m'obligeant à bricoler des petits paniers pour mettre toutes ces bonnes choses. Non mais franchement, si c'est pas du vice ça. Des croix en tissus, des cartonnettes, des rubans et des pressions KAM, beaucoup de patience et hop, on obtient des trucs dans ce genre là.

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Mais place à ce que vous attendez tous en trépignant, les recettes !

Palets bretons :

  • 2 jaunes d'oeufs
  • 60 gr de sucre
  • 5 gr de levure chimique
  • 125 gr de farine
  • 100 gr de beurre pommade

On met tout ça dans un robot mixer et on mélange jusqu'à obtenir une belle pâte sablée homogène. On en fait une boule qu'on place au frigo pour 30 mn afin qu'elle durcisse. Une fois dure, on en fait un pâton (un boudin quoi) qu'on découpe en 12 tranches (ou plus ça dépend de la taille de vos moules à muffin) et on met chaque tranche dans un emplacement de votre plaque à muffin. Et hop, on met au four (préchauffé à 170°C) pendant 12 mn puis on les laisse refroidir sur une grille. Au final, on obtient ça.

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Ce que j'apprécie particulièrement dans cette recette, en dehors de sa simplicité et sa rapidité d'exécution, c'est que les palets obtenus sont moelleux à l'intérieur, contrairement à ceux qu'on peut trouver dans le commerce. Un vrai régal.

Shortbreads (la recette qui a eu le plus de succès auprès de mes collègues) :

Ces petits biscuits d'origine écossaise sont absolument divins. Ils fondent littéralement dans la bouche, c'est un vrai bonheur. En plus, on les fait en un temps record et avec seulement 3 ingrédients (si si je vous jure, seulement 3). Par contre, si vous êtes contre le gras, passez votre chemin, les shortbreads ne sont pas pour vous.

  • 300 gr de farine
  • 200 gr de beurre (salé ou doux) très très mous
  • 100 gr de sucre (moi, je prends de l'extra fin)

Le beurre va être battu au fouet électrique, raison pour laquelle il doit être très mou mais surtout pas fondu. Pour cela, n'hésitez pas à le couper en petits dés et à le réchauffer au micro-onde si nécessaire. On batte donc le beurre au fouet avec le sucre quelques minutes jusqu'à ce que le mélange devienne bien blanc et crémeux. Cette étape, avec le fait de travailler très peu la pâte ensuite, permet d'obtenir des biscuits beaucoup plus légers que leur version écossaise d'origine (enfin il paraît parce que j'y ai jamais goûté à la version d'origine moi).

On ajoute ensuite la farine et on l'amalgame à la main ou à la spatule en veillant à ne pas trop travailler la pâte. On prend une feuille de papier sulfurisé et on va étaler la pâte en un rectangle (enfin ce qui s'en rapproche le plus) d'1cm d'épaisseur. Attention, la pâte peut être un peu collante et rendre l'opération délicate. On y découpe alors des rectangles de la taille qu'on veut, ce seront nos shortbreads. On y fait ensuite des petits trous dessus pour la déco et on met tout ça au congel pendant 5 mn. On fait préchauffer le four à 170°C (en chaleur tournante de préférence). On sort les shortbreads du congel. Ils sont un peu dur à présent et on peut les manipuler facilement. On les place sur une feuille de papier sulfurisée toute propre et hop, au four pendant 13 mn environ (ils doivent rester blancs). A la sortie du four, vous pouvez les saupoudrer de sucre extra fin ou pas (moi, je trouve qu'on s'en passe très bien) et on les met à refroidir sur une grille. Y a plus qu'à se régaler.

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Cantuccini aux amandes (50 biscuits environ) :

  • 140 gr de sucre en poudre + 2 sachets de sucre vanillé (ou 160 gr de sucre en poudre si vous n'avez pas de sucre vanillé)
  • 2 oeufs moyens soit 100 gr d'oeufs (très important de respecter le poids sous peine d'avoir une pâte trop molle)
  • 50 gr d'huile (raisin ou tournesol ou toute huile sans goût particulier)
  • 280 gr de farine
  • 1 cuillère à café de levure chimique
  • le zeste d'une orange (bio de préférence)
  • 1 pincée de sel
  • 200gr d'amandes non émondées (ou de noisettes ou un mélange des 2)

On préchauffe le four à 180°C.

Au batteur, on fait blanchir les oeufs avec le sucre, le sucre vanillé, le sel et le zeste d'orange. Quand c'est bien blanc, on ajoute l'huile tout doucement, en filet comme pour une mayo, tout en continuant à battre. On ajoute ensuite les amandes et on mélange à la spatule. Puis la farine que l'on tamise avec la levure (cela permet de s'assurer une bonne répartition de la levure dans la pâte). On veille à obtenir une pâte homogène mais en la travaillant le moins possible pour conserver un maximum d'air à l'intérieur. Les biscuits seront ainsi légers et non compacts et durs comme des pierres.

On façonne 3 boudins avec cette pâte que l'on place sur du papier sulfurisé (si la pâte est trop collante, farinez vos mains et le papier) et hop, au four pour 25 mn. Les boudins vont s'étaler un peu à la cuisson et votre cuisine embaumée l'orange. Pas d'affolement, c'est normal. On les sort, on les pose sur une planche à découper et on découpe en biais en tronçon de 2 cm environ (on peut réduire l'épaisseur mais c'est délicat à découper dans ce cas). Pour cette découpe, il vous faut un couteau parfaitement tranchant pour pouvoir couper les amandes entières d'un coup sec. Sinon, vous allez écraser vos boudins à la découpe et ce ne sera pas joli du tout. On dispose à plat sur la feuille de papier sulfurisé nos tronçons et on remet au four pour 10 mn environ (ça dépend de la couleur que vous voulez leur donner au final, moi, c'est à peine doré mais pas blanc). Il ne reste plus qu'à les laisser refroidir sur une grille.

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J'ai pas eu le temps de prendre de photos de ceux que j'ai fait alors j'en ai piqué une sur le woueb. Mais les miens avaient l'air exactement pareil.

L'ensemble de ces biscuits se conserve dans une boite hermétique (pour éviter qu'ils ne se ramollissent en prenant l'humidité) pendant 3 semaines environ. Ensuite, le beurre qu'ils contiennent risque de rancir.

Et pour finir, la recette du "nutella maison", recette que vous pouvez retrouver dans sa version originale ici (ainsi que celles des cantuccini et des shortbreads d'ailleurs). Pourquoi je parle de version original ? Simplement parce que dans sa recette, Valérie fait tout, absolument tout, depuis la torréfaction des noisettes jusqu'à la réalisation de la pâte de noisette en passant par le pralin. Alors c'est pas que ce soit compliqué tout ça mais c'est long (et barbant un peu aussi) et si comme moi, votre machine à coudre vous menace de divorce pour abandon de domicile couturesque, vous aurez peut-être envie de vous enquiquiner un peu moins et croyez-moi, c'est possible ! Si vous avez envie donc de vous lancer dans la réalisation de cette pâte à tartiner version grand chef, je vous invite à aller suivre les explications en photo de Valérie et si vous êtes comme moi, fainéante et/ou pressée, voilà ma version à moi avec beaucoup moins de boulot dedans.

Le nutella sans huile de palme avec de la noisette dedans (tout plein) :

Pour un pot de 325 gr environ

  • 120 gr de pralin (attention, pas le pralin en poudre de Vahiné, le pralin sous forme de pâte)
  • 75 gr de pâte 100% noisettes non sucrée
  • 75 gr de sucre glace
  • 75 gr de chocolat au lait à 40% de cacao
  • 5 gr de cacao amer en poudre
  • 12 gr de lait en poudre (indispensable sinon votre pâte sera liquide)
  • une demi cuillère à café d'huile neutre (huile sans goût soit tournesol ou raisin)
  • une bonne pincée de sel

En général, il est difficile de trouver le pralin ou la pâte de noisettes au supermarché du coin. Il faut aller dans les boutiques spécialisées en pâtisserie mais j'ai aussi découvert récemment qu'on trouvait tout ce qu'il fallait et bien plus encore pour un prix raisonnable chez Zodio. Donc si vous en avez un près de chez vous, vous pourrez trouver ces 2 ingrédients qui vous évitent d'avoir à tout faire vous-même.

On commence par mixer ensemble dans un robot la pâte de noisette et le sucre glace. Dans la pâte prête à l'emploi, l'huile a tendance à remonter à la surface. On pèsera donc 75 gr de pâte et on ajoutera ensuite petit à petit quelques cuillères à café de l'huile de noisette jusqu'à obtention d'une pâte noisette et sucre compacte mais pas trop grumeleuse.

On fait fondre le chocolat au micro-onde puissance 400W pendant 3 mn et on les ajoute au mélange précédent. On mixe encore. On ajoute le pralin, le lait en poudre, le cacao amer, le sel et l'huile neutre. Et on mixe encore pendant 3 à 5 mn. Le temps de mixage dépendant de la consistance que vous souhaitez obtenir.

Au départ, la pâte est assez compacte mais plus on mixe, plus elle devient liquide. Il ne faut donc pas hésiter à s'arrêter en cours de mixage pour contrôler la consistance. Je vous conseille d'arrêter de mixer lorsque la pâte devient légèrement plus liquide que ce que vous souhaitez. Pourquoi ça ? Parce que le lait en poudre va absorber une partie de l'humidité et le lendemain de sa confection, votre pâte se sera légèrement épaissie. Il ne vous reste plus qu'à tartiner.

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Personnellement, j'avais quelques doutes quand je l'ai réalisé et c'est vrai que le goût est assez loin de la version commerciale. Dégustée à la petite cuillère, cette dernière sent nettement le gras, beaucoup le sucre et peu la noisette et elle est très "lisse" en bouche. La version maison a un goût prononcé de noisette, ne sent absolument pas le gras mais sa texture est nettement plus grumeleuse sur la langue. Ceci dit, comme dirait Chéri, c'est très bon et en tartine, on ne sent plus du tout la texture. Testée par les monstros, elle a rencontré un franc succès. Je doute donc à l'avenir d'acheter encore du nutella. Dernière info, dans un bocal hermétique bien fermé, à température ambiante, cette pâte se conservera sans problème 2-3 mois. Comme pour les petits gâteaux, c'est le ranciment des huiles qui interviendra en premier. Pas de risque de s'empoisonner donc.

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La tête à Gargamel quand il a aperçu la pâte à tartiner : je veux tartine s'il te plaît maman !

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samedi 7 novembre 2015

Robe dionysienne

Cet année, pour fêter l'automne, Thread&needles (merveilleux site communautaire sur la couture et le tricot et source infinie d'inspiration) a lancé un concours sur le thème du voyage. J'avais déjà participé à leur précédent concours nommé "Art cousu" avec ma robe inspirée de Game of thrones. Alors pourquoi pas récidiver avec celui-ci. Sauf que là, j'ai longtemps été en panne d'inspiration.

C'est pas que je voyage jamais. En temps que chercheuse, je suis allée dans pas mal d'endroits pour présenter mes résultats de recherche dont certains particulièrement sympas (les endroits hein, pas mes résultats, encore que eux aussi ils étaient sympas) mais c'était à chaque fois pour le boulot alors bon ... bof quoi ! Le voyage moi, ça m'évoque les vacances, le bon temps, la détente et le soleil. Oui, bizarrement, j'imagine pas le voyage comme une visite au pôle nord mais nécessairement comme un endroit chaud et douillet. Même dans les périodes où je me dis que j'irai bien visiter les Highlands écossaises, c'est-à-dire étrangement à chaque fois que je finis un roman repose-neurone avec du Highlander viril dedans, il fait forcément beau et chaud quand j'y suis. Et puis le voyage, cela m'évoque aussi l'époque à présent lointaine où la famille Inferno ne méritait pas encore ce surnom vu que les monstros n'étaient pas encore parmi nous. Parce qu'il faut bien l'avouer, depuis qu'ils nous ont rejoint les monstros, question voyage, la fréquence et les destinations se sont quand même considérablement réduites. Et puis finalement, d'un coup, évidence s'est imposée : ce serait l'île d'Oléron le thème de ma réalisation, endroit fabuleux où nous allons passer nos vacances d'été depuis 10 ans avec Chéri.

Pour moi, Oléron, et en particulier Saint Denis, symbolise à la fois nos voyages présents en famille, pour nous ressourcer et reprendre des forces pour affronter l'année suivante, et nos voyages passés en amoureux avec Chéri, bref, en voyage au coeur du temps autant qu'à travers les campagnes françaises.

Mais que coudre qui puisse évoquer ce petit coin de paradis (si si, un endroit qui cumule à la fois une babysitter, la mer, la plage, une piscine, un manège et des jeux d'arcade, c'est OBLIGATOIREMENT le paradis). Une jolie robe certainement et même une réplique de ma robe à iris (modèle16 du célèbre et excellent Élégance et Sobriété aka livre 05-fr en code JCA) que j'avais très très envie de coudre à nouveau tellement je la trouve élégante et confortable constituée d'un joli corsage à encolure carrée et une jupe à plis creux. Avec une représentation du phare de Chassiron ? Non, je ne me voyais vraiment pas porter un truc pareil au quotidien et le but du concours étant de coudre un vêtement portable tous les jours, ça aurait été triché non ? Il me fallait quelque chose pour évoquer la mer et ça tombait bien, j'avais flashé sur un splendide tissu tons vert turquoise et violet formant des vagues qui m'évoquait les mers des îles du Sud (coton Palazzo par Timeless Treasures). Bon ok, question îles des mers du Sud et mer turquoise, Oléron c'est pas ça du tout mais c'est pas grave, la mer, c'est la mer quelque soit sa couleur.

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Un splendide corsage pour évoquer la mer

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Depuis le temps que je voulais essayer une fermeture éclair fantaisie, c'était l'occasion idéale.

Mais cela ne suffisait pas, il me fallait autre chose et c'est tout naturellement qu'une remarque d'Inferno Gran Mom m'est revenue en mémoire : ici, les roses trémières, ça pose comme du chiendent. Oui parce que pour ceux qui n'auraient pas bien suivi (ouuuuh, c'est pas bien), Inferno Gran Mom elle habite à Oléron ... TOUTE L'ANNEE ... Même que Chéri il est hyper jaloux ! Et c'est vrai que partout dans Saint Denis, on en voit sur le bord des trottoirs et dans les jardins, de toutes les couleurs, des simples, des doubles, il y en a vraiment partout.

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C'était décidé, ma robe aurait un corsage en tissu mer du sud, une jupe noire (parce que le tissu mer du sud est quand même hyper chargé niveau coloris alors il fallait du sobre pour le bas) et quelque chose pour évoquer les roses trémières. C'est à ce moment, qu'en cherchant des dentelles pour un autre projet, je suis tombée amoureuse folle d'une broderie sur tulle dans les tons turquoise dont le motif me rappelaient furieusement ces fameuses roses (bon d'accord, il aurait pu rappeler n'importe quoi le motif, je l'aurais pris quand même tellement qu'elle est belle cette broderie et que je l'aime d'amour passionné). Ni une ni deux, je n'ai donc pas pu résister et j'ai commandé de quoi en orner le bas de la jupe.

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Arhhhhh, elle est trop trop belle cette broderie. Je vous dis pas comment j'ai crisé au moment de la couper !

Mais comme je trouvais que cela manquait encore d'une petite touche plus personnelle, j'ai laissé parler ma nouvelle passion pour la pâte polymère en créant pour une cane un motif de fleurs rappelant les roses trémières. De la cane ainsi fabriquée (avec un succès mitigé coté ressemblance avec la rose trémière mais je trouve le motif très chouette quand même), j'ai tiré 6 disques que j'ai percé pour pouvoir les coudre sur mon vêtement terminé.

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Les roses en Fimo

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Les feuilles en appliqué

Une tige brodée au point zigzag bien serré, des feuilles découpées dans le même tissu mer du Sud que le corsage et fixées sur la robe par la technique de l'appliqué et voilà la jupe noire ornée d'une jolie grappe de roses trémières. Pour les finitions, je les ai réalisé au biais satin noir apparent afin de rappeler la couleur de la jupe. Et final, ça donne ça.

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Le traditionnel triptyque

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Ma grappe de roses plus en détail

J'avoue que j'aime particulièrement coudre des robes sans manche en règle général car on peut ainsi les porter en toute saison, sans rien en été, avec un T-shirt dessous ou un gilet dessus en hiver. J'adore cette robe. Même si elle est un peu ajustée, elle reste très confortable et ses belles couleurs me donnent la pêche. Je sens que je vais la porter très très souvent.

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Et pour ceux qui s'interrogerait sur le titre de ce post, les Dionysiennes sont les habitantes de Saint Denis d'Oléron.

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