mercredi 27 juillet 2016

L'équipée des Inferno

Et voilà, comme tous les ans, nous sommes partis en villégiature rejoindre Inferno Gran Mom sur son île. Et comme tous les ans, nous avons décidé d'éviter le gros des bouchons en prenant la route le dimanche et non le samedi. Sauf que cette année, au lieu d'un trajet tranquille d'environ 6h, on a décidé de corser un peu les choses, histoire d'être sûrs de ne pas s'ennuyer. C'est ainsi qu'après une centaine de kilomètre sur l'autoroute.

Biiiiiiiip !

Euh, la Puce, y a la voiture qui me dit qu'on a crevé.

Hein ? C'est quoi cette histoire ? C'est encore le capteur qui déconne ?

Sais pas mais elle dit qu'on a crevé.

Y a une borne d'appel d'urgence là-bas, t'as qu'à t'arrêter.

Rhaaa, m...e, je l'ai raté ! Jl'ai pas vu. Fais ch..r

(Oui, Chéri se transforme dès qu'il est derrière un volant)

Ben arrêtes-toi à la première station, alors.

Ce que nous avons fait promptement.

Huuum, bizarre. Il a pas l'air crevé ce pneu.

On n'a qu'à vérifier la pression.

Ah oui, on a perdu en pression par rapport à hier.

On a perdu combien ?

0,3 bar. On fait quoi ?

On regonfle et on continue. On verra à la prochaine station si ça tient ou pas.

Maman, kékipasse ?

Rien Azraël, on a un petit souci avec le pneu alors vous êtes bien sages tous les 2 avec Gargamel. D'accord ?

Oui maman, on va être méga sages !

Un fois le pneu regonflé, nous voilà donc reparti. Vu que c'était bien la première fois de notre vie qu'on avait un problème en cours de trajet (oui, jusqu'à présent, je me suis toujours débrouillée pour crever à la maison et changer mon pneu comme une grande), on n'avait aucune idée de la procédure à suivre niveau assurance, dépannage et tout et tout. J'ai donc attrapé mes papiers d'assurance, mon smartphone et j'ai appelé l'unique numéro indiqué sur les papiers pour aller à la pêche aux infos.

Driiiing ... Driiiiing.... Driiiiing .... Bonjour, et bienvenue chez "T'es dans la mouise nous appelle pas Assurance". Pour déclarer un sinistre, merci d'appeler du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 17h.

Euh, Chéri

Oui ?

Tu vas pas le croire.

Quoi ?

On peut pas signaler de sinistre, les bureaux de l'assureur sont fermés. On est dimanche. Il n'y a personne pour répondre.

Non mais c'est quoi cette histoire !  C'est n'importe quoi !

A la station service suivante, un nouveau contrôle de la pression des pneus ne laissait aucun doute. On avait bel et bien une grosse fuite. Renseignement pris auprès du personnel de la station sur l'endroit où trouver un garage ouvert, la réponse a été catégorique.

Mais madame, on est dimanche. Tous les garages sont fermés. Faut vous faire remorquer et attendre lundi qu'on répare votre voiture.

Nous passerons pudiquement sur notre réaction face à cette annonce à Chéri et à moi. Et vu qu'on était garé dans une station, la mort dans l'âme, on s'est décidé à vider le coffre de la voiture dans l'optique de changer notre roue nous-même (vu qu'on a la chance d'avoir une roue de secours ce qui n'est pas toujours le cas, la mode étant au kit de gonflage). Pourquoi vider un coffre parfaitement bien rangé et bourré à craquer ? Mais parce que c'est sous le tapis de sol que se trouve l'accès au boulon de déblocage de la roue de secours ainsi que le cric et tous ses accessoires bien sûr. La roue était sortie, le cric prêt à être mis en place, il ne restait qu'à débloquer les écrous du pneu fautif.

Chéri, t'aurais pas vu la clé du boulon de sécurité des enjoliveurs ?

Hein, la clé de quoi ?

Du boulon de sécurité des enjoliveurs. Le truc censé empêché qu'on te pique ta roue.

(Soyez indulgent avec Chéri, il n'a jamais eu besoin de changer une roue ce qui n'est pas mon cas puisque j'ai l'immense plaisir d'enregistrer 4 crevaisons à mon actif).

Bon, vous le sentez venir le truc drôle là ? Eh oui, lors de la dernière révision, le garagiste a dû nous changer un train de pneu pour passer le contrôle technique. Et apparemment, il a légèrement oublié de nous rendre la clé en question. Résultat, impossible d'enlever l'enjoliveur donc d'avoir accès aux boulons de la roue donc de la changer ! Autant vous dire qu'à ce stade, on commençait à être quelque peu énervé et les monstros aussi, les pauvres, cloîtrés dans la voiture qu'ils étaient. C'est là qu'un miracle s'est produit. Perdu au milieu de la notice de la voiture est apparu une vieille pochette contenant des constats d'accident et dessus, le n° de Mondial Assistance. Mais pourquoi j'avais ce truc là moi. En y regardant de trèèèès près, j'ai fini par trouver que notre assureur soustraitait les dépannages auprès de Mondial Assistance que je me suis empressée d'appeler (en maudissant le fait que cette info essentielle n'apparaisse nulle part sur les papiers d'assurance en eux-mêmes).

Mondial assistance, j'écoute

Oui, euh, j'ai un contrat chez "T'es dans la mouise nous appelle pas Assurance" et on a crevé sur l'autoroute. Je fais quoi ?

Pas de problème. Soit vous êtes à une borne et vous appelez, soit vous faîtes le 17 et la police vous passera le dépanneur de garde.

Ok.

Il sera là en moins de 30 mn et dès qu'il vous aura remorqué à son garage, vous nous appelez pour qu'on voit avec lui pour les réparations.

D'accord.

J'ai donc appelé. Et le dieu des garagistes a décidé d'être clément avec nous. Le dépanneur était là en 28 mn, il nous a réparé le pneu directement sur place et Mondial assistance a vu directement avec lui par téléphone pour le règlement de sa facture. 20 mn plus tard, on reprenait la route avec un pneu comme neuf ce qui nous a permis d'arriver finalement chez Inferno Gran Mom avec seulement 2h de retard sur l'horaire prévu. Comme quoi, faut jamais désespérer dans la vie.

Posté par reyhaziel à 22:43 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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