lundi 31 octobre 2016

Les monstros y vont au flan

Depuis quelques temps déjà, mes 2 monstros ont commencé à acquérir chacun une personnalité bien distincte. Bon, ok, ça fait un sacré bout de temps qu'ils ont une personnalité distincte mais il n'empêche que, pour bien des choses, ces messieurs copiaient l'un sur l'autre (et généralement pas en bien). Mais parmi cette affirmation de soi qu'ils ont développé, l'une commence à s'affirmer pleinement : le palais. Autrement dit, leur goût en matière de bouffe !

Certes, comme tous les enfants, ils partagent certaines caractéristiques : le riz c'est bien, les légumes c'est beurk ! Mais d'autres goûts sont nettement plus étonnants. Ainsi, pendant trèèèès longtemps, Gargamel n'a pas supporté de manger de pâtes. Fort heureusement, cette période est finie et les pâtes font à présent partie de ses "légumes" favoris. Azraël lui, ne supporte toujours pas les pommes de terre en dehors des gnocchis (fait maison de préférence) et des pommes allumettes (tout autre type de frites est à proscrire). Azraël, lui, aime les fruits sous toutes leurs formes (crues, en compote, en tarte, en purée, confiture, gélifié etc ...), Gargamel ne les aime qu'en compote et même, pour être précise, il n'aime rien de cru. Azraël est fan de glace et de bonbons mais ne coure pas après le chocolat. Gargamel n'aime ni glace ni bonbon mais adore le chocolat au lait en tablette. Attention hein, uniquement en tablette, le chocolat. Sous n'importe quelle autre forme, c'est pas du chocolat pour lui (eh oui, caractéristique TED oblige, on fait pas pire dans le psychorigide).

Et pour ce qui est des gâteaux, c'est encore pire. Il est donc extrêmement rare de trouver un gâteau qui leur plaise à tous les 2, en dehors des quatre-quart. Bon, faut être honnête, celui qui pose le plus de problème de ce point de vue, c'est quand même Gargamel (Azraël est nettement moins difficile dès qu'il s'agit de manger du gras et du sucré) alors quand on a la chance de tomber sur un truc qu'ils aiment tous les 2, on fait vite une marque sur son livre de cuisine pour retrouver facilement la recette. Et ma fois, c'est le cas du flan parisien. Vous savez, ce bon gros flan bien épais avec une bonne pâte feuilletée (ou sablée) qu'on peut trouver à la boulangerie. Eh bien c'est un des premiers gâteaux qui n'ai pas l'air d'un cake ou d'une galette des rois que Gargamel a accepté de manger. Et en plus, ce qui ne gâte rien, c'est ultra simple à faire.

thumb_IMG_4425_1024

thumb_IMG_4426_1024

 

Oui oui, je sais, on dirait une niflette géante.

Alors par contre, ami(e) lecteur(trice), si tu es au régime basse calorie, sans cholestérol ou IG bas, arrêtes toi là. Car sache que tu frises l'explosion de pèse-personne et l'infactus à la simple lecture de la liste des ingrédients (et à sa rédaction, je vous raconte pas les dégâts). Car pour faire un bon flan parisien, pas de secret, il faut du sucre (beaucoup) et du gras (énormément). Et on obtient alors un flan onctueux et crémeux qui se tient parfaitement et au bon goût de vanille et d'oeuf.

thumb_IMG_4427_1024

thumb_IMG_4430_1024

Le Flan parisien (pour un cercle de 16 cm soit 6 personnes : oui, ça a l'air petit mais le flan, c'est bourratif)

  • une pâte feuilletée ou sablée
  • 3 oeufs (moyen soit environ 50g pièce)
  • 150 g de sucre en poudre (oui quand même hein !)
  • 60 g de Maïzena (pas besoin de plus, après ça devient pâteux)
  • 150 g de crème liquide ENTIÈRE (j'insiste, il faut du gras, beaucoup de gras, pour l'onctuosité)
  • 600 g de lait ENTIER (et oui, lui aussi)
  • 1 CS d'extrait de vanille liquide naturelle ou les graines d'une belle gousse.

Bon alors un flan parisien, ce n'est jamais qu'une crème pâtissière géante étalée sur un fond de tarte. Et pour réaliser ce fond de tarte, l'idéal, c'est le cercle. Pourquoi donc ? Parce qu'il permet le démoulage rapide du flan après cuisson et un refroidissement immédiat sur une grille. On évite ainsi que la pâte ne se détrempe. Dans le cas d'un moule à manqué (autre possibilité de moule), il faudra attendre le refroidissement avant de pouvoir démouler car la crème se sera pas assez prise à la sortie du four et vous risquez fort de tout casser en démoulant à chaud.

On fonce donc un cercle de 16 cm de diamètre et 5 cm de hauteur avec sa pâte qu'on fait bien monter jusqu'en haut du cercle. Le cercle est bien entendu posé sur une feuille de papier sulfurisé. Et on place le tout au congélateur le temps de préparer la suite. Le but est ici de pouvoir verser la crème pâtissière sans avoir besoin de la laisser refroidir. Mettre le four à préchauffer à 180°C en chaleur tournante.

Vu les quantités importantes de crème à préparer, on va prévoir des tailles de casserole et de saladier en conséquence : on prévoit donc GRAND ! Dans le saladier, on met les oeufs et 75g de sucre et on mélange à la cuillère magique ou au fouet. Inutile de faire blanchir, on veut juste un mélange bien homogène. On ajoute la vanille et on mélange, puis on rajoute la maïzena et on mélange à nouveau jusqu'à obtention d'une pâte lisse et sans grumeaux. Enfin, on ajoute la crème liquide et on mélange à nouveau.

Dans une casserole, on met les 600g de lait et le reste du sucre (75g donc) et on porte à ébullition. Quand c'est chaud, on verse doucement sur le mélange oeuf sucre maïzena crème sans cesser de remuer au fouet ou à la cuillère magique. On remet le mélange dans la casserole en le filtrant puis on fait chauffer sans jamais cesser de remuer à la cuillère magique sur feu assez fort (6-7 sur une plaque montant à 12) jusqu'à épaississement de la crème. On doit obtenir une crème assez épaisse et onctueuse.

On sort alors le fond de tarte du congélateur que l'on place sur une plaque à pâtisserie et on verse la crème pâtissière encore chaude dessus. On enfourne sur le second gradin en partant du bas pour 50 mn environ, cela dépend du four. Je vous conseille de contrôler la cuisson après 40 mn. Le flan est cuit quand il est bien doré partout ainsi que la pâte feuilletée apparente. La crème va gonfler à la cuisson, c'est normal. Elle dégonflera au refroidissement. De la même façon, elle peut sembler assez liquide alors que tout est bien doré. Inutile de prolonger la cuisson pour autant, elle prendra la consistance voulue en refroidissant. Si vous avez utilisé un cercle, vous pouvez facilement démouler immédiatement et placer à refroidir sur une grille. Sinon, il faudra attendre le refroidissement.

Laissez refroidir à température ambiante puis placez le flan au réfrigérateur pendant quelques heures. Il ne vous restera plus qu'à vous régaler une fois le flan bien frais.

Posté par reyhaziel à 22:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


vendredi 28 octobre 2016

Allo Docteur ?

Avec le mauvais temps qui fait son retour, les rhumes, rhyno, laryngo et tous les trucs en "O" qui reviennent en force, je me voyais déjà passer mon temps au téléphone pour dégoter rendez-vous sur rendez-vous chez le médecin (de préférence en urgence un vendredi soir veille de week-end de Toussaint). Sauf que passer mon temps chez le médecin ne me tentant pas trop, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes (ou plutôt Milady par ses canettes en fait) et d'avoir un docteur à demeure.

J'ai donc usé de toute mon influence à la faculté de médecine La Puce (mondialement reconnue pour son haut niveau d'excellence) pour que Sir Azraël soit rapidement diplômé et soit également promu médecin chef de l'Inferno Hospital, oui messieurs dames. Bien sûr, il ne le sait pas encore vu qu'il n'obtiendra son diplôme que le 24 décembre minuit (ou plus vraisemblable le 25 matin). D'ailleurs, il ne sera pas le seul diplômé car, dans mon infinie sagesse, j'ai décidé de faire profiter une copine de l'aubaine. Sa petite dernière deviendra donc à la même date une éminente consoeur d'Azraël.

Comme tout docteur qui se respecte, nos jeunes diplômés auront besoin d'une sacoche pour transporter tout leur matériel, sacoche généreusement fournie par la faculté de médecine La Puce. Afin de garantir la solidité de la dite sacoche, celles-ci sont bien évidemment réalisées entièrement à la main dans le cuir le plus fin. Hein ? Comment ça vous n'en croyez pas un mot et elles sont made in Taiwan ! Meuh pas du tout. Bon, j'admets que, vu la crise, pour réaliser des économies, la faculté a fait l'impasse sur le cuir fin et le fait main mais elles sont tout de même de fabrication villebonnaise, cousue à la machine (et avec amour si si) en simili cuir et tissu d'ameublement. Et elles font juste la taille qu'il faut pour tout ranger dedans.

IMG_0086

IMG_0073IMG_0087

Et justement, niveau matériel, de quoi donc peut bien avoir besoin tout bon docteur ? Là aussi, la faculté de médecine La Puce a veillé au grain. Les sacoches seront donc fournies bien garnies à nos jeunes diplômés, et pas avec n'importe quoi je vous prie !

IMG_0056

La version 1

IMG_0063

La version 2

Un vrai stéthoscope (dégoté pour 3 francs 6 sous sur amazon, un grand merci à Cousu Dodu pour le tuyau), un machin dont j'ai oublié le nom pour regarder dans les oreilles (que j'ai bricolé pour éviter tout risque qu'il rentre dans les oreilles on est jamais trop prudent) avec une petite loupe et une vraie lumière qui s'allume qu'on voit super bien dans les narines qu'il a dit Azraël (damned, il m'est tombé dessus pendant le bricolage et j'ai pas pu l'empêcher d'essayer), des bandages en tissu qu'on peut attacher pour de vrai, des pansements en tissu et en feutrine avec leur pochette de rangement, des compresses, des médicaments (100% sucre et chocolat), un abaisse langue, une bouteille pour le sirop ...

IMG_0059IMG_0069

Le stéthoscope et le truc pour les oreilles

IMG_0065

Les médicaments 100% chocolat

IMG_0066IMG_0068

Pansements en feutrine

IMG_0076IMG_0077

Pochette de rangement avec les pansements en feutrine d'un côté et ceux en tissu de l'autre

IMG_0075

Et les compresses au milieu

IMG_0085

Dans un moment de folie, la faculté a même décidé de fournir un thermomètre dernier cri. Entièrement en feutrine pour le confort du patient (ben oui, le métal et le plastique, c'est froid, rien ne vaut le feutre bien chaud) et où le liquide rouge (eau du robinet additionné de colorant alimentaire) bouge vraiment pour indiquer la température atteinte par le patient, la preuve en image ! Il suffit de presser sur le petit réservoir planqué dans la base du thermomètre.

Mais si, si vous faîtes bien attention, vous verrez que je suis en train de presser sur la base et que le liquide monte.

Oui, je sais, on se demande parfois ce qui peut bien me passer par la tête pour bricoler des machins pareils mais c'est pas moi, c'est Bricolus qui a encore sévi. Le pauvre avait l'impression de ne pas participer suffisamment aux cadeaux de Noël. C'est que ce sont des petites choses fragiles ces démons parfois !

Et la tenue de docteur alors ? Où est-elle me direz-vous ? Ben elle est pas encore finie pour cause de nez qui coule. Eh oui, pour je ne sais quelle raison, il est fort difficile de coudre quand on doit se précipiter sur sa boîte de mouchoirs toutes les 30 secondes. Mais ce n'est que partie remise. Et Couturus ayant plusieurs semaines de frustration a compensé, nul doute que cela ne va pas traîner !

Posté par reyhaziel à 23:51 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 25 octobre 2016

La Puce apprend des trucs !

Il y a quelque temps, j'ai réalisé un pain 100% farine de sarrasin. Enfin un pain ! Un truc plutôt. Immonde ! Mais comme j'aime pas gâcher, j'ai contraint sous la menace Inferno Gran Mom à le manger avec moi vu qu'elle était de passage à la maison (Pitié mamie, reveneeeeez : ça, c'est le cri du coeur de Chéri qui ne s'est pas encore mis de son départ et qui a peur que le pain l'ait fait fuir définitivement). Mais pourquoi diable ai-je bien pu vouloir faire un pain 100% sarrasin vous demandez-vous ? Ben parce que le sarrasin a un IG de 40 voyons ! Et là, vous êtes complètement paumés, vous connaissez pas les IG. Pas de panique et remontons quelques 6 mois en arrière.

Il y a 6 mois, comme tous les ans vu que j'ai un métier à risques ... Mais si M'sieur Madame, enseignant chercheur est un métier à hauts risques. Vous avez déjà essayé d'affronter une armée de petits nétudiants gonflés à bloc et bourrés de questions plus ardues les unes que les autres vous ! Et encore, je me plains pas. C'est rien à côté des instits qui doivent affronter jour après jour des milliards de petites mains collantes et de nez qui coulent (et re si, à la fin d'une journée, les mains et les nez se comptent en milliard). Donc, comme je disais, vu mon métier à risques, tous les ans, j'ai droit à une visite médicale chez le médecin de prévention car il paraîtrait qu'en plus des noeuds à mon pauvre cerveau générés par les horribles questions de mes petits nétudiants, je doive affronter des faisceaux laser (que Yann Solo et Luke Skywalker n'ont qu'à bien se tenir) susceptibles incidemment de faire des petits trous dans mes adorables mirettes et qu'il faille contrôler ma rétine régulièrement vu que la force ne peut pas toujours être avec moi.

Alors je vous rassure tout de suite, mis à part une hypermétropie et une presbytie galopantes, mes yeux se portent à merveille ce qui ne serait apparemment pas le cas de ma silhouette de rêve. Ben quoi ? Qui a osé dire que j'avais pas une silhouette de rêve ? Qu'il se dénonce immédiatement ! C'est totalement faux en plus. A l'époque des hommes des cavernes, mes formes plantureuses correspondaient parfaitement aux canons de beauté. Farpaitement madame ! Bizarrement, face à cet argument pourtant indiscutable, le médecin du travail n'a pas paru convaincu, pas plus que mon médecin de famille d'ailleurs. Tous deux m'ont donc conseillé de perdre un peu (beaucoup) de poids pour soulager mes problèmes de dos et préservez mes artères. Je me suis donc empressée de promettre d'être sage (non je suis pas en train de croiser les doigts derrière mon dos) et d'arrêter mes hold-up chez les chocolatiers du quartier.

Attention toutefois, hors de question pour moi de viser la silhouette de rêve de la femme moderne (une grande tige filiforme si on en croit certains magazines de mode). Mon unique objectif était d'arriver à monter des escaliers sans finir étendue par terre à chercher mon souffle (facile, j'y arrive déjà) et rattraper les monstros à la course (vu que ça court vachement vite un monstros en baskets). Sur ce coup, ça va être plus coton vu mes talons de 6 à 10 cm. Et comme il est hors de question que je troque mes super chaussures trop classes pour des baskets, j'envisage sérieusement de les équiper en escarpins (ça rigolera moins mes lascars !).

Bref, comme chacun sait, pour perdre du poids quand on a un métabolisme qui vous fait grossir à la simple vue d'un éclair au chocolat, pas de mystère : soit on fait un régime, soit on mange équilibrer et on fait du sport. Or il se trouve que ma devise, c'est que le sport NUIT gravement à la santé, mes 5 collègues qui ont repris le sport me l'ont tous largement prouvé avec dans l'ordre chronologique entorse, poignet cassé, épaule déboîtée, côtes fêlées et lumbago. Franchement, ça donne pas envie ! Restait donc le régime sauf que niveau régime, j'ai déjà beaucoup donné et ce, depuis des années. Et là, j'étais vraiment pas motivée pour m'affamer, me frustrer, me torturer le cerveau pour trouver quoi manger et me désespérer devant des résultats quasi inexistants (surtout face aux efforts fournis). Et puis le mois dernier, une collègue m'a parlé du régime à Index Glycémique bas (les fameux IG), un truc inventé par M. Montignac et repris par d'autres depuis. Là, vous allez me dire que c'est comme tous les nouveaux régimes qui sortent, on vous promet la lune genre 15 kilos perdus en un mois sans effort et puis en fait rien ! Sauf que cette méthode existe depuis longtemps, qu'elle s'est progressivement adaptée aux nouvelles découverte en nutrition (initialement, ça ressemblait fort à un régime dissocié, aujourd'hui ce n'est plus le cas), qu'on vous prévient d'office que ça marche mieux pour les messieurs que les dames et que vous en avez pour 6 mois minimum pour une petite dizaine de kilos en changeant radicalement votre régime alimentaire. Pas très encourageant au premier abord ? Certes mais quand on regarde de plus près, on constate que le régime IG bas est un régime très équilibré où on mange de tout (ou presque) en grande quantité (avec Inferno Gran Mom que j'ai mise d'office au régime, on avait du mal à finir nos assiettes certains jours) et avec peu de frustration pour les gourmands car plein de bons petits plats sont possibles y compris de la pâte à tartiner choco noisette ou de la mousse au chocolat. J'ai même découvert plusieurs blogs spécialisés dans les desserts à IG bas avec des entremets qui ont l'air de n'avoir rien à envier à ceux que j'ai réalisé jusqu'à maintenant.

Bon, ok la Puce mais c'est quoi exactement le régime IG bas ? Si vous en voulez toutes les subtilités, je vous conseille d'aller faire un tour ici ou où c'est plutôt bien expliqué (et où on trouve plein de recettes de supers desserts qui donnent envie). Mais en gros, l'idée c'est que les aliments se caractérisent par leur index glycémique, c'est-à-dire la capacité qu'ils ont à faire augmenter notre glycémie (ou taux de sucre dans le sang). Plus l'IG est élevé, plus la glycémie augmente. Cette augmentation provoque la sécrétion d'insuline dont la fonction est de faire baisser le taux de sucre dans le sang en le stockant sous forme de graisse. Conclusion, si vous mangez uniquement des aliments à bas IG, vous ne sécrétez pas d'insuline, vous ne stockez donc pas, voir, vous déstockez. D'ailleurs, ce régime est bien connu des diabétiques (diabète gras surtout) qui l'utilisent non pour maigrir mais pour réguler leur glycémie.

Alors en toute honnêteté, ce régime, jamais je ne l'aurais tenté en temps normal. Pourquoi ça ? D'abord parce qu'il réclame un investissement non négligeable en temps pour maîtriser le concept d'IG et pour préparer ses repas. Car comme on vous le répète inlassablement, il est INTERDIT de sauter un seul repas pour que cela fonctionne. Car sauter un repas provoque un déséquilibre de l'organisme qui se met immédiatement à stocker 2 fois plus au repas suivant. Ensuite parce que je n'ai pas le temps de penser à planifier des repas sur une semaine pour respecter un régime. Et enfin parce que pour avoir accès à tous les secrets de la méthode, il faut lire des bouquins et que j'ai autre chose à faire. Alors comment ça se fait que je m'y sois mise ? Simplement parce que Montignac propose un "coaching en ligne" sur internet (un bien grand mot très à la mode et surtout à viser marketing mais qui correspond exactement au coup de pouce qu'il me fallait pour m'y mettre) et que je suis tombé sur une super promotion qui rendait mon inscription quasi gratuite. Oui parce que c'est payant, faut pas rêver non plus. Résultat : la quasi totalité des infos utiles pour maîtriser la méthode IG bas est fournie dans des fiches pratiques plutôt bien faîtes, toutes une série de recettes compatibles avec le régime est fournie également et surtout on me donne gentillement tous mes menus semaine après semaine avec la liste des courses à faire qui va avec et j'ai plus qu'à suivre les instructions ! Pour moi, c'est le bonheur !

Et cerise sur le gâteau, jusqu'à maintenant, ça fonctionne : moins 3,8kg en 3,5 semaines pour ceux que ça intéresse et un bon nombre de centimètres en moins aux endroits stratégiques (oui, j'ai presque pas perdu en tour de poitrine pour le plus grand bonheur de Chéri, l'essentiel de la perte se concentrant sur ma brioche pour mon plus grand bonheur à moi !)

Alors attention hein, comme on lit souvent sur la blogosphère, j'ai pas de parts chez Montignac (qui a un marketing assez agressif d'ailleurs), on peut très bien se passer de leur coaching en ligne et on trouve plein de bouquins et d'infos sur le sujet sur le net. Ce n'est certainement pas un régime miracle, il demande des efforts et de l'investissement (en temps surtout) et il ne réussit pas à tout le monde. Mais on trouve une communauté sur ce sujet assez active ce qui permet d'échanger quand on se pose des questions. Et vu qu'il fonctionne très bien pour moi, j'ai eu envie de faire partager cette découverte au cas où cela intéresserait quelqu'un.

Pour l'instant, à part le pain intégral, je n'ai pas encore réalisé de recettes à IG bas que j'ai envie de partager (sauf peut-être les poires pochées au chocolat) mais je pense que j'en publierai quand même quelques unes au fil du temps. Et comme la méthode nous apprend également à gérer les écarts, il est certain que Pâtissus va continuer à sévir à la maison pendant encore un moment.

Ce qui nous ramène à notre fameux pain 100% sarrasin du début. Inferno Gran Mom, c'est bon, tu peux revenir. J'ai tout compris ! En fait, il y a farine et farine. Car bêtement, je pensais qu'à partir du moment où on avait de la farine, on pouvait faire du pain. Eh bien non ! Comme quoi, n'est pas boulanger qui veut. Certaines farines étant totalement dépourvues de gluten (le truc qui permet à la levure de boulangerie de faire lever la pâte à pain), la pâte ne peut pas lever. On se retrouve donc à manger un bloc de sciure ! Et devinez quoi à propos du sarrasin .... Bingo, c'est une farine sans gluten. Forte de cette information, j'ai repris ma recette avec de la farine de blé intégrale (à ne pas confondre avec la complète qui n'est pas bonne pour le régime IG) T150. Et là, miracle, j'ai obtenu un joli pain. La preuve.

IMG_0050

IMG_0055

IMG_0053

Dans celui-ci, j'ai ajouté des noix (IG 15). C'est sympa et ça l'ait l'IG global du pain à 45. Et avec de la pâte à tartiner choco noisette dessus le matin au petit déj, c'est génial.

Pain à la farine intégrale T150 (IG 45) (réalisable avec n'importe quel autre farine convenant à la panification)

  • 300 gr de farine intégrale T150
  • 225 gr d'eau non chlorée, tempérée (hydratation de 75%)
  • 8 gr de levure sèche
  • 6 gr de sel
  • facultatif : 9 gr de levain déshydraté (d'épautre pour moi mais un autre convient aussi)
  • facultatif : garniture au choix comme noix, figues séchées, abricot sec etc ... Selon la garniture, l'IG pourra éventuellement augmenter.

Le levain n'est pas obligatoire ici mais outre le fait qu'il aide à la levée (et réduit donc le temps de réalisation), il donne un petit goût et un parfum sympa au pain.

Mettre l'eau à tiédir puis y verser la levure. Réservez pendant 5-10 mn le temps que la levure se réhydrate. Bien délayer et y ajouter le levain si vous avez décidez de l'utiliser. Dans un saladier, mettre la farine et le sel et bien mélanger. Ajouter le mélange eau levure levain et commencez à pétrir jusqu'à ce que vous puissiez former une boule. Videz alors le saladier sur le plan de travail et continuer le pétrissage pendant 10 mn.

Replacer la boule de pâte dans le saladier, couvrer avec un torchon humide et placer dans votre four en mode étuve (40-50°C) pour la première levée. Normalement au bout de 1h30-2h (ça dépend de la température et de la farine), la boule a doublé de volume.

Mettre la pâte sur le plan de travail pour un nouveau pétrissage (2-3 mn) histoire de bien chasser l'air. Si vous avez choisi d'ajouter une garniture, c'est au moment de ce pétrissage que vous l'ajoutez. Elle sera ainsi bien répartie dans la pâte. Graissez un moule à cake rectangulaire. Avec la boule, façonner un boudin de la taille du moule et mettre le à l'intérieur. Bien farinez la surface et pratiquer 3 incisions. Remettre le torchon humide sur le moule et placer dans le four mode étuve pour la seconde pousse. Après 45mn-1h, contrôler que le pâte ne touche pas le torchon. Si la pâte touche le torchon, enlevez ce dernier et finissez la levée sans couvrir. Après 1h30 environ (ça peut être plus long selon la température et la farine), le pain a bien gonflé.

On le sort du four. On installe une lèche frite le plus bas possible dans le four, on met un grille sur le gradin juste au dessus et on préchauffe le four à 240°C. Quand le four est chaud, on enfourne le pain, on verse un verre d'eau dans la lèche frite et on ferme immédiatement le four. Le but du verre d'eau est de faire de la vapeur ce qui permet d'obtenir une belle croûte fine et dorée sur le pain. On fait cuire 35-45 mn environ. Quand il est cuit, on sort le pain du four et on le met à refroidir sur une grille.

Ce pain se conserve très bien dans un sac hermétique pendant plusieurs jours voir une semaine entière.

Posté par reyhaziel à 23:39 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 22 octobre 2016

La Puce n'a rien à faire

Eh oui, ces derniers jours, j'ai été totalement désoeuvrée, sans rien à faire d'autre que glandouiller sur mon canapé, surfer sur le net, rêver devant Pinterest et blogger à donf ! Hein ? Comment ça vous n'en croyez pas un mot ? J'ai rien posté depuis une semaine moi ? Allons, bavarde comme je suis, c'est tout bonnement impossible.

Ah ben si tiens, c'est possible. Bon ok, j'avoue. En vrai, j'ai été débordée vu qu'Agendus Démonicus continue obstinément à sévir. Il est même devenu totalement hors de contrôle, au point de me suivre jusqu'au bureau et de squatter chez mes collègues. La preuve, sous son influence pernicieuse, Hiro a décalé les horaires de tous les cours de mécanique quantique de sorte à ce qu'ils se finissent 30 mn après l'heure à laquelle je dois impérativement être à l'école des monstros. Je vous raconte pas la panique pour rectifier tout ça. Et s'il n'y avait que ça, mais Agendus s'amuse à mettre le bazar jusque dans les emplois du temps de mes collègues du labo voisin avec lequel on organise conjointement certains cours.

Histoire de corser un peu les choses (ben oui, sinon c'est pas drôle), Enquiquinus Majorus a décidé de se mettre aussi de la partie. Et quand un démon majeur s'y met, ça fait mal ! La machine à café est donc tombée en panne pour la nième fois ce mois-ci, j'ai passé une semaine avec 17,5°C dans le bureau, ce que se révèle très frisquet quand on est assise toute la journée et, coup de grâce, vendredi matin, l'eau a été coupée dans la quasi totalité des bâtiments avec annonce qu'elle ne serait remise que le lundi suivant. C'est quoi le problème exactement avec une coupure d'eau vu qu'il n'y a de toute façon pas de café ni de chauffage ? Ben c'est que si j'arrive à me passer de café (même si je deviens fort grognon alors) et de chauffage (j'ai toujours un châle en stock au bureau), j'ai beaucoup plus de mal à me passer pour une journée entière de ... toilettes ! Vous y arrivez vous ?

Et encore, là, je ne vous parle que du boulot. Mais ce n'était guère mieux à la maison, Inferno Gran Mom qui passait quelques jours avec nous peut en témoigner. Bref, autant dire que depuis une semaine, pas moyen de blogguer, de coudre, de fimoter, de pâtisser. C'est à peine si j'ai pu tricoter. Et ça fait un petit moment que ça dure cette histoire en plus. Songez donc, moi qui d'habitude arrive à finir une robe en 10 jours maxi, ça fait presque un mois que je suis scotchée sur le même projet, une superbe robe Vogue, que je viens seulement de finir. Et ce délai n'a pas été sans conséquence.

Ce patron, c'est le Vogue 9076 et c'était la première fois que je cousais un truc de cette marque.

pdtimg_2871428b

Pour l'occasion, j'ai sorti un peu de tissu à sweat noir et surtout un de mes précieux coupons de jersey viscose Liberty. Ce type de jersey est nettement plus fin que le jersey de coton. Il est aussi beaucoup plus mou et sa fluidité se rapproche vraiment d'une viscose classique. Mais il est nettement plus lourd ce qui lui donne un tombé parfait. Alors, que peut-on dire de ce patron ? D'abord, niveau schémas techniques, s'ils ne sont pas toujours assez clairs à mon goût, ils sont nombreux et c'est tant mieux parce que les instructions sont intégralement en anglais. Et voyez-vous, sous l'effet d'un très très léger stress, il semblerait que j'ai complètement oublié comment on parle anglais (ou alors, c'est que c'était du chinois parce que j'y comprenais encore moins de trucs qu'aux explications Burda ce qui n'est pas peu dire).

Question difficulté technique, il n'est peut-être pas à la portée d'une débutante mais il n'est pas si compliqué que ça non plus. En fait, c'est surtout un modèle long à coudre en raison du nombre conséquent de pièces (26 au total en comptant les parties doublées). Mais avec de la patience, on y arrive.

Et dis la Puce, est-ce qu'ils taillent bien les patrons Vogue, toi qui te plains souvent des Burda ? Excellente question que celle-ci. Sauf que j'en sais rien. Ok, là, j'en vois qui comprennent pas comment je peux ignorer si les patrons taillent bien ou non. A priori, si j'en crois le fait que la robe finie allait parfaitement à Madonna (et qu'elle semblait aussi m'aller aux essayages intermédiaires), je dirais oui.

IMG_0027IMG_0026IMG_0025

Le fameux tryptique

IMG_0031IMG_0032

Gros plan sur l'encolure et le tissu, histoire qu'on voit bien le motif plume de paon rouge orangé

IMG_0035

Et les maintenant classiques boutons en FIMO créés spécialement pour être assortis au motif du tissu. Bon, c'est un peu raté mais j'aime bien quand même. C'est le principal non !

Seulement voilà, quand je l'ai passé une fois achevée, horreur ! Je flottais littéralement dedans. Incompréhension totale ! Mais qu'est-ce qui s'était donc passé ? C'est là que le délai d'exécution entre en jeu. Car entre le moment où j'ai commencé cette robe et celui où je l'ai fini, j'ai perdu environ 1 cm de tour de poitrine, 2 cm de tour de hanche et surtout 5 cm de tour de taille. Du coup, elle se révèle d'un confort incomparable. Je peux me goinfrer tranquille, aucun risque de se sentir engoncée dedans au niveau du bidon. Mais en contre partie, elle a quelque peu perdu en seyant. Enfin, je l'aime bien quand même et cela ne m'empêchera pas de la porter mais pour une prochaine version, je viserai quand même la taille en dessous.

IMG_0040

IMG_0041IMG_0039

 

Posté par reyhaziel à 15:34 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :

dimanche 16 octobre 2016

Gargamel a de l'ambition !

Tous les parents de jeunes enfants doivent connaître l'étrange phénomène qui voit le rayon Disney de leur vidéothèque augmenté de manière exponentielle dans les premières années de leur adorable progéniture. Et comme il en sort des nouveaux régulièrement, ce phénomène ne montre généralement aucun signe de fatigue au cours du temps.

Jusqu'au jour où, à la Xième diffusion de Dumbo, vous craquez. Il est temps de passer aux films, aux vrais ! Oui mais lesquels ? C'est là que la Puce a eu une illumination, un éclair de génie, l'idée du siècle, que dis-je, du millénaire. Puisqu'Azraël aime tant que cela les fées, les sorcières et sorciers bref, la magie en général, ce serait Harry Potter. Alors bon, Azraël n'ayant que 6 ans et Gargamel étant un grand sensible, on s'est quand même limité aux 2 premiers opus. Oui parce que je doute qu'ils soient déjà prêts à affronter le Sinistros ou les détraqueurs. Déjà qu'il nous faut affronter le monstre des toilettes en ce moment, on va pas en rajouter non plus.

Verdict des courses après visionnage par des monstros totalement lobotomisés : Harry Potter, c'est trop cooooool ! Du coup, maintenant, le moindre bâton se transforme en baguette et les formules magiques résonnent dans toute la maison.

Maman maman !

Oui Azraël ?

Dis que tes lunettes elles sont cassées !

Euuuh ... oulàlà, quel malheur ! Mes lunettes elles sont cassées !

C'est rien maman. Regardes, j'ai de la magique. Oculus Reparo !

Aaaah, merci Azraël.

Mamaaaaaan !

Oui Gargamel ?

Vingardium Leviiioosa !

(avec le doigt qui s'agite comme une petite baguette magique)

Oooh, c'est bien. Bravo !

1, 2, 3, Verraverto !

Super !

Après avoir réussi à échapper à une transformation en verre à pied, je suis allée tranquillement me réfugier dans ma cuisine préparer le dîner quand j'ai vu qu'un coup les monstros déboulés.

Maman, maman, demande-moi qui je suis.

T'es qui ?

Je suis Harry Potter !

(annoncé avec un grand sourire et en dégageant la frange du front pour bien montrer le superbe éclair noir dessiné dessus).

Non, c'est moi Harry Potter.

(claironné par un Gargamel arborant le même éclair.)

Oh mais j'en ai de la chance, j'ai 2 Harry Potter à la maison.

Demain Gargamel va à Serpentard !

Mais non, c'est Griffondor ! Harry Potter y va à Griffondor.

NOOOON ! Pas Griffondor ! Demain Gargamel va à Serpentard ! Azraël va à Griffondor !

D'accord !

Au vu des qualités requises pour entrer dans la prestigieuse maison de Serpentard et de son air hautement décidé, j'en déduis donc que Sir Gargamel est doté de qualités exceptionnelles (ça, j'en ai jamais doué), d'une intelligence sans limite (ça aussi c'eset évident) et d'une ambition sans bordes (huuum, bizarre ça, j'avais jamais remarqué). Bon, je vais quand même surveiller ça de près parce que depuis quelques jours, les 2 frangins se sont mis à parler fourche-langue et à s'envoyr des Expéliarmus à la figure. Je me demande si je ne devrais pas m'inquiéter un peu là quand même.

En même temps, avec mon petit cerveau complètement détraqué, je devrais pouvoir assumer le rôle de détraqueurs et remettre tout ce petit monde dans le droit chemin.

quand les monstros se disputent

Oh ce que j'aimerais savoir faire la même chose quand les monstros se disputent moi !

Posté par reyhaziel à 23:34 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,


mercredi 12 octobre 2016

Avant tout le monde

Aujourd'hui sort en salle "Cigognes et compagnie", le dernier dessin animé de la Warner Bros. Et bien nous (les monstros et moi quoi), nous avons eu l'immense privilège de le voir dès dimanche dernier en avant première. En règle générale, je fuis les avant premières comme la peste : une foule pas possible, des horaires pas possibles et des monstros impossibles ! Mais là, bizarrement, c'était programmé un dimanche matin à 11h15 (comme toutes les séances habituellement programmées pour les enfants au ciné de Palaiseau) et je ne regrette pas du tout d'y être allée.

Cigognes-et-compagnie-critique1

D'abord, parce qu'il n'y avait pas plus de monde ou à peine que les autres dimanches où nous avons pu y aller. Ensuite, parce qu'on est reparti avec des petits cadeaux pour les monstros et enfin parce que le film, ben il était bien !

Alors c'est quoi l'histoire ? En gros, les cigognes ont arrêté depuis longtemps de livrer des bébés : trop pénible comme métier. Alors quand l'une d'elle s'est mise en tête de garder le bébé qu'elle devait livrer, qu'une bagarre s'est déclenché, que le système permettant de savoir où livrer le bébé a été cassé et que les cigognes se sont retrouvées avec une petite fille dénommer Tulipe à élever sur les bras, elles ont décidé de se reconvertir dans la livraison de colis commandés sur internet. Seulement voilà, les années ont passé et Tulipe a grandi, se révélant un Gaston Lagaffe puissance 10, la fainéantise en moins (oui parce qu'alors elle, elle n'arrête jamais et c'est bien là le problème pour nos cigognes). Alors quand Junior la confine au tri du courrier pour limiter les dégâts croit-il (car bien sûr, ça fait bien longtemps que les cigognes ne reçoivent plus de courrier, celui-ci étant exclusivement réservé aux commandes de bébés), l'impensable se produit : une lettre arrive. La suite, vous la devinez tout de suite. Notre Tulipe remet en marche la machine à fabriquer les bébés et un bébé est fabriqué !

La suite de l'histoire raconte donc toutes les péripéties de nos 2 héros pour livrer leur précieux paquet sans qu'aucune autre cigogne ne soit mise au courant (vu que c'est devenu strictement interdit) mais pas seulement. Car voilà, en parallèle des aventures de Tulipe et Junior, nous avons celle de Denis (enfin je crois que c'est son nom mais j'ai un doute), le petit garçon qui a commandé un petit frère et donc tout déclenché.

Pour les adultes que nous sommes, cette histoire est une réflexion plutôt sympa sur l'importance de la famille, que ce soit d'en avoir une comme pour Tulipe ou simplement d'avoir des parents qui passent du temps avec vous comme pour Denis. Mais elle aborde aussi l'importance de savoir ce que l'on veut dans la vie, ce qu'on en attend et comment construire son avenir, le tout avec beaucoup d'humour.

Pour les enfants, c'est vraiment très divertissant. En tout cas, les monstros ont adoré et Azraël n'a pas cessé de poser des questions et de faire des commentaires tout au long du film ce qui prouvait d'une part son intérêt et d'autre part sa compréhension sur bien des points. Certains passages, en particulier ceux faisant intervenir la meute de loups ou la bande de pingouins, sont tout simplement hilarants.

Alors certes, vous me direz que le film est bourré d'invraisemblances mais en même temps, avec un film où les cigognes et leurs livraisons sont à l'honneur, fallait un peu s'y attendre non ? Bref, si vous avez l'occasion d'aller le voir, n'hésitez pas. Petits (dès 5 ans à mon avis peut-être même un peu avant) et grands sont assurés de passer un bon moment.

Posté par reyhaziel à 09:00 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

lundi 10 octobre 2016

C'est l'automne

Aaaahhh, l'automne ! Les jours raccourcissent, les températures baissent, les arbres changent de couleurs et perdent leurs feuilles.

Et les monstros, eux, perdent ... leurs dents ! Non parce que je ne sais pas si c'est la saison qui veut ça mais en un mois et deux monstros, on en est quand même à 7 dents en moins. Au point que je me demande si Azraël et Gargamel ne font pas un concours de tombage de dents. A ce rythme, je vais bientôt devoir me renseigner sur la possibilité d'obtenir des dentiers pour enfants. Et je vous dis pas le taf qu'elle a en ce moment la fée des dents. C'est qu'il lui en faut en plus de la ruse et du doigté pour déposer les petits cadeaux sous les oreillers pile au bon moment pour que les monstros ne la surprennent pas la main dans le sac (ou plutôt sous la taie), pas trop tôt parce que les pièces en chocolat, ça fond et que les oreillers des monstros ont du mal à tenir en place.

Eh oui, je vous rappelle qu'avec Chéri, nous avons réussi à préserver l'innocence des monstros jusqu'à présent et qu'ils croient encore à la fée des dents, au père Noël (Azraël suit d'ailleurs attentivement les pubs de jouets à la télé pour établir sa liste au père Noël qu'à fortement intérêt à gagner au loto apparemment) et au lutin du calendrier de l'Avant.

Enfin bref, c'est la chute des quenottes tout azimut, pire qu'un matelot atteint de scorbut. C'est ainsi que dimanche, vers 4h du mat

Maman ! MAMAAAAN !

Huum, oui ? Azraël ? Qu'est-ce qu'il y a ?

(d'une voix complète endormie parce que normalement, à cette heure là, ben je dors quoi)

J'ai perdu ma dent.

Ah ?

(non mais qu'est-ce qu'y m'veut ?)

Et euh ... faut la chercher dans ton lit ?

Non, je l'ai ... Dans ma main.

Ah ?

(oui, à 4h du mat, j'ai dû mal à percuter)

Et tu veux que je fasse quoi alors ?

Elle va venir la fée des dents ?

Euuuh, non, je crois pas. A cette heure là normalement, elle dort.

(et elle retournerait bien se coucher moi je vous le dis)

Mais on va mettre ta dent dans la boite demain et je suis sûre que lundi, elle sera passée.

Et on a donc mis la dite dent dans la boite à dents. Et voilà qu'en début d'après-midi le même jour, Gargamel qui s'était plaint d'avoir mal aux dents le matin me tend triomphalement une molaire ! Non décidément, c'est l'hécatombe. Heureusement que les monstros ne mangent pas de haricots verts en ce moment sinon, j'aurais pu croire à un suicide collectif ! Vous ne comprenez pas la blague ? Les dents creuses qui se pendent avec les fils de haricots ça vous dit rien ? Alors regardez cette petite vidéo, c'est vers la fin.

Posté par reyhaziel à 21:48 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 7 octobre 2016

Fonds de tiroirs

Chose promise, chose due. Voilà le grand retour de l'écharpe LOVE, tricotée cette fois dans une laine 20% ben laine quoi et 80% angora, bref, de la laine bien poilue et qui les perd, ses poils. Un bon truc à savoir est donc d'éviter de porter du noir ET une écharpe en angora (on sent le vécu non ?).

thumb_IMG_4445_1024

 

Elle a de beaux poils ma laine, elle a de beaux poils.

Eh oui, car comme je le disais dans mon post concernant l'écharpe Love en mohair, Conservatus et Tricotus se sont alliés pour m'obliger à faire une partie de mes cadeaux de Noël en tricot avec des laines rarissimes datant de l'époque mérovingienne ... Mais si, ils m'obligent ! Non mais vous croyez vraiment que je ferais autant de trucs si j'avais pas toute une bande de démons à la maison pour m'obliger à faire les choses à l'insu de mon plein gré ! C'est vrai quoi, je préférais nettement faire mon ménage, mon repassage, ma lessive et le reste !

Mais revenons plutôt à nos moutons, ou enfin à nos lapins puisque l'angora, c'est du lapin. C'est après avoir mené une expédition à hauts risques au fin fond du coffre à jouets dans la chambre de Gargamel, après avoir manié la pelle et la pioche pendant des heures pour dégager toutes les strates de détritus peluches et autres hochets de bébé pour atteindre la strate de l'ère mérovingienne que Conservatus est tombé sur un trésor rarissime : une pelote et demi de laine angora artisanale bleue en provenance directe de l'île d'Oléron. Eh oui, à l'époque mérovingienne, il y avait un élevage de lapins angora sur l'île où une gentille madame vendait sa production. Bon, si vous rêvez d'aller y acheter quelques pelotes de cette splendeur, oubliez tout de suite. Cela fait des siècles maintenant que le site est tombé dans l'oubli voir la poussière et la décrépitude. Mais ces pelotes, elles, ont survécu et sont parvenues jusqu'à notre ère. Hum, quoi, qu'est-ce que vous dîtes ? C'était quand exactement l'ère mérovingienne ? Approximativement en l'an 3 avant Gargamel sachant qu'aujourd'hui nous sommes à 3 mois de l'an 10 après Gargamel. C'est bon, vous voyez le nombre de siècles de la pelote ?

Alors une écharpe en angora mérovingien, ça ressemble à quoi ? Et bien à un nuage de douceur et de moelleux. Non vraiment, ça donne une écharpe très souple, presque mousseuse, extrêmement légère et chaude à la fois et d'une douceur, d'une douceur ... qui donne envie de se rouler dedans et pas seulement de la passer autour de son cou. En fait, sans mon problème d'allergie qui fait que si je peux en apprécier toute la douceur au niveau de mes petites mimines, elle me démange dès que j'essaie de la mettre autour de mon cou, j'avoue que j'aurais bien du mal à m'en séparer de cette écharpe.

thumb_IMG_4432_1024

thumb_IMG_4433_1024

thumb_IMG_4436_1024

 

On remarquera tout de suite que la structure en dentelle ressort bien mieux qu'avec la laine mohair.

Côté réalisation technique, rien n'a changé par rapport à sa version mohair. Même points, même facilité d'exécution des dits points. Par contre, c'est le coté réalisation pratique qui n'a rien à voir. En effet, la grosse différence entre le fil mohair et le fil angora, bien qu'ils aient tous les 2 un aspect duveteux, c'est que le mohair doit le sien aux bouclettes que font les poils de chèvres avec le fil de soie, bouclettes dans lesquelles les aiguilles viennent des perdre et se coincer ce qui rend parfois la réalisation fastidieuse. Alors que le fil angora lui est "lisse", au sens pas de bouclettes, rien dans lequel pourrait coincer les aiguilles. Du coup, le tricot monte tout seul avec une rapidité déconcertante.

thumb_IMG_4438_1024

thumb_IMG_4440_1024

thumb_IMG_4442_1024

thumb_IMG_4443_1024

thumb_IMG_4444_1024

Même les arceaux de contour au crochet vont plus vite à faire. Bref, voilà un cadeau supplémentaire de terminer ce qui porte le total à 5 sur les 19 à réaliser. Mouais, ya encore du boulot quoi !

Ah, et si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi mes mains arrivent à supporter le contact de toute matière comprenant jusqu'à 60% de laine alors que le reste de mon anatomie s'y refuse et me fournir une solution, je suis preneuse. Non parce qu'un jour, j'aimerais vraiment bien me coudre une jupe ou une robe en drap de laine qui me donne pas envie de m'arracher la peau à la fin de la journée. Les petites jupes en coton, l'hiver, c'est quand même limite parfois.

Posté par reyhaziel à 09:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 4 octobre 2016

Milady veut une nouvelle garde-robe

Un soir, j'étais tranquillement installé dans mon canapé à tricoter ma seconde écharpe Love en regardant pour la nième fois Harry Potter à l'école des sorciers, histoire de m'assurer que ce serait bien regardable par les monstros. Oui parce que Harry Potter et les reliques de la mort, je suis pas sûre sûre que ça va le faire par contre. Mais que j'en ai un peu raz le bol des Disney en boucle. Quand voilà que j'entends pleurnicher sur ma gauche.

Bon, faut savoir que, confortablement vautrée installée sur mon canapé, sur ma gauche, y a rien. Même pas Chéri. Lui, il s'installe sur ma droite. Eh oui, chez les Inferno, sur le canapé comme dans le lit, chacun sa place et on change pas je vous prie (pas psychorigide du tout à part ça). A ma gauche donc, il n'y a rien ... enfin, rien à part mon coin couture. Mais qu'est-ce qui pouvait bien faire ce bruit alors ?

C'est Milady. Elle est malheureuse !

Hein ? Non mais c'est quoi ce délire Couturus. Une machine à coudre, c'est un objet. Ca n'a pas d'état d'âme voyons !

Ah oui. Et la philosophie shinto alors, t'en fais quoi !

Oui bon d'accord. Alors c'est quoi son problème

(oui, je parle pas le MAC moi, alors Couturus doit servir de traducteur)

C'était notre second anniversaire de mariage en juin dernier et t'y a même pas pensé !

 ...

(je reste sans vois là, mais je vais me reprendre)

Et alors, elle aurait voulu quoi, une robe de mariée peut-être.

(voilà, je me suis reprise)

Ben justement !

Bon alors, je vous rassure, une fois les explications fournies par un Couturus quelque peu remonté (Couturus est toujours trèèèès susceptible dès que Milady est concernée), il s'est avéré qu'en guise de robe de mariée, c'était une jolie housse dont rêvait la demoiselle pour affronter la poussière l'hiver. Faut dire que j'ai jamais pu me résoudre à utiliser une de ces housses en plastique tellement moches qui sont fournies avec les MAC quand on les achète. Non franchement, j'aime encore mieux essuyer la poussière qui s'accumule entre 2 projets couture. Coudre une housse en tissu, l'idée était donc plutôt tentante et je l'ai tranquillement rangé dans un petit coin de mon cerveau, à la grande horreur de Couturus qui s'est immédiatement écrié qu'avec mon unique neurone déficient, la dite idée ne ressortirait plus jamais du dit cerveau.

Ah, petit démon de peu de foi (bon, en même temps, c'est un démon alors la foi hein ...). Car voilà, partie à la recherche d'une fourrure minky pour coudre un manteau pour Azraël, je suis tombée sur LE tissu idéal pour ce projet. Tellement idéal même que j'ai décidé que :

  • c'était une garde-robe complète qu'il fallait faire et pas seulement une housse
  • ce serait le cadeau de Noël idéal pour une de mes copines couturière

Alors ça se compose de quoi une garde-robe de machine à coudre. Et bien d'abord, il lui faut de splendides escarpins pour ses adorables petits pieds. Non mais c'est pas la peine de regarder votre écran avec des yeux ronds, j'ai toute ma tête. Il lui faut un tapis de MAC quoi ! Le mien comprend 2 poches où ranger tout un tas de bazar, dont la paire de ciseaux indispensable à garder à porter de main (parce que moi, je passe mon temps à me demander ce que j'ai bien pu en faire, normal, j'ai pas de tapis de MAC). Niveau dimensions, elles ont été choisies pour que le tapis ne prenne pas trop de place mais puisse être utilisé dans les 2 sens ce qui permet de faire pendouiller les poches devant soi ou sur le côté comme on veut.

thumb_IMG_4377_1024

On admire le superbe tissu parfaitement dans le thème pour la nouvelle garde-robe de Milady et sa non moins magnifique doublure

thumb_IMG_4368_1024thumb_IMG_4370_1024

Poche sur le devant

thumb_IMG_4373_1024

ou sur le coté

Pour atténuer les vibrations de la machine quand on coud, je l'ai légèrement molletonné et pour éviter qu'il ne glisse sur la table, et la machine avec, j'y ai fixé un morceau de PVC (?) qui n'est autre que de la feuille antidérapante qu'on met dans les tiroirs de cuisine. 

thumb_IMG_4378_1024

Le truc gris bizarre, c'est le fameux film anti dérapant

thumb_IMG_4379_1024

On admire aussi les magnifiques étiquettes à coudre offertes par Inferno Gran Mom pour agrémenter mes jolies créations à offrir.

Ensuite, il faut bien sûr une robe de soirée/cocktail/jour/tous les jours. Bref, une housse multifonction. Hum, oui toi là-bas au fond t'as une question ? C'est quoi une housse multifonction ? Alors c'est une housse qui recouvre complètement la machine entre 2 projets couture pour lui éviter de prendre la poussière MAIS ... que tu peux aussi utiliser pendant ton projet couture pour protéger la machine le soir sans avoir à retirer ta bobine de fil déjà installé. Oui parce que c'est vite rasoir de mettre et démettre une bobine de fil (on sent le vécu là non ?). On peut donc ouvrir partiellement la housse pour que juste la bobine passe.

thumb_IMG_4001_1024thumb_IMG_4002_1024

thumb_IMG_3998_1024

thumb_IMG_4004_1024

Et qu'on peut aussi utiliser même quand on doit débloyer la poignée de transport parce qu'on souhaite transporter la machine justement et où on peut ranger la pédale de transport, tout ça grâce à une poche et à une ouverture escamotable supplémentaire.

thumb_IMG_4012_1024thumb_IMG_4010_1024

thumb_IMG_4009_1024

Pour assurer la longévité de la housse, je ne me suis pas contentée de la coudre dans le splendide coton au motif si approprié. Je l'ai entièrement doublée dans le même tissu d'ameublement que le tapis, un tissu que j'avais initialement acheté pour faire des sacs de course en sac et dont il me reste une sacrée longueur sur les bras. Eh oui, je voulais une garde-robe parfaitement coordonnée. C'est ça la classe !

thumb_IMG_4017_1024thumb_IMG_4018_1024

thumb_IMG_4014_1024

Mes nouvelles étiquettes à marquer et mes chouettes boutons en fimo pour fermer les rabats

thumb_IMG_4015_1024

Le retour des étiquettes d'Inferno Gran Mom

Et pour compléter l'ensemble, il nous fallait quelques accessoires : un collier pour être la plus élégante, autrement dit un coussin à épingle qui s'accroche directement sur la MAC, et un bracelet. Bon ok, pour le bracelet, c'est plutôt celui qu'on va trouver au poignet de la couturière qui devrait ainsi éviter de se retrouver avec des épingles plein la bouche quand elle fait ses ajustements directement sur son mannequin de couture (ou son pauvre cobaye vivant qui n'en mène généralement pas large). Pour ce dernier, après un premier essai malheureux ayant abouti au poignardage de mon propre poignet par une épingle encore sauvage à tendance vampirique, j'ai pensé à doubler la seconde version d'un renfort en carton garantissant la sécurité du dit poignet encore mieux qu'une gousse d'ail.

thumb_IMG_4026_1024thumb_IMG_4027_1024thumb_IMG_4028_1024

thumb_IMG_4023_1024thumb_IMG_4025_1024

thumb_IMG_4021_1024

Et voilà, la garde-robe était complète. Le seul petit problème qui me reste en fait, c'est que tout ça étant pour offrir, maintenant, Couturus me fait la tête. Eh oui, Milady est très fâchée d'avoir seulement joué les mannequins et elle ne lui adresse plus la parole. Bon, vous me connaissez, je suis pour la paix des ménages alors j'ai promis d'en faire une V2 pour la demoiselle ... Dès que j'aurai le temps ... dans un siècle ou 2 quoi !

Posté par reyhaziel à 09:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 2 octobre 2016

Gargamel est héroïque

Il y a quelques semaines, alors que je surveillais tranquillement Gargamel en plein brossage de dents. Ai-je précisé un jour qu'il faut presque torturer les monstros à mort pour qu'ils daignent se brosser correctement les dents ? Non ? Et qu'il faut les menacer des pires sévices pour qu'ils aillent se brosser les dents ... mal bien sûr d'où la phase de 2 de la torture. Non plus ? Bon ben maintenant c'est fait !

Je surveillais donc le brossage comme le lait sur le feu quand tout à coup.

Aie aie aie, maman a fait mal !

(non, c'est pas moi qui ai fait mal, c'est juste que Gargamel n'arrive toujours pas à dire spontanément ÇA)

Hein, comment ça ça fait mal ? Fais voir

Non non non ! A fait mal

(affolement total de Gargamel des fois que j'ai l'idée diabolique de finir le brossage moi même)

Une fois le monstros rassuré, j'ai pu avoir accès à sa bouche que je me suis empressée examiner comme un éleveur de chevaux les dents de ses protégés. Eh oui, car dans la famille Inferno, les dents, c'est enfer ! Chéri a été traumatisé toute son enfance par un appareil dentaire, et moi, j'ai toujours eu de mauvaises dents et une peur panique du sadique en blouse verte (oui, mon dentiste a une blouse verte) et de ses engins de torture. Du coup, les rares fois où j'ai dû me faire soigner contrainte et forcée, genre t'as une rage de dents telle que t'en dors plus la nuit et le volume de ta joue cherche à concurrencer le ballon de foot des monstros, j'ai toujours été très claire avec le pauvre malheureux qui héritait de mon cas pathologique. Si tu me touches ou que tu mets quoique ce soit dans ma bouche, je te mords, rage de dents ou pas ! Pratique non ! Euh égard à cette terreur du dentiste, héritage d'une longue série de traumatismes, j'ai été particulièrement vigilante quand il a fallu faire les contrôles de routine à 6 et 9 ans des monstros, d'autant qu'avec Chéri, on souhaitait également faire procéder au comblement de silènes de Gargamel. Une opération qui consiste, pour ceux qui ne connaissent pas, a comblé avec une résine spéciale les sillons des molaires ce qui évite bon nombre de caries. Et franchement, avec le handicap de Gargamel, trouver un praticien qui convienne, c'était pas gagné mais on a eu un sacré coup de bol en tombant sur un dentiste affilié à un réseau prônant la prise en charge des handicaps mentaux dans l'accès aux soins. Et dès la première visite, tout s'est merveilleusement bien passé pour mon plus grand bonheur.

Mais revenons en à mon examen de mâchoire. Là, j'ai cru halluciner. C'était quoi ce truc ! Gargamel s'était-il transformé en alien ? Ou en vampire peut-être ? Non, pas de trace de morsure dans le cou ! C'était simplement sa canine définitive qui avait décidé de percer sa gencive par dessus sa canine de lait. Il avait donc 2 canines superposées fermement plantées dans la gencive. Tu m'étonnes que ça devait faire mal ! Affolement général et ruage sur téléphone où la gentille secrétaire du dentiste nous a rassuré. C'était pas grave, ça arrivait souvent et il fallait simplement enlever manuellement la dent de lait car il y avait peu de chance qu'elle tombe toute seule. Ok attendez un peu là. Ça voulait donc dire que Gargamel allait se faire ARRACHER une dent ! Horreur ! Ça n'allait jamais fonctionner. Il ressortirait traumatiser à mort et plus jamais jamais jamais j'arriverai à lui faire mettre les pieds chez le dentiste. Impossible ! Oui mais, il ne pouvait pas non plus rester comme ça.

Alors la mort dans l'âme, j'ai suivi un Gargamel débordant d'enthousiasme et totalement inconscient qu'il se dirigeait droit sur l'échaffaud. Je lui avais pourtant bien expliquer que, cette fois, le dentiste allait lui enlever sa dent et que ça pourrait faire un peu mal, il avait le sourire aux lèvres. Il a même expliqué au dentiste, une fois dans la salle d'attente, qu'en fait, il y avait 2 dents qui lui faisaient mal car une seconde canine était en train de pousser de travers. Ce n'est donc pas une mais DEUX dents qu'on devait lui arracher.

Alors Gargamel on y va ?

OUIIII

(avec un enthousiame délirant et le volume sonore correspondant)

Ah madame, vous allez rester ici ce sera mieux.

Euuh, oui, sans doute !

(oui, ça valait mieux, je voulais pas voir le massacre)

Et j'ai donc attendu avec angoisse d'entendre les cris d'agonie de Gargamel. Et j'ai attendu ... attendu ... attendu ... et soudain ... j'ai vu Gargamel surgir son mon nez en agitant un sachet très fier de lui avec ses 2 canines à l'intérieur. Ben ils étaient où mes cris d'agonie ? Mes larmes ? Mes lamentations ? Rien, nada, que chti, des nèfles. Sir Gargamel avait un sourire jusqu'aux oreilles et de la bave sanguinolente jusqu'au menton (oui, faut bien un petit détail gore quand même) en raison du pansement qu'il devait serrer très fort entre ses mâchoires pour arrêter le petit saignement consécutif aux extractions.

Comme quoi, on doute, on a peur mais finalement, on est souvent les seuls à avoir peur. Et si on évite de communiquer cette peur à nos enfants, tout se passe bien. En tout cas, après cet épisode, je crois que, quelque soit le bobo, j'emmènerai sereine Gargamel se faire soigner, confiante dans son héroïsme et dans le doigté de ce dentiste. Et puis, après tout, c'est pas moi qui serait dans le fauteuil non !

Posté par reyhaziel à 23:10 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :