vendredi 30 décembre 2016

Dimanche, on se prend une bûche

Eh oui, Noël oblige, la pâtisserie c'est dimanche et pas samedi cette semaine. Et bien sûr, c'est d'une bûche qu'il est question. C'est qu'on respecte les traditions chez les Infernos, enfin, celles qui nous arrangent surtout.

Pour ce dessert de Noël, j'ai longuement hésité sur ce que j'allais réaliser : un des entremets que j'avais déjà fait ou alors une canadienne, une nouvelle recette au sucre d'érable testée la semaine dernière et absolument délicieuse. Ou bien encore une bûche au citron version IG bas pour respecter mon régime ? Le choix était cornélien. Mais heureusement, une fois de plus, Maîtresse Valérie est venue à mon secours en publiant, pile le jour prévu pour faire les courses, une nouvelle recette. C'était à n'en pas douter un signe du destin et j'ai complètement craqué en regardant les photos. Songez un peu : une mousse à la crème de marron garnie d'une dacquoise aux noisettes et d'une meringue, le tout recouvert d'un glaçage miroir au chocolat au lait. Alors quand on est comme moi, fan de chocolat au lait et amoureuse de la crème de marron, comment voulez-vous résister ! Et comme Inferno Gran Mom est tout autant fan de la crème de marron et du chocolat au lait que moi, il n'y avait pas à hésiter.

En elle-même, cette recette n'est pas très compliquée à réaliser. Elle serait même presque plus simple que les autres gâteaux de ce type que j'ai fait jusqu'à maintenant car elle comporte moins de couches à confectionner (2 au lieu de 3 généralement, sans compter la mousse bien sûr). Seul le glaçage est un peu plus technique dirons-nous. Par contre, elle est trèèèès nettement plus longue mais c'est uniquement lié au temps de cuisson de la meringue. Un temps de dingue : 5 heures ! Vous y croyez vous ? Honnêtement, la prochaine fois, je ne ferais pas cuire aussi longtemps, je me contenterai de bien chablonner ma meringue. Ceci dit, je ne regrette pas le temps passé. Le résultat était vraiment superbe et la bûche absolument délicieuse. La mousse aux marrons en particulier est une véritable merveille qui mériterait de constituer un dessert à elle-toute seule.

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Pour la déco, j'ai opté pour quelques marrons glacés en rappel de la mousse aux marrons, des feuilles de houx en pâte d'amande et des petites étoiles dorées en sucre (Noël oblige !).

Mis à part ce problème de meringue, le reste se fait plutôt rapidement. Comme je ne l'avais pas anticipé, il m'a fallu étaler la réalisation sur 3 jours (un record pour moi) mais si on anticipe, on peut réduire ce temps à 2 jours (le premier pour la cuisson de la meringue, l'autre pour tout le reste). Mais bien sûr, rien ne vous y oblige. Allez, c'est parti pour la recette. Comme j'étais un peu pressée par le temps en cette période de fêtes de fin d'année, je n'ai pratiquement pas pris de photos en cours de réalisation. Je vous invite donc à aller sur le site de Valérie pour des explications toutes en image de sa version en portion individuelle. Je précise toutefois que nos façons de faire sont différentes pour la confection de la mousse. J'avais en effet un problème récurrent dans le déroulé de la recette au moment où on mélange l'appareil contenant la gélatine à la crème fouettée, problème que j'ai finalement résolu en procédant différemment. Allez, c'est parti pour la recette.

Bûche "Hugo Marron" (pour un moule à cake en silicone de taille standard soit 8-10 personnes)

Dacquoise noisette :

  • 37,5 g de noisettes en poudre
  • 37,5 g de sucre glace
  • 63 g de blancs d'oeuf 
  • 25,5 g de sucre en poudre
  • 12 g de noisettes hachées (moi, je n'avais que des amandes hachées alors j'ai mis ça et c'était très bien)

Préchauffez votre four à 160°C. Dans un saladier, tamisez ensemble la poudre de noisettes et le sucre glace. Dans un autre saladier, mettre les blancs d'oeuf et tout le sucre en poudre. Sortez votre batteur et monter le mélange sucre-blanc en meringue. On commence à petite vitesse et on monte progressivement. Attention à ce que la meringue ne soit pas trop ferme sinon elle sera difficile à mélanger avec les poudres. Elle doit simplement former un bec d'oiseau. Quand la meringue est montée,  on ajoute les ingrédients secs et on mélange à la marise. Quand le mélange est homogène, on le met dans une poche sans douille. On place un papier sulfurisé, sur lequel on a préalablement tracé au verso un rectangle de la taille voulue pour la dacquoise, sur une plaque à pâtisserie. Puis on poche notre dacquoise en remplissant bien ce rectangle. Après la cuisson, on pourra éventuellement égaliser les bords si nécessaire. On saupoudre enfin avec les noisettes hachées (amandes pour moi).

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Avant la cuisson

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Après la cuisson

On enfourne à mi hauteur pour 20 nm. La dacquoise est cuite quand elle est bien dorée. On sort alors du four et on place à refroidir sur une grille. Il faut faire attention quand on manipule la dacquoise car elle est assez fragile. Une fois parfaitement refroidie, on la filme et on la met au congélateur.

Meringue vanille :

  • Deux blancs d'oeuf
  • 2 fois le poids des blancs d'oeufs en sucre en poudre
  • les graines d'une gousse de vanille ou de la vanille en poudre

On met le four à préchauffer à 80°C. Dans un saladier, on met les blancs, le sucre et la vanille et on monte la meringue en commençant à petite vitesse comme d'habitude. Comme il y a beaucoup de sucre, elle est un peu longue à monter surtout qu'il faut qu'elle soit assez ferme pour ne pas s'effondrer quand on la poche. Quand la meringue est bien ferme, on la met dans une poche sans douille et on procède comme pour la dacquoise. On enfourne à mi hauteur pour 5h. Le but d'une cuisson aussi longue est d'assècher la meringue pour qu'elle résiste à l'humidité une fois mise dans la bûche. Personnellement, je préfère quand la meringue est à peine cuite au milieu et j'ai trouvé ce temps de cuisson beaucoup trop long. En plus, comme la meringue sera en contact directe avec de la crème de marron sur un côté, j'ai préféré le chablonner pour plus de sûreté. Je pense que la prochaine fois, je réduirais le temps de cuisson à 3h et que je chablonnerai bien tout. La meringue peut se conserver telle quelle à l'abri de l'humidité pendant quelques jours.

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La meringue cuite puis chablonnée

Mousse à la crème de marron :

  • 160 g de lait demi-écrémé
  • 40 g de crème liquide entière
  • 16 g de jaune d'oeufs (environ 1 jaune, ça va très bien)
  • 25 g de sucre en poudre
  • 20 g de maïzena
  • 218 g de crème de marrons
  • 3,6 g de gélatine en poudre dans 18 g d'eau froide (ou le même poids en gélatine en feuille à faire tremper dans de l'eau froide)
  • 247,5 g de crème liquide entière très froide
  • 30 g de crème liquide entière où faire fondre la gélatine
  • Prévoir un peu de crème de marron en plus pour le montage

Dans un saladier, mettre le jaune, le sucre et la maïzena et bien mélanger. Le mélange est très compact, c'est normal, il y a vraiment beaucoup de maïzena. Dans une casserole, mettre le lait et les 40g de crème à bouillir. Dès que ça frémit, on verse doucement sur le mélange précédent tout en fouettant bien à la cuillère magique ou avec un petit fouet. On transvase dans la casserole en filtrant au passage pour être sûre de ne pas avoir laissé de grumeaux. On fait ensuite cuire comme une crème pâtissière habituelle, c'est-à-dire qu'on met sur feu assez fort (7-8 sur mes plaques qui montent à 12) en remuant constamment jusqu'à ce que la crème commence à épaissir. Dès que ça commence, on stoppe le feu tout en continuant à remuer vigoureusement. La crème devient alors bien lisse et a la consistance voulue. On la verse dans un grand plat pour accélérer le refroidissement et on la filme au contact. On laisse refroidir complètement au réfrigérateur (ça prend au moins une heure).

Quand la crème est bien froide, on en pèse 165 g que l'on place dans un saladier. Faire gonfler la gélatine dans l'eau et réserver.  Ajouter la crème de marron à la crème pâtissière et fouetter l'ensemble au batteur électrique à vitesse max pendant 2 bonnes minutes. La crème pâtissière étant particulièrement ferme, on va lisser la texture en mixant un peu au mixeur plongeant. On fait alors chauffer 30 g de crème liquide au micro-onde pendant 30-40 secondes. La crème doit être chaude mais pas bouillante. On y verse la gélatine et on mélange jusqu'à parfaite dissolution avant de réserver.

On monte à présent les 247,5 g de crème très froide en chantilly. Dans sa recette, une fois la chantilly montée, Valérie y ajoute la crème aux marrons et la crème contenant la gélatine puis mélange le tout à la marise. A chaque fois que je procède ainsi, je me retrouve avec un problème de gélatine qui fige avant que le mélange soit homogène et ça m'agace alors cette fois, j'ai procédé différemment. Une fois la chantilly montée, j'ai versé la crème à la gélatine dans la crème aux marrons tout en battant à pleine vitesse au batteur électrique avant de verser la crème ainsi obtenue dans la chantilly. Et j'ai mélangé délicatement à la marise. Et cette fois, le mélange a été parfaitement homogène. La mousse aux marrons ainsi obtenue est absolument divine. D'ailleurs, avec Inferno Gran Mom, on a dû se retenir pour ne pas la manger à la petite cuillère.

Montage de la bûche

On remplit au 2/3 le moule à cake puis on y met la meringue et on presse légèrement pour faire remonter la mousse sur les bords. On recouvre la meringue d'un peu de crème de marron nature, on ajoute un peu de mousse de marron et on place la dacquoise. On complète avec de la mousse de marron si nécessaire et hop direction le congélateur pour au moins 5h, le temps que tout prenne bien et qu'il soit possible de démouler facilement.

Il ne reste plus qu'à procéder à la confection du glaçage. Alors pour le glaçage, vu que je n'ai pas le matériel adapté, j'y suis allée à la sauvage version "plus tu vas vite et mieux tu te portes mais ta bûche pas forcément". Donc si vous voulez tous les détails sur la façon idoine de faire un glaçage miroir (normalement, il se fait la veille du jour J), allez faire un petit tour sur le site de Valérie. Elle vous explique ça parfaitement bien. Perso, vu mon manque de temps chronique, voilà comment j'ai fait directement le matin du jour J. C'est pas parfait mais ça passe très bien et personne n'a rien vu à la maison.

Glaçage miroir au chocolat au lait

  • 3,75 g de gélatine en poudre dans 19 g d'eau
  • 185 g de bon chocolat au lait
  • 112 g de crème liquide entière
  • 75 g de nappage neutre

Faire gonfler la gélatine dans l'eau bien froide. Préparer un mixer plongeant et son bol (ou tout autre récipient profond et étroit). Placer dedans le chocolat au lait et la gélatine une fois qu'elle a bien gonflé (soit environ 10 mn après). Dans une casserole, mettre la crème et le nappage neutre et porter à ébullition. Dès les premiers bouillons, enlever du feu et verser directement sur le chocolat et la gélatine puis mixer au mixeur plongeant en essayant de faire le moins de bulles possible. On va ensuite laisser refroidir jusqu'à 32°C en tapant régulièrement le récipient sur le plan de travail et en remuant doucement avec une baguette chinoise ou votre thermosonde. Le but de l'opération est de faire éclater les bulles qui se sont formées dans le glaçage en les faisant remonter à la surface. Et vu qu'il faut plus d'une heure pour que le glaçage atteigne la bonne température, on a un peu de temps devant nous pour obtenir un glaçage à peu près lisse. Quand il a la bonne température, il est assez visqueux ce qui est la consistance souhaitée pour qu'elle accroche bien sur la bûche à glacer. Dès que le glaçage est prêt, on sort la bûche du congélateur, on la démoule et on la place sur une grille. On verse alors le glaçage dessus en prenant soin de bien tout recouvrir. On coupe aux ciseaux huilés le glaçage qui dépasse au pied de la bûche et on la met sur le plat de service. Il ne reste plus qu'à la décorer et à la stocker au frigo jusqu'à parfaite décongélation.

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Et voilà : bon appétit !

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mardi 27 décembre 2016

Et Azraël aussi !

Et oui, niveau répartie, Azraël n'a vraiment rien à envier à son grand frère. Il faut dire que quand on est une mitraillette à paroles, ce serait bien dommage de ne pas en avoir. C'est ainsi qu'après avoir regardé tranquillement  L'âge de glace 5, puis L'âge de glace 2 et enfin L'âge de glace (pas tous le même jour hein quand même je tiens à préciser), Azraël s'est pris de passion pour l'écureuil débile obsédé du gland (eh oh, on oublie les idées mal placées là, je rappelle que c'est un dessin animé pour enfants !), personnage récurrent de tous les opus de la série au même titre que les personnages principaux (ceux qui connaissent pas l'âge de glace, désolée, vous avoir du mal à comprendre).

Or donc, pendant le visionnage de L'âge de glace premier du nom, Azraël n'a pas pu s'empêcher d'y aller de son petit commentaire.

Oh la la, l'écureuil y va encore faire des bêtises.

Ah tiens, il s'appelle Azraël ?

(ça, c'est Inferno Gran Mom qui n'a pas pu non plus s'empêcher d'y aller de son petit commentaire et en plus, elle a parfaitement raison ce qui est bien dommage !)

Maiiis, l'écureuil, il fait des grosses bêtises ! Il a allumé un volcan !

Oh mais je suis certaine que tu en serais capable. Tu crois pas ?

Ben je sais pas, on n'a pas de volcan à la maison !

Je sais pas pourquoi mais là, soudain, je suis bien contente qu'on habite loin de tout volcan et de toute ligne de faille sismique !

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vendredi 23 décembre 2016

Gargamel a de la répartie

Tout doucement, Gargamel apprivoise le langage, continue de s'approprier ses répliques de films préférées et de les arranger à sa sauce. Et depuis quelques temps, il construit ses propres phrases pour exprimer ses idées, ses désirs, sa frustration ou son désaccord. Alors bien sûr, c'est réconfortant de voir ses progrès, même s'ils sont souvent dans l'opposition (ce qui est déjà un progrès en lui-même qu'il paraît mais je peux vous dire que c'est pas un progrès toujours facile à gérer) mais parfois, c'est hilarant, tout particulièrement en cette première semaine de congé scolaire.

Bon les enfants, je dois aller au travail

(oui, parce que moi, je bosse encore cette semaine)

Maman, Gargamel reste à la maison avec Azraël et Mamie !

(d'un ton et d'un air extrêmement décidés)

Mais oui Gargamel, tu restes à la maison et tu peux continuer à jouer. Mais moi, je dois aller travailler.

Oui maman. Bon voyage maman.

Euh ... c'est gentil merci

(que voulez-vous que je lui réponde alors que j'ai la chance suprême de bosser à 10 mn de chez moi)

A l'année prochaine maman !

Peut-être avant quand même non ? A midi plutôt d'accord.

D'accord maman.

(au moins, avouez qu'il est pas contrariant)

En tout cas, ça nous a bien fait rigoler avec Inferno Gran Mom mais ce n'était rien à côté de ce matin.

 

Bon les enfants, je dois aller voir le docteur

(oui, j'ai des petits soucis avec mes lombaires alors j'allais faire un petit tour chez l'ostéopathe)

D'accord maman. A tout à l'heure maman.

A tout à l'heure maman.

Je compte sur vous pour être sage avec Inferno Gran Mom !

Oui maman !

Maman !

Oui Gargamel

Sois sage avec le docteur maman !

Bon, ok, j'avoue. J'ai les idées trèèèès mal placées alors je vous laisse devenir ce que cette réplique m'a inspirée. Toujours est-il que je rigolais toute seule dans ma voiture en allant chez l'osthéo. Comme quoi, des fois, il suffit vraiment de pas grand chose pour ensoleiler une journée.

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mercredi 21 décembre 2016

Ah, l'hérédité !

Bon sang ne saurait mentir. Telle mère tels fils (meuh non j'ai pas fait d'erreur d'abord!). Les chiens ne font pas des chats. Ils sont nombreux les proverbes sur l'hérédité. Eh bien pour une fois, les monstros semblaient fort disposés à leur donner raison et dans le meilleur sens du terme (ce qui est suffisamment rare pour le souligner).

Car cette année, sous l'influence pernicieuse de Bricolus Démonicus, j'avais décidé qu'il n'y aurait aucune raison pour que je sois la seule à gâter les maîtresses des monstros et que ces derniers pouvaient bien faire un petit effort pour une fois. Alors certes, il fallait que l'effort soit petit.

Ooooh, la Puce, t'exagère quand même ! C'est pas gentil de vouloir faire des cadeaux au rabais ! Houla ! Je vous arrête tout de suite. Pas question ici de collier de nouilles ou de pot à yaourt décoré. Quand je dis peu d'efforts, je veux seulement dire un truc simple réalisable rapidement parce que je commençais à être à court de temps. Mais il fallait quand même un cadeau sur la confection duquel les monstros soient obligés de se donner un peu de mal. J'ai donc opté pour un marque-page cousu, un truc déjà testé pour leur usage personnel et qui leur avait plu. Si dans la première version, ils s'étaient contentés de découper, là, on est allé nettement plus loin.

Alors un marque-page cousu, ça ressemble à quoi. Ben ça ressemble à ça : un truc en feutrine cousue et rembourrée à un bout, un truc en feutrine cousue et rembourrée à l'autre bout et un grand ruban entre les 2.

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Pour leur simplifier la vie (ben oui, je suis pas un monstre, enfin, pas toujours), pour la déco, on a fait ça à la feutrine autocollante. Et comme thème, pour les inspirer, on est parti sur un marque page Totoro. Mais on voit maintenant plein de modèles différents fleurir sur Pinterest comme les hiboux, Hello Kitty, le petit chaperon rouge ou les renards.

Comme je le disais, sur ces modèles, les monstros ne se sont pas contentés de découper tous les morceaux. Azraël a également cousu tout seul son petit totoro blanc et mis la bourre dans les 2 Totoros alors que Gargamel a cousu et garni ses 2 Totoros. Et figurez-vous qu'ils étaient tous les 2 ravis de faire un peu de couture à la main comme des grands. Et moi, je retenais mon souffle et je tentais de calmer mes nerfs en attendant le plantage d'aiguille dans le doigt et les hurlements assortis. Plantage qui n'est jamais venu finalement. Comme quoi, faut vraiment que j'arrête de stresser pour rien moi !

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Il ne reste plus qu'à espérer que les maîtresses des monstros apprécieront les efforts de leurs petits élèves.

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lundi 19 décembre 2016

La pomme et le Wifi

Il était une fois un Chéri qui recherchait désespérément un bon génie pour exaucer un souhait. Un jour, il croisa par hasard la route de la Fée Pupuce (vous savez, celle qui coud des tas de trucs) et lui posa la question fatidique.

Dis donc Fée Pupuce. J'arrive pas à trouver de génie mais tu pourrais peut-être exaucer mon voeu toi ?

Ben ça dépend, c'est quoi. Tu veux une nouvelle chemise ?

Non, plutôt une nouvelle box. La mienne a plus de 10 ans quand même. C'est celle d'origine.

C'est que ma spécialité à moi, c'est plutôt la couture (et la fimo et la pâtisserie et le tricot et le bricolage et ...) . Mais l'informatique, c'est pas trop mon rayon.

Oh allez, tu peux bien faire quelque chose non ?

D'accord, je vais voir.

Réussissant à mettre la main sur la formule magique hyper secrète de convocation des hautes instances magico boxico hotlinenienne (bref, un identifiant et un mot de passe datant quand même de 2005), notre Fée jeta toute sa puissance magique dans une bataille épique pour l'obtention d'une nouvelle box flambant neuve pour Chéri. Après une lutte acharnée contre le monstre Zizic Soporifique à répétition, un monstre terrible qui peut au choix vous plonger dans un état de somnolence proche du coma ou dans un état de nerfs que l'éruption du vésuve à côté c'est peanuts, ce fut une victoire totale. Avec une rapidité foudroyante de 5 jours, la nouvelle box était là ! Aussitôt déballée, aussitôt installée.

Alors, ton voeu est exhaussé. Tout va bien ?

Euh, c'est un peu bizarre là. Pour la TV, c'est Ok. Pour mon ordi aussi. On passe par le câble RJ45, c'est tout bon, j'ai du réseau.

Et le téléphone ? Ah oui, ça fonctionne. Ben c'est quoi le problème alors ?

On a 2 cartes WIFI apparemment. Mais je sais pas pourquoi. Et elles voient pas le même équipement.

D'accord mais ça fonctionne ?

Sais pas. On va voir.

Et pour voir, ça, on a vu. Et les équipements aussi. En résumé, les PC et les tablettes androïd voient bien le WIFI et arrivent à s'y connecter, mal, mais y arrivent. Résultat, une lenteur remarquable dans les connections voir des abandons purs et simples pour dépassement de délais. Mais pour tous les équipements à la Pomme, s'ils voient parfaitement le WIFI et nous soutiennent mordicus qu'ils s'y connectent (ou pas d'ailleurs ça dépend du sens du vent, de l'air du temps, de la couleur du cheval blanc d'Henri IV), niveau trafic internet, c'est le néant total. Rien, pas le moindre petit octet qui transite. J'aime autant vous dire que c'est la panique totale du côté de Gargamel, incapable ou presque de survivre sans sa tablette chérie.

Là, je vous vois venir. Vous vous dites que Chéri s'est planté dans sa configuration, qu'il a oublié de cocher une case quelque part. Et je vous arrête tout de suite. L'informatique, les réseaux, les routeurs, internet tout ça tout ça, c'est quand même un peu son taf à Chéri donc une erreur serait étonnante mais surtout, ce qui est drôle, enfin, si on veut, c'est que tout fonctionne parfaitement en fait. Si si, je vous jure. Tout, absolument tout, fonctionne impeccablement à une toute toute petite condition ... être à moins de 1m de la box. Ce qui, vous l'avourez, limite un tant soit peu l'intérêt du WIFI quand même. La Fée Pupuce a donc ressorti sa formule hyper secrète pour contacter et blablabla et blablabla ...

Bonjour, l'enchanteur Boxus à votre service.

Allo oui, c'est la Fée Pupuce à l'appareil. J'ai un petit souci avec ma box. Tout fonctionne sauf le WIFI qui semble avoir une portée ridicule, voir nulle en fait.

Très bien. On va faire un petit test. Attendez un instant ... voilà alors, ça fonctionne ?

Ben non. C'est pire. Ça connecte même plus.

Très bien madame. Ne vous faîtes pas de souci

(ben voyons)

ce n'est rien

(c'est ça c'est ça)

votre box a un petit problème

(sans blague)

il faut la changer

(euh, elle est neuve là quand même)

on va procéder à un échange standard qui ne vous coûtera que 100€.

Pardon ???? J'ai pas bien compris.

Je disais que ça vous coûterait 100€ mais c'était juste une blague madame

(c'est qu'il a aussi le sens de l'humour, Boxus)

Vous aurez la nouvelle box dans 5 jours environ.

...

(un gros gros soupir désespéré en pensant à mon forfait mobile avec internet pas illimité intégré)

Du coup, depuis ce week-end, mis à part quand je transite par mon forfait mobile pour connecter nos appareils Apple à internet via la 3-4G, avec les monstros, on est privé d'internet. Autant vous dire qu'avec Gargamel qui regarde des vidéos en boucle sur Youtube, les méga octets défilent vite et qu'on tiendra jamais pendant 5 jours. Et là, faudrait peut-être que j'arrête de causer parce que je suis en train d'user mon forfait !

200

Mamaaaaaaan ! A mache pas la tabeeeeettttttte !

 

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vendredi 16 décembre 2016

Islande, quand tu nous tiens !

Ou peut-être devrais-je dire Tricotus ? Car malgré le temps que cela peut prendre de tricoter un châle dentelle islandais, Tricotus a catégoriquement refusé de lâcher l'affaire. Mamie M. aurait un châle pour Noël, un point c'est tout qu'il m'a répondu quand je lui ai fait remarquer que, quand même, Noël approchait à grand pas (et je parle même pas de l'anniversaire de Gargamel qui est juste avant et celui de Chéri juste après) et que là présentement, il était trèèèèès loin d'être fini le fameux châle.

Résultat, il en aura vu du pays ce châle car je l'ai vraiment trimbaler partout. Chez le psy d'Azraël en attendant que ce soit à nous de passer, chez notre généraliste adorée, en attendant que ce soit à nous de passer, chez l'ergo de Gargamel, en attendant que ce soit à nous de passer (c'est fou ce qu'on peut attendre quand même quand on a rendez-vous avec le médicus corpus) et pendant la séance ... Bref, au moindre moment de libre, hop, je dégainais le tricot.

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Vue d'ensemble

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Vue de face, coté et dos

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Un gros plan sur la bordue du tricot.

C'est là que j'ai pu constater 2 trucs assez rigolos. D'abord, dégainer un tricot quand on a moins de 70 ans, apparemment, ça surprend ! Vous n'imaginez pas le nombre de yeux exhorbités qui ont pu me fixer (ou alors j'avais la tête de Tricotus en surimpression sur ma bobine, je sais pas). Ensuite, pour les personnes que je vois chaque semaine parce que leur enfant passe juste après le mien chez l'ergo par exemple, une fois habituées, c'est le rituel du petit commentaire sur la nature du bidule, son état d'avancement, le choix des couleurs etc ... qui s'engage jusqu'au moment fatidique du Oh, ben vous avez fini l'autre ? C'est un nouveau ça. C'est quoi cette fois ?

 

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Car oui, si les voyages forment la jeunesse, ils forment aussi les tricots ou plutôt ils aident les tricots à prendre forme. Alors voilà le Châle Moderne d'Helen Magnusson est enfin terminé. Et je peux vous dire que j'en ai bien bavé sur celui-là et que même si cela ne se voit pas, il est plein d'erreurs que j'ai pas eu le courage de corriger parce que détricoter un rang de 472 mailles à cause d'une erreur à la 10ème maille, ben non, y a pas, ça me tente vraiment pas !

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Allez, il ne reste plus qu'à l'emballer et à croiser les doigts pour qu'il plaise à Mamie M.

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lundi 12 décembre 2016

Dragon, vous avez dit dragon ?

Comme chaque année à la rentrée, à l'école des monstros, les instits choisissent un terme sur lequel les enfants vont travailler tout au long de l'année. En 2015, c'était les cowboys et les indiens. Cette année, le thème est les 4 éléments.

Et comme chaque année depuis que j'ai repris la couture, j'ai proposé aux maîtresses des monstros mes services si d'aventure, il y avait des costumes à faire pour le spectacle de fin d'année. Proposition qui tombe rarement dans l'oreille de sourdes. Et pourtant, on se demande comme les instits arrivent à avoir des oreilles encore en état de fonctionnement : c'est sûrement ça, avoir une ouïe sélective !

Bien sûr, comme chaque année, maîtresses, atsem et AVS passent un temps considérable à surfer sur Pinterest à la recherche d'idées (encore un coup de Pinterestus, ça c'est sûr). Alors, dans mon immense bonté, j'ai décidé de leur facilité la tâche en leur proposant des idées (et puis accessoirement, ça me permet aussi de limiter les risques sur ce qu'elles pourraient avoir idée de me demander justement). Alors évidemment, vu ma maîtrise totale de l'aile de fée, je me suis dit comme ça en passant que c'était un super bon plan pour illustrer l'élément air et j'ai montré quelques photos à Maîtresse Chérie. Résultat des courses, pas d'ailes de fée pour les CP cette année.

Rhaaa mais non, râlez pas. Elle les a trouvé très belles mes ailes Maîtresse Chérie. Non, c'est juste qu'en fait, il n'y aura pas de spectacle de fin d'année. Eh non, parce que les enfants sont en train de préparer une pièce de théâtre et que cumuler les 2, ça aurait fait beaucoup. Ah mais j'en vois qui frémissent à l'idée que, pauvre de moi, je me retrouve totalement désoeuvrée et sans rien à faire. Qu'ils se rassurent immédiatement. Certes, il n'y aura pas d'ailes de fée mais Maîtresse Chérie m'ayant gentillement demandé si, à la place, il serait possible qu'éventuellement la fabrication d'ailes de dragons soit envisageable ? en couleur vert céladon ? parce que Céladon, c'est le nom du dragon donc bon voilà quoi ! Je me suis faite un plaisir de me lancer dans la fabrication de prototype d'ailes de dragon.

Pour la technique, comme on ne change pas une équipe qui gagne, j'ai gardé la combinaison structure en fil de fer et chaussettes mousse. J'ai simplement transformé mon gabarit pour que les ailes ressemblent à de grandes ailes de chauve souris. Quelques découpes au chalumeau, euh, au bâton d'encens, une bonne tartine de peinture vert céladon (pour ceux qui connaissent pas, c'est normalement un vert jade clair tirant légèrement sur le turquoise, enfin il parait), des nervures à la colle pailletée, des garnitures en plume et feutrine et le tour était joué.

Bon évidemment, vous commencez à connaître les petits démons qui m'entourent (non, je parle pas des monstros, encore que !), il était évident qu'ils ne pourraient pas s'arrêter là. C'est vrai quoi, un dragon avec des ailes, c'est bien mais un dragon sans corne, c'est pas vraiment un dragon ! Heureusement, Pinterestus ayant à coeur que les costumes de nos chères têtes blondes soient à la hauteur de l'évènement, il a encore frappé fort en dégotant un petit tuto sur la fabrication de cornes en FIMO Air light (une pâte FIMO super pour ce genre de truc car elle est très très malléable, se cuit en 10 mn au micro-onde et donne des objets aussi légers que du polystyrène) que Bricolus s'est empressé de m'obliger à suivre à l'insu de mon plein gré. En 2 temps 3 mouvements, j'avais 2 jolies petites cornes à ajouter à la panoplie du parfait petit dragon. Des cornes qu'Azraël s'est fait un plaisir d'arborer à l'école ce matin pour faire peur aux copains et montrer à Maîtresse Chérie comment il s'était transformé en dragon ce week-end.

dragon azrael

dragon gargamel

Mes 2 petits dragons préférés !

Au final, on obtient un truc dans ce genre là et l'avenir nous dira si ailes et cornes ont convenu aux souhaits de Maîtresse Chérie et de l'intervenante de la troupe de Théâtre en charge de monter la pièce. Et dans ce cas, je devrais avoir un peu d'occupation en perspective vu qu'il y aura quand même 12 paires d'ailes à fabriquer. Encore heureux que j'ai réussi à résister à la pression de Couturus qui aurait bien aimé que nos mini dragons aient également une queue digne de ce nom !

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mardi 6 décembre 2016

La loi des séries

Décidément, on ne peut pas dire que je sois vernie question prestation cinématographique en ce moment. Après le Harry Potter de la mort dont Azraël commence seulement à se remettre, après l'invasion disco et pétomane des Trolls, c'est le tour de Kubo et l'armure magique d'entrer en scène. 

kubo

Ce petit chef d'oeuvre d'animation en stop motion (car si, c'est un petit chef d'oeuvre il faut le reconnaître) nous vient des studios Laika (c'est américain paraît-il) et j'ai vraiment passé un excellent moment à le regarder, en tout cas quand la mitraillette à questions d'Azraël daignait s'enrayer quelques minutes.

Alors là, je vous vois venir. S'il était si bien que ça, pourquoi je râle en disant que j'ai pas de chance ? Je m'en vas t'expliquer tout ça ma brave dame !

En fait, tout tient dans l'histoire, une histoire qui se déroule au japon à l'époque des samouraïs. Il était une fois donc, une des 3 filles du roi Lune (qui est un être un peu surnaturel qui vit sur ... ben la lune voyons. Faut suivre un peu). Elle tomba amoureuse d'un mortel et, comme il se doit, un enfant naquis, le petit Kubo. Seulement voilà, grand papa Lune n'était pas du tout du tout d'accord. Très fâché, il arracha un oeil au petit Kubo et était très déterminé à lui arracher le second quand le papa de Kubo s'en mêla et sacrifia sa vie pour permettre à sa femme et à son fils de s'échapper.Au cours de leur fuite, comme il se doit toujours, la maman de Kubo se blessa à la tête qu'elle semble ensuite perdre peu à peu. Bien sûr, Grand papa Lune, lui, reste déterminer à prendre son dernier oeil à notre jeune héros et envoie ses 2 autres filles à sa poursuite dans ce but. Pour se protéger, Kubo est donc obligé de partir à la recherche de l'armure magique, en compagnie de M. Singe (qui se révèle finalement être une Mme Singe) et d'un cloporte qui fut autrefois un samouraï et qui a complètement perdu la mémoire.

Ah oui ! Et n'oublions pas également que Kubo a des pouvoirs magiques, notamment celui de donner vie à ses origamis (qui se plient tous seuls en plus le veinard) simplement en jouant de la guitare (ou de la mandoline ou du youkulélé je sais pas trop).

Bon évidemment, raconter comme ça, ça fait un gore. Et encore, pour ne pas vous gâcher la surprise, je vous parle pas de toutes les tuiles qui s'abattent sur le pauvre garçon. Alors bien sûr, ce n'est absolument pas relaté en ces termes dans le dessin animé où, très pudiquement, le roi Lune n'a arraché aucun oeil, il s'est juste contenté de le voler (ben voyons !) et aimerait bien que Kubo se laisse gentillement "prendre" le second.

Bref, vous l'aurez compris, l'histoire sur le fond est tout de même assez raide et ça, je ne m'y attendais pas vu que, dans mon ciné préféré, qui est très pointilleux sur les tranches d'âge d'habitude, à l'époque où il passait mais qu'on avait pas pu y aller, il était noté à partir de 6 ans.

Alors c'est vrai que, visuellement parlant, il n'y a pas de quoi avoir peur (enfin, si on fait abstraction des masques des tantines complètement barges de Kubo parce qu'à moi, elles m'ont filé la chair de poule). D'ailleurs, c'est apparemment passé comme une lettre à la poste, même chez Azraël. Mais tout de même, j'y réfléchirais à 2 fois avant d'y emmener une âme un peu sensible.

Par contre, pour les plus grands, c'est vraiment un film très riche, qui pousse à s'interroger sur la famille, sur les valeurs morales, la vie après la mort et tout et tout. Quant à la fin, contrairement à la plupart des films du genre, elle est particulièrement originale. Un bon film donc mais pas pour n'importe quel public à mon avis.

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dimanche 4 décembre 2016

Travail à la chaîne

Il y a des jours, franchement, je me demande ce qui peut bien me passer par la tête. Non en fait, je le sais très bien. C'est simplement Bricolus, Couturus et Enquiquinus qui découvrent une nouvelle façon de me pourrir mes soirées et qui la mettent en pratique. Bon ok, j'exagère peut-être un peu.

Tout a commencé début octobre, quand l'association des parents d'élèves de l'école des monstros a fait appel aux bonnes volontés pour fournir des idées de trucs réalisables par nous-mêmes à vendre au marché de Noël de l'école. L'objectif, c'était que des parents volontaires acceptent de passer quelques samedis matin tous ensemble à fabriquer des objets (qu'on aurait choisi parmi la liste d'idées donc) sympas que l'association aurait ensuite vendu avec un petit bénéfice, l'argent récolté servant à financer pas mal de choses pour nos enfants. Et des idées de trucs à fabriquer soi-même, depuis 2 ans que je pratique la cosméto maison, la fimo, la pâtisserie et la couture, c'est pas franchement ce qui me manque (ce serait plutôt le temps pour faire tout ce que j'aurais envie de faire... et un congélateur plus grand ... et un vaste atelier ... et un labo de chimie ... et ... non, on va s'arrêter là quand même).

Alors bon, vu que je me doutais qu'on ne me demanderait pas QUE de fournir des idées, mais peut-être aussi de mettre la main à la pâte, j'avais sélectionné des truc assez simples et rapides à faire, en particulier des sels de bain, une idée qui a beaucoup plu et qui a tout de suite été retenue. Sauf que , ben c'est pas moi qui les ait fait parce que c'était à la portée de n'importe qui, alors que la couture, ça tout le monde n'en faisait pas. En fait, j'étais à priori la seule (incroyable non ?). Le jour de cette fameuse réunion, il fut donc décidé que je coudrais pour le marché de Noël, le truc à coudre étant encore très flou et devant m'être précisé ultérieurement. Sauf que voilà, suite à une erreur de transcription d'adresse mail, je n'ai jamais reçu cette info qui m'est finalement parvenue un mois après tout le monde (quand je vous disais qu'Enquiquinus était de la partie). Ça aurait pu être la cata vu qu'il n'y avait ni tissu, ni patron, ni fournitures et qu'il ne restait qu'un mois avant le marché mais finalement, j'ai pu choisir le projet que je voulais et j'ai donc opté pour une valeur sûre, un truc plutôt marrant à faire et qui ne prend pas trop longtemps (2 heures environ) : un sac à tarte selon le tuto de Louise, un modèle que j'avais largement eu le temps de maîtriser précédemment. Et comme ce modèle se démarque des modèles plus classiques par son côté japonisant (il me fait penser au carré de tissu pour transporter les bentos ou à de l'origami par certains côtés), il a tout de suite été adopté par mes petites camarades.

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Et effectivement, coudre le premier m'a bien amusé et le résultat, dans des tissus aux couleurs de Noël, était vraiment très chouette. Quand j'ai entamé le second puis le 3ème, la magie fonctionnait encore. Surtout qu'un monstros émerveillé me proposait de participer.

Maman, tu fais quoi ?

Ben tu vois là, je fais un sac à tarte.

Ça sert à quoi ?

A transporter les tartes ou les gâteaux ou d'autres plats sans qu'ils se renversent.

C'est pour qui ?

(oui, Azraël a fini par comprendre que je cousais beaucoup pour les autres et pas seulement pour lui)

Pour personne en particulier. C'est pour donner à l'école pour le marché de Noël.

T'as bientôt fini ? Je peux t'aider ?

Alors tu vois, ça c'est le 3ème et j'en ai 12 à faire. Mais oui, tu peux m'aider si tu veux. Allez, t'appuie sur le bouton de la machine.

Eh oui, vous avez bien vu. J'en avais 12 à faire soit 24h de boulot devant moi sans compter le reste et le fait qu'à l'époque, je passais mes soirées dans la chambre d'Azraël. Si c'est pas du travail à la chaîne ça ! Enfin bon, grâce à la magie d'Arc en ciel hippogriffe, j'ai enfin récupéré mes soirées et j'ai pu mettre les bouchés doubles cette semaine ce qui m'a permis d'achever ma mission avec une semaine d'avance et de livrer les 12 sacs aux organisatrices du marché de Noël.

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Et pour la plus grande joie de Couturus, cette opération a eu un drôle d'effet secondaire. Ces dames m'ont vivement demandé d'organiser un atelier couture pour apprendre à se faire le fameux sac. Et vu que je suis également sensée organiser un atelier cosméto maison, je sens que début 2017 va être pas mal occupé.

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vendredi 2 décembre 2016

Le samedi, c'est bizarrerie !

Oh la la, serait-ce une semaine de trucs étranges qui s'annonce ? Car après le machin chose qui se prenait pour un hippogriffe, c'est au tour de la brioche de se prendre pour un kouglof, sûrement sous l'influence des fêtes qui se profilent à l'horizon.

Le kouglof, vous connaissez ? Non ! C'est une sorte de pâte briochée pleine de raisins secs parfumés au kirsch typiquement alsacienne. Et chez les Infernos, à une certaine époque, le kouglof, c'était une institution de Noël vu que tout un côté de la famille a élu domicile il y a fort fort longtemps en Alsace, pas très loin de Strasbourg. J'ai même des souvenirs lointains d'Inferno Gran Mom faisant sa séance de musculation version pétrissage de la pâte à kouglof et croyez-moi, c'était du sport !

Je m'étais d'ailleurs juré que jamais, au grand jamais, je n'en ferai parce que, quand même, les épaules de camionneur et les bras de déménageur, c'était pas trop mon truc. Ajouter à ça que j'ai l'alcool en horreur, que je n'apprécie que modérément les raisins secs dans la pâtisserie et pas du tout de me retrouver avec les doigts tout poisseux à cause du sucre glace dont les kouglofs sont généralement recouverts (quand ils ne sont pas arrosés au sirop et tartinés de beurre), bref, la seule chose que j'aime vraiment (mais vraiment beaucoup en fait) dans le kouglof, c'est la pâte ! Mais j'avais vraiment pas le courage de la faire. Jusqu'au jour où je suis tombée par hasard sur une recette ultra simple, celle de la cuisine de Bernard. Pas besoin de pétrir pendant des heures, de laisser lever, de repétrir. Non non, juste une bonne dose de patience et d'huile de coude au début (faut bien compter 20 mn de pétrissage quand même) et c'est tout.

J'avoue avoir longuement hésité avant de me lancer parce que ce n'est pas la première recette de Bernard que je tente et que j'ai très très souvent été déçue (attention, je critique pas, c'est juste que ses recettes sont définitivement trop sucrées et/ou trop grasses à mon goût à l'exception de ses pastéïs qui sont sublimes faudra absolument que je vous en reparle). Mais, comme un signe du destin, voilà que je découvre une recette de kouglof toute récente sur le blog de Maîtresse Valérie, une recette avec tout ce qui fait du kouglof la séance de torture culinaire parfaite (pétrissage qui n'en finit pas, levée, repétrissage, arrosage au sirop, au beurre et saupoudrage au sucre, la totale quoi). Normalement, à ce stade, j'aurais dû m'enfuir en courant sauf qu'en regardant bien, je trouvais quand même la liste des ingrédients de ces 2 recettes fort semblable.

Alors voilà, j'ai décidé de faire un mélange des 2 pour réaliser un kouglof à ma façon. Et c'est la recette que je vous propose aujourd'hui. Vu qu'à la maison, seul Chéri apprécie un tant soit peu les raisins secs, je les ai remplacé par des carrés de chocolat au lait coupés en petits morceaux. Pas de poudrage au sucre ni de sirop ni de beurre, une simple brioche nature comme je les aime. Et comble de l'hérésie, comme j'ai pas de moule à kouglof, je l'ai dans un moule à ... ben cake bien sûr. Malgré tout ça, l'avis fut unanime : un délice ! Personne n'en a laissé une miette et les monstros en ont même repris (2 fois pour Azraël qui aurait bien voulu se resservir encore). C'est à peine si j'ai eu le temps de prendre une photo avant que tout ne soit englouti.

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La brioche Kouglof (pour un moule à cake standard)

  • 250 g de farine type 45 (ou de gruau)
  • un sachet de levure déshydratée (soit 8g)
  • 100 g de lait
  • 35 g de sucre en poudre
  • 5 g de sel
  • 50 g d'oeuf entier (environ un oeuf moyen)
  • 85 g de beurre bien bien mou
  • environ 100 g de pépites de chocolat au lait ou de carrés coupés en morceaux grossiers

Si vous aimez ça, rien ne vous empêche de mettre des raisins secs bien sûr à la place du chocolat. Dans ce cas, il vous faudra 100g de raisins secs, de préférence blanc moelleux (pour qu'ils ne soient pas trop secs). Si vos raisins sont très secs, pensez à les faire tremper dans de l'eau pendant 48h avant de commencer la recette. Egouttez les parfaitement et laissez les macérer dans 15 g de kirsch juste avant de commencer la recette.

Faire tiédir 50 g de lait et verser dedans la levure déshydratée pour qu'elle se réhydrate. Mettez sucre, oeuf, sel et 50 g de lait dans un saladier et bien mélanger avec un petit fouet ou une cuillère magique. Versez la farine sur le mélange puis la levure délayée dans le lait. Et c'est parti pour la phase 1 du pétrissage. On mélange, on malaxe, on étire pendant 10 mn. Normalement, on obtient une pâte assez ferme qui s'est bien lissée à la fin du pétrissage. On ajoute alors le beurre en une seule fois et c'est reparti pour 10 mn de pétrissage. Normalement, à la fin, on obtient une pâte qui se détache facilement des bords de la cuve, bien lisse et brillante.

On peut enfin ajouter le chocolat (ou les raisins) et on malaxe une dernière fois, juste le temps de s'assurer une répartition homogène. Il ne reste plus qu'à graisser son moule à cake (ou à kouglof si vous avez la chance d'en avoir un). On fait un boudin de la longueur du moule (approximativement) avec la pâte et on la met dedans. On laisse alors pousser au chaud (l'idéal, c'est son four en mode étuve à 30°C sinon à 40-50°C, ça va encore malgré la quantité de beurre importante). On peut considérer que la pâte a suffisamment poussée quand elle est prête à déborder du moule soit après 2h environ (moi, j'étais coincée dans la chambre d'Azraël alors j'ai un peu dépassé le temps de pousse ce qui explique que ma brioche se soit largement échappée du moule et qu'elle ait de drôles d'oreilles).

On sort la brioche du four et on met celui-ci à chauffer à 160°C en chaleur tournante. Et quand le four est chaud, on enfourne à mi hauteur pour 40 mn à 1h selon votre four. C'est cuit quand une pique plantée dedans ressort sèche et que c'est bien doré, y compris à l'intérieur du moule (parfois, au démoulage, on voit une croûte toute blanche pour le dessous ou les côtés de la brioche et il faut remettre à cuire un peu dans ce cas).

On démoule aussitôt et on laisse à refroidir sur une grille. Comme toutes brioches, ce pseudo kouglof est à manger rapidement (dans les 2-3 jours) sinon on perd beaucoup au niveau gustatif. Si vous le souhaitez, rien ne vous empêche de le badigeonner de sirop et de beurre comme maîtresse Valérie ou simplement de sucre glace comme Bernard. Personnellement, je trouve que ce kouglof se suffit à lui-même. Je n'ai rien mis de particulier dessus ... et personne ne s'en est plaint !

Bon appétit.

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