lundi 25 février 2019

Une vie de Puce en gifs animés

Allez, ça faisait un petit moment que j'avais envie de vous refaire un petit post en gifs animés alors voilà, quelques moments choisis de ces dernières semaines.

 

Quand, il y a un mois et demi, mon futur chef m'a dit que je pourrais prendre mon nouveau poste dès qu'il m'aurait trouvé un remplaçant pour le Master dont je suis responsable c'est-à-dire dans 15 jours.

quand mon chef croit me trouver un successeur

Vous comprenez pas pourquoi j'ai choisi ce gif ? Et si je vous dis que ça fait 6 mois que j'attends qu'il me trouve un co-responsable parce que pour une personne seule, y a trop de boulot pour continuer à faire de la recherche et que je ne vois rien venir. Vous comprenez mieux ?

 

Quand, après un mois et demi, ma nomination à mon nouveau poste est enfin officielle (vu qu'ils m'ont trouvé un successeur, un peu désigné d'office quand même le successeur).

quand ma nomination est officielle

 

Quand j'ai réalisé que j'avais bien pris mon nouveau poste mais que l'ancien ne voulait pas me lâcher, mon successeur étant totalement novice et pas du tout formé. (Eh oui, j'ai double peine et donc double boulot pour encore un bon mois et demi, le temps de boucler tous les dossiers en cours)

quand je realise que jai double peine

 

Quand le lendemain de ma nomination, mon nouveau chef est tombé malade, que j'ai été missionné pour le remplacer aux réunions où il devait aller, que j'ai récolté plein de compte-rendus à faire, que j'ai hérité de 6 étudiants à problèmes à convoquer dans les plus brefs délais et que j'ai commencé à voir mes nouveaux collègues défilés dans la pièce qui me sert provisoirement de bureau.

defile dans mon bureau

 

 Quand, malgré 1 mail informatif dans la langue de Molière, 2 mails de rappel dans la langue de Shakespeare, l'envoi d'une notice explicative sur les procédures à suivre pour obtenir une convention de stage entièrement traduite par mes soins dans une langue indéterminée vu qu'elle semble n'avoir servi à rien, je reçois, de la part des industriels, des conventions de stage à signer alors qu'AUCUN de mes petits nétudiants n'a averti le bureau des stages ni rempli la fiche de stage en suivant la procédure. Et que donc personne ne sait qu'ils ont trouvé un stage !

quand mes netudiants magacent

 

Quand Azraël comprend que Oui, on va bien aller à Disney avec sa tout p'tit peu amoureuse

quand azrael apprend pour disney

 

, lui transmet la nouvelle

quand Azraël annonce la nouvelle

 

et me dit que je suis la meilleure maman du monde entier de tout l'univers.

meilleure maman du monde

 

Quand il comprend que Non, c'est pas demain qu'on y va ! (mais je reste la meilleure maman de l'univers du monde entier, piouuuuf, j'ai eu chaud !)

quand azrael comprend

 

Quand j'enquille pas moins de 5 réunions d'affilé la même journée !

1

 

Quand j'essaie de faire comprendre une première fois à Gargamel que non, on ira pas au magasin acheter Super Mario Maker 2 tout de suite parce qu'il ne sort qu'au mois de juin et qu'il ne veut rien comprendre

quand jessaie quexpliquer a gargamel

 

Et quand j'essaie de le lui faire comprendre pour la dixième fois dans la même journée

quand Gargamel sobstine2

 

Bon allez, je suis à court de gifs animés alors ce sera tout pour aujourd'hui. Mais pas d'inquiètudes, on remettra ça un de ces jours !

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jeudi 21 février 2019

Aujourd'hui, j'ai rendez-vous avec Victor # 7 - mais je lui ai posé un lapin

Rhaaaaaa ! Y en a marre ! Ça caille et j'ai rien à me mettre !

Oui ben on se calme la Puce. Il y en a plein ton placard des jolies robes que tu peux mettre en été ou en hiver. Je te rappelle que j'ai un manteau pour Azraël à faire là.

Eh pourquoi ce serait Azraël d'abord hein, pourquoi ?

Euh, parce que c'est ton petit garçon adoré ?

M'en fiche ! Il a déjà un beau manteau rouge le Azraël et moi, je rentre plus dans aucune robe vu comment le stress m'a transformé en baleine !

Mais non mais non, c'est pas si terrible voyons !

SIIIIIIIII, c'est terriiiiiiiiible ! Et pourquoi je pourrais pas piquer ma crise moi aussiiiiiiii! JE ... VEUX ... UNE ... NOUVELLE ... ROOOOOOOBBBBBEEEEE !

(oui oui, je sais, je frisais l'hystérie mais c'est pas ma faute, c'est Hystéricus qui sévit à mort à la maison en ce moment)

Bon bon, ça va ! Je vais te la faire ta robe. Mais un truc simple et qui va vite d'accord !

D'accord ... si tu me fais celle-là !

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Eh oui, ça fait déjà plusieurs mois que je suis tombée par hasard sur cette photo et que je rêve d'une robe comme celle-là depuis. Allez savoir pourquoi, il y a des modèles comme ça qui vous tape dans l'oeil. Alors à force de le harceler, j'ai fini par l'avoir à l'usure le Couturus. Pour une fois que c'est moi qui le harcèle et pas l'inverse (qui vient de dire que j'ai un grain ? Hein, qui ?). Sauf que, le petit problème, c'est que mon démon couturier a un énorme poil dans la main alors il a refusé de faire le patron de cette petite merveille. Fallait que je me débrouille pour le lui fournir qu'il m'a dit. Comme si j'avais jamais suivi un cours de patronnage moi !

Pas grave, j'allais bien trouver dans ma patronthèque un modèle de robe porte-feuille qui pouvait convenir. Et c'est bien le cas, j'ai trouvé la robe Elisa de la maison Victor édition 4 hiver 2014. Ça tombait bien, je voulais justement participer au défi Victor d'Elisabeth. Pleine d'un optimiste débordant, j'ai donc recopié mon patron et commencer à regarder comment le transformer pour avoir la robe de mes rêves. Oui ... bon ... alors ... comment dire ... ça a été ... galère ! Mais alors super galère ! Tellement galère que ça m'a pris une bonne semaine en bossant dessus tous les soirs. Même qu'au final, pour être certaine de ne faire aucune erreur, j'ai carrément fabriqué ma robe en papier que j'ai épinglé directement sur Madonna malgré ses cris de douleur (comme si une malheureuse vingtaine d'épingle sur tout le corps pouvait lui faire mal non mais des fois). Non vraiment, jamais une robe ne m'avait demandé autant d'effort en préparatifs !

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Madonna en pleine séance de torture

Ceci dit, je ne le regrette pas car ensuite, la réalisation a été comme sur des roulettes et la robe taillait pile poil comme je voulais sans aucune reprise. Il n'y a pas à dire, un mannequin à vos mesures, c'est vraiment d'une aide précieuse.

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Pour résumer les transformations que j'ai pu faire, j'ai totalement changé la forme du décolleté, nettement trop profond à mon goût sur la Elisa d'origine. La forme portefeuille est également beaucoup plus croisée. Le bustier et la jupe ont été rendu asymétrique et des plis ont été ajoutés à la jupe devant. Enfin, pour mettre en valeur la cambrure de mes reins et mon popotin rebondi, j'ai ajouté quelques pinces par çi par là et j'ai également rallongé les manches.

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Ce que j'ai conservé : la longueur de la jupe qui était parfaite et sa forme générale, les emmanchures et la forme des manches que j'ai juste rallongé car je les voulais au poignet et pas 3/4.

J'aime beaucoup la robe que j'ai obtenu au final même si j'aurai bien accentué encore l'asymétrie (elle est plus prononcée sur Madonna que sur moi, je trouve). Cette robe est super confortable, douillette et bien chaude. Exactement ce dont j'avais besoin et je l'ai déjà beaucoup porté. Car oui, elle est cousue depuis 3 semaines.

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Alors pitié Victor, et toi aussi Elisabeth, ne m'en veuillez pas de vous avoir posé un lapin hier ! J'ai juste oublié de publier mon post. Moi qui était si fière d'avoir fini ma cousette avec autant d'avance ! Promis, juré, la prochaine, je serai à l'heure à notre rendez-vous !

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mardi 12 février 2019

Des sorcières et des dragons

Mercredi dernier sortait au cinéma le tout dernier opus de la trilogie Dragons (également nommé en anglais "How to train your dragon"). Les monstros étant des fans inconditionnels d'Harold et Crocmou, enfin surtout de Crocmou en fait, et vu que ça faisait bien 15 jours qu'ils me bassinaient à me demander quand est-ce qu'on pourrait aller le voir, j'ai décidé de mettre fin à leur supplice (et au mien par la même occasion) le plus rapidement possible.

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Alors non, on n'y est pas allé dès sa sortie (je suis pas folle non plus) mais ce dimanche matin et c'était déjà pas triste. Pensez donc, le ciné était tellement blindé qu'on a dû se séparer, n'arrivant pas à trouver 3 places ensemble. Heureusement, j'ai quand même pu dégoter 2 places côte à côte (merci au gentil monsieur qui m'a proposé sa place pour que je puisse rester avec Gargamel, comme quoi, il y a encore des gens sympas et tout et tout) et une juste dernière nous pour Azraël qui était ainsi tout à fait rassuré. Et j'avoue que j'ai passé une des meilleures séances de ciné depuis que j'y emmène les monstros.

D'abord parce qu'ils ont été sages comme des images : pas de mitraillette à paroles à côté de moi pour me poser des questions toutes les 30 secondes et un film suffisamment "calme" pour que Gargamel ne monte pas en pression et se tienne bien tranquille. Ensuite, parce que franchement, il est bien ce film. Je me demande même si ce n'est pas mon préféré de la série (ou alors c'est juste parce que j'étais trop pénarde pour une fois). Une des grandes forces de cette trilogie, c'est que c'est une vraie trilogie et pas juste 3 histoires comme c'est souvent le cas avec les séries de films d'animation. Dans Dragons (le premier opus), on avait un Harold qui entrait dans l'adolescence et faisait sa première rencontre avec Crocmou, découvrait les dragons et leur vraie nature. Dans Dragons 2, Harold devenait un jeune homme, son idyle avec Astrid s'affirmait, son père le préparait à devenir Chef et il découvrait que sa mère était bien vivante et défendait, comme lui, les dragons. Dans ce troisième opus, Harold a encore grandi. Il est à présent le chef de Berk, sauve les dragons des chasseurs de dragons et a créé à Berk une sorte de paradis où les dragons et les hommes vivent en parfaite harmonie.

Un paradis ? Peut-être pas tout à fait parce que des dragons, il y en a quand même un peu trop et que Berk devient non seulement surpeuplé mais surtout le point de mire de tous les chasseurs des environs. Crocmou en particulier les intéresse car à la suite de ses aventures dans Dragon 2, il est devenu l'Alpha, le chef incontesté de tous les dragons. Du coup, pour mettre tout son petit monde à l'abri, Harold n'a qu'une idée en tête : retrouver le monde perdu des dragons, les y ramener et s'y installer avec tout son clan. Autant vous dire que c'est une idée qui ne fait pas l'unanimité, d'autant que personne ne croit à l'existence de ce monde perdu.

Parallèlement à cette quête, on voit apparaître le méchant de l'histoire, un chasseur spécialisé dans l'extermination des Fury Nocturnes qui ne supporte pas l'idée qu'un seul d'entre eux reste en vie. Et bien sûr, il y a la jolie Fury femelle dont Crocmou va chercher désespérément à faire la conquête.

Sur l'histoire, je n'en dirais pas plus, ce serait quand même vous gâcher nettement la surprise sinon. Comme dans tous les Dragons, il y a bien sûr quelques scènes de bataille mais pas tant que cela, ce nouvel opus étant beaucoup plus axé sur la psychologie des personnages et leurs évolutions. On y découvre un Harold troublant mélange d'ado insouciant et de jeune adulte soucieux de ses responsabilités, doutant de ses capacités mais plus décidé que jamais à oeuvrer pour la sauvegarde des dragons, jaloux de Mme Crocmou mais enthousiaste à l'idée de l'accueillir dans le clan, bref, un Harold qui nous ressemble, avec ses doutes, ses hésitations, ses incertitudes. Car il nous ressemble vraiment ce Harold, quelque soit notre âge d'ailleurs car si vis-à-vis de son clan, il nous montre les difficultés que l'on a à s'affirmer, à mûrir bref à grandir et laisser notre enfance derrière nous, vis-à-vis de Crocmou, il nous renvoie à nos questionnements de parents et nos difficultés à laisser nos enfants voler de leurs propres ailes (eh non, j'ai pas cherché à faire un jeu de mots).

Et Crocmou dans l'histoire ? Et bien il va découvrir l'amour et se comporter en véritable ado (mais quel est son âge en fait à notre Crocmou ?) en proie à ses premiers émois amoureux, c'est-à-dire en parfait crétin ! Bon, à sa décharge, n'ayant jamais eu de modèle de son espèce pour lui montrer la marche à suivre, c'est un peu normal aussi qu'il ignore tout de la parade nuptiale des Fury Nocturnes.

Bref, de mon point de vue, mais il n'engage que moi, un excellent film à regarder en famille, qui distraira les plus jeunes et parlera aux plus grands.

Mais Dragon n'est pas notre seule découverte du mois puisqu'après les grosses bêtes à écailles, on poursuit avec les sorcières. Ou pour être plus exacte avec Mary et la fleur de la sorcière, le dernier né du réalisateur Hiromasa Yonebayashi des très récents studios Ponoc. Ce film d'animation japonais est en fait une adaptation du roman The Little Broomstick (Le Petit Balai) écrit en 1971 par Mary Stewart.

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Les résumés de l'histoire que l'on trouve pour ce film ne lui rendent pas justice à mon sens car ils sont restrictifs voir inexacts. Ce film raconte en fait l'histoire de Mary, adorable petite rouquine traumatisée par sa couleur de cheveux et d'une maladresse abyssale. Un jour, intriguée par un chat changeant de couleur (en fait, il n'en change pas, ils sont simplement 2), elle le suit et trouve par hasard une drôle de fleur surnommée la fleur de la sorcière. Cette fleur, qui ne fleurit que tous les 7 ans, provient en fait d'un monde magique où une sorcière inconnue en a dérobé les dernières graines qui ont fini par accident dans notre monde. Quelque temps plus tard, le même chat va guider notre héroïne jusqu'à un très vieux balai, celui perdu par notre sorcière inconnue lors de sa fuite du monde magique. Et ce chat, particulièrement intelligent et extrêmement motivé (mais je ne vous dirai pas ce qui le motive, ce sera la surprise) se débrouille pour faire écraser une des fleurs de sorcière par Mary et étaler sur le balai l'espèce de jus qui en sort.

Et là, tadam, voilà notre héroïne dotée de pouvoirs magiques et notre balai qui redevient comme neuf et qui transporte une héroïne plus que réticente jusqu'à l'académie ENDOR, une école de magie des plus réputée dans le monde de la magie. Si, dans un premier temps, Mary se laisse séduire par ce nouveau monde où toutes les personnes qu'elle rencontre la trouve merveilleuse, destinée à devenir une des plus puissantes sorcières et s'extasient sur sa couleur de cheveux, elle va rapidement découvrir 2 vérités : tout d'abord ses pouvoirs sont limités dans le temps (mais rien à voir avec la nuit, d'ailleurs il fait grand jour au début de son aventure) et il lui faut utiliser une nouvelle fleur à chaque fois qu'elle veut réactiver ses pouvoirs et ensuite, la directrice de cette école et son adjoint ne sont pas clairs du tout !

Sur fond d'amitié contrariée, de sens des responsabilités et d'expérimentations scientifiques, cette histoire dénonce l'acharnement magico-scientifique tournant à l'obsession et la soif de pouvoir tout en prônant l'acceptation des autres mais aussi et surtout de soi-même. Comme souvent avec ce genre de dessin animé, on reste un peu sur sa faim à la fin (une grande spécialité des animés japonais je trouve, où une fois le film terminé, j'ai tendance à me dire ben, et la conclusion de l'histoire alors ?)

S'agissant d'un film d'animation japonais, je suis toujours très prudente, préférant les visionner avant de laisser les monstros les regarder. Car sans être nécessairement ultraviolents, ils comportent souvent des scènes difficiles pour le jeune public. Sans être aussi inoffensif qu'un Kiki la petite sorcière, Mary et la fleur de la sorcière peut tout à faire être regardé dès 7-8 ans. En fait, seules les scènes finales où le héros (oui, il y a aussi un héros) se retrouve en quelque sorte absorbé par une masse de magie brute dont il cherche à s'extraire pour aider notre héroïne sont peut-être plus impressionnantes que le reste et me font hésiter à abaisser la limite d'âge à 6 ans. Mais mon âme sensible limite pétocharde d'Azraël n'ayant absolument pas bronché et dormi ensuite comme un bébé, c'est une bonne référence.

S'il a globalement moins plu (y compris à moi d'ailleurs parce que vraiment la fin a un goût d'inachevé ce qui a le don de m'agacer) que Dragons 3, cela reste un petit film sympa à regarder en famille.

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vendredi 8 février 2019

Le retour de l'IrresistibleTeen

L'IrresistibleTeen de HerLittleWorld. Quand Couturus m'a forcé à l'insu de mon plein gré à acheter ce patron, moi qui n'aime guère les patrons au format PDF parce qu'il faut tout imprimer et puis tout scotcher avant de tout découper et que ça me soûle grave, je savais déjà que je le coudrai en plusieurs exemplaires.

Il faut dire qu'il a tout (ou presque) pour lui ce patron : une forme sympa, une capuche amovible, des éléments de déco originaux, un niveau début et une bonne rapidité de réalisation.

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Le dos avec la capuche bien visible.

Pour cette réalisation ci, destinée à faire un cadeau d'anniversaire comme la version précédente, j'ai changé de taille puisque j'ai cousu un 14 ans cette fois mais pour le reste, il est assez semblable au précédent. Cette fois, j'ai utilisé comme tissu un caban rouge bordeaux (un peu plus sombre que la version en drap de laine donc) trouvé chez Toto à Massy. Pour la doublure, j'ai pris une polaire minky super douce trouvée chez Tissunet à un prix défiant toute concurrence (j'ai d'ailleurs regretté de ne pas en avoir acheté plus) avec des motifs de coeurs rouges sur un fond gris clair. Et bien sûr, j'ai fabriqué des boutons en pâte Fimo en teintes coordonnées pour aller avec et mis une petite dentelle pour souligner les coutures d'assemblage.

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Boutons maison en pâte fimo et un aperçu du petit croquet de dentelle

J'aime vraiment beaucoup le résultat et je pense l'avoir encore mieux réussi que le précédent. Pas de photos porté, Gargamel ayant refusé de jouer les mannequins.

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La doublure super douce et les revers de manche (j'adore ces revers parce qu'on est tranquille niveau longueur des manches. Ils rendent la longueur ajustable !)

Euh, la Puce, c'est bien joli tout ça mais bon, y a rien d'extraordinaire là. Alors pourquoi t'en parle ? Rien d'extraordinaire ! Et mes boutons alors ! Ils sont pas extraordinaires mes boutons peut-être ! Mais bon, c'est pas à cause des boutons que je vous en parle mais à cause d'un petit problème rencontré lors de la réalisation. Un problème que j'avais déjà eu pour la version précédente. A l'époque, je n'en avais pas parlé car le manteau ayant été fait sous la pression en un temps record, j'ai pensé à une étourderie de ma part.

Sauf que cette fois, j'ai pris mon temps et que le problème était toujours là. Alors soit je suis nulle (mais sans vouloir me vanter, j'ai des doutes) soit il y a une erreur dans le patron. Bon, je vous rassure, c'est une erreur mineure. En fait, c'est juste que les emplacements notés sur le patron où coudre les boutons pour la capuche ne sont pas aux bons endroits. Du coup, c'est hyper moche et pas pratique du tout quand on veut la fixer au manteau et pour corriger cette position, c'est assez fastidieux.

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Le devant et le dos mais sans capuche cette fois. On voit bien la petite dentelle rose très très pâle le long des coutures

Alors voilà, je ne sais pas si d'autres que moi se sont retrouvés confrontés à ce problème mais comme j'avais annoncé que ce manteau était tout à fait accessible à un grand débutant, je préfère signaler ce problème qui rehaussent quand même légèrement ce niveau (à condition de vouloir de la capuche parce que sans elle, je maintiens que cette réalisation est accessible aux débutants).

Mais en tout cas, cette nouvelle version a beaucoup plu à sa destinataire et c'est bien l'essentiel.

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mardi 5 février 2019

Quand les monstros bricolent : le planétarium

Mamaaaaan, j'm'ennuiiiiiiie ! Tu viens jouer avec moiiiiii ?

(ton larmoyant de pauvre monstros au bord du désespoir assorti d'yeux de cocker tout brillant de larmichettes de crocodile pour faire bonne mesure)

Qui, franchement, qui n'a pas eu droit à cette petite phrase qui tue, de préférence pile au moment où vous vous installez confortablement devant l'activité dont vous rêvez depuis des heures, que dis-je, des jours (au hasard, se coudre une nouvelle robe mais c'est un exemple tout à fait improbable et toute ressemble avec une situation réelle serait purement fortuite bien évidemment).

Sauf qu'avec Azraël, jouer avec lui signifie au choix :

  • faire une bataille de chatouilles c'est-à-dire se faire allègrement écrabouiller par un monstros de 40 kg et chatouiller sans retenue tout en disposant d'un droit de riposte nul et non avenu parce que bon, faudrait pas que je puisse gagner tout de même.
  • jouer à un jeu de société avec un monstros trichant sans vergogne pour gagner et moi trichant sans vergogne pour perdre parce que sinon c'est le drame assuré et que je peux dire un adieu définitif à ma séance de couture vu qu'il faudra rejouer jusqu'à ce que mort s'ensuive le monstros gagne un nombre de parties supérieur au mien (ou que je sois prête à subir ses jérémiades sans fin ce qui est loin d'être toujours le cas). Finalement, jusqu'à ce que mort s'en suive n'est pas si loin de la réalité.
  • se vautrer par terre pour des activités aussi diverses que variées et moi, le vautrage, je le pratique exclusivement pour la couture non mais des fois.

Alors forcément, il arrive un moment où on dit stop et où on cherche un truc pour occuper ses monstros qui regroupent les qualités suivantes :

  • que ça ne coûte pas un bras (oui, parce que sans être radine, c'est quand même que des monstros alors bon hein, on se comprend)
  • que ce soit majoritairement eux qui bossent (parce que le but, c'est de les occuper eux, pas nous et surtout, surtout, qu'on finisse pas lessivé(e)s à l'arrivée)
  • que ça ne dure pas 5 mn mais pas une heure non plus (vous, je sais pas, mais chez moi, une activité qui dure plus de 30 mn, c'est le max, après c'est Bibi qui doit s'y coller pour tout finir)
  • qu'ils puissent en être fiers et qu'il en reste éventuellement quelque chose.

Alors bien sûr, il y les ateliers cuisine. Bizarrement, la bouffe, ça motive à se secouer un peu, surtout quand il s'agit de gâteau. Mais si Régimus est aux anges dès qu'on se met au fourneau, ma balance et mon tour de taille le sont nettement moins. Alors il me fallait trouver autre chose. Et comme les monstros ont maintenant bien grandi et qu'ils s'intéressent enfin aux activités manuelles (attention, pas n'importe lesquelles non plus), j'ai pris une grande décision : les mettre au bricolage ! Et franchement, c'est toute une aventure que je me propose de partager avec vous. Non pas que je vous imagine incapable de trouver des idées pour occuper vos propres enfants mais juste parce que si ces activités ont pu intéresser un autiste et un hyperactif comme Gargamel et Azraël et qu'ils ont réussi à les faire avec un minimum d'aide, je pense sincèrement qu'elles sont à la portée de n'importe quel petit monstros.

Le planétarium sera donc le post inaugural d'une nouvelle catégorie : le Bricolage monstrosien. Une rubrique qui, à mon avis, sera alimentée épisodiquement seulement mais bon, faut bien commencer quelque part.

Pourquoi commencer par un planétarium ? D'abord parce que les monstros aiment bien regarder la lune et les étoiles et qu'Azraël étant en train de voir ça en classe, il posait plein de questions au sujet des planètes. Ensuite parce que c'est très facile à faire avec un minimum de matériel et enfin parce que des planètes, il y en a plein et qu'on n'est pas obligé de tout faire d'un coup ce qui permet d'occuper les monstros à plusieurs reprises : une activité recyclable quoi.

Si vous êtes un(e) adepte de la récup, vous pouvez utiliser des trucs aussi variés que des balles de ping-pong, de tennis, des abat-jours en papier, des balles rebondissante et que sais-je encore pour faire le corps de vos planètes. Moi, je voulais suspendre tout ça au plafond de la chambre de chacun des monstros sans avoir à faire de trou et pouvoir monter et démonter tout ça facilement pour ajouter des planètes. Du coup, pas question d'avoir des planètes trop lourdes. Ne voulant pas me prendre la tête, je me suis simplement procurée des boules en polystyrène. Le genre de boule qu'on décore en collant des sequins ou d'autres trucs et qu'on trouve dans les magasins de loisirs créatifs ou certaines jardineries.

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A moins de 1€ la boule, on se fait une collection de planètes pour pas trop cher. L'autre avantage, c'est qu'on a pas besoin de préparer les boules, on peut peindre directement dessus sans sous-couche ni rien. Sinon, on peut aussi prendre des boules de Noël à garnir en plastique transparent mais c'est plus lourd et nettement plus cher. Après, c'est à vous de voir. Allez, je vous mets la liste du matériel dont vous avez besoin (ou pas d'ailleurs) pour votre planétarium.

Liste du matériel :

Pour les planètes

  • des boules en polystyrène de taille différentes
  • du carton ou des feuilles de canson
  • de la peinture acrylique
  • du fil
  • des attaches
  • des photos des planètes à réaliser si on veut faire celles du système solaire sinon on laisse parler son imagination

facultatif

  • de la colle pailletée ou des paillettes
  • des strass

Pour la suspension

  • une baguette de bois
  • des attaches repositionnables pour tableau

Liste des outils :

  • pinceaux
  • petits pots
  • ciseaux
  • cutter
  • pistolet à colle
  • décapeur thermique (facultatif)

Et c'est parti pour les réalisations. Jusqu'à maintenant, nous avons fait la terre, Saturne et Jupiter et à chaque fois, j'ai trouvé des images avec des couleurs proches de ce que j'avais en stock pour inspirer les monstros.

Pour Saturne, on commence par couper en 2 une boule de polystyrène pour obtenir 2 demi sphères. On s'en sert de gabarit pour tracer sur du carton (ou du papier canson) 1 disque qui deviendra les anneaux. Si le carton est assez épais, un seul disque suffit. Pour du papier canson, il en faudra 2 et personnellement je préfère car cela permet de peindre simultanément les 2 faces des anneaux. Sur le carton, il faudrait peindre une face, attendre que ça sèche et peindre l'autre face. Avec le canson, on peint les 2 disques et quand c'est sec, on les colle pour former l'anneau.

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On peint donc nos anneaux (on fait des cercles de différentes couleurs) et nos 2 demi sphères avec de la peinture acrylique. Si on a des paillettes, on peut en saupoudrer avant que la peinture ne sèche. Si on a de la colle pailletée, on attend que la peinture soit sèche avant d'en ajouter. Si on maîtrise son décapeur thermique, on peut l'utiliser pour faire sécher la peinture plus vite. Un sèche-cheveux fait également très bien l'affaire aussi.

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Quand tout a été peint, décoré et séché, on peut mettre son pistolet à colle à chauffer pour assembler tout ça. On commence par coller bien centrer les anneaux entre eux puis sur une des 2 demi sphères. On colle ensuite par dessus la seconde demi-sphère en centrant bien. On ajoute alors l'attache que l'on fait tenir avec un point de colle. Il ne reste plus qu'à ajouter un fil (invisible dans mon cas) pour la suspendre.

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Pour la terre, c'est encore plus simple. On peint la boule en bleu et une fois sèche, on ajoute des grandes "taches" de vert et/ou de brun pour faire les continents et des touches de blanc ou d'argent pour faire les nuages. Comme il me restait un peu de Fimo Air (pâte fimo très légère qu'on peut faire cuire au micro-onde ou laisser sécher à l'air), j'ai ajouté une petite lune reliée à la Terre par une petite tige en laiton.

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Pour Jupiter, on procède comme pour Saturne en alternant les cercles de différentes couleurs. On ajoute 2 grosses taches rouges pour faire les tempêtes de Jupiter.

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On admira les splendides effets artistiques en surplus de peinture

Et vous pouvez continuer de même avec les autres planètes. Au fur et à mesure des réalisations, il est possible de les suspendre en fixant une baguette de bois au plafond à l'aide d'attaches repositionnables pour tableau. J'aime bien ce système car il permet de clipser et déclipser à volonté la baguette et donc d'ajouter les planètes ou de les enlever au gré de ses envies. On fixe 2 languettes autocollantes au plafond, là où on veut mettre la baguette et on en fixe 2 autres à la baguette. Ensuite, il n'y a plus qu'à clipser comme des scratchs en fait.

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Les monstros sont absolument ravis de leurs réalisations et s'amusent régulièrement à essayer d'attraper leurs planètes en sautant le plus haut possible. Ils comptent bien agrandir leur collection dès que je me serais procurée d'autres boules de polystyrène.

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samedi 2 février 2019

Le samedi, on bûche avec passion

Bon, ok, Noël est passé depuis un petit moment mais après tout, pour une bonne bûche, il n'y a pas de saison. Alors je ne résiste pas à l'envie de vous présenter celle que j'ai faite pour Noël, une bûche chocolat passion qui a fait l'unanimité à la maison. Même Gargamel a apprécié. D'accord, d'accord, c'est pas vraiment la bûche qu'il a aimé mais le pot de mousse au chocolat prévu exprès pour lui. En même temps, vu qu'il n'aime ni les entremets, ni les purées de fruit dans les gâteaux (encore qu'il se soit récemment mis aux beignets fourrés compote de pomme alors tous les espoirs sont permis), j'estime que c'est un franc succès.

Il faut dire que j'ai bien galéré cette année pour trouver une recette de bûche que j'aurais envie de faire. Avec la fin de l'année toute pourrie que j'ai eu, le stress et les mauvaises nouvelles l'avant-veille des vacances, la santé chancelante de mamie M. (qu'on pensait même pas la voir et que finalement si donc il fallait d'urgence prévoir un repas de Noël pour 7 qui plaise à tout le monde et croyez moi c'est pas évident par chez nous), j'étais tout sauf inspirée. Même Pâtissus a failli jeter l'éponge. Et puis finalement, il a estimé que j'étais une grande fille avec suffisamment d'expérience pâtissière pour me dispenser de suivre une quelconque recette à la lettre et que je pouvais très bien improviser ma bûche en faisant un mix entre plusieurs recettes.

Alors j'ai cogité, j'ai planché, j'ai surfé, j'ai pinteresté, j'ai compilé et finalement ... ben j'ai tout jeté ! Adieu la bûche ? Nooon ! J'ai simplement pris le problème à l'envers et lister les trucs que les monstros aiment tous les 2 manger (sachant que les adultes sont en général d'accord pour tout en matière de gâteau). A charge de faire une bûche qui tienne la route à partir de ces éléments.

Ma chère progéniture ayant développé une passion pour les palets bretons maison, ce choix s'est naturellement imposé pour la base craquante de la bûche. D'autant que la recette que je réalise habituellement est parfaite car le biscuit obtenu, s'il est un peu croquant, reste suffisamment moelleux pour être facile à couper (rien à voir avec le palet breton de supermarché). Comme je ne voulais pas que Gargamel se sente exclu au moment du dessert, lui qui n'aime pas trop les gâteaux pâtissiers en dehors du Royal chocolat et de l'éclair au chocolat, et vu que la mousse au chocolat fait l'unanimité en général, c'est cette dernière qui m'a tenu lieu d'entremet. Comme cela, je pouvais lui en mettre un petit pot de côté, histoire qu'il mange un peu comme les autres.

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Pour éviter que l'ensemble ne paraisse trop sucré, et donc écoeurant, j'ai ajouté de l'acidité avec un insert à la passion mais la framboise ira également très bien si vous n'avez pas de purée de passion sous la main. Et pour l'occasion, j'ai ressorti mon kit Stella del Circo de Silikomart (que j'ai trop rarement l'occasion d'utiliser alors c'était le moment ou jamais).

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A gauche, le moule extérieur, à droite, le moule à insert

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Cavité du dessous du moule extérieur, de même dimension que le moule à insert et parfaite pour les biscuits dont on souhaite garnir l'intérieur des entremets

A ce stade, je me suis souvenue que ce moule, même s'il n'en a pas l'air, a un volume assez important et qu'il faut donc faire attention à la quantité de mousse par rapport au reste. Et j'ai donc décidé un peu au dernier moment d'ajouter une couche d'un gâteau moelleux pour équilibrer tout ça. Et pour changer de la dacquoise dont les monstros ne raffolent pas (ooooh le doux euphémisme), j'ai opté pour un gâteau creusois. Bon ok, c'est aussi parce que j'avais prévu de faire un creusois de toute façon et que piquer un peu de pâte pour mon biscuit faisait bien mes affaires.

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Avec un rayon de soleil, on apprécie nettement mieux la belle couleur orange de l'insert passion

Franchement, c'est pas pour me jeter des fleurs, mais je suis ravie du résultat obtenu (en même temps, si c'était pas le cas, je ne publierai pas la recette). On obtient une jolie bûche d'une belle couleur chocolat qui permet même de se dispenser de flocage, glaçage et autres sprays velours. J'ai juste ajouté quelques éléments pour la déco et ça allait très bien comme ça. La mousse au chocolat se tient très bien, la bûche se découpe très facilement et se conserve sans problème au réfrigérateur d'un jour sur l'autre (probablement même davantage mais elle a été engloutie tellement vite que j'ai pas pu tester).

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 Le voile un peu blanc, c'est parce que la bûche est encore en cours de décongélation

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Et on peut étaler sa préparation sur plusieurs jours si nécessaire sachant qu'elle est à préparer au minimum la veille. Perso, j'ai procédé selon le calendrier suivant :

  • J-2 : préparation de l'insert passion, du biscuit breton et du biscuit creusois
  • J-1 : préparation de la mousse au chocolat et montage
  • J : démoulage, déco, décongélation et dégustation (dans cet ordre)
  • J+1 : pleurer parce qu'il ne reste qu'une petite part de bûche sur laquelle vos monstros ont déjà mis une option

Maintenant, si vous vous y mettez le matin, vu qu'il ne faut que quelques heures pour congeler l'insert passion, vous pouvez parfaitement tout faire la veille dans la même journée.

Dernière précision : dans le déroulé de la recette, je vous mets les proportions pour les biscuits (breton et creusois) nécessaires à la réalisation de la bûche pour ce moule. Mais rien ne vous empêche de vous référer aux recettes de palets bretons et gâteau creusois que j'ai déjà publié. Vous pourrez alors prélever les quantités nécessaires pour les biscuits de la bûche et vous régalez, en attendant de l'avoir achevée, de beaux gâteaux fait avec les restants de pâte.

Bûche Chocolat Passion pour le kit Stella del Circo (ou un moule de 1,4 litre)

Insert Passion :

  • 200 g de purée de passion (ou de framboise ou d'un autre fruit acide)
  • 70 g de sucre (attention, si vous utilisez de la framboise, moins acide que la passion, il faudra réduire à 40 g la quantité de sucre)
  • 4,5 g de pectine NH

Dans un bol, on mélange le sucre et la pectine. Dans une casserole, on met la purée de passion. On ajoute le mélange sucre-pectine et on mélange vigoureusement à la cuillère magique ou au fouet pour éviter les grumeaux. On porte ensuite à ébullition sur feu vif (7-8 sur une plaque montant à 12) sans cesser de remuer. On laisse bouillir 1mn et on verse dans le moule à insert du kit. Dès que l'insert a suffisamment refroidi, on le place au congélateur pour au moins 2h qu'il prenne bien et soit facile à démouler.

Biscuit breton :

  • 62,5 g de farine (T45 ou T55)
  • 50 g de beurre pommade (bien bien mou quoi)
  • 30 g de sucre
  • 2,5 g de levure
  • 1 jaune d'oeuf

Alors avec ces quantités, il va nécessairement vous rester de la pâte mais coupé un jaune d'oeuf en morceau me semble un peu du gâchis quand même. alors autant faire des palets bretons à boulotter le jour même avec le reste. Ca donne pas plus de travail et c'est trop bon. On met le four à chauffer à 170°C en chaleur tournante.

Rien de plus simple pour faire cette pâte à biscuit. Si vous avez un robot, vous mettez tout dedans en vrac et hop, le tour est joué. On mélange jusqu'à ce que ce soit homogène et c'est terminé. Sinon, on met tout en vrac dans un saladier et on mélange à la spatule ou à la main. La pâte étant particulièrement molle et collante, je vous suggère plutôt la spatule même si c'est un peu galère.

Quand la pâte est prête, on garnit la cavité du dessous du moule extérieur du kit et on met à cuire pour 10-12 mn. Le biscuit doit commencer à colorer sans devenir tout bronzer. Pour le reste de pâte, on fait des petites boules qu'on dispose sur une plaque sur du papier sulfurisé et on met à cuire, même température et même temps de cuisson.

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Bon, là, c'est le biscuit creusois mais c'est pareil pour le biscuit breton

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Quand c'est cuit, on sort du four, on démoule avec précaution (histoire de pas casser son biscuit) et on met à refroidir sur une plaque. On nettoie dare dare son moule, on va en avoir besoin pour le biscuit creusois.

Biscuit creusois

  • 21 g de sucre
  • 21 g de cassonade (ou vergeoise ou muscovado ou sucre)
  • 18 g de farine (T45 ou T55)
  • 27 g de beurre
  • 28 g de blanc d'oeuf (environ 1 blanc ce qui convient très bien vu qu'on vient d'utiliser un jaune pour le sablé breton)
  • 30 g de poudre de noisettes

On commence par faire fondre le beurre au micro-onde (attention aux projections) et on met son four à chauffer à 160°C. Dans un saladier, on mélange tous les ingrédients secs à la cuillère magique ou au fouet. On ajoute le beurre fondu et on mélange à la marise. Quand le mélange est homogène, on ajoute le blanc d'oeuf tel quel et on mélange à nouveau. On verse la pâte dans la cavité du dessous du moule extérieur du kit Stella del Circo et on met à cuire au four pour 15 mn environ. Le biscuit est cuit quand il commence à se colorer.

Une fois cuit, on démoule et on met à refroidir sur une grille.

A ce stade, tous vos éléments sont prêts, il ne vous manque que la mousse au chocolat. Donc soit vous enchaînez, soit vous remettez au lendemain selon la date où vous comptez manger votre bûche.

Pour ce qui est de la mousse, il faut bien s'organiser.

Non mais qu'est-ce qu'elle veut dire par là, La Puce ? Ce que je veux dire, c'est qu'avant même que vous ayez commencé à la faire, il faut installer à porter de main le moule où vous ferez le montage et les biscuits, avoir démoulé l'insert et l'avoir rangé dans le congélateur de façon à le récupérer rapidement car cette mousse fige très vite. Si vous ne voulez pas vous retrouver avec des grosses bulles d'air au montage parce que la mousse ne sera plus assez "liquide", il faut donc être rapide.

Mousse au chocolat pour entremet (oui, c'est pas tout à fait la mousse au chocolat classique et elle est super bonne)

  • 240 g de crème liquide entière (30% de matière grasse) très froide
  • 48 g de jaune d'oeuf
  • 72 g d'oeuf entier (oui, je sais, ça fait beaucoup d'oeufs tout ça)
  • 66 g de sucre en poudre
  • 18 g d'eau
  • 170 g de chocolat noir 70%
Si vous n'avez pas placé récipient et crème au frigo la veille pour que ce soit bien froid pour monter la crème en chantilly, vous pouvez appliquer la méthode dit "du congel", technique tout à fait personnelle mais qui a fait ses preuves. Elle consiste à mettre au congélateur le récipient dans lequel on compte monter sa crème, rempli de la dite crème. Dès que la crème commence à geler sur les bords du récipient, c'est le signe qu'elle est assez froide pour être montée.

En attendant que notre crème soit prête à être montée, on peut s'occuper en pesant tous les autres ingrédients de la mousse et en préparant tout ce qu'il faut pour le montage de la bûche.

Dès que la crème est assez froide, on la monte en crème fouettée. Pour cela, il faut la fouetter longuement à petite vitesse. Vraiment à petite vitesse, j'insiste. Sur mon vieux batteur électrique 3 vitesses, la position 1 suffit. Avec D'Artagnan (comme tous les grands séducteurs, il sait y aller tout en douceur), la vitesse 8 (il va jusqu'à 12) suffit largement. Si vous essayez d'aller trop vite, ça ne va pas monter et vous obtiendrez simplement un beau morceau de beurre. La crème doit faire le bec d'oiseau (pas trop ferme donc) sinon vous aurez du mal à la mélanger à la préparation au chocolat. Une fois montée, on la met de côté (à température ambiante à moins qu'il ne fasse vraiment trop chaud dans votre cuisine).

C'est le moment de faire fondre le chocolat : environ 4mn30 au micro-onde à 400W. Si tout n'est pas fondu, mélangez bien à la marise, c'est souvent suffisant pour faire fondre les morceaux récalcitrants et si ça ne suffit pas, on prolonge un peu la cuisson toujours à 400W. Une fois bien fondu, on réserve.

Dans une casserole, on met le sucre et l'eau. Dans un grand saladier ou dans le bol de votre robot, mettre les jaunes et l'oeuf entier. Attention, il faut que les jaunes et l'oeufs soient à température ambiante, c'est trèèèèèèès important. On fouette alors à vitesse max, comme si on voulait monter les jaunes en neige. Pendant que les oeufs "montent", on fait chauffer le mélange sucre et eau jusqu'à 118°C. Si vous n'avez pas de sonde thermique, cela revient à peu près à porter le sirop à ébullition et à laisser bouillir 2 mn. Quand les oeufs ont bien montés (c'est vraiment tout mousseux) et que le sirop est à température, on coupe le robot, on verse tout le sirop d'un coup sur les oeufs (on peut racler un peu la casserole mais pas trop, il faut être rapide) et on remet illico le robot en route à vitesse max. Normalement, si tout se passe bien, le sirop va cuire vos oeufs sans faire de cristaux ou autres petits morceaux et vous obtiendrez un magnifique sabayon. Il est impératif ici que les oeufs soient à température ambiante (20-25°C quoi ou même plus s'il fait 30°C en plein été dans votre cuisine) mais surtout pas froid. Sinon, vous allez vous retrouver avec une masse de sucre figé au fond de votre saladier en guise de sabayon.

On laisse le robot battre le sabayon à vitesse max pendant 3 à 5 mn, le temps que la préparation redescende complètement en température. On peut alors ajouter le chocolat fondu (on a coupé le robot là hein, pas de blague! ). On mélange délicatement à la marise et quand le mélange est homogène, on ajoute la crème fouettée (en une seule fois, normalement, il n'y a pas de problème mais vous pouvez le faire en 2 fois si vous êtes inquiet). On mélange à nouveau délicatement à la marise pour obtenir une mousse bien homogène et sans grumeaux. Mettre la mousse dans une poche à douille (sans douille) si vous en avez, ça simplifie grandement le montage.

D'ailleurs, c'est justement le moment d'y passer, au montage ! On commence par remplir à 1/3 le grand moule du kit Stella del Circo, on récupère notre insert passion au congel et on le place dans le moule. On presse délicatement pour faire remonter la mousse sur les bords. On recouvre l'insert de mousse et on en poche une hauteur supplémentaire sur toute la périphérie du moule (c'est pour essayer d'éviter les bulles d'air inesthétiques au démoulage. On place notre biscuit creusois. Si on veut solidariser les 2 biscuits, on peut ajouter une fine couche de mousse sur le biscuit creusois avant d'ajouter le biscuit breton. On tasse bien, on poche à nouveau de la mousse tout autour du biscuit breton s'il y a du vide à combler et on égalise bien tout ça.

Il ne reste plus qu'à faire prendre au congélateur pour 1 nuit minimum.

Le jour J, il n'y a plus qu'à démouler votre buche quelques heures à l'avance et la laisser décongeler au frigo tranquillement après l'avoir décoré.

Posté par reyhaziel à 09:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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