mercredi 24 octobre 2018

Les monstros et le Yéti

Il y a quelque temps, nous avons eu la chance d'aller voir Yéti et Compagnie, le dernier film d'animation des studios Warner, en avant première dans le cinéma pas loin de chez nous. Et si je dis la chance, c'est qu'il s'agit probablement de la meilleure séance de ciné à laquelle j'ai assisté en compagnie des monstros. Non mais imaginez un peu. Toute une séance sans qu'Azraël me bombarde de questions à propos de ce qui était en train de se dérouler et sur ce qui allait se passer ensuite (puisqu'il est évident que je connais par coeur tous les films de la création, y compris ceux auxquels leurs auteurs n'ont même pas encore pensé). Toute une séance avec un Gargamel tellement pris par l'histoire qu'il en avait oublié de me réclamer la sacro-sainte tablette et qu'il criait et trépignait en même temps que les personnages, vivant l'histoire à fond les ballons ! Au point que j'étais régulièrement obligée de lui rappeler qu'on était au ciné et qu'au ciné, on reste calme et silencieux.

yeti et compagnie

Et pourtant, elle n'est pas vraiment mémorable cette histoire. La preuve, je serais bien en peine de vous en donner les détails ni même simplement de me rappeler les passages qui m'ont fait bien rire. Ce qui n'a nullement empêché les monstros d'être proprement captivés, et moi de passer mon temps à rigoler. Bref, on est ressorti de la séance avec une banane jusqu'aux oreilles et une pêche d'enfer. Comme quoi !

Je vous rassure, je me rappelle tout de même de quelques trucs alors je vais vous en faire profiter.Yéti & compagnie raconte l'histoire de Migo, un jeune yéti destiné à devenir sonneur de gong comme son père, un travail essentiel puisque, comme chacun sait, si on n'a pas un coq sous la main, seul un sonneur de gong peut faire lever le soleil. Eh oui, on a de drôles d'idées chez les yétis. Migo, donc, jeune yéti bien sous tout rapport (quoi qu'un peu trop curieux peut-être) secrètement amoureux de la fille du gardien des pierres, le chef du village et garant des lois, voit sa vie bouleversée le jour où un avion lui tombe littéralement dessus. Pourquoi donc ? Mais parce qu'il y découvre un être légendaire : le "petit pied". Malheureusement pour lui, ce dernier disparaît avant qu'il puisse apporte la preuve de sa découverte au village et il se retrouve banni. C'est que les pierres disent que les petits pieds, ça n'existe pas et qu'on rigole pas avec les pierres. C'est vrai quoi, quand c'est gravé dans la pierre, ben c'est gravé dans le marbre et puis c'est tout ! Déterminé à retrouver sa place au village, Migo va vite se retrouver enrôler par une équipe de bras cassés ayant formée un club secret déterminé à prouver l'existence de cette créature mythique qu'est le petit pied.

Parallèlement à la quête de Migo, nous avons celle de l'humain sur lequel il va tomber lors de ses recherches et dont j'ai complètement oublié le nom. Cet humain, ancien animateur à succès d'une émission animalière, a vu progressivement son émission perdre en audimat (et son intégrité chuter de façon proportionnelle) et cherche à présent par tous les moyens, y compris les vidéos truqués, à renouer avec le succès.

Ce film raconte cette rencontre et toutes les conséquences qu'elle va avoir : comment elle va changer la vie de nos 2 héros, comment elle va mettre au jour les mensonges du gardien des pierres, comment elle va bouleverser les croyances de yétis et des humains. Contrairement à souvent, il n'y a pas de méchants dans cette histoire. Si si, je vous jure. Bien évidemment, on n'échappe pas à l'avalanche de bons sentiments mais au delà de cela, ce film nous explique qu'il faut savoir se montrer curieux, chercher à comprendre le monde qui nous entoure, avoir l'esprit ouvert et que l'ignorance ne rend pas nécessairement bienheureux. Le tout avec énormément d'humour.

Bref, si vous cherchez une sortie ciné sympa à faire en famille, n'hésitez pas. Chez nous en tout cas, l'enthousiasme a été telle que Gargamel me réclame déjà le DVD pour pouvoir le regarder à nouveau et se montre désespéré à l'idée qu'il va devoir l'attendre un bon moment.

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mercredi 17 janvier 2018

Des contes, oui, mais de fées, c'est moins sûr !

Bon ok, je sais, encore un post revue de presse mais bon là, vraiment, juste au cas où ça passerait encore près de chez vous, fallait absolument que je vous mette en garde parce qu'avec les monstros, on est allé voir le week-end dernier Un conte peut en cacher un autre.

conte

Pas trop loin de chez nous, il passait dans 2 cinémas différents, classé dès 6 ans dans le premier et dès 7 ans dans le second. Ben franchement, perso, je le mettrais bien à partir de 8 ans plutôt (voir même plus) et je peux vous dire que j'ai eu chaud aux plumes. Un coup de chance qu'Azraël ait bien mûri dernièrement parce que sinon, je ne suis pas sûre que je n'aurai pas eu droit à nouveau à quelques séances de sitting nocturne (et je me demande quel doudou j'aurai eu à coudre pour retrouver la paix).

Pourquoi je suis aussi critique et réservée sur ce dessin animé ? Non, ce n'est pas parce qu'on y découvre que Blanche-Neige était blonde et la meilleure pote du Petit Chaperon Rouge. Ce serait plutôt lier au fait que, au cours de l'histoire, on voit successivement :

  • le petit chaperon rouge zigouiller 2 loups et un cochon d'une balle en pleine tête
  • Blanche-Neige voler un miroir magique et s'en servir pour tricher aux courses hippiques
  • des nains ex-joquets joueurs compulsifs perdre tout leur argent aux courses mais finir millionnaires grâce au vol de Blanche-Neige et à l'exécution du cochon banquier par Mlle Rouge (aka le Petit Chaperon Rouge) qui n'a pas manqué de filer une fois son forfait accompli en emportant la caisse.
  • Cendrillon mépriser allègrement Jack (de Jack et le haricot magique) qui se montre pourtant adorable avec elle
  • le dit Jack annoncé comme battu comme plâtre par sa maman pendant 1h30 (bon, on la voit pas faire mais le narrateur le dit quand même explicitement)
  • la maman se faire boulotter par un ogre
  • et summum de l'horreur, le prince charmant de Cendrillon décapiter la méchante soeur dont la tête se met à rebondir partout à la recherche de son corps, le dit corps s'éloignant à taton. Puis le même prince courser Cendrillon partout dans la ville pour lui faire subir le même sort.

Bref, un petit dessin animé tout à fait charmant. A son crédit, à aucun moment on ne voit la moindre goutte de sang et certaines choses sont plus suggérées que montrer. Il est aussi très souvent drôle, les idées de détournement de contes de fée sont originales, l'animation est bien faite, bref, personnellement, en temps qu'adulte, j'ai passé un bon moment mais quand même, je trouve tout ça un peu raide à faire passer. J'ai d'ailleurs dû être attentive à tourner certaines scènes en dérision immédiatement ou à répondre à côté à certaines de ses questions afin de désamorcer tout possibilité de crise d'angoise de la part d'Azraël.

Dis maman, ça veut dire quoi "battre comme plâtre" ?

Ah ben c'est parce que sa maman est fâchée. Alors elle va le punir.

(Ben oui, j'allais pas lui dire qu'elle allait lui taper dessus aussi fort que possible avec l'espoir de lui faire tellement mal qu'il recommencerait jamais jamais jamais)

Ah d'accord

Je trouve d'ailleurs la bande annonce particulièrement trompeuse car elle donne plutôt l'image d'un film uniquement drôle et gai sans absolument rien de choquant et on meurt donc d'envie d'aller le voir sans soupçonner un seul instant qu'il puisse être aussi "dur" pour les enfants. Et quand je dis "dur", je ne pense pas exagérer si j'en juge par la réaction du petit garçon installé 2 rangs dernière nous (mais il n'était pas le seul, les autres étaient seulement plus discrets) qui a passé son temps à pleurer en disant qu'il avait peur et à supplier sa maman de rentrer. Je tairais d'ailleurs mon opinion sur la dite maman qui a imposé le visionnage du film à son gamin jusqu'au bout (mais j'espère bien qu'il va lui pourrir ses soirées et ses nuits pendant un petit moment tiens !).

Même la fin de l'histoire est un peu étrange (bon, je vous rassure, ça finit bien, bizarrement mais bien). C'est d'ailleurs le seul moment où Azraël a commencé à paniquer, le reste du temps, soit il n'était pas impressionné, soit mes petites remarques ont suffit à ce qu'il prenne la situation à la rigolade. Mais le moment angoissant est très très court ce qui évite à cette dernière de s'installer et reste donc apparemment sans conséquence.

En bref, un bon film sur le thème du détournement de contes de fées mais qui s'adresse aux plus grands (7 ans minimum voir 8 je pense mais ce n'est que mon opinion).

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samedi 6 janvier 2018

Des poules, un loup, un renard, un bébé et Coco (mais pas la noix)

Qu'on se le dise, ce n'est pas parce qu'on hiberne qu'on est inactif, loin s'en faut. Avec les monstros, entre 2 grasses matinées, on s'est offert une sortie ciné (et il y en a d'autres de prévu d'ailleurs). Avec Chéri aussi accessoirement, pour voir le dernier Star Wars en amoureux, mais comme il ne nous a pas laissé un souvenir impérissable, je n'en parlerai pas.

Avec les monstros donc, nous sommes allé voir le dernier Disney Pixar : COCO.

coco

D'après le cinéma près de chez nous, c'est un film conseillé à partir de 6 ans. L'histoire se passe au pays des morts (dans le folklore mexicain donc pas de zombi baveux en perspective hein, c'est gai, coloré et vivant au possible ce monde des morts). On passe son temps à voir des squelettes, on voit même des esprits disparaître (eh oui, ils font mourir les morts chez Pixar, trop fort !). Il y est question de trahison, d'abandon et pire encore sur la fin mais je ne voudrais pas trop en dire. Alors effectivement, je ne recommanderai peut-être pas à plus jeune s'il est impressionnable. Mais bon, l'ambiance n'est pas glauque du tout, ça danse, ça chante, ça fait la fête et il n'y a guère que la scène finale qui soit vraiment très riche en émotion (Azraël était prêt à verser sa petite larmichette tout émotionné qu'il était tandis que maman pleurait comme une madeleine depuis longtemps). En tout cas, chez nous, malgré une âme sensible quelque peu obnubilée à l'idée de la disparition prochaine de sa mère indigne (j'ai arrêté de compter le nombre de fois où je dois assurer à Azraël que non, j'ai pas prévu de mourir dans les prochains jours ni même dans les prochaines années et que je l'aimerai jusqu'à la fin des temps même quand je serai morte), c'est passé comme une lettre à la poste que c'était trop bien, qu'il faudra absolument qu'on achète le DVD et quand est-ce qu'on va voir le 2 maman s'te plaît s'te plaît s'te plaît.

Euh, mais ça raconte quoi exactement ? Comment ressusciter les morts ? Meuuuh non, pas du tout. Coco, c'est l'histoire de Miguel. Eh oui, Coco n'est pas le nom du héros mais celui de son arrière grand-mère, une bizarrerie qui devient très claire à la fin car sans qu'on s'en doute, toute l'histoire tourne autour de cette arrière grand-mère.

Suite à l'abandon de l'arrière-arrière grand mère de Miguel par son musicien de mari, cette dernière a banni la musique de l'histoire familiale et s'est reconvertie dans la chaussure. Dans la famille de Miguel, tout le monde travaille donc dans la cordonnerie familiale et gare à celui qui ose seulement penser à l'idée de musique. Seulement voilà, Miguel, lui, ne pense qu'à ça : devenir musicien comme son idole Ernesto de la Cruz. Et pour prouver son talent à sa famille, il décide de participer au concours de talents de son village avec sa guitare fabriquée en cachette. Alors évidemment, quand sa grand-mère le surprend, de colère, elle brise la guitare.

Oooooh, c'est pas gentil ça ! Non hein ! Mais loin de se décourager, le petit Miguel réagit. Il lui faut une nouvelle guitare, pas de problème, il va emprunter celle de son idole, qui repose tranquillement dans le mausolée à sa gloire érigé dans le cimetière du village vu qu'il est originaire du même village que Miguel (huuum bizarre bizarre ça !). Mais chacun sait que c'est pas beau de voler les morts. Et bing, voilà notre Miguel maudit et expédié au pays des morts dont il ne pourra repartir que s'il obtient la bénédiction de son arrière-arrière grand mère (ou d'un autre membre de la famille mais comme ils obéissent tous à l'ancêtre, faut pas vraiment compter sur eux). Bien sûr, les conditions imposées par l'ancêtre pour obtenir sa bénédiction sont inacceptables pour Miguel (pensez donc, renoncer pour toujours à la musique) alors voilà notre héros parti en vadrouille à travers le pays des morts à la recherche de son arrière-arrière grand-père musicien pour obtenir sa bénédiction à lui (le seul capable de le comprendre bien sûr). Je m'arrêterai là pour l'histoire, sinon, vous n'aurez plus rien à découvrir.

Cette histoire est très sympa, le rythme est dynamique, l'histoire émouvante juste ce qu'il faut et parfois franchement drôle. Alors bien sûr, ça véhicule pas mal de clichés sur le milieu artistique (en gros, ils sont égocentriques et complètement à l'ouest) mais ça reste raisonnable. Les chansons et la musique sont plutôt réussies elles aussi même si je doute qu'elles obtiennent le succès de celles de la Reine des neiges ou de Vaiana auprès de nos chères têtes blondes.

Derrière l'histoire se cache une critique constructive de la pression familiale sur l'avenir des jeunes, de l'importance de la famille, de son histoire, de ses liens entre les générations qui, s'il faut les cultiver précieusement, ne doivent pas empêcher les enfants de s'épanouir, de faire leurs propres choix et leurs propres erreurs, bref, de les laisser grandir. Mais si la pression familiale, l'intransigence plutôt d'ailleurs, est clairement pointé du doigt, l'attitude de Miguel est elle aussi critiquée dans une moindre mesure. De son séjour au pays des morts, Miguel reviendra transformé, conscient des valeurs que sa grand-mère avait en vain cherché à lui inculquer (et accessoirement que les vitamines sont bonnes pour la santé).

Bref, un film plutôt réussi qui parle du conflit entre les générations en soulignant qu'avec un peu d'écoute de part et d'autre, on arrive à résoudre tous les problèmes mais aussi de l'importance de ne pas oublier ceux qui nous ont quitté et de cultiver leur souvenir dans la joie (car au Méxique, les morts ne nous quittent jamais vraiment mais veillent sur nous et reviennent nous rendre vite tous les ans pour faire connaissance avec les nouveaux venus). Si vous avez la chance qu'il passe encore près de chez vous, je vous le recommande donc. Quelque soit votre âge, vous devriez y trouver votre compte.

Euh, la Puce ? Oui ? Et les poules, le renard et le loup, quel rapport avec Coco ? Ah mais aucun. Ce sont les personnages d'un autre film pour enfants : Le grand méchant renard. Ce film est sorti il y a déjà quelque temps et ne passe certainement plus au cinéma mais on peut le trouver en DVD. Le titre complet est Le grand méchant renard et autres contes car il s'agit en fait de 3 histoires, prétendument 3 pièces de théâtre, racontées par des animaux : Un bébé à livrer, Le grand méchant renard et Il faut sauver Noël.

renard

Un bébé à livrer raconte comment une cigogne fainéante en manque de vacances refourgue le bébé qu'elle devait à livrer à un canard et un lapin idiots pour qu'ils le livrent à sa place. Bien sûr, face à ces 2 irresponsables (ils voulaient le catapulter à l'aide d'un sapin directement chez lui quand même), le cochon (super sérieux et intelligent le cochon) décide de prendre les choses en main. Au cours de leur périple pour livrer le bébé, nos 3 compères manquent de se faire boulotter par un loup, noyer dans un étang, emporter par un boucher, expédier en Chine et j'en passe. Mais mon moment préféré, c'est sans conteste quand le canard et le lapin prennent les commandes d'un avion cargo et lui font faire un créneau en plein ciel (eh oui, vous ne saviez pas que les avions pouvaient stopper net pour amorcer ensuite une marche arrière avec warning sonore le tout en plein ciel ? Mais c'est l'évidence même voyons !)

Le grand méchant renard, elle, est l'histoire d'un renard qui s'obstine à jouer les méchants alors qu'il n'est pas capable de faire de mal à une mouche. La preuve, même les poules se fichent de lui. Et pourtant, ce n'est pas faute de prendre modèle sur le grand méchant loup du coin (le même que celui de la pièce précédente soit dit en passant car la distribution de nos animaux acteurs est tout de même restreinte). En désespoir de cause, notre renard se rabat sur les créatures les plus innocentes du monde : des poussins encore dans leur coquille. Et le voilà qui chaparde 3 oeufs à la poule la plus vindicative du poulailler et les couvent dans le but de boulotter les poussins qui en sortiront. Je vous laisse imaginer ce que se produira à l'éclosion. Cette histoire est à priori la préféré de mes monstros, allez comprendre pourquoi.

La dernière est de saison puisqu'il s'agit pour notre canard et notre lapin idiots de la première histoire de sauver les fêtes de Noël. Pensez donc, ils ont accidentellement tué le père Noël ! Bon, je vous rassure tout de suite, comme tente vainement de le leur faire comprendre le cochon, c'est uniquement un père Noël en plastique qu'ils ont décapité et non le vrai. Mais impossible d'en convaincre nos 2 idiots qui décident de remplacer le père Noël pour distribuer les cadeaux à tous les enfants de la terre. Entre le traîneau bricolé maison qui explose, une bande de chien qui veut les dévorer, un père de famille qui cherche à les aplatir à coup de balai et le vrai père Noël à sauver d'une chute mortelle, nos 3 personnages ne chôment pas mais seront largement récompensés de leurs efforts à la fin évidemment.

Comme il se doit, à chaque fois, tout est bien qui finit bien. Toujours d'après mon cinéma où il est passé, ce film est conseillé à partir de 6 ans et si le contenu me semble effectivement parfaitement convenir pour cet âge (voir même un peu plus jeune), j'avoue que niveau vocabulaire, certaines répliques sont un peu limite (en tout cas, elles titillent mon sens de la politesse et du langage châtié). En tout cas, les monstros ont adoré d'emblée ce DVD. Ils me l'ont d'ailleurs tellement souvent réclamé et visionné qu'ils en connaissent la majorité des dialogues par coeur, signe par excellence de leur engouement. Niveau graphique, ça change totalement des Disney ou des Pixar. Ça fait penser plutôt des illustrations de livres pour enfants qui se seraient mises en mouvement. A ce propos, si le style graphique est un peu naif, l'animation est de très bonne qualité ce qui en fait un dessin animé agréable à regarder. Les histoires sont courtes (environ 25 mn chacune) ce qui est appréciable si on n'a pas le temps ou l'envie de rester planter devant la télé très longtemps car on peut parfaitement interrompre le visionnage à la fin d'une histoire et regarder la suite plus tard. Et pour mes monstros en manque de concentration sur la durée, ce format est parfait car il évite toute longueur inutile. Du coup, le film retient leur attention sur l'intégralité de sa durée.

L'unique but de ces petites histoires est de divertir. Ne cherchez donc pas trop de philosophie ou de grandes idées derrière. Si on devait chercher une seule valeur défendue à travers ses histoires, je pencherais pour la tolérance : tolérer les différences entre les êtres, entre leurs croyances, tolérer le comportement d'autrui ... Mais bon, je vais peut-être chercher un peu loin. En tout cas, si vous cherchez un film pour divertir vos enfants et passez vous-même un moment agréable avec eux (il ne vous mettra certes pas en extase mais il est sympa et certains passages sont fort drôles), je vous le conseille.

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samedi 18 novembre 2017

Souvenirs souvenirs !

Samedi dernier, Gargamel était invité à l'anniversaire de Mister T, un copain de classe : après-midi bowling au programme et un Azraël jaloux comme un poux. Alors comme en prime il faisait très moche et que le dimanche s'annoncait encore pire d'après météo france, j'ai pris mon courage à 3 mains (minimum, peut-être même 4) en revenant du bowling et j'ai regardé si, par le plus grand des hasards, il n'y aurait pas un truc potable qui passerait au cinéma le dimanche.

Et là, le destin s'en est mêlé. Car sortait à mon horaire préféré en plus (celui où il n'y a personne et où c'est tarif unique de 0 à 99 ans d'un montant astronomique de 3€ la place qui dit mieux) le dernier dessin animé d'Astérix et Obélix : Le domaine des Dieux ! Tout un programme et plein de souvenirs pour l'afficionado des 2 gaulois que je suis.

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Oui, bon, c'est jamais qu'un dessin animé la Puce quand même, et pas tout jeune, il est sorti en 2014. Pas vraiment le destin quoi ! Faut pas exagérer. Mais si malheureux ! C'est LE DES TIN ! Parce que Mister T, ben il adooooooore Astérix et Obélix et le cinéma aussi, parce qu'il habite à 5 mn du cinéma justement et que c'est aussi un grand copain d'Azraël ! Alors après quelques échanges de sms avec sa maman, tout était organisé pour que mes 2 monstros, tout excités à cette idée, et leur copain assistent sur grand écran à une mémorable leçon d'histoire.

J'avoue que je ne savais pas trop ce que ça allait donner car, d'une part, c'était ma première sortie ciné toute seule avec 3 enfants à gérer et ensuite ni Azraël ni Gargamel ne connaissaient vraiment cette bande dessinée et je n'avais aucune idée de s'ils allaient accrocher ou non. Au final, ce fut une des sorties ciné les plus agréables que j'ai jamais eu jusqu'à présent. La séance du dimanche 11h15 s'est révélée une fois de plus idéale avec, certes, un peu de monde mais pas la cohue non plus. Trop contents d'avoir leur copain avec eux, les monstros se sont montrés d'une sagesse exemplaire, Gargamel lâchant sa sacro sainte tablette pour mieux regarder l'écran à chaque remarque de Mister T. Et elles ont été très très très nombreuses ses interventions, pour mon plus grand bonheur car une conséquence secondaire est qu'elles ont cloué le bec à Azraël. Du coup, pour la première fois depuis bien longtemps, je n'ai pas eu à subir les habituelles questions en rafale de la mitraillette à parole, c'est Mister T qui s'est chargé des questions ET des réponses : le RÊVE !

Bon, et le film dans tout ça vous allez de me dire. Ben c'est pas le dessin animé du siècle mais il est bien, autant pour l'histoire que graphiquement. Sur ce dernier point d'ailleurs, moi qui gardait en mémoire les premiers dessins animés de nos célèbres gaulois, j'ai été très agréablement surprise. Alors certes, les puristes pourront râler en disant que la BD n'a rien à voir. Mais le fil conducteur est là tout de même si bien qu'on n'est pas dépaysé, l'histoire est différente juste ce qu'il faut pour qu'on s'ennuie pas quand on connaît déjà et l'humour est bien présent (en tout cas, moi, j'ai bien rigolé). Pour ceux qui connaîtrait les dessins animés précédents, sachez que cette fois, l'histoire occupe 100% du temps. Pas de chansonnette, des dialogues, encore des dialogues et rien que des dialogues.

L'histoire en gros (si par extraordinaire, il y en a qui ne connaisse pas) : César ayant admis que ses armées étaient impuissantes face aux irréductibles gaulois (et surtout face à la potion magique du druide Panoramix), il décide de les transformer en romains en les cernant par la civilisation. Il envoie donc son meilleur architecte construire tout autour du village un ensemble d'immeubles, une immense résidence baptisée le domaine des dieux. Tout comme dans la BD, on va retrouver le centurion qui ne veut pas attirer l'attention des gaulois et exige de travailler la nuit et en silence, l'architecte qui veut absolument réussir sa mission contre vents et gaulois, les esclaves en charge de construire le domaine qui cherchent à négocier leur liberté (et si pour cela ils doivent trahir ceux qui ont voulu les aider c'est pas bien grave), les soldats plus trouillards et revendicateurs tu meurs qui mettent leur grain de sel, l'attitude des gaulois qui se modifie au contact des locataires du domaine et plein d'autres petits détails.

La différence majeure entre le film et la BD vient du couple romain locataire du domaine et tenant un des rôles principaux. Dans la bande dessinée, ce couple joue un rôle clé concernant le retournement de situation qui aboutit à la défaite romaine. Dans le film, c'est toujours le cas mais le rôle en question est totalement différent, différence rendue possible par l'adjonction d'un adorable bambin en son sein. Bien sûr, d'autres différences existent aussi (assez nombreuses d'ailleurs) mais on peut les considérer comme anecdotique comparées à celle-là.

On retrouve bien sûr les valeurs défendues dans l'album : la solidarité entre amis, le sens du devoir, la critique du matérialisme en général et du snobisme des citadins envers les campagnards en particulier, sans oublier un petit brin de syndicalisme. Mais à ces valeurs sont venus s'ajouter un petit clin d'oeil sur l'enfer de la paperasserie (qui n'a pas été sans me rappeler la "maison des fous" des 12 travaux d'Astérix) et un plaidoyer sous-jacent sur le fait qu'il faut s'ouvrir aux autres et accepter leurs différences sans préjuger de leurs origines sociales, plaidoyer plus soutenu que dans la BD.

Bref, même s'il n'a rien de transcendantal, c'est un bon petit film familial que je vous recommande, où chacun, enfant comme parents, devrait passer un bon moment. En tout cas, chez nous, on ne regrette pas.

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vendredi 28 juillet 2017

Au pays des dragons

Décidément, cette année, c'est l'année du dragon, en tout cas par chez nous. Après Isodore (petit dragon sympathique quand il ne casse pas des poteries en éternuant mais si vous n'avez pas 6-7 ans et n'êtes pas dans la classe d'Azraël vous pouvez pas comprendre), après Céladon, après les bébés dragons d'Hagrid, c'est une véritable invasion de ces énormes lézards qui s'est produite à Paris.

Bien évidemment, dès que Sir Azraël en a entendu parler, il s'est empressé de se porter volontaire pour y mettre bon ordre et renvoyer illico ces fauteurs de troubles au fin fond de leurs grottes. Et puis c'est qu'une convention de dragons, ça interpelle. Vous imaginez un peu la quantité d'or, de bijoux, de pierres précieuses et de demoiselles en détresse qu'on doit y trouver au mètre carré ! Non vraiment, c'était une occasion à ne pas rater. D'autant que Sir Azraël cherche activement sa promise en ce moment !

Secondé par son fidèle compagnon de toujours, j'ai nommé Sir Gargamel, Sir Azraël s'est donc rendu sur le sinistre territoire de DragonLand, dans les terres perdues du Parc des Expositions. Histoire de mettre toutes les chances de son côté et d'être certain de venir à bout des monstres écailleux, il s'est adjoint les services de la terriiiiible sorcière Super Nanny et de la fée Pupuce (nettement moins impressionnante à ce qu'il paraît, me demande si je dois me vexer ou non moi là !). Eh oui, la fée Pupuce ne fait pas que coudre, elle se procure également au marché noir féerique des tickets magiques assurant un accès express à la convention des dragons (bon ok, elle avoue, elle s'est simplement procuré un ticket famille sur le site en ligne de la convention mais n'empêche, ça permet d'éviter de faire la queue à l'entrée et ça revient moins cher). A noter tout de même qu'une convention de dragons, comme on pourrait s'en douter, c'est pas donné (ben oui, le dragon n'est pas franchement réputé pour ses largesses). Il faut donc quand même compter 49€90 pour un pass famille soit 2 adultes et 2 enfants acheté sur place (ajouter 5€ pour un achat en ligne d'un billet coupe-file), 15€90 pour un billet adulte seul et 13€90 pour un billet enfant, toujours acheté sur place (sinon ajouter 2€ par billet cette fois).

C'est donc fièrement, armés de leur seul courage et de leur audiophone spécial enfants (il y en a aussi des "spécial parents" mais je peux pas vous dire la différence car faisant visiblement infiniment moins que mon âge (je ne pensais pas ma crème anti-âge si efficace) j'ai eu droit à la version enfants moi aussi), que mes 2 chevaliers en short (oui, l'usage de la culotte courte se perd de nos jours ma bonne dame) ont franchi le portail d'entrée du monde fascinant des dragons de tous poils (ou plutôt de toutes écailles et toutes plumes).

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Alors DragonLand, c'est comment ? Ben c'est bien ! Encore que mon sens critique et mon cynisme d'adulte me fasse presque dire qu'un billet un peu moins cher, ça aurait quand même été mieux. Mais bon, on va pas chipoter, de toutes les sorties "culturelles" qu'on a pu faire avec les monstros, c'est celle qui a le mieux marché. Pourquoi je dis ça ? Parce que la visite dure normalement environ 1h30 et qu'on l'a faite en .... TADAM ! 50 mn chrono montre en main. Et pour les monstros, ben croyez moi, c'est un record de lenteur !

Les raisons de ce succès sans précédent ? 2 choses très simples. D'abord, le décor ! Franchement, c'est très bien fait. On se croirait dans des châteaux médiévaux. On franchit des portails de pierre, on monte aux créneaux, on observe les dragons dans leur habitat naturel. Même la première partie de l'expo, nettement plus style musée est sympa.

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Faux squelette de dragon fabriqué avec les os de différents animaux existants.

Ensuite, les audiophones. Contrairement à ceux qu'on a pu tester jusqu'à présent, ils ont vraiment été pensé pour les enfants avec des explications simples, compréhensibles et surtout COURTES ! Du coup, au lieu de s'ennuyer et de cesser rapidement de l'utiliser, les monstros se sont mis à la recherche des panneaux indiquant l'usage de l'audiophone pour passer de commentaires en commentaires. Et rester 2 mn en place le temps d'écouter ce qu'on leur racontait. Et puis bien sûr, il y a tous ces dragons grandeur nature (ou presque) animés. Rien de tel pour retenir l'attention des enfants.

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Oui hein ! Ça impressionne quand même la hauteur du bestiaux non ?

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Que serait un dragon sans son oeuf ?

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Ou sans ses multiples têtes ?

Attention toutefois, si ce sont les sensations fortes que vous recherchez, allez voir ailleurs. Certes, ils sont animés mais ça ne va pas très loin. Ça bouge un peu, ça ouvre la gueule et c'est à peu près tout. Je doute fortement qu'il y ait de quoi traumatiser même un tout petit. Pas d'effet de fumée ou de lumière non plus. Mais c'est divertissant et les enfants aiment bien attendre pour voir ce que va faire exactement le dragon. Et personnellement, mon passé de rôliste m'ayant fourni moult informations sur ces monstres écailleux, j'ai quand même réussi à y apprendre 2-3 trucs que je ne connaissais pas.

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Histoire que nos chevaliers puissent prouver leur valeur, il leur est possible d'immortaliser leur victoire sur l'espèce dragonesque grâce à une photo souvenir entièrement GRATUITE (si si) puisqu'elle est prise par vous même avec votre propre appareil. En gros, on vous fournit l'épée et la bestiole à trucider. Les monstros peuvent même démontrer leur maîtrise du dressage en montant un des dits bestiaux et en le faisant tourner en bourrique rond (oui, il y a un petit train dragon entièrement gratuit aussi sur place).

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La visite se clôture bien évidemment avec l'inévitable traversée de la boutique. Mais là encore, ce fut une assez bonne surprise. On y trouve de tout, depuis les boules à neige dragon jusqu'à l'agenda dragon en passant par les calepins genre grimoire et autres figurines. Sans oublier bien évidemment les valeurs sûres (des Crocmou, Harold et autres personnages de la série "Dragon", des épées et boucliers, des livres et même des ombrelles ornées de dragons chinois). Quant aux prix, là aussi, on a de tout. Il est donc tout à fait possible de faire plaisir à vos monstros sans se ruiner complètement et c'est assez rare pour être souligné.

En résumé, si vos monstros aiment les dragons et que vous habitez en région parisienne, c'est une petite sortie sympa que je vous recommande malgré son prix un peu élevé à mon sens.

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lundi 24 avril 2017

On surnage !

Euuuh ? Youhouuuuuu ? Y a quelqu'un ? La Puce ?

Bizarre ça, on dirait qu'il n'y a personne dans ce blog. Mais elle est passée où la Puce ?

Huuum, attendez une minute, vous entendez pas des drôles de bruits ?

Oulala, vite vite, appelez les pompiers, le samu, la police ou non tiens plutôt les gardes-côtes ! C'est la Puce là-bas au large, entre la Pointe de l'Expertise et le cap du Pakéd'kopy. Elle est en train de se noyer dans un océan déchaîné de paperasserie en tout genre. Et visiblement, elle va pas tenir encore bien longtemps d'autant que se profile à l'horizon l'arrivée d'une très grosse tempête ménagère !

Argh, je crois bien que cette fois, elle est fichue ! Adieu la Puce ! Ah non, attendez, j'aperçois Sir Azraël, le champion incontesté des Bonnes Intentions, qui arrive sur son aspiro-balai. Muni de son légendaire chiffon à vitres (Inferno Gran Mom s'en souvient très certainement encore), il la tire laborieusement jusqu'à la Plage du Ciné de Quartier.

Piouuuu, ben on a frôlé la catastrophe ! Alors la Puce, ça va mieux ?

Oui oui, merci la voix off. Ça va mieux. Après avoir failli me noyer à 2 reprises, il semblerait que les éléments déchaînés, et tous ligués contre moi bien sûr, se décident à se calmer un peu. Faut dire que dernièrement, c'était la folie totale au bureau. Pensez donc, malgré tous mes efforts pré-vacances de Pâques (boulot soir et week-end quand même), impossible de finir tout mon taf dans les temps. Pour la première fois depuis plusieurs années, j'ai dû me résoudre à emmener du boulot pendant ma petite semaine de vacances ! Et pas n'importe quoi en plus : des dossiers à expertiser pour des demandes de financement sur des sujets de recherche hyper pointus ! Ah la la, qu'est-ce qu'on ferait pas pour la science quand même. Heureusement, grâce à Inferno Gran Mom (bénie soit-elle, faut vraiment que je me renseigne sur la procédure de canonisation là), qui s'est occupé des monstros, j'ai pu boucler tout ça rapido et profiter tout de même de mes vacances (je vous raconte ça bientôt promis). Et j'en avais bien besoin, surtout avec la reprise sur l'échappeau de roues qui a suivi.

Mais ça y est. J'aperçois enfin à l'horizon l'île dorée du Retour à la normale. J'ai troqué mon hors-bord hyper rapide mais super stressant pour un joli voilier et je devrais aborder le rivage de la Baie de la Couture à gogo d'ici 15 jours grand maximum. La félicité quoi !

Ceci dit, je dois une fière chandelle à Azraël et son aspiro-balai. Grâce à ses efforts ménagers dans mon salon ... il a consciencieusement aspiré toute la poudre de craie qu'il avait préalablement râpée et dispersée partout dans le dit salon, d'ailleurs, maintenant que j'y pense, s'il l'avait pas râpée cette craie, on aurait pas eu besoin de nettoyer ! Bref, grâce à ses efforts donc, la Plage du Ciné de Quartier était libre de toute cohue quand nous y avons abordé dimanche ce qui nous a permis de profiter tranquillement d'une des derniers diffusions de Baby Boss. Oui, il perd pas le nord quand il vient me sauver le Azraël, il a quand même une petite idée derrière la tête.

BOSS+BABY+2

Ok, là, j'en vois qui se demande ce que c'est que ce truc là Baby Boss. Ben c'est le dernier né (sans mauvais jeu de mots je vous le jure) des studios Dreamworks. Après Cigognes et Cie, c'est donc encore une histoire de bébé dont je vais vous parler mais le concept est entièrement différent.

L'histoire en gros : Imaginez une usine à bébés (bon, si vous avez vu Cigognes et Cie, vous serez pas dépaysés) avec une grosse production en série de mignons petits bouts de chou qui ne demandent qu'une chose, une gentille petite famille. Sauf que, parfois, parmi tous les bébés produits, il y en a qui ne sont pas comme les autres. Ceux-là ont un corps de bébé mais dans leur tête, ce sont déjà des bussiness man (ou woman). D'ailleurs, ils savent d'office marcher et parler comme vous et moi. Ceux-là, on les expédie directement à la direction de ... Babycorp, société spécialisée dans la production de bébés. Notre baby boss (oui, on l'appellera comme ça vu qu'il n'a un nom qu'à la fin du film et que pendant tout ce temps on l'appelle baby boss, bébé ou encore, mon préféré, Eh toi) fait donc partie de ces bébés particuliers et se retrouve expédié dans la maison de Tim dont il devient le petit frère. Bon, ok, jusque là, c'est un peu bizarre mais pourquoi pas. Sauf que les parents de Tim, eux, sont persuadés qu'il s'agit bien de leur bébé, un bébé parfaitement normal qui plus est, qui se traîne à 4 pattes, fait des areuh areuh et tout et tout. Et à ce petit jeu, Baby boss est l'archétype du parfait acteur jusqu'au jour où Tim, qui ne supporte pas d'avoir "perdu" l'amour de ses parents (en gros, il ne supporte pas de partager leur affection, et surtout leur temps, avec son petit frère), découvre la vérité. Son prétendu petit frère n'en est pas un mais c'est un agent envoyé en mission secrète. Bon, j'en dirais pas plus, ça vous casserait le suspense. J'ajouterai juste que Baby Boss n'est pas seul sur le coup mais qu'il est secondé par une mirifique équipe de bébés à peu près aussi performante que ... ben des bébés normaux en fait.

Ce qu'on en a pensé : ben si j'en crois la réaction de Gargamel qui a lâché la sacro sainte tablette pour mieux suivre le film, d'Azraël tellement concentré qu'il en a oublié de me poser des questions en rafale sur l'histoire pendant toute la projection, les éclats de rire dans la salle et le fait que je me suis bidonnée une bonne partie du temps, je dirais qu'il est pas mal du tout. Alors certes, il y a des trucs que je comprends pas trop (pourquoi vouloir rester absolument des grandes personnes dans des corps de bébé par exemple), l'histoire en elle-même n'est pas transcendante et côté vraisemblable, alors là, faut carrément oublier. Mais c'est plein d'humour et cela aborde avec une approche plutôt sympa le problème de l'arrivée d'un bébé dans une famille et la rivalité et le sentiment d'abandon que cela peut provoquer chez le grand frère ou la grande soeur. La seule chose que je n'ai pas vraiment aimé, c'est l'idée que l'amour existant dans le monde est limité (vu qu'on en fait un camembert pour illustrer sa répartition et que la part revenant aux bébés est en baisse alarmante). Pour moi qui prêche en ce moment à Azraël que mon amour pour lui est infini, que j'en aurais toujours même si je lui en donne tous les jours et que cela ne m'empêche pas d'en donner tout autant à son grand frère, c'est quand même un peu gênant. D'ailleurs, ce fait entre en contradiction avec d'autres éléments du scénario mais bon, abstraction faite de cela, c'est un bon film à aller voir en famille et petits et grand devraient passer un bon moment.

Bref, si vous ne l'avez pas encore vu et qu'il passe toujours par chez vous, je vous le recommande.

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dimanche 5 mars 2017

Une histoire de robot

Ayant vu passer à de nombreuses reprises la bande annonce de Sahara sur leurs tablettes respectives, Azraël et Gargamel (enfin, Azraël surtout) me réclamaient instamment d'aller le voir. Peine perdue, notre ciné tout près de la maison mais aux horaires loufoques (oui, je vous rappelle que notre ciné à nous projette les films spécial enfants en plein pour l'heure du déjeuner, entre 11h30 et 13h15 grosso modo) a décidé de ne pas le projeter.

Euh, il sort quand exactement Sahara ?

Mais il est déjà sorti madame. Mais on le projettera pas nous.

Ah bon ? Ben pourquoi ?

Ben, oui, vous comprenez, on a déjà projeté Tous en scène et on va projeter Lego Batman le film.

Et ... ?

Ben ça fait déjà beaucoup de films d'animation donc on n'en prévoit pas d'autre pour le moment.

Ok donc voilà, on pratique dans la ségrégation cinématographique par chez nous apparemment et si tu es un enfant, soit tu te contentes d'une sortie correcte par mois soit tes parents acceptent de t'emmener voir des trucs hyper naze. Non parce que Lego Batman, franchement,  je suis bon public mais là, je dis non ! Vous avez vu la bande annonce ? C'est consternant ! Et avec les monstros qui répètent tout ce qu'ils entendent, c'est un coup à être exclu de l'école si certaines répliques ressortent.

Bref, c'était râpé pour Sahara mais ça m'a permis de tomber sur la séance mensuelle spéciale junior, le truc où qu'on va quasiment jamais parce que les 3/4 du temps, c'est tout pourri ce qu'ils proposent. Et pour une fois, ça avait l'air drôlement sympa. Au programme, Le géant de fer. En toute honnêteté, ce qui m'a accroché, c'est que c'était fait par le même réalisateur que Ratatouille et Les Indestructibles, 2 films forts appréciés des monstros. Et puis une histoire de robot géant quand on est maman de 2 garçons, c'est toujours bon à prendre ! Et c'est donc plein d'entrain qui nous nous sommes rendu dimanche matin à l'unique séance proposée. Et là, je peux vous dire que j'ai souffert, et pas qu'un peu !

GEANT+DE+FER

Ooooh, pauvre Puce ! C'était si nul que ça ? Non non, pas du tout, c'est super au contraire, avec des passages hilarants que toute la salle se bidonnait, parents comme enfants. Et moi aussi malheureusement. Car avec ma chirurgie dentaire, dès que je rigole, j'ai mal. J'ai le rire et le sourire crispé en ce moment je vous dis pas ! Et là, j'ai passé 1h25 à me faire mal régulièrement. Mais je ne le regrette pas un instant.

Niveau histoire, rien de bien extraordinaire, c'est du classique. Un robot géant qui tombe du ciel et se planque dans une forêt près d'une petite ville (on se demande d'ailleurs comme il peut bien arriver à rester planquer vu sa taille et son extraordinaire discrétion naturelle ! Un petit garçon le trouve, ils deviennent amis mais bien sûr le gouvernement envoie un agent spécial pour vérifier une histoire d'envahisseur extraterrestre et le méchant agent gouvernemental ne pense qu'à détruire ce gentil géant. Les créateurs l'ont d'ailleurs fait particulièrement bête cet agent, encore plus bête que méchant. En toile de fond, notre petit bonhomme se lie également d'amitié avec le ferrailleur du coin, artiste à ses heures et comme il a une maman célibataire ... Par bien des aspects, ce film est une ode à l'amitié, à l'acceptation de la différence et au rejet de la peur que ces différences peuvent générer. Apprendre à juger les autres à leur acte et non à leur aspect, c'est un peu la conclusion qu'on pourrait en tirer.

Enfin bref, je n'en dirais pas plus parce que, comme je le disais, c'est du classique mais c'est bien amené et c'est ce qui rend ce film si divertissant. La meilleurs preuve, Gargamel m'a carrément refilé sa Sacro Sainte Tablette pour mieux se concentrer sur le film, lui qui d'habitude la conserve histoire de pouvoir jouer un peu au cas où le film ne l'intéresserait pas. Ce qui porte à 2 les films pour lesquels il a daigné se séparer la SST, c'est tout dire !

Si ce film passe encore par chez vous (vu qu'il date pas d'hier, rien n'est moins sûr), je vous le recommande. Sinon, sautez dessus quand il sortira en DVD, vous ne devriez pas le regretter.

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mardi 21 février 2017

Des sorties, des sorties, encore des sorties !

Comme promis, les monstros ayant repris l'école, voilà un petit bilan de la seconde semaine de nos vacances culturelles avec pour commencer LE super bon plan, enfin, vraiment super bon si vous êtes les heureux parents d'un enfant reconnu handicapé par la MDHP. Parce que sinon, c'est juste une sortie sympa.

Ah ah, j'en vois qui trépigne d'impatience. C'est quoi ce super plan ? Ben c'est le Muséum National d'Histoire Naturelle, le MNHM pour les intimes.

Ah oui, c'est si bien que ça la Puce ? Oh oui, c'est trèèèès bien. D'abord, parce qu'il y a 2 expos permanentes, la Grande Galerie avec plein de trucs intéressants sur tous les animaux de la terre, leur évolution et plein d'autres choses. C'est très visuel avec beaucoup de reproductions grandeur nature ou à l'échelle d'animaux (des faux animaux empaillés en fait), des petits quizz interactifs, des petits films. Bref, c'est varié comme support et ça évite aux enfants de s'ennuyer. Il y a encore mieux avec la Galerie des enfants, spécialement conçue pour les enfants ET les enfants souffrants de handicaps divers et variés. Là, je ne peux que supposer que c'est bien car on n'a pas pu la faire. Les monstros étaient arrivés à saturation et comme on n'avait pas pensé à réserver une place avant d'y aller, il n'y en avait plus de toute façon quand on est arrivé devant. En plus de ces 2 expo permanentes, il y a en ce moment l'expo temporaire Espèces d'Ours. Au départ, Azraël avait vu la pub sur cette expo à la télé et réclamé à y aller (j'en suis d'ailleurs restée comme 2 ronds de flan tellement j'y croyais pas). Je pensais qu'il s'agissait d'une simple expo photos mais pas du tout.

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Comme pour les expos permanentes, on a beaucoup de photos mais aussi des faux animaux empaillés, des petits films, des quizz interactifs, des squelettes et même des animations et ateliers l'après-midi (nous, on y est allé le matin donc on n'a pas testé non plus) bref, on en prend plein les mirettes et les monstros étaient enchantés. Certes, on a encore été dans les visiteurs les plus rapides, limite supersoniques mais on a tout fait, dans le calme, en testant quelques quizz et en commentant abondamment ce qui était montré. Il y avait donc vraiment de quoi se réjouir et c'est d'ailleurs la première fois qu'on arrive à passer près de 1h30 dans un musée.

Bon, ok la Puce, c'est un chouette musée mais en quoi c'est un super bon plan ? Pourquoi ? Ben parce que si vous avez un enfant titulaire d'une carte handicapé ou d'un justificatif de handicap de la MDPH, vous avez une entrée spéciale (pas besoin de faire la queue avec les visiteurs sans billet), on vous fait passer devant tout le monde à la caisse pour demander vos billets et .... c'est gratuit pour la personne handicapée et son accompagnateur ! TADAM ! Résultat des courses, entre Gargamel et sa carte handicapée et Azraël et son attestation, on a eu 4 billets (Super Nanny était avec moi pour m'aider à gérer les monstros) pour les 3 expos, tout ça sans débourser un sou ! Alors, c'est pas beau ça !

Bon, sinon, pour ceux que cela intéresserait et qui ne bénéficierait pas de ces avantages, les tarifs sont relativement raisonnables si on tient compte de l'intérêt des expos pour les enfants. L'expo temporaire revient à 11€ par adulte et 9€ par enfant, le forfait Grande galerie+ galerie des enfants, c'est pareil et si on se contente de la grande galerie, cela revient à 9€ par adulte et 7€ par enfant (l'âge des enfants allant quand même jusqu'à 25 ans !). Bref, vous l'aurez compris, c'est une sortie en famille que je recommande et qui, pour les enfants handicapés pour lesquels on souhaite tester les visites de musée, est idéale car si cela se passe mal, ça ne vous aura coûté que du temps et le déplacement.

Les 2 dernières sorties des vacances ont également concernées la culture mais plutôt physique cette fois avec une sortie au bien connu Acrochat et à la patinoire (mon dieu mon dieu, ça faisait bien 30 ans que j'étais pas remonté sur des patins !). Et dans le cas d'Acrochat, la déception a été grande (en tout cas la mienne). Car voilà, j'avais l'habitude d'aller à Thiais Village avec les monstros mais l'Acrochat qui se trouvait là-bas est maintenant un Gulli Parc (est-ce le cas pour tous, je n'en sais rien) et on sent bien qu'on est là pour faire de l'argent ce qui n'était pas le cas avant.

Au niveau de la structure, elle a peu été modifiée mais plutôt rafraîchie ce qui n'est pas un mal. L'espace dédié aux tout petits a été transformé en piste de "kart" électrique, une activité appréciée par les monstros mais à petite dose car le circuit est vraiment tout petit, les engins roulants très lents et le nombre de véhicules disponibles très limités. Ils fonctionnent avec des jetons et sont en libre service, c'est donc la loi du premier arrivé premier servi et tu lâches ton engin uniquement quand tu n'as plus de jeton pour le faire avancer. Du coup, ça peut vite être l'anarchie totale surtout si les parents ne prennent pas leurs responsabilités pour imposer un minimum de discipline et de savoir-vivre. Cerise sur le gâteau, la durée du tour soit à peu près le temps mis par un poisson rouge pour faire le tour de son bocal. Bon, en même temps, comme ça, à moins d'avoir une monstrueuse réserve de jetons, les enfants sont bien obligés de le lâcher rapidement leur kart.

Autre nouveauté, des jeux type arcade comme un jeu de la pince, un babyfoot et autres joyeusetés ont été installés. Comme les karts, ils fonctionnent avec des jetons et ce sont vraiment mais alors vraiment de GROSSES ARNAQUES. Un exemple : le babyfoot. Déjà, il est sous verre. Une drôle d'idée qui s'explique parfaitement quand on voit qu'un jeton vous donne droit à 2 balles qui arrivent directement sur le plateau. Et à peine le but marqué, la balle tombe dans un réceptacle où vous la récupérez pour la garder car c'est une balle rebondissante (un jouet donc) qu'il est ensuite impossible de remettre sur le plateau de jeu à cause de la plaque de verre justement. Résultat, 30 secondes de partie, 2 buts et c'est fini. Et tous les autres jeux sont comme ça, quand ils fonctionnent au lieu de simplement vous manger votre jeton. Je vous dis pas le taux de frustration atteint par les monstros. C'était l'horreur !

Enfin, ce qui me hérisse le plus, vous ne payez plus en arrivant. Non non, vous payez en sortant en fonction de ce que vous avez fait, des jetons que vous avez consommé etc ... Bref, rien de tel pour vous faire dépenser sans vous en rendre compte. Du coup, il y a désormais fort peu de chance qu'on y retourne un jour et c'est bien dommage.

En revanche, un franc succès pour la patinoire (nous sommes allés à la patinoire des Lacs de Viry Chatillon). Étrangement, les monstros ont rapidement pigé le truc et Gargamel en particulier a été étonnant dans la maîtrise de son équilibre. Comparativement aux patins à roulettes, le patin à glace semble donc nettement plus facile à aborder par les enfants. Niveau tarif, ce n'est pas donné mais cela reste raisonnable avec 10,70€ location de patins comprise pour les adultes et 7,30€ pour les enfants (et c'est pratiquement moitié prix si vous faîtes partie de l'agglomération de commune de Viry Chatillon). Par contre, on fait la queue pour entrer et c'est assez long quand même (enfin je dis ça mais avec les monstros tout est toujours trop long). En tout cas, on s'est bien amusé et on y retournera très certainement.

Bon allez, faut que j'aille convaincre Azraël qui vient de voir passer une bande annonce pour Harry Potter et les reliques de la mort que non, c'est pas une bonne idée du tout de le regarder (dans 8 ans mon bonhomme, dans 8 ans et pas avant !)

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mardi 14 février 2017

Du ciné, du musée et des playmobils

Eh oui, une semaine de vacances déjà écoulée et la seconde qui commence avec plein d'activités de prévu. C'est donc l'heure d'un premier bilan niveau occupations pour monstros déjantés. Alors certes, j'aurai pu attendre la fin des vacances mais bon, faire une critique de film sur un truc qu'on ne peut plus voir qu'au fin fond de la campagne la plus profonde ne présente plus beaucoup d'intérêt et donner un tuyau sur des visites de musée actuellement en promo niveau tarif sur Vente Privée, c'est mieux que le faire une fois la vente achevée non ?

Alors c'est parti. Après les vacances de Noël glandouille à la maison et leur douloureux effet secondaire du "je veux pas école je veux maison mais pourquoi on peut pas rester à la maison maman je veux pas travailler je suis fatigué", j'étais fermement décidée à organiser une multitude de sorties éducatives pour les monstros ce coup-ci avec LE truc qu'on fait jamais d'habitude : la visite de musée. Oui, car soyons clair, pour les monstros, un musée est un lieu formidable doté de superbes couloirs où courir à fond de train et de salles où se planquer pour faire BOUUUUUUH quand son frangin ou sa pauvre mère morte de honte se pointent ! Mais bon, les monstros ayant grandi, j'ai décidé qu'ils étaient devenus sages (non, pitié, laissez moi rêver un peu et ne me casser pas ma baraque merci !) et que le musée, ce serait les doigts dans le nez. Faut dire aussi que pour cette première sortie culturelle, j'avais misé sur une valeur sûre : Disney ! Eh oui, en ce moment, au musée des arts ludiques, il y a une expo sur les films d'animation des studios Disney.

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Eh alors, la Puce, c'était bien ? Oui et non. Commençons par le positif. Il y a des mini extraits de dessins animés pour certains grands classiques de la maison. Les enfants s'y retrouvent donc sans peine et en règle général, les monstros ont eu l'air d'apprécier. Mais ces séquences sont très peu nombreuses, l'essentiel de l'expo étant constitué d'extraits de story board et de dessins préparatoires. Ces dessins justement sont une bonne base pour expliquer aux enfants le processus d'élaboration d'un dessin animé et tout le travail qu'il y a à faire. Bon, bien sûr, ils ne comprennent pas tout et ont parfois de drôles de questions.

Mais maman, comment ils fabriquent la galette ?

La galette ?

Mais oui, tu sais le dessin animé.

Ben je viens de te l'expliquer

Mais non, je te parle du dessin animé maman enfin

(sur le ton du t'es bête où quoi)

euh, je comprends pas là

(apparemment, oui, je suis bête)

Maiiiis mamaaaan, le DVD enfin. Il est fabriqué comment le DVD.

Bon là, j'ai honteusement menti en prétextant une totale ignorance de la chose, baissant visiblement considérablement dans l'estime de ma progéniture mais je ne me voyais pas du tout expliquer le principe de la gravure laser à Azraël. Parce que le laser pour les nuls, ok, mais le laser pour les monstros, ça non, je passe !

Autre point positif, des audio guides sont gratuitement mis à disposition. On y apprend plein de trucs très intéressant sur l'historique des dessins animés présentés, les techniques utilisées etc ...

Les points négatifs maintenant : en premier lieu, le tarif parce qu'à 16€50 pour les adultes et 11€ pour les enfants soit une sortie à 55€ dans notre cas, ce n'est vraiment pas donné. D'où le tuyau sur Vente privée où le billet famille est actuellement à 30€ au lieu de 55, le billet 2 adultes à 19€ au lieu de 33 et le billet 1 adulte à 10€ au lieu de 16,5. Ensuite, si vous avez des enfants dénués de patience à tendance hyperactive, soyez prêts à sortir frustré de l'audio guide (vous n'aurez jamais le temps de tout écouter) voir frustré du détail des gravures originales car vous allez quand même faire les salles au pas de course. Mais bon, ce dernier point demeure très spécifique à notre petite famille.

Au final, sans être un immense succès, la visite s'est bien passée, on a tout regardé (plus ou moins vite), les monstros ont été plutôt sages et ont visiblement apprécié puisqu'ils sont prêts à y retourner. Mais la prochaine fois, j'attendrais quand même de tomber sur des billets en promo. Bref, si vous aimez Disney, si vous voulez en savoir plus sur l'histoire secrète de leurs dessins animés et si vous avez des enfants moins agités que les miens, c'est une expo intéressante. Pour info, elle dure encore jusqu'au 3 mars ce qui vous laisse un peu de temps pour y aller.

Pour poursuivre mon opération Vive la culture, après l'art de l'animation, nous nous sommes intéressés à l'art musical teuf teuf teuf (excusez-moi je m'étrangle) avec Tous en scène, le dernier né d'Illumination Entertainment. Alors alors, que dire de ce film ? Ben si vous aimez la Star Ac, foncez, il est fait pour vous. Oui parce que franchement, ce dessin animé c'est la Star Ac animalière, je ne vois pas meilleure façon de le résumer. Il y a tout : les auditions avec leurs candidats époustouflants et les autres qui nous font bien marrer, les participants gentils et adorables et les gros vilains méchants qui ne pensent qu'à la victoire et sont prêts à tout pour y arriver, les séances de préparation, les répétitions plus ou moins foireuses etc ... Bon, perso, j'ai jamais regardé la star ac mais j'en ai entendu parler et ça a l'air tout pareil. Heureusement, le film ne se limite pas qu'à ça.

L'histoire en gros, c'est un Koala amoureux de son théâtre qui n'a jamais réussi à produire que des fours et qui, pour s'en sortir, décide de lancer un nouveau spectacle avec en vedette monsieur et madame tout le monde, bref, le commun des mortels mais avec un incroyable talent (pour la danse et le chant uniquement car notre koala ne donne que dans le spectacle musical). Suite à une bourde de sa secrétaire gâteuse d'au moins 100 balais et à oeil de verre sur ressort qui se fait régulièrement la malle (beurk maman c'est dégoutant), l'annonce du concours pour les sélections précisaient que le vainqueur gagnerait un prix de 100 000 $ ce qui, comme vous l'imaginez, a motivé les foules pour auditionner, pour la plus grande joie de notre koala (puis sa plus grande angoisse vu qu'il n'avait absolument pas cette somme en caisse). Parmi ces candidats, on va retrouver un jeune gorille, Johnny, rejeton du chef d'un gang de braqueurs de banque, une cochonne, Rosita, mère de famille (25 rejetons tous du même âge quand même) et bricoleuse de talent à ses heures, un cochon, Gunter, adapte des tenues à paillettes et du piggy power, une porc-épic, Ash, dont j'aurai personnellement bien empalé à l'ancienne le petit copain méprisant, imbu de lui-même et macho au possible, une souris, Mike, qui mériterait de se faire évicer par un chat (si si, il est parfaitement imbuvable c'te souris, car c'est un mec, mais il chante trop bien c'est pas juste) et une jeune éléphante, Meena, hyper talentueuse dotée d'un trac tellement monstrueux qu'elle devient aphone à peine le pied posé sur la scène. Chacun de ces personnages a ses propres problèmes ce qui offre un certain richesse en terme de réflexion à ce film où on aborde les questions des mères débordées, démotivées et devenues quelque part invisible aux yeux de leur famille, de l'avenir des enfants qui refusent de suivre les traces de leurs parents, de la confiance en soi, de l'indépendance, de la tolérance et plein d'autres encore, le tout abordé avec humour et légèreté et parfois beaucoup de finesse (mais parfois seulement parce que dans l'ensemble, on met plutôt les pieds dans le plat). Si j'avais un reproche majeur à faire à ce film, c'est que, comme pour Trolls, niveau musical, il n'y a rien d'original. On prend des vieux succès et on vous les ressert toutes les 5 mn. Bon, certes, ils sont bien choisis mais ça reste de vieux succès et j'aurais apprécié la création de quelques chansons originales tout de même.

Une de nos préférées à moi et à Azraël, la chanson finale de Johnny.

En bref, on a bien swingué, on a bien rigolé, on a passé un excellent moment et je suis certaine qu'un jour prochain, cette chanson finira bien par me sortir de la tête et que j'arrêterai de me trémousser dans ma cuisine. Si ce film passe encore par chez vous, n'hésitez pas. Ce n'est certes pas un grand chef d'oeuvre du 7ème art mais on passe un excellent moment.

Et pour clôturer en beauté cette première semaine culturelle, Azraël est allé parfaire sa culture playmobilière au Playmobils Fun Park.

Euh, la Puce, t'exagères pas un peu là ? Les playmobils ? De la culture ? Et Gargamel alors, t'en as fait quoi ? Bon ok, j'avoue, Azraël n'avait pas de place au centre de loisirs, il fallait bien que j'en fasse quelque chose et j'avais pas, mais alors pas du tout, envie de faire une sortie Acrochat ou Bowling en laissant Gargamel sur le côté. Alors le Playmobil Fun Park, c'était parfait. Parfait parce que pas cher : 6€ tout compris. Parfait parce que pas trop loin de la maison quand même et parfait parce que les Playmobils, Gargamel il n'en a rien à faire du tout du tout du tout. Pas besoin de culpabiliser donc à se faire cette journée spéciale rien qu'avec Azraël. Si le tarif de cette sortie est peu élevé, de mon point de vue, ce fut l'un de ses seuls avantages.

Alors c'est quoi le Playmobils Fun Park. Un espace entièrement dédié aux Playmobils. Dans un grand local, des tonnes de Playmobils sont à disposition des enfants, installés dans des espaces dédiés aux différents univers (médiéval, pirate, maisons, féerique, avions/police/pompiers, bateaux etc ...) donc si vos enfants sont fans, cela devrait leur plaire. Côtés positifs, comme je le disais, c'est pas cher et il y a beaucoup de choix d'univers différents. Si vos enfants sont socialement ouverts et se lient facilement, ils trouveront des tas de petits camarades avec lesquels s'inventer des tonnes d'histoires. Et puis en période de vacances, il y a des animations de prévu qui permettent de gagner des petites bricoles (nous, on n'a pas fait mais c'est possible).

Les points négatifs : alors on n'a peut-être pas eu de chance mais il y avait un monde fou ce jour-là ce qui signifie énormément de bruit (on s'entend pas parler à un bras de distance). En règle général, c'est la loi du "t'as pas le jouet dans la main donc je peux m'en emparer" qui règne. Si vos enfants ne sont pas prêteurs ou timides, ils vont se faire systématiquement dépouiller ou au contraire passer leur temps à se bagarrer ce qui n'est pas forcément simple à gérer. Azraël a eu un peu de mal au début et se faire piquer son dragon le temps de regarder un chevalier a failli signer la fin de la sortie à grand renfort de larmes de crocodile. Il a fallu atteindre un endroit un peu délaissé par les autres enfants pour qu'Azraël commence vraiment à s'amuser et à passer un bon moment. En gros, c'est vraiment une sortie pour laquelle j'étais contente d'être toute seul avec Azraël car Gargamel n'aurait sûrement pas supporté une telle ambiance. Enfin, dernier écueil, la boutique à traverser obligatoirement pour sortir ou comment entamer la guerre avec votre progéniture parce que Non Azraël, tu n'auras pas la boîte de la super ferme à 110€, je suis pas crésus et c'est pas ton anniversaire. Vous êtes prévenu, préparez-vous à des derniers instants un peu pénibles si vous n'avez pas prévu cette boutique dans votre budget. D'autant que, pour une obscure raison, les tarifs y sont prohibitifs.

Et voilà, c'est fini pour cette fois mais il reste encore cette semaine pour se culturer.

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dimanche 15 janvier 2017

Des vacances au taquet - épisodes 2

Chose promise, chose due comme on dit. Après la super sortie anniversaire à Disney, voici le reste des sorties des vacances pour les monstros, essentiellement hautement culturelles avec Opéra, Musée et Théâtre bien évidemment. Naaaan, je blague ! Et pourtant, j'aimerais bien mais c'est certainement pas pour demain la veille vu le caractère de mes 2 petits gremlins !

Nos sorties culturelles se sont donc réduites à de simples sorties cinéma mais elles étaient particulièrement chouettes. Au programme, l'incontournable Vaiana, un Disney au sujet duquel la grande polémique du moment est de savoir s'il va ou non détrôner La reine des neiges au hit parade de nos chères têtes blondes. Pour les monstros, je sais pas, mais pour moi, il n'y a pas photo : c'est beauuuuuucoup mieux !

vaiana

L'histoire en 2 mots (ou peut-être un peu plus, il paraît que je suis légèrement bavarde) : Maui, demi-dieu de son état, a volé le coeur de la déesse de la création. Non, ce n'est pas le début d'un grand roman d'amour, il a vraiment volé le coeur, c'est à prendre au premier degré. Mais il lui a pas arraché non plus hein, c'est un Disney je vous le rappelle ! Malheureusement, il n'était pas le seul à le vouloir et en affrontant un grand méchant, il le perd, ainsi que tous ses pouvoirs, au fond de l'océan. A partir de cet instant, les ténèbres commencent à se répandre sur le monde, anéantissant la vie. Bien des années plus tard (plusieurs centaines quand même, les ténèbres ne sont pas pressés), sur une île, une princesse voit le jour et l'océan est son ami. Il décide de lui confier le coeur de la déesse avec une grande mission, le lui ramener pour chasser les ténèbres. Pour cela, elle aura besoin de l'aide de Maui et doit donc commencer par le trouver. Et à eux 2, ils s'embarquent pour sauver le monde.

On s'arrêtera là pour le résumé. Alors franchement, j'ai adoré. D'abord, parce que la princesse est sympa comme tout. Pas bimbo pour 2 sous, elle est volontaire, indépendante, décidée avec ses moments de doutes et de faiblesse comme tout le monde. Mais elle fait face à l'adversité sans jamais abandonner ni se décourager. Pas de grands sentiments un peu gnangnan non plus. Ça parle plutôt du respect de l'autre, des traditions, de la culture (et de la planète au passage pour faire bonne mesure). Mais notre personnage préféré, aux monstros et à moi, c'est le gros carré (dixit Azraël) alias Maui, métamorphe, demi-dieu du vent et de la mer, idole des Hommes ... et des Femmes (il veut pas de problème !), bref, le mâle macho imbu de lui-même par excellence mais qui cache en fait un énorme complexe de rejet et un coeur gros comme ça. J'avoue avoir piquer quelques fous rires devant les réactions caricaturales du gros carré et les dialogues entre nos 2 héros sont savoureux et plein d'humour.

Dernière preuve de la haute qualité du dernier né des studios Disney, à peine sortis, les monstros voulaient qu'on se précipite acheter le DVD (et ça, c'est bien la première fois) et Azraël m'a tanné pendant une semaine pour retourner le voir au cinéma (là aussi, c'est une première).

Dans un style tout à fait différent, nous sommes également allés voir Ballerina, une production franco-canadienne si j'ai bien compris. J'avoue qu'en regardant la bande-annonce, j'étais restée assez dubitative. J'avais un peu l'impression d'une histoire de Candy à la sauce bretonne. Ben oui, notre héroïne est une gentille orpheline bretonne qui monte à Paris pour réaliser son rêve d'être danseuse mais se heurte à l'hostilité d'une vilaine méchante petite fille riche qui la rabaisse. Sauf qu'en fait, cette impression est quand même un peu réductrice. Niveau histoire, soyons honnête, il n'y en a pas beaucoup et ça ne casse pas 3 pattes à un canard. On a la classique histoire d'amour non partagé avec l'ami d'enfance, la rivalité entre adultes qui se poursuit à la génération suivante, l'apparition du jeune premier qui s'intéresse à notre héroïne, bref, rien de bien transcendant mais c'est plaisant, ça se laisse regarder et c'est une bonne leçon sur le thème Accroches-toi à tes rêves, bosse dur et tu pourras y arriver. En prime, cerise sur le gâteau, perso, je me suis bien marrée.

ballerina

Bon, faut dire que mon cas est particulier car voilà, dans mon jeune temps, j'ai quand même fait 11 ans de danse classique. Alors ce monde ne m'est pas tout à fait inconnu. Du coup, voir une parfaite débutante sans aucune formation ne connaissant même pas les positions de base classiques savoir faire un grand écart dès le premier jour (alors qu'elle n'en avait jamais fait un avant) et être en passe d'obtenir le premier rôle dans le prochain ballet de l'opéra de Paris au côté de la danseuse étoile au bout d'une semaine, ça ne pouvait que me faire bien rigoler. Là encore, les monstros ont beaucoup apprécié et étaient partant pour le voir de nouveau le plus rapidement possible (même si je me demande quand même un peu pourquoi).

Bref, si vous voulez passer un moment agréable au cinéma et que ces films passent encore près de chez vous, n'hésitez pas.

Posté par reyhaziel à 23:01 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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