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Bienvenue en enfer (ou le monde de la parentalité)
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6 septembre 2016

Gargamel se met au japonais

Aie aie aie, Pavarotus est de retour. Mais si, Pavatorus ! Vous savez bien, le petit démon qui pousse un monstros au chanter à tue-tête, faux de préférence, à longueur de journée et toujours le même truc. Et plus c'est naze, plus il aime lui !

Heureusement pour mes petites oreilles délicates, il semblerait que Gargamel développe (enfin !) une forme de résistance à l'attaque la plus agressive du Pavatorus, la Supermariotte. Redoutable la Supermariotte, presque autant que la Trotrotite ou la Samsonite (qui n'a rien à voir avec la célèbre marque de valise sauf peut-être qu'on est pris d'une folle envie de faire la sienne, de valise, pour s'éloigner au plus vite et définitivement de la source de torture auditive). Non parce que passer des heures à entendre en boucle les génériques de Sam le pompier ou Trotro ou encore tous les bruitages et autres bandes sons de la série des jeux de Super Mario, comment dire ... ça vous donne de légères envies de meurtres ... ou de suicide, c'est au choix.

Mais voilà, depuis une semaine, c'est fini tout ça. Gargamel semble faire un semblant d'immunité. Devant sa résistance naissante, Pavarotus a donc décidé d'enclencher une riposte foudroyante. Non seulement il a étendu son répertoire d'attaque mais il a même carrément changé de langue. A présent, Gargamel doit donc faire face à une crise aiguë de Totorellite obsessionite. Et du matin au soir, il nous interprête à capela les génériques de début et de fin de ce chef d'oeuvre de Miyazaki, en japonais dans le texte. Oui ami(e) lecteur(trice), tu as bien lu. Gargamel chante japonais sans le moindre accent (identifiable en tout cas). Et je vous prie de croire qu'on n'a pas perdu au change sur ce coup. Puis il enchaîne gaillardement en nous jouant un certain nombre de scènes cultes, sa préférée étant l'appel de Totoro au Chat Bus. Et vu le véritable régal auditif que constitue cette scène mémorable, finalement, je me demande si on a VRAIMENT gagné au change.

Bref, pour parfaire votre éducation démoniaque et histoire que vous soyez parfaitement à même de reconnaître les symptômes de la Totorellite obsessionite si par malheur vous y étiez confronté, je vous ai fait un petit enregistrement de sa manifestation. Attention quand même. Evitez la présence de monstros dans le secteur lorsque vous visionnerez. Il paraît que la Totorellite se transmet par le canal auditif. J'ai testé personnellement et je confirme le haut pouvoir contagieux de cette terriiiiible affection. Rassurez-vous tout de même, si vos enfants encourent le risque de se mettre à chanter à tue-tête (et donc de transmettre la maladie à tout leur entourage immédiat, les adultes,eux, se contentent en général d'avoir l'air qui leur trotte dans la tête pour une durée indéterminée. Allez, courage, il faut bien souffrir pour s'instruire.

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9 mai 2015

Les mystères de l'univers

Ah, les mystères mystérieux de l'univers,  ceux que la science s' efforce de percer depuis des années. Je suis actuellement en train de me pencher sur l'un des plus intrigants d'entre eux. J'envisage même de déposer une demande de financement auprès du CNRS sur le sujet et de recruter un doctorant voir un post doc à temps plein. J'imagine déjà le Nobel si j'arrive à résoudre ce mystère. Où à défaut, la reconnaissance éternel de centaines, que dis-je, de milliers de parents persécutés.

Eh la Puce, mais de quel mystère tu parles là?

De quoi je parle?  Eh bien voilà. J'aimerais bien comprendre en vertu de quelle loi incontournable de l'univers je dois systématiquement extirper les monstros de leurs lits respectifs tous les matins d'école à 7h45 (et je vous raconte pas comment on speed après) alors que les weekend et jours fériés, ils ME réveillent tout aussi systématiquement à 6h30 alors que je rêve de faire la grasse matinée. 

Je suis à peu près certaine qu'il s' agit d'un complot intergalactique visant à rendre complètement chèvre tous les parents de l'univers. Je me suis même laissé dire que les démons adultes n'étaient pas épargnés par le phénomène avec leur progéniture.  Le prix Nobel on va décrocher je vous dis. Et si vous avez l'antidote à ce mal mystérieux ou un moyen d'enfreindre cette loi bizarre,  surtout ... DITES LE MOI PITIIIIIIEEEEEEE !

25 mars 2016

Haute pression

Il y a plusieurs semaines de cela, un de mes collègues (on l'appellera Hiro, ça fera plaisir aux monstros qui sont en plein trip "Les nouveaux héros") me demandait mon aide pour faire son MOOC en Physique Quantique. Oui, je sais, je vous en rabats les oreilles en ce moment mais je vous jure que j'ai des excuses et des tonnes de circonstances atténuantes (3000 en l'occurence). Ce qu'il faut savoir à propos de Hiro, c'est qu'il est italien, un italien du sud, absolument adorable en plus. Donc forcément, j'ai pas pu refuser mais j'aurais dû me douter qu'il y avait un piège quelque part.

Parce que, quand il me l'a vendu son MOOC, ça devait être un truc fun à faire, tranquille, sans pression et sans stress vu qu'on aurait probablement pas beaucoup d'inscrits mais c'était une demande de mon école d'ingé qu'on s'y mette donc fallait le faire et tout et tout. Et comme je l'aime bien Hiro, et qu'il était vraiment dans la mouise avec notre autre collègue qui devait faire ça avec lui et qui l'avait lâché un peu au dernier moment, ben j'ai dit oui.

Sauf qu'à un mois de l'ouverture du cours, on est trèèèèès loin de la petite centaine d'inscriptions prévue initialement (soit à peu près l'effectif de nos petits nétudiants de 1ère année).

La Puce, la Puce, tu devineras jamais combien on a d'inscrits pour le moment.

Dis toujours.

On en est à 2000 !

...

(black-out cérébral)

dans le monde entier en plus !

...

(oooh, je le sens pas!)

et il y a plein de profs

...

(je le sens vraiment pas)

Faut qu'on vérifie tout. Faut pas laisser passer d'âneries. On n'a pas le droit à l'erreur là.

...

(mais alors pas du tout du tout du tout)

T'es prête pour vendredi ? On pourra enregistrer l'exo en entier ? Parce qu'il faut qu'on accélère là.

...

(où est la ciguë ? la mort au rat ? l'arsenic ? le cyanure ?)

Non parce que je sais que cela ne se voit pas forcément, surtout avec le nombre d'âneries que je peux raconter, mais je suis d'une timidité maladive. Si si, je vous juge. Ca fait des années qu'au prix d'un ENOOOOOORME travail sur moi-même, je combats la tendance à me planquer dans un trou de souris de toutes mes forces.

Et c'est pas l'annonce officielle de l'ouverture du MOOC et du rayonnement de l'école qu'on en attend, du nombre d'inscrits (passé à 3000 j'y crois toujours pas, c'est pas possible que la quantique intéresse autant de monde c'est forcément une blague vous êtes pas sympa les gens !) qui a été faite devant tous les pontes du Conseil d'Administration de mon école d'ingé qui va arranger mon niveau de stress moi je vous le dis.

Pas de pression donc ! La bonne blague. Mais le coup de grâce est venue cette semaine, quand on m'a demandé de visionner mes premières vidéos montées. J'ai bien mis 20 mn à arrêter de rigoler, incapable de regarder une seule vidéo jusqu'au bout tellement j'étais pliée de rire. Je ne sais absolument pas pourquoi, mais je n'arrête pas de danser. Incroyable. Dès que je les regardes, j'ai en tête l'image des petites danseuses tahitiennes que les camionneurs mettent sur leur tableau de bord et qui roulent des hanches en permanence ? Ben ces petites danseuses, c'est moi ! Ah elle est crédible la prof moi je vous le dis. Sans compter toutes les âneries qu'on a pu raconter pour se destresser et qui ont été enregistrées. Il y a là de quoi nous faire chanter pendant au moins 2 vies minimum.

Non vraiment vraiment, je le sens mais alors vraiment pas ce coup-là !

31 janvier 2016

Crêpe party chez les infernos

Avec la chandeleur qui approche à grand pas, il était impératif ce week-end de procéder à une répétition générale histoire d'être au point pour le jour J. D'autant que j'avais une nouvelle crêpière à apprivoiser, la précédente ayant rendu l'âme après quelques années de bons et loyaux sévices, euh ... services (oui oui, je sais, elle était facile celle-là). Et puis il faut bien dire que chez les Infernos, on aime beauuuuucoup les crêpes (surtout bien tartinées de chocolat pour les uns, de sucre pour les autres et de citron pour les derniers).

Et chez les Inferno, quand on organise une crêpe partie, ça se passe généralement comme ça.

Azraël, je vais faire des crêpes pour le goûter, tu veux m'aider à faire la pâte ?

Nan, je joue

Oui, forcément, Azraël n'aime pas la pâte à crêpe crue et franchement quel est l'intérêt de venir aider maman si on peut pas en profiter pour s'empiffrer. Et me voilà donc seule et abandonnée au fin fond de ma cuisine, occupée à faire ma pâte.

Maman ? Elles sont où les crêpes ?

Elles ne sont pas encore prêtes.

Mais j'ai faim moi ! Je veux des crêpes ! C'est trop loooong !

Regardes, j'ai fini la pâte. Je vais les faire cuire maintenant.

Attends, je vais t'aider.

Nooooon !

Eh oh, je vous vois venir là avec vos commentaires. Ah lala, cette Puce, elle est jamais contente. Elle voulait de l'aide et elle râle quand elle l'obtient. Sauf que voir un Azraël se précipiter pour attraper une poële chaude à main nue ou manquer de renverser le saladier de pâte à crêpes par terre, ce n'est pas vraiment ma conception d'un coup de main. Bref, avant de piquer une crise de nerfs, ou pire, une crise cardiaque, j'ai bouté le monstros hors de ma cuisine. Mais c'était sans compter sur l'appétit crêpivore monstrosien.

Maman ? Elles sont où les crêpes ?

(et hop, ça continue)

Ça vient, ça vient.

Ye veux des crêpes au chocoya !

Oui oui, je sais.

Oh, des crêpes ! Quelle bonne idée ! Je peux boire la pâte ?

(oui, parce que Chéri, lui, il adore la pâte à crêpes crue)

Après avoir à nouveau expulsé tout le monde hors de ma cuisine avant qu'il ne se produise un accident ou que quelqu'un (mais on ne dira pas qui) n'ai vidé le saladier de pâte à la petite cuillère (car le quelqu'un peut être très très patient), j'ai enfin réussi à cuire 2 crêpes.

Azraël, viens chercher ta crêpe et celle de ton frère.

D'accord maman.

Et après moins de temps qu'il n'en faut pour cuire une seule et unique crêpe.

Maman, on a fini, on en veut encore. Moi je veux 2, une au sucre et une au chocolat

Je veux des crêpes au chocoyaaa.

Oui ben faudrait peut-être me laisser le temps de les cuire quand même.

Hum, c'est quand que je peux avoir une crêpe ?

Et tout le saladier de pâte plus tard.

Maman, je veux encore une.

Désolée Azraël mais il n'y a plus de pâte.

Mais j'ai encore faim moi !

Je peux te faire des haricots verts si tu veux.

Non, j'ai plus faim !

(Sans blague ! Comme je suis étonnée !)

C'était très bon là Puce. Il en reste ? Je m'en ferai bien encore une ou deux.

Non, il n'y en a plus.

Maman, c'est quoi ça ?

La dernière crêpe

(un truc informe obtenu avec le quart de louche restant au fond du saladier).

Je peux goûter ?

(comprendre je peux tout manger maman s'il te plaît)

Et c'est là que je vois partir la mini crêpe, la seule et unique que j'avais une toute petite chance de réussir à boulotter, toutes les autres ayant fini dans l'estomac de mes hommes. Mouais, je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression de me faire légèrement arnaquer pendant les crêpes parties !

19 décembre 2015

Quand Pavarotus frappe un grand coup

Vendredi dernier, c'était l'arbre de Noël à l'école des monstros. Mais si, vous savez, ces instants privilégiés où nous autres, parents exemplaires d'une progéniture hautement créative, nous pressons en masse autour de stands exposant les oeuvres de nos monstros respectifs dans l'espoir insensé de réussir à s'approcher suffisamment pour récupérer notre nième lampion de Noël avec notre nième déco de sapin sans mourir écrabouiller par la foule. Et avec un air extasié et parfois même extatique, s'il vous plait, c'est qu'il ne faudrait quand même pas vexer nos chères têtes blondes.

A l'école des monstros, c'est également l'occasion pour les enfants de nous faire profiter de la puissance de leurs cordes vocales, puissance qui n'a rien à envier aux plus grands chanteurs d'opéra, je vous prie de le croire, pour peu qu'ils soient un tantinet décidés, et qui n'a d'égale que leur capacité à chanter faux. Tous les ans donc, on a droit à notre chorale de chants de Noël. Autant vous dire que Pavarotus s'en donne généralement à coeur joie. Mais cette année, pour l'opération Massacre des grands classiques de Noël, il avait décidé de frapper un grand coup.

Vendredi 17h45 : les parents sont invités à s'installer dans l'amphi de l'école.

18h : la maîtresse d'Azraël demande aux parents de faire silence, le micro ne fonctionnant pas, pour que les derniers rangs de l'amphi bondé puissent entendre comment va se dérouler la soirée.

18h15 : passage des PS, MS et GS donc d'Azraël et début de la première chanson (chaque groupe de 2-3 classes devant en interpréter 2). Là, Enquiquinus a pointé son nez en partenariat avec Pavarotus pour lancer la malédiction du Protectus Droits d'Auteurus sur ma vidéo. Résultat, une vidéo avec une image parfaite, mais sans le son (la chanson interprétée étant protégée par des droits d'auteur).

18h20 : début de la seconde chanson et attaque conjointe de Pavarotus et Enquiquinus sur Azraël, attaque joliment surnommé du Clown aphone. On peut donc admirer Sir Azraël qui fait à peu près tout sauf chanter et de préférence des âneries.

18h30 : Gargamel prend place sur l'unique chaise de l'estrade et joue tranquillement avec le micro hors service en attendant que l'équipe technique (alias la jeune fille en CAP petite enfance) arrive lancer la bande son de la chanson à interpréter par son groupe. C'est là que Pavarotus a mis en place son grand final, une attaque double d'une rare puissance démoniaque : le Réparatus Instantanus et Solus Canticum. A la stupeur générale (et à la mienne en particulier), le micro jusqu'alors hors service s'est soudain mis à fonctionner parfaitement et Gargamel à interpréter en solo la chanson normalement destinée au final de la soirée. J'avoue que le spectacle valait le coup d'oeil : entre l'incrédulité générale, l'air super content de lui de Gargamel, l'équipe technique que ne savait pas trop quoi faire, les copains de Gargamel qui l'encourageait et Azraël qui me tirait la manche en me demandant qui c'était qui chantait, on était tous plus ou moins morts de rire. Ce qui explique d'ailleurs que je n'ai réagi que très tardivement pour enclencher ma caméra et vous n'aurez par conséquent qu'un petit extrait de ce morceau d'anthologie gargamelienne.

18h35 : la maîtresse de Gargamel réussit à l'emparer du micro qui ne fonctionnera plus jamais de la soirée (et c'est pas faute d'avoir tenté de le faire fonctionner, elles y croyaient toutes les maîtresses mais non, rien à faire et personne n'a osé le reconfier à Gargamel pour voir si le miracle se reproduisait). Le spectacle reprend son cours avec l'interprétation des 2 chansons du groupe de Gargamel.

Je conclurais cette mémorable soirée par 2 points :

  • jamais encore je n'avais eu droit à autant de compliments sur les qualités vocales des monstros. Rien que pour ça, je veux bien pardonner à Pavarotus d'avoir frappé.
  • je cherche encore à comprendre pourquoi, alors qu'il a effectué un solo impeccable, lorsqu'est venu le moment d'interpréter cette chanson avec tous les autres enfants de l'école, Gargamel a obstinément gardé la bouche close. La vie est pleine de mystères !

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12 novembre 2015

Lecture cochonne

Bien que je n'en parle pas beaucoup sur ce blog, principalement parce que depuis 2 ans mes lectures ne présentent strictement aucun intérêt intellectuel (mais alors vraiment vraiment aucun), je suis une lectrice assidue (presque autant qu'une couturière obsessionnelle donc c'est peu dire). Et si j'en juge par le nombre d'histoires du soir qu'il me réclame (que c'est même un moyen de pression pour l'obliger à aller se coucher le soir quand il est pas décidé) d'Azraël, il se pourrait bien qu'il ait hérité de ce trait de caractère. Mais Gargamel lui, en raison de son handicap peut-être mais allez savoir, n'a jamais manifesté beaucoup d'intérêt pour les livres (quand il ne vous les arrachait pas des mains pour les balancer à l'autre bout de la pièce parce que franchement non, ça ne l'interesse pas). Alors il y a quelques jours, j'ai reçu un petit choc.

Allez Gargamel, tu lâches ta console c'est l'heure d'aller au lit.

Maman, je veux une histoire maman.

Une histoire ? Euh, tu veux que je te lise une histoire avant de dormir ?

Oui maman. Je veux les 3 petits cochons Peppa Pig va à la piscine.

Blam

(bruit d'une Puce qui s'évanouit littéralement de saisissement)

Une fois revenu de mon évanouissement (et après avoir ranimé Chéri qui est lui aussi tombé en syncope après avoir été dûment informé avec pourtant toutes les précautions nécessaires de la demande de son aîné), j'ai donc récupéré "Peppa va à la piscine", chef d'oeuvre mémorable de la littérature enfantine mais on s'en fout Gargamel il veut le LIIIIIIIIIRE.

C'est une belle journée et la famille Pig va à la piscine

Attends maman.

...

(petit soupir découragé parce que je crois dur comme fer que l'instant lecture est déjà terminé)

Euh oui Gargamel

Papa Pig a son maillot de bain, Maman Pig a son maillot de bain, Peppa a son maillot de bain, Georges a son maillot de bain.

...

(Nouvelle phase de stupeur vu que jamais au grand jamais Gargamel n'avait décrit ce qui se passait dans un livre)

Eh oui Gargamel, ils ont tous leurs maillots de bain.

Oh Richard a fait tomber son arrosoir au fond de la piscine. Je ne pourrais jamais le récupérer se lamente Mme Rabbit.

T'en fais pas maman, ça va aller

(phrase assortie d'un gros câlin et d'un doigt pointé sur Papa Pig qui est un excellent nageur et plonge jusqu'au jouet)

A ce stade, plus rien ne m'étonnait et j'étais simplement morte de rire devant l'apropos des remarques de Gargamel.

Pour remercier Papa Pig, Richard lui renverse son arrosoir sur la tête.

Maman, il pleut !

Pffff

(gloussement contenu comme on peut)

Oui Gargamel, on peut dire ça.

Après ça, j'ai passé une excellente soirée à me repasser en boucle ces instants mémorables mais le mieux, c'est que l'histoire du soir est à présent intégrée dans son rituel du coucher à sa propre demande. Et donc, depuis une semaine, nous lisons Peppa va à la piscine et Peppa fait du ski en alternance. Promis, la semaine prochaine, on haussera le niveau intellectuel du bouquin, on passera à la Patte Patrouille !

27 septembre 2015

Les bonnes idées de la CAPS

Aaah, la CAPS, la Communauté d'Aglomérations de communes du Plateau de Saclay (ou plutôt, ai-je l'impression par moment, la communauté d'arnaqueurs du plateau de saclay).

Parmi ses bonnes idées, un lietmotiv, la mise en commun des ressources pour la satisfaction du plus grand nombre et la qualité de vie sur le plateau. Mouais, tout un programme qui m'a toujours laissé fortement dubitative.

Ben, qu'est-ce qui se passe la Puce ? Il se passe que, vu les températures actuelles, avec Chéri, on s'est enfin décidé à remiser la piscine du jardin. Gargamel était donc inconsolable ce week-end et pour le consoler justement, je lui ai proposé de l'emmener à la "grande piscine" (alias, la piscine de Palaiseau contruite récemment sous l'égide de la CAPS, piscine commune aux différentes aglomérations du plateau donc).

En toute honnêté, je voulais de toute façon y retourner une nouvelle fois pour prendre des nouvelles de son inscription aux leçons particulières, d'autant que, je vous le rappelle, son école s'est fait gentillement jeté quand elle a demandé à pouvoir bénéficier de leçons pour ses élèves. C'est donc joyeusement que nous avons pris le chemin de la piscine, franchi la porte des vestiaires, revêtus nos maillots, pris notre douche et accèder aux bassins avant de filer tout droit vers la partie de profondeur max 1m20, zone préférée de Gargamel. Ah ben non en fait, on n'avait pas le droit y aller. La moitié du bassin avait été condamnée !

Euh, excusez-moi. Pourquoi on peut pas passer là ?

Désolée Madame, c'est les bébés nageurs

(au nombre de 2 ce matin là, avec une zone d'activités tenant dans la moitié de la partie qui leur était réservé).

Et ça finit dans longtemps ?

Dans 5 mn mais après il y des cours pour des 6 ans donc ça restera fermé.

Okayyyyy. Et ça finira à quelle heure ça ?

A 11h.

Mais c'est dans plus d'une heure !

Précisons en plus que, sur le grand bassin (celui où on n'a pas pied), quelques lignes d'eau étaient réservées ainsi qu'un espace pour les vélos d'aquagym, que de toute façon, Gargamel n'ayant pas pied, il était hors de question de s'y risquer, qu'on était le week-end et que seul un quart de la surface des bassins était finalement accessibles aux personnes ne sachant pas nagés (s'entend essentiellement les enfants et leurs parents), je vous laisse imaginer le monde que ça faisait dans un espace plus que restreint. Et pour ce privilège, j'ai quand même dû payer des entrées plein tarif ET au tarif extérieur car Villebon ne faisant pas partie de la CAPS, on paie plus cher que les autres. Si j'en crois les commentaires que j'ai pu entendre ici ou là, j'aime mieux vous dire que j'étais pas la seule à ne pas être ravie de la situation.

Alors attention, j'ai rien contre le fait qu'on réserve des espaces pour les activités des tous petits, au contraire. Seulement 2 choses : déjà, j'aimerais bien que l'espace réservé soit en rapport avec l'espace occupé (ce qui n'a été le cas pour aucune des 2 activités signalées précédemment). Ensuite, l'accès au public est donné de façon fort parcimonieuse alors ce ne serait sûrement pas plus mal de placer ces activités pendant les heures non ouvertes au public mais bon, ça demanderait à ces pauvres maîtres nageurs de faire plus d'heures et faudrait quand même pas leur en demander trop. Enfin (je sais, ça fait 3 choses), il serait de bon ton de signaler sur le site internet de la piscine ce genre d'info, et le signaler de façon clair, pas dans des tableaux excel incompréhensibles.

Mais je crois que le pompon a été l'instant où le maître nageur a hurlé au public occupant son petit quart de bassin que bon, on avait besoin de récupérer le quart en question pour la suite de la leçon et qu'on devait TOUS passer de l'autre côté (là où la hauteur d'eau était de plus de 1m10). Et quand je dis tous, je compte aussi bien sûr les jeunes enfants sans bouée, sans brassards, les bébés et tous ceux qui ont peur dès qu'ils n'ont plus pieds.

J'aime autant vous dire que sur ce coup, ils ont eu de la chance que je sois venu avec Gargamel et pas Azraël qui entre en panique dès qu'il n'a plus pied. Parce qu'ils auraient pu se la carrer où je pense leur demande de changement de côté !

Y a pas, faut vraiment que je trouve une autre piscine dans le secteur !

30 août 2015

Azraël découvre son corps

Alors je ne sais pas comment ça se passe avec les petits garçons des autres mais personnellement, j'ai pu constater que les miens, très tôt (très très tôt même), ont été fort intrigués par leur engin, vous savez, le truc qui par essence distingue la gent masculine de la gent féminine, j'ai nommé le ... kiki !

Quelle naïveté toutefois de ma part d'imaginer un seul instant que cela pouvait s'arrêter là. C'est ainsi que ce week-end ont soudain retenti les cris alarmés d'Azraël.

Maman, maman, viens voir !

Qu'est-ce qui se passe Azraël ? Je faisais à manger là. Et pourquoi t'as baissé ton pantalon ?

Maman, j'ai un drôle de truc à côté de mon kiki. Regades !

Euh, oui Azraël, je vois.

Non, non regades ! Ça fait une boule. C'est quoi cette boule ?

Oh, t'inquiètes pas mon coeur. C'est normal, c'est une coucougnette.

Une coucounette ?

Ben oui. Et t'en as une 2ème, de l'autre côté

(oui, bizarrement, il n'en avait trouvé qu'une seule).

Attends voir. Ah oui. Ah ben ça fait 2 coucounettes et un kiki. Ça fait 3 alors !

Oui mon coeur. C'est un service 3 pièces

(désolée, j'ai honte, mais ça m'a échappé)

T'as vu Gagamel. Moi mé ai des coucounettes !

Au moins, cette fois, contrairement à la découverte de son kiki, il n'a pas demandé à son frère de baisser son pantalon pour vérifier la présence chez lui aussi des coucounettes. Je me demande tout de même si je dois m'attendre dans quelques temps à un concours sur la taille de l'engin.

20 août 2015

Les secrets de la magique

Il n'y a pas si longtemps que cela, en plein coeur d'un obscur salon villebonnais, le grand mage Azraëlus donnait sa première leçon en filtres et potions à son tout nouvel apprenti Gargamelus (sous l'oeil vigilent et l'oreille grande ouverte de la fée Pupuce).

Alors on dit que quand on mange les pates et les haricots, on a de la magique !

chromp chromp chromp

(bruit de mastication)

Mais si on mange aussi la biande, on n'a plus de magique !

chromp chromp chromp

(mastication toujours imperturbable)

Et si on mange toutes les pates mais pas les haricots ni la biande, on a pleiiiiin de magique !

chromp chromp chromp ... J'ai tout mangééééé !

Ah ben, Gagamel, t'as pédu. T'as plus de magique ! Fallait pas manger la biande !

pfff pfff pfff

(la fée Pupuce est morte de rire)

Et si on mange une grooooose glace orange, on a de la magique énooooooome ! Me peux avoir une glace fée Pupuce ?

Comme quoi, grand mage ou petit garçon, il y en a qui savent plus quoi inventer pour transformer des légumes verts en crème glacée !

11 août 2015

Azraël donne dans les clichés

Et voilà, dimanche, la famille Inferno a quitté son île. Retour à Villebon et reprise du boulot dès le lundi matin.

Comme prévu, le retour à un rythme plus matinal ne s'est pas fait sans heurt pour les monstros, lesquels, avec les leçons tardives de natation de Gargamel avaient quand même pris l'habitude de se coucher 1h30 plus tard et de se décaler d'autant au réveil (pour notre plus grande joie sur le moment mais on rigole beaucoup moins maintenant). Ben oui, il faut dire que quand on doit apprendre à nager, boire la tasse copieusement, vomir à l'occasion, tout ça à partir de 19h, on évite de manger juste avant. Et c'est donc seulement vers les 20h-20h30 qu'on pouvait espérer se remplir quelque peu l'estomac. Mais bon, vu les progrès obtenus en quelques leçons et le fait qu'on m'a gentillement répondu hier à la piscine de chez nous que mais madame, il faut bien compter un an un an et demi d'attente pour les leçons particulières, je ne regrette rien.

Toutefois, cette reprise m'a permis de constater une fois de plus que, malgré mon profond désir d'éduquer les monstros avec un sens aigu de l'égalité des sexes et d'évitement des clichés, rien à faire, on est cerné et forcément à un moment ou à un autre, ça se ressent. Et pour les fans de Florence Foresti, les paroles d'Azraël vont trouver un écho. Car hier, comme tous les ans au mois d'août, Chéri a troqué son pass navigo contre le Scénic pour aller au boulot pendant que je grimpais tranquillement avec les monstros dans le Modus.

Maman ?

Oui Azraël ?

Est-ce qu'on va suivre papa ?

Hum, oui, un petit peu. Mais après, papa va tourner à gauche alors qu'on ira à droite. Parce que tu vas chez nounou.

Ah oui, d'accord. Dis maman, elle est belle la voiture de papa !

Oui, elle est très belle.

Et elle est grosse ! Papa il a la voiture la plus grosse. Les autres elles sont toutes petites. Elle est petite ta voiture maman !

Oui, ma voiture est plus petite mais c'est très bien comme ça.

Mais papa il a gagné parce qu'il a la plus grosse voiture ! Oh non ! Un bus ! La voiture de Papa c'est plus la plus grosse. Il va être tout triste !

Euh, t'inquiètes pas Azraël, un bus, c'est pas comme une voiture alors ça compte pas.

Oh oui, t'as tout raison maman. Papa il a gagné parce qu'elle est grosse sa voiture. Et il aurait le plus gros bus aussi !

...

Bon, si j'ajoute à sa passion des grosses voitures le fait qu'Azraël a décidé que dorénavant il serait mon amoureux (et mon prince aussi accessoirement, et moi une princesse perpétuellement en danger), je crois que premièrement Chéri peut arrêter de s'inquiéter de sa passion pour le rose et deuxièmement qu'Azraël a dû avaler un élixir de purs clichés parce qu'il nous les débite à vitesse grand V en ce moment. Allez, je file guetter le prochain.

28 juillet 2015

Noix de coco versus piscine tueuse

Ah les joies de la piscine par grosse chaleur ! Le plaisir de barboter dans l'eau fraiche ! Le délice incommensurable de découvrir que le soin des cheveux fait chez le coiffeur il y a 2 jours est fichu et qu'on n'a plus qu'une botte de foin sur la tête (et encore, le foin est certainement plus doux). Je ne sais pas vous, mais pour moi, la piscine c'est vraiment l'ennemi public number one, une serial killeuse de cheveux. Une seule petite trempette et je n'ai plus qu'à aller faire ratiboiser ma tignasse. Et pourtant, j’en ai essayé des shampoings,  et des après-shampoings, et des crèmes et des masques, rien à faire.

Ah ben dis donc, il est drôlement sec le foin que t’as sur la tête !

Euh oh, ça va hein Cosmétus ! Si tu crois que ça m’amuse.

Ben moi je dis que t’aurais intérêt à faire quelque chose. Et la noix de coco alors ! C’est pour les singes peut-être !

Hein ? De quoi ?

Bon, je vous passerai la leçon détaillée de Cosmétus sur les 1000 et 1 vertus de la noix de coco en général et de son huile en particulier. Mais en résumé, d’après lui, l’eau des piscines est un décapant hors pair qui astique consciencieusement le cheveu pour lui ôter toute trace de sébum et autre pellicule grasse protectrice et vous le rendre impeccablement propre (et donc hyper sec). C’est ti pas gentil ça ! Tandis que l’huile de coco, ouuh la vilaine, s’obstine à vouloir pénétrer le cheveu pour réparer son film lipidique et lui rendre hydratation, douceur et souplesse. Alors entre des cheveux bien propres grâce à l’eau de piscine et des cheveux bien gras grâce à l’huile de coco, devinez un peu ce que j’ai choisi.

Et donc, pour ma baignade suivante, je suis partie équipée d’un gros pot d’huile de coco. Question mode d’emploi, on ne fait pas plus simple. On tartine généreusement ses cheveux en insistant sur les pointes, on les enroule en chignon et on les attache ou on les planque sous son bonnet de bain (perso, j'ai horreur des bonnets de bain et même mon urgence capillaire n'a pas réussi à vaincre ma répulsion, traumatisme de la piscine scolaire obligatoire sans doute, allez savoir). La couche d’huile de coco agit alors comme un film protecteur auquel l’eau devra s’attaquer avant de pouvoir atteindre le cheveu et en prime, elle nourrira celui-ci (l'huile hein, pas l'eau). Quand la baignade est finie, on se fait un bon shampoing pour faire partir ce qui reste d’huile et quand les cheveux ont été essorés et séchés à la serviette, on en remet juste un peu sur les pointes avant le séchoir.

Alors soyons honnête, il ne s’est pas produit de miracle. Je ne me suis pas mise à avoir une tête de mannequin pour shampoings volumateurs quand même. Mais franchement, la différence a été plus que flagrante et pour un prix défiant toute concurrence (vu que mon pot d’huile de coco bio de 500 gr m’a coûté 6€70 et qu’il en faut quand même peu pour obtenir l’effet voulu).

Donc si vous êtes comme moi, des adaptes contraints ou non de la piscine et des désespérés du cheveu, je vous invite à tenter le coup. Au pire, vous aurez un pot d'huile de coco pour réhydrater votre peau, demander à votre moitié de vous faire des massages, pour sentir bon et même, même, pour faire la cuisine (euh oui, on peut faire tout ça avec l'huile de coco). Bref, d'une façon ou d'une autre, si ça marche pas pour vos cheveux, vous pourrez rentabiliser votre achat.

8 juin 2015

Les règles du jeu selon Azraël

S'il est une chose que le sieur Azraël ne supporte absolument pas depuis quelques temps déjà, c'est de perdre ! Et quand on sait qu'il fait une compétition de tout et de n'importe quoi, depuis finir son assiette le premier à grimper dans son siège auto le premier sans oublier tous les jeux de société auxquels on peut jouer, je vous laisse imaginer le nombre de caprices et autres comédies auxquels on a droit de façon journalière.

Or ce week-end, avec les monstros, on s'est regardé le DVD de Pirates. Hein ? Comment ça c'est pas un film pour les enfants ? Non mais faudrait pas confondre avec Pirates des Caraïbes. Ce Pirates là (titre complet Pirates, bons à rien, mauvais en tout), c'est un film d'animation pour les enfants dont les héros sont une bande de pirates totalement incompétents niveau piraterie justement.

Bon, je vais pas vous faire un résumé du film (même s'il est très chouette), vous avez qu'à aller lire la critique de Superchouette, qu'elle est très bien aussi. Seuls les points suivants sont importants. A un moment dans l'histoire, le capitaine Pirate (chef de la bande de bras cassés) est amnistié par la reine Elisabeth (qu'elle fait très peur la reine dixit Azraël). Un peu plus tard, il remporte le trophée de pirate de l'année pour ses exploits mais le Roi Pirate entend parler de l'amnistie et décrète que le capitaine Pirate n'est plus un pirate et reprend le trophée. Il n'a donc plus gagné. C'est à cet instant précis qu'Azraël entre en jeu.

Maman, pourquoi il prend le trophée le roi pirate ?

Parce que le capitaine pirate a été amnistié par la reine alors c'est plus un pirate.

Mais il a gagné !

Ah ben non, il a pas gagné. Il a triché en fait.

Maiiis ! C'est bien de tricher !

Ah non, c'est pas bien. Faut pas tricher.

Ben si, faut tricher. Sinon tu peux pas gagner ! Faut tricher, c'est la règle !

Okayyyy ! Ben voilà, maintenant on sait pourquoi Azraël passe son temps à tricher au morpion et au jeu de l'oie. C'est pas parce qu'il veut gagner. Nooon, c'est parce que c'est la règle !

5 avril 2015

Les bons mots d'Azraël - tome 5

Par la force des choses, en raison du handicap de Gargamel et d'une directrice d'école publique bornée et intolérante, les monstros sont tous les 2 inscrits dans une école privée pas loin de chez nous.

Qui dit école privée dit bien sûr école catholique. Alors attention hein, c'est pas pour autant que le catéchisme et les cours d'éducation religieuse sont obligatoires. Non non, on laisse le choix aux familles. Perso, j'ai toujours prôné la tolérance vis-à-vis de toutes les formes de religion (y compris celle qui consiste à n'en pratiquer aucune). Et je laisserai nos enfants libres d'opter pour celle de leur choix. Dans notre école, en maternelle, les enfants sont bien sûr trop petits pour comprendre toutes ses histoires mais il est possible de pratiquer ce qu'ils appellent un "éveil à la foi". Et c'est dans l'idée de leur donner les bases pour faire leurs propres choix que j'ai toujours coché la petite case autorisant la participation des monstros à cet éveil.

Qu'est-ce qu'ils y font ? Ben on leur raconte grosso modo que Jésus est né à Noël, que Saint Martin a donné un manteau à un pauvre, qu'on doit être gentil, qu'on peut demander des trucs à Dieu parce qu'il nous aime beaucoup et que ça s'appelle des prières ... Et puis ils font des bricolages. Mais ce qui plaît surtout à Azraël, c'est qu'on chante des chansons (non non, pas des cantiques, des trucs tout simples qui te trottent dans la tête toute la journée).

Et puis parfois, ils doivent aussi y apprendre des trucs bizarres !

Huuuum, elle est bonne ta soupe maman.

Ah, merci Azraël. Je suis bien contente qu'elle te plaise.

On dirait que ta soupe c'est Jésus !

Hein ? Qu'est-ce que t'as dit ? Ma soupe c'est Jésus ?

Oui ! Et Jésus, il va directement dans mon estomac !

Dans ton estomac ?!?!

Hum hum. Et Jésus, il est très bien dans mon ventre.

Voilà voilà. Donc notez bien. Jésus s'invite régulièrement dans la marmite d'une famille Inferno tendance cannibale. Je sais pas ce qu'ils ont vu la semaine dernière en éveil à la foi mais pour le coup, va falloir que je me renseigne.

 

29 mars 2015

Azraël change de sexe

Depuis qu'Azraël est en âge de faire la distinction entre la victoire et la défaite, j'ai pu observer un phénomène très étrange lorsqu'il joue à imiter ses personnages de dessins animés préférés.

Ainsi, lorsqu'il joue au Gruffalo avec Gargamel, il choisit invariablement le rôle des méchants (serpent, renard, hiboux et Gruffalo) ce qui lui permet de malmener avec sa bénédiction un Gargamel la souris plus que consentant (alors qu'habituellement, totalement inconscient de sa force, c'est plutôt Gargamel qui malmène son petit frère). Mais lorsqu'arrive la fin et que la souris fait peur au Gruffalo qui s'enfuit en courant, Azraël devient bizarrement la souris victorieuse et son grand frère, le Gruffalo perdant. Plus récemment, Azraël s'est pris de passion pour Peter Pan qu'il adore incarner. Chéri se retrouve alors investi du rôle enviable de Crochet le vieux poisson pourri. Et comme il se doit, lors de leur duel, Peterzraël est immanquablement vainqueur (en tout cas, c'est préférable pour la bonne santé de nos oreilles).

La constante dans tout cela? Azraël doit gagner et choisit donc d'incarner le personnage adéquat pour cela. Et si par malheur il perd, il ne vous reste plus qu'à organiser d'urgence un exorcisme pour Enquiquinus Majorus et Hystéricus.

Ce week-end, nous avons franchi une nouvelle étape dans ce processus après avoir regardé pour la première fois depuis des mois (merci merci pour ce répit) la Reine des neiges.

Papa, papa, toi t'es le méchant !

Ah bon ? Et toi Azraël, t'es qui ? Christophe ?

Mais non, moi me suis la Reine ! Me vais te yeuler ! Pffff pfff pfff

(bruitages associés à une agitation frénétique de mains censée projeter de la glace sur Chéri)

Ah ah ! Tu peux plus bouyer ! Pfff pfff pfff !

A présent, il est utile de préciser 2 choses. D'abord, dans un souci de coller au mieux au scénario visant à projeter des cristaux de glace sur ses malheureuses victimes, la Reine Azraëla, ne disposant pas des dits cristaux, fait avec les moyens du bord et projette donc allègrement des .... postillons (dont elle semble avoir une réserve inépuisable). Ensuite, la Reine Azraëla finit actuellement une adorable petite grippe.

Autant vous dire donc qu'on se prépare activement en vue de contacter d'urgence le roi Troll (aka notre généraliste préférée) pour un petit démarabouttage express tout comme on cherche déjà le geste d'amour sincère qui nous permettra d'échapper à la transformation en épave agonisant au fond de son lit en statue de glace.

Mais je retiendrais surtout que pour gagner, Azraël est vraiment prêt à tout, y compris se transformer en fille. Finalement, je devrais peut-être la lui mettre ma fameuse blouse coupe du monde de fille !

13 mars 2015

Vocation

Après quelques péripéties à l'aller, mes petits nétudiants adorés et moi avons fini par arriver à la centrale nucléaire (oui, parce que bien que je n'y connaisse absolument rien, c'est d'un master dans le nucléaire que j'assure la coordination administrative), notre lieu de visite et de formation pour 3 jours. Avec quand même 1h30 de retard et l'estomac dans les talons. 

Dans le cadre de cette formation, en sus de la visite VIP de la centrale, ils ont eu le privilège d'avoir une séance de discussion avec des jeunes et des anciens embauchés afin de mieux connaître les métiers du nucléaire.

Bonjour, alors je vous invite à poser toutes vos questions qui vous passe par la terre. On essaiera de mieux vous faire comprendre nos métiers.

Oui j'aimerais connaître les niveaux de salaire et puis surtout les avantages offerts par la boîte.

...

(là, y a eu comme un léger blanc)

Euuuh, oui. Vous savez, c'est surtout un métier de passionnés. Et en plus, on est payé pour le faire!

De cet édifiant échange, je retiendrais donc 2 informations capitales :

  • apparemment, avoir le droit de poser toutes les questions qu'on veut n'a pas le même sens pour tout le monde (je dois pas bien causer français moi)
  • de nos jours, les jeunes semblent plus intéressés par ce qu'ils vont gagner que par ce qu'ils vont faire. Mais où est donc passé l'amour de son métier ?

Et pour la petite histoire, malgré tous leurs efforts pour extorquer des infos concernant leur principale préoccupation, à savoir les sous, mes petits nétudiants chéris sont repartis guère plus avancés qu'au départ. On se demande bien pourquoi d'ailleurs !

1 février 2015

Les bons mots d'Azraël, tome 3

Tout récemment, j'ai décidé d'initier les monstros aux joies de la piscine. Faut dire qu'avec notre pèlerinage annuel à la mer et l'attraction irrésistible de l'eau sur les monstros, j'avais envie depuis un petit moment qu'au moins Gargamel prenne des leçons de natation.

J'ai donc successivement emmené Azraël et Gargamel à une petite séance piscine. Oui successivement parce que j'ai beau n'avoir qu'un seul neurone en état de quasi fonctionnement, je suis pas complètement suicidaire ni candidate pour la crise cardiaque donc les 2 en milieu aquatique inconnu (parce que c'était une nouvelle piscine que j'avais jamais fréquenté), ben t'oublie, et t'oublie très très vite ! Et je vous prie de croire que j'ai eu bien raison puisque l'un comme l'autre était obnubilé à l'idée d'aller faire un plongeon dans le grand bassin, là où même moi j'ai pas pieds, mais c'est pas grave puisque de toute façon, tu peux me porter maman  (ben voyons !). Je tiens également à préciser que je nage à peine mieux qu'une pierre qui coule.

De ce premier contact avec la piscine et les maîtres nageurs, je retiens 3 choses essentielles.

  • il est indispensable de prévoir une looooonguuuue période de trempage pour les monstros car l'un comme l'autre n'apprécie pas de repartir une fois immergés dans une quantité conséquente de liquide (les lèvres bleues et l'heure du dîner passée depuis longtemps n'étant pas à leurs yeux des arguments valables).
  • il faut être riche pour qu'un enfant handicapé puisse apprendre à nager car les cours collectifs ne sont pas pour lui (dixit le maître nageur), il faut demander des cours individuels soit à peu près 3 fois le prix des stages piscines et il faut être Crésus pour apprendre l'autonomie aquatique aux moins de 6 ans pour lesquels seuls un abonnement annuel de presque 300€ est disponible.
  • si Azraël est si rapide dans l'eau, il y a une excellente raison.

Maman maman, tu m'accrappe !

Oh là là, t'es trop rapide Azraël, j'y arrive pas !

(oui, je sais, je suis une grosse menteuse)

Ben oui, moi me suis crès rapide parce que moi mé a le peu !

Hein ? t'as le feu ? Mais où ça ?

Ben oui ! Moi mé a le peu aux pesses.

T'as le feu aux fesses ?

Eeeeh oui ! Comme ça moi mé vas crèèèèès vite !

Voilà voilà. Qu'on se le dise, Azraël a le postérieur équipé d'un système de propulsion qui lui permet d'aller très très vite. Je vous laisse méditer sur le type du système de propulsion en question. Perso, les différentes images qui me sont venues à l'esprit m'ont fait éclater de rire et les personnes qui ont entendu notre échange aussi.

 

28 janvier 2015

Physique et parité

Me voilà de retour de cette petite escapade berlinoise. Et si tout s'est très bien passé, j'ai tout de même été quelque peu interlockée par un léger, un insignifiant petit détail.

Alors voilà, dans mon école d'ingé, je suis impliquée dans un certain nombre d'instances régissant les conditions de travail et le fonctionnement de l'école et pour faire partie de certaines d'entre elles, même si personnellement je ne fais pas de politique, j'ai dû me syndiquer. Et dans la cellule syndicale de mon école, 50% des membres sont des femmes.

Dans mon école d'ingé toujours, dans les différentes instances administratives où je siège (hors instance où il faut être syndiqué), 50 % des personnes siégeant sont des femmes.

C'est chouette non, on est drôlement bien représenté vous ne trouvez pas ? Oui, coté administration, on est vraiment bien représenté !

Pour le coté scientifique des choses par contre, ça commence à se gâter quelque peu. Car voyez vous, dans mon labo, dans les différentes instances administratives dont je fais partie et qui décide de la politique scientifique notamment, le nombre de femmes ayant voix au chapitre passe à 33%.

Et ce pourcentage tombe à 10% quand on s'intéresse au nombre de femmes chef de groupe de recherche (il passera à 0% d'ailleurs en 2016). Ce qui m'amène au point essentiel de la répartition homme/femme des intervenants à la conf à laquelle j'assistais. Eh bien ici, à Berlin, sur les 24 intervenants de ma session (celle dans laquelle je faisais mon petit speech), le pourcentage de femmes à prendre la parole pour présenter des résultats en science physique de haut niveau atteignait le chiffre astronomique de ..... TADAM .....0,04%

Ouaip, autant vous dire que je me sentais un peu toute seule là quand même.

Alors je m'interroge. Nous les femmes, on est vraiment pas faite pour la physique ou bien faudrait faire encore quelques efforts question parité ?

27 janvier 2015

Torture en plein ciel

L'avantage quand on part peu à l'étranger, c'est qu'on a le temps d'oublier les désagréments des voyages en avion. L'inconvénient, c'est que, du coup, on n'est pas préparé du tout quand commence la séance de torture.

Bien sûr, je passerai sur les joies des services de sécurité à l'aéroport (avec tout ce qui s'est passé dernièrement, ça se comprend un peu). Ceci dit, j'ai quand même dû ôter les armes mortelles que je portais aux pieds, à savoir mes escarpins, quand j'ai passé le portique. Dire que j'allais simplement en Allemagne ! J'ose pas imaginer ce que ça aurait été si je m'étais rendu aux USA.

Non, la vraie torture, c'est dans l'avion que je l'ai subi. Parce que, après 10 ans sans prendre l'avion (ben oui, économie oblige, tous mes derniers déplacements professionnels bien que très peu nombreux ont été faits en train ou en bus), j'avais oublié un tout petit petit détail : mes oreilles sont hyper méga sensibles à la pression. Résultat, dès que l'avion passe au dessus de la couche nuageuse, je ressens une douleur intense dans les tympans et jusque dans les dents, exactement comme si j'avais une rage de dents. Un vrai délice ! Et là, on oublie les anti-douleurs classiques, ils n'ont strictement aucun effet.

Alors quand le steward est arrivé avec son café et surtout son petit pain avec des raisins secs dedans, j'ai hésité entre lui sauter dessus pour l'embrasser ou à me prosterner à ses pieds. Hein, quoi ? Non mais je vous vois venir ! Pas du tout, il n'était ni particulièrement beau ni particulièrement sexy. On est dans la vraie vie là je vous rappelle, pas dans un feuilleton. Et le seul truc qui m'intéressait, c'était la BOUFFE !

Euh, la Puce, la douleur t'a fait perdre la tête ? C'est quoi le rapport avec ton problème d'oreilles ?

Ben si vous avez la chance de ne pas être ou peu sensible au changement de pression, vous pouvez pas comprendre, pas plus que ceux d'entre vous qui ne sont encore jamais montés dans un avion. Pour tous ceux qui n'ont encore jamais fait de voyage en avion, sachez donc qu'un truc qui marche particulièrement bien (en tout cas pour moi) pour soulager la douleur, c'est de mâcher. Alors il n'avait peut-être rien d'extraordinaire ce petit pain mais je peux vous garantir que je l'ai savouré, lentement, en prenant tout mon temps, et en mâchant bien chaque bouchée. Et que j'en aurai pleuré de bonheur quand la douleur a commencé à refluer.

Bon, ben maintenant, il ne me reste plus qu'à mettre la main sur des chewing gums pour le retour, ou à me préparer psychologiquement à une nouvelle séance de torture. Ou plus simplement à barboter un stock de petits pains au petit déj de l'hôtel !

9 janvier 2015

Services publics mais pas trop

Dans le temps jadis d'il y a 2 ans, on n'habitait pas à Villebon mais à Palaiseau. Alors bon, c'est juste à côté (d'ailleurs, notre ancien appart est à 5 mn en voiture de notre maison) mais ça, c'est pas le sujet. Le sujet, le vrai, c'est de dire que les services publiques de Palaiseau, chez nous, on connaît.

En particulier, on connaît les écoles maternelles publiques qui ont des problèmes avec leurs instits et les font muter dans d'autres écoles de la ville histoire que d'autres parents se coltinent les dits instits à problèmes au lieu de s'occuper de régler définitivement et sérieusement le problème.

On connaît aussi les directrices d'écoles maternelles publiques qui ne peuvent pas supporter les enfants et les petits garçons en particulier et qui, au lieu de changer de boulot, préfère s'arranger pour tyranniser les enfants, critiques les parents et virer nos chérubins qui ont le mauvais goût de ne pas être comme les autres (de préférence en culpabilisant et menaçant les parents qui n'ont pas assez de problèmes comme ça à gérer).

On connaît les postiers qui ont du mal à lire les n° sur les portes, à trouver les boutons de sonnette ou tout simplement à monter les escaliers et préfèrent glisser un petit mot dans la boite aux lettres en disant que vous êtes absents alors que vous êtes sagement restés à la maison à attendre son passage plutôt que de vous monter votre paquet ou votre recommandé.

On connaît les piscines couvertes et chauffées qui sont ouvertes sans interruption pendant les périodes scolaires mais intégralement fermées pendant la totalité des vacances de Noël et les cinémas qui ne passent pour les plus jeunes quasiment aucun film d'une durée inférieure à 1h30, de préférence avec un début à 11h30 ou pendant la sieste. Alors d'accord, c'est pas à proprement parler un service publique mais c'est bien subventionné quand même.

On connaît aussi les médiathèques qui, quand vous leur proposez de leur apporter plusieurs cartons de bouquins quasi neufs pour garnir leurs étagères parce que bon, on sait jamais, ça pourrait peut-être intéresser des gens ou remplacer des bouquins abîmes, vous envoient sur les roses parce que franchement, ils ont autre chose à faire que de réceptionner des bouquins et de les ranger.

Mais il y a un truc que je ne connaissais pas encore et que j'ai eu l'extrême horreur honneur de découvrir lors que la 1ère sortie à la médiathèque organisée pour la classe d'Azraël, sortie où j'ai accompagné la classe : la bibliothécaire hautement qualifiée. Si si, hautement qualifiée ... non forcément, c'est obligé. Avec un tel sens de la pédagogie, une telle ouverture d'esprit, une telle capacité d'adaptation, une telle écoute des enfants et de leurs questionnements, elle est forcément hautement qualifiée ... ou alors monter sur des échasses parce que j'ai rarement vu quelqu'un vous regarder d'aussi haut avec un air aussi condescendant. Vous l'aurez compris, je vais un peu d'humour là, noir parce que je suis toujours en rogne après la madame, d'autant que je sais que j'aurais l'extrême déplaisir de devoir la supporter à nouveau dans quelques semaines.

Car voilà, mardi dernier, toute la classe d'Azraël s'est rendue à la médiathèque pour découvrir ce que ça pouvait bien être que ce truc-là et faire une initiation au plaisir de la lecture avec "l'heure du conte". C'est quoi est-ce que cette bête là vous demandez vous. C'est bien simple, tout le monde s'enferme dans une salle, les enfants font cercle autour de la bibliothécaire et elle leur lit des histoires qu'elle a elle-même sélectionné (sans consulter personne et surtout pas la maîtresse). Elle choisit bien sûr des histoires hautement morales qui véhiculent des messages multiples avec des illustrations ... ben qui sont ce qu'elles sont mais attention, elle ne montre que les images qui lui plaisent à elle et elle n'explique aucun des messages. Ben non, elle peut pas expliquer, elle lit. Si elle doit expliquer quelque chose, ça va pas, elle perd le fil de son histoire.

Oui, c'est pas bien grave ça la Puce, elle peut expliquer une fois l'histoire finie. Et puis les enfants doivent poser des questions non ?

Halte là malheureux, vous n'y pensez pas ! Non non, à l'heure du conte, il y a des règles à suivre. Les enfants doivent se tenir droit (on n'est pas dans son salon dixit la bibliothécaire herself), ne pas bouger, ne pas parler, ne pas commenter et surtout surtout ne pas poser de questions. Et une fois une histoire finie, on enchaîne avec la suivante. Brefle, côté élévation de l'esprit, développement du sens critique et autre, c'est le désert de Gobie minimum.

Or, il y a un truc fondamental à savoir à propos d'Azraël : il est curieux, se pose plein de questions et adore commenter tout ce qu'il voit et entend.

Pour faire de la soupe au loup, il faut une grande marmite

Maman, pourquoi il faut une marmite ?

Pour faire cuire la soupe dedans.

Ah d'accord.

Il faut aussi ...

ben faut de l'eau !

Euh toi là, tu ne reste pas à côté de maman. Ou alors tu te tais. Je n'aime pas qu'on parle quand je lis.

Chut Azraël

Pour faire de la soupe au loup, il faut aussi de l'eau. Et puis des pommes de terre et des carottes.

Oh, des carottes ! Comme dans la soupe de Kroquela (livre longuement étudié en classe avec réalisation de la dite soupe d'ailleurs)

Oui Azraël, comme dans la soupe de Kroquela

Non, c'est pas possible là. Faut vous taire maintenant. Je n'arrive pas suivre le fil de mon histoire. Alors tu vas t'assoir ailleurs !

... (soupir consterné). Azraël, va t'assoir avec N. (la super Astem de la classe, idole de tous les enfants).

Il faut aussi un loup. Mais j'en ai pas. Allons voir ce qu'il y a dans le garde-manger.

Ben y a un loup !

Ouais, comme quoi, ça a bien servi de privé Azraël du plaisir de profiter que sa maman était là pour l'accompagner pendant la sortie. Personnellement, je trouve que le gros avantage de la lecture, contrairement aux films, c'est qu'on peut s'interrompre sans problème pour voir si les enfants ont bien compris ce qu'on a déjà lu, arrivent à suivre l'histoire et pour les laisser poser leurs questions pour mieux comprendre et développer leur esprit critique. Autant vous dire que j'avais fortement envie de lui rentrer dedans à la madame. Mais vu que la maîtresse était angoissée à l'idée que la classe ne soit plus autorisée à venir si cela se passait mal, je me suis faite violence et j'ai gardé mes opinions pédagogiques pour moi.

Mais quand même, franchement, j'aimerais bien savoir où c'est qu'ils vont les pêcher leurs bibliothécaires ?

18 février 2015

Les bons mots d'Azraël, tome 4

Enfer et damnation, c'est tout mon monde qui s'écroule, mes repères qui s'effacent, un symbole de virilité qui disparaît ! Vais-je réussir à m'en remettre un jour ? Seul l'avenir nous le dira.

Houlà houlà, mais qu'est-ce que se passe la Puce ?

Une catastrophe ! Ou peut-être pas en fait. Allez savoir. Ce qu'il se passe, c'est que j'ai découvert ce matin que Edgar Rice Burroughs, le romancier créateur de Tarzan, était particulièrement en avance sur son temps puisque, quand il a écrit les aventures de l'homme singe et ses amours avec la belle Jane Porter, il ne s'agisait pas du tout d'amour platonique assorti d'adoption d'enfant comme a essayé de nous le faire croire le cinéma hollywoodien. Non, non, pas du tout. En fait, Tarzan et Jane étaient 2 femmes, qui se sont mariées, ont eu un enfant et un château en Angleterre, le tout en 1912. RE VO LU TION NAIRE, j'vous dis. Comment ça je raconte n'importe quoi ! Meuh pas du tout, je tiens cette information d'une source particulièrement fiable.

Azraël, tu veux regarder quoi comme dessin animé.

Me veux la jungle.

La Jungle ? Mais quelle jungle ?

La jungle. Avec le bébé tout nu.

Hein ?

Mais oui ! Le bébé tout nu qui a une culotte !

scriii scriii scriii

(cerveau rouillé qui cherche désespérément une interprétation à ces paroles cryptiques)

Aaah ! Tu veux Tarzan !

(celui de Disney)

Oui, c'est ça. Me veut Tazan.

Maman ?

Oui Azraël ?

Les mains de Tazan, elles sont petites.

Oui tu as raison. C'est parce que c'est un petit garçon. Mais elles vont grandir comme lui.

Non, c'est pas un petit garçon. C'est une fille !

Euh, non Azraël, Tarzan, c'est un garçon.

Non, c'est une fille. Il a les cheveux longs et il a une culotte. Donc c'est une fille. Les garçons, ça a les cheveux courts et un slip ! Si ça a les cheveux longs, c'est une fille.

Voilà voilà. Je crois que c'est clair non ! Bonjour le cliché quand même. Sur ce coup-là, je vais avoir 2-3 mots à dire à la maîtresse vu que c'est en cours (si si, j'ai des preuves, la liste de toutes les différences entre filles et garçons est écrite noir sur blanc dans son cahier de moyenne section) que le sieur Azraël a appris ces grandes vérités. En plus de quelques autres nettement en dessous de la ceinture.

En tout cas, j'ai pas intérêt à me faire couper les cheveux de si tôt si je veux pas me transformer en papa moi ! Quoique ...

20 novembre 2014

Post interdit au moins de 18 ans

Et voilà, comme promis, le post le plus scabreux jamais publié sur la blogosphère.

Mais d'abord, plantons le décor. Le soir dans l'Inferno House, au moment du coucher, nous avons des rituels très précis à suivre. Pour Gargamel, on en a déjà parlé alors je ne vais pas y revenir. Mais, bien qu'il ne soit pas TED, comme tous les enfants de 4 ans, Azraël a aussi les siens, tout aussi longs mais bien plus simples :

  • un gros bisou à Chéri
  • on monte dans la chambre lire l'histoire du soir
  • on fait un calin de 5 mn chrono à maman dans le lit
  • on se demande nos prénoms et on fait semblant de se tromper
  • ET on RETOURNE faire un bisou à Chéri avant de se coucher définitivement

Cette dernière étape est hautement essentielle à la compréhension de la suite puisqu'elle nécessite que le sieur Azraël se relève et parte à la recherche de Chéri pour ce dernier bisou.

Second élément du plantage de décor : je vous rappelle qu'Azraël est en pleine fixette sur les différences entre filles et garçons avec, comme il se doit, une prédilection pour l'existence ou non d'un kiki (attribut exclusivement masculin dans le vocabulaire Azraëlien précisons le) et son observation sous toutes les coutures accessibles (je vous raconte pas les séances de pose devant le miroir à la sortie du bain).

Or donc, mardi dernier, après le traditionnel câlin de 5 mn dans le lit, voilà mon Azraël qui se relève pour son bisou et file dans notre chambre à la recherche de son père.

Ben maman, il est où papa ?

Ah, il est pas là ? Hum, je vois de la lumière dans la salle de bain, il doit se raser.

Ah d'accord ? PAPAAAA ! Ben, tu fais quoi papa ?

Euh, je prends ma douche là !

Me peut regarder ?

(ouverture aussi sec de la porte de la douche sans attendre de réponse sinon c'est pas drôle)

Ooooh, il est gros ton kiki !

...

(silence oscillant entre hilarité et consternation d'un Chéri cherchant à refermer la porte de la douche devant un Azraël baissant consciencieusement son pantalon de pyjama)

Maiiis, regarde papa, moi, il est petit. Toi, il est gros ! Pourquoi moi il est petit ?

Parce qu'il faut que tu grandisse. Euh, maman t'attends pour te coucher là.

Allez, viens Azraël et laisse papa tranquille !

Maman ?

Oui Azraël ?

Moi, me veut grandir vite et avoir un gros kiki comme papa !

Moralité : Ben déjà, si ça continue comme ça, je vais finir par croire aux clichés affirmant que ces messieurs n'ont vraiment que ça en tête ! En tout cas, entre son coté Don Juan et sa nouvelle obsession, je sens se profiler une adolescence pas piquer des hannetons ! Ensuite et surtout, faut bien choisir son heure pour aller à la douche !

14 novembre 2014

Sexisme ?

Il y a quelques temps, à l'école, Azraël a abordé l'épineuse question de la différence entre les filles et les garçons.

Depuis, nous avons droit à la maison à des remarques diverses et variées sur le sujet.

Maman

Oui Azraël ?

Moi me suis un gaçon et toi t'es une fille.

Oui Azraël. Tu as tout à fait raison.

Et Gagamel c'est un gaçon et papa aussi.

 Tout à fait

Et moi m'ai a un kiki paque me suis un gaçon et toi t'en as pas !

Euh, oui oui, c'est ça.

Moi peut voir ton kiki.

AZRAEL, ça ne se fait pas. Et range ton kiki !

Maman ?

Oui Azraël ?

Moi veut une robe ... comme Bouclette !

Une robe ? Hum tu sais, c'est les filles qui mettent des robes normalement, pas les garçons.

Maiiis, moi me veut une robe !

Azraël, t'avais pas dit que c'était une cape que tu voulais ?

(ça, c'est Super Nanny qu'était pas encore partie)

Oui, moi veut une cape.

Ok, je t'en ferai une pour le carnaval, pour ton costume de Super Héros.

Ouiii, moi me suis un héros paque me suis un gaçon et me suis crès fort ! ... Maman ?

... (gros soupir) Oui Azraël ?

Il est graaaaand papa !

Oui, il est très grand.

Et toi, t'es petite !

Ah bon ? Ben en tout cas, je suis plus grande que toi.

Ben non, moi suis grand comme papa paque suis un gaçon. Toi, t'es petite paque t'es une fille !

Ah mais ça n'a rien à voir ça.

Mais si, les filles, c'est petit !

Okayyyy, ben il semblerait que j'ai pas mal de boulot sur ce coup-là ! Mais qu'est-ce qu'il est encore allé entendre à l'école ? Bon, en même temps, que ce soit chez la nounou ou dans sa classe, les filles sont effectivement toutes des petits gabarits. Alors forcément, ça aide pas à lutter contre les idées reçues ! Mais où c'est qu'elles se planquent les grandes amazones des temps modernes hein !

25 octobre 2014

La beauté ? Une question de coiffure !

Hier matin, dans l'Inferno House, après l'habillage d'Azraël.

Maman regardes, moi suis crès beau !

Oh oui mon Azraël, t'es très beau.

Toi, t'es pas crès beau !

Ah non, c'est sûr. Moi, je suis une fille, je suis pas beau, je suis belle.

Non, toi t'es pas crès belle !

Ah bon, je suis pas belle ! Je suis triste alors.

Non, t'es pas crès belle, faut aller dans la salle de bain. Moi vais te coiffer !

... (Silence religieux pendant la séance de coiffage et je peux vous dire que la terre est basse et qu'elle fait mal aux genoux)

Voilà, maintenant t'es crès beau. On peut nettoyer les oyeilles (traduire par les oreilles)

Comme quoi, la beauté, c'est simple comme un coup de brosse (et un coup de coton-tige aussi) !

15 octobre 2014

Marmottus 1 - Couturus 0

Eh, c'est pas comme ça qu'elle va avancer ta robe chasuble !

....

Oh ! Tu m'entends !

zzzzzzzz

Non mais c'est pas vrai ! Et comment je fais comment moi maintenant ! Pfff, elle vaut pas un clou en ce moment !

zzzzzzzzzzzzzzz

Si ça continue, je déménage !

Ah là là, le pauvre pauvre Couturus ! Mais qu'est-ce qu'il peut être frustré en ce moment ! Il faut dire qu'il n'a vraiment pas de chance en ce moment. La semaine dernière, avec le passage de LSDus démonicus et sa cohorte d'éléphants roses, ma production couturesque était proche du néant. Il se réjouissait donc à l'avance du départ de LSDus programmé vendredi dernier. C'était sans compter sur l'extrême générosité des petits camarades de classe d'Azraël. Car je rappelle, pour ceux qui n'auraient pas bien suivi, que vendredi, j'ai passé mon après-midi dans la classe d'Azraël à faire des jeux de société avec 17 bambins tous plus enrhumés les uns que les autres. Conclusion, dès dimanche, Azraël et votre humble servante commencions à présenter des signes alarmants de détérioration physique (toux, maux de gorge, fièvre, nez qui coulent et douleurs diverses et variées pour moi, toux et nez qui coule pour le monstros). Eh oui, car si les monstros font généralement dans la facilité question maladie, ben oui, ce ne sont que des petits joueurs dans le domaine, votre humble servante, elle, est une pro. J'aime donc faire dans la complexité et, tant qu'à être malade, autant que ce soit fun. Ce coup-çi, j'ai donc opté pour un cumul original, la laryngite surinfectée associée à une petite grippe de derrière les fagots.

Le seul truc que je n'avais pas prévu, c'est que cette combinaison particulière de maladies constitue apparemment le rituel d'invocation d'un nouveau type de démon, le Marmottus Démonicus (ou démon du syndrome de la marmotte), démon dont l'attaque principale consiste à vous plonger en état d'hibernation pour une durée indéterminée (mais longue de préférence). A cette attaque principale, vient d'ajouter une petite attaque secondaire provocant une crise majeure de fainéantite aiguë.

Alors autant vous dire que depuis 4 jours, Couturus ronge son frein et que ma petite robe n'a toujours pas avancé d'un iota, ni quoique ce soit d'autre dans la maison d'ailleurs. Par contre, mon oreiller, mon lit et moi vivons une histoire d'amour passionné.

Fort heureusement pour ce pauvre Couturus, il semblerait que Marmottus vienne de lâcher prise et d'aller chercher une autre victime ailleurs. Avec un peu de chance, j'aurai une nouvelle production couturesque à vous montrer d'ici peu.

Et Azraël dans tout ça me direz-vous ! Ben il a appris à faire les "bisous de loin" pour éviter de distribuer ses microbes à tout le monde, que quand on est malade, on ne peut pas manger de viande (ni de légumes verts d'ailleurs) parce que sinon on va vomir mais qu'il faut absolument manger des bonbons et des glaces parce qu'on en a besoin ! Mouais, il y en a quand même qui ont le chic pour profiter du moindre état de faiblesse !

1 octobre 2014

La beauté du (petit) diable

Quand j'étais très jeune ... Ah ben oui, j'étais forcément très jeune à l'époque vu qu'au jour d'aujourd'hui je suis toujours jeune et que je le resterais encore plusieurs dizaines d'années. Meuh si d'abord, même que récemment, un de nos visiteurs au labo m'a demandé dans quelle équipe je faisais ma thèse d'abord ! Bon, là, je me suis demandé si :

1) je devais dire merci à la coiffeuse qui avait fait ma couleur et si bien caché mes cheveux blancs (non pas que ça me traumatise. Vu que j'ai eu les premiers à 28 ans, j'ai eu largement le temps de m'habituer).

2) je devais me sentir flatter ... ou le contraire parce que c'est ma maturité scientifique qui en a pris un coup là !

3) je devais fortement suggérer au visiteur en question d'aller d'urgence chez l'ophtalmo faire contrôler sa vision.

Mais bref, on s'éloigne fortement du sujet là. Je disais donc que, quand j'étais jeune, je ne comprenais pas bien la fameuse expression "avoir la beauté du diable". C'est vrai quoi. Un grand bonhomme maigrichon tout rouge avec des pieds fourchus, une queue pointue (non, il n'y a là aucun allusion graveleuse, c'est un blog de standing ici non mais) et des cornes sur la tête, franchement, je ne voyais pas ce que ça avait de glamour et de sexy (maintenant non plus d'ailleurs). Depuis, j'ai appris 2-3 trucs sur le dénommé Lucifer et j'ai eu des enfants, dont un en particulier, Azraël, mais on va y revenir.

Qu'ai-je donc appris sur Lucifer ? Et bien qu'à l'origine, c'était l'un des plus beaux anges du paradis et l'un des préférés du grand patron aussi. Et qu'après sa chute, ben il n'avait en fait rien perdu de sa beauté et qu'il en usait et abusait pour nous tromper nous, pauvres mortels.

Mais quel est donc le rapport avec Azraël vous demandez-vous ! Le rapport, c'est qu'Azraël a une bouille d'ange (ok, vu que je montre jamais sa tête en gros plan, vous êtes obligé de me croire sur parole), qu'il vous fait de grands sourires, des tonnes de bisous et de câlins, qu'il répète tout le temps qu'il vous adore et qu'il est content de vous voir, qu'il vous cueille des fleurs et des feuilles, bref, on lui donnerait le bon dieu sans confession comme on dit. Alors qu'en fait, il est en train de vous avoir jusqu'au trognon ! Mais si ma bonne dame ! Il endort subtilement votre méfiance pour aller faire les pires bêtises en douce (genre s'installer tout habillé et chaussé dans la pataugeoire du jardin, pleine hein, sinon ce serait pas drôle, ou vider le bac de crème glacée du congélateur) ou pour vous faire faire tout ce qu'il veut (et surtout ne veut pas faire lui-même ce gros fainéant).

J'en ai encore eu un exemple flagrant pas plus tard que mardi, en le déposant à l'école, quand sa maîtresse du lundi-mardi m'est littéralement tombée dessus pour me parler de lui (oui, vous savez, la nouvelle directrice de son école qui m'avait fait une drôle d'impression le jour de la rentrée, impression qui s'est grandement améliorée depuis).

Ah Madame, alors Azraël, oh il est adorable vous savez !

Ah bon ?

Oh oui. L'autre jour, il s'est vraiment bien appliqué pour faire son découpage. Et puis il m'a fait de beaux traits verticaux aussi !

Ah, c'est bien ça !

Il est vraiment trop mignon ! Il me fait rire

(incroyable, 4 ans et déjà des techniques de séducteur aguerri !)

L'autre jour, il me disait coucou maîtresse en passant sur son vélo dans la cour

(ah oui, parce que dans cette école, il y a vélos et trottinettes à disposition des petits à la récré, trop coool)

Et là, je vous vois venir. Eh la Puce, normal que t'aies réviser ton jugement vu comment elle te parle d'Azraël maintenant. Que nenni mauvaises langues. J'avais revu mon opinion bien avant.

Il faut dire qu'après l'expérience désastreuse vécue avec son grand frère et forte de ma grande expérience de fille, petite-fille et nièce d'instits et profs qui en a vu et entendu des trucs sur les rapports parents-profs, il m'étais impossible de rester bloquer sur cette fameuse première impression et j'ai illico subito presto réclamé un petit entretien avec les maîtresses d'Azraël, d'autant que ne pouvant me couper en 2, j'avais raté la réunion de rentrée (ben oui, j'étais déjà dans la classe de son frère). Et déjà là, la rentrée étant passée, j'ai découvert une maîtresse nettement moins stressée et nettement plus à l'écoute.

Azraël a quelques petites difficultés niveau langage, alors il n'est pas toujours bien compréhensible mais il est suivi au niveau orthophonique.

Ah, c'est bien ça. Et elle en pense quoi l'orthophoniste.

La syntaxe est bonne et il a du vocabulaire mais y a un problème de praxis et une grosse différence entre langage spontané et langage contraint. Il a aussi un rapport difficile avec l'autorité mais ça s'arrange doucement. On y travaille.

Ah bon ? Ici, c'est vrai qu'il n'écoute pas toujours mais il est toujours très correct, pas agressif et très poli (YES !). Et puis il a toujours le sourire !

C'est vrai ça. Il est très fort pour vous faire du charme. Ah et puis il est bien plus autonome sur les gestes du quotidien qu'il ne veut le faire croire.

C'est à dire ?

Ben prenez les chaussures par exemple. Il sait parfaitement les mettre et les enlever quand c'est Super Nanny qui est là. Mais bizarrement, dès que c'est moi, il ne sait plus faire c'est cro dur !

Nooon, c'est pas vrai ! Ah ben mince alors, je me suis faite avoir ! Il m'a demandé de le faire hier parce qu'il savait pas ! Et je l'ai fait en plus !

Non moi je vous le dis, il a un charme dia bo lique cet enfant ! Fichue qu'elle est la maîtresse si elle n'y prend pas garde !

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Bienvenue en enfer (ou le monde de la parentalité)
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