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Bienvenue en enfer (ou le monde de la parentalité)
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8 mai 2016

Le samedi, c'est les 1001 nuits

En farfouillant dans mes grimoires, j'ai découvert un truc trèèèès intéressant à propos des petits démons de base. Quand ils se sont incrustés suffisamment longtemps quelque part, ils évoluent, un peu à la manière des Pokémons (huuum, je m'interroge d'un coup, le Pokémon serait-il une sous espèce de démons ? M'est d'avis que certains parents en sont convaincus !). Et quand ils ont pris leur forme évoluée, ils te poussent à faire des trucs que t'avais jamais fait avant.

C'est comme ça que le Couturus, suite à une mutation (non identifiée à l'époque), m'avait poussé à ma première tentative de patronnage et ma première tentative de manteau. Cette fois, c'est Pâtissus Gustus, le petit démon de la pâtisserie qui a opéré sa première transformation, celle qui fait que tu te prends pour un grand chef pâtissier qui n'a pas son pareil pour inventer de nouveaux desserts et peut facilement viser 3 étoiles au guide Michelin.

Inutile donc de chercher cette recette dans les livres des grands chefs, elle sort tout droit de l'esprit tordu d'un démon pâtissier. Gustus voulait de la légèreté, une texture aérienne, qui fond sur la langue et glisse toute seule pour se loger directement .... sur les hanches ou la bedaine de l'inconscient qui n'a pas su résister à cette douceur infernale. Car oui, si tu es au régime, arrête immédiatement ta lecture et fuiiiiiiis ! Avec mon entraînement, j'aurais peut-être su résister à cette prise de possession démoniaque mais Gustus a eu un véritable trait de génie pour me faire succomber sans coup férir. Il s'est inspiré de la Sultane, un gâteau que confectionnait mon boulanger adoré et qu'il a arrêté de faire (ouiiiiin !) avec comme ingrédients principaux du chocolat et des framboises, une alliance à laquelle j'ai toujours été incapable de résister.

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Pour la base, il fallait donc un biscuit léger, aérien. Aucun problème, ce serait une Dacquoise, un biscuit très proche de la génoise mais encore plus léger. La Sultane de mon boulanger manquait de croquant (génoise, coulis gélifié et bavarois, c'est quand même bien mou tout ça). Une Sultane mollassonne et soumise ? Hors de question. C'est une Shéhérazade que je voulais moi, douce en apparence mais pleine de ressources, piquante et forte à l'intérieur. Et pour cela, un croustillant de gavottes et gianduja s'imposait accompagné d'un coulis de framboise gélifié à peine sucré qui lui donnerait une touche de fraîcheur et d'acidité. Restait la question du bavarois au chocolat.

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Car voilà, je ne sais pas si vous avez l'habitude de faire ce type d'entremet mais l'ingrédient de base est généralement ... la crème fraîche montée en chantilly. Alors certes, c'est délicieux, c'est léger en texture mais au final, c'est trèèèès copieux et lourd sur l'estomac (et je ne vous parle pas de vos hanches). Donc à la fin d'un bon repas, ce n'est pas forcément le meilleur choix ou alors il faut de toutes petites portions. C'est en tout cas la conclusion à laquelle on est arrivé dans l'Inferno House après la réalisation d'un entremet citron passion, d'un entremet à la framboise, d'un aux poires et d'un mangue noix de coco. Alors ce coup-ci, j'avais prévenu Gustus, entremet d'accord, mais aussi léger sur le plan digestif que sur le plan gustatif. Exit donc le bavarois et bonjour à la mousse au chocolat inspirée de celle de Michalak.

Le résultat final a vraiment dépassé toutes mes espérances. Un gâteau équilibré au niveau des textures et du goût, ni trop sucré, ni trop peu. La framboise apporte de la fraîcheur et un petit goût acidulé juste ce qu'il faut, la mousse au chocolat est riche en goût, très légère et a une tenue parfaite et le croustillant au gianduja ajoute la note de croquant qui réveille nos papilles. La meilleure preuve qu'il était particulièrement réussi ce gâteau : Azraël s'est spontanément extasié dessus et n'en a pas laissé une miette.

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Côté réalisation, il n'y a vraiment rien de difficile. Cela peut paraître un peu long parce que j'ai essayé de bien détailler les étapes dans le déroulement de la recette mais en une soirée, c'était prêt et on peut tout faire à la suite. Il est par contre préférable de faire le gâteau la veille car il faut le temps que la mousse prenne bien. Côté matériel, il vous faudra soit un cercle ajustable soit du rhodoïd. Pour les finitions, vous pouvez choisir de le réaliser avec les strates apparentes comme moi, ou bien tout cacher sous la mousse au chocolat.

Shéhérazade Framboise Chocolat noir (pour un cercle de 18cm soit 6-8 personnes)

Dacquoise

  • 75g de poudre d'amande
  • 10g de noix de coco rapé
  • 10g de maïzena
  • 75g de blanc d'oeuf (environ le blanc de 2 gros oeufs)
  • 70g de sucre

On met son four à chauffer à 180° chaleur tournante.

Dans un bol, on met poudre d'amande, noix de coco et maïzena. On mélange au fouet ou à la cuillère magique pour que ce soit bien homogène. Dans un saladier, on met les blancs et le sucre. On monte tout ça en meringue avec un batteur électrique. Petite astuce : il est inutile de monter les blancs en neige puis d'ajouter le sucre. On peut mettre tout le sucre dès le début. Il suffit ensuite de battre en augmentant progressivement la vitesse. Mon batteur (datant de l'époque de mon arrière grand mère je vous dis pas l'antiquité) a 3 vitesses. On commence à battre à la vitesse 1 jusqu'à ce que le mélange blanchisse et mousse un peu, on passa à la vitesse 2 et on continue à fouetter jusqu'à ce que le mélange fasse des vagues et on passe à la vitesse 3 jusqu'à ce que le mélange soit ferme mais pas trop (on doit faire le bec d'oiseau). On verse alors dessus le mélange amande coco maizena et on mélange doucement à la marise en soulevant l'appareil pour ne pas casser les blancs.

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On prend son cercle réglé sur 20 cm de diamètre (ou un moule de 20 cm). Si on utilise un cercle, on le chemise à l'extérieur pour éviter les fuites avec du papier alu. On graisse avec un coup de bombe type ouragan (ça prend 10s) ou un peu de beurre (ça prend nettement plus longtemps) et on verse la préparation dedans.

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Il n'y a plus qu'à bien répartir et à lisser avant d'enfourner pour 18 mn. Une fois cuit, on démoule de suite et on met à refroidir sur une grille. Normalement, le biscuit s'est rétracté à la cuisson et on n'est pas loin d'avoir un disque de 18cm au lieu de 20. Une fois le biscuit froid, on va utiliser le cercle réglé à 18cm pour détailler un cercle parfait dans notre biscuit. Si vous ne voulez pas qu'on voit le biscuit, détaillez un disque de 16.

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Coulis de framboise gélifié

  • 200g de coulis de framboise
  • 75g de sucre
  • 4g de Pectine NH

Pour ceux qui ne connaissent pas la pectine, c'est le truc qu'on ajoute aux confitures ou aux gelées pour qu'elles prennent. Ça a donc à peu près le même effet que la gélatine (d'ailleurs, si vous n'avez pas de pectine ou un substitut, vous pouvez la remplacer par de la gélatine mais je ne sais pas en quelle proportion) sauf que cela donne une texture plus souple et plus agréable en bouche (enfin, c'est mon opinion à moi, rien ne vous oblige à la partager). Le problème de la pectine NH, c'est que c'est pas évident à se procurer. On en trouve sur le web ou dans des magasins spécialisés (ils en ont part intermittence chez Zodio par exemple) donc si c'est une réalisation de dernière minute, du genre, je fais les courses ce soir il me faut absolument ma pectine à la superette du coin, ça risque d'être chaud. Heureusement pour vous, la Puce est là et elle vous a trouvé de quoi remplacer la pectine. La solution, c'est le "Vitpris" (marque Alsa mais tout autre gélifiant pour confiture fait parfaitement l'affaire, j'en ai testé plusieurs et ça fonctionne tout pareil). Tout ce que vous avez à faire, c'est lire sur l'étiquette le pourcentage de pectine de fruits contenu dans le produit et faire une division.

Par exemple, dans le "Vitpris", il y a 18% de pectine de fruits. Donc pour avoir 4g de pectine dans votre coulis, vous devez verser 4/0,18 soit 22g de "Vitpris". Dans le Priz extra (marque Dr Oetker), il y a 24% de pectine. Il vous faudra donc 16,7g de Priz extra. Etc ...

Dernière précision : on va avoir besoin de congeler la bête à un moment ou un autre alors pas question d'utiliser de l'agar agar pour gélifier le coulis. Ce produit ne supporte pas la congélation.

On commence par régler ou prendre un cercle de 16cm de diamètre (ou un moule, une tourtière, ce qu'on veut mais faut que ça fasse 16 de diamètre) et on le chemise de film alimentaire ou de papier alu. Dans une casserole, on met le coulis. Dans un bol, on mélange le sucre et la pectine (ou le vitpris). Très important ça, on ne met jamais la pectine directement dans le coulis, on la mélange toujours avec le sucre d'abord. Me demandez pas pourquoi, j'en ai pas la moindre idée. On verse ensuite le mélange sucre pectine dans le coulis et on porte à ébullition pendant 3 mn. Quelques instants après avoir arrêté de chauffer le mélange, on voit comme une peau se former sur le coulis en cours de refroidissement. C'est le signe que la pectine agit. On verse la préparation dans le cercle et on laisse revenir à température ambiante avant de mettre 1 à 2 heures au congélateur. Il faut faire assez vite car le coulis gélifie rapidement. Le fait de mettre au congélateur va accélérer la prise et donner de la tenue au coulis pour la suite des opérations mais en théorie, ce n'est pas indispensable. C'est juste plus pratique et plus rapide.

Le biscuit doit à présent être froid, on va pouvoir passer à la réalisation du croustillant.

Croustillant gianduja

  • 70g de brisures de gavottes (crêpes dentelle)
  • 75g de gianduja maison (à défaut, de la pralinoise)

Si vous ne trouvez pas de brisures toutes prêtes (oui, je sais, je suis très fainéante), vous prenez des gavottes entières et vous les passez sous le rouleau à pâtisserie.

Hum, de quoi, vous ne savez pas faire de gianduja maison. Pas de problème. Faites fondre 50g de chocolat au lait. Prenez 50g de pâte de noisette et 50g de sucre glace. Mettez les dans un mixer et mixer. Ajouter le chocolat fondu et mixer à nouveau. Voilà, vous avez fait votre gianduja. Pesez en 75g que vous verser directement sur les brisures de gavottes et vous mélangez bien le tout. Voilà, c'est fini.

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Réglez votre cercle sur 18 cm de diamètre, chemisez les cotés de rhodoïd si vous en avez, cela facilitera grandement le démoulage dans le cas où votre cercle ne serait pas réglable. Sinon, n'hésitez pas à graisser le cercle ou bien utilisez du papier sulfurisé pour chemiser. Placer votre biscuit dans le cercle et étaler dessus la couche de croustillant. N'hésitez pas à bien tasser pour faire adhérence. Réservez au frais.

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Il est temps de s'attaquer à la mousse au chocolat.

Mousse au chocolat

  • 120g de chocolat noir à 70% (si vous prenez du chocolat avec moins de cacao, il faudra réduire la dose de sucre de 25g à 15g)
  • 25g de sucre
  • 2 oeufs
  • 2 blancs d'oeufs
  • 40g de beurre coupé en dés
  • 5g de gélatine (soit 2,5 feuilles)

Mettre la gélatine à tremper dans de l'eau froide avant de peser le reste des ingrédients. On sépare les blancs des jaune de nos 2 oeufs entiers. On met les jaunes dans un bol et les blancs dans un saladier (on aura au total donc 4 blancs dans le dit saladier). Dans une casserole, on met le chocolat, le beurre et la gélatine essorée. On chauffe à feu doux jusqu'à ce que tout soit bien fondu.

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On fait alors blanchir au batteur nos 2 jaunes d'oeuf dans leur bol (cette étape est facultative mais paraît que ça rend la mousse encore plus aérienne) puis on y ajoute le mélange beurre, gélatine et chocolat et on mélange délicatement.

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La texture risque fort d'être alors granuleuse. Pas de panique, ça s'arangera ensuite. Dans le saladier contenant les blancs, versez le sucre et monter le tout en neige. On procède comme pour la dacquoise pour cela. Il faut s'arrêter avant que les blancs soient trop fermes sinon on aura du mal à mélanger. Il faut simplement avoir le bec d'oiseau. Versez la préparation au chocolat dans les blancs et mélangez délicatement à la marise jusqu'à ce que ce soit bien homogène.

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On récupère alors notre cercle garni de son biscuit et son croustillant. On fait un boudin de mousse sur tout le contour et on met une fine couche sur toute la surface du croustillant pour faire adhérence avec le coulis qu'on sort du congélateur. Il doit être suffisamment dur pour être démouler facilement. On le met dans le cercle et on appuie bien partout. La mousse va alors remonter sur les côtés du cercle et bien couvrir le coulis qui sera enfermé comme un insert.

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On verse enfin le restant de mousse et on lisse bien la surface.

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A ce stade, vous avez le choix. Si vous voulez préparer votre gâteau plusieurs jours à l'avance, vous mettez tout au congélateur. Si vous n'aviez qu'un cercle fixe et que vous ne l'avez pas chemisé, vous mettez tout au congélateur. Sinon, vous pouvez laisser prendre la mousse au frigo mais avant le démoulage, il faudra quand même le mettre 1h au congélateur pour que le démoulage donne des bords plus nets. Le jour J, vous sortez votre gâteau du congélateur au moins 3h avant de servir, histoire qu'il ait le temps de décongeler mais dès la sortie du congélateur, vous démoulez pour installer sur le plat de service. Pour la déco, vous pouvez saupoudrer de cacao amer et mettre quelques framboises fraîches ou ce que vous voulez. Conservez le au frais jusqu'au moment de servir.

Il ne reste qu'à vous régaler.

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21 janvier 2016

Mauvais karma

Il y a des jours comme ça où on se dit après coup Non mais pourquoi je suis pas restée couchééééééée !

Tout a commencé ce matin, quand j'ai dû extirper de son lit un Gargamel visiblement peu désireux d'aller se geler les miches dans le salon. Sir Azraël nous ayant entendu, il s'est soudain souvenu qu'une de ses missions première dans l'univers était de faire enrager son frère aussi souvent que possible. Il s'est donc dépêché de se lever (précisons que d'habitude, il est tout sauf pressé et me fait largement tourner en bourrique) histoire d'être le premier à descendre l'escalier, le top du top étant de parvenir, en prime, à descendre le dit escalier avec un train de sénateur et son frangin coincé derrière lui trépignant d'impatience.

Oui parce qu'il faut dire qu'avec son TED, Gargamel a quelques habitudes bien ancrées qu'il ne faut A AUCUN PRIX bouleversées sous peine de voir l'enfer se déchaîner et l'une d'elles veut qu'il soit TOUJOURS le premier sur le canapé le matin. Moins d'une minute après le lever donc, la guerre fratricide s'était engagée et elle était partie pour durer. 30 mn plus tard, alors que je venais enfin de réussir à convaincre les monstros de signer l'armistice et de venir déjeuner, Chéri s'est pointé pour m'annoncer qu'entre hier soir et ce matin, le lavabo que nous avions eu tant de mal à déboucher avec Inferno Gran Mom et qui fonctionnait parfaitement depuis une semaine s'était bouché de nouveau, sans raison apparente. Trop top, j'allais encore devoir démonter la plomberie, faire bouillir l'eau et buller le bicarbonate mais ça devrait attendre le soir parce qu'à 8h10, avec des monstros pas habillés et en pleine baston (à nouveau, forcément j'étais plus là pour surveiller), c'était tout simplement pas possible.

J'ai finalement réussi à me débarrasser des monstros (me demander pas par quel miracle on est arrivé à l'heure à l'école, j'ai toujours pas trouvé) en les refilant à leurs maîtresses respectives. Non sans une pensée émue d'ailleurs pour l'enfer qu'elles allaient probablement vivre, vu qu'à peine 2 mn avant de renier sans remord ma progéniture, je venais d'engueuler (désolée ya pas d'autres mots) copieusement Gargamel en lui expliquant que non, on était pas sur un ring de catch et que précipiter son frère tête la première contre un mur n'était pas socialement acceptable (même si je suis moi-même tentée très régulièrement).

C'est donc avec l'espoir d'être enfin tranquille pour bosser un peu, vu qu'accessoirement je suis légèrement surchargée en ce mois de janvier question boulot, que je suis arrivée au bureau. Manque de chance, mes collègues semblaient s'être passé le mot : c'était le jour idéal pour aller papoter avec la Puce (je les aime beaucoup hein, faut pas croire. Question tranquillité, c'était râpé. Puis à 10h30, mon portable s'est mis à sonner. Tiens ! Le taxi !

Oui, bonjour Mme Reyhaziel, c'est le taxi.

Oui ?

Je pourrais pas m'occuper de Gargamel aujourd'hui. Je ne vais pas bien.

...

(cri d'angoisse et de désespérance totalement intériorisé devant la perspective des 1h15 de perdues à jouer moi-même les taxis)

Bon, c'est noté.

A 11h, mon portable resonne (je le hais franchement par instant). Tiens, la maîtresse d'Azraël ?

Bonjour Mme Reyhaziel

Bonjour ?

Je suis très embêtée mais Azraël a un oeil très très rouge. On dirait une conjonctivite et c'est très très contagieux. C'est très très embêtant !

Ah.

Vous faites quoi ? Parce que c'est quand même vraiment embêtant !

Là, si j'avais pas compris qu'on me demandait de venir dare dare récupérer mon gamin, c'est que je le faisais exprès. Fort heureusement, dans mon malheur, j'avais de la chance puisque le jeudi, je récupère de toute façon Gargamel à 12h pour qu'il déjeune avec moi avant de partir chez l'orthophoniste. J'ai donc indiqué à la maîtresse que je viendrais bien récupérer Azraël mais en même temps que son frère (parce que bon, hein, faut pas pousser quand même). Bien sûr, la guerre fratricide a repris de plus belle à peine les frangins réunis. Je passerais sur le déroulement du déjeuner qui m'a quand même valu de passer la serpillière sur mon carrelage. Et à ce stade de la journée, je suis dit que c'était bien parti pour que Super Nanny ne puisse pas venir garder les monstros et que j'allais louper l'équipe éducative de Gargamel (vous savez, la grande messe avec tout le staff médical qui suit Gargamel plus sa maîtresse et l'enseignante référente du rectorat, le truc dont je sors souvent déprimée) qui avait lieu à 15h. Mais non, Super Nanny est bien arrivée. Ce sont les représentants de l'Hôpital de Jour qui n'arrivaient pas, au point que j'ai bien cru qu'ils n'allaient pas venir du tout. C'est donc avec 30 mn de retard (sur les 60 mn que dure une équipe) que nous avons commencé. Bon là, mon karma a décidé de me laisser un petit répit. Tout le monde semblait content des progrès de Gargamel, alléluia ! Il était 16h30, je pouvais envisager de rentrer à la maison m'enterrer au fond de mon lit pour me remettre.

Mais en fait non. Apparemment, j'ai des tendances masochistes. Je suis donc repassée à la maison récupérer Gargamel pour l'emmener à la piscine passer un test en vue de l'inscrire à un stage de natation. Car oui, je suis têtue, obsessionnelle voir revancharde et puisque la piscine ne veut plus prendre d'enfants en leçon particulière, j'estime qu'ils n'ont pas le droit de les refuser en leçon de groupe. Après tout, être handicapé ne DOIT PAS être un critère d'exclusion. Bien sûr, comme prévu, ça ne pouvait pas être simple. Gargamel s'est donc montré d'un enthousiasme délirant pour montrer l'intégralité de ses capacités à NE PAS écouter et NE PAS faire ce qu'on lui demande. On a tout de même réussi à en tirer quelque chose finalement et à ma question alors, je peux l'inscrire ou pas on m'a répondu ah mais, je peux pas prendre la décision, faudra voir ça avec ma responsable. Mais ... euh... ça risque d'être un peu dur en groupe mais appelez demain. Mouais, je sais pas pourquoi, je le sens pas trop encore ce coup-là.

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Voilà, je suis parée pour la prochaine mauvaise nouvelle.

19 septembre 2015

Le mystère du facteur fantôme ...

... ou l’attaque du factorus démonicus.

 Oh là là, imaginez-vous que je viens de découvrir que j'étais une vilaine fille trop prompte à la calomnie et que je devrais avoir honte de râler après la poste Villebonnaise pour ses horaires d'ouverture hautement étudiés pour qu’il vous soit impossible d’y aller (à moins d'être mère au foyer ou retraité) ? En fait, c'est pas du tout la faute au service public, c'est une forme d'attaque secondaire du Factorus Démonicus. Et son attaque principale, elle est encore bien pire.

Euh, la Puce, c’est quoi encore que ce démon ? C’est un type de démon extrêmement sélectif qui s’attaque quasi exclusivement aux facteurs (et de temps à autre, autres préposés postaux) bien sûr. Ah ah, j’en vois qui trépigne et se demande ce que ce monstre diabolique peut bien faire à ce pauvre employé sous payé du service public.

Eh bien c’est très simple. Dès qu’un facteur a un colis à livrer et arrive en vue de la boite aux lettres du destinataire, il passe instantanément dans une poche interdimensionnelle où tout est absolument pareil sauf qu’il n’y a personne dans la maison. Du coup, pendant que toi tu attends patiemment qu’on te livre ton paquet, ton facteur sonne vainement à la porte de la réplique de ta maison et se résout la mort dans l’âme à te laisser le fameux avis de passage. A ce stade, tu te dis que le Factorus est un sacré enquiquineur qui va t’obliger à jongler avec les non moins fameux horaires d’ouverture à la c… de ton bureau de poste. Sauf que, en fait, c’est bien pire. Car, en bon naïf, tu t’imagines que la boite aux lettres de l’autre dimension va recracher ton avis de passage dans la tienne alors qu’en fait, ces petits morceaux de papier sont hautement prisés de tous les bons collectionneurs des dimensions infernales et se revendent des fortunes parait-il au marché noir !

Ton avis de passage, tu peux donc lui dire adieu !

Comment ça je divague ? Non, non, je vous assure. En tout cas, c’est la seule explication logique que j’ai trouvé au fait que la semaine dernière, en 8 jours, le suivi sur internet de mon colis m’indiquait que le facteur s’était présenté 3 fois à mon domicile et qu’il n’y avait personne (alors que j’étais présente 2 des 3 fois et Chéri la 3ème) et que la 4ème fois, un samedi, il n’avait pas été possible de livrer le colis (on se demande bien pourquoi). Déjà qu'en temps normal, notre facteur est très loin de se montrer qu'une telle opiniâtreté (l'était jamais passé plus d'une seule et unique fois) mais en plus, en 4 passages donc, on n'a jamais vu la couleur d'un seul avis de passage. Bizarrement, le fameux colis s’est matérialisé brusquement le lendemain du jour où j’ai déposé une réclamation. Non vraiment, je ne vois qu’une attaque de Factorus pour expliquer tout ça, sinon, il me faudrait envisager que le facteur est un énorme mythomane doublé d’un arracheur de dents vu sa propension à mentir et franchement, ce ne serait pas très sympa non !

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Il est où mon paquet, hein, il est où !

1 janvier 2016

2016 va tout casser ...

... mais surtout mes oreilles. C'est en effet une entrée particulière bruyante qu'a effectué cette nouvelle année puisque la bonne résolution n°1 des monstros semble bien être de faire le plus de bruit possible à partir d'aujourd'hui. Bonne résolution qu'ils s'efforcent de tenir avec constance, acharnement et, ma foi, une réussite EXEMPLAIRE. A ce rythme, j'aurais besoin d'un appareil auditif avant la fin du mois (ou d'une camisole de force, c'est à voir).

Qui dit nouvel an, dit bilan des bonnes résolutions de l'année précédente et prise de nouvelles bonnes résolutions (huuum, non, étrangler promptement les monstros pour les faire taire ne doit pas être un bon choix). Mais commençons par le bilan de 2015.

  • coudre plein de beaux vêtements pour les monstros : ok, ça c'est bon. QUOI ! Qui a dit que j'ai cousu des trucs pratiques mais pas des trucs beaux ! Mais l'un n'empêche pas l'autre voyons et puis Azraël a décrété que tous ses pantalons étaient beaux alors pour moi, l'objectif est atteint et toc !
  • arrêter de dépenser une fortune en tissus : euuuuuh, avec Couturus à demeure, c'est mission impossible. Bon tout de même, j'ai réussi à ne pas augmenter mes stocks et même à réduire un peu mon stock de chutes alors c'est pas si mal.
  • gâter à outrance tous les gens que j'aime et que j'apprécie : ça, c'est bon aussi. Et je dois dire que je me suis autant éclatée cette année à faire tous mes cadeaux de Noël moi-même que l'an dernier. Je crois bien que c'est en passe de devenir une tradition.
  • me coudre mon premier chemisier : oups, je l'avais complètement oublié celle-là.
  • et ne pas reprendre un seul des kilos que j'ai perdu : argh, j'étais pas loin pourtant, j'en ai repris qu'un seul !

Ouaiiis, c'est quand même pas si mal finalement ! Voyons voyons, quelles bonnes résolutions prendre pour 2016.

  • La première de toute : filer d'urgence à la pharmacie pour m'acheter des boules QUIES avant d'étrangler les monstros pour les faire taire. Ou du sparadrap pour les bâillonner.
  • Profiter au mieux de tous les petits bonheurs parce que, vu les tuiles qui me pendent au nez, je sens qu'il va me falloir positiver à mort cette année.
  • Cette fois, promis juré, je vais me le coudre mon premier chemisier et même une jupe en lainage pour aller avec. Il faut voir les choses en grand, c'est Couturus qui l'a dit.

Et puis, vous l'aurez peut-être remarqué mais depuis décembre, j'ai une activité pâtissière plutôt intense (oui, si on considère que cela fait plusieurs années que je n'ai pratiquement rien fait de plus compliqué qu'un gâteau au yaourt, on peut qualifier d'intense ma confection de sablés, tartelettes et autres macarons maison pour Noël). En fait, depuis que j'ai découvert le merveilleux site de Valérie dans mes recherches de pâte à tartiner au chocolat, il semblerait que le démon de la pâtisserie se soit installé à la maison (c'est Régimus qui ne se sent plus de joie, tout comme mes collègues de bureau d'ailleurs que j'utilise de manière éhontée pour contrer les agissements de Régimus) et j'ai retrouvé le plaisir de faire de la pâtisserie. Alors comme dernière résolution, ce sera :

  • Améliorer ma technique en pâtisserie pour devenir une pâtissière émérite et gagner la finale de l'émission "Le meilleur pâtissier" catégorie amateur à laquelle je vais l'inscrire de ce pas ! Ah non Pâtissus Démonicus, pas de blague hein !

D'ailleurs, en parlant pâtisserie, pour commencer l'année en beauté (et en prévision de la galette des rois qui s'approche), je me suis mise à la pâte feuilletée inversée (non mais quand je vous disais que Pâtissus s'était installé à la maison).

Non mais de quoi elle parle là, la Puce ? Allons allons, c'est simple voyons. Tout le monde connaît la pâte feuilletée. Son principe, c'est d'emprisonner des couches de beurre dans des couches de pâte. Ben la feuilletée inversée, comme son nom l'indique, consiste à enfermer des couches de pâte dans des couches de beurre. Comme il paraît que ça donne le meilleur feuilletage du monde et que je le vaux bien, pour ma toute première pâte feuilletée maison, c'est celle-ci que j'ai choisi de réaliser. Et ça donne à peu près ça.

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Alors, vous le voyez bien le feuilletage ? Mais si mais si, c'est les petites stries comme les anneaux dans les troncs d'arbre.

Bon, c'est bien beau tout ça mais t'en as fait quoi de ta pâte parce que la galette, c'est pas pour tout de suite normalement.

Alors, certes, je sais, mais il fallait bien que je me fasse la main quand même avant le 6 janvier. Quant à ma pâte du 31 décembre, elle s'est transformée en délicieuses niflettes le 1er janvier, c'est à dire en tartelette garnie de crème catalane.

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Alors les traces noires sur le feuilletage, c'est le caramel qui doit se former au fond du moule qui a un peu eu chaud parce que n'ayant pas le don d'ubiquité, je pouvais pas sortir à la fois Azraël du bain et les niflettes du four !

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Les petits points noirs sur la crème catalane, c'est pas du moisi, non non ! C'est des grains de vanille (mais on peut les parfumer à tout ce qu'on veut)

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Argh, 6 malheureuses niflettes par fournée seulement ! Ca va castagner au moment de la dégustation !

Un vrai tour de magie, un vrai régal et une délicieuse façon de commencer l'année. Et je ne suis pas peu fière de ma super pâte feuilletée parfaitement réussie. Il ne me reste plus qu'à en refaire pour la galette.

Bonne et heureuse et délicieuse année 2016 à tous.

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J'ai réussi ma pâté feuilletée, j'ai réussi, j'ai réussi, j'ai réussi, youpiiiiiiii !

10 février 2016

Brioche, saucisse et chocolat

Il y a quelques jours, on parlait cuisine avec Chofie quand est apparue au détour de la conversation la fameuse saucisse briochée. Vous voyez de quoi je parle ? Mais si, ce truc là !

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C'est un truc devenu quasi introuvable en grande surface et que Chéri appréciait beaucoup (moi aussi d'ailleurs j'avoue). Depuis cette conversation, une furieuse envie de dévorer une de ces fameuses saucisses ne cessaient de me titiller, à tel point que j'ai craqué. Et puisqu'on en trouvait plus par chez moi, j'ai décidé de me coller derrière mes fourneaux pour en confectionner une faite maison.

Ça tombait bien, j'avais découvert sur le site de Valérie (encore et toujours) une recette de pain brioché testée plusieurs fois pendant les fêtes, excellente et quasi inratable. Comme je n'avais pas de saucisses (et que les monstros n'en sont pas fana non plus faut dire ce qui est) mais que j'avais des knachis, j'ai opté pour une version mini brioche individuelle à la knachi. Le gros avantage de cette recette de pain brioché, c'est qu'elle peut servir à faire plein de chose. Avec 60-65gr de sucre, on obtient un pain qui équivaut bien à une brioche. On peut le manger tel quel ou le faire griller pour s'en faire des tartines. Avec 50gr de sucre, il est parfait pour le foie gras et les tartines salées comme sucrées. Avec 40-45 gr de sucre, c'est l'idéal pour la version saucisse briochée. Et quelque soit la teneur en sucre, ajoutez une barre de chocolat ou des pépites de chocolat et vous obtenez le goûter idéal pour vos monstros.

Vu le succès de la version nature du fameux pain (qui nous fait même pas 3 jours tellement tout le monde l'aime et l'engloutit vitesse grand V), j'étais peu près sûre de mon succès mais il a dépassé largement mes attentes. A tel point que j'avais fait une fournée de 4 brioches saucisses et 3 brioches chocolat mais que je n'ai pu prendre de photos que de l'unique brioche saucisse rescapée (qui ne doit son salut qu'au fait que je l'avais mise de côté pour le dîner de Chéri). Les brioches chocolat, elles, n'ont même pas eu le temps de refroidir qu'elles étaient déjà dévorées.

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Je sais je sais, elle est toute biscornue mais ché crè bomf moumon (a affirmé avec enthousiasme un Gargamel la bouche pleine juste avant de me piquer ma part).

Si vous voulez tous les détails de la recette avec plein de photos illustratives pour la réalisation de la pâte, je vous encourage à consulter la recette sur le site de Valérie. Sinon, voilà ma version à moi de sa recette, toujours réalisée sans robot et à la levure boulangère déshydratée.

Cette recette utilise une technique particulière pour faciliter la levée de la pâte avec un ingrédient particulier qui donne au pain tout son moelleux et en prolonge la conservation : le tangzhong. Pas d'inquiétude, ce n'est pas un ingrédient exotique qu'il va falloir dénicher à prix d'or dans une boutique spécialisée. Il s'agit simplement d'un mélange cuit d'eau et de farine. Avant de procéder à la confection du pain proprement dit, on va donc préparer le tangzhong

Pour le tangzhong :

  • 100 gr d'eau
  • 20 gr de farine T45

Attention, le type de la farine est important pour ce type de pâte. Elle doit être riche en gluten sinon elle ne lèvera pas bien.

On mélange eau et farine au fouet. Il ne doit pas y avoir de grumeaux. Puis on met à cuire dans une petite casserole à feu moyen en fouettant sans cesse. Dès que le mélange commence à épaissir, on retire du feu tout en continuant de fouetter jusqu'à obtention d'une substance un peu gluante, homogène et bien lisse.

Là, vous avez le choix. Normalement on doit attendre au moins 6h avant de l'utiliser, voir le préparer la veille pour le lendemain. Personnellement, je l'ai aussi utilisé dès son retour à température ambiante et j'ai trouvé que ça fonctionnait tout aussi bien.

Pour le pain brioché :

  • 350gr de farine T45
  • 100 gr de tangzhong
  • 55 gr de sucre (on peut aller jusqu'à 65gr pour un goût plus brioche ou descendre à 40 gr pour une utilisation avec des ingrédients salés)
  • 6 gr de sel
  • 110 gr de lait
  • 1 oeuf moyen à gros
  • 7 gr de lait entier en poudre (facultatif)
  • 6 gr de levure de boulanger sèche
  • 30 gr de beurre mou en dés

On fait d'abord tiédir le lait. Dans un saladier, on met la levure puis on verse le lait tiède dessus. Il faut alors attendre une dizaine de minutes pour bien dissoudre la levure dans le lait (il ne faut pas hésiter à bien remuer et à utiliser un lait tiède à chaud). Pendant ce temps, on pèse les autres ingrédients histoire de s'occuper. Quand la levure est bien dissoute, on verse la farine puis le sel, le sucre, le lait en poudre, l'oeuf battu au préalable mais c'est pas obligé (de le battre hein, parce qu'il n'est pas facultatif l'oeuf), le beurre mou et enfin le tangzhong.

Et c'est parti pour le pétrissage. On malaxe bien jusqu'à obtenir d'une pâte parfaitement homogène. Normalement, au fur et à mesure du pétrissage, la pâte se détache des doigts et du saladier. Pour mes knachis briochées, j'avais mis trop de tangzhong du coup, ma pâte était un peu trop molle ce qui explique que les saucisses soient "tombées au fond".

On fait une belle boule, on la remet dans le saladier et on recouvre d'un linge humide. Puis on met au four à 50°C (version étuve) pour faire "pousser". Normalement, dans le four à 50°C, en 1h30-2h, la pâte a doublé de volume. Là, tout dépend de ce que vous voulez faire avec. Pour les petits pains briochés à la saucisse ou au chocolat, on procède comme ça.

On sépare le contenu du saladier en 6 à 7 petites boules de pâte. Peu importe si on "écrabouille" tout, on va chasser l'air de la pâte de toute façon. On farine le plan de travail et son rouleau (car la pâte est encore très collante) et on étales en un rectangle. On plie ce rectangle en 3 de façon à obtenir un rectangle dont le côté à la taille d'une demi knachi. On fait un quart de tour et on étale à nouveau en un rectangle aussi long que l'on peut. On pose une demi knachi à un bout et on roule pour enrober entièrement la knachi. On pose alors l'autre demi knachi (normalement, le ruban de pâte est largement assez long pour le permettre) et on roule à nouveau. On obtient alors l'équivalent d'un gâteau roulé à la saucisse. Pour les pains aux barres de chocolat, on fait exactement pareil mais avec du chocolat à la place de la saucisse. Pour les pépites, on en met sur toute la surface du ruban de pâte et on roule tout simplement. On dispose nos brioches sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé (ou d'une silpat).

On met alors au four à 50°C nos petites brioches pour une petite heure, le temps que la pâte gonfle à nouveau. Quand c'est bien gonflé, on sort la plaque du four que l'on met à chauffer à 150°C en chaleur tournante. Quand le four est chaud, on enfourne sur le second gradin en partant du bas pour 50 mn environ. Quand la croûte est bien colorée, normalement le pain est cuit. On peut utiliser un pic en bois pour vérifier s'il est bien cuit à coeur. Il doit ressortir sec. Il n'y a plus qu'à mettre à refroidir sur une grille.

Les petits pains (nature ou chocolat) se conservent très bien dans des sacs congélation bien fermés, à température ambiante, sans durcir ni se ramollir. Pour la durée de conservation, je peux pas dire exactement, on boulotte tout en 3 jours max. Pour ceux à la saucisse, je les ai mis au frigo la veille au soir bien enfermés dans un sac congélation et ils étaient impeccables le lendemain midi et soir pour la dégustation.

Edit du 9 mars : Ces pains garnis de saucisse se congèlent très bien également. On les sort la veille au soir et on les laisse décongeler au frigo. Micro-onde ou four traditionnel pour les réchauffer. Au micro-onde, si des bulles d'air se sont formées lors de la première cuisson, le réchauffage peut conduire à un petit dégonflage de certaines zones. La brioche perd en esthétique mais pas en goût ni en texture.

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23 novembre 2015

Le grand retour d'Hystéricus Démonicus

Ah la la, j'y avais cru pourtant à la réussite de mon dernier exorcisme d'Hystéricus. Ça faisait un petit moment que seules ses attaques mineures avaient un semblant d'effet.

Mais en fait non, dans l'ombre, il s'adonnait à un coaching intensif de son petit frère Enquiquinus Démonicus avec la collaboration active de son cousin Enquiquinus Majorus Démonicus. Et question coaching réussi, c'était vraiment un coaching réussi. Et à 3, ils m'ont tendu leur guet-apens.

Tout a commencé il y a 4 semaines quand Majorus a passé un deal avec le chef d'une bande de virus laryngiteux, lesquels ont fondu sur ma pauvre personne sans défense, me refilant la pire extinction de voix que j'ai jamais eu. Comme cela ne pouvait pas suffire, il a également lancé une attaque sur notre médecin de famille adoré afin qu'il me refile le médic qui tue, celui qui tente vainement de te guérir tout en te rendant encore plus malade. C'est ainsi que, grâce à la cortisone, votre humble servante s'est retrouvée rapidement avec une sinusite et une otite en sus de sa laryngite. Trois semaines plus tard, je tousse toujours mais j'ai enfin retrouvé une voix normale. Dans le même temps, Majorus a fait signer un avenant au contrat initial passé avec la bande de virus stipulant qu'il serait de bon ton qu'Azraël choppe un petit truc marrant vu qu'il venait enfin de cesser de faire ses montées de fièvre aléatoires. Depuis 10 jours donc, Azraël tousse comme un damné, à s'en faire vomir dans son lit (oh joie). Bon, je vous rassure, on est pas resté 10 jours à le regarder tousser sans rien faire, on a filé chez Super Pédiatre dès la 2ème séance de vomi. C'est là que Majorus a décidé de frapper un grand coup en s'emparant de Super Pédiatre.

Bon, c'est pas bien grave. Il a les bronches irritées mais il n'y a pas de foyer infectieux.

Oh cool ! On fait quoi alors ?

Il va faire une cure d'antiinflammatoire pour soigner ses bronches et un traitement à la ventoline. Vous avez une chambre d'anhalation je crois.

Oui oui, pas de problème.

Bien alors ventoline toutes les 4 heures y compris la nuit, vers minuit et 4h du matin jusqu'à ce que la toux la nuit s'arrête. Et en cas de crise, 1 bouffée toutes les 10 minutes pendant 1 heure.

Même la nuit ?

Oui oui, même la nuit.

La joie suprême. Des nuits de moins de 4h de sommeil d'affilée, voir de moins de 4h tout court. Et ça pendant une bonne semaine. Ajouter des sauts à l'école à l'heure de la cantine pour lui faire son traitement (ben oui, toutes les 4h on vous a dit) et j'ai abordé ce week-end sur les rotules. Bien évidemment, dès le diagnostic posé, Enquiquinus est entré en scène. Azraël a donc bien expliqué à tout le monde qu'il était malade et que c'était pour ça qu'il :

  • ne pouvait pas s'habiller tout seul : trop fatigué
  • ne pouvait pas aller chercher ses doudous, qu'il fallait les lui amener, mais enfin maman il fallait tout prendre gros nounous (X2) nounours bleu (X2) souris (X2), Teddy, le chien et la tortue
  • ne pouvait pas manger ses légumes (ça fait vomir) mais pouvait manger de la glace, des bonbons et des sucettes parce que les microbes ils n'aiment pas ça
  • ne fallait pas lui faire de bisous parce qu'il allait attraper tes microbes mais pouvait te lécher la figure, te tousser dessus ou te postillonner au visage sans problème
  • pouvait t'appeler à tout bout de champ parce qu'il voulait, au choix, boire, t'expliquer le dessin animé qu'il regardait, son frère osait le regarder, que tu lui mettes dans la bouche la tétine qu'il avait dans la main ou tout simplement vérifier que tu viendrais.

Et encore, ce n'est là qu'un très court et très vague résumé. Alors je ne sais pas si c'est la fatigue accumulée, les soucis devant l'état de santé précaire de Mamie M., le plan, vigipirate renforcé que quand tu bosses sur un site militaire c'est l'horreur ou le fait qu'il ne cesse de m'interrompre dans la confection de son nouveau manteau tout en exigeant (non non, le terme n'est pas trop fort) que j'arrête ma couture parce que je faisais trop de bruit mais à la 31ème demande d'Azraël de la matinée, quand Hystéricus a lancé une attaque majeure foudroyante, j'ai été incapable de résister. Et je me suis mise à hurler. Ça m'était déjà arrivé de craquer, généralement après avoir gagné un endroit tranquille et isolé afin de piquer ma crise en toute discrétion (typiquement le sous-sol) et de revenir plus calme expliquer aux monstros que non, décidemment, ça n'allait pas du tout et qu'ils étaient punis parce que trop, c'est trop. Mais là, j'ai pas eu le temps. Mes nerfs fort fragiles ont explosé d'un coup, que je n'étais même plus capable d'aligner 2 mots à la suite pour expliquer à un Chéri paniqué ce qui était en train de m'arriver.

Mais je crois bien que le pire, ça a été une fois calmée, quand j'ai dû expliqué à Azraël ce que s'était passé et que ce n'était pas parce qu'il était malade qu'il avait le droit de se conduire comme un despote doublé d'un tyran, alors qu'en pleurant, il ne cessait de répéter qu'il était désolé. Là, j'ai vraiment eu l'impression d'être un monstre.

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Oui, je sais, c'est pas parce que j'ai les nerfs qui lâchent que je dois en négliger ma manucure.

 

28 janvier 2016

Super goûter en un tour de main

Hum, la Puce, il y a quelque chose de prévu pour le goûter ?

Euh, ben non !

Aaah

(très très déçu visiblement)

Tszuuun

(bruit bizarroïde et parfaitement non reproductible d'un cerveau qui se déconnecte sous l'effet d'une possession démoniaque aussi soudaine qu'inattendue)

Ah ah ah, me voilà ! Ah oui, désolé, je ne me suis pas présenté. La Puce est momentanément indisponible et je suis Pâtissus Démonicus, le sauveur du goûter. Votre Chéri est affamé, vos monstros aussi, mais pas le moindre petit biscuit, éclair ou gâteau en vue (ok, il y en a plein les placards mais on va faire comme s'ils n'existaient pas) ! Pas de panique, j'ai LES recettes pour vous : crème catalane et rochers aux amandes. Non seulement elles sont ultra simples et rapide à faire mais en plus elles demandent très peu d'ingrédients et sont complémentaires.

La crème catalane

Il s'agit de la crème que l'on met dans les niflettes mais que l'on peut également servir sans pâte feuilletée, dans des petits pots, exactement comme une crème brûlée (sauf qu'elle est bien plus facile et rapide à faire).

Ingrédients pour 4 petits (vraiment trop petits) pots :

  • 250g de lait ou 180g de lait et 70 g de crème liquide entière (c'est encore meilleur)
  • 2 jaunes d'oeufs
  • 60g de sucre
  • 12,5g de maïzena
  • 1 gousse de vanille, ou 1/2 cuillère à café d'amande amère ou 1 cuillère à soupe de rhum ou ce que vous voulez comme parfum en fait, y compris des zestes d'agrumes.

La crème catalane se réalise comme une crème pâtissière. Dans un saladier, on met les jaunes, le sucre et la maïzena. On mélange bien au fouet ou à la cuillère magique, sans s'exciter, vu que ça sert à rien de faire blanchir le mélange. La cuillère magique, c'est un truc génial. J'ai fait découvrir ça à la Puce et elle ne peut plus s'en passer. Ça mélange super bien, ça évite les grumeaux mieux qu'un fouet et ça éclabousse beaucoup moins.

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C'est ça une cuillère magique

Bon ensuite, on fait chauffer le lait dans lequel on a mis les grains de la gousse de vanille (pour les autres parfums, attendre qu'avoir fini la cuisson de la crème avant de les ajouter). Quand le lait est chaud, on le verse progressivement sur le mélange oeuf-sucre-maïzena (sans filtrer, on veut les garder nos grains de vanille, c'est trop la classe) tout en fouettant bien. Puis on remet tout dans la casserole et hop, sur le feu.

Alors là, je ne sais pas comment vous faîtes votre crème pâtissière habituellement mais la Puce, elle la faisait comme une crème anglaise, à feu tout doux en remuant souvent. Tss tss tss, grossière erreur. C'est le meilleur moyen de faire plein de grumeaux ma petite dame. Alors le feu doux, on oublie. On fait ça à feu vif (au moins 7-8 sur une plaque qui va jusqu'à 12, pas en dessous). On fouette en permanence (au fouet ou à la cuillère magique) et au bout d'une ou 2 minutes pas plus, on doit voir son mélange commencer à épaissir (si c'est pas le cas, le feu n'était pas assez vif). On retire la casserole du feu tout en continuant de fouetter jusqu'à ce que la crème soit bien homogène (elle va finir d'épaissir dans le même temps). De cette façon, on obtient une texture très onctueuse et bien lisse sans aucun grumeau. Il ne reste plus qu'à la verser dans les (trop) petits pots.

A ce stade, vous avez le choix pour la finition :

  • façon flan : on la met au four préchauffé à 220°C pour 10 mn. Ça lui donne une texture un peu différente et une jolie croûte dorée comme pour les niflettes.
  • façon crème brûlée : on saupoudre de sucre et de gervoise brune et on passe au grill
  • juste avant de la verser dans les petits pots, on incorpore des framboises ou des fraises fraîches (c'est absolument divin quand on parfume la crème avec de l'amande amère)
  • ou on ne fait rien du tout et on s'empiffre direct (la technique préférée d'Azraël qu'il serait même prêt à se brûler la langue)

Vos crèmes peuvent se déguster tièdes ou froides. Froides, elles seront fermes, avec la consistance d'un flan épais. Tièdes, elles seront toutes fondantes dans la bouche. Alors, c'est pas tout simple ça ?

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Façon crème brûlée

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On les voit bien les petits grains de vanille.

Bon, vous remarquerez que, suite à la confection de la crème, on se retrouve avec 2 blancs d'oeufs sur les bras qu'on voudrait quand même pas gâcher et pas du tout le courage de faire des macarons (et puis pas le temps non plus, je vous rappelle que Chéri est affamé et très très déçu de l'absence de goûter). Pas d'inquiétude, votre Pâtissus adoré est là avec la solution : les rochers aux amandes.

Les rochers aux amandes

Ingrédients pour une vingtaine de rochers :

  • 2 blancs d'oeufs moyens (environ 60g)
  • 70g de sucre
  • 90g de poudre d'amande

Dans un saladier, on mélange bien sucre et poudre d'amande. On ajoute les 2 blancs d'oeuf et on mélange jusqu'à obtenir une pâte homogène. Préchauffez votre four à 180°C. Sur une feuille de papier sulfurisé, former des petits tas de pâte (l'équivalent d'une cuillère à café, ou plus, ou moins, ça dépend de la taille que vous voulez). La pâte doit être assez compacte pour ne pas s'étaler après que vous ayez formé vos petits tas.

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Ca doit ressembler à ça avant la cuisson.

Mettre au four (position milieu) pendant 10-15 mn. Quand les rochers commencent à se colorer, c'est cuit. Attendre qu'ils aient légèrement refroidis (sinon ils se cassent quand on les enlève du papier) et mettez les à refroidir sur une grille. Ces rochers restent très moelleux et se conservent très bien dans une boite hermétique.

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Après la cuisson

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Et l'intérieur en gros plan. Aaah, on en lécherait son écran !

Alors, ça vous donne pas envie d'adopter un gentil petit Pâtissus ça.

 

 

23 janvier 2016

Noël au fourneau

Eh oui, pour Noël dernier, j'ai passé énormément de temps derrière mes fourneaux, et pas seulement pour préparer mes paniers gourmands. Il faut dire que cette idée de cadeau maison m'a redonné le goût de la pâtisserie que j'avais perdu ces dernières années. Je continue donc à vous faire profiter de mes expériences culinaires, et en particulier cette recette réalisée pour le goûter des monstros : le Krantz Cake.

Mais c'est quoi est-ce que ce truc allez-vous me dire ? Ben il paraît que c'est une pâtisserie israélienne. C'est marrant, avec un nom pareil, j'aurais juré que c'était allemand ou alsacien. De toute façon, question cuisine, je suis cosmopolite. Personnellement, j'appelle ça une brioche roulée au chocolat, la version brioche du gâteau roulé quoi. Et ça ressemble à ça.

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Les rayures de chocolat changent au fur et à mesure de la coupe

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Si vous cherchez sur le woueb, vous allez trouver plein de recettes (qui se ressemblent toutes énormément d'ailleurs) et qui ont toutes un point commun : elles utilisent un ROBOT. Attention hein, je parle pas du petit robot de base que pourrait posséder la ménagère lambda. Non non, je parle du super robot qui vous occupe la moitié de votre plan de travail genre Kitchenaid ou pire, Thermomix.

Alors vous je sais pas, mais moi, un robot comme ça, j'en ai pas. Et puis j'en veux pas d'ailleurs. Bon attention hein, je voudrais pas me mettre à dos les utilisatrices(/teurs) fan des dits appareils. J'ai rien contre (à part son prix pour le Thermomix). Ils sont certainement très bien. C'est juste que j'ai pas vraiment la place pour des engins pareils et que je trouve qu'on peut parfaitement s'en passer. Devais-je donc me précipiter dans le magasin d'électroménager le plus proche ? Ou renoncer à manger ce gâteau qui paraissait si bon ? Que nenni ! Retroussons nos manches et haut les coeurs. On allait faire ça à l'ancienne.

Alors d'abord, sachez que franchement, le Krantz Cake, c'est pas compliqué à faire. Ça demande du temps, c'est tout. Et encore. Je vous livre donc la recette que j'ai fait, avec les astuces pour gagner du temps et surtout, vous débrouiller sans robot.

Le Krantz Cake

Ingrédients pour la pâte :

  • 260g de farine type 45
  • 8g de levure de boulanger fraîche ou 4g de levure déshydratée
  • 100g de lait demi-écrémé tiède (voir chaud mais pas bouillant)
  • 53g d'oeuf à température ambiante (casser l'oeuf et, s'il est trop gros, battez le et prélever les 53g)  
  • 50g de sucre en poudre
  • 35 de beurre pommade
  • 5g de sel
  • Les zestes d'une demi-orange ou d'un citron (facultatif)

Dans un grand saladier, mettre le lait tiède et y dissoudre la levure. Si la levure est déshydratée, il faudra attendre un peu pour réussir à bien la délayer dans le lait. On ajoute ensuite dans l'ordre mais sans mélanger la farine, le sucre en poudre, le sel et l'oeuf. Si vous aimez le parfum des agrumes et vos enfants aussi, ajouter les zestes. Si vous n'aimez pas ça, ou si vos enfants n'aiment pas, on peut très bien s'en passer mais c'est quand même moins bon (enfin, je trouve mais j'adore les parfums d'agrumes).

Commence alors l'opération patouillage. A noter d'ailleurs que c'est typiquement le genre de gâteau à faire les enfants qui adorent s'en mettre plein les mimines. Azraël s'éclate bien avec ça. Et je vous dis pas leur tête quand la pâte a doublé de volume. Bref, on patouille de sorte à amalgamer les ingrédients. Ça prend en moyenne 5 mn (un peu moins toute seule, nettement plus avec l'aide d'Azraël aller savoir pourquoi). A ce stade, vous allez avoir du mal à tout bien amalgamer, il va vous rester plein de miettes au fond du saladier. C'est normal, pas d'affolement.

On ajoute alors le beurre pommade (pour les non initiés, un beurre bien mou battu à la fourchette pour lui donner l'aspect d'une pommade mais si vous avez la flemme, un beurre bien mou coupé en dé fonctionne tout aussi bien). Et on recommence son opération patouillage jusqu'à obtenir une belle boule de pâte bien homogène (soit à peu près 5 mn de pétrissage à nouveau). Normalement, à l'issu de cette opération, la pâte qui collait amoureusement à vos petits doigts vous a lâchement abandonné pour retourner à ses premières amours, la boule de pâte. Et vous pouvez sans trop de mal décoller le reste de la pâte qui a adhéré aux bords de votre saladier. On forme donc une belle boule que l'on remet dans le saladier. On filme et on laisse pousser (traduction : on attend que ça daigne gonfler).

Alors là, j'ai lu plein de trucs comme quoi, on pouvait préparer la pâte la veille et la laisser pousser une nuit au frigo, que c'était cool pour la suite et tout et tout. Ben vous oubliez. Au frigo, ça pousse pas ! Donc si vous avez peu de temps, vous pouvez certes préparer la pâte la veille et la mettre au frigo mais ça ne changera rien au temps nécessaire ensuite pour faire gonfler la pâte (voir, ça l'allongera car il faudra que votre pâte se réchauffe). Mon conseil donc. Si vous avez peu de temps devant vous, faîtes la pâte la veille et mettez là au frigo. Vous pourrez alors finir tranquillement la préparation de votre Krantz Cake le lendemain matin, le cuire le midi et le déguster au goûter. Si vous avez du temps, vous faîtes tout dans la même journée.

Pour faire gonfler la pâte, 2 solutions s'offrent à vous. Soit vous avez un radiateur qui chauffe et vous êtes écolo-économe. Vous mettez donc votre saladier dessus et vous patientez (environ 2h30-3h, faut pas être pressé). Soit votre radiateur ne chauffe pas (en été par exemple) et vous ne vivez pas dans le sahara (on est donc largement en dessous des 40-50°C) ou encore vous n'êtes ni écolo ni économe et un peu pressé de déguster votre délicieux gâteau. Vous chauffez alors votre four à 40-50°C. Il fait ainsi office d'étuve dans laquelle vous mettez votre saladier. Pas d'inquiétude, à cette température, le film plastique ne fondra pas. En principe, le temps de pousse se réduit alors autour des 2h. Évidemment, vous n'êtes pas obligé de rester planter à côté du four et vous pouvez vaquer à vos occupations habituelles pendant ce temps. Quand la pâte ait doublé de volume, c'est bon, vous pouvez la sortir du four (que vous ne coupez surtout pas, on va encore s'en servir).

Farinez alors votre plan de travail. Sortez un moule à quatre-quart du placard et votre boule de pâte du saladier. Ne vous inquiétez pas si vous l'écrasez un peu dans l'opération, on va lui faire bien pire. Placez la boule sur le plan de travail fariné et étalez là au rouleau à pâtisserie en un grand rectangle. Le petit côté du rectangle doit faire la largeur de votre moule et le grand côté être aussi grand que possible. Quand votre pâte ne fait plus que 5 mm d'épaisseur environ, c'est bon.

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Bon, comme j'ai oublié de prendre des photos en cours de réalisation, j'en ai piqué sur le web (chez Mes brouillons de cuisine).

On va maintenant préparer la sauce au chocolat.

Ingrédients pour la sauce chocolat :

  • 65g de chocolat (noir ou au lait)
  • 60 gr de beurre pommade
  • 25 gr de sucre glace (ou extra fin)
  • 15 g de cacao amer

Si vous aimez, normalement, on ajoute aussi 50g de noix ou noix de pécan torréfiées et concassées. Mais perso, avec les enfants, j'ai préféré éviter et ça n'était pas moins bon (juste moins original comme recette).

Faire fondre le chocolat au micro-onde puissance 400W pendant 3 mn. Bien le remuer pour le rendre bien lisse. Ajoutez le beurre pommade et bien remuer. Ajouter le sucre et le cacao et remuer à nouveau. On obtient alors une belle pâte lisse et assez liquide qu'on place 3-4 mn au congélateur histoire qu'elle durcisse un peu. Une fois que c'est fait, on retourne à notre pâte à brioche qui trouve le temps long sur son plan de travail.

Comme elle a eu le temps de refroidir, on peut la tartiner allègrement avec notre crème chocolat, exactement comme on le ferait pour un gâteau roulé. On laisse juste une marge de 1 cm sur les 2 grands côtés et de 2 cm sur l'un des petits côtés. Toute la sauce chocolat doit y passer. Si on a prévu de mettre des noix, c'est maintenant qu'il faut le faire, en les répartissant sur le chocolat.

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On humidifie la marge de 2 cm laissée sur le petit coté, ça nous permettra de bien souder le gâteau une fois roulé. On attrape alors le petit côté sans marge et on roule. Dans l'opération, on n'oublie pas de se mettre du chocolat plein des doigts histoire de pouvoir les lécher ensuite. On arrive enfin à la phase la plus délicate de la confection : le tressage. On prend un couteau qui coupe bien et on coupe notre rouleau en 2 dans le sens de la longueur. Avec nos 2 moitiés de rouleau, on fait une torsade.

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On graisse son moule à quatre-quart et on met la torsade dedans. On refilme et hop, direction le four à 40-50°C pour 1h. Passez ce délai, votre torsade a bien gonflé. Vous sortez le moule du four et vous montez sa température à 150°C. Quand il est chaud, vous mettez à cuire pendant 35 mn. Sortez le du four mais laissez le dans le moule.

On entame à présent la dernière ligne droite. On va confectionner un sirop. Pour cela, on met 65 g de sucre dans une casserole et on ajoute 40g d'eau. On porte à ébullition pendant 10 secondes (juste le temps que tout le sucre fonde quoi). Avec un pinceau, badigeonnez le Krantz Cake avec le sirop. Renouveler l'opération jusqu'à avoir utilisé l'intégralité du sirop pour bien imbiber le gâteau. Laissez refroidir toujours avec le gâteau dans le moule jusqu'à ce que vous puissiez saisir le tout à main nue mais avant que ce soit froid. Normalement, le sirop sur le dessus du gâteau aura "glacé" (c'est-à-dire qu'il ne dégoulinera pas sur vos mains et que le gâteau à un aspect "sec") mais n'aura pas encore figé dans le moule donc le démoulage sera facile. Démouler le gâteau et laissez le refroidir sur une grille.

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Bon allez, je résiste pas à encore une photo de mon beau Krantz Cake.

Ce gâteau est très bon froid mais il est le meilleur lorsqu'il est encore tiède. Vous avez encore un doute sur le fait que ce gâteau soit absolument délicieux. Demandez donc l'avis d'Azraël.

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Et j'ai même pas eu le temps de photographier Gargamel, il a englouti ses 2 parts trop vite pour cela.

4 décembre 2015

Les bons mots d'Azraël - tome 6

Grande fan du maître Miyazaki, j'ai un certain nombre de ses oeuvres qui trônent dans le placard à DVD et il faut bien avouer que si les monstros sont accro aux Disney, ils sont très loin de dédaigner un petit animé japonais de temps en temps. Alors bien sûr, avec les animés japonais, il faut se méfier car tous ne sont pas regardables par le jeune public.

Dans la catégorie de ceux adaptés aux plus jeunes, ils ont donc déjà fait connaîssance avec Ponyo sur la falaise (gros gros succès), Kiki la petite sorcière (gros succès aussi), Mon voisin Totoro (j'ai fait une overdose et me suis résolue à le planquer au fond du placard pour faire une petite pause c'est vous dire s'il a plu), Arriety (apprécié mais sans plus) et le Royaume des chats (très demandé par Azraël grand fan de félin mais moins par Gargamel). J'avais toujours refusé de leur montrer mes autres oeuvres en stock jusqu'à présent, pensant qu'elles étaient trop violentes ou trop effrayantes pour des enfants cet âge, surtout Azraël. Mais le week-end dernier, je n'ai pas passé assez vite les bandes annonces et ils ont vu celle du Chateau ambulant. Ni une, ni deux, ils ont demandé à le regarder.

Faut dire qu'une histoire avec un château sur pattes qui se baladent, un épouvantail bondissant, une jeune fille transformée en vieille dame et un magicien qui obtient des pouvoirs en mangeant une étoile (oui, je ne pouvais pas décemment expliquer à Azraël que Hauru obtenait ses pouvoirs en passant un accord avec un démon, gentil hein le démon, et en se faisant arracher le coeur), c'était trop tentant. Alors certes, l'histoire est un peu compliquée et certaines images peuvent faire peur aux tout petits mais bon, Azraël avait l'air prêt donc on a tenté le coup.

Et effectivement, ça leur a beaucoup plu. Le seul petit problème, c'est que le film dure 1h50, 1h50 de torture à répondre à la mitraillette à questions dénommée Azraël qui voulait tout comprendre au film, absolument tout comprendre. Il a failli me rendre complètement dingue. Et le lendemain, il a réclamé à Super Nanny de le regarder à nouveau. Cette fois, ce fut son tour de souffrir parce qu'il avait bien retenu mes explications, explications qu'il lui ressortait, qu'elle le veuille ou non, à tous les moments forts du film.

Regades regades Super Nanny ! Hauru va dans sa cassette secrète pour guéri ! T'as vu, il est tout guéri !

Oui oui, j'ai vu Azraël. Tu sais, je regardes en même temps que toi.

Moi aussi je suis encore un peu malade.

Ah oui ?

J'ai besoin d'une cachette secrète !

(avec un air sérieux comme un pape)

T'inquiètes, ce week-end, il voulait manger une étoile pour avoir des pouvoirs magiques lui aussi.

Ben oui maman. C'est parce que moi, j'adore

manger des trucs ! Mais pas des légumes !

A noter donc, Sir Azraël aime manger des trucs (me demandez pas lesquels, à part les étoiles, j'en ai aucune idée). Et surtout, j'ignore à quelque catégorie appartiennent les légumes mais ce ne sont pas des trucs !

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2 décembre 2015

Chouette, encore un tag !

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Oooooh, mais que vois-je, un petit tag ! Trop coool, une excellente excuse pour blablater tout mon soûl à mon sujet. Comment ça j'ai pas besoin d'excuse, je m'en prive pas de toute façon ! Pffff ! Bande de jaloux va.

Merci donc à l'arbre à sucette pour cette délicate attention. Pour ceux qui n'en connaissent pas le principe, le tag veut qu'on raconte 11 trucs sur soi avant de répondre à 11 questions puis qu'on nomine 11 autres blogeurs/blogueuses pour répondre à 11 questions également. Un petit exercice auquel je me suis déjà livrée une fois et je vais donc tâcher de ne pas me répéter.

Les 11 trucs sur moi :

  1. Je suis la plus mauvaise perdante de toute la terre, catégorie adulte. L'unique exception, c'est quand je joue à des jeux de société avec les monstros. Comme ils sont encore plus mauvais perdants que moi et qu'ils se roulent bien mieux par terre, je préfère les laisser gagner. Je sais, c'est MAAAAAL, faut qu'ils apprennent à gérer la frustration. Mais mes tympans me disent merci ! (Et mes petits nerfs forts fragiles aussi).
  2. Je suis une handicapée du canal lacrymal, ce qui a d'ailleurs contribué à construire ma réputation de nerfs fragiles. Non seulement je pleure comme une madeleine quand je suis émue, mais aussi (et surtout) quand je suis en rogne. D'ailleurs, plus je suis en colère et plus je pleure. Chez moi, l'expression pleurer de rage prend tout son sens.
  3. Je suis aussi une handicapée du ménage, du repassage et de la lessive. Bon, avec les monstros, je suis bien obligée de faire un petit effort pour la lessive. Mais pour les 2 autres, j'ai toujours un truc bien plus important à faire. Au hasard, de la couture par exemple !
  4. J'ai payé le déménagement de ma vieille cuisinière d'un appart au 2ème sans ascenseur à mon garage en RdC en macarons à la pistache fait maison.
  5. L'un des plus grands rêves de ma vie, c'est de passer une semaine à ne rien faire que glandouiller !
  6. Je suis incapable de rester à ne rien faire. Comment ça je suis en totale contradiction avec ma remarque précédente ! Eh, j'ai bien dit que c'était un rêve, pas qu'il était réalisable.
  7. Un autre de mes plus grands rêves, c'est d'équiper les monstros de boutons ON/OFF et MUTE. Oui, je sais, je suis une mère indigne. Mais que celui qui n'a jamais rêvé de pouvoir couper le son d'un monstros en plein crise de pavarotisme aiguë me jette la première pierre. D'ailleurs, vous auriez pas l'adresse d'un installateur par le plus grand des hasards ?
  8. J'adore la couture (non vraiment, je n'envisage plus de pouvoir m'en passer) et j'adore faire plaisir. Ça tombe bien vu ma productivité. Comme ça, je peux concilier mes 2 passions en offrant ce que je fabrique.
  9. Lorsque j'allaitais Azraël, j'ai fait une cure de tisane au fenouil parce qu'il paraissait que ça favorisait la production de lait. J'ai jamais remarqué que ce soit efficace mais je suis devenue accro et j'en bois toujours.
  10. Je suis convaincue qu'un jour je rentabiliserai mes cours de japonais et que j'irai enfin faire un petit séjour là-bas. Et quand je reviendrais, j'aurai dans mes valises plein de tissus trop cools et plein de magazines de couture trop bien !
  11. Je suis super bon public en matière de film (ou comédie musicale). Je peux regarder à peu près n'importe quoi et trouver ça bien, à une exception près, les films de guerre réalistes. Mais j'avoue avoir une affection toute particulière pour la série Columbo.

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Non mais pourquoi tu m'as pas laissé gagné hein ? Pourquoi !

Adaptable également à Mais tu vas la mettre en sourdine oui, tu vas la mettre en sourdine

ou encore à T'as interrompu ma dégustation glace ! Tu veux mourir ou quoi !

En guise de questions, on doit citer 11 petits bonheurs. Alors voilà.

  1. Finir un vêtement, l'enfiler et constater qu'il me va exactement comme je l'imaginais. Bon, ok, avec un mannequin de couture à mes mesures, c'est quand même nettement plus facile mais il n'empêche que, pour une obscure raison, je crois toujours que les mensurations de Madonna pourrait changer au cours du temps. Du coup, à chaque fois, je suis folle de joie.
  2. Rester pendant des heures dans un bon bain brûlant parfumé aux huiles essentielles avec un bon bouquin et surtout AUCUN monstros dans les parages. Ça, c'est le Nirvana ! Il m'est même arrivé de prendre une demi-journée de congé rien que pour avoir l'occasion d'en profiter.
  3. Donner des cours à mes petits nétudiants adorés dans mon école d'ingé et constater que, malgré leur grand âge, ce sont toujours de pauvres petits enfants naïfs. C'est extrêmement rafraîchissant.
  4. Voir la figure d'Azraël et de Gargamel s'illuminer à chaque fois que je viens les chercher à l'école. Ça me donne l'impression d'être la meilleure mère de toute la création et ça peut vous sauver une journée complètement pourrie.
  5. Constater jour après jour tous les progrès de Gargamel. Voir son vocabulaire s'enricher, ses phrases se structurer et se complexifier, l'entendre réclamer pour la première fois de lire un livre et filer me cacher pour en pleurer de joie.
  6. Écrire des posts (c'est déjà un petit bonheur en soi) et découvrir qu'on m'a laissé un petit commentaire. C'est cro cro super (mais je suis une vraie gamine parfois).
  7. Tester des nouvelles recettes de petits gâteaux et m'empifrer sans complexe parce que, bon, faut quand même que je m'assure que c'est bon avant de les offrir non !
  8. Me glisser dans le lit d'Azraël pour faire le câlin du soir et le serrer dans mes bras pendant les 5 mn que dure la musique de son étoile lumineuse Mais bon, je sens que je ne vais plus en profiter très longtemps de ce petit bonheur-là. C'est que sir Azraël grandit mine de rien.
  9. Manger ma petite crème glacée tous les soirs, hiver comme été, une fois les enfants couchés et endormis (trèèèès important ça parce que le premier qui perturbe ma dégustation peut se préparer à compter ses abattis).
  10. Entendre Azraël annoncer avec fierté à sa maîtresse qu'il a un beau pantalon ou un beau manteau et que c'est maman qui l'a fait.
  11. Avoir Inferno Gran Mom (ma mouman adorée) à la maison. Eh non, c'est pas parce que ma maison n'est jamais aussi bien tenue que quand elle est là (faudra que je la fasse canoniser rien que pour ça un jour, elle le mérite amplement) ! C'est plutôt pour le plaisir de sa conversation, son oreille attentive, son épaule confortable et ses excellents conseils. Sans oublier que, quand elle est pas là, il ne se passe pas une semaine sans qu'un des monstros me demande où elle est mamie d'Oléyon, quand est-ce qu'elle vient mamie d'Oléyon et quand est-ce qu'on y va chez mamie d'Oléyon. Alors quand elle est là, ben ça me fait des vacances !

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Quand je constate que ma dernière robe me va super bien, ou quand je vois que j'ai un commentaire sur mon dernier post, ou encore quand Inferno Gran Mom m'annonce la date de son arrivée

Pour les nominés :

La couture des gros manches (couturière émérite pleine d'humour et qui bosse pour la science en plus c'est trop cool)

Teï sous les tilleuls (dont les créations, les photos et les voyages me font rêver)

Cousu Dodu (dont l'humour décalé et les tutos coutures me sont devenus indispensables)

Ceci dit (aux textes plein de poésie et qui se fait bien trop rare)

Bellzouzou (parce que je retrouve plein de choses qu'Inferno Gran Mom me racontait sur son métier et parce que blog plein d'humour devrait être sponsorisé par la sécurité sociale)

Oui, je sais, il n'y en a pas 11 mais j'ai mis ceux où je vais faire un petit tour tous les jours ou presque, parce que je les trouve trop chouettes. Et pour les questions, je vais piquer à l'Arbre à sucettes son idée que je trouve particulièrement sympa. Citez-moi 11 petits bonheurs qui réchauffent votre quotidien.

8 septembre 2015

Le chat et les oiseaux

Fin juillet, juste avant qu'on ne part en vacances, avec Couturus, on réfléchisait déjà aux cadeaux couture qu'on voulait à faire à notre retour. Un cas en particulier me posait quelques difficultés : qu'est-ce que j'allais bien pouvoir offrir à Totorelle, adorable petite fille du mois de septembre ? Oui bon, ok, je les voie d'ici vos yeux ronds. Comment ! La Puce ! Toi qui te plaint toujours de n'avoir pas de filles à qui coudre plein de jolies robes tu sais pas quoi faire !

Ben oui, c'est comme ça. A ma décharge, c'est pas que j'avais pas d'idées, juste des idées pas de saison (et les températures actuelles me donnent plutôt raison) vu que les modèles qui me tentaient étaient pour le plein été. Et comme d'une part les enfants grandissent vraiment vite et que d'autre part, c'est quand même ballot d'offrir un truc qui n'ira que l'année suivante, je savais déjà que je ne coudrais pas une robe ce coup-là. J'aurais bien opté pour un manteau mais, cette fois, c'est le patron que je n'avais pas. Et je n'en trouvais pas qui m'emballe. Et moi, si ça m'emballe pas, je peux pas offrir. Bref, c'était l'impasse. Pas grave, j'avais plein d'autres projets pour m'occuper en attendant l'inspiration.

SCRIIIIIIIIIIII ! PAF ! BING ! BOOOOM ! Ca, c'est le bruit d'une colision entre moi et l'inspiration qui a eu le culot de me prendre par surprise alors que j'étais tranquillement en train d'admirer les créations coutures des bloggeuses de "Threadandneedles". Car je suis tombée sur une splendide couverture cousue par Douce Dodie pour son petit neveu dont le motif m'a tellement tapé dans l'oeil que je ne pensais qu'à le copier honteusement. Aussitôt vu aussitôt ... ah ben non en fait. Il m'a fallu ronger mon frein jusqu'à notre retour de vacances mais j'en ai profité pour reufleuchir intensemment à ce que je voulais faire exactement.

D'abord, je voulais reproduire le motif, ça c'était un fait acquis. Mais je voulais aussi quelque chose de nettement plus grand qu'une couverture de bébé, quelque chose qui convienne à un lit de grande fille pour le décorer et lui tenir chaud. Ok, niveau dimension, ce serait donc celle des couettes des lits des monstros. Je voulais aussi un truc tout douillet pour pouvoir s'envelopper dedans devant un film sur le canapé avec papa et maman : une face toute douce en tissu polaire peluche donc. Et puis au cas où, il fallait qu'elle soit épaisse pour faire office de tapis de jeu : une bonne épaisseur de ouatine était donc indispensable (ça tombait bien, j'avais exactement ce qu'il fallait dans mes stocks). Bref, une jolie couverture multifonction, c'était ça mon but. Histoire de ne pas me louper, j'ai commencé par tailler une nappe en papier aux dimensions de la couverture et j'y ai reproduit le motif que je voulais à l'échelle. Moi qui suis nulle en représentation dans l'espace, j'étais ainsi sûre que les différents éléments du motif auraient les proportions adéquates.

Parlons du motif justement : une guirlande d'oiseaux et un énorme chat, le tout fixé par la technique de l'appliqué sur 2 tissus différents.

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L'appliqué, c'est une technique que j'aime bien utilisé pour réparer les vêtements des monstros car elle est simple et rapide à mettre en oeuvre. Mais sur de grandes pièces comme celles-ci, attention ! Les tissus peuvent rapidement se mettre à gondoler à cause du point zigzag très serré. Alors pour limiter ce problème, j'ai commencé par réaliser tous mes oiseaux à part, en les fixant sur une couche fine de feutrine avec de la colle à bâtir. Non seulement j'ai ainsi pu obtenir de jolis oiseaux absolument pas déformés mais en plus, j'ai pu facilement les positionner sur le tissu avant de les coudre pour juger du meilleur rendu. Pour le chat par contre, nettement plus grand, j'ai eu peur de trop rigidifier l'ensemble et la colle à bâtir ne fixe pas suffissamment pour convenir à une pièce à laquelle on va faire subir de nombreuses manipulations. Comment être certaine que le chat ne bougerait pas ? C'est que cela ne fait que ce que ça veut un chat ! Mettre une tonne d'épingles ? Non merci. Entre toutes celles que j'aurai perdu et toutes celles que je me serais plantée dans les doigts, ça ne me paraissait pas une bonnne idée. Alors pour une fois, j'ai utilisé de la colle à tissu, de la vraie, qui colle bien et qu'on peut pas laver mais pas beaucoup, juste quelques points de çi de là uniquement sur le contour, et le tour était joué. Un peu de ruban et de dentelle, beaucoup de patience, et hop, la première face de la couverture était faite. Pour le dos, j'ai trouvé une adorable polaire peluche vert amande toute douce, pile poil ce que j'avais dans l'idée.

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Au final, j'ai obtenu exactement la couverture que je souhaitais : toute douce, bien chaude et idéale pour se rouler par terre. A tel point que j'ai dû m'empresser de la mettre sous clé sous peine de voir Azraël se l'approprier.

Maman, c'est quoi ?

Ben c'est une couverture tu vois.

Ooooh, c'est pour moi ?

(avec un ton plein d'espoir)

Euh non Azraël, c'est pour Totorelle. C'est un cadeau pour son anniversaire.

Maiiiis, moi mé adore les petits chats ! C'est tout de suite mon anniversaire ?

...

(gros soupir résigné d'une puce qui sait qu'elle va rapidement devoir faire une nouvelle couverture)

Et pour finir, quelques photos de la couverture en place sur le lit de Gargamel.

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7 septembre 2015

Gargamel tombe amoureux

Ah, des monstros qui grandissent, une nouvelle année scolaire qui commence et de nouvelles rencontres. C'est ainsi que la semaine dernière, en revenant de sa séance chez l'ergothérapeute et avant d'aller chercher le sacro saint MacDo du jeudi, j'ai suggéré à Gargamel de m'accompagner à la "Maison d'Ursule", unique magasin de tissu du secteur. Ben oui, j'avais impérativement besoin d'un tissu bien particulier et je voulais voir ce qu'ils pouvaient bien avoir qui ferait l'affaire.

C'est là, au détour d'une allée, que Gargamel a rencontré l'élu de son coeur (nan, j'ai pas fait de faute, il n'y a pas de e).

Bon alors Gargamel, tu vas être bien sage hein

Oui maman

Tu cours pas partout et tu restes près de moi le temps que je regarde les tissus.

Oui maman

Viens, c'est par là.

D'accord maman

Et là, d'un seul coup, voilà mon Gargamel qui part à fond de train. Il l'avait vu! Et au premier regard, il s'est retrouvé des étoiles plein les yeux. L'amour fou avait frappé. Il l'a enlacé, caressé, câliner et couvert de baisers. C'était le destin qui les avaient fait se rencontrer, 2 êtres faits l'un pour l'autre, pour ne plus se quitter.

Maman, maman, je veux ça s'il te plaît maman !

Euh, tu veux que je t'achète ce tissu ?

Ohhh ouiii !

(en frottant amoureusement sa joue sur le tissu en question)

Tu veux faire une couverture avec peut-être ?

Oui, je veux une couverture s'il te plaît maman

(il est poli hein mon fils !)

Ben quoi, qu'est-ce que vous vous étiez imaginé encore ? C'est simplement sur un splendide tissu en velours bleu ciel à petites étoiles blanches d'un côté et fausse peau de mouton de l'autre que Gargamel avait flashé (et c'est bien la première fois qu'il réclame du tissu).

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Bon, évidemment, en bon fils de sa mère, il a choisi le tissu le plus cher du rayon. Mais comment aurais-je pu avoir le coeur de les séparer ? Pressé de serrer dans ses bras l'objet de son amour sans bornes, il a activement aidé la vendeuse à lui couper de quoi faire une couverture pour son lit. Bien évidemment, l'intégralité des clients de magasin a rapidement été mis au courant des noces prochaines de Gargamel et de sa couverture, le dit monstros positivement radieux faisant admirer avec fierté sa conquête. C'est là d'ailleurs qu'on s'apercoit que les pratiquants de loisirs créatifs sont généralement des gens compréhensifs puisqu'ils se sont pratiquement tous extasiés devant le bon goût de Gargamel, le félicitant pour son acquisition, même quand ils avaient largement autre chose à faire.

Et à peine rentré, Gargamel s'est blotti bien au chaud au sein de sa couverture adorée, sans même me laisser le temps d'en faire les ourlets.

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A peu près la tête de Gargamel quand il a aperçu l'élu de son coeur.

16 novembre 2015

Un peu de douceur dans ce monde de brutes

Je ne sais pas vous, mais moi, quand ça va pas, je fond sur le chocolat et les douceurs comme Gargamel sur sa console. Et vu les événements du week-end, un peu de réconfort ne me semble pas de trop. Alors bien que je l'ai prévu initialement pour un peu plus tard, je vais publier ce post plein de gourmandises dès maintenant.

Au cours de mes recherches pour trouver les meilleures recettes de biscuits sablés à mettre dans mes paniers gourmands, je suis tombée sur 2 recettes extraordinaires qui m'ont littéralement fait baver d'envie et qu'il m'était impossible de ne pas tester : celle des krumchy (mini tartelettes au caramel fondant et au chocolat) et celle des macarons.

Aaah, les macarons. Que celui qui n'a jamais salivé devant l'étalage de mini macarons du boulanger me jette la première pierre mais franchement, le macaron, c'est trop bon. Mais c'est aussi totalement impossible à réussir soi-même. Du moins telle était mon opinion (vu les innombrable tentatives et recettes que j'avais déjà essayé sans aucun succès) jusqu'à la semaine dernière. Car dans son excellent site, Valérie nous livre tous les secrets de la confection de cette petite gourmandise. Alors certes, son post sur le sujet est un petit pavé mais si vous le lisez consciencieusement et que vous suivez scrupuleusement ses conseils, eh bien croyez le ou non mais vous allez réussir des macarons dignes de votre boulanger de quartier du premier coup. En tout cas moi, j'ai réussi et pourtant, je suis très loin d'être un génie de la cuisine. Autant vous dire que je n'étais pas peu fière de moi. Quant aux krumchy, je ne connaissais pas et c'est bien dommage parce que ce sont des petites merveilles.

Ah, je vous entends d'ici, c'est bien trop compliqué, on y arrivera jamais et puis ca doit être super long à faire. Alors pour les macarons, je vous l'accorde c'est un peu long et délicat. Mais les krunchy, il n'y a pas plus simple et ce n'est pas très long finalement (1h tout compris). Tout le secret réside en fait dans le moule en silicone à mini muffins et son fonceur à tartelette, qui vous permettra de réaliser ces dernières prêtes à garnir en un tour de main et moins de 5 mn chrono (attention, je parle de former les tartelettes, il faut quand même ajouter le temps de réalisation de la pâte et sa cuisson).

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Et voilà les krumchy

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Gros plan sur le caramel fondant que rien qu'à regarder la photo j'ai envie de filer en refaire.

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Pour vous donner une idée de la taille du bestiaux, il fait sa star à coté d'une cuillère à café.

Comme il n'est pas question pour moi de réinventer l'eau chaude ou le fil à couper le beurre, je ne vous livrerais pas la recette des macarons, ni celle des krumchy, je vous laisse plutôt aller consulter le site de Valérie. Par contre, je vais vous donner ma recette de crème au praliné, adaptation d'une des recettes de ce même site, qui m'a servi à garnir les coques de mes macarons. Ce qu'il faut savoir, c'est que j'ai une sainte horreur des crèmes au beurre, quelque soit leur parfum d'ailleurs, toutes m'écoeurent sans exception. Mais cette crème là, avec juste ce qu'il faut de gras pour la rendre onctueuse est simplement parfaite, fondante et légère à la fois. Un vrai régal. A noter d'ailleurs qu'elle serait également parfaite pour des Parisbrest ou des éclairs praliné.

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Mes coques en train de refroidir tranquillement

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Et on admire la fameuse collerette de la coque

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Et voilà les macarons formés. Miam, ça me donne faim tout ça. Aaaaah, horreur, mon vernis est écaillé !

J'avoue qu'à l'issue de ces 2 essais, désireuse de ménager ma balance et mon foie et de ne pas m'enfiler à moi toute seule mes 24 krumchy et mes 20 macarons, je me suis livrée à une petite expérience scientifique. Quels allaient être le taux d'incrédulité de mes cobayes goûteurs et le temps de survie de ces friandises placées dans un environnement hostile ?

Pour le taux d'incrédulité, je n'ai pas été déçue, il a crevé le plafond, un vrai coup à devoir changer tous mes couvre-chefs et mon stock de chaussettes. Quant au temps de survie ...

Temps de survie d'un macaron au abord d'une machine à café au beau milieu d'une jungle peuplée de chercheurs affamés : moins de 2 minutes

Temps de survie d'un krunchy au abord d'un groupe de parents à une fête d'anniversaire : moins de 5 minutes. Certes, le temps est plus long que pour un macaron. Non pas que les krunchy soient moins bons, c'est juste que les parents d'élève ont un poil plus de tenue qu'un groupe de chercheurs, enfin, apparemment.

Allez, c'est pas tout ça, mais j'ai une recette de lunes aux amandes qui réclame toute mon attention.

 

Crème légère au praliné (attention, le légère faire référence au côté aérien de cette crème, pas au nombre de calories) :

Ingrédients pour une vingtaine de macarons (soit environ 40 coques) :

  • 50 gr de pralin en pâte (parce que moi, j'aime pas les morceaux mais si vous vous aimez, vous pouvez prendre du pralin en poudre)
  • 30 gr de beurre pommade
  • 25 gr de blanc d'oeuf (si possible vieillis mais surtout à température ambiante c'est TREEEEEEES important)
  • 60 gr de sucre
  • 18 gr d'eau

On va commencer par faire une meringue italienne. Pour ça, on met d'abord l'eau dans une petite casserole puis le sucre, on agite légèrement et on met à chauffer. Pour les puristes disposant d'une sonde de température, on fait chauffer jusqu'à 100°C puis on commence à battre les blancs en neige. On attend que la température monte à 120°C (les oeufs ont bien monté mais ne sont pas encore fermes) puis on verse le sirop de sucre en filet tout en continuant à battre à vitesse réduite et en prenant garde que le sirop ne touche pas les fouets sous peine d'en projeter partout. Quand tout le sirop est mis, on continue à battre à pleine vitesse pendant 3 à 5 mn (il faut que la préparation ait bien refroidie). Si vous n'avez pas de sonde, grosso modo, vous attendez que le contenu de votre casserole bout, vous commencez à monter vos blancs pendant 3 minutes puis vous versez le sirop et ça devrait aller.

Pour ceux qui se demanderait ce qu'est un blanc d'oeuf vieilli, c'est un blanc séparé du jaune depuis au moins 24h. Et pour ceux qui s'interrogerait sur l'importance de la température de blancs, c'est parce que si vos blancs sont très froids, le sirop va figer instantanément à son contact et vous vous retrouverez avec des grains de sirop dans votre meringue.

On met la meringue italienne de coté et on va maintenant s'occuper de notre beurre pommade (c'est-à-dire un beurre super mou qu'on a battu préalablement avec une fourchette pour lui donner la texture d'une pommade). On le met dans un petit saladier (ou autre) et on le bat avec son fouet électrique (parce qu'à la mano, on se choppe rapidement des bras de lanceuse de poids) jusqu'à ce qu'il devienne bien blanc (ça c'est bon) et mousseux (ça c'est en théorie parce que franchement, j'ai jamais bien vu le côté mousse). On ajoute alors notre pralin et on rebat un petit coup. Quand le mélange est homogène, on range le fouet électrique et on incorpore en 3 fois notre meringue dans le mélange beurre pralin en remuant délicatement pour ne pas faire retomber la meringue (le truc, c'est de faire des grands cercles tout autour du saladier en soulevant bien l'appareil (le mélange quoi) à chaque passage. Et voilà, votre crème praliné aérienne est faite. Vous la mettez dans une poche à douille direction le frigo pour 1h histoire qu'elle prenne la consistance idéale pour être utilisée.

2 novembre 2015

Espionnage

Mon nom est Puce, La Puce. En apparence, j'ai tout de la mère de famille standard complètement dépassée par sa marmaille hurlante mais en fait, je cache bien mon jeu (bon ok, je suis effectivement complètement dépassée par les monstros mais pas que) car je suis aussi ... une enseignante-chercheuse. Si msieurdame, et même une enseignante-trouveuse des fois (ben oui ça existe !).

Et croyez-moi, c'est un métier à haut risque, surtout quand on travaille sur des sujets de pointe comme par chez nous. Songez donc que nos dernières expériences sur le dosage optimal du café ainsi que notre étude comparative sur les mérites du café moulu par rapport au café en grain sont sur le point d'aboutir. Et je ne vous parle même pas du projet de recherche sur la quantité, la qualité et la variété des petits fours dont il est nécessaire de disposer pour un pot de thèse réussi. Bref, tous ces résultats d'une haute technicité et d'une importance capitale pour l'avancée de la science font des envieux et depuis quelques temps déjà, je sens bien qu'on m'espionne, qu'un regard scrutateur est en permanence fixé sur moi, qu'on m'épie, qu'on me surveille, qu'on ....

Noooon, je suis pas parano et c'est pas mon patron qui se demande si je viens pas de pêter un cable. Je suis parfaitement saine d'esprit et je vous le prouve car je l'ai trouvé mon espion.

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Non parce que franchement, vous pouvez me dire ce que viendrait faire une sauterelle au 3ème étage d'un bâtiment de recherche en plein mois d'octobre si c'est pas de l'espionnage industriel hein !

 

24 août 2015

La Puce est beeellllllle !

L'une des occupations favorite de Couturus, c'est de surfer sur le woueb pour admirer les réalisations de ses petits collègues démons de la couture. Si si, vous ne vous en rendez peut-être pas compte mais je suis prête à parier que si vous avez une MAC, un petit démon couturier s'est mis à squatter chez vous et vous influence régulièrement. A croire qu'ils sont livrés avec !

Et puis de temps en temps, il tombe en extase devant un modèle. Et là, votre humble servante est cuite ! Pas de repos avant de l'avoir cousu. C'est ce qui est arrivé il n'y a pas très longtemps avec une adorable robe réalisée par Pauline17, d'après le patron Giselle Dress de KateandRose.

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Elle est superbe cette robe, regarde !

Ça, c'est vrai qu'elle est belle. Surtout le modèle à manches longues. Oh là mais t'as vu le prix. 14 dollars et pour un patron à télécharger en plus.

Justement, tu l'auras tout de suite comme ça.

Oui ben on voit que c'est pas toi qui va devoir imprimer, découper et assembler plusieurs dizaines de pages !

Non mais quelle rabat joie ! Tu pourrais faire un petit effort quand même !

Pas envie !

Le seul petit problème, c'est qu'envie ou pas, quand Couturus a une idée dans la tête, impossible d'y couper. Et après une bonne semaine harcèlement permanent, il a fini par trouver l'argument choc, celui me laissant sans défense face à une possession démoniaque : je te rappelle qu'avec ta chemise de nuit de Mathusalem, t'es moche ! Ben oui, on a sa fierté quand même. Impossible de laisser Azraël sur une impression aussi négative.

Pauvre Puce ! T'as dû galérer pour assembler tout le patron alors! Gnarf gnarf gnarf (ricanement machiavélique). Eh bien non ! Parce que je l'ai eu en beauté sur ce coup le Couturus vu que juste avant de me retrouver privée de libre arbitre, j'ai eu le temps de sortir mon livre de couture fétiche, "Élégance et sobriété" (livre 05 en code JCA), et de l'ouvrir à la page du modèle 23, un modèle quasi identique à celui repéré par Couturus. En fait, les différences se réduisent à la forme des manches (longues pour Giselle et papillon pour le modèle japonais) et la ceinture (présente dans la version courte de Giselle et absente dans le cas du modèle japonais). Bref, des points de détails facilement modifiables par tout démon couturier qui se respecte.

Et c'est donc avec enthousiasme que Couturus s'est attelé à la tache. Et hop recopiage de patron, et hop découpage de patron, et hop sélection du tissu, et hop ... ah ben non tiens, voilà qu'il fait une pause ! Qu'est-ce qui ne va pas encore ?

Huum, il est très beau ce petit coupon de liberty à fleur rose mais j'ai peur que ça fasse un peu fade.

Oui, c'est peut-être pas faux. Mais bon, on n'a pas en stock de tissu qui aille bien pour une ceinture contrastante.

On pourrait peut-être mettre un peu de dentelle pour souligner l'encolure.

On n'a rien non plus qui irait niveau coloris.

J'ai trouvé, il nous faut un joli passepoil vert foncé. Ce sera parfait pour mettre les découpes de la ceinture en valeur.

Euuh, je te rappelle que je connais presque rien au passepoil et que du coup, j'en ai pas en stock. Et si on en commande, on est pas près de la finir cette robe.

Pfff, pas besoin de commander. T'as ces vieux lacets de Chéri et des chutes de Liberty vert foncé. Je vais te le fabriquer moi ton passepoil.

Tu sais faire ça toi ? Waouuuuuh !

Et effectivement, Couturus m'a épaté sur ce coup. Au début, je pensais qu'on allait galèrer pour obtenir le métrage de ruban nécessaire à la fabrication du passepoil sachant que je n'avais que de toutes petites chutes de Liberty vert (2 rectangles ne remplissant même pas une feuille A4 à eux deux). Vous imaginez débiter les morceaux de ruban puis les assembler un par un ! Mais non, en moins de 10 mn et seulement 2 coutures, on avait notre biais. Par quel miracle ? En suivant simplement cette technique là. Quant à la pose du cordon dans le biais, c'est allé tout seul grâce au pied spécial fermeture éclair. Et voilà un splendide passepoil maison tout en récup.

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Il ne restait plus qu'à couper les différentes pièces de la robe, toujours dans du Liberty mais à petites fleurs roses celui-là (TanaLawn Jennie and Steve), et la réaliser. L'ajout de 2 rubans larges du même tissu pris dans les coutures de coté pour faire la ceinture de la robe n'a bien sûr posé aucun problème. Par contre, soyons honnête, je n'ai jamais appris à poser un passepoil et c'est visiblement un handicap lourd perturbant fortement les compétences pourtant immenses de Couturus. Cela a donc été la principale difficulté technique pour cette petite robe. Si le résultat est loin d'être parfait, il n'est pas si mal non plus et donne bien l'effet souhaité, à savoir mettre en valeur les coutures de l'empiècement. L'utilisation de lacets en lieu et place du cordonnet spécial passepoil a bien fonctionné mais pose tout de même un petit problème : le passepoil présente moins de souplesse qu'un passepoil classique. Du coup, après montage, le décolleté avait une forte tendance à bailler. Comme je ne me voyais pas tout découdre pour tenter de rectifier tout ça (même possédée, je reste une grosse fainéante), j'ai choisi de transformer un peu le décolleté en faisant des pinces judicieusement placées. Exit donc le décolleté en V bonjour le décolleté en ... ben en je sais pas trop en fait mais j'aime vraiment bien cette forme.

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Huuum, est-ce que ça a un nom particulier cette forme de décolleté ? Je m'interroge.

Au final, Couturus m'a sorti une adorable petite robe pile poil comme j'en rêvais et qui a fait son petit effet, en particulier sur Mamie M et sur Azraël.

Oooooh, t'es belle maman. Elle est belle ta robe. Moi mé adore le rose !

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Devant, côté et dos, avec la ceinture nouée dans le dos. Je trouve que le passepoil fait bien ressortir la ligne de taille.

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Gros plan sur le noeud

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Dos et côté avec la ceinture dénouée

Et les traditionnelles photos portée

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L'honneur est donc sauf et ma fierté restaurée. Et pour celles et ceux qui n'auraient pas encore tenté leur chance à mon dernier petit concours (voir ici), vous avez jusqu'au 29 août. Comme d'hab, vous pouvez répondre directement dans un commentaire ou via "contacter l'auteur".

8 août 2015

Drôles d'oiseaux

Après la ferme aux ânes, ce fut au tour du Marais aux oiseaux de recevoir une visite de la famille Inferno au grand complet. Inferno Gran Mom étant une adepte du loto à l'ancienne (vous savez, le truc avec des cartons qu'on doit remplir de pions et où on crie bingo ou quine quand on arrive à le compléter), on avait en plus en poche un ticket d'entrée gratuit. Si j'ai trouvé que tout était très bien lors de notre sortie à la ferme aux ânes (à part la surexcitation des monstros évidemment), je n'ai pas été pareillement enchantée de cette sortie ci.

Côté positif, il y a d'abord le prix du billet d'entrée. Gratuit pour les moins de 6 ans, 2,8€ pour les moins de 15 ans et 4,5€ pour les autres, ça fait une sortie sympa pour pas cher. Ensuite, si on veut voir des oiseaux, on est servi. Il y en a beaucoup et en liberté partout dans le marais (pas vraiment marécageux en cette saison) à l'exception des rapaces et on a vraiment pas besoin de chercher loin pour les apercevoir vu qu'ils sont nombreux à se balader quasiment à nos pieds.

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Oh, Gargamel aperçoit un copain potentiel et tente de faire la mouette.

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Une maman paon faisant remarquer à Chéri, tout au fond de la photo, que ses monstros à elle restaient bien à côté et qu'elle avait pas besoin de courir après.

En plus des oiseaux, on arrive également à apercevoir des chevreuils, des ragondins et des sangliers si on a de la chance. Et puis il y a aussi un sacré paquet de tortues !

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Heureusement que Gargamel a l'oeil parce que je l'aurais manqué celui-là.

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Ah la bronzette à la plage quand on est les uns sur les autres !

Côté moins bien, la variété des oiseaux. On a surtout vu des canards, des oies, des mouettes et des paons. Évidemment, la variété des oiseaux dépend de la saison. Cela vaudrait donc certainement la peine de revenir à une autre période. Et puis on a tout de même pu voir des cigognes nichées.

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Gargamel observe maman paon et ses petits.

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Un papa paon déplumé tente vainement de nous impressionner.

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Mais où cache-t-elle donc sa cargaison de bébés roses et joufflus à livrer ?

Mais le défaut principal, tiens à la frustration des enfants et au niveau de stress des parents. Parce que voilà, le marais dispose de jolies allées gravillonnées mais elles ne sont pas sécurisées. Sur tout le parcours, les possibilités pour des monstros hyper actifs de sombrer dans de l'eau plus que glauque sont innombrables. Il est d'autre part interdit de quitter les dites allées (et sans rambardes d'aucune part, faut pas lâcher son monstros de l'oeil pour éviter les écarts) et surtout, surtout, il est strictement interdit de toucher les animaux. Ceci qui de mon point de vue s'apparent à de la torture pure et simple quand les bestiaux viennent se pavaner juste sous votre nez !

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Azraël en plein pause caillou sous le soleil avec un Chéri qui le surveille d'un oeil de lynx pendant que Gargamel prend de l'avance sur le parcours.

Bref, on en est reparti avec un sentiment mitigé, partagé d'ailleurs par les monstros qui n'ont apprécié que moyennement. Une sortie donc qui peut être sympa à condition de la faire avec des enfants plus âgés (ou plus calmes).

4 août 2015

Faune oléronnaise

Sur les plages de l'île d'Oléron, on peut faire des découvertes zoologiques absolument extraordinaires. Cette semaine, j'ai eu le plaisir d'observer 2 spécimens particulièrement rares : une poule de mer de l'espèce des Garlinacés et une Tortuzraël.

Ainsi donc, au détour d'une dune, nous sommes tombés sur une poule de mer en pleine recherche de sa nourriture.

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Vous doutez que ce soit bien une Garlinacée, regardez donc les photos suivantes. Qui pourrait en douter !

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La Garlinacée en pleine parade dans l'espoir de nous soutirer sa nourriture favorite, les petits saucissons. Et une poule de mer sur un mur qui picorait du sable dur.

Mais les Garlinacées ne sont pas les seuls animaux que l'on peut observer sur les plages oléronnaises. Imaginez notre ravissement quand, émergeant soudain d'une sable, une petite Tortuzraël s'est mise à éclore.

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Péniblement, la petite Tortuzraël sort la tête du sable puis s'en extrait lentement.

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Victoire, elle s'est enfin sortie du sable et doit maintenant gagner la mer de toute urgence avant de se faire picorer par une poule de mer.

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Hum, elle a l'air bien froide cette eau. La Tortuzraël hésite, sous l'oeil vigilant de la naturaliste du coin (aka la babysitter). Allez, on teste courageusement.

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Alerte maximale ! La Garlinacée a débarqué, prête à assommer la petite Tortuzraël à grand coup de boule de sable. Une seule solution, se jeter enfin à l'eau.

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Ah là là, qui eut dit qu'on pouvait faire un vrai safari photo sans quitter les cotes françaises hein !

PS : info de dernière minute ! Azraël vient de m'informer qu'outre ces animaux rares, il avait trouvé sur la plage 2 trésors : un diamant de la lune et une plume de ... chat ! Je serais vraiment curieuse de voir la tête du chat en question.

 

21 septembre 2015

Le repos de la guerrière ... ou pas !

Après ma première tentative de réalisation boutonnesque en pâte polymère quelque peu ratée, on aurait pu penser que Fimus Démonicus me laisserait profiter tranquille d'un repos bien mérité. Mais c'était sans compter sur son obstination démoniaque et son ego démesuré. Sus à l'ennemi ! Une bataille avait été perdue, mais il était déterminé à gagner la guerre. Et pour la gagner, il lui fallait des munitions de première qualité et des troupes super entraînées.

Question entraînement, devinez un peu qui s'est retrouvé en première ligne à tripoter, malaxer, assembler, découper et en j'en passe, des tonnes et des tonnes de pâte polymère dont elle savait très bien que cela ne donnerait rien de potable ! Et qui avait bien raison puisque le mieux qu'elle a pu obtenir, c'est ce truc là.

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On a l'impression que les couleurs ont bavé alors que ce n'est pas le cas avant la cuisson et le fond est d'un horrible jaune tirant sur le vert. Une horreur !

Pour info, c'est censé être une adorable rose d'un dégradé de rouge, rose et vert sur fond jaune clair. Vous en doutez ! Ça se comprend. Mais j'ai des preuves cette fois-ci. Avec des photos des boutons avant cuisson.

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Alors, on le vois bien mon dégradé non ! Et il est bien jaune citron mon fond de boutons !

Cet entraînement m'a tout de même permis d'arriver à une conclusion trèèèèès importante si vous voulez vous lancer dans la Fimo. Indépendemment de cette histoire de couleur qui change à la cuisson, il faut choisir ses pâtes en fonction du type de réalisations. Vous comprenez rien ? Ok, je détaille.

Si vous voulez faire des petits objets avec vos enfants, il faut choisir une pâte bien molle sans quoi, ils ne pourront rien en faire. Du coup, les objets fabriqués ont une forte tendance à se déformer pendant les manipulations (découpe, assemblage, transport pour cuisson etc ... ). C'est pas grave mais faut en être conscient et éviter de faire des trucs trop petits.

Si vous voulez faire des petits objets vous-même, peu importe la dureté de la pâte sauf que si elle est vraiment trop molle, vous aurez beaucoup de mal à faire des objets complexes ou petits et qui ressemblent à quelque chose. Et si vous voulez y fixer un crochet avant cuisson, vous avez toute les chances pour que votre création ne ressemble plus à rien tellement vous l'aurez écrabouiller dans l'opération. Comment ça, ça sent le véçu ? Euuuh, ben oui, c'est du vécu.

Si vous voulez faire des boutons, un petit conseil, prenez une pâte bien dure. Pourquoi ça ? Ben ma brave dame/mon bon monsieur, parce que les boutons, ça s'obtient par découpage de tranches à partir d'une cane (un gros boudin de pâte). Et que si la cane est toute molle, vous déformerez tous vos boutons au découpage.

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Cane des boutons précédents avant découpage

Fort de ces constatations, pour l'acquisition de ses munitions, Fimus a fait chauffer ma carte bleue et approvisionné de nouveaux coloris dans les pâtes ayant fait leurs preuves mais de nouvelles sortes de pâtes. Donc une fois de plus, il a tenu à ce que je vous fasse profiter de son expertise (si si, c'est lui qui l'a dit, perso, je trouve qu'il se vante un peu là parce qu'un expert, il saurait tout de suite quelles sortes de pâte on doit utiliser).

Parmi celles ayant fait leur preuve, on avait la Fimo Kids (utilisable avec les enfants, encore heureux vu son nom) et la Cernit Glamour (là, on oublie pour une utilisation avec des jeunes enfants).

Azraël avait particulièrement apprécié la Fimo Kids jaune pailletée or. J'ai personnellement adoré la blanche pailletée irisée argent. Très malléable, légèrement collante, elle reste parfaitement blanche après cuisson et les paillettes sont bien visibles. Un régal avec les enfants. Mais, car il y a un mais, pour les adultes, il faut faire attention à ce qu'on veut en faire. Pour la réalisation de petits objets ne comptant pas trop de blanc, c'est bon, mais pour le fond blanc de boutons, on oublie tout de suite (ça s'écrase complètement au découpage).

Les quelques nouveaux coloris de Cernit Glamour testés cette fois ont confirmé l'opinion précédente que j'avais. Une fois vernies, les pièces présentent bien l'irisation attendues (plus ou moins prononcés selon les coloris) et les couleurs bougent peu à la cuisson. Moyennement dure, elle est parfaite pour les petits objets (attention tout de même, à force de manipulations, elle se réchauffe et finit par se déformer relativement facilement). Pour les boutons, ça peut passer mais c'est limite. Personnellement, je vais jusqu'à placer mes canes au frigo pour ne les découper que le lendemain histoire d'être sûre de l'avoir faire redurcir au maximum et ça limite la déformation.

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Boutons une fois cuits et vernis. Réalisé à 50% en Cernit Glamour (le noir du contour et des nervures, le vert pale du centre). On voit nettement l'irisation.

La vraie nouveauté, c'est la Cernit Number One. Niveau dureté, cette pâte est encore un cran au dessus de la Glamour (petit le cran quand même) mais très loin de celle de la Fimo Effect. Elle est donc plus difficile à travailler mais l'avantage, c'est que c'est celle qui se déforme le moins. Elle est parfaite pour la réalisation de petits objets et comme elle est très légèrement collante, on peut assembler facilement et sans colle tous les petits détails.

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Un petit (4 cm environ) Totoro réalisé à 99% en Cernit Number One (y a que le noir qu'est du Glamour). Je vous dis pas comment j'ai galéré pour les oreilles !

C'est donc la plus adaptée à la réalisation de boutons (par contre, sans machine à pâte, vos poignets vont souffrir quand vous voudrez faire des dégradés de couleur et là encore, je parle d'expérience vu que, justement, j'ai pas de machine à pâte). Niveau tenue des couleurs, à part le blanc, j'ai rien à redire. Elles restent plutôt fidèles après cuisson (et sont censées prendre un rendu porcelaine mais j'ai pas remarqué). Le blanc m'a par contre nettement déçue. Bien blanc avant cuisson, c'est bien la seule couleur où le rendu porcelaine soit flagrant et c'est bien dommage car elle devient légèrement translucide et perd beaucoup en blancheur (c'est ballot quand même). Encore un doute sur cette dernière affirmation. Pas de problème, j'ai aussi des preuves.

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Ma toute dernière série de boutons (je vous dis pas comment j'en suis fière) avant la cuisson. Notez bien la blancheur immaculée de l'INTREGRALITE du fond du bouton.

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Après perçage des trous (faudra d'ailleurs que je m'applique davantage sur cet aspect particulier parce que sinon, on n'arrive pas à les coudre à la machine (j'ai laissé plus de 5mm d'écart entre les trous !)

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Totoro a trouvé un champ de fleurs, il n'a pas résisté à l'envie d'une promenade avant de se faire cuire (en compagnie des fleurs bien sûr)

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Et en gros plan, vous les voyez les zones blanches dans le fond translucide qui parait nettement moins blanc. C'est la Fimo Kid blanc pailletée qui ressort sur la Cernit Number One.

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En bas à gauche, on voit les pailletés de la Fimo Kid. Les couleurs de Totoro (à part le blanc moins blanc) n'ont pas bougé après cuisson.

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Et enfin, Totoro après vernissage et assemblage en collier. Le vernissage fait encore ressortir davantage le coté translucide du blanc mais met en valeur les autres couleurs.

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Tiens, le voilà qui teste un autre champ de fleurs.

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Et les boutons après vernissage également.

16 septembre 2015

Des rêves en rose

Comme Azraël me l'a si judicieusement fait remarqué il n'y a pas si longtemps, ma garde-robe manque cruellement de tenues de nuit qui ne date pas de l'ère préhistorique. Alors pour remédier à ce petit détail, j'ai décidé de me coudre un pyjama bien confortable en jersey ... rose bien évidemment.

Oui oui oui, c'est bien gentil tout ça mais je te ferais remarquer que t'as pas un seul patron de lingerie et que les pyjamas, c'est classé comme de la lingerie ma bonne dame.

Non mais écoutez-le ce Couturus à la ramener là ! Certes, il n'a pas tort. J'ai aucun patron de pyjama. En fait, je ne suis même pas sûre d'avoir un patron de pantalon. Mais par contre, j'avais un vieux pantalon de pyjama tout troué de partout que j'avais précieusement gardé parce qu'on sait jamais ça peut toujours servir (et j'avais raison). Une paire de ciseaux, de la nappe en papier et hop, me voilà à découper mon vieux pyjama le long des coutures, à l'étaler sur ma nappe et à en tracer le patron. C'était tout bon, j'avais le bas. Ne manquait plus qu'une solution pour le haut.

Alors certes, j'aime bien le rose mais je ne me voyais tout de même pas toute en rose. J'avais donc approvisionné du jersey à motif avec une pointe de rose dedans en même temps qu'un jersey standard uni rose clair. Et il me fallait un haut où je pourrais facilement mélanger les 2 tissus. Mais comme en plus, j'étais d'humeur grosse fainéante, je ne voulais pas avoir à copier un nouveau patron. Il me fallait donc réutiliser un patron déjà cousu précédemment. Sur ce coup, il m'aura bien fallu au moins ... houlà ... 10 secondes d'intenses réflexions (comme quoi, quand c'est vraiment intense, pas la peine de faire long) pour déclarer que le modèle 23 du livre Élégance et Sobriété (oui oui, celui de ma dernière petite robe) était LE patron qu'il fallait. Pourquoi cela me direz-vous ? Parce qu'avec son empiècement et ses petites manches, c'était parfait pour un pyjama d'été et un mélange de tissu. Parce qu'avec un jersey, pas besoin de fermeture éclair et que l'encolure ne baillerait pas. Parce qu'en raccourcissant la jupe à mort, ça donnerait un petit haut style péplum comme on dit, tout à fait fachoun ! Même Couturus il était de mon avis.

Côté réalisation, j'ai commencé par le pantalon (vu que c'est celui pour lequel j'avais le plus de doute) et je dois bien avouer que j'ai douté jusqu'au dernier moment. A tel point que j'ai même pas pris une photo de mon oeuvre non portée. Non non, je refuse ! Quand je le vois à plat, il donne l'impression d'être 3 fois trop grand et que je suis donc une grosse vache vu que je le remplis parfaitement. Petite précision, non, je ne me suis pas trompée dans les mesures et non, je n'étais pas en manque de tissu. Si il est court, c'est parce que le pantalon d'origine était un pantacourt. Mais pour la prochaine version, hiver celle-là, je rallongerai les jambes. Côté difficulté technique, si on oublie le fait que le jersey à motif est certes très beau mais très très fin, hyper mou et se coud donc très mal, ben il n'y en a pas. Une seule soirée a amplement suffi à sa réalisation.

Pour le haut, vu l'absence de biais, de passe-poil, de fermeture éclair et de toute fioriture, ça a été bien plus facile que pour ma robe. Et sa durée de réalisation (3 soirées) n'a résulté que du nombre de pièces à assembler et de films intéressants à la télé pour une fois. Comme prévu, l'élasticité du jersey a rendu toute modification de l'encolure inutile.

Au final, j'ai obtenu exactement le pyjama que je voulais. Un truc hyper confortable et pas tristounet grâce au jersey à motif. Un vrai bonheur à porter.

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10 septembre 2015

On s'éclate chez les Inferno

Entre les températures qui fraîchissent, les jours qui raccourcissent, la gastro et le rhume, les monstros profitent à fond des dernières occasions de plonger dans la piscine du jardin, piscine généreusement offerte par Inferno Gran Mom et mise en fonctionnement à notre retour de vacances pour la plus grande joie des monstros sus nommés.

D'un côté, nous avons donc le sieur Azraël qui essaie d'apprendre à nager en solo. C'était bien la peine de nous faire la comédie pour les cours de natation à Oléron, ce petit hypocrite étant passé du noooon, mé cro peur mé suis cro petit à regarde maman moi mé nage crès bien.

De l'autre, nous avons le sieur Gargamel qui joue au sous-marin en passant sous le dragon en cours de dressage par son petit frère (nooon Gagamel arrêtes moi mé peuuuuur, mamaaaaan Gagamel il fait rien qu'à m'embêter).

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Et soudain, c'est la séquence hôtel Transylvanie. Voilà les monstros qui s'élancent à tout berzing pour faire des plongeons dans la piscine, de préférence en sautant du haut de leur petit banc et en hurlant Attention voilà une bombe ! Je vous raconte pas comment ils doivent être ravis de notre incommensurable discrétion les voisins en ce moment !

Séquence du film Hôtel Transylvanie hautement inspirante pour des monstros déchaînés

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La bombe n°1 en pleine action

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Et la bombe n°2 qu'on se demande toujours comment elle s'éclate pas les genoux dans l'opération.

14 juillet 2015

Une drôle de poule

Maman il est où mon œup?

Ton œuf ? Il est là.

Et mon poutin, il est où mon poutin ?

Ton poussin ? Mais j'en sais rien moi.

Moi me sais ! Il est dehors ! Aaaah, mé retrouvé mon oeup !

C'est bien mon Azraël.

Maman, il me faut un nid.

Un nid ? Ben t'as qu'à prendre les coussins et la couverture du canapé. Voilà, c'est bon comme ça ?

Oui. Merci Maman.

Bon, ben je vais préparer le petit déjeuner. T'es sage hein !

Cotcotcotcoooot cotcotcotcoooot cotcotcotcooot

(sons entendus depuis la cuisine).

Intriguée, je suis retournée à pas de renard dans le poulailler, oups, euh, le salon. Et là, j'ai fait une découverte zoologique extraordinaire : une Azrapoule en train de couver !

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Une Azrapoule en train de couver, un oeup sur le point d'éclore et le poussin sorti de l'oeup. C'est pas beau la nature peut-être !

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L'Azrapoule est très protectrice vis-à-vis de sa progéniture.

A votre avis, elle va m'en pondre beaucoup de oeups mon Azrapoule ? Et une Azrapoule au pot, quel goût ça peut bien avoir ?

 

1 juillet 2015

Le Tarzraël trouve une copine

Il y a 15 jours, en déposant Azraël à l'école, j'ai croisé le papa de Blondinette qui voulait nous rendre l'invitation qu'on leur avait fait à Pâques pour une chasse aux oeufs. Après une petite discussion sur quel serait l'endroit où emmener Blondinette, Azraël et Bouclette (alias le trio infernal), parce que bon, tout un après-midi dans leur appart se serait peut-être pas cool, on a opté pour une petite virée au parc Floréval (vous savez, la réserve naturelle de Tarzraël et de Tarzgamel). Une belle occasion pour Blondinette de découvrir une activité qu'elle ne connaissait pas et un lieu de sortie idéale quand il fait 26°C et qu'on a des monstros qu'on aimerait bien épuiser avant qu'ils nous épuisent.

Et la semaine dernière, nous avons donc fait notre petite virée en pleine nature. En duo seulement finalement, Bouclette ayant attrapé un petit virus qui l'a mise KO juste au mauvais moment. Bien sûr, j'avais pris soin avant de partir de prévenir les parents de Blondinette qu'Azraël se trouverait certainement substitué par un Tarzraël à l'entrée du parc mais qu'il ne fallait pas s'inquiéter car les Tarzraël étant finalement très gentils, leur fille ne risquait rien en sa compagnie.

Sauf que bien sûr, tout ne s'est pas passé comme prévu et à peine franchie la grille du parc, Blondinette s'est faite enlever sous nos yeux ébahis en même temps qu'Azraël et c'est un Tarzraël tout fier au bras d'une Blondijane qui ont fait leur apparition. Je salue au passage le flegme des parents de Blondinette qui n'ont absolument pas paniqué et sorti illico leur appareil photo pour immortaliser cet instant d'une incroyable intensité dramatique.

A l'occasion de cette visite, nous avons donc pu découvrir, outre un nouveau spécimen de l'espèce des Tarz (car la Blondijane est en fait la version femelle de l'espèce), une nouvelle facette de leur comportement social : la parade amoureuse ! Eh oui, en présence d'un représentant femelle, le comportement du Tarzraël se modifie considérablement pour se rapprocher fortement de celui de l'homme de Cromagnon, un peu du genre moi Tarzraël toi Blondijane, moi très fort, moi montrer toi comment faire, toi écouter moi.

Comment ça je caricature ? Meuh non, à peine, je vous jure ! En tout cas, le moins qu'on puisse dire, c'est que le Tarzraël avait pris une sacrée assurance depuis la dernière fois, prêt à se précipiter sur le parcours sans harnais ni rien même pas peur d'abord ! Et pour ce qui était de la frime devant sa petite copine, je vous raconte pas.

Monsieur monsieur, on vient faire le parcours dans les arbres.

Ah c'est bien ça. Et c'est la première fois que vous venez.

Maiiiiis noooon !

Euh, pour la demoiselle si, c'est la première fois.

Regarde Blondijane, tu va mettre ça (en montrant un harnais) et puis on part là et on s'acroche là. Tu viens on y va.

Euh, le Tarzraël là, attends, faut mettre ton harnais. Il a de l'énergie dites donc.

Oooooh oui !

Moi me vais devant ! Moi me vais gagner !

(oui, le Tarzraël est un homme, un vrai, il DOIT donc gagner même si on fait pas la course et qu'on peut pas doubler sur le parcours)

Et les voilà partis tous les deux à l'assaut du parcours Super Kid pour les 3-5 ans.

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Conformément à l'image de virilité suprême qu'il se devait de montrer devant une Blondijane, le Tarzraël est parti sur les chapeaux de roue engloutissant les obstacles à vitesse grand V et n'hésitant pas à faire demi tour pour encourager la progression de sa demoiselle lorsqu'elle était en détresse. Ou plutôt lorsqu'il imaginait qu'elle était en détresse car la Blondijane est une accrobate innée, calme et stoïque en toute circonstance, progressant lentement mais sûrement et régulièrement tout au long du parcours, intégrant instantanément les trucs et astuces pour passer tous les obstacles (là où le Tarzraël aura eu besoin 2 séances d'entrainement).

Arrivé au passage délicat de la corde raide qui pose habituellement quelques difficultés au Tarzraël, notre spécimen mâle ultra viril s'est engagé sans moufter, tête haute et pied sûr, effectuant la traversée en un temps record histoire de pouvoir se plaindre de la lenteur de sa petite compagne une fois de l'autre côté. Si c'est pas un gros comportement de gros macho ça, l'hypocrite !

Pied droit, pied gauche, pied droit, pied gauche, en canard ... Pied droit, pied gauche, pied .....

Pfff la corde raide ? Frizou ! J'ai même le temps d'admirer le paysage.

 Fort heureusement, il existe une justice cosmique puisque quelques obstacles plus tard, des cris ont retenti au coeur de la savane, euh, forêt.

Mamaaaaan, mé peuuuur ! Me peux pas passer !

Ben qu'est-ce qui se passe ?

Ca bouuuuuge ! Me peux pas avanceeeeeer !

Mais si tu peux. Attends je vais t'aider un peu.

...

(avancée prudente du Tarzraël dont le côté viril venait quand même de prendre une grande claque)

Aaaaaah, ça bouuuuge ! Me vais tomber !

Jeeee vais tomber, pas me vais. Et tu peux pas tomber, t'es attaché. Allez, avance, t'as presque fini. Ca va Blondijane ?

...

(hochement de tête affirmatif de la demoiselle parfaitement stoïque négociant benoitement la difficulté avec l'aide de son papa)

Et une petite bascule, une !

C'est donc un spécimen mâle nettement moins arrogant qui a poursuivi son parcours. Ceci dit, je rassure tout le monde, Macho man est vite revenu sur le devant de la scène, en particulier une fois arrivé au bout du parcours.

Ah ah, c'est moi qui a gagné ! Me suis arrivé le premier. Blondijane elle a perdu !

Euh, tu sais qu'on peut pas doubler sur le parcours ! Elle risquait pas d'arriver avant toi.

Oui mais moi mé a gagné !

Mouaip, la mauvaise foi masculine me sidèrera toujours mais chuuuuut, on me souffle dans l'oreillette que je suis moi-même de très mauvaise foi et de total parti pris.

Bien évidemment, une fois franchie la grille d'entrée en sens inverse, Azraël et Blondinette ont fait leur réapparition, ravis de prolonger l'aprés-midi par la dégustation d'un gâteau fait maison chez Blondinette. Une belle expérience à renouveler mais quand les températures seront un peu redescendues parce que par chez nous, sous les 40°C, hors de question de faire du sport même en pleine forêt !

 

19 avril 2015

Zone de guerre

Alerte à la population des gastéropodes d'île de France. Si vous avez prévu un déplacement prochainement, évitez dans la mesure du possible la région villebonnaise et plus particulièrement le jardin de la famille Inferno. En tout cas, si vous tenez un tant soit peu à la vie (ou à défaut, à votre santé mentale).

Deux monstros en tenue de combat (maillot de bain, T-shirt et arrosoir, si si, l'arrosoir est un élément essentiel de la tenue de combat) sévissent actuellement dans la région.Visiblement déterminés à s'assurer qu'aucun dénommé Turbo ne s'est glissé parmi les résidents de leur jardin, les 2 monstros sus-mentionnés, sous l'influence machiavélique d'un Escargus Démonicus en mode ultra maléfique,se livrent à toute une pléthore d'expériences toutes plus horribles les unes que les autres sur les pauvres malheureux qui tombent entre leurs mains.

turbo

Cela commence généralement avec une douceur trompeuse : un léger arrosage parce que le soleil tape dur. Mais en fait, attention mes amis à coquille, ce n'est qu'une ruse destinée à vous faire sortir les cornes. Une fois assurés que la coquille est habitée, ils passent à l'attaque. Au programme, enterrement vivant sous une tonne de feuilles arrachées aux haies. Le taux de survie étant conséquent, on passe à l'étape 2, noyade dans un seau d'eau. Là encore, nombre de gastéropodes arrivent au bout de l'épreuve sains (enfin peut-être) et saufs (oui, mais plus pour longtemps). On passe alors en phase 3, celle dont on ne revient pas si on n'est pas un escargot de course, avec au choix, l'épreuve de l'écrabouillage sous semelle ou le pilonnage par arrosoir. Dans les 2 cas, une vitesse super sonique est fortement recommandée pour espérer un taux de survie ne frisant pas le néant.

Nous avons eu beau envoyé nombre de signaux de fumée à la SPG (société protectrice des gastéropodes), aucun représentant n'est venu faire cesser ses séances de tortures multiquotidiennes. Quant aux géniteurs des monstros sus-mentionnés, dûment contactés par notre amicale des gastéropodes en goguette pour réfréner les instincts de chercheurs fous de leur progéniture, ils ont eu l'outrecuidance de nous répondre que :

  1. ils ne pouvaient pas passer leur temps coller à leurs enfants pour vérifier qu'ils ne faisaient pas de bêtises au lieu de jouer dans le jardin.
  2. vu que les monstros attendaient justement qu'ils aient le dos tourné pour les faire, les bêtises, ils arrivaient généralement trop tard pour réfréner quoique ce soit.

experience

Non mais franchement, si c'est pas des parents indignes ça !

7 juin 2015

La Puce et les 9 nains

Il était une fois, il y a fort fort longtemps, au pays fort fort lointain de Moyenne Section, 9 nains grands amateurs de bonbons. Jour après jour, ces pauvres nains étaient contraints de travailler durement sous la férule de 2 reines terrifiantes qui s'étaient donné pour mission de les transformer en princes charmants. Mais qu'il est long et éprouvant de transformer en princes des petits nains bruyants, sautant et gigottant sans cesser un seul instant! Mais qu'il est dur de leur apprendre l'étiquette indispensable à tout personnage de haut rang! Un jour, pour vaincre les résistances de nos nains récalcitrants, les 2 souvereines décidèrent d'organiser un grand bal où toute la noblesse du royaume de Moyenne Section et des royaumes voisins de Petite et Grande sections serait conviée. Hélas, comment nos pauvres nains pourraient-ils osé se montrer sans princesses à leurs bras ? Et comment séduire une princesse sans être soi-même un prince ? Et comment devenir un prince en si peu de temps sans redoubler d'efforts ce que nos petits nains ne semblaient guère disposés à faire ?

Mais l'un d'entre eux, Azraëlus, était en fait un mage noir ! Lui avait la solution. Pourquoi travailler à devenir un prince quand il suffisait d'un peu de magie pour obtenir le même résultat, ou pour être plus exact, d'un gilet magique de GRANDE CLASSE ! A l'aide d'incantations complexes et presque aussi terrifiantes que les 2 souveraines (qui, je vous le rappelle, sont terrifiantes ou terrifiées des fois je me demande), il invoqua les forces démoniaques de Scolarus et Couturus afin de réussir à pièger la fée Pupuce, la livrant pieds et poings liés aux 2 reines en échange de la promesse de pouvoir participer au bal (et, accessoirement, de la fourniture de princesses également). Enchantées, les reines furent formelles. Pour retrouver sa liberté, après une séance de l'insoutenable torture de la vadrouillite gargamelienne aigüe, la fée Pupuce n'eut plus le choix. Il lui faudrait faire usage de tous ses pouvoirs magiques couturesques et fournir pour les 9 nains, 9 gilets magiques décorés de leurs friandises préférées, des bonbons, afin que la transformation princière s'opère !

Après une semaine de travail acharné, faisant surgir du néant tour à tour satin, biais, fils et feutrine, après avoir invoqué le feu créateur du fer à repasser et procédé à d'innombrables passes magiques sur une Milady en surchauffe, la victoire de la fée Pupuce se profilait à l'horizon. Au plus profond d'un salon villebonnais, 9 gilets furent forgés plus un dizième pour les gouverner tous ! Euh, ah non, je m'égare là. Je me trompe de bouquin. Désolée, le dizième était en fait le premier et c'était juste un brouillon !

La fée Pupuce allait-elle pouvoir enfin retourner batifoller dans la vallée des fées (et finir sa robe de cocktail prise en otage pour s'assurer de sa pleine et entière collaboration) ? Que nenni, car les exigences des reines ne se limitaient pas aux gilets. Il fallait des princesses pour nos nains transformés en princes mais elles n'avaient que des cendrillons sous la main. Pour devenir princesses, il leur fallait des ... jupes magiques de princesses des bonbons bien sûr. 8 Jupes pour 8 princesses (eh oui, il y a un nain qui va pas être content sans sa princesse, voir 2 nains vu qu'Azraëlus semble bien décidé à se garder 2 princesses pour lui tout seul).

Sauf que, là, elle est crevée la fée Pupuce alors les princesses, elles vont attendre la semaine prochaine pour les jupes hein !

Et sous vos mirettes ébahies, pour vous, rien que pour vous, en exclusivité mondiale sur ce blog, voilà la première production en provenance directe du pays des fées, les 9 gilets magiques à transmutation en prince instantanée garantie sur facture satisfait ou remboursé à la saint glinglin.

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Vue d'ensemble des 9 gilets magiques, tous différents parce qu'on voulait pas de princes jumeaux après transformation

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Et un premier zoom sur les gilets

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Et un super gros plan sur l'un des gilets

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Et le gilet porté par un nain. Vous constaterez que la transformation en prince a complètement raté mais il paraît que c'est normal. Le pouvoir obscur du pyjama bloque les pouvoirs du gilet.

Tous les gilets sont issus du même patron Avantage gratuit de gilet de pirate. Entre parenthèse, le gilet taille petit je trouve. Après avoir constaté que la version en 6 ans était trop petite pour Azraëlus et que celle en 8 ans lui allait bien mais sans vraiment de marge, je l'ai fait en 8 ans + 1 cm histoire d'être sûre qu'il irait même aux plus grands de la classe et j'ai vraiment bien fait. Ils sont réalisés en satin tout bête (à moins de 3 euros le mètre mais de bonne qualité acheté dans mon magasin de tissu en ligne préféré pour ce genre de travaux couturesques, Butinette). S'agissant d'un boléro tout simple, aucune difficulté particulière pour leur réalisation, l'étape la plus pénible étant simplement de donner sa forme au fer à repasser au ruban de biais avant sa pose.

Pour les décorations, elles ont toutes été réalisées à la main, les différents éléments ayant été découpés dans de la feutrine autocollante.

Perso, la fée Pupuce est assez fière d'elle mais avoue sans honte aucune n'être absolument pas faîte pour le travail en série (à la longue, c'est gonflant aurait-elle confié lors d'un entretien hautement confidentiel à la chroniqueuse en chef de la gazette féérique). Reste à espérer que la magie va opérer. Sinon, les nobles du royaume risquent fort de découvrir la supercherie et Pupuce se retrouvera clouée au pilori !

 

PS : pour cceux qui n'auraient rien compris à ce merveilleux conte de fée, prière de vous reporter à ce post-ci.

 

1 juin 2015

Un moment d'égarement ...

... ou comment Scolarus Bricolus Démonicus et Couturus Démonicus se sont alliés pour me jouer un sale tour.

Bon, tout le monde connaît maintenant Couturus, le petit démon de la couture qui m'en a fait voir de toutes les couleurs mais à qui je dois mes talents couturesques actuels alors je dis plus trop rien sauf quand il exagère et là, il EXAGERE ! Et bien sûr, vous êtes des lecteurs assidus et attentifs donc vous voyez parfaitement qui est Scolarus. Non ? Ah oui tiens, je lui ai pas fait sa fiche signalétique à celui-là. Bon, voilà, oubli réparé et sinon, vous pouvez aller voir ici aussi.

Et bien il y a quelques temps, alors que j'étais plongée en pleine confection du cadeau d'anniversaire de Super Nanny, en pleine préparation de réunions diverses et variées, préparation de manips et que je réfléchissais intensément au contenu d'un tout nouveau cours d'optique des solides que je devais pondre pour la fin mai, bref, que j'avais absolument rien à faire et que je m'ennuyais comme un rat mort, ces 2 traîtres démoniaques me sont tombés dessus par surprise, profitant sans le moindre remords de mon état de faiblesse pour porter une attaque fatale à mon seul neurone encore valide. Bon, jusque là, rien de bien nouveau ni d'étonnant, ce sont des démons après tout, faudrait pas l'oublier. Mais le plus scandaleux, c'est qu'ils ont osé faire ça dans un lieu que je croyais jusqu'à présent hors de leur atteinte (pauvre innocente que j'étais), en plein coeur d'un sanctuaire sacré hyper protégé ..... l'école des monstros !

Azraël, viens ici, c'est l'heure d'aller dans la classe. Dis bonjour à ta maîtresse. GARGAMEL, tu restes là !

Maman, on peut amener Gagamel dans sa classe ?

Non !

Ah, bonjour Madame ! Vous tombez bien. Vous auriez 5 mn.

Euh, bonjour, oui oui, pas de problème

(ohhh la grosse menteuse qu'aimerait bien se dédoubler pour poursuivre un Gargamel vadrouilleur ce matin là mais qui a pour règle de conduite de ne jamais, mais jamais, dire non à une maîtresse qui veut discuter 5 mn)

Voilà, j'aurais un petit service à vous demander.

Azraël, va reposer ce tambour tout de suite. Mais il est où Gargamel ? Oui oui, je vous écoute.

(en tout cas, je fais très bien semblant)

Voilà, je ne suis vraiment pas doué en couture et on voudrait faire des jupes en tulle pour le spectacle de fin d'année. Et comme vous êtes douée en couture, on se demandait si vous pourriez nous aider ?

...

Là, ça a été le black out total suite à l'attaque conjuguée foudroyante de Scolarus et Couturus, lesquels ont pris le contrôle intégral de ma pauvre personne sans défense. Et j'ai donc eu la surprise d'entendre des tas de mots sortir de ma bouche sans que je l'ai voulu un seul instant.

Mais oui bien sûr. Vous voulez quoi comme jupes. GARGAMEEEEEL !

A ce moment, j'ai dû amener Gargamel dans sa classe parce que c'était plus possible. Et vous croyez que j'en aurais profiter pour reprendre mes esprits et combattre l'influence diabolique des 2 petits démons sus nommés ? Ben non, même pas, ils étaient bien trop forts pour moi ce jour-là.

Nous disions donc. Pour les jupes ?

Oui alors on voudrait faire des jupes froncées en tulle, un peu genre tutu. On va y accrocher des sucettes pour décorer.

Mais vous comptez y accrocher comment les sucettes ?

Alors on découperait le bas de la jupe en pointe et à chaque pointe, on ferait un noeud bien serré avec le tulle pour que la sucette elle tienne.

Euuuh, vous savez, le tulle, c'est fragile. Je suis pas sûre que vous arrivez à serrer le noeud sans tout déchirer.

(et je me suis dit qu'effectivement un peu d'aide n'était pas superflu)

Ah oui, c'est vrai ça ! Bon ben on va les coller directement sur le tulle alors !

Mais vous vouliez pas que les filles puissent garder les jupes comme déguisement après ? Elles vont tout déchirer en récupérant les sucettes là !

Ah oui, c'est pas faux ça.

Perso, je vous suggèrais bien de mettre des rubans fixés à la ceinture de la jupe. C'est solide, vous pourrez attacher les sucettes comme vous voulez et elles seront faciles à récupérer ensuite.

Ah oui, c'est bien ça. Et c'est difficile à faire ?

Non non, aucun problème. Il suffira de coudre le tulle directement sur de l'élastique large et c'est bon. Je vais vous les faire vous inquiétez pas. Il en faut combien ?

Voyons ... il y a 8 filles dans la classe.

Ok. Vous voulez que je regarde pour les fournitures ? J'ai des fournisseurs pas trop chers pour mes propres travaux de couture.

Oh ben, ce serait bien oui

(tu m'étonnes ! Bon, les démons, on se calme maintenant !)

Mais, et pour les garçons, vous avez rien prévu ?

(J'ai dit ça moi ? Mais pourquoi j'ai dit ça ?)

Ah ben non, on n'a rien prévu. C'est vrai qu'ils risquent d'être un peu déçus quand même.

Non parce que je peux leur faire des petits boléros en satin noir tout simple. C'est facile et ça va vite à faire.

(Ben voyons !)

Vraiment ! Oh ce serait super. Mais faudrait rester dans notre thème de défilé gourmand pour les décorer.

(amorce de discussion entre la maîtresse et l'atsem pour savoir comment fixer des sucettes sur des boléros).

Euh, vous fatiguez pas. Je vais vous faire des sucettes et des bonbons en feutrine autocollante et ça ira très bien.

(eh oh, les démons, stop là, pitiééééé)

Non, ça existe ça la feutrine autocollante ?

Ben oui. Et ça colle super ! Au fait, il y a combien de garçons et il vous faut ça pour quand ?

Voyons voir ... il y a 9 garçons et c'est pour le 20 juin.

Et voilà comment je me retrouve à faire de la production de costumes en série. Bon, en même temps, j'ai de la chance, cette année, ils sont pas nombreux les enfants dans la classe d'Azraël. Oui sauf que, entre temps, Couturus a réfléchi et décidé que les petits garçons devaient être classe et que comme on a dégoté un lot de biais à pas cher, toutes les finitions des boléros seraient au biais et pas avec un simple point zigzag. Et Scolarus a décrété que les jupes devaient être modulables vu la variété de gabarit des filles donc toutes dotées d'une ceinture ajustable et que ça coûterait pas plus cher puisque j'avais un stock de boutons tout bêtes et de batiste blanche dont je ne faisais rien et que l'élastique à boutonnière était au même prix que l'élastique large. Exit donc le tulle cousu directement sur de l'élastique. Bonjour la confection d'une vraie ceinture.

Ouaip, je sens que ça va être l'usine à la maison dans les prochains jours. Et je peux vous dire que Chéri saute déjà de joie !

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Chéri exprimant sa joie incommensurable à l'idée d'avoir ma MAC en fonctionnement tous les soirs pour les 15 jours à venir

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