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Bienvenue en enfer (ou le monde de la parentalité)
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6 janvier 2018

Des poules, un loup, un renard, un bébé et Coco (mais pas la noix)

Qu'on se le dise, ce n'est pas parce qu'on hiberne qu'on est inactif, loin s'en faut. Avec les monstros, entre 2 grasses matinées, on s'est offert une sortie ciné (et il y en a d'autres de prévu d'ailleurs). Avec Chéri aussi accessoirement, pour voir le dernier Star Wars en amoureux, mais comme il ne nous a pas laissé un souvenir impérissable, je n'en parlerai pas.

Avec les monstros donc, nous sommes allé voir le dernier Disney Pixar : COCO.

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D'après le cinéma près de chez nous, c'est un film conseillé à partir de 6 ans. L'histoire se passe au pays des morts (dans le folklore mexicain donc pas de zombi baveux en perspective hein, c'est gai, coloré et vivant au possible ce monde des morts). On passe son temps à voir des squelettes, on voit même des esprits disparaître (eh oui, ils font mourir les morts chez Pixar, trop fort !). Il y est question de trahison, d'abandon et pire encore sur la fin mais je ne voudrais pas trop en dire. Alors effectivement, je ne recommanderai peut-être pas à plus jeune s'il est impressionnable. Mais bon, l'ambiance n'est pas glauque du tout, ça danse, ça chante, ça fait la fête et il n'y a guère que la scène finale qui soit vraiment très riche en émotion (Azraël était prêt à verser sa petite larmichette tout émotionné qu'il était tandis que maman pleurait comme une madeleine depuis longtemps). En tout cas, chez nous, malgré une âme sensible quelque peu obnubilée à l'idée de la disparition prochaine de sa mère indigne (j'ai arrêté de compter le nombre de fois où je dois assurer à Azraël que non, j'ai pas prévu de mourir dans les prochains jours ni même dans les prochaines années et que je l'aimerai jusqu'à la fin des temps même quand je serai morte), c'est passé comme une lettre à la poste que c'était trop bien, qu'il faudra absolument qu'on achète le DVD et quand est-ce qu'on va voir le 2 maman s'te plaît s'te plaît s'te plaît.

Euh, mais ça raconte quoi exactement ? Comment ressusciter les morts ? Meuuuh non, pas du tout. Coco, c'est l'histoire de Miguel. Eh oui, Coco n'est pas le nom du héros mais celui de son arrière grand-mère, une bizarrerie qui devient très claire à la fin car sans qu'on s'en doute, toute l'histoire tourne autour de cette arrière grand-mère.

Suite à l'abandon de l'arrière-arrière grand mère de Miguel par son musicien de mari, cette dernière a banni la musique de l'histoire familiale et s'est reconvertie dans la chaussure. Dans la famille de Miguel, tout le monde travaille donc dans la cordonnerie familiale et gare à celui qui ose seulement penser à l'idée de musique. Seulement voilà, Miguel, lui, ne pense qu'à ça : devenir musicien comme son idole Ernesto de la Cruz. Et pour prouver son talent à sa famille, il décide de participer au concours de talents de son village avec sa guitare fabriquée en cachette. Alors évidemment, quand sa grand-mère le surprend, de colère, elle brise la guitare.

Oooooh, c'est pas gentil ça ! Non hein ! Mais loin de se décourager, le petit Miguel réagit. Il lui faut une nouvelle guitare, pas de problème, il va emprunter celle de son idole, qui repose tranquillement dans le mausolée à sa gloire érigé dans le cimetière du village vu qu'il est originaire du même village que Miguel (huuum bizarre bizarre ça !). Mais chacun sait que c'est pas beau de voler les morts. Et bing, voilà notre Miguel maudit et expédié au pays des morts dont il ne pourra repartir que s'il obtient la bénédiction de son arrière-arrière grand mère (ou d'un autre membre de la famille mais comme ils obéissent tous à l'ancêtre, faut pas vraiment compter sur eux). Bien sûr, les conditions imposées par l'ancêtre pour obtenir sa bénédiction sont inacceptables pour Miguel (pensez donc, renoncer pour toujours à la musique) alors voilà notre héros parti en vadrouille à travers le pays des morts à la recherche de son arrière-arrière grand-père musicien pour obtenir sa bénédiction à lui (le seul capable de le comprendre bien sûr). Je m'arrêterai là pour l'histoire, sinon, vous n'aurez plus rien à découvrir.

Cette histoire est très sympa, le rythme est dynamique, l'histoire émouvante juste ce qu'il faut et parfois franchement drôle. Alors bien sûr, ça véhicule pas mal de clichés sur le milieu artistique (en gros, ils sont égocentriques et complètement à l'ouest) mais ça reste raisonnable. Les chansons et la musique sont plutôt réussies elles aussi même si je doute qu'elles obtiennent le succès de celles de la Reine des neiges ou de Vaiana auprès de nos chères têtes blondes.

Derrière l'histoire se cache une critique constructive de la pression familiale sur l'avenir des jeunes, de l'importance de la famille, de son histoire, de ses liens entre les générations qui, s'il faut les cultiver précieusement, ne doivent pas empêcher les enfants de s'épanouir, de faire leurs propres choix et leurs propres erreurs, bref, de les laisser grandir. Mais si la pression familiale, l'intransigence plutôt d'ailleurs, est clairement pointé du doigt, l'attitude de Miguel est elle aussi critiquée dans une moindre mesure. De son séjour au pays des morts, Miguel reviendra transformé, conscient des valeurs que sa grand-mère avait en vain cherché à lui inculquer (et accessoirement que les vitamines sont bonnes pour la santé).

Bref, un film plutôt réussi qui parle du conflit entre les générations en soulignant qu'avec un peu d'écoute de part et d'autre, on arrive à résoudre tous les problèmes mais aussi de l'importance de ne pas oublier ceux qui nous ont quitté et de cultiver leur souvenir dans la joie (car au Méxique, les morts ne nous quittent jamais vraiment mais veillent sur nous et reviennent nous rendre vite tous les ans pour faire connaissance avec les nouveaux venus). Si vous avez la chance qu'il passe encore près de chez vous, je vous le recommande donc. Quelque soit votre âge, vous devriez y trouver votre compte.

Euh, la Puce ? Oui ? Et les poules, le renard et le loup, quel rapport avec Coco ? Ah mais aucun. Ce sont les personnages d'un autre film pour enfants : Le grand méchant renard. Ce film est sorti il y a déjà quelque temps et ne passe certainement plus au cinéma mais on peut le trouver en DVD. Le titre complet est Le grand méchant renard et autres contes car il s'agit en fait de 3 histoires, prétendument 3 pièces de théâtre, racontées par des animaux : Un bébé à livrer, Le grand méchant renard et Il faut sauver Noël.

renard

Un bébé à livrer raconte comment une cigogne fainéante en manque de vacances refourgue le bébé qu'elle devait à livrer à un canard et un lapin idiots pour qu'ils le livrent à sa place. Bien sûr, face à ces 2 irresponsables (ils voulaient le catapulter à l'aide d'un sapin directement chez lui quand même), le cochon (super sérieux et intelligent le cochon) décide de prendre les choses en main. Au cours de leur périple pour livrer le bébé, nos 3 compères manquent de se faire boulotter par un loup, noyer dans un étang, emporter par un boucher, expédier en Chine et j'en passe. Mais mon moment préféré, c'est sans conteste quand le canard et le lapin prennent les commandes d'un avion cargo et lui font faire un créneau en plein ciel (eh oui, vous ne saviez pas que les avions pouvaient stopper net pour amorcer ensuite une marche arrière avec warning sonore le tout en plein ciel ? Mais c'est l'évidence même voyons !)

Le grand méchant renard, elle, est l'histoire d'un renard qui s'obstine à jouer les méchants alors qu'il n'est pas capable de faire de mal à une mouche. La preuve, même les poules se fichent de lui. Et pourtant, ce n'est pas faute de prendre modèle sur le grand méchant loup du coin (le même que celui de la pièce précédente soit dit en passant car la distribution de nos animaux acteurs est tout de même restreinte). En désespoir de cause, notre renard se rabat sur les créatures les plus innocentes du monde : des poussins encore dans leur coquille. Et le voilà qui chaparde 3 oeufs à la poule la plus vindicative du poulailler et les couvent dans le but de boulotter les poussins qui en sortiront. Je vous laisse imaginer ce que se produira à l'éclosion. Cette histoire est à priori la préféré de mes monstros, allez comprendre pourquoi.

La dernière est de saison puisqu'il s'agit pour notre canard et notre lapin idiots de la première histoire de sauver les fêtes de Noël. Pensez donc, ils ont accidentellement tué le père Noël ! Bon, je vous rassure tout de suite, comme tente vainement de le leur faire comprendre le cochon, c'est uniquement un père Noël en plastique qu'ils ont décapité et non le vrai. Mais impossible d'en convaincre nos 2 idiots qui décident de remplacer le père Noël pour distribuer les cadeaux à tous les enfants de la terre. Entre le traîneau bricolé maison qui explose, une bande de chien qui veut les dévorer, un père de famille qui cherche à les aplatir à coup de balai et le vrai père Noël à sauver d'une chute mortelle, nos 3 personnages ne chôment pas mais seront largement récompensés de leurs efforts à la fin évidemment.

Comme il se doit, à chaque fois, tout est bien qui finit bien. Toujours d'après mon cinéma où il est passé, ce film est conseillé à partir de 6 ans et si le contenu me semble effectivement parfaitement convenir pour cet âge (voir même un peu plus jeune), j'avoue que niveau vocabulaire, certaines répliques sont un peu limite (en tout cas, elles titillent mon sens de la politesse et du langage châtié). En tout cas, les monstros ont adoré d'emblée ce DVD. Ils me l'ont d'ailleurs tellement souvent réclamé et visionné qu'ils en connaissent la majorité des dialogues par coeur, signe par excellence de leur engouement. Niveau graphique, ça change totalement des Disney ou des Pixar. Ça fait penser plutôt des illustrations de livres pour enfants qui se seraient mises en mouvement. A ce propos, si le style graphique est un peu naif, l'animation est de très bonne qualité ce qui en fait un dessin animé agréable à regarder. Les histoires sont courtes (environ 25 mn chacune) ce qui est appréciable si on n'a pas le temps ou l'envie de rester planter devant la télé très longtemps car on peut parfaitement interrompre le visionnage à la fin d'une histoire et regarder la suite plus tard. Et pour mes monstros en manque de concentration sur la durée, ce format est parfait car il évite toute longueur inutile. Du coup, le film retient leur attention sur l'intégralité de sa durée.

L'unique but de ces petites histoires est de divertir. Ne cherchez donc pas trop de philosophie ou de grandes idées derrière. Si on devait chercher une seule valeur défendue à travers ses histoires, je pencherais pour la tolérance : tolérer les différences entre les êtres, entre leurs croyances, tolérer le comportement d'autrui ... Mais bon, je vais peut-être chercher un peu loin. En tout cas, si vous cherchez un film pour divertir vos enfants et passez vous-même un moment agréable avec eux (il ne vous mettra certes pas en extase mais il est sympa et certains passages sont fort drôles), je vous le conseille.

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18 août 2017

Les bons mots d'Azraël - tome 13

Au fil de ce blog, j'ai souvent dit d'Azraël qu'il était une véritable mitraillette à paroles. Quelque part, heureusement, parce qu'avec son trouble du langage, si en plus on avait du mal à lui faire desserrer les dents, ce serait pas cool ! Mais je me suis souvent demandé pourquoi diable il passait son temps à parler, à nous interrompre ou à poser des questions sur tout, sur rien et surtout sur des histoires qu'on a déjà vu ou lu 100 fois. Du coup, il te la pose 100 fois aussi sa question et à la 101 fois, t'as une furieuse envie de lui balancer le livre ou la télécommande dans la chetron. Oui parce que la graaaaande spécialité d'Azraël, c'est pas d'attendre la fin du truc pour te poser ses questions, non non. Rends toi compte, t'aurais une chance de suivre l'histoire sinon. Non Azraël pose ses questions au fur et à mesure, de préférence pile à propos du dialogue qu'il est en train de t'empêcher de lire ou d'écouter.

Bref, j'arrivais pas à comprendre cette façon de fonctionner mais maintenant, je sais, j'ai tout compris grâce à cette édifiante conversation en voiture sur le chemin de l'orthophoniste (c'est fou le nombre de trucs qu'Azraël peut t'expliquer en voiture mais faut dire aussi qu'il a toute latitude de parler à ce moment là surtout que tu peux pas vraiment te débiner en plus). Ce jour-là, j'avais les 2 monstros dans la voiture et Gargamel chantait pour la nième fois la chanson de Sonic (non non, inutile de demander un extrait, j'ai pitié de vous).

Rhaaaaa, il m'énerve Gargamel !

Qu'est-ce qui t'arrive Azraël ?

C'est Gargamel ! Il m'énerve ! Il fait trop de bruit !

Pfffpfffpfffpfff

(une Puce qui essaie désespérément de ne pas pouffer de rien et qui échoue lamentablement)

Maaaiiiiiis, c'est pas drôle maman !

T'as pas un peu l'impression que c'est l'hôpital qui se moque de la charité là. 

Ça veut dire quoi ?

C'est quand on reproche aux autres des choses qu'on fait soi-même.

Mais je crie pas moi !

Oui, mais tu fais trop de bruit aussi.

Alors faut que je parle comme ça

(dis en chuchotant)

Non Azraël. Il y a plusieurs façons de faire trop de bruit.

Je comprends rien.

Ben imagine que je suis en train de regarder un film et toi tu me parles. Pas fort, normalement simplement. Mais tu parles, tu parles, tu parles tout le temps. Et du coup, ben j'entends rien au film. Tu vois là, tu fais trop de bruit. A parler sans arrêt.

Je fais trop de bruit quand je parle tout le temps ?

(d'un ton quelque peu étonné)

Ben oui

Oui mais maman, tu comprends, je peux pas m'empêcher de parler. Parler ... c'est ma vie !

 

Allez savoir pourquoi, ce jour-là, je suis arrivée hilare chez l'orthophoniste. Y des jours comme ça !

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Ah d'accord, c'était donc ça l'explication !

16 août 2016

Le samedi, on se raffraîchit

Suite à une série de plébiscites enthousiastes, pour répondre à la demande d'Inferno Gran Mom et parce que chose promise, chose due, Pâtissus Gustus a décidé généreusement de vous faire partager sans attendre la sublime recette de la tarte royale aux pêches (recette piquée une fois de plus à Maîtresse Valérie mais ai-je vraiment besoin de le préciser).

Cette tarte, je l'ai déjà fait 3 fois, en version pêche-verveine et pêche-menthe. Et je compte bien tenter une pêche-romarin la prochaine fois. Pour l'instant, surtout par temps chaud, c'est la pêche-menthe qui a définitivement ma préférence, pour son côté rafraîchissant encore plus marqué. Mais je vois vos yeux se plisser de concentration, une lueur interrogative brillant tout au fond. Qu'est-ce que c'est donc qu'une tarte royale aux pêches ?

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C'est l'association diabolique d'une pâte sucrée (le truc qui ressemble à la pâte sablée mais qui n'est pas une pâte sablée), d'une crème diplomate parfumée à la verveine ou la menthe et d'un palet gélifié de purée de pêche blanche et de morceaux de pêches jaunes. Comme elle l'explique très bien dans sa recette, Valérie a rencontré un certain nombre de difficultés quand elle a réalisé cette recette. Je l'ai donc légèrement modifié et je n'ai personnellement eu aucun problème. Par contre, c'est au niveau des proportions que j'ai eu des surprises. Pâtissus Gustus ayant bien cogité, c'est donc une version modifiée de cette tarte que je vous propose aujourd'hui.

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Un bonheur n'arrivant jamais seul et vu les chaleurs des jours derniers, Pâtissus Gustus dans son immense bonté. Oui, faut que je le brosse dans le sens du poil en ce moment le Gustus, parce qu'il a une liste de desserts longue comme le bras qu'il veut essayer et moi, j'ai pas trop le temps donc il me faut impérativement le conserver de bonne humeur si je ne veux pas me retrouver devant mes fourneaux à 2h du mat. Dans son immense bonté disais-je, Gustus a décidé de partager avec vous 2 autres recettes spéciales grosses chaleurs, la salade pastèque feta (melon en option) et les crèmes glacées maison menthe et praliné. Non, vous ne rêvez pas, j'ai bien parlé de crèmes glacées maison. Mais attendez, il y a encore mieux. Non seulement elles sont maison et très bonnes mais surtout, elles sont réalisables intégralement par les monstros. Oui madame ! Non mais vous imaginez un peu la fierté de vos adorables têtes blondes lorsqu'ils vont déguster des glaces qu'ils ont réalisé eux-mêmes (bon, ok, avec un peu d'aide quand même mais vraiment très peu).

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Allez hop, on traîne pas, les fourneaux nous attendent. C'est parti pour les recettes, du plus simple au plus compliqué.

 

Salade pastèque-feta (inspirée par Pinterest, pour 2 gourmands)

  • 300g de pastèque
  • 100g de feta
  • 1 demi oignon (moyen à gros selon vos goûts)
  • du poivre
  • 2 CàS d'huile de noix (ou à défaut de l'huile d'olive)
  • 15 feuilles de menthe fraîche
  • en option : 150g de melon et 2 figues séchées

Détaillez la pastèque (et le melon) en morceaux, ni trop petits ni trop gros. Ça vous renseigne hein ! Coupez ou émiettez la feta en petits morceaux. Émincez finement l'oignon et ciselez les feuilles de menthe fraîches (et détaillez les figues en petits dés). Mettre l'ensemble des ingrédients dans le saladier de service, au moment de servir et seulement à ce moment là si vous avez des invités. C'est très important car la pastèque va rendre de l'eau et votre salade sera nettement moins présentable si elle est préparée à l'avance car elle baignera dans le jus de pastèque. Alors que si vous dressez au dernier moment, vous pouvez enlever le jus en surplus. Pour un usage "domestique", ce n'est cependant pas un problème. Vous pouvez la préparer à l'avance et même la veille si ça vous chante (mais je ne conseille quand même pas la veille). Poivrez puis mélangez un peu les ingrédients. Arrosez avec l'huile de noix. Il n'y a plus qu'à déguster.

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Grâce à la pastèque et sa richesse en eau, c'est une salade très rafraîchissante (encore plus avec la menthe fraîche) et le côté craquant de la pastèque est surprenant. C'est typiquement le genre de salade qu'on peut préparer le matin pour emmener en pique-nique car elle ne s'abime pas. Comme je disais, c'est juste la pastèque qui dégorge. D'habitude, je n'aime pas la feta que je trouve trop salée et d'un goût trop fort mais là, ça passe vraiment tout seul. Si vous aimez le côté sucré-salé, je vous conseille vivement l'ajout des figues. Elles se marient vraiment très bien avec le reste des ingrédients.

 

Glace facile sans sorbetière version menthe (pour 600ml environ)

  • 260g de crème liquide entière
  • 130g de lait concentré sucré
  • 5g de stabilisateur pour glace (facultatif mais ça apporte vraiment un plus pour que ça ne fonde pas trop vite)
  • 10g de sucre en poudre si vous utilisez du stabilisateur sinon c'est pas la peine
  • pour la version menthe : 10 gouttes d'huile essentielle de menthe ou 2g de feuilles de menthe fraiche

Bon alors, il y en a qui vont dire que j'exagère, que c'est la fan d'aromathérapie qui parle et que fut ma réserve d'huiles essentielles, c'est pas étonnant que je veuille en caser partout mais franchement, pour cette recette, je plébiscite l'usage de l'huile essentielle de menthe. C'est vraiment simplissime comparé à la menthe fraîche, ça vous permet de préparer votre glace le matin pour le goûter ou le dîner et ça rend la recette entièrement réalisable par un monstros, même hyper actif et avec la capacité de concentration d'un poisson rouge. En plus, on en trouve dans n'importe quelle pharmacie. Mais bon, si vous préférez la menthe fraîche, je vous indique aussi comment faire.

La veille, on commence par mettre le lait concentré sucré et la crème fraîche au frigo pour qu'ils soient bien froids le jour J. C'est mieux, mais ce n'est pas indispensable non plus.

Si vous optez pour la menthe fraîche, commencez par hacher grossièrement 2g de menthe pendant que vous aurez mis votre crème fraîche à bouillir. Dès les premiers bouillons, versez la crème sur les feuilles de menthe hachées. Laissez infuser 30 mn puis passer au mixer plongeant. Laissez à nouveau infuser 5 mn et filtrez. Réservez 180 g de crème dans un récipient où vous pourrez la monter en chantilly et placez au congélateur. Mettre les 80g de crème restant dans un récipient haut et étroit, typiquement le bol livré avec votre mixer plongeant et réservez au réfrigérateur. Bon alors, vous voyez pourquoi votre monstros aura un peu de mal sur ce coup-là et que l'huile essentielle de menthe c'est le saint graal !

Car si vous optez pour l'huile essentielle, vous oubliez tout ce qui précède, vous mettez simplement 180g de crème dans un récipient où vous la monterez en chantilly que vous placez au congel et vous passez directement à la suite de la recette.

Quand la crème est bien bien froide (en gros, les bords se sont congelés sur 1 cm environ), la sortir du congel et la monter immédiatement en chantilly (en crème fouettée en fait car il n'y a pas de sucre dedans). Pour cela, on commence à la fouetter au batteur en vitesse min puis on monte progressivement la vitesse. Attention à ne pas la monter trop ferme sinon on aura de mal pour faire le mélange ensuite. Pour ceux et celles qui douteraient que réaliser une crème fouettée soit facile, je vous jure qu'avec la technique du congel, Azraël a monté la sienne tout seul comme un grand et il a seulement 6 ans. Donc oui, la chantilly, c'est un jeu d'enfants ! On réserve la crème fouettée au frigo et on passe à la suite.

Dans un petit bol, bien mélanger le sucre et le stabilisateur. Dans un récipient haut et étroit (type bol vendu avec votre mixer plongeant), versez les 130g de lait concentré sucré froid, les 80g de crème liquide froide et le mélange sucre-stabilisateur. Si vous utilisez les huiles essentielles, c'est le moment de les mettre dans le mélange. Un bon coup de mixer plongeant dans tout ça pour bien homogénéiser.

Sortez la crème fouettée du frigo et versez 1/3 du mélange précédent dedans. Mélangez délicatement à la marise (même un monstros n'est pas nécessairement une brute). Le but est de détendre la chantilly sans qu'elle retombe. Ajouter le reste du mélange et mélanger toujours délicatement. Le truc génial si cette étape est réussie, c'est qu'on peut complètement oublié le turbinage.

Euuuh, la Puce, pause là ! C'est quoi le turbinage. C'est l'opération qu'on fait normalement à la sorbetière et qui consiste à éviter la formation de cristaux de glace dans la glace et d'y incorporer de l'air pour en aérer la texture. Quand on n'a pas de sorbetière, on peut faire un turbinage de la glace alors qu'elle est en train de prendre au congèl en la sortant toutes les 10 mn et en la mixant au mixer plongeant jusqu'à ce qu'elle ait trop épaissie pour que ce soit possible. Autant vous dire que c'est long (entre 40mn et 1h30) et galère. Dans ce cas, on fera prendre la glace dans le bol du mixer plongeant.

Bien sûr, si vous avez raté l'étape crème fouettée et son mélange, vous pouvez toujours turbiner (à la sorbetière ou au mixer) et si vous ratez le turbinage, vous aurez quand même une glace mangeable (si si, je vous jure) mais la technique que je vous propose donne vraiment une glace bien plus onctueuse.

Vous avez réussi votre mélange ? C'est parfait. Vous n'avez plus qu'à verser la préparation dans un bac à glace (moi, je recycle mes pots de crème glacée vides de 1l) et à laisser prendre au congélateur au moins 4h. Si vous passez par un turbinage, vous ne verserez le mélange en bac qu'une fois le turbinage achevé. Il ne reste plus qu'à déguster.

Vous pouvez remplacer la menthe par n'importe quelle huile essentielle de votre choix pour parfumer votre glace mais aussi par du cacao en poudre de bonne qualité (40g) pour une glace au chocolat, de l'extrait de café (1CS je pense) pour une glace au café etc ... Tant que vous ajoutez peu de liquide ou de masse, vous pouvez conserver ces proportions pour les ingrédients de la recette. Et bien sûr, on peut également agrémenter de copeaux de chocolat, de miettes de biscuits et de tout ce qu'on veut. Ces derniers ingrédients seront à ajouter au mélange final s'il est réussi, sinon, après le turbinage mais surtout pas avant (ben oui, sinon votre mixer plongeant va les réduire en purée).

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Bon, ok, pour la couleur, j'ai triché. Azraël voulait absolument une glace verte alors j'ai mis un peu de mes colorants en gel. Effet langue verte après dégustation garanti !

 

Glace facile sans sorbetière version praliné (pour 600ml environ)

  • 260g de crème liquide entière
  • 130g de lait concentré sucré
  • 5g de stabilisateur pour glace (facultatif mais ça apporte vraiment un plus pour que ça ne fonde pas trop vite)
  • 10g de sucre en poudre si vous utilisez du stabilisateur sinon c'est pas la peine
  • pour la version praliné : 50g de lait (demi écrèmé ou entier) et 70g de praliné en pâte, pas en poudre

On va faire court pour le dérouler de la recette, tout est détaillé ci dessus.

On fait sa crème fouettée comme précédemment.

On mélange le sucre et le stabilisateur et on l'ajoute au 50g de lait froid. On mélange bien. Dans un récipient haut et étroit, on met le lait concentré, les 80g de crème liquide, les 70g de pralin et le mélange lait-sucre-stabilisateur. On mélange le tout au mixer plongeant.

On incorpore délicatement à la marise 1/3 du mélange à la crème fouettée puis les 2/3 restants. On met en bac et on place au congel pour au moins 4h.

Pour une glace à la pistache, on remplace simplement les 70g de pralin par 70g de pâte de pistache, pour une glace aux marrons, on remplace le pralin par de la crème de marron mais là, j'ai pas les proportions parce que la crème de marron, c'est plus sucré que le praliné et j'ai pas eu le temps de faire cet essai encore.

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Ajout d'éclats d'amande caramélisés SUR la glace et pas DANS la glace parce qu'Azraël n'aime pas ça. Mais on peut sans problème les mettre dedans normalement.

 

Tarte royale pêche menthe (pour un moule de 24 cm et un insert 20 cm)

En réalisant les choses dans l'ordre présenté ici, vous devriez optimiser votre temps de préparation et finir votre tarte en moins de 3 heures.

Insert aux pêches

  • 1 boite de pêches au sirop (1/2 boite de 240g)
  • 300g de purée de pêche blanche toute prête (j'ai trouvé la mienne chez Zodio)
  • 15g de sucre
  • 6g de pectine NH
  • 40g de sirop de glucose ou de sucre inverti ou de miel d'acacia
  • un sachet de nappage type "Jolitarte" de Vahiné

On ouvre la boite de pêches au sirop. On sort les pêches mais on conserve précieusement le sirop (il va nous servir pour le nappage). On les éponge. Elles se présentent en principe comme des demis pêches. On coupe en lamelle 2 demi pêches et on taille le reste en cubes grossiers. On prend un cercle de 20 cm et on filme le fond avec du film alimentaire pour éviter les fuites quand on versera le coulis à gélifier dedans. On installe le cercle sur une plaque rigide ou une planche à découper (pour le transport tant que l'insert n'est pas pris). On dispose les lamelles de pêche à l'intérieur du cercle pour avoir un joli rendu (le fond deviendra le dessus de la tarte au final et on ajoute les cubes en veillant à ce qu'ils ne dérangent pas la disposition des lamelles de pêches.

Dans une casserole, on verse le coulis de pêches. On ajoute la pectine préalablement mélangée avec les 15g de sucre et on mélange bien à la cuillère magique (on peut donner un coup de mixer plongeant si on a l'impression que le mélange a fait des grumeaux). On porte alors à ébullition en remuant bien à la cuillère magique ou au fouet et on laisse cuire 1mn à partir de l'ébullition. Versez le coulis dans le cercle sur les morceaux de pêches. Laissez refroidir à température ambiante 15 mn avant de mettre au congel pour 2h environ, le temps que l'insert soit bien congelé.

Pour cette recette, il serait important de prendre de la pectine plutôt que de la gélatine. Il semblerait qu'on se heurte à un problème de rendu d'eau par les pêches avec la gélatine lorsqu'on décongèle l'insert. Je rappelle que la pectine peut être remplacée par du vitpris si on n'en trouve pas près de chez soi. Il faut compter environ 34g de vitpris pour remplacer 6g de pectine NH.

Pâte sucrée

  • 100g de beurre pommade bien bien mou
  • 50g de sucre glace
  • 200g de farine T55
  • 2g de sel
  • 40g d'oeuf (précisément)
  • 15g de poudre d'amande
  • un jaune d'oeuf + 1/5 de son poids en crème liquide

Dans un saladier, mettre tous les ingrédients sauf l'oeuf. Mélangez pour bien "sabler" l'ensemble. Ajouter alors l'oeuf et travaillez juste ce qu'il faut pour avoir une pâte homogène. Il ne faut pas insister. Faire une boule et l'étaler entre 2 silpat ou 2 feuilles de papier sulfurisé sur une épaisseur de 2-3 mm. On la place alors au frigo pour qu'elle durcisse et soit facilement manipulable pour chemiser notre moule, ce qui prend environ 30-40 mn. Pendant ce temps, mettre le four à chauffer à 160°C en chaleur tournante et passez à la réalisation de la crème diplomate.

Quand la pâte à durcir, la sortir du frigo et enlever une des silpat (ça se décolle tout seul normalement). Retourner la pâte sur le moule à tarte ou le cercle de 24 cm et enlever la 2ème silpat. Chemisez le moule, couper le surplus (il en reste pas mal normalement) et piquez bien. Normalement, on devrait remettre au four pour 1h mais si vous êtes pressés, enfournez au milieu du four immédiatement. J'ai fait les 2 et franchement, j'ai pas vraiment vu la différence. Et c'est parti pour 15 mn de cuisson.

Mélangez le jaune d'oeuf et la crème. Après 15 mn, sortez le fond de tarte du four et badigeonnez tout le fond et le bord avec le mélange. Cela va imperméabiliser la pâte. Remettre au four pour 15 mn environ. La pâte doit être bien dorée mais pas trop sinon elle devient très dure. Laissez le fond de tarte refroidir sur une grille.

Crème diplomate

  • 2,70g de gélatine (ou 1,5 feuilles de 2 g)
  • 10 gouttes d'huile essentielle de menthe ou de verveine (la soluce zéro boulot) ou 2g de feuilles de menthe ou de verveine citronnelle (galère comme on l'a vu avec la glace)
  • 167g de lait (demi écrémé ou entier)
  • 34g de sucre
  • 17g de maïzena
  • 27g de jaune d'oeuf
  • 14g de beurre
  • 134g de crème liquide entière très froide

Si on a opté pour les 2 g de menthe ou verveine, on procède comme pour la glace pour faire infuser mais dans le lait au lieu de la crème sinon, on ajoutera l'huile essentielle à la fin et on commence par hydrater la gélatine en poudre dans 16g d'eau. Versez la crème liquide dans le récipient où vous la monterez en chantilly et placer l'ensemble au congélateur.

Dans un saladier, versez jaune d'oeuf, sucre et maïzena et bien mélangez (mais inutile de blanchir) à la cuillère magique ou au fouet. Mettre le lait (infuser ou non) à chauffer. Au premier bouillon, hors du feu, versez doucement sur le mélange sucre, oeuf, maïzena en mélangeant bien. Remettre dans la casserole et remettre à cuire à feu vif en fouettant constamment. Dès les premiers signes d'épaississement, retirez du feu sans cesser de remuer. Quand la crème est bien lisse, ajouter la gélatine réhydratée et bien mélangez puis le beurre coupé en petits dés et mélangez. La crème obtenue doit être lisse et brillante. Étalez la crème sur un film plastique, un papier sulfurisé ou dans un plat et laissez refroidir à température ambiante, surtout pas au frigo ou bien la gélatine commencerait à prendre.

Normalement, votre crème liquide est assez froide pour être monter en chantilly. Sortez la du congel et montez la au batteur électrique en chantilly pas trop ferme. Réservez au frigo jusqu'à ce que la crème pâtissière soit froide. Quand elle est froide, mettre cette dernière dans un saladier (normalement, elle se détache sans problème). Détendez là en la remuant avec une marise pour qu'elle retrouve toute sa souplesse. Ajoutez 1/3 de la crème fouettée et mélanger pour achever de la détendre. On peut alors ajouter le reste de crème fouettée et mélanger délicatement à la marise pour ne pas faire retomber la chantilly. Mettre dans une poche munie d'une douille cannelée et réservez au frigo pendant 1h.

Normalement, à ce stade, votre fond de tarte est froid et votre insert est pris. Il va falloir le napper. On sort l'insert à la pêche du congel et on le dispose sur une grille. On prépare le nappage en suivant les instructions sur le sachet et en utilisant le sirop de pêche en guise de liquide (qu'on complète avec de l'eau si besoin). On peut éventuellement ajouter de la vanille en poudre ou des graines de vanille. Une fois le nappage prêt, on le verse directement sur l'insert congelé. Il faut faire vite car l'iinsert étant congelé, il va prendre immédiatement. On laisse de côté l'insert nappé et on s'attaque au garnissage du fond de tarte.

On place le fond de tarte sur le plat de service. On sort la crème diplomate du frigo et on en garnit le fond de tarte en partant du bord et en gagnant le centre. On place alors l'insert bien au centre. On poche la crème tout autour pour la déco. On peut également mettre quelques lamelles de pêche fraîches sur le dessus de l'insert pour la déco.

On réserve au frigo pendant quelques heures, le temps que le palet de pêches se décongèle. Il ne reste plus qu'à se régaler.

30 juillet 2017

Opération Déstockage #5 : Liberty ? Pitètre pô !

Oulala, mais on est le 30 ! Mais où c'est ti que tu as mis ta tête la Puce ?

Ben franchement, j'en sais rien ?

Heureusement que tu te réveilles enfin !

Oui mais bon, en même temps, je suis en vacances là normalement

En vacances ou non, c'est pas une raison : le 30, c'est le 30 et puis c'est tout !

C'est vrai que ce serait ballot de rater la date avec une cousette prête depuis un mois et qui n'attendait que ça.

Je t'avais bien dit de le programmer ce post enfin !

Bref résumé de la conversation de la Puce avec elle-même précédent la rédaction et la publication in extremis de ce post. Car oui, la Puce avait anticipé ses congés et pris le temps de coudre une bricole tout spécialement pour le défi Déstockage de Ta'Thilde, une Datura en fait (le petit haut de Deer&Doe), un modèle déjà réalisé pour le défi de la Saint Patrick de la Lune à Coudre. Mais comme la Puce n'a, comme on le sait depuis longtemps, qu'un pauvre et unique neurone encore en état de fonctionnement et qu'il a été fort sollicité ces derniers temps, elle a complètement oublié de rédiger son post. Non mais franchement, quelle tête en l'air quand même.

Alors bon, voilà, c'est moi Couturus qui m'y colle. Eh oui, les démons de la couture s'y connaissent aussi en blog. D'ailleurs, il ne faut pas croire tout ce qu'on lit sur nous. Les démons et la technologie s'entendent parfaitement ! C'est d'ailleurs grâce à ça qu'on est capable de vous pourrir aussi bien la vie. Vous ne pensiez quand même pas que les outils de haute technologie étaient souvent en panne parce qu'ils étaient hautement complexes ? Non non, c'est juste une couverture permettant à mes congénères d'agir en toute impunité.

Bref, revenons à notre Datura. Il se trouve que j'ai très envie de coudre pas mal de jupes ses derniers temps et surtout un petit corsaire. Mais la Puce rechigne sous prétexte qu'elle n'a pas de petit haut à mettre pour aller avec. Déjà qu'elle n'en a qu'un pour aller avec son jean Bella qu'elle m'a dit. C'est là que l'idée de faire une nouvelle datura dans un de ses tous nouveaux coupons de Liberty m'est venu. Sauf que, en cherchant lequel prendre, on est tombé sur un vieux reste de coton à imprimé Liberty (du faux quoi, mais avec lequel on a déjà fait des tas de trucs sympas). Il n'y en avait pas tout à fait assez et j'ai donc dû doubler la partie haute avec un voile de coton rose mais c'était tout de même le projet parfait pour liquider ce reste de faux Liberty et faire un peu de place. En plus, j'ai aussi dégoté dans le stock une petite dentelle assortie et Fimus a gentillement accepté de me fabriquer des boutons pour aller avec.

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Le devant

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Et le dos

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Les boutons faits par Fimus (Renard ou raton laveur, on se pose encore la question)

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Gros plan sur l'encolure.

Au final, ça donne cette petite chose. Pour une obscure raison, il est plus ajusté que la version précédente et coince un peu au niveau de la poitrine.

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La Puce râle que j'ai encore dû faire un truc qu'il fallait pas (vous aurez remarqué qu'elle râle beaucoup la Puce en ce moment, faudrait peut-être que je demande à Enquiquinus d'y aller mollo parce que ça fait quand même sérieusement baissé ça productivité couturesque tout ça). Mais moi, je suis certain que c'est sa faute à elle. C'est vrai quoi, un démon de la couture ne peut faire aucune erreur c'est bien connu enfin ! Mais bon, j'arriverais bien à la convaincre de le mettre quand même ce petit haut, surtout quand on aura enfin fait ce fameux corsaire.

16 juillet 2016

Bermuda monstrueux

Certaines fois, Couturus m'approvisionne avec les tissus les plus improbables. J'ai comme ça dans mon placard à tissus une espèce de jersey éponge vert fluo chiné (non non, je blague pas, un truc pareil, ça existe) que je me demande encore ce qu'il lui a pris d'acheter un truc pareil et que commander sur le net, c'est pas toujours une excuse valable non mais des fois !

Bien caché sous cet aveuglant coupon (je vous jure qu'il est hyper fluo flashy ce jersey éponge qu'il en fait mal aux yeux), un autre petit coupon de jersey éponge imprimé d'un tas de petits monstres essayait désespérément de se faire oublier, sûrement afin de ne pas finir torturé par un quelconque monstros. Ben oui, le pauvre se doutait bien du terrible destin l'attendait : être transformé en pantalon ou en short pour des sérial killer de pantalons.

Dommage pour lui, en rangeant par inadvertance mon placard (je range toujours par inadvertance, jamais volontairement), j'ai mis la main dessus et comme le même jour, j'ai repéré le superbe short en jersey (le modèle Cyriel) du dernier "Maison Victor" (celui de mai-juin 2016) et que le soleil était revenu, j'ai immédiatement laissé tomber tout ce que je faisais pour le coudre. Pour la première version de ce modèle et vu que ce serait le premier vêtement pour enfants de cette marque que je cousais, j'ai choisi de le réaliser pour Azraël, un modèle quand même nettement plus coopératif et facile à satisfaire que Gargamel. Le tissu monstrueux étant gris clair à motif noir, j'avais peur que l'ensemble soit un peu terne alors j'ai rajouté un passepoil en jersey noir pour souligner la découpe au dos.

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Dans l'ensemble, ce modèle ne présente pas de réelles difficultés. Il est à mon avis à la portée d'une débutante (peut-être pas une grande débutante mais peu d'expérience me semble requise pour le réussir) d'autant que les explications et les dessins ne sont pas trop mal faits pour une fois. J'ai été un peu déroutée au début qu'on couse l'entrejambe en premier, moi qui ait l'habitude de le faire en dernier avec les modèles japonais qui constituent l'essentiel de la garde-robe réalisée pour les monstros. Mais c'est vrai qu'avec les découpes au dos, procéder en cousant l'entrejambe en premier est nettement mieux.

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Euuh, Azraël, si tu veux jouer les caïds, tu devrais quand même oublier la tétine là !

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Et le voilà qui fait sa star maintenant !

Niveau adaptation du patron à la taille de l'enfant, la maison Victor est nettement moins généreuse sur la quantité de mensurations adaptables que le magazine Ottobre mais l'essentiel est là : tour de taille et tour de hanche. Azraël ayant un bidon bien rond, j'ai choisi de me baser sur son tour de taille et c'était parfait. Comme quoi, les modèles semblent tailler correctement (mais ce sera à confirmer sur la longueur des pantalons.

J'avoue être enchantée de ce petit modèle qui a bien plu à son propriétaire, en particulier grâce à un nombre de poches conséquent. Je vais peut-être même tenté le bermuda vert fluo flashy qui t'éclate les mirettes. Et comme il ne semble posséder aucun des défauts rédhibitoires pour Gargamel et que ce modèle va jusqu'à sa taille (entre 12 et 14 ans quand même), je le tenterai probablement pour lui aussi.

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28 juin 2016

Trou de mémoire

C'est l'histoire d'un poisson jaune et bleu qui a encore moins de mémoire qu'un poisson rouge. Vous voyez de qui il s'agit ? Non ? Ben c'est que vous n'avez pas de monstros dans vos relations vous alors.

Le poisson en question, c'est Dory, l'un des personnages principaux du Monde de Némo de Disney. Pourquoi je vous parle de Dory ? Parce que ce week-end, on est allé voir le Monde de Némo 2. Ah non, pardon, c'est pas ça le titre. Ils ont fait dans l'originalité chez Disney. Nous sommes donc allés voir Le monde de Dory avec les monstros. Ben je vais vous dire un truc, âme sensible s'abstenir sous peine de vous voir transformé subitement en madeleine larmoyante.

 le monde de Dory affiche

Alors pour ceux qui ne connaîtrait pas du tout, Dory est une gentille petite poissonne qui souffre de troubles de la mémoire immédiate. En gros, elle oublie tout au fur et à mesure. Et comme ça dure depuis sa naissance, elle a quasiment pas de mémoire du tout en fait. Quand elle fait la connaissance de Marin et Némo dans Le monde Némo, elle ne sait donc pas d'où elle vient et ne se rappelle pas de sa famille. Dans ce nouvel opus, des souvenirs lui reviennent, en particulier sur le fait qu'elle aurait des parents et sur l'endroit d'où elle pourrait venir. La voilà donc qui se lance dans une traversée de l'océan, en compagnie de ses 2 amis poissons clowns, à la recherche de sa famille.

Autant passer la scène du début dans le premier opus, le reste du film était plutôt léger, autant ce nouveau volet est nettement moins drôle. Alors attention, ça reste un bon film hein et on ne s'ennuie pas. Mais si j'en crois les réactions d'Azraël (qui a passé la séance blotti sur mes genoux la tête nichée dans mon cou à intervalles réguliers avec des "j'ai peur maman" tout aussi réguliers) et les larmichettes que j'ai moi-même écrasé discrètement, mieux faudrait ne pas aller le voir avec un angoissé chronique de l'abandon ou de la perte affective parce qu'il va entrer en pleine crise et en sortir traumatisé c'est à peu près sûr. C'est qu'au niveau trucs angoissants, à peu près tout y passe. Les parents inquiets parce que leur petite fille chérie n'est pas comme les autres, les scènes de jeunesse de Dory où on peut prendre toute la mesure de son handicap (si si, c'est vraiment traité comme l'exposé d'un handicap avec problème d'intégration, de confiance en soi etc ...), les réminiscences sur comment qu'elle a fini par oublier jusqu'à sa famille et j'en passe. Bref, je lui ai trouvé un petit côté anxiogène quand même assez prononcé.

Indépendamment de ça, il y a aussi des scènes rigolotes tout au long du film (heureusement d'ailleurs). On y découvre un Marin qui finit par réfléchir comme une Dory, un Némo qui n'hésite pas à faire la leçon à son papa, une pieuvre surdoué du camoufflage qui rêve de finir sa vie dans un aquarium, une requin baleine myope comme une taupe et un bélouga qu'a les plus puissantes lunettes du monde. Bref, on ne s'ennuie pas un instant.

Un bon Disney donc mais que je ne recommanderais pas à tout le monde, uniquement aux enfants sereins en toute circonstance ou en âge de comprendre et de faire la part des choses.

Cette bande annonce, c'est la première que j'ai vu juste avant qu'on aille au cinéma.

Ca, c'est la bande annonce que j'ai vu depuis. Ben elle reflète bien mieux l'atmosphère du film que la première à mon avis, surtout la première partie.

15 juin 2016

Le samedi, c'est petits biscuits

Et voilà, Gustus a encore frappé. Mais pas de gâteaux compliqués cette fois, tout est dans la simplicité, rien que du monstros compatible (à condition toutefois d'être prêt à les regarder se lécher les doigts en permanence et à les imiter sans vergogne). Au menu, LE truc irrésistible pour moi, des biscuits 100% sucre amande et blanc d'oeuf, irrésistible à double titre car je suis dingue des amandes et ça m'écoule mes blancs d'oeufs avec infiniment moins de travail que les macarons. Mais quelle est donc cette petite merveille ? Les amarettis. Eh oui, encore une spécialité italienne, comme les cantuccinis. (Et comme la plupart de mes recettes, celle-ci vient du merveilleux site de Maîtresse Valérie)

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Ça donne envie hein !

Ces petits biscuits n'ont l'air de rien mais ils sont à tomber. C'est fondant, tout moelleux et ça se conserverait très bien dans une boite ou un sachet plastique hermétique si ça n'était pas dévoré de façon quasi instantanée. Car il faut être clair et objectif, le durée de vie d'un amaretti à la machine à café du labo est proche du néant. Alors certes, c'est un peu long à façonner et on s'en met vraiment plein les doigts mais c'est tellement bon, si facile à faire et inratable (contrairement aux macarons) !

Mais comme à la maison, je suis la seule à être une fanatique de la poudre d'amande et qu'il en faut quand même bien pour tous les goûts, on a fait un petit atelier cuisine avec Gargamel. Et rien de tel pour le motiver que de réaliser son pêché mignon : les cookies. Eh oui, chacun ses goûts. Ça fait un sacré bout de temps que je cherche une recette de cookies sympas qui ne me donne pas l'impression de manger de la pâte mal cuite ou farineuse. Cette recette là est vraiment pas mal du tout. D'abord parce qu'on obtient des cookies tout moelleux quand on les déguste tout chaud à la sortie du four.

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Mais pourquoi ai-je subitement envie de lécher mon écran ?

Ensuite parce qu'en refroidissant, ils deviennent certes durs mais restent bien fondants en bouche et sont un pur délice trempé dans un café ou une tasse de lait chaud. Et puis parce qu'ils se conservent très bien en gardant leur croquant et leur fondant. Et là, j'ai eu l'occasion de tester la conservation sur une semaine dans un sachet zippé et c'est parfait, à condition de rester loin de la machine à café parce que sinon, la durée de vie du cookie ne dépasse à peine celle des amarettis. Mais c'est surtout leur goût qui m'a fait fondre. Un goût particulier qui n'est pas sans me rappeler vaguement celui des speculos, sans doute un effet de la vergeoise brune qui fait partie de la recette. Allez, je ne vous fais pas languir plus longtemps. Voilà les recettes.

Amarettis moelleux à la pistache (pour environ 12 pièces)

D'abord, précisons pour celles et ceux qui n'auraient pas de pâte de pistache qu'on peut la remplacer sans souci par un mélange 50/50 de poudre de pistache ou d'amande et de sucre.

  • 35g de blanc d'oeuf (soit à peu près le blanc d'un gros oeuf)
  • 50g de sucre
  • 120g de poudre d'amande
  • 20g de pâte de pistache (si vous n'aimez pas la pistache, vous pouvez vous en passer, il faudra seulement utiliser 60g de sucre au lieu de 50).
  • 1 pincée de sel (soit environ 1g)
  • du sucre glace

Pour celles et ceux qui n'auraient pas de pâte de pistache et ne souhaiteraient pas s'embêter à en faire ou en acheter, vous pouvez remplacer les proportions sucre, amande, pistache ainsi :

  • 60g de sucre
  • 60g de poudre d'amande
  • 60g de poudre de pistache
  • 1 goutte d'extrait d'amande amère (ça fait ressortir le goût de la pistache)

On commence par mettre dans un saladier le blanc d'oeuf, le sucre et la belle pincée de sel. On attrape son petit fouet électrique et c'est parti pour monter sa meringue dans la joie et la bonne humeur. Avec autant de sucre mis d'office, on procède doucement, c'est-à-dire qu'on se conduit pas comme une brute et on commence à monter la meringue à petite vitesse. Quand ça mousse, on augmente la vitesse progressivement jusqu'au maximum. Dès qu'on a le fameux bec d'oiseau, on s'arrête.

Si on a de la pâte de pistache, c'est maintenant qu'on l'ajoute et on redonne un petit coup de fouet juste pour homogénéiser tout ça mais surtout, on n'insiste pas. On ajoute alors la poudre d'amande (et la poudre de pistache si on a opté pour cette façon de faire). On mélange le tout délicatement à la marise en faisant attention à ne pas casser la meringue.

C'est le moment de mettre votre four à chauffer à 150°C chaleur tournante car on va commencer à façonner les amarettis. On recouvre de papier sulfurisé ou d'une silpat une plaque à pâtisserie. On façonne des boules de pâte qu'on roule dans le sucre glace. Au passage, la pâte est EXTRÊMEMENT collante. Je ne saurais donc trop vous conseiller de bien vous enduire les doigts de sucre glace (comme on le fait de farine quand on travaille une pâte à tarte) pour éviter que cela ne vous colle trop au main. Après, si vous préférez passer votre temps à vous lécher les doigts, c'est votre affaire !

On dispose les boules sur la plaque et on creuse une petite dépression avec le pouce pour le fun. Pour la déco, on peut placer une pistache entière dans le creux formé.

Il ne reste plus qu'à enfourner avec la grille placé au milieu pour 12 mn pas plus. Les amarettis, pour rester bien moelleux doivent rester bien blanc. On les laisse donc vraiment pas du tout colorés ! Une fois cuits, on les laisse sur une grille à refroidir. Et voilà, il ne reste plus qu'à déguster.

Cookies :

  • 140g de beurre mou
  • 100g de sucre
  • 100g de vergeoise brune (ou cassonade)
  • 1 oeuf
  • 240g de farine fluide
  • 1/2 cc de bicarbonate
  • 3/4 cc de levure chimique
  • 1/2 cc de sel
  • 200g de pépites de chocolat.

Préchauffer le four à 180°C chaleur tournante. Dans un saladier, tamiser farine, sel, bicarbonate et levure. Dans un autre saladier, fouettez au fouet électrique (ou alors dans un robot si vous en avez un) le sucre, la vergeoise et le beurre jusqu'à ce que ce soit bien mousseux (j'aurais bien dit blanc et mousseux mais avec la vergeoise brune, aucune chance que ce soit blanc même si ça va franchement virer au marron clair). On ajoute l'oeuf et on continue à battre jusqu'à ce que la préparation soit bien homogène.

Ajouter ensuite peu à peu les ingrédients préalablement tamisés. Au début, on peut mélanger au fouet tant que c'est assez liquide. Ensuite, il faudra terminer à la spatule ou à la main. Dès que le mélange est à peu près homogène (il faut travailler la pâte le moins possible), ajouter les pépites de chocolat (ou tout autre garniture de votre choix comme des fruits secs par exemple) et finir de mélanger.

Il ne vous reste plus qu'à façonner vos cookies à la taille de votre choix. Personnellement, j'opte pour l'équivalent d'une cuillère à soupe de pâte par cookie.

On dispose les cookies sur un plaque à pâtisserie garnie d'une feuille de papier sulfurisé ou d'une silpat.

Petite astuce : si vous voulez que vos cookies s'étalent le moins possible à la cuisson, placez les cookies façonnés au réfrigérateur au moins 30 mn (1h, c'est encore mieux) avant de les mettre à cuire. Le temps de cuisson ne sera pas rallongé mais les cookies s'étaleront moins.

Il ne reste plus qu'à enfourner à mi-hauteur pour 12-14 mn selon la taille de vos cookies. Il faut simplement qu'ils aient commencé à dorer sur leur périphérie. A la sortie du four, vous aurez l'impression qu'ils sont tout mous et pas assez cuits. C'est normal, ils vont durcir en refroidissant. Résistez donc à la tentation de prolonger la cuisson. Vous pouvez les laisser sur le papier ou la silpat le temps qu'ils sont devenus manipulables mais il faudra quand même les retirer de la plaque à pâtisserie.

Une fois assez durcis, mettez les à refroidir sur une grille. Et voilà !

Bon appétit !

 

 

1 juin 2017

Les bons mots d'Azraël - tome 12

Dans certaines tribus, le passage à l'âge adulte est marqué par une épreuve ou un test quelconque voir une cérémonie. Dans nos pays occidentaux, ce serait plutôt la puberté qui marquerait ce passage. Mais chez les Inferno, c'est encore différent. Et tout a commencé un soir, alors qu'Azraël était sagement assis sur le canapé en train de fixer sa gambette d'un air concentré.

Maman, tu peux me donner un crayon ?

Un crayon ? Mais pourquoi faire ?

C'est pour enlever le truc que j'ai sur la jambe.

Hein ? Attends là. Si je comprends bien, tu veux un crayon pour gratter ta jambe.

Ben oui

(me demandez pas ce qu'il s'imaginait faire exactement, j'en ai pas la moindre idée)

Montres moi ça d'abord. Ah oui mais non. Là, tu peux gratter tant que tu veux, ça partira pas. C'est un grain de beauté mon coeur.

Un grain de beauté ! Comme toi ?

Oui, un grain de beauté comme ceux que j'ai.

Mais alors, ça veut dire que je deviens adulte ça non ?

(les yeux brillants et le ton plein d'espoir)

Euh mais oui bien sûr mon coeur !

Ben oui, j'allais pas lui casser sa baraque quand même, le pauvre choux. Notez donc bien que chez les Inferno, le passage à l'âge adulte est conditionné à l'apparition des grains de beauté sur les gambettes. Oui parce que des grains de beauté, il en avait déjà dans le dos mais bon, comme il ne les voit que dans le miroir, ils comptent pas semblerait-il.

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Waouh, je deviens adulte !

 

27 mai 2017

Le samedi, c'est brioche à l'infini

Piouuuu, j'ai bien cru que j'en verrai jamais le bout de mes tests de brioches mais avec l'aide de D'Artagnan, on a fini par y arriver. C'est qu'il y en a des recettes pour cette délicieuse gourmandise, et pas qu'un peu ! A peu près autant de recettes que de blogs culinaires et de livres de cuisine. Et on lit un peu tout et n'importe quoi sur les ingrédients à y mettre, la façon de les faire, les trucs hyper super méga importants que si tu les fais pas tu joues ta vie ou au moins celle de ta brioche qui sera foutue !

Alors bien sûr, je n'ai pas la science infuse de la brioche (seulement gonflée à la limite à moins que ce soit ma caboche qui enfle aller savoir) mais j'ai testé pas moins de 12 recettes différentes, plus 5 recettes de baguettes viennoises et 4 de pains au lait (autant vous dire que sans D'Artagnan, jamais au grand jamais, je n'en aurais testé autant et j'aurais probablement oublié pour toujours l'idée même de faire des brioches). Alors du coup, j'ai quand même acquis une certaine expérience de la chose que je me propose de vous faire partager.

C'est donc parti pour La brioche (celle qu'on mange hein, pas celle qu'elle va nous donner) leçon 1. Et on va commencer par faire une croix sur 2 idées reçues qu'on retrouve régulièrement. Non, il n'est pas indispensable d'avoir de la levure fraîche pour faire de la brioche (c'est peut-être meilleur, je sais pas, j'ai jamais essayé). La levure déshydratée fonctionne très bien. Et non, il n'est pas nécessaire de faire attention à la façon donc on place les ingrédients dans le bol pour que surtout SURTOUT la levure ne touche pas le sel sans quoi tu te transformes en serial killer de levure que Dexter a côté c'est qu'un enfant de coeur. Il y a juste une astuce toute simple à utiliser : tu mélanges simplement le sel avec tes autres ingrédients secs avant d'ajouter la levure et le tour est joué.

Ensuite, vous trouverez peut-être (et même sûrement), des recettes où on vous donne les proportions de levure fraîche à mettre et de levure déshydratée correspondantes sans rien changer à la façon de faire votre brioche. Quand la levure est délayé dans un liquide, pas de souci. Vous pouvez suivre les instructions à la lettre et tout devrait bien se passer (enfin, si la recette est bonne hein parce que sinon, je garantis rien moi). Mais quand votre levure n'est pas délayée, même si la recette vous dit d'utiliser de la levure déshydratée et de l'ajouter telle quelle à votre pâte, ne l'écoutez SURTOUT PAS ! J'ai été sage (eh oui, ça m'arrive ... mais pas souvent). J'ai fait comme on m'a dit, surtout quand c'était un grand chef ou un blog de référence. Ben à chaque fois, c'était la cata. Et c'est bien normal. Si, sur le sachet, on vous dit de réhydrater la levure avant utilisation, c'est qu'il y a bien une raison quand même ! Alors dans ces cas là, mon conseil, c'est dilué votre levure dans 10g d'eau. C'est pas beaucoup mais ça vous donnera une pâte qui, elle, a une chance de s'incorporer correctement au reste de votre préparation.

Et voilà, cette première leçon est finie. Vous avez bien tout compris ? Ok, alors on passe à la seconde leçon : le pétrissage. On lit souvent que le pétrissage est hyper important, qu'une bonne brioche doit se pétrir longtemps et tout et tout. Alors c'est vrai et c'est faux. Tout dépend de la recette en fait et principalement de la quantité de beurre dedans. En gros, plus il y en a, plus il faut pétrir longtemps, surtout si on a pas utilisé la technique du tangzhong pour aider à la levée. Du coup, pour une recette type pain brioché, 10 mn de pétrissage à la main sont tout à fait suffisantes pour avoir un beau pain bien gonflé mais il faudra bien compter 30 mn de pétrissage au robot (alors à la main, je vous dis pas) pour une brioche 100% pur beurre. Mais pourquoi donc me direz-vous ? C'est une histoire de gluten, ou plus exactement, de réseau de gluten. Le gluten, c'est cette molécule qu'on trouve en plus ou moins grande quantité dans les farines de blé (et accessoirement, la bête noire d'un bon nombre d'allergiques). Et quand on pétrit la pâte, ces molécules s'organisent de sorte à créer un réseau, une sorte de filet qui donne son élasticité à la pâte. Du coup, celle-ci peut gonfler et se déployer tout en conservant à l'intérieur le gaz carbonique dégagé par la levure quand elle se multiplie. Si ce réseau est bien développé, pas de problème. Le gaz est piégé et la pâte gonfle à fond les ballons. Mais s'il est peu développé ou inexistant, le gaz s'échappe et la pâte ne lève pas. Or, plus on a de corps gras, plus il faut de temps pour que le réseau s'établisse (et plus il faut de temps à la levure pour se multiplier soit dit en passant). Le rôle du pétrissage, c'est justement de favoriser la fabrication de ce réseau.

Voilà, fin de la seconde leçon et on va s'arrêter là (davantage, ce serait indigeste et ce serait bien dommage vu qu'on cause de brioches) pour passer au plus intéressant : les recettes ! De tous mes essais, je n'en ai retenu au final que 4 :

  • la brioche facile à faire et à tresser (de composition proche d'un pain brioché ou d'une baguette viennoise). Ce n'est pas la plus savoureuse mais elle n'est pas mauvaise et si vous voulez épater la galerie avec une jolie tresse, c'est celle que je vous conseille.

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Les grains de sucre sont sympas mais ne sont pas obligatoires

  • la brioche au beurre mais pas trop. Sans lait mais avec une bonne dose de beurre, elle est plus délicate à réussir que la précédente, surtout dans sa version tressée. Je vous conseille plutôt de la faire dans un moule pour qu'elle conserve un beau gonflant. Mais ce n'est pas obligatoire.
  • la brioche pur beurre que tu deviens Rambo si tu la pétries sans robot, que tu dois avoir la patience du Boudha pendant la levée et que sans un moule pour la cuire tu obtiens une galette bien moche et immangeable. C'est la plus difficile à réussir mais la meilleure au goût y a pas photo (enfin si, y a une photo).

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Cuisson dans un moule à savarin et oui, je suis dingue des petits grains de sucre !

  • les pains au lait de la mort avec vidéo démonstrative de comment tu façonnes ton petit pain où tu verras en vrai de vrai mes petites mimines à l'oeuvre. L'unique recette que j'ai retenu de pâte levée qui ne soit pas une brioche, toutes les autres étant vraiment vraiment trop décevantes et la seule recette jamais testé où les levées se font principalement au frigo et en un temps record ! Oui, tu peux préparer tes petits pains tranquillou le matin et les déguster au goûter voir au café.

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Alors comme ce serait un peu long de détailler les 4 recettes maintenant, on va commencer par la recette des pains au lait et je vous donnerai les autres dans de prochains posts. Cette recette permet d'obtenir des petits pains peu sucrés comme je les aime, bien moelleux et qu'on peut facilement couper en 2 pour faire des tartines (pour le plus grand bonheur des monstros qui se sont régalés en réclamant du Nutella maison dessus). Bien sûr, rien ne vous empêche de mettre un peu plus de sucre dans la pâte si vous les voulez plus sucrés.

Les pains au lait (pour 10 petits pains environ)

  • 300 g de farine T45 (ou de gruau c'est encore mieux mais j'ai du mal à en trouver moi)
  • 110 g de lait
  • 5 g de sel
  • 30 g de sucre
  • 5g de levure de boulangerie déshydratée (ou 15g de levure fraîche)
  • 2 gros oeufs (environ 120-130 g). Vous les battez et vous mettez d'un côté 100 g pour la pâte et le restant vous servira pour la dorure
  • 85 g de beurre mou limite pommade (en gros, votre doigt s'enfonce dedans sans problème) coupé en dés

Faire tiédir le lait et délayer la levure dedans. Laissez la se réhydrater quelques minutes. Dans le bol de votre robot (ou un grand saladier), mettre la farine, le sel et le sucre. Mélanger bien à la cuillère, la spatule, la marise ou ce que vous voulez.

C'est vraiment LA grosse astuce pour ne pas s'embêter avec la levure de boulangerie. Du moment que le sel est mélangé dans une grande quantité de farine, il n'y a aucun problème, aucune précaution à prendre quand on ajoute la levure. Ca va tout seul. Je procède maintenant toujours comme ça et je n'ai jamais eu aucun souci. Une fois que la levure est bien réhydratée, on ajoute le mélange lait levure et les 100 g d'oeufs au mélange farine sucre sel. Et c'est parti pour 15 mn de pétrissage à vitesse moyenne. Si vous pétrissez à la main, il vous faudra pétrir jusqu'à ce que le mélange soit parfaitement homogène et daigne coller un peu moins à vos mains parce qu'il faut pas rêver, ça va coller et pas qu'un peu.

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Oui, ça colle. C'est homogène mais ça colle. Et c'est franchement pas appétissant non plus.

On ajoute alors le beurre petit à petit. Puis on pétrie à vitesse réduite pendant 20 mn. Une fois de plus, c'est nettement plus long à la main. Dans les 2 cas, on arrête pas avant que la pâte se détache parfaitement des parois du bol. On fait une boule qu'on laisse dans le bol ou le saladier et on filme ce dernier. On laisse alors reposer la pâte 20 à 30 mn à température ambiante.

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Après l'ajout du beurre, au début du pétrissage, ça colle toujours à fond.

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Après 20 mn, on obtient une belle pâte lisse et brillante qui ne colle plus au bol (ou presque)

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Et un gros plan pour bien voir le réseau de gluten. Les espèces de fil sur la pâte, c'est le réseau !

Après ce temps, on va dégaze et rabattre la pâte. On farine donc son plan de travail et on met sa boule de pâte dessus (si vous avez l'impression que ça n'a pas levé, c'est pas grave, vous verrez qu'il y a quand même du gaz dedans). On farine bien ses mains et on écrabouille allégrement notre pâte en cercle (pour le plaisir si on a pétri au robot, pour se venger d'avoir mal partout si on a pétri à la main). Enfin, si vous préférez en carré, vous pouvez aussi mais j'ai dans l'idée que c'est moins facile. On prend alors le bord droit de la pate qu'on rabat au centre du cercle (ou du carré) et on écrase légèrement. On fait pareil avec le bord gauche, puis le haut  et le bas. Puis on boule le tout (on fait une boule quoi). C'est pas clair ? Alors regardez la vidéo en dessous (mais c'est pas moi sur celle-là).

On remet la boule dans le saladier, on filme et on laisse pousser au frigo pour 1h. C'est un minimum mais on peut laisser plus longtemps si c'est nécessaire pour son organisation personnelle. Ce n'est toutefois pas une obligation, 1h suffit parfaitement.

Après une heure, on sort la pâte du frigo (à nouveau, elle a peu gonflé, c'est normal, vous inquiétez pas, moi aussi ça m'a stressé au début), on farine plan de travail et mains, on sort la pâte du bol et on rabat comme tout à l'heure. On détaille alors la pâte en 10 morceaux égaux (entre 60 et 65 g chacun). On en fait des jolies boules qu'on place sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé et retour au frigo pour 20-30 mn.

C'est à présent le moment de façonner nos petits pains. On sort donc les petites boules du frigo, on les aligne sur son plan de travail de façon à libérer sa plaque de cuisson, on change le papier sulfurisé si nécessaire à cause de l'éventuelle humidité (ou on le farine un chouia tout simplement j'aime pô le gâchis moua !) et c'est parti mon kiki. Alors, pour le façonnage, on va laisser parler photo et vidéo parce que c'est vraiment trop galère à expliquer par écrit.

Tada ! C'est mes petites mimines ici ! Et là, quelques photos pour les détails

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 Alors attention, les petits pains vont bien gonflés (au moins doublés voir triplés de volume) donc n'hésitez pas à bien les espacés voir à les mettre sur 2 plaques différentes. Quand vos 10 petits pains sont façonnés, faites une première dorure au lait. Le but est ici d'éviter que la pâte ne ressèche pendant la levée. En théorie, on doit laisser pousser 1h environ à 20-25°C. Perso, j'ai mis mon four à chauffer en mode étuve (40°C) puis je l'ai coupé et j'ai mis les petits pains dedans et ça a parfaitement fonctionné. Au bout de ce temps, les petits pains ont bien gonflés mais pas trop encore car la pâte est tout de même bien ferme.

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On sort les pains du four et on le met à préchauffez à 180°C chaleur tournante. On prend notre reste d'oeufs battus, on ajoute une cuillère à soupe de lait, on mélange et on dore nos petits pains avec ce mélange. A ce stade, vous avez le choix. Soit vous laissez tel quel et vous enfournez une fois le four chaud. Soit vous faîtes des incisions au ciseau comme les pros en suivant cette vidéo. Le truc, c'est de ne pas savoir peur d'appuyer sur la pâte pour faire des incisions assez profondes et de ne jamais relever les ciseaux de la pâte.

La vidéo vous montre comment fendre des pains ronds ou en navette (c'est cette dernière technique qui nous interesse ici).

Il ne reste plus qu'à saupoudrer de grains de sucre (ou pas) et à enfourner pour 15 à 20 mn.

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Rhaaa, maman, j'ai peur. On dirait une bouche pleine de dents !

Je vous conseille de surveiller la cuisson au bout de 10 mn. Si les pains brunissent trop vite, couvrez les de papier aluminium. 

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Recette validée par Azraël !

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Vous verrez qu'ils vont continuer à bien gonfler à la cuisson. Il ne reste plus qu'à les laisser refroidir sur une grille avant de les déguster tels quels ou coupés en 2 et tartinés de confiture ou de pâte à tartiner maison.

16 mai 2017

Céladon le dragon - acte I scène II

Bonjour, je suis venue vous apporter les diadèmes et les cornes pour la pièce de théâtre. Je vais bientôt m'attaquer aux ailes de dragon.

Ah ben ça tombe bien que je vous voie. Fallait que je vous demande quelque chose

(oulà, j'en frémis d'avance ! L'an dernier, après cette réflexion, j'avais appris que la maîtresse avait changé d'avis sur les costumes)

Oui. Je vous écoute.

Voilà, on a discuté avec Grenadine, l'intervenante du théâtre, et on s'est aperçu d'un truc.

...

(je frémis de plus en plus)

On aurait besoin de faire une répétition en costume

Euh oui d'accord

(là, je cherche désespérément à deviner quelle tuile va me tomber dessus)

et la seule date possible, c'est le 22 mai

(ah ben, ça y est, j'ai trouvé la tuile)

Euh, c'est dans 3 semaines ça non ?

(donc 3 semaines pour faire les 12 paires d'ailes au lieu de 6)

Oui oui, c'est ça. Vous croyez que ça va aller ?

(parce que j'ai le choix peut-être ?)

Et voilà comment, au lieu de me coudre une nouvelle robe, je me suis retrouvée à tout laisser tomber pour me consacrer exclusivement à la confection de mes ailes de dragon. Je vous raconte pas la scène que m'a fait le Couturus. Il menace d'ailleurs de faire grève, voir d'aller carrément posséder quelqu'un d'autre. Ceci dit, il n'a pas tout à fait tord quand il me fait remarquer qu'il est à présent trop tard pour coudre des pyjamas en polaire doudou à Azraël comme il m'en supplie depuis 2 mois (c'est Azraël qui supplie hein parce que Couturus lui, il s'en fout du moment qu'il a un truc à coudre, il est content).

C'est donc avec 3 semaines d'avance et après finalement 44 m de fil de fer coupés, pliés et torsadés, 12 paires de collants XXL de découpés et tendus, près de 500 ml de peinture tartinés, 3 rouleaux entiers de scotch électrique débobinés et une vingtaine de bâton de colle fondus (et autant de doigts brûlés dans la foulée) et un nombre non calculé de plumes fixées (parce que faire le compte, décidément, c'était trop déprimant), que j'ai le bonheur de vous présenter les ailes de Céladon.

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Vue d'ensemble des 12 paires

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Une paire en plus gros plan

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Les photos ne rendent pas bien justice aux couleurs. Entre les paillettes saupoudrées sur les ailes et la colle pailletée utilisée pour les décos, ça scintille de partout.

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Le dos des ailes. On voit bien ici l'assemblage des 2 ailes à l'aide du scotch électrique.

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Les 3 couleurs de plumes utilisées. Les strass, eux, sont tous les mêmes et font 3x2 cm.

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Et les ailes portées par Milady histoire de mieux se rendre compte de l'envergure.

Je vous dis pas comment Sir Azraël était fier d'apporter tout ça en classe lundi matin. Bon allez, c'est pas tout ça mais j'ai une paire de diadèmocornes supplémentaire à faire. Ben oui, il semblerait que les costumes soient prêtés pour le spectacle à la classe de CE1 après la prestation des CP. Et dans la classe de CE1, ben il y a 2 dragons de plus !

14 mai 2017

Un anniversaire en retard

 Psssssttt ! Eh la Puce !

Hein ? De quoi ? Qui est là ?

Ben c'est moi.

Qui ça moi ? Je ne vois personne.

Mais si, là, juste devant toi ! Dans ton ordi !

????

C'est moi enfin ! Ton blog ! T'as oublié mon anniversaire !

Oui, bon, je sais ce que vous pensez. Une fille qui parle avec son blog, c'est vraiment n'importe quoi et il faudrait sérieusement qu'elle aille consulter. Mais je jurerai l'avoir entendu me faire des reproches, je vous assure.

Toujours est-il que, ce week-end, en regardant mon planning soudain beaucoup plus léger que ces derniers temps (enfin, il sera surtout plus léger à partir de mercredi parce que j'ai encore quelques urgences à gérer d'ici là), j'ai réalisé que mon blog avait parfaitement raison. Avec tout le boulot que j'ai eu à abattre en mars et en avril, je n'ai pas trouvé le courage le temps de fêter dignement son 3ème anniversaire. D'ici à ce qu'il se lance dans une crise des 2 ans à retardement pour me faire payer cet oubli, il n'y avait qu'un pas. Et un blog en rogne, c'est terrifiant ! Imaginez un peu qu'il se mette à raccourcir le texte de mes posts (non mais c'est quoi ces cris de joie et ces soupirs de soulagement que j'entends !), à les faire disparaître ou encore à refuser de charger mes mirifiques photos ! L'horreur totale.

Donc, histoire de prendre les devants, et avant de sombrer définitivement dans la schizophrénie, puis la paranoïa suivi de la démence à tendance homicide et de finir dans un sanatorium (quoique, ça me ferait peut-être de chouettes vacances), je souhaite un joyeux bloganniversaire avec pile poil 2 mois de retard à mon gentil petit blog.

Et pour fêter dignement cet évènement, organisons un petit concours. Pour participer, rien de plus simple. Il suffit de laisser un petit commentaire et Azraël tirera au sort le gagnant parmi ceux qui auront laissé un message. Et en supplément, à la demande express de mon blog qui exige que je fasse pénitence pour avoir osé attendre 2 mois avant de lui souhaiter son bloganniversaire, un petit cadeau pour celle ou celui qui trouvera le premier quelle est la couleur qu'Azraël aime le moins en matière de vêtements.

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T'as oublié ton bloganniversaire ! La honte !

Ah oui, j'oubliais, vous avez jusqu'au 20 mai pour participer. Tirage au sort prévu le 21.

5 mai 2017

Le samedi, ça turbine et c'est pas fini !

Oh ça non alors, c'est pas fini, moi je vous dis. C'est même sûr et certain, ça va turbiner à fond à la maison. Et tout ça, c'est à cause de Pâtissus, de D'Artagnan (mais si, vous savez bien, mon nouveau petit robot de cuisine que le papa Noël m'a gentillement apporté) et d'Anne-Fran (qu'Azraël, Papi P. et Mamie M. bénissent au passage, les faux-jetons, et Chéri aussi même s'il nie énergiquement mais le fait qu'il bave pour avoir du rab rend ses dénégations fort peu crédibles).

Ben enfin la Puce, quel rapport est-ce qu'il y a entre un démon pâtissier, une super couturière bloggeuse et le fait que tu aies trop de boulot ? Et puis, il veut du rab de qoui Chéri ? Ah mais non mais non, je parle pas boulot là, mais turbinage, donc crème glacée. Car voilà, il n'y a pas longtemps Anne-Fran m'a fait remarqué que, quand on veut récupérer un max de blancs d'oeuf rapidement, au lieu de faire des crèmes aux oeufs (oui, c'est très bon mais on se lasse à force), on pouvait aussi faire des glaces. Alors vous pensez bien que quand il a vu ça, le Pâtissus, il a aussitôt voulu tester une vraie crème glacée maison avec la superbe sorbetière de D'Artagnan (ai-je déjà à quel point il avait été gentil cette année le papa Noël ?). Les glaces IG bas ou express sans sorbetière, ça ne lui suffisait plus. Il voulait du bon, il voulait du gras, il voulait du plein de sucre, il voulait du encore meilleur que les grandes marques de supermarché, il voulait ... Mais bon, je l'ai stoppé net dans ses ambitions parce que filer en apprentissage en Italie auprès de grands maîtres glaciers n'était tout de même pas à mon programme (eh le Pâtissus, faudrait pas pousser non plus !).

Certes, c'est pas avec le temps de ces derniers jours qu'on se sent hyper motivé pour déguster des crèmes glacées mais outre une véritable obsession pour la reconstitution de mon stock de blancs d'oeufs surgelés (et le premier qui dit que c'est mes neurones qui sont congelés est privé de dessert, je fais une fixette si je veux d'abord), j'ai tout simplement été incapable de résister quand Pâtissus m'a mis sous le nez des photos de profiteroles maison. Non mais c'est vrai quoi, comment vous voulez résister à un truc pareil. Moi, je peux pas !

Puis, avouons-le, ça faisait déjà un moment que je rêvais de m'essayer à la crème glacée, la vraie de vraie, à base de crème anglaise et tout et tout. Pour ce premier essai, j'ai opté pour une version tout à fait classique des profiteroles : crème glacée vanille, choux et sauce au chocolat noir. Devant la grimace d'Azraël face à la sauce chocolat, j'ai finalement fait également une sauce au chocolat blanc.

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Bon, au risque de me répéter, vous pourriez résister à ça vous ?

Alors question recette, pour la crème glacée vanille, je me suis inspirée de la recette de Bernard, sauf que j'ai remplacé le sucre par du fructose ce qui ne change strictement rien au goût mais la rend compatible avec mon régime IG bas. Bon, vu la quantité de matière grasse, faut pas abuser non plus mais je peux quand même en manger sans culpabiliser. Pour les choux, j'ai repris la recette que j'utilise classiquement, celle qui vous donne des choux bien gonflés et qui dégonflent pas une fois sortis du four (que j'ai honteusement piqué à Maîtresse Valérie d'ailleurs). Et pour les sauces, ben j'ai improvisé.

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Alors bien sûr, cette recette là, sans sorbetière, c'est fichu. Mais si vous en avez une, franchement allez-y foncé. Vous ne le regretterez pas. C'était vraiment un délice incomparable. Une texture onctueuse et crémeuse, un subtil parfum de vanille et un bon petit goût d'oeuf (oui, si vous aimez pas la crème anglaise, oubliez la glace vanille car l'oeuf y est très présent contrairement à d'autres parfums plus fort). Je peux vous dire qu'ici, tout a été dévoré vitesse grand V. Vous n'avez pas de sorbetière ! Ben je vous rappelle que c'est bientôt la fête des mères (enfin moi, je dis ça, je dis rien !).

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Comme il n'était pas question de s'arrêter en aussi bon chemin, j'ai profité que j'avais en stock de la purée de fruits de la passion pour faire également de la crème glacée aux fruits de la passion à partir de la même recette de base. Pour ça, j'ai simplement remplacer la moitié du lait par la même quantité de purée passion. On obtient ainsi une glace très parfumée et délicatement acidulée, sucrée juste ce qu'il faut (oui, je n'aime pas beaucoup les sorbets, trop sucrés ou trop acides à mon goût). Allez, c'est parti pour la recette.

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Profiteroles au chocolat

Choux :

On fait des choux de la taille souhaitée pour les profiteroles selon ma recette préférée. Vous pouvez très bien faire les choux la veille et les conserver dans une boite hermétique. Sinon, vu les temps de refroidissement et de prise pour la glace maison, les choux peuvent être confectionnés juste après la crème à glace. Ils auront largement le temps de refroidir.

Sauce au chocolat (noir ou blanc ou lait d'ailleurs) :

  • 115 g de chocolat (de la couleur qu'on veut)
  • 30 g de crème liquide entière
  • 75 g d'eau chaude (bien chaude, c'est super important)

Dans un bol, on met le chocolat et la crème. On fait fond au bain marie ou au micro-onde à 400W pendant 1mn. On mélange bien pour finir de faire fondre le chocolat s'il n'est pas déjà entièrement fondu. On ajoute alors l'eau chaude en une seule fois et on mélange. Au début, ça risque de masser et de faire des grumeaux. Ce n'est pas grave, il faut juste insister un peu et tout va rentrer dans l'ordre. Mais si vous avez utilisé de l'eau froide, ça va masser tout de suite et ce sera irrécupérable.

Crème glacée à la vanille (environ 1litre)

  • 500ml de lait demi-écrémé  (ou 250 ml de lait, 250 ml de purée de passion ou d'un autre fruit d'ailleurs)
  • 170 g de sucre (ou 150g de fructose)
  • 5 jaunes d'oeuf
  • 2 gousses de vanille (pas de vanille si on fait une glace aux fruits)
  • 25 g de lait entier en poudre
  • 20 cl de crème liquide entière
  • 3 g de stabilisateur pour glace (facultatif)

Dans un saladier, on met les jaunes, le lait en poudre, le sucre et le stabilisateur. On fend les gousses de vanille et on ajoute les graines aux autres ingrédients. On mélange au fouet ou à la cuillère magique jusqu'à ce que ce soit bien homogène (ça blanchit légèrement alors mais il est inutile de chercher à faire blanchir franchement le mélange). On met les gousses dans le lait et on porte celui-ci à ébullition. Dès que le lait bout, on enlève les gousses de vanille hors du feu que l'on met de côté et on verse le lait sur le mélange précédent en remuant bien. On remet le tout dans la casserole et on cuit notre crème anglaise à feu doux à moyen sans cesser de remuer à la cuillère magique ou au fouet.

La crème est normalement cuite quand elle atteint 85°C. Comme tout le monde n'a pas un thermomètre de cuisine, voilà une "astuce" pour éviter de faire bouillir sa crème (qui serait alors fichue). Normalement, quand vous cuisez votre crème, à un moment, vous devez la voir épaissir légèrement. A ce moment-là, prolonger la cuisson de 1mn et normalement, c'est bon. Pour vous en assurer, plonger une cuillère à soupe dans la crème, resorter la en laissant la crème s'égoutter et passer un doigt sur la cuillère. Si la crème est cuite, votre trace de doigt reste nette sur la cuillère.

La crème étant cuite, on y ajoute la crème fraîche froide, on mélange bien et on verse le tout dans un saladier en filtrant à travers une passoire. Cela permet d'enlever les petites fibres de vanille et de récupérer les gousses. On laisse refroidir à température ambiante avant de mettre au frigo jusqu'à compléter refroidissement. De temps en temps, on ira remuer la crème pour éviter qu'une peau se forme sur le dessus et accélérer le refroidissement.

Quand la crème est bien froide, il ne reste qu'à la verser dans la sorbetière et lui laisser faire son boulot. Une fois la glace formée, on la verse dans une boîte direction le congélateur pour 1h minimum mais 2h c'est mieux. Et voilà, la glace vanille est prête.

Montage :

On coupe les choux en 2, on met une boule de glace à l'intérieur et on nappe de sauce chocolat. On peut ajouter des amandes effilées ou du pralin en poudre pour la déco. Il ne reste plus qu'à se régaler.

30 avril 2017

Opération déstockage #2 : Quand Tricotus pique sa crise

Non mais franchement la Puce, j'ai l'air de quoi moi !

Hein ? Mais de quoi tu parles Tricotus ?

De quoi je parle ? DE QUOI JE PARLE ? Mais de ça enfin !

Ben quoi, c'est un sac en plastique ? C'est pratique non ?

Un sac en plastique, un vulgaire sac en plastique ! Pour trimballer mes magnifiques créations dans tous les coins du pays !

Tous les coins, tous les coins. Pour aller chez l'ergo et à Oléron seulement faut pas pousser.

Eh bien c'est IN AD MIS SIBLE ! COUTURUUUUUUUUUS, FAIS QUELQUE CHOSE !

Bon là, vous imaginez bien que Couturus s'est empressé de profiter de l'aubaine. Pensez donc, me faire lâcher un tricot pour de la couture, prendre l'ascendant sur Tricotus et à la demande de ce dernier en plus. Voilà une situation tout à fait jubilatoire pour notre petit démon de la couture. Ceci dit, Tricotus est du genre casse-bonbon ! Monsieur refusait de se contenter une simple besace pour transporter son matériel. Non non. Il voulait un sac relativement élégant ET un sac nomade où placer sa pelote pour éviter qu'elle traine par terre en cours de tricotage. Alors il a fallu un petit moment à Couturus pour sélectionner les modèles adéquats. C'est tout juste s'il n'a pas exigé de la soie et du Liberty pour leur réalisation (comme si j'allais entamer mes beaux coupons pour lui).

Finalement, après avoir repéré le sac à ouvrage de La Lune à Coudre inspiré de ce tuto et le sac nomade de Sakiko, Couturus a convaincu Tricotus que c'était LES modèles du siècle qu'il lui fallait absolument pour être à la pointe de la mode.

Regardes, t'as vu comme ils sont chouettes. C'est exactement ce qu'il te faut.

Mouais, pas mal. Mais le nomade est trop grand.

On fera plus petit.

Et puis ton tissu blanc va accrocher la laine. Ce sera pas pratique.

On va mettre ce reste de tissu enduit rouge, ça glissera tout seul.

Mouais mais t'auras pas assez de tissu rouge pour l'autre sac.

Ben on prendra le blanc à pois pour doubler le sac à ouvrage et on garde l'enduit pour le nomade.

Huuuum ... voui ... ça pourrait aller ... mais tes dentelles elles sont pas terribles pour aller avec.

J'ai du ruban qui sera parfait.

Du ruban ? Non, ils sont pas assez larges tes rubans. Et puis j'aime pas leur couleur.

Bon, t'as fini de râler. J'ai du galon qui ira très bien et tu me casses plus les pieds ou je laisse tomber !

Quand je vous disais qu'il était casse-bonbon le Tricotus ! Enfin, bon, Couturus s'est mis à l'ouvrage sans plus tenir compte de ses remarques et, très fier de lui, a commencé à écluser les restes de mon tissu enduit rouge (celui qui avait servi pour les sacs à tarte du marché de noël) et des tissus ayant servi, entre autre, pour faire un tipi à Gargamel et une superbe couverture (oui oui, je sais, c'est pas la modestie qui m'étouffe). Des restes qui encombraient mon placard depuis des mois et des mois.

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Juste la bonne taille pour une pelote

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L'intérieur en tissu enduit qui glisse bien, l'extérieur en tissu d'ameublement

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Et une sangle pour le porter au poignet

Pour le sac nomade, si Couturus a conservé la largeur initiale du modèle de Sakiko, il a drastiquement réduit la hauteur, histoire d'y caser uniquement une pelote mais en lui laissant suffisamment d'espace pour qu'on puisse la dévider sans problème et sans avoir à la sortir. On obtient ainsi un petit sac tout à fait fonctionnel avec un encombrement minimum qui me permet de tricoter parfaitement à l'aise dans les salles d'attente (mon espace tricot de prédilection, oui oui je sais aussi, c'est bizarre mais faut bien s'occuper quand on y passe sa vie). Pour le sac à ouvrage, Tricotus ayant eu parfaitement raison, il ne me restait plus assez de tissu rouge (yahou, et un coupon de terminer un !). J'ai donc dû réduire les dimensions de la pièce du bas par rapport au modèle mais comme cette pièce sert uniquement pour un effet déco, on s'en fiche un peu. Il m'en restait quand même suffisamment pour réaliser cette partie dans ce tissu enduit en diminuant simplement la hauteur ce qui me permet d'avoir un fond de sac étanche. Et ça, c'est plutôt cool vu qu'on ne sait jamais dans quel état vont être les salles d'attente où il va traîner. Même le galon à motif géométrique vient de mon stock (offert par Inferno Gran Mom en plus).

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Parfaitement coordonné avec mon sac nomade pour pelote : trop la classe non !

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En fait, si je fais le compte, non seulement ces ouvrages m'ont permis d'écluser quelques restes mais en plus, en dehors de la fermeture éclair, ils ne m'ont rien coûté. Couturus a donc fait le bonheur de Tricoutus pour la somme astronomique de 1€50 ! Et moi, j'ai plus l'air d'une clodo chez l'ergo !

Histoire de ne pas s'arrêter en si bon chemin, Couturus a enchaîné avec un petit cadeau de naissance pour Super Ortho qui vient juste d'avoir une petite fille. Bon en fait, Couturus avait commencé par le cadeau pour Super Ortho ce qui explique qu'il ne soit pas resté assez de tissu enduit pour mon sac (et après, il y en a qui prétende que j'ai pas le sens du sacrifice !). Mais vu que niveau temps, c'est plus que chaud bouillant en ce moment, Couturus était prévenu. Il fallait un projet utile mais simple et rapide à coudre. Résultat des courses, c'est une fois de plus Sakiko qui est venu à la rescousse avec son tapis à langer nomade, un truc qui m'avait bien manqué à l'époque où les monstros portaient encore des couches. Je le suis donc inspiré de son modèle et de ce tuto pour faire le mien.

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J'ai molletonné l'ensemble du tapis, rembourrer un peu plus la partie oreiller ornée d'un joli papillon en dentelle de mon stock, utiliser du tissu enduit pour l'intérieur histoire que ce soit facile à nettoyer en cas de petits incidents et utiliser la technique de fainéante pour la partie en éponge. Ben oui, j'avoue, j'ai simplement acheté les serviettes comme ça j'ai eu que les pressions à poser. Et de toute façon, ca revenait infiniment moins cher que d'acheter du tissu éponge au mètre et du biais à poser tout autour.

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Le tapis replié en pochette et quelques serviettes de rechange

Et grâce à cette contribution à l'opération déstockage de Ta'Thilde, j'ai retrouvé un peu de place dans mon sac à chutes. Ça tombe bien, faut que j'entame un nouveau coupon pour faire des pantalons aux monstros. Je sens que je vais remplir rapido la place que je viens juste de faire ! Et si vous voulez voir les créations des autres déstockeuses, c'est pas .

26 avril 2017

Azraël est timide ... mais il se soigne !

Certains jours, Azraël me sidère littéralement.

Maman, je peux te dire quelque chose ?

...

(énorme soupir car d'habitude, cette petite phrase marque le début d'une Conversation, le truc soit embarrassant, soit interminable) 

Oui Azraël, je t'écoute

(d'un ton désespérément résigné)

Maman, moi j'aime bien les garçons

(houla !)

Je les aime beaucoup

(piouuu, heureusement Chéri est pas là, il en ferait une attaque)

Ah bon, ben, euuuh, c'est bien ça mon coeur.

Mais j'aime pas trop les filles

(oui décidément, heureusement que Chéri n'est pas là)

Ben pourquoi ?

Parce que moi, avec les filles, je suis un peu timide

(Et c'est dit avec une bouille mes amis, que le chat Potté à côté, niveau attendrissement, il peut aller se rhabiller. Et moi, je me retiens pour pas éclater de rire)

Dis maman ?

Moui ?

(je suis encore en train d'essayer de maîtriser mon fou rire)

Je peux inviter des copains à la maison ?

Mais bien sûr Azraël. Il suffit que tu fasses une liste et on lancera les invitations.

Ben je veux inviter Mlle M, Mlle A, Mlle F, Mlle S, Maîtresse Chérie et Maîtresse Adorée et Marie Poppins

(ça, c'est le petit nom de la super AVS de cette année).

Et c'est tout ?

Oui

Pas de garçons ?

Ah non, j'aime pas les garçons c'est pas mes copains

(huuuuum, il y aurait pas comme une petite contradiction là ?)

Bon donc, si on résume, Azraël aime les garçons mais sans les aimer parce que c'est pas ses copains et il aime pas trop les filles ce qui ne l'empêche pas de soigner activement sa timidité en en invitant 7 à la maison pour manger des sucres d'orge. La routine quoi !

Bon allez, c'est pas tout ça, j'ai des photos à imprimer pour qu'Azraël puisse prouver par A+B à ses copains qui sont pas ses copains que si d'abord, les dragons, ça existe en vrai. Comment ça je raconte n'importe quoi ? Meuh pas du tout. La preuve !

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Euh maman, il est bizarre ton dragon !

Ah mais, j'ai dit que les dragons existaient. Pas qu'ils ressemblaient à ceux de tes livres. Mais tu vois, ça, c'est un dragon de Komodo. Et il a bien les pattes et la queue des dragons de tes livres.

Et la langue aussi.

Eh oui ! Il lui manque que les ailes quoi !

13 mars 2017

Une histoire de coussin

Parfois, j'ai de drôles d'idées ! Si si, faut être réaliste dans la vie.  Je suis quand même un peu bizarre (même si ma horde démoniaque me soutient le contraire) alors parfois, mais parfois seulement fort heureusement, au détour d'un blog, j'ai une idée qui me vient, là, comme ça, et qui refuse de me lâcher jusqu'à ce qu'elle se soit faite exploiter.

C'est ce qui est arrivé il y a quelques temps alors que j'admirais les dernières poupées cousues par Mia. Mia, elle est vraiment trop forte pour les poupées et autres bestioles cousues ou crochetées (je suis admirative devant son potager crocheté). Azraël ne s'y est d'ailleurs pas trompé qui ne lâche jamais Licorne arc en ciel gentille (qu'on peut admirer ici) ni Lou arc en ciel gentil / Lou méchant (ça dépend de l'air du temps et du sens du vent) ni Balthazar (tiens, je comprends pas ! Où est passé le arc en ciel ?) que je vous envoie admirer sur son blog vu que j'ai toujours pas réussi à trouver le temps de prendre tout ça en photos (y arriverais-je un jour, mystère !), une opération d'autant plus difficile qu'Azraël planque ses peluches quand il ne dort pas avec, histoire que son frère ne puisse pas les lui piquer.

Bref, j'étais tranquillement en train d'admirer sa sirène quand tout à coup :

Dis donc, mais ça ferait un super coussin ça !

Hein, mais de quoi tu parles Couturus?

Ben oui regarde la forme un peu carré !

(bon alors, finalement, les idées bizarres ne sont pas de moi, ça me rassure et Couturus a visiblement besoin de lunettes ce qui ne me rassure pas du tout)

Ça serait parfait pour tenir compagnie au coussin Hibou !

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Non mais vous voyez une forme carrée vous ? Pardon Mia, je t'ai piqué une photo !

Et alors là, j'aime autant vous dire que c'est têtu un démon couturier. Et tenace aussi ! Alors dès que mon châle de la Saint Patrick a été terminé, on s'y est mis. J'ai pioché dans mes chutes de tissu minky histoire de faire un coussin tout doux, je me suis collée la magnifique photo de la sirène de Mia sous le nez et hop, j'ai pondu un patron de sirène qui aurait bien besoin d'un petit régime amaigrissant vu son tour de taille !

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Maman, pourquoi elle veut me faire des bisous la sirène ? Oui, je ne suis pas la seule à avoir des idées bizarres apparemment.

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De dos comme de face, y a pas, elle est boudinée cette sirène quand même.

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Ooooh, regardez les faire leurs timides. Mais faut pas voyons !

Les monstros l'ont tout de suite adopté et elle est rapidement allé retrouver ses petits camarades coussins, sur la banquette derrière le canapé. Ben oui, car si les monstros aiment beaucoup les coussins, c'est surtout pour les mêmes en tas dans des endroits pas possibles, les jeter par terre ou se faire des batailles de polochon. De toute façon, avec un coussin hibou, 2 gros chiens, un requin, 2 nounours, un cochon et un ours géant, elle est en bonne compagnie et ne risque pas de s'ennuyer. Et moi, j'ai éclusé plein de chutes de tissus dans l'histoire car une bonne partie de mes chutes de minky a fini en garnissage dans le coussin !

Allez, haut les coeurs, encore une vingtaine et j'aurai fait suffisamment de place dans mes placards pour me réapprovisionner sans complexe (huuum, Couturus me signale que c'est bien trop long et que personnellement, il ne complexe pas du tout).

19 janvier 2015

Les Infernos se culturent, tome 2

Ai-je déjà vanté les mérites du ciné de quartier d'Ivry ? Huuum, il semblerait bien ! Ben ça se confirme. A tel point que j'envisage sérieusement de prendre une carte. Bon, là, je me tâte encore. Il va falloir que je fasse de sérieux calculs parce qu'elles sont nominatives ce qui sous-entend que je dois en acheter 3 en fait. Mais bon, la question n'est pas là.

Ce dimanche, c'était la séance Ciné-P'tit déj avec au programme "Coucou nous voilà", un court métrage de 8 petits films (pour le timing et ceux auxquels ça cause, imaginez 8 trotros à la suite mais sans les génériques à chaque épisode, par contre, le contenu n'a rien à voir DU TOUT) pour une durée totale d'environ 40 mn.

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Alors ce coup-ci, pour éviter les désastres potentiels, j'avais embarqué l'ipad de Gargamel vu que, graphiquement parlant, je trouvais le dessin animé franchement pas terrible et que le contenu était prévu à partir de 2 ans (donc peut-être pas assez attractif pour lui). C'est vrai quoi, quitte à ce qu'il explose un truc, autant que ce soit un truc à lui (encore que je commence à me demander s'il pourrait pas exploser mon nouveau portable avant que je ne m'en charge moi-même, ça me ferait une excuse pour le changer).

La matinée a plutôt bien commencé vu que, pour une fois, on a réussi à partir plus tôt (merci Inferno Gran Mom qui nous accompagnait) et on est arrivé à temps pour le petit déj. Ce fut donc l'occasion pour Gargamel de découvrir qu'à l'étage, on ne faisait pas que des activités contraint et forcé, on pouvait aussi s'empiffrer en regardant les messieurs jouer sur leurs smartphones et tenter d'arracher des bisous aux jeunes filles accessoirement (y a pas, les monstros ont du hériter de je ne sais où du gène du Don Juan). Une fois dans la salle, j'ai même pu le convaincre que non, s'installer au 1er rang, c'était pas ce qu'il y avait de mieux et qu'un peu plus loin, c'était très bien. A peine assis, vu qu'il avait déjà patienté gentiment pendant le petit déj, ça n'a pas loupé.

Maman, yeu veux le téléphone, s'il te plait.

Ah non ! Je te rappelle que la dernière fois, tu me l'as cassé !

Maiis, yeu veux le téléphone !

C'est non. Mais j'ai ta tablette si tu veux.

N... OUIII ! Merci maman.

Et Gargamel s'est consciencieusement mis à faire des maths et a compté à haute voix pendant que la madame présentait la séance du jour et faisait la promo pour les prochaines séances. Une fois, la madame partie, accompagnée d'un retentissant Au revoir Madame d'Azraël que si tout le monde dans la salle ne l'a pas entendu alors c'est qu'ils ont tous besoin d'aller d'urgence consulter un ORL, tout mon petit monde s'est installé et moi, j'ai croisé les doigts pour que Gargamel abandonne la sacro sainte tablette.

Alors voilà, que dire du film ? D'abord, graphiquement, c'était bien, de mon point de vue en tout cas, aussi moche que le laissait supposer l'affiche. Mais bon, tous les goûts étant dans la nature et les monstros ne brillant pas forcément par leur bon goût justement, ça valait la peine de tenter le coup. Je ne l'ai absolument pas regretté. Azraël s'est confortablement vautré sur mes genoux et n'a plus bougé jusqu'à la fin, émettant de temps à autre des commentaires plein d'à propos (ooooh, c'est pas bien ! Faut pas taper ! après qu'Oiseau se soit pris un coup de marteau par Lapinou). Et Gargamel, ayant très très rapidement refilé la tablette à Gran Mom, a suivi l'ensemble du court métrage avec attention. Il faut dire que la bande son devait avoir un petit problème (si si, vraiment, c'est forcé, sinon comment expliquer son attitude) vu qu'il se sentait dans l'obligation de consciencieusement jouer les prompteurs en répétant intégralement tous les dialogues, histoire d'être sûr qu'on avait bien tout entendu et compris.

Niveau histoire, pour un adulte, ça casse pas 3 pattes à un canard comme on dit mais on s'est quand même bien marré à certains moments avec Inferno Gran Mom mais ça, c'est parce qu'on a l'esprit tordu, pas parce que c'était drôle. Les monstros, eux, ont visiblement beaucoup apprécié et on a tous passé un excellent moment.

Allez, comme je suis sympa, voilà la 6ème petite histoire, que vous puissiez vous rendre compte, une histoire parfaitement appropriée à un de mes derniers posts.

COUCOU NOUS VOILÀ ! (extrait) Avec la voix d'Hippolyte Girardot

Du coup, j'attends avec impatience la prochaine séance, le 1er mars, une séance très spéciale puisque l'accompagnement musical se fera sur place en direct, par un pianiste !

11 avril 2017

Mais où est passé la Puce ?

C'est vrai ça, qui est donc cette étrange personne ? Elle ressemble à la Puce, elle parle comme la Puce, elle a les mêmes passe-temps que la Puce, elle s'occupe des monstros comme la Puce mais ... parce qu'il y a un "mais" évidemment ... elle ne s'habille pas du tout comme la Puce ! Mais alors vraiment pas du tout ! Pensez donc, elle se balade en ... jean ! Un pantalon ! Non mais depuis combien d'années la Puce n'a-t-elle pas porté de pantalon ?

Ah mais je peux répondre à cette question madame la voix off. Ca fait 12 ans !

T'es sûre de ça ?

Sûre et certaine

Ben qu'est-ce qui t'es arrivé pour en remettre un d'un seul coup ?

Ah ça, c'est une longue histoire !

Eh oui, ça fait bien 12 ans que je n'avais pas porté un pantalon. La dernière fois, c'était quand je me suis mise à cuisiner japonais, environ 2 ans avant la naissance de Gargamel et je m'habillais à l'époque en 40. C'est pas vraiment qu'avant, je en portais beaucoup, j'ai jamais été très pantalon. Principalement en raison d'un problème de circulation sanguine et de troubles digestifs associés à un popotin démesuré qui faisait que mon tour de taille et mon tour de hanche entraient régulièrement en totale contradiction vestimentaire. Résultat, soit j'avais la circulation sanguine coupée au niveau d'une culotte de cheval écrabouillée artistiquement moulée dans un futal 3 fois trop petit mais qui tombait pile poil au niveau de mon bidon. Du coup, j'avais horriblement froid ce qui est quand même un comble. Soit, avec un futal à ma taille au niveau de mes hanches, il me fallait porter une ceinture serrée à mort pour ressembler à quelque chose vu qu'au niveau de ma taille, c'était 3 fois trop grand. Et là, c'est ma digestion qui en prenait un coup car je me retrouvais avec l'estomac tout comprimé pour que le pantalon ne me dégringole pas sur les chevilles, ce qui aurait été du plus mauvais goût tout de même ! J'ai bien essayé les pantalons taille basse mais là, j'avais froid au bas du dos et j'ai horreur de ça. Sans compter que mon problème de ceinture et de digestion compromise persistait. Bref, rien à faire, je n'étais jamais à l'aise.

Alors forcément, lorsque Gargamel m'a obligé à prendre 24 kilos pour le mettre au monde (comment ça c'est pas sa faute et j'avais qu'à pas me goinfrer sous prétexte que j'étais enceinte ?) et à passer à une taille 46-48, ça ne m'a pas franchement donné envie de vaincre mes répulsions pantalonesques. Mais ça, c'était avant !

Euh, et c'était avant quoi exactement ?

Eh bien, c'était avant 2 petites choses. D'abord, d'être revenue à une taille 42 ce qui, quoiqu'on en dise, aide quand même grandement à se sentir plus à l'aise dans ses vêtements. Mais surtout, c'était avant avoir admiré les créations de Sakiko, tout particulièrement ses pantalons Bella. C'est qu'apparemment, Sakiko et moi, on aurait la même silhouette (ou presque). Un popotin d'un sex-appeal irrésistible dans certaines cultures, des hanches synonymes d'une fertilité à toute épreuve dans d'autres et un tour de taille à faire pâlir d'envie toutes les guêpes de l'univers (défense de s'étrangler de rire au fond du blog là-bas, je vous vois !). Quand j'ai vu ces fameux Bella, je me suis tout de suite dit que si je devais remettre un pantalon un jour, ce serait un comme ça.

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Et non seulement je mets un pantalon mais j'ai ressorti du placard un pull tricoté il y a 15 ans et dans lequel je ne rentrais plus depuis foooooort longtemps.

Alors qu'est-ce qu'il a de particulier ce fameux pantalon ? D'abord, une taille bien haute et enveloppante. Du coup, le pantalon tient tout seul, ne descend pas sur les hanches et tout ça sans ceinture. Résultat, à aucun moment, même après un repas bien copieux, on a la sensation d'avoir le bidon comprimé et la digestion se fait toute seule. Ensuite, le jeu d'empiècement met la taille et le popotin en valeur sans donner l'impression que ce dernier est énorme, une impression encore renforcée par l'emplacement et la forme des poches arrières. Bref, sur le papier, ou plutôt sur l'écran du blog de Sakiko, c'était le pantalon absolument parfait. Sauf que ...

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Ben déjà, impossible de trouver un patron papier pour ce modèle Burda Style. Pour le trouver, il faut aller sur le site anglais et le commander en version pdf à imprimer et assembler soi-même avec des instructions entièrement en anglais. Et vu qu'en français, je trouve déjà les instructions cryptiques mais alors en anglais ....

Ensuite, contrairement aux patrons Burda dont j'ai l'habitude, les marges de couture sont incluses. Alors bon, moi, ça m'arrange plutôt mais ce n'est pas le cas de tout le monde et puis surtout, il m'a fallu un temps pas possible pour m'assurer que les marges étaient bien incluses sur toutes les pièces (vu que l'indication n'était spécifiée que sur certaines d'entre elles sur le patron) et de combien elles étaient.

Enfin et surtout, le patron d'origine et les réalisations de Sakiko n'ont pas grand chose à voir hormis l'empiècement et la taille haute : longueur différente, largeur différente (c'est un modèle extra extra extra large à l'origine), forme de poches devant totalement différente bref, un énorme travail de modifications en perspective. Mais tant pis, il me faisait trop envie. Alors j'ai acheté un coupon de jean extensible, j'ai imprimé, coupé, scotché, décalqué, modifié et découpé le patron et je me suis lancée.

Niveau taille, j'ai longuement hésité et finalement opté pour un 42 au niveau des hanches (ma taille normalement) et un 40 au niveau de la taille, ceci malgré le tableau des tailles qui me conseillaient plutôt les tailles au dessus. Grand bien m'en a pris car même comme ça, j'ai dû largement raboté un peu partout car c'était beaucoup trop grand pour moi, surtout au niveau de la taille. La modification la plus spectaculaire, c'est la largeur des jambes de pantalon vu que je suis passée d'un truc extra super méga large à un pantalon ajusté. Et vu que je n'avais absolument aucun modèle de référence, puisqu'aucun pantalon dans ma garde-robe, j'ai tout fait au pif et j'avoue que je n'en menais pas large. Il m'a d'ailleurs fallu plusieurs essayages avant de réussir correctement cet ajustement. Ce fut l'occasion pour moi d'apprécier d'autant mieux l'aide que m'apporte Madonna d'habitude car dans le cas d'un pantalon, mon beau mannequin ne me sert malheureusement à rien. J'ai donc renoué avec l'incommesurable plaisir des essayages à répétition avec contorsions en tout genre, plantage d'épingle dans le gras et dans les doigts et pestage parce que les dites épingles refusent de rester en place quand tu ôtes le vêtement en cours d'ajustement.

La seconde grosse modif, ce furent les poches. Parce que les petits plis prévus, en jean, je le sentais pas trop. Et puis je voulais du sobre pour ce premier essai pantalonesque. Sur ce coup, je me suis inspirée des poches italiennes des pantalons des monstros.

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Et une taille haute bien emboîtante !

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Et un bel empiècement sur un fessier bien rebondi !

En dehors de ces modifs, ce modèle m'a paru simple à réaliser. Il comporte plus de pièces que les pantalons des monstros mais la technique de montage est à peu près la même. Je ne me suis donc pas sentie dépayser. Le seul souci que j'ai eu, c'est la braguette. Comme d'hab, j'ai rien compris aux instructions de montage alors j'ai fait comme je l'ai senti, donc à l'envers bien sûr (ou peut-être pas, vu que je suis incapable de me rappeler dans quel sens doit se monter une braguette). A priori, j'ai fait mes boutonnières trop près du bord. Pour le prochain, il faudra que je les décale un peu, ce sera mieux. Car oui, il y aura une prochaine fois. Après ce 1er succès, je compte bien me coudre un autre Bella, en coton cette fois pour l'été car j'adore mon nouveau jean.

Il est particulièrement confortable (encore un peu trop grand même mais c'est peut-être lié au côté extensible du tissu), d'autant que j'ai doublé la ceinture en double gaze de coton toute douce. Il reste bien en place, ne tombe pas, ne me serre pas et je peux admirer mon postérieur dans un miroir sans avoir envie de partir en courant me planquer. Bref, même si je ne changerai certainement plus de style vestimentaire à présent (j'aime bien trop les robes pour ça), je crois bien que je suis en phase de réconciliation avec les vêtements à 2 pattes.

4 janvier 2017

Une jupe de fête

Non mais la Puce, qu'est-ce que tu fiches en ce moment ! C'est une HONTE !

Hein ? De Koua ? Kepasa ?

Non mais franchement, que tu rates le dernier concours Threadandneedles, passe encore !

Non mais Couturus enfin ...

Que tu ne te couses même pas une robe pour le réveillon de Noël, j'ai pas apprécié mais bon !

Oui mais je te ferais remarquer que ...

Mais que tu n'aies même pas un joli truc à mettre pour la nouvelle année alors là, je dis NON ! C'est inadmissible !

Oui ben c'est pas ma faute d'abord si j'ai été complètement débordée dernièrement et t'as qu'à te plaindre à Pâtissus et Tricotus ils sont largement responsables eux aussi sans parler des monstros et si Inferno Gran Mom n'était pas là j'aurais jamais pu m'en sortir d'abord

(le tout débité en apnée parce que Couturus, ben il voulait pas me laisser en placer une ce qui représente avouons le un petit exploit quand même)

Ah ça vraiment, il n'était pas content du tout le Couturus. Faut dire que tout est allé un peu de travers ses derniers temps question couture. Non pas que j'ai raté mes réalisations (de ce point de vue, j'ai pas à me plaindre) mais plutôt que, soit j'ai cousu des trucs pour offrir (à peu près tout sauf des vêtements alors qu'à ce jour, les vêtements, c'est quand même ce que Couturus et moi on préfère coudre), soit je n'ai pas pu coudre du tout par manque de temps, soit j'ai cousu des vêtements pour d'autres qui n'ont pas pu venir aux essayages si bien que les tenues attendent toujours d'être terminées. Ce qui est d'ailleurs le cas de l'ensemble que je voulais présenter au concours T&D, tant pis !

Alors à 3 jours du nouvel an, quand mon petit démon de la couture a piqué sa petite crise existentielle, j'ai décidé, avec la complicité d'Inferno Gran Mom (qui m'a fourni la doublure et le babysitting des monstros pour que j'ai la paix), de lui faire plaisir et de me coudre un truc de fête dans le splendide velours dévoré que j'avais acheté il y a quelques temps déjà aux Coupons de Saint Pierre.

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Non mais regardez moi cette merveille avec son voile transparent, son velours brillant et ses lisières dorées !

Vu le manque de temps, je voulais quelque chose de simple et rapide à faire. Surtout que le velours dévoré, c'est transparent d'où l'obligation de la doublure et ça, ça prend du temps. Je suis donc d'office partie sur une jupe. Alors vous allez me dire, trouver un patron de jupe sympa qu'on peut doubler facilement, rapide à faire et adapter à ma morphologie, donc à mon petit bidon et mon confortable popotin (qui a dit gros ! qu'il se dénonce s'il ose !), ça allait être coton. Eh bien pas du tout. Car voilà, je possède une arme secrète que même 007 il la connaît pas et ça vaut mieux pour lui parce que s'il apprenait son existence, je serai obligée de l'éliminer. Alors assurez-vous que personne n'est planqué dans votre placard avant de lire les lignes suivantes.

Mon arme secrète, c'est mes supers copines bloggeuses (et accessoirement couturières, tricoteuses, crocheuses et mamans aussi en prime) hyper méga sympas qui me passent des patrons (de robe, de jupes, de hauts, de tricots, de vêtements pour poupée, non, elles sont trop fortes je vous dis !) quand je trouve pas mon bonheur dans les miens. Alors un grand merci à toi, Téï, car c'est la Chardon de Deer and Doe que tu m'as passé que j'ai choisi de coudre pour bien entamer la nouvelle année. Et je dois dire que cette jupe est d'une simplicité confondante à coudre (surtout quand on fait pas les poches pour gagner un peu de temps). Même qu'en plus, je n'ai eu aucune retouche à faire ce qui est suffisamment rare avec moi pour le souligner. En fait, mon unique problème a été de m'assurer que doublure et velours dévoré ne faisaient pas de plis disgracieux au niveau de la taille où on forme les plis creux. Car mon velours étant très très mou, pour donner de la tenue aux plis, j'ai choisi de les former en prenant les 2 tissus ensemble pour chaque pli. Le résultat est impeccable avec juste la tenue qu'il faut pour donner du volume à la jupe sans exagération et j'adore le rendu du tissu velours. En fait, je n'ai qu'une hâte, avoir le temps de me coudre une petite veste assortie.

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Milady se plaignant du froid, elle m'a obligé à lui mettre un pull pour les photos. Non mais quelles divas ces mannequins franchement !

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Le petit noeud dans le dos

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La super doublure d'Inferno Gran Mom : du Bistrech qu'il était écrit sur l'étiquette. Le premier bistrech que je crois qui ne soit extensible ni dans un sens, ni dans l'autre. Je sais pas pourquoi, j'ai comme un doute là ...

Si niveau technique, la jupe n'a posé aucune difficulté, j'ai quand même eu un petit souci que je m'en vais partager avec vous parce que, si vous n'avez encore jamais cousu de velours ras, ça pourrait vous servir quand vous vous y mettrez.

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Et une fois portée, ça donne ça

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Comme chacun sait (ou peut-être pas d'ailleurs), le velours, qu'il soit ras ou mille raie, ça a un sens. Quand on passe la main dessus, soit on va dans le sens des poils et c'est tout doux, soit on va en sens contraire et ça accroche. Perso, j'aime bien que ce soit doux quand je passe ma main sur mes vêtements pour les lisser et j'ai donc l'habitude d'orienter le tissu avec le sens des poils allant de haut en bas. Sur les velours mille raie lourds que j'ai cousu jusqu'à maintenant, ça ne posait pas de problème. Mais s'il s'agit d'un velours ras léger comme mon velours dévoré, c'est une très grosse erreur. Car voilà, au repassage, quand on part de l'ourlet et qu'on remonte pour bien repasser autour des plis creux, le tissu s'accroche au fer, remonte et plisse ! Une véritable horreur, un enfer pour avoir une jupe parfaitement repassée ! Donc retenez bien. Le velours, on l'oriente avec le sens des poils vers le haut !

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En tout cas, j'ai trouvé ce patron tellement bien que j'ai déjà décidé de m'en faire une autre pour tous les jours, dans un restant de simili jean et avec les poches cette fois !

30 décembre 2016

Dimanche, on se prend une bûche

Eh oui, Noël oblige, la pâtisserie c'est dimanche et pas samedi cette semaine. Et bien sûr, c'est d'une bûche qu'il est question. C'est qu'on respecte les traditions chez les Infernos, enfin, celles qui nous arrangent surtout.

Pour ce dessert de Noël, j'ai longuement hésité sur ce que j'allais réaliser : un des entremets que j'avais déjà fait ou alors une canadienne, une nouvelle recette au sucre d'érable testée la semaine dernière et absolument délicieuse. Ou bien encore une bûche au citron version IG bas pour respecter mon régime ? Le choix était cornélien. Mais heureusement, une fois de plus, Maîtresse Valérie est venue à mon secours en publiant, pile le jour prévu pour faire les courses, une nouvelle recette. C'était à n'en pas douter un signe du destin et j'ai complètement craqué en regardant les photos. Songez un peu : une mousse à la crème de marron garnie d'une dacquoise aux noisettes et d'une meringue, le tout recouvert d'un glaçage miroir au chocolat au lait. Alors quand on est comme moi, fan de chocolat au lait et amoureuse de la crème de marron, comment voulez-vous résister ! Et comme Inferno Gran Mom est tout autant fan de la crème de marron et du chocolat au lait que moi, il n'y avait pas à hésiter.

En elle-même, cette recette n'est pas très compliquée à réaliser. Elle serait même presque plus simple que les autres gâteaux de ce type que j'ai fait jusqu'à maintenant car elle comporte moins de couches à confectionner (2 au lieu de 3 généralement, sans compter la mousse bien sûr). Seul le glaçage est un peu plus technique dirons-nous. Par contre, elle est trèèèès nettement plus longue mais c'est uniquement lié au temps de cuisson de la meringue. Un temps de dingue : 5 heures ! Vous y croyez vous ? Honnêtement, la prochaine fois, je ne ferais pas cuire aussi longtemps, je me contenterai de bien chablonner ma meringue. Ceci dit, je ne regrette pas le temps passé. Le résultat était vraiment superbe et la bûche absolument délicieuse. La mousse aux marrons en particulier est une véritable merveille qui mériterait de constituer un dessert à elle-toute seule.

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Pour la déco, j'ai opté pour quelques marrons glacés en rappel de la mousse aux marrons, des feuilles de houx en pâte d'amande et des petites étoiles dorées en sucre (Noël oblige !).

Mis à part ce problème de meringue, le reste se fait plutôt rapidement. Comme je ne l'avais pas anticipé, il m'a fallu étaler la réalisation sur 3 jours (un record pour moi) mais si on anticipe, on peut réduire ce temps à 2 jours (le premier pour la cuisson de la meringue, l'autre pour tout le reste). Mais bien sûr, rien ne vous y oblige. Allez, c'est parti pour la recette. Comme j'étais un peu pressée par le temps en cette période de fêtes de fin d'année, je n'ai pratiquement pas pris de photos en cours de réalisation. Je vous invite donc à aller sur le site de Valérie pour des explications toutes en image de sa version en portion individuelle. Je précise toutefois que nos façons de faire sont différentes pour la confection de la mousse. J'avais en effet un problème récurrent dans le déroulé de la recette au moment où on mélange l'appareil contenant la gélatine à la crème fouettée, problème que j'ai finalement résolu en procédant différemment. Allez, c'est parti pour la recette.

Bûche "Hugo Marron" (pour un moule à cake en silicone de taille standard soit 8-10 personnes)

Dacquoise noisette :

  • 37,5 g de noisettes en poudre
  • 37,5 g de sucre glace
  • 63 g de blancs d'oeuf 
  • 25,5 g de sucre en poudre
  • 12 g de noisettes hachées (moi, je n'avais que des amandes hachées alors j'ai mis ça et c'était très bien)

Préchauffez votre four à 160°C. Dans un saladier, tamisez ensemble la poudre de noisettes et le sucre glace. Dans un autre saladier, mettre les blancs d'oeuf et tout le sucre en poudre. Sortez votre batteur et monter le mélange sucre-blanc en meringue. On commence à petite vitesse et on monte progressivement. Attention à ce que la meringue ne soit pas trop ferme sinon elle sera difficile à mélanger avec les poudres. Elle doit simplement former un bec d'oiseau. Quand la meringue est montée,  on ajoute les ingrédients secs et on mélange à la marise. Quand le mélange est homogène, on le met dans une poche sans douille. On place un papier sulfurisé, sur lequel on a préalablement tracé au verso un rectangle de la taille voulue pour la dacquoise, sur une plaque à pâtisserie. Puis on poche notre dacquoise en remplissant bien ce rectangle. Après la cuisson, on pourra éventuellement égaliser les bords si nécessaire. On saupoudre enfin avec les noisettes hachées (amandes pour moi).

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Avant la cuisson

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Après la cuisson

On enfourne à mi hauteur pour 20 nm. La dacquoise est cuite quand elle est bien dorée. On sort alors du four et on place à refroidir sur une grille. Il faut faire attention quand on manipule la dacquoise car elle est assez fragile. Une fois parfaitement refroidie, on la filme et on la met au congélateur.

Meringue vanille :

  • Deux blancs d'oeuf
  • 2 fois le poids des blancs d'oeufs en sucre en poudre
  • les graines d'une gousse de vanille ou de la vanille en poudre

On met le four à préchauffer à 80°C. Dans un saladier, on met les blancs, le sucre et la vanille et on monte la meringue en commençant à petite vitesse comme d'habitude. Comme il y a beaucoup de sucre, elle est un peu longue à monter surtout qu'il faut qu'elle soit assez ferme pour ne pas s'effondrer quand on la poche. Quand la meringue est bien ferme, on la met dans une poche sans douille et on procède comme pour la dacquoise. On enfourne à mi hauteur pour 5h. Le but d'une cuisson aussi longue est d'assècher la meringue pour qu'elle résiste à l'humidité une fois mise dans la bûche. Personnellement, je préfère quand la meringue est à peine cuite au milieu et j'ai trouvé ce temps de cuisson beaucoup trop long. En plus, comme la meringue sera en contact directe avec de la crème de marron sur un côté, j'ai préféré le chablonner pour plus de sûreté. Je pense que la prochaine fois, je réduirais le temps de cuisson à 3h et que je chablonnerai bien tout. La meringue peut se conserver telle quelle à l'abri de l'humidité pendant quelques jours.

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La meringue cuite puis chablonnée

Mousse à la crème de marron :

  • 160 g de lait demi-écrémé
  • 40 g de crème liquide entière
  • 16 g de jaune d'oeufs (environ 1 jaune, ça va très bien)
  • 25 g de sucre en poudre
  • 20 g de maïzena
  • 218 g de crème de marrons
  • 3,6 g de gélatine en poudre dans 18 g d'eau froide (ou le même poids en gélatine en feuille à faire tremper dans de l'eau froide)
  • 247,5 g de crème liquide entière très froide
  • 30 g de crème liquide entière où faire fondre la gélatine
  • Prévoir un peu de crème de marron en plus pour le montage

Dans un saladier, mettre le jaune, le sucre et la maïzena et bien mélanger. Le mélange est très compact, c'est normal, il y a vraiment beaucoup de maïzena. Dans une casserole, mettre le lait et les 40g de crème à bouillir. Dès que ça frémit, on verse doucement sur le mélange précédent tout en fouettant bien à la cuillère magique ou avec un petit fouet. On transvase dans la casserole en filtrant au passage pour être sûre de ne pas avoir laissé de grumeaux. On fait ensuite cuire comme une crème pâtissière habituelle, c'est-à-dire qu'on met sur feu assez fort (7-8 sur mes plaques qui montent à 12) en remuant constamment jusqu'à ce que la crème commence à épaissir. Dès que ça commence, on stoppe le feu tout en continuant à remuer vigoureusement. La crème devient alors bien lisse et a la consistance voulue. On la verse dans un grand plat pour accélérer le refroidissement et on la filme au contact. On laisse refroidir complètement au réfrigérateur (ça prend au moins une heure).

Quand la crème est bien froide, on en pèse 165 g que l'on place dans un saladier. Faire gonfler la gélatine dans l'eau et réserver.  Ajouter la crème de marron à la crème pâtissière et fouetter l'ensemble au batteur électrique à vitesse max pendant 2 bonnes minutes. La crème pâtissière étant particulièrement ferme, on va lisser la texture en mixant un peu au mixeur plongeant. On fait alors chauffer 30 g de crème liquide au micro-onde pendant 30-40 secondes. La crème doit être chaude mais pas bouillante. On y verse la gélatine et on mélange jusqu'à parfaite dissolution avant de réserver.

On monte à présent les 247,5 g de crème très froide en chantilly. Dans sa recette, une fois la chantilly montée, Valérie y ajoute la crème aux marrons et la crème contenant la gélatine puis mélange le tout à la marise. A chaque fois que je procède ainsi, je me retrouve avec un problème de gélatine qui fige avant que le mélange soit homogène et ça m'agace alors cette fois, j'ai procédé différemment. Une fois la chantilly montée, j'ai versé la crème à la gélatine dans la crème aux marrons tout en battant à pleine vitesse au batteur électrique avant de verser la crème ainsi obtenue dans la chantilly. Et j'ai mélangé délicatement à la marise. Et cette fois, le mélange a été parfaitement homogène. La mousse aux marrons ainsi obtenue est absolument divine. D'ailleurs, avec Inferno Gran Mom, on a dû se retenir pour ne pas la manger à la petite cuillère.

Montage de la bûche

On remplit au 2/3 le moule à cake puis on y met la meringue et on presse légèrement pour faire remonter la mousse sur les bords. On recouvre la meringue d'un peu de crème de marron nature, on ajoute un peu de mousse de marron et on place la dacquoise. On complète avec de la mousse de marron si nécessaire et hop direction le congélateur pour au moins 5h, le temps que tout prenne bien et qu'il soit possible de démouler facilement.

Il ne reste plus qu'à procéder à la confection du glaçage. Alors pour le glaçage, vu que je n'ai pas le matériel adapté, j'y suis allée à la sauvage version "plus tu vas vite et mieux tu te portes mais ta bûche pas forcément". Donc si vous voulez tous les détails sur la façon idoine de faire un glaçage miroir (normalement, il se fait la veille du jour J), allez faire un petit tour sur le site de Valérie. Elle vous explique ça parfaitement bien. Perso, vu mon manque de temps chronique, voilà comment j'ai fait directement le matin du jour J. C'est pas parfait mais ça passe très bien et personne n'a rien vu à la maison.

Glaçage miroir au chocolat au lait

  • 3,75 g de gélatine en poudre dans 19 g d'eau
  • 185 g de bon chocolat au lait
  • 112 g de crème liquide entière
  • 75 g de nappage neutre

Faire gonfler la gélatine dans l'eau bien froide. Préparer un mixer plongeant et son bol (ou tout autre récipient profond et étroit). Placer dedans le chocolat au lait et la gélatine une fois qu'elle a bien gonflé (soit environ 10 mn après). Dans une casserole, mettre la crème et le nappage neutre et porter à ébullition. Dès les premiers bouillons, enlever du feu et verser directement sur le chocolat et la gélatine puis mixer au mixeur plongeant en essayant de faire le moins de bulles possible. On va ensuite laisser refroidir jusqu'à 32°C en tapant régulièrement le récipient sur le plan de travail et en remuant doucement avec une baguette chinoise ou votre thermosonde. Le but de l'opération est de faire éclater les bulles qui se sont formées dans le glaçage en les faisant remonter à la surface. Et vu qu'il faut plus d'une heure pour que le glaçage atteigne la bonne température, on a un peu de temps devant nous pour obtenir un glaçage à peu près lisse. Quand il a la bonne température, il est assez visqueux ce qui est la consistance souhaitée pour qu'elle accroche bien sur la bûche à glacer. Dès que le glaçage est prêt, on sort la bûche du congélateur, on la démoule et on la place sur une grille. On verse alors le glaçage dessus en prenant soin de bien tout recouvrir. On coupe aux ciseaux huilés le glaçage qui dépasse au pied de la bûche et on la met sur le plat de service. Il ne reste plus qu'à la décorer et à la stocker au frigo jusqu'à parfaite décongélation.

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Et voilà : bon appétit !

19 décembre 2016

La pomme et le Wifi

Il était une fois un Chéri qui recherchait désespérément un bon génie pour exaucer un souhait. Un jour, il croisa par hasard la route de la Fée Pupuce (vous savez, celle qui coud des tas de trucs) et lui posa la question fatidique.

Dis donc Fée Pupuce. J'arrive pas à trouver de génie mais tu pourrais peut-être exaucer mon voeu toi ?

Ben ça dépend, c'est quoi. Tu veux une nouvelle chemise ?

Non, plutôt une nouvelle box. La mienne a plus de 10 ans quand même. C'est celle d'origine.

C'est que ma spécialité à moi, c'est plutôt la couture (et la fimo et la pâtisserie et le tricot et le bricolage et ...) . Mais l'informatique, c'est pas trop mon rayon.

Oh allez, tu peux bien faire quelque chose non ?

D'accord, je vais voir.

Réussissant à mettre la main sur la formule magique hyper secrète de convocation des hautes instances magico boxico hotlinenienne (bref, un identifiant et un mot de passe datant quand même de 2005), notre Fée jeta toute sa puissance magique dans une bataille épique pour l'obtention d'une nouvelle box flambant neuve pour Chéri. Après une lutte acharnée contre le monstre Zizic Soporifique à répétition, un monstre terrible qui peut au choix vous plonger dans un état de somnolence proche du coma ou dans un état de nerfs que l'éruption du vésuve à côté c'est peanuts, ce fut une victoire totale. Avec une rapidité foudroyante de 5 jours, la nouvelle box était là ! Aussitôt déballée, aussitôt installée.

Alors, ton voeu est exhaussé. Tout va bien ?

Euh, c'est un peu bizarre là. Pour la TV, c'est Ok. Pour mon ordi aussi. On passe par le câble RJ45, c'est tout bon, j'ai du réseau.

Et le téléphone ? Ah oui, ça fonctionne. Ben c'est quoi le problème alors ?

On a 2 cartes WIFI apparemment. Mais je sais pas pourquoi. Et elles voient pas le même équipement.

D'accord mais ça fonctionne ?

Sais pas. On va voir.

Et pour voir, ça, on a vu. Et les équipements aussi. En résumé, les PC et les tablettes androïd voient bien le WIFI et arrivent à s'y connecter, mal, mais y arrivent. Résultat, une lenteur remarquable dans les connections voir des abandons purs et simples pour dépassement de délais. Mais pour tous les équipements à la Pomme, s'ils voient parfaitement le WIFI et nous soutiennent mordicus qu'ils s'y connectent (ou pas d'ailleurs ça dépend du sens du vent, de l'air du temps, de la couleur du cheval blanc d'Henri IV), niveau trafic internet, c'est le néant total. Rien, pas le moindre petit octet qui transite. J'aime autant vous dire que c'est la panique totale du côté de Gargamel, incapable ou presque de survivre sans sa tablette chérie.

Là, je vous vois venir. Vous vous dites que Chéri s'est planté dans sa configuration, qu'il a oublié de cocher une case quelque part. Et je vous arrête tout de suite. L'informatique, les réseaux, les routeurs, internet tout ça tout ça, c'est quand même un peu son taf à Chéri donc une erreur serait étonnante mais surtout, ce qui est drôle, enfin, si on veut, c'est que tout fonctionne parfaitement en fait. Si si, je vous jure. Tout, absolument tout, fonctionne impeccablement à une toute toute petite condition ... être à moins de 1m de la box. Ce qui, vous l'avourez, limite un tant soit peu l'intérêt du WIFI quand même. La Fée Pupuce a donc ressorti sa formule hyper secrète pour contacter et blablabla et blablabla ...

Bonjour, l'enchanteur Boxus à votre service.

Allo oui, c'est la Fée Pupuce à l'appareil. J'ai un petit souci avec ma box. Tout fonctionne sauf le WIFI qui semble avoir une portée ridicule, voir nulle en fait.

Très bien. On va faire un petit test. Attendez un instant ... voilà alors, ça fonctionne ?

Ben non. C'est pire. Ça connecte même plus.

Très bien madame. Ne vous faîtes pas de souci

(ben voyons)

ce n'est rien

(c'est ça c'est ça)

votre box a un petit problème

(sans blague)

il faut la changer

(euh, elle est neuve là quand même)

on va procéder à un échange standard qui ne vous coûtera que 100€.

Pardon ???? J'ai pas bien compris.

Je disais que ça vous coûterait 100€ mais c'était juste une blague madame

(c'est qu'il a aussi le sens de l'humour, Boxus)

Vous aurez la nouvelle box dans 5 jours environ.

...

(un gros gros soupir désespéré en pensant à mon forfait mobile avec internet pas illimité intégré)

Du coup, depuis ce week-end, mis à part quand je transite par mon forfait mobile pour connecter nos appareils Apple à internet via la 3-4G, avec les monstros, on est privé d'internet. Autant vous dire qu'avec Gargamel qui regarde des vidéos en boucle sur Youtube, les méga octets défilent vite et qu'on tiendra jamais pendant 5 jours. Et là, faudrait peut-être que j'arrête de causer parce que je suis en train d'user mon forfait !

200

Mamaaaaaaan ! A mache pas la tabeeeeettttttte !

 

21 janvier 2017

C'est un Bibi, Chéri !

C'est quoi ce truc ?

Mais voyons Chéri, c'est un Bibi !

Un quoi ?

Un Bibi, Chéri

...

(silence pensif)

C'est pas le titre d'un vieux film ça ?

Ah pas loin ! C'est qu'il a de la mémoire quand il veut Chéri. C'est bien un truc qui ne date pas d'hier (1975 environ) mais pas un film. C'est une série, en 46 épisode et française en plus et dont le titre exact est Chéri Bibi. Ça vous dit quelque chose ?

Enfin bon, tout ça n'a tout de même aucun rapport avec mon bibi à moi que j'ai, ou plutôt que je ne l'ai plus vu que c'était le cadeau d'anniversaire d'une copine de Gargamel. Car le week-end dernier, Gargamel était invité à l'avant dernier anniversaire de la saison des fêtes (piouuu, on en voit enfin le bout, c'est pas croyable la vie sociale hyper active qu'ils ont les monstros !). Et fidèle à la tradition ancestrale des Puces qui date de l'an dernier, c'était cadeau fait maison obligatoire.

Pour faire dans l'originalité, j'ai opté pour .... ben un costume de fée bien sûr. Eh oui, les ailes de fée, c'est mon truc du moment. Faut dire aussi que je voulais absolument tester de nouveaux produits (des colles à paillettes incorporées) que je prévoyais pour la production en série d'ailes de dragon et que c'était pour moi l'occasion idéale de faire ces fameux tests. Bizarrement, si confectionner le tutu en tulle et les ailes (avec une nouvelle forme pour changer un peu) ne m'a posé aucun problème ni technique ni psychologique, impossible de faire la baguette pour aller avec. Bricolus a eu beau insister, tempêter, Hystéricus a eu beau lancer massivement ses attaques, grâce au soutien inconditionnel d'Enquiquinus qui avait visiblement envie de faire tourner ses congénères en bourrique en plus de moi-même, j'ai tenu bon. Pas de baguette au programme. Bon, c'était bien beau tout ça mais mon côté un chouilla psychorigide n'était pas satisfait pour autant. Un costume digne de ce nom devait comporter des ailes, une jupe et un accessoire en plus. Au départ, j'avais opté pour un diadème en fil d'aluminium doré et puis un foirage total et des douleurs au bout des doigts plus tard, j'ai décidé qu'un Bibi à plumes, ce serait bien mieux.

Alors après quelques recherches sommaires sur Pinterest, une séance de farfouillage intensif dans mes placards à fournitures pour loisirs créatifs et stock de feutrine, j'ai finalement obtenu ce truc sur lequel les monstros se sont rués pour l'essayage et que j'ai eu bien du mal à récupérer pour le mettre à l'abri.

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J'avoue que je ne suis pas mécontente du résultat et que je réexploiterai certainement l'idée pour d'autres déguisements (ou même des petits chapeaux pour sortir encore qu'il faudra trouver l'occasion parce que les plumes dans les cheveux, faut quand même assumer). La demoiselle a, quant à elle, semblé ravie et c'est bien là le plus important non ?

26 décembre 2014

Noël chez les Inferno

Dans la famille Inferno, la période des fêtes est une période éminemment chargée (la preuve, j'en deviens presque muette). Il faut dire qu'entre l'anniversaire de Gargamel le 21, Noël le 25, l'anniversaire de Chéri le 27 et le nouvel an, et sachant qu'on met un point d'honneur à fêter séparément chaque évènement, ben on n'a pas le temps de chômer. Heureusement qu'Inferno Gran Mom est arrivée pour filer un coup de main (entre autres).

Mais le grand moment des fêtes de fin d'année, c'est tout de même Noël et ses CADEAUX !

Euh, la Puce, t'es pas un peu matérialiste là quand même. Et la magie de Noël ? L'amour, la paix sur terre et tout et tout.

Ouais ben pour moi, la magie de Noël se résume à avoir un moyen de pression sur Azraël pour qu'il fasse moins de bêtises et la paix sur terre à la paix dans la maison. Je sais, c'est réducteur mais c'est comme ça. Et quand ça fait un mois que le sieur Azraël vous bassine pratiquement tous les jours avec quand est-ce que c'est qu'il apporte les GROS cadeaux le père Noyel, alors oui, vous avez vraiment l'impression que Noël semble se résumer à ça. Et cette année, chez les Infernos, question cadeaux, les monstros ont été particulièrement gâtés.

C'est ainsi qu'Azraël s'est retrouvé à la tête d'une montagne de paquets. Et vu que sa grande passion, bien plus que le contenu lui-même, c'est d'avoir un paquet à ouvrir, il était aux anges. D'autant plus que Gargamel a eu le malheur d'ouvrir celui contenant sa toute nouvelle Nintendo DS en premier et a découvert béat que oui, on peut contrôler Mario, on n'a pas à se contenter de le regarder sauter partout dans des vidéos sur Youtube. L'extase totale en ce qui le concerne et un désintérêt tout aussi total de l'intégralité de ses autres cadeaux. Faut dire aussi, comment des jeux de société hautement intelligents conçus spécialement pour le stimuler pourraient-ils bien rivaliser avec Super Mario, franchement, non mais à quoi je pensais là ! Heureusement qu'un ressort arc en ciel géant est venu redoré un peu mon blason quelque peu terni. De toute façon, les cadeaux abandonnés dans un coin n'ont pas été perdus pour tout le monde et c'est un Azraël ravi a hérité de nouveaux paquets à ouvrir.

Mais l'extase n'a pas été que pour les monstros. Eh non, car bien que votre humble servante ait pu profiter de son plus beau cadeau bien avant le 25 (je parle bien sûr de mon beau mannequin de couture qui me rend d'infinis services alléluia merci merci Chéri et Inferno Gran Mom) moi aussi j'ai eu quand même des petits paquets à ouvrir le jour J comme tout le monde, dont un en particulier que je gardais bien à l'abri des petites mains d'un Azraël avide de déballage et aussi, il faut bien l'avouer de ma propre curiosité vu qu'il m'avait été envoyé début décembre. Et je dois bien avouer que de tous mes cadeaux de Noël, ben c'est celui-çi qui m'a fait le plus plaisir (hors mannequin qui est bien sûr hors catégorie).

Non, c'est vrai ? Mais c'est quoi la Puce ? Dis vite ! Une nouvelle voiture ? Une rivière de diamants ? Un coupon de Liberty ?

Naaan, mieux que ça ! Un foulard ! Si si, je vous jure. Je l'A DORE ! D'ailleurs, je ne l'ai plus quitté depuis que je l'ai déballé jeudi midi, Inferno Gran Mom peut en témoigner. Avec un coté en Liberty justement, étoilé dans les tons mauves, et l'autre en soie bleue à reflets violet foncé. Il est cro cro beau ! Et parfaitement assorti à ma robe à iris en prime. Et il sera aussi parfait avec l'ensemble que je suis en train de me faire.

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Alors, il est pas parfaitement raccord avec la couleur des iris ce foulard !

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Et hop, un plan plus serré

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Et un gros plan pour voir le détail du motif des tissus. Dommage, j'ai pas réussi à faire ressortir les reflets violets de la soie.

Alors du fond du coeur, un énorme merci à Chofie pour son cadeau et ses talents de couturière.

Et pour finir ce post en beauté, Sir Azraël et Mr Picpic vous envoient leurs meilleurs voeux pour Noël et la nouvelle année.

 

22 octobre 2016

La Puce n'a rien à faire

Eh oui, ces derniers jours, j'ai été totalement désoeuvrée, sans rien à faire d'autre que glandouiller sur mon canapé, surfer sur le net, rêver devant Pinterest et blogger à donf ! Hein ? Comment ça vous n'en croyez pas un mot ? J'ai rien posté depuis une semaine moi ? Allons, bavarde comme je suis, c'est tout bonnement impossible.

Ah ben si tiens, c'est possible. Bon ok, j'avoue. En vrai, j'ai été débordée vu qu'Agendus Démonicus continue obstinément à sévir. Il est même devenu totalement hors de contrôle, au point de me suivre jusqu'au bureau et de squatter chez mes collègues. La preuve, sous son influence pernicieuse, Hiro a décalé les horaires de tous les cours de mécanique quantique de sorte à ce qu'ils se finissent 30 mn après l'heure à laquelle je dois impérativement être à l'école des monstros. Je vous raconte pas la panique pour rectifier tout ça. Et s'il n'y avait que ça, mais Agendus s'amuse à mettre le bazar jusque dans les emplois du temps de mes collègues du labo voisin avec lequel on organise conjointement certains cours.

Histoire de corser un peu les choses (ben oui, sinon c'est pas drôle), Enquiquinus Majorus a décidé de se mettre aussi de la partie. Et quand un démon majeur s'y met, ça fait mal ! La machine à café est donc tombée en panne pour la nième fois ce mois-ci, j'ai passé une semaine avec 17,5°C dans le bureau, ce que se révèle très frisquet quand on est assise toute la journée et, coup de grâce, vendredi matin, l'eau a été coupée dans la quasi totalité des bâtiments avec annonce qu'elle ne serait remise que le lundi suivant. C'est quoi le problème exactement avec une coupure d'eau vu qu'il n'y a de toute façon pas de café ni de chauffage ? Ben c'est que si j'arrive à me passer de café (même si je deviens fort grognon alors) et de chauffage (j'ai toujours un châle en stock au bureau), j'ai beaucoup plus de mal à me passer pour une journée entière de ... toilettes ! Vous y arrivez vous ?

Et encore, là, je ne vous parle que du boulot. Mais ce n'était guère mieux à la maison, Inferno Gran Mom qui passait quelques jours avec nous peut en témoigner. Bref, autant dire que depuis une semaine, pas moyen de blogguer, de coudre, de fimoter, de pâtisser. C'est à peine si j'ai pu tricoter. Et ça fait un petit moment que ça dure cette histoire en plus. Songez donc, moi qui d'habitude arrive à finir une robe en 10 jours maxi, ça fait presque un mois que je suis scotchée sur le même projet, une superbe robe Vogue, que je viens seulement de finir. Et ce délai n'a pas été sans conséquence.

Ce patron, c'est le Vogue 9076 et c'était la première fois que je cousais un truc de cette marque.

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Pour l'occasion, j'ai sorti un peu de tissu à sweat noir et surtout un de mes précieux coupons de jersey viscose Liberty. Ce type de jersey est nettement plus fin que le jersey de coton. Il est aussi beaucoup plus mou et sa fluidité se rapproche vraiment d'une viscose classique. Mais il est nettement plus lourd ce qui lui donne un tombé parfait. Alors, que peut-on dire de ce patron ? D'abord, niveau schémas techniques, s'ils ne sont pas toujours assez clairs à mon goût, ils sont nombreux et c'est tant mieux parce que les instructions sont intégralement en anglais. Et voyez-vous, sous l'effet d'un très très léger stress, il semblerait que j'ai complètement oublié comment on parle anglais (ou alors, c'est que c'était du chinois parce que j'y comprenais encore moins de trucs qu'aux explications Burda ce qui n'est pas peu dire).

Question difficulté technique, il n'est peut-être pas à la portée d'une débutante mais il n'est pas si compliqué que ça non plus. En fait, c'est surtout un modèle long à coudre en raison du nombre conséquent de pièces (26 au total en comptant les parties doublées). Mais avec de la patience, on y arrive.

Et dis la Puce, est-ce qu'ils taillent bien les patrons Vogue, toi qui te plains souvent des Burda ? Excellente question que celle-ci. Sauf que j'en sais rien. Ok, là, j'en vois qui comprennent pas comment je peux ignorer si les patrons taillent bien ou non. A priori, si j'en crois le fait que la robe finie allait parfaitement à Madonna (et qu'elle semblait aussi m'aller aux essayages intermédiaires), je dirais oui.

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Le fameux tryptique

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Gros plan sur l'encolure et le tissu, histoire qu'on voit bien le motif plume de paon rouge orangé

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Et les maintenant classiques boutons en FIMO créés spécialement pour être assortis au motif du tissu. Bon, c'est un peu raté mais j'aime bien quand même. C'est le principal non !

Seulement voilà, quand je l'ai passé une fois achevée, horreur ! Je flottais littéralement dedans. Incompréhension totale ! Mais qu'est-ce qui s'était donc passé ? C'est là que le délai d'exécution entre en jeu. Car entre le moment où j'ai commencé cette robe et celui où je l'ai fini, j'ai perdu environ 1 cm de tour de poitrine, 2 cm de tour de hanche et surtout 5 cm de tour de taille. Du coup, elle se révèle d'un confort incomparable. Je peux me goinfrer tranquille, aucun risque de se sentir engoncée dedans au niveau du bidon. Mais en contre partie, elle a quelque peu perdu en seyant. Enfin, je l'aime bien quand même et cela ne m'empêchera pas de la porter mais pour une prochaine version, je viserai quand même la taille en dessous.

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1 janvier 2017

Bonne année à tous

A tous mes gentils lecteurs et mes gentilles lectrices, en ce premier janvier, on va faire dans l'originalité suprême en vous souhaitant une bonne et joyeuse année 2017.

Alors, vous la sentez l'originalité ? Non ? Ben si voyons. J'ai dit JOYEUSE année et pas HEUREUSE année ! Pas convaincu ? Ah ben vous démarrez mal la nouvelle année vous alors si vous choisissez d'être contrariant comme ça ! Ou bien c'est moi ? Huuum, bon allez, on oublie tout ça et on fonce sur le cidre doux (ben oui, je vous rappelle que je picole pas moi) pour fêter dignement cette nouvelle année qui commence en espérant qu'elle sera meilleure que 2016. Vu qu'il paraît qu'elle était quand même bien pourrie celle-là (perso, je confirme à tous ceux qui ont eu cette impression que je suis bien d'accord avec eux).

Puisse 2017 vous apporter joie et satisfactions de toutes sortes ainsi qu'une santé en béton armé.

mes projets pour 2017

Mes projets pour bien démarrer 2017 ? Ca pourrait ressembler à ça. Mais est-ce que je vais y arriver ? Mystère !

 

9 novembre 2016

Le samedi, on fête Mamie

Eh oui, en octobre, c'était l'anniversaire de Mamie M. et pour l'occasion, régime ou pas régime, j'ai confectionné un beau et gros gâteau d'anniversaire. Il m'a fallu un certain temps pour me décider sur le type de gâteau à confectionner, d'autant que Pâtissus s'est montré très difficile dans son choix. Et encore plus de temps avant de trouver celui de publier la recette.

Chéri, c'est l'anniversaire de ta mère ce week-end. Je lui fais quoi comme gâteau d'anniversaire ?

Ben j'sais pas. C'que tu veux.

(Oui, parfois, Chéri est d'une aide incommensurable quand on est à court d'idées ou parfaitement indécis)

Bon, Pâtissus, t'as entendu. T'as carte blanche. Alors, on fait quoi ? Une tarte ?

Et les bougies ? Non mais t'as pensé aux bougies ? Elles tiendront jamais et les monstros seront pas contents !

Un gâteau arc en ciel alors ?

Pfff, déjà fait ! Et puis c'est l'anniversaire de Mamie M., pas d'Azraël

Un gâteau au yaourt peut-être ?

Nan mais eh oh, c'est un AN NI VER SAIRE je te rappelle.

Ben quoi alors !

(c'est qu'il commence à m'agacer le bestiaux)

Je sais, on va faire un entremet à base de praliné, ça leur rappellera la Creuse. Dommage qu'on ait pas des myrtilles ça aurait été parfait. Bah, on se contentera du cassis.

Et voilà comment je me suis retrouvée à confectionner une Nostalgie, c'est le petit nom que Pâtissus à donner au gâteau parce que bon, maintenant qu'il a la grosse tête, il a décidé de donner des noms à ses gâteaux. Mais c'est quoi une Nostalgie. Eh bien dans la Creuse, parmi les produits locaux typiques, on trouve le creusois (des noisettes donc), le pâté de pommes de terre (là, on oublie pour la pâtisserie) et les myrtilles. L'idée de départ, c'était donc de faire un gâteau avec une base en creusois, un insert à la myrtille et une mousse praliné. Sauf que voilà, le creusois, c'est un peu trop gras comme biscuit pour une base d'entremet alors je me suis rabattue sur une dacquoise noisette. Pour ajouter du croquant et rester dans le thème des produits du terroir, j'ai déposé dessus un croustillant au praliné (toujours la noisette donc). Pour l'insert, les myrtilles étant un produit cher et très saisonnier, j'ai renoncé à les utiliser et je les ai remplacé par de la purée de cassis (mais si vous en avez, rien ne vous empêche de les ajouter à la purée de cassis pour faire votre insert). Le truc le plus délicat dans cette recette, c'est le bavarois praliné qui est venu recouvrir tout ça.

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Un bon coup de spray velours blanc pour recouvrir tout ça (moins classe qu'un glaçage miroir mais j'avais peur que ce soit trop sucré sinon et puis c'est infiniment plus rapide) et des décorations en pâte à sucre. Sans oublier les supers bougies en forme de voiture (si si). Attention, on ouvre grand ses mirettes. TADAAAAAAM !

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Alors, il est pas beau ce gâteau. Comme d'hab, les monstros se sont battus pour souffler les bougies au nez et à la barbe de leur mamie.

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Comme d'hab toujours, Azraël a dévoré sa part et Gargamel n'a même pas voulu y goûter (décidément, les gâteaux, ce ne sera jamais vraiment son truc). Mais trêve de bavardage, place à la recette. Ah non, quelques recommandations d'abord. En premier, ce dessert est impérativement à réaliser la veille (ou alors aux aurores) parce qu'il doit avoir le temps de congeler avant d'être décoré puis de décongeler avant d'être mangé. Par contre, on peut tout préparer dans la foulée (ça prend entre 2 et 3h selon que vous avez ou non un peu de pratique). Avant de vous lancer, je vous conseille de faire la place dans votre congel afin que le gâteau complet puisse s'y loger. On congèlera des parties à différentes étapes et si la place est déjà prête, on gagne du temps. Allez, c'est parti.

Nostalgie (pour un cercle de 20 cm soit 6-8 personnes)

A part la mousse bavaroise praliné qu'il faut faire en dernier, on peut préparer le reste dans l'ordre de son choix et étaler la confection sur plusieurs jours car les différents éléments sont placés au congélateur au fur et à mesure de la réalisation. Toutefois, si vous prévoyez de tout faire dans la foulée, je vous donne ici l'ordre de réalisation le plus optimal à mon sens.

Insert au cassis (à faire dans un moule à manquer ou un cercle de 18 cm) :

  • 200 g de purée de cassis
  • 40 g de sucre
  • 4 g de pectine NH (ou 20g de vitpris)

Chemisez votre moule (ou cercle) avec du film alimentaire. Pour le moule, même en silicone, cela permettra un démoulage facile. Pour le cercle, l'objectif est simplement d'éviter les fuites. Si vous n'avez pas de film, on peut très bien prendre du papier alu. Le résultat est juste un peu moins propre mais comme tout est caché dans le gâteau, c'est pas vraiment important. Installer le moule ou le cercle sur une plaque bien rigide. Vous placerez l'ensemble au congel tout à l'heure.

Mélangez ensemble le sucre et la pectine. Mettre la purée de cassis dans une casserole, y ajoutez le mélange sucre-pectine et bien mélangez. Portez à ébullition pendant 1 mn sans cesser de remuer au fouet ou à la cuillère magique. Versez dans le moule ou le cercle. Réservez le temps que cela revienne à température ambiante.

Dacquoise noisette ( à faire dans un moule à manquer ou un cercle de 20 cm)

La dacquoise se rétracte à la cuisson si bien que vous obtiendrez un biscuit d'environ 18 cm de diamètre que vous égalisez si besoin avec votre cercle de 18 (moi, je n'en ai pas eu besoin)

  • 60 g de blancs d'oeufs à température ambiante (soit à peu près les blancs de 2 oeufs moyens à gros)
  • 25 g de sucre en poudre
  • 35 g de poudre de noisette
  • 35 g de sucre glace

Préchauffer le four à 180°C en chaleur tournante. Graissez un moule à manquer de 18 ou un cercle de 18 placé sur une feuille de papier sulfurisé. Dans un saladier, mélangez à la cuillère magique la poudre de noisette et le sucre glace (on peut aussi les tamiser ensemble si on veut). Dans un autre saladier, mettre les blancs d'oeufs et les 25 g de sucre en poudre. On va les battre en neige en commençant à petite vitesse et en augmentant progressivement. Ne battez pas les oeufs en neige trop ferme. Ce serait difficile à mélanger aux poudres ensuite. Il faut simplement que cela fasse le bec d'oiseau. Versez alors les poudres sur les blancs en neige et incorporez délicatement à la marise en prenant garde de ne pas tout faire retomber. Quand le mélange est bien homogène, versez dans votre cercle et égalisez au mieux la surface. Mettre à cuire sur le 2ème gradin en partant du bas pour 15 mn environ. La dacquoise doit être dorée.

Après avoir enfourné la dacquoise, l'insert cassis doit être suffisamment redescendu en température. Il est temps de le mettre au congélateur pour qu'il durcisse et soit facilement manipulable ensuite.

Quand la dacquoise est cuite, on la sort du four, on la démoule immédiatement et on la laisse refroidir sur une grille. Pendant ce temps, on prépare le croustillant praliné. Mais avant, on va mettre 225 g de crème fleurette ou liquide entière dans un récipient dans lequel on pourra la monter en chantilly et on place le tout au congélateur. C'est parti pour le croustillant.

Croustillant praliné

  • 115g de praliné en pâte (pas en poudre surtout)
  • 40 g de brisures de gavottes (on en trouve en super marché maintenant) ou de gavottes entières qu'on écrasera

Alors là, rien de plus simple. Dans un bol, on met le praliné en pâte, les brisures de gavottes et on mélange jusqu'à ce que ce soit homogène. Et c'est fini ! On réserve à température ambiante.

A ce stade, la dacquoise n'est pas tout à fait assez froide. On peut donc prendre le temps de ranger sa cuisine et de se faire la place sur le plan de travail pour la suite des opérations. C'est pas beau ça !

Une fois la cuisine rangée et la place faite, sur un support rigide (moi, je prends ma petite planche à découper parce qu'elle tient dans mon congélateur), on place une feuille de papier sulfurisé ou alu et un cercle de 18 cm. On met la dacquoise refroidie à l'intérieur et on la recouvre avec le croustillant que l'on tasse bien.

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Normalement, l'insert cassis est à présent suffisamment pris pour être démoulé et placer sur l'ensemble dacquoise-croustillant (si ce n'était pas le cas, on attend encore un peu pour faire ça). On se retrouve donc avec nos 3 épaisseurs d'inserts superposés. Et hop, on remet le tout au congélateur pour 30 mn environ. Il ne reste plus qu'à se lancer dans la préparation de la mousse bavaroise.

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Mousse bavaroise au praliné :

  • 5g de gélatine en poudre ou en feuille
  • 90g de crème fleurette ou liquide entière + 225g de crème fleurette ou liquide entière bien froide (celle qu'on a placé au congel tout à l'heure et qui devrait commencer à congeler sur les bords)
  • 35g d'oeuf battu entier
  • 150g de praliné

On commence par regarder comment est la crème fleurette placée au congel. Elle est parfaite pour être montée si elle a commencé à congeler sur les bords sur une largeur de 1cm environ. Si c'est le cas, on va la monter tout de suite (on la réservera alors au frigo une fois montée). Sinon, on patiente.

Quand la crème est assez froide, on la sort du congel et on va la monter en chantilly. On sort donc son batteur et on y va, à petite vitesse au départ. Quand ça commence à bien "mousser", on augmente la vitesse jusqu'à obtention d'une belle crème fouettée qui fait le bec d'oiseau. Le secret pour la crème fouettée, c'est vraiment de démarrer à petite vitesse et d'augmenter celle-ci très progressivement. Normalement, on n'a même pas besoin d'arriver à la vitesse max. Elle doit rester assez souple sinon on aura du mal à obtenir un mélange homogène quand on ajoutera à la crème praliné. On réserve cette crème fouettée au réfrigérateur et on s'attaque à la crème anglaise au praliné.

Faire gonfler la gélatine en poudre dans 25g d'eau bien froide (ou tremper les feuilles dans de l'eau froide). Dans une petite casserole, mettre les 90 g de crème et l'oeuf. Bien mélangez puis portez à 85°C sur feu moyen sans cesser de remuer à la cuillère magique ou au fouet. Attention, la crème ne doit surtout pas bouillir. Vous êtes en train de faire une crème anglaise là ! Si vous n'avez pas de sonde, arrêtez la cuisson dès que la crème prend un peu de consistance. Si vous plongez une cuillère dedans, elle doit la napper légèrement. Ajoutez la gélatine et bien mélangez. Dans un saladier, mettez le praliné et versez dessus la crème anglaise que vous aurez passé au chinois avant (ça permet d'éliminer les petits grumeaux si vous n'avez pas parfaitement réussi votre crème). On mélange bien jusqu'à ce que ce soit homogène. On laisse alors refroidir le mélange à température ambiante. Il faut qu'il soit redescendu à 35°C avant de l'ajouter à la chantilly. Normalement, si vous n'y êtes pas déjà, vous n'en êtes pas loin et cela ne devrait pas prendre trop de temps.

Quand c'est à la bonne température, on sort la chantilly du frigo et on verse TOUTE la crème praliné dessus. Il ne reste plus qu'à mélanger rapido à la marise en soulevant bien l'appareil pour ne pas casser la masse. Pourquoi rapido ? Parce que la chantilly est bien froide et que la crème praliné contient de la gélatine. Si le mélange prend trop de temps, la gélatine va faire figer la crème praliné en paquet dans la chantilly. Ce n'est pas très grave s'il y en a peu mais ce n'est pas très joli esthétiquement parlant. Et s'il y a beaucoup de paquets de crème praliné figée, c'est désagréable en bouche.

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Vous voyez les taches plus sombres dans la mousse : c'est la crème pralin qui s'est gélifiée avant d'être complètement incorporée.

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Il ne reste plus qu'à passer au dressage. On sort nos inserts du congel, on enlève le cercle de 18 (si tout est bien pris, rien ne bouge) et on place celui de 20 chemisé de rhodoïd. On place un peu de crème dans une poche à douille et on remplit l'interstice entre le bord du cercle et le bord des inserts. Il ne reste plus qu'à tout recouvrir en versant directement le restant de crème bavaroise dans le cercle. On lisse bien le dessus et on met au congel pour une nuit.

Voilà, l'entremet est fini, il ne reste que la déco. Moi, j'ai choisi un spray velours mais vous pouvez faire ce que vous voulez. Pour le spray velours, il suffit de passer la bombe de spray sous l'eau chaude quelques minutes et de bien l'agiter ensuite. Cela fluidifie le mélange à l'intérieur qui se dépose plus uniformément sur l'entremet ensuite. On sort le gâteau du congel, on se place sur une surface bien protégée et qui risque rien (c'est super gras collant le spray, une horreur) et on vaporise. Il ne reste qu'à placer l'entremet sur son plat de service et le laisser doucement décongeler au frigo.

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Bienvenue en enfer (ou le monde de la parentalité)
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