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Bienvenue en enfer (ou le monde de la parentalité)
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21 juillet 2016

La folie Kokeshi

Ah ben tiens, ça faisait longtemps que Fimus Démonicus ne s'était pas manifesté. Sûrement parce qu'avec un stock de boutons en FIMO encore relativement conséquent, il savait qu'il n'arriverait pas à faire sauter les barrages métaphysiques mis en place pour contrer son action.

Sauf que les dits barrages ont été littéralement balayés par une incantation absolument infaillible prononcé par la maman d'un copain de Gargamel (la pauvre avait dû se faire posséder par Fimus à l'insu de son plein gré).

Dis la Puce, toi qui est douée de tes mains, tu prendrais pas une petite commande de boucles d'oreille en pâte FIMO ?

Non mais franchement, comment voulez vous faire le poids face à une incantation pareille ! Tout y était, même la gestuelle suppliante (meuuuh non, j'exgarère à peine) et les composants matériels du sort (ben oui, elle avait prévu les montures pour les boucles d'oreilles). C'est qu'il le sait parfaitement que je suis hyper sensible aux compliments le Fimus et qu'on obtient à peu près n'importe quoi de ma part avec un mot gentil et un sourire.

Huuum ? De koua ? Je cherche juste une excuse pour avoir honteusement cédé à l'appel de la pâte FIMO. Mais pas du tout du tout du tout. En plus, c'était pas de la FIMO mais de la CERNIT. Et toc !

Brefle, mes défenses anti démons ayant lamentablement été pulvérisées, je me suis retrouvée les mains dans la pâte à modeler. Mais pour faire quoi me direz-vous ? Des poupées Kokeshi ! Paraîtrait que c'est la mode ? Suis pas au courant mais bon, la mode est moi ....

La maman de Titi les voulait rouges, pas trop grosses et pas trop lourdes. Mon premier essai étant raté (beaucoup trop gros pour des boucles d'oreilles), je les ai transformé en porte-clé assorti aux boucles d'oreilles. Trop la classe non ! Le second essai fut concluant lui. Très concluant même.

Oh, c'est quoi ?

(Ça c'est une de mes collègues qui passait dire bonjour au moment où je sortais les boucles d'oreille de mon sac pour penser à les donner à la maman du copain de Gargamel)

Des boucles d'oreilles que je dois donner à la maman d'un copain de Gargamel

Elles sont chouettes ! Tu les as eu où ?

Ben je les ai faite ... en pâte FIMO

(oui, parce que le mot FIMO est semble-t-il plus connu que CERNIT)

Nooon ? Rho t'es douée dis donc !

Euuh, merci.

(Et voilà ! Fimus venait de lancer une attaque foudroyante)

Tu crois que tu pourrais m'en faire aussi ?

Bien sûr

(Fimus, sors immédiatement de mon corps)

Et de fil en aiguille, ou plutôt de couteau à sculpter en scalpel, je me suis retrouvée à faire 2 paires de boucles d'oreille Kokeshi supplémentaires, toutes accueillies par leurs propriétaires avec enthousiasme. Du coup, je me suis dit que ça faisait des petits cadeaux sympas et qu'il faudrait que j'intégre ça à ma liste de cadeaux fait maison potentiels.

Bon alors, je pourrais vous inonder de photos mais j'ai finalement choisi de me limiter à celles de la dernière paire que j'ai faite parce que ce sont mes préférés et aussi les plus petites que j'ai jamais réalisé. D'ailleurs, je doute de pouvoir en faire des plus petites.

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Le petit sac pyramide pour offrir.

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24 juillet 2016

Massacre au taille-haie

Dans un fol élan d'enthousiasme et un optimisme délirant, la semaine avant l'anniversaire kermesse d'Azraël, je me suis mise en tête d'entretenir notre jardin afin qu'il soit fin prêt pour accueillir tous les petits invités de Sir Azraël le magnifique (oui, il a la tête qui enfle un peu depuis son anniv). Pourquoi enthousiasme et optimiste délirant ? Peut-être parce que je refusais d'envisager l'éventualité hypothétique que peut-être il soit possible qu'il ne fasse pas tout à fait beau le jour J.

Ou alors, parce que depuis 3 ans qu'on est là, on n'a jamais, mais alors jamais, taillé une seule haie ni le moindre arbuste (à part un peu le pin parasol devant la maison et les framboisiers). Faut dire d'entretenir des haies et des arbustes au sécateur (à peu près le seul outil à notre disposition), c'est pas folichon folichon, surtout quand vous en avez une sacré longueur. Et je ne vous parle même pas de l'état de la pelouse qui n'avait pas été coupée depuis 3 semaines minimum. Une vraie jungle !

Mais pour une telle entreprise de démolition, parce qu'à ce stade, c'est plus de l'entretien, c'est de la démolition je vous assure, il nous fallait nous équiper. Aussitôt dit, aussitôt fait. Un saut au magasin de bricolage du coin et me voilà de retour avec de quoi me défouler sur de pauvres arbustes qui n'avaient rien demandé. Tremblant de toutes leurs feuilles, ils observaient ma gracieuse progression façon bulldozer, prêts à prendre leurs racines à leur cou. Quand soudain ... me voilà stopper net dans mon élan par un Couturus indigné.

Non mais eh oh. Ça va pas d'aller tailler les haies en robe liberty et escarpins ?

Ah bon, tu crois que ça se fait pas ?

(oui, j'ai une relation au jardinage quelque peu utopique. C'est facile, rapide, propre et ça donne jamais chaud. Enfin, c'est ce que j'imagine à chaque fois juste avant de m'y mettre puis de déchanter alors qu'il est bien trop tard)

Hors de question que mes sublimes créations courent le moindre risque !

(oui, Couturus aussi a un peu la grosse tête en ce moment)

Tu m'enlèves ça tout de suite et tu mets un truc adapté.

Huum, t'as peut-être pas tort. Et puis ça sera sûrement mieux avec mes allergies.

Mais qu'est-ce que j'allais bien pouvoir me mettre sur le dos ? C'est que j'avais rien de rien pour ça dans mes placards moi ! Heureusement, Couturus s'est montré sympa (ou alors il avait trop peur pour ses créations). Il a donc exhumé du placard le Simplicity n°20 et entrepris de réaliser le T-shirt modèle 42 avec les manches du modèle 43. Avec un calçon, ça serait impeccable pour faire le jardin en protégeant les jambes des piqures des petites bébêtes sans avoir trop chaud.

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Alors ce qu'il faut savoir à propos de ce T-shirt si vous envisagez de le coudre un jour, c'est qu'il vous faut un tissu souple, très souple, très très souple. Sinon, vous aurez immanquablement l'air d'avoir pris 20 kg. Et comme vous ne saurez plus où vous mettre, vous perdrez instantanément tout droit à une toute vie sociale normale. L'autre chose à savoir, c'est qu'il est parfaitement possible de bronzer et d'attraper des coups de soleil SOUS de la dentelle !

A part ça, le modèle est très simple et rapide à coudre, parfaitement adapté à une débutante, c'est l'affaire d'une demi journée. J'ai cousu le mien dans un restant de dentelle de ma robe de cocktail et un restant de jersey Liberty à étoile. Couturus était d'accord parce que j'en aurai pas fait grand chose d'autre de toute façon. Le seul problème, c'est que c'était un jersey de coton, donc avec un minimum de tenue. Et comme je tiens à ma vie sociale, vous pouvez être certain que je ne suis pas prête de mettre ce T-shirt pour autre chose que du jardinage. Non parce que certes, il est très confortable, mais franchement, vous avouerez qu'il n'est pas vraiment seyant tout de même.

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Et non, vous ne me verrez pas en action, le massacre au taille-haie se pratiquant en famille, personne n'était disponible pour prendre une petite photo.

18 juillet 2016

Gâteau Arc en ciel ou Rainbow cake

Comme promis dans mon post concernant l'anniversaire d'Azraël, je vais vous livrer tous les secrets de mon gâteau Arc en ciel. Non pas que ma recette soit la meilleure du monde mais plutôt pour vous raconter tous les petits soucis rencontrés et vous éviter un certain nombre de déboires et de tâtonnements.

En premier lieu, si vous êtes des parents bio, résolument contre toute forme d'additifs et de colorants dans la nourriture, prônant un retour à des petits plats sains et équilibrés sans trop de sucre et sans trop de gras ... ben cliquez vite sur la petite croix rouge en haut à droite ou préparez-vous à être traumatiser par ce qui suit. Car le Rainbow cake, c'est surtout du sucre, du gras et une tonne de colorants !

Sur la toile, on trouve beaucoup de variantes de ce gâteau et il faut bien dire que toutes se ressemblent : le biscuit est un peu du genre génoise, bien trop sucré à mon goût, et la crème est soit au beurre (yeurk, j'ai horreur de la crème au beurre) soit au mascarpone et fromage frais double crème (euuuh, alors là comment dire .... bof !). Chez les Inferno, un tel gâteau, ce n'était donc tout simplement pas possible. Et puis de toute façon, Azraël n'aime guère la génoise sauf à petite dose dans les entremets que je fais. Il allait me fallait remplacer tout ça (tout sauf les colorants donc, 3 fois rien en somme) par autre chose.

Alors bon,par acquis de conscience, j'ai quand même testé les versions qu'on trouvait sur la toile mais, comme prévu, aucune n'a trouvé grâce auprès de Sir Azraël le délicat, les commentaires allant de c'est un peu pas très bon maman à beurk, c'est dégoûtant. Le problème, c'est qu'avec 6 couches, c'est un gâteau trèèèès épais. Il faut donc oublier les biscuits trop bourratifs. Il me fallait un truc léger, aérien et moelleux pour trouver grâce auprès du sieur Azraël. Et sans avoir l'impression d'un estomac lesté par une brique ! Une fois de plus, c'est Maîtresse Valérie qui m'a donné la solution avec son quatre quart aérien et pas gras du tout en bouche (contrairement à toutes les versions que l'on peut trouver dans le commerce). Sa méthode de préparation n'est d'ailleurs pas sans me rappeler celle du Kasutera (Castella), une sorte de méga génoise japonaise absolument délicieuse au bon goût d'oeufs. Le principe du quatre-quart coloré ayant été validé par mes monstros adorés, je suis passée au test des colorants. Alors ça a l'air de rien comme ça mais les colorants, c'est LA difficulté technique majeure de ce gâteau, en particulier avec ma pâte à 4 quart qui est montée longuement au batteur électrique et qu'il est préférable de ne pas faire trop retomber en ajoutant beaucoup de liquide ou en devant remuer longuement pour bien homogénéiser le colorant. Euh oui, car c'est justement le fait d'être montée au batteur qui donne à ce gâteau sont côté aérien et léger sans être une génoise. Brefle, à côté de la colorisation, tout le reste, c'est peanuts.

Question colorants, sachez qu'il en existe 3 types : liquide, en poudre et en gel. Le premier se trouve au super marché du coin (j'en ai pris du Vahiné pour mes essais de pâte à gâteau), le second dans les boutiques spécialisées ou sur le net et je n'ai trouvé le dernier que sur le net (il provenait directement d'Angleterre).

Premier conseil : si vous partez sur un colorant en gel commandé sur le net, surtout, commandez le trèèèèès à l'avance. Moi, j'ai commandé le mien 15 jours avant le jour J et ils sont arrivés ... 2 jours après ! Autant vous dire que je ne les ai pas encore testé donc je ne sais pas s'ils sont mieux que les autres.

Deuxième conseil : la couleur obtenue varie à la fois avec la couleur de la pâte à l'origine et avec la cuisson. Sur le premier point, ça a l'air de rien mais du coup, les bleus virent au turquoise, les rouges au rose orangé etc ... car les oeufs colorent la pâte naturellement en jaune. La cuisson modifie également la teinte qui peut finir plus soutenue ou au contraire moins soutenue, voir, dans le cas du rouge, disparaître complètement. La preuve en image.

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Mes pâtes rouge et orange avant cuisson. On voit déjà que le rouge est bien plus rose que rouge et pourtant, j'avais déjà mis la dose !

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Après la cuisson, l'orange est moins soutenu et tire plus vert le jaune. Le rouge/rose lui paraît à peine rosé.

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Et quand on coupe, surpriiiise ! On voit que la pâte n'est plus colorée du tout dans la masse.

Pour les colorants Vahiné, j'ai donc trouvé qu'il était nécessaire de mettre énormément de colorant pour avoir une teinte correcte qui tranche bien. Sinon, l'ensemble est assez pâlichon. Ce qui n'était pas top pour ma pâte à gâteau, raison pour laquelle je m'étais tournée vers les colorants en gel.

Pourquoi en gel plutôt qu'en poudre. Ben parce que je me disais que ce serait plus facile à mélanger. Et j'avais bien raison car mes gels n'arrivant pas, j'ai bien dû me résoudre à me tourner vers les poudres. D'où mon 3ème conseil.

Troisième conseil : alors avec une pâte type 4 quart ou n'importe quelle pâte riche en matière grasse et pauvre en eau, quoiqu'il soit dit sur l'emballage, on oublie l'idée d'ajouter directement la poudre dans la préparation. ÇA NE SE MÉLANGE PAS ! Ou en tout cas, très très mal. Il vous faudra impérativement ajouter quelques gouttes d'eau au colorant et en faire un liquide pâteux avant de l'incorporer. A cette condition, pas de problème, ça se mélange bien et avec une dose conséquente, on obtient une jolie couleur théorique.

Dernier conseil : j'ai dit au dessus une jolie couleur théorique car, qu'ils soient liquide, en poudre ou en gel, il faut IMPÉRATIVEMENT bien tester TOUS les colorants et leur tenue à la cuisson avant le jour J. Je n'ai pas pu le faire car j'espérais toujours recevoir mes gels et je l'ai amèrement regretté. D'abord à cause de ce problème de tenue du rouge. Je l'avais eu aussi avec le Vahiné donc j'avais forcé le dosage mais avec le colorant en poudre, ce fut bien pire et je me suis faite complètement avoir. J'ai dû m'y prendre à 3 fois avant d'avoir un truc qui garde un peu de couleur. Ensuite parce qu'avec le Violet, il s'est produit une réaction chimique bizarre qui a foncé brutalement la couleur (de violet à presque noir) et changé la texture. Mais le gâteau est resté utilisable et le goût n'a pas été modifié. Je testerai prochainement mes colorants en gel et quand ce sera fait, je compléterai cet article.

Bref, vous l'aurez compris, la première fois que vous ferez ce gâteau, il vous demandera pas mal de préparation et de tests.

Comme je le disais en préambule, en dehors du biscuit, il me fallait également résoudre le problème de la crème. Celui-ci a été résolu bien plus vite et avec nettement moins d'effort car la solution s'est imposée d'elle-même. Ce serait une ganache au chocolat blanc. Au départ, je voulais faire une ganache classique car j'avais peur qu'une ganache montée ne soit pas assez dense vu la hauteur et le nombre de couches. Et comme je la voulais bien ferme, je visais des proportions chocolat-crème de 50-50 alors que normalement, c'est plutôt 1/3-2/3. Si c'était plutôt bien au niveau du goût, c'était quand même un peu trop sucré pour moi mais ce côté était contrebalancé par le fait que le 4 quart était peu sucré lui. Par contre, visuellement, c'était pas ça. Dure à étaler en couche régulière, n'accrochait pas bien au côté du gâteau, tendance à grumeler. Du coup, j'ai finalement décidé de la monter malgré mes doutes ce qui nécessitait de réduire la proportion de chocolat. On perdrait alors en fermeté et pour assurer le coup, j'ai ajouté de la gélatine dedans afin de la solidifier. Ben ça a été parfait ! Facile à travailler pour assembler et couvrir le gâteau, après 1h au frais la tenue était impeccable et le gâteau ne s'effondrait pas du tout au découpage. Le cake étant peu sucré, cette ganache nettement moins sucrée que la précédente mais bien sucrée tout de même venait parfaitement compléter l'ensemble ce qui permettait au gâteau Arc en ciel de plaire aux enfants sans être écoeurant. Un franc succès.

Et voilà, c'est fini pour les explications. Passons donc aux recettes. Pour la pâte à quatre quart, il faut compter le même poids en oeufs, sucre, farine et beurre (d'où son nom de 4 quart) ainsi qu'un gramme de levure par oeuf. J'ai fait mon gâteau dans des cercles de 20 cm de diamètre. Il faut compter 1 oeuf par couche colorée tout en sachant que j'ai légèrement ratiboisé les couches pour qu'elles soient bien plates. Oui, la pâte a une très faible tendance à gonfler davantage au centre qu'au bord. C'est très léger mais comme je voulais des couches vraiment plates, j'ai raboté ! Vous avez donc le choix de faire votre pâte en 6 fois, couche après couche. Ou bien, si comme moi, vous avez 3 cercles à votre disposition, de faire la pâte en 2 fois. Il vous faudra alors diviser ensuite votre pâte en 3 portions de même poids avant d'y ajouter séparément les colorants. Les proportions que je donne ci dessous correspondent donc à 3 oeufs pour 3 cercles.

Gâteau Arc en ciel (pour des cercles de 20 cm) :

Pâte à quatre quart :

  • 3 oeufs moyens soit 150g d'oeufs pour moi.
  • 150g de beurre
  • 150g de farine
  • 150g de sucre
  • 3g de levure chimique
  • 1 cc d'extrait de vanille

On commence par faire fondre le beurre et on réserve à température ambiante. On tamise la farine et la levure ensemble pour qu'elle se mélange bien.

Puis on met son four à préchauffer à 150°C chaleur tournante.

Dans un saladier, on met l'extrait de vanille, le sucre et les oeufs. On dégaine son batteur électrique et on fouette pendant 10 mn. Oui, je sais, c'est long. Mais comme je le disais, c'est ce qui va donner sa légèreté au gâteau. On commence toujours à battre à petite vitesse puis on augmente progressivement jusqu'à la vitesse max. Au bout de 10 mn, on obtient un mélange bien blanchi, très mousseux et qui a pris pas mal de volume.

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Le mélange oeufs/sucre avant d'être battu

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Le mélange après 10 mn. On voit bien le volume qu'il a pris.

Le beurre est normalement refroidi à présent sans avoir figé. Tout en continuant à battre à pleine vitesse, on ajoute très progressivement le beurre fondu au mélange (un peu comme pour une mayonnaise). Normalement, si tout s'est bien passé, on a peu perdu en volume dans l'opération.

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Après ajout du beurre fondu.

On coupe alors le batteur et on ajoute une petite quantité de farine. On va battre à nouveau mais à petite vitesse, juste le temps qu'il faut pour incorporer la farine. Et on va recommencer l'opération jusqu'à avoir incorporé tout le mélange farine-levure.

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Après ajout de la farine

Et voilà, la pâte est prête. Vous pouvez soit la transformer en un délicieux quatre-quart (ces proportions conviennent pour un moule à cake de taille classique) soit en 3 beaux disques de cake colorés pour votre Rainbow cake. On verse donc la pâte dans son moule ou son cercle selon le cas et on enfourne.

Dans le cas des cercles, le temps de cuisson est d'environ 15-20 nm. Cela dépend des fours et de la quantité de colorant qu'il a fallu ajouter. Pour le cake, il faut compter 45 mn. Pour vérifier que c'est cuit, on plonge un cure-dent ou la lame d'un couteau qui doit ressortir sêche. Il ne reste plus qu'à démouler et à laisser refroidir sur une grille.

Ganache montée au chocolat blanc (à faire la veille) :

Pour garnir et recouvrir la totalité du gâteau Arc en ciel, il faut compter à peu près ces proportions (il devrait vous en rester un peu tout de même mais pas temps que ça)

  • 500g de crème fleurette ou liquide entière
  • 330g de chocolat blanc
  • 4g de gélatine (soit 2 feuilles si vous utilisez de la gélatine en feuille)

On commence par hydrater la gélatine 10 mn (dans de l'eau bien froide, 24g d'eau si c'est de la gélatine en poudre). On met le chocolat coupé en petits morceaux dans un grand saladier. On met la crème à bouillir dans une casserole avec la gélatine hydratée. Dès les premiers bouillons, on verse sur le chocolat d'un coup et on mélange à la marise. Si on a l'impression qu'il reste des petits morceaux de chocolat qui n'ont pas fondu, on donne un petit coup de mixer plongeant. On filme et hop, au frigo pour toute la nuit.

Le lendemain, on sort la ganache du frigo et on dégaine son batteur électrique pour la monter. Pour monter une ganache, il est impératif de commencer à PETITE VITESSE et on ne dépassera pas la vitesse moyenne. Comme le volume est important, on n'hésite pas à battre longuement à petite vitesse. Quand on a l'impression qu'elle est en train de monter mais avec du mal (elle monte et forme des vagues mais pas le bec d'oiseau), on passe à la vitesse moyenne. On peut alors tranquillement fini de la monter. Elle doit être assez ferme pour supporter le poids des différentes couches de gâteaux.

Montage :

On vérifie que les différentes couches de gâteaux sont bien froides avant le montage. Le cas échéant, on rabotte les bosses qu'il pourrait y avoir à raboter. On commence alors le montage soit dans l'ordre rouge orange jaune vert bleu violet soit dans l'ordre inverse. On pose le premier gâteau sur une assiette à dessert retournée. Normalement, avec cette assiette, le gâteau dépasse légèrement tout autour. Cela permettra de bien le recouvrir de crème à la dernière étape et de pouvoir le soulever sans s'en mettre plein des doigts ou abîmer notre travail.

On couvre le 1er gâteau d'une bonne couche de crème, on met la seconde tranche de gâteau et on presse légèrement pour souder et s'assurer que la crème se répartit bien jusqu'au bord. Et on recommence jusqu'à la dernière couche de gâteau. On recouvre alors l'ensemble du gâteau de crème et on décore comme on veut. Il ne reste plus qu'à mettre au frigo pour 1h ou 2 (ou encore on le fait la veille et on le sortira au dernier moment) le temps que tout fige bien.

Et voilà. Il ne reste plus qu'à épater la galerie au découpage et se régaler.

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Insert du 21 juillet : J'ai enfin testé les colorants en gel, enfin, surtout le rouge qui était celui qui m'a donné le plus de souci. Le verdict est sans appel : le colorant gel, ça fonctionne bien mieux. Il en faut certes une dose non négligeable pour donner une teinte franche à la pâte mais beaucoup moins que celui en poudre ou le liquide. Et la cuisson n'éclairçit que légèrement le résultat. Ainsi, avec 3 fois moins de colorant pour l'ensemble de la pâte faite avec 3 oeufs que la quantité utilisée pour le seul étage rouge du gâteau Arc en ciel, on obtient une couleur bien plus soutenue. La preuve !

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1 juin 2016

Azraël, roi de la Country

Et voilà, après des mois d'efforts acharnés, bon ok, quelques semaines seulement, Maîtressehontas a réussi à transformer la tribu des Change d'avis en respectables cowboys et cowgirls.

Afin de faire leurs preuves, nos farouches guerriers se sont donc essayés à la danse Country. Bien sûr, tenue spéciale de rigueur avec les fameux gilets et jupes en peau de vache pour cette démonstration agrémentés de l'incontournable jean. Mais que serait un cowboy sans son Stetson, je vous le demande.  Eh bien Maîtressehontas se le demandait aussi visiblement puisqu'il constituait le dernier accessoire réclamer pour compléter la tenue.

Mouais ... ben où c'est que c'est ti que je m'en va trouver un truc pareil moi, se demandait avec angoisse Puce qui coud ! Réponse : nulle part. Car après avoir parcouru inlassablement les grandes plaines Villebonnaises, force fut de constater que de chapeau de cowboy, il n'y avait point. Comble de malchance, il était bien trop tard pour faire appel au grand esprit Woueb. Qu'à cela ne tienne, aucun défi ne peut résister à Puce qui coud. De la feutrine marron en stock, un vieux chapeau d'Azraël qui tient pas en place et cause tout le temps afin de faire un patronage à peu près potable, des signaux de fumée en provenance de Gougle pour l'inspiration et hop, voilà un superbe Stetson fait maison (agrémenté d'une étoile à la demande express d'Azraël qui tient pas en place).

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Au premier essayage, j'ai eu l'impression d'avoir Indiana Jones en face de moi. Incroyable comme le creux au sommet du chapeau associé à la souplesse de la matière pouvait rappeler l'incontournable couvre-chef du célèbre aventurier. J'en étais malade (surtout que c'était ma seconde version et que ça passait toujours pas) jusqu'à ce que je me rende compte que les chapeaux de cowboy, ça a les bords qui rebiquent ! Alors un petit fil de nylon et le tour était joué.

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Un chapeau immédiatement adopté par Azraël mais avec quelques réserves toute fois.

Alors Azraël, il te plaît ton chapeau. C'est pour le spectacle.

Oui

Il est bien à ta taille ?

Oui

Huuum, t'as pas l'air très enthousiaste là.

Maman ?

Oui Azraël ?

Pourquoi elle brille pas ton étoile. Je voulais une étoile qui brille moi !

Non mais franchement ! Je vous jure ! Si c'est pas de l'ingratitude monstrosienne ça ! Bon, allez, je me console en regardant en boucle à quel point ils sont beaux tous ces petits cowboys et ces cowgirls.

En plus, ils m'ont fait un superbe dessin collectif pour me remercier. C'est pas mignon ça !

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10 juillet 2016

Une semaine de pâtisserie

Entre la planification de l'emploi du temps de rentrée de Gargamel, la planification des vacances (et je ne parle pas de notre migration annuelle sur l'île d'Inferno Gran Mom mais du phénomène bizarre qui poussent les professionnels de santé à changer jour et horaire de consultation pendant les congés scolaires on se demande bien pourquoi), la planification des cours de mes petits nétudiants adorés, la planification des manips (oui, Agendus Démonicus s'en est vraiment donné à coeur joie ces derniers temps), les commissions d'admission, les entretiens d'admission, les réunions diverses et variées et la fin du MOOC, on peut dire que dernièrement, mes journées étaient bien remplies. Mes soirées aussi d'ailleurs puisqu'il me fallait à la fois satisfaire aux exigences des monstros tout en terminant tout le taf que je n'avais pas eu le temps de finir au bureau et en préparant la fête d'anniversaire d'Azraël qui approche à grand pas (car, jaloux de son frangin, Sir Azraël a exigé une fête lui aussi pour son anniversaire cette année).

C'est alors qu'une évidence m'a soudainement frappée. Et mes nuits alors ! Non mais c'est vrai ! Qu'est-ce que c'est que tout ce temps perdu ? Il me fallait absolument trouvé un moyen d'occuper tout ce temps passé bêtement à dormir et éviter ainsi un incommensurable gâchis ! J'étais en panne d'inspiration mais heureusement, la maîtresse d'Azraël et mes collègues de bureau se sont chargés de remédier à ce petit souci. Bon, soyons honnête, pour la maîtresse, j'ai quand même largement tendu le bâton pour me faire battre.

Au fait, c'est bientôt l'anniversaire d'Azraël. Comme c'est pendant les vacances, vous voulez faire ça quand ?

Hum, cette semaine, on a déjà 2 anniversaires. Alors on va faire ça lundi si ça vous convient.

Pas de problème. Les gâteaux maison sont toujours interdits ou on peut faire quelque chose ?

Normalement, faudrait acheter le gâteau mais franchement, on n'en peut plus du savane !

(un vrai cri du coeur)

Gâteau au chocolat et tarte aux fruits, ça vous irait.

Parfait. Ce serait super.

Pour l'occasion, j'ai donc ressorti la recette du gâteau au chocolat de Lignac (testée et approuvée par les monstros). Pour la tarte, ayant pitié de la maîtresse qui devrait découper 18 parts dans une tarte aux framboises, j'ai finalement opté pour des mini tartelettes garnies de crème pâtissière et de framboises du jardin, 48 mini tartelettes pour être exacte ! Vous n'imaginez pas le nombre d'oeufs qui ont défilé dans la cuisine ni le nombre de blancs d'oeufs qu'il me faut à présent écouler d'une façon ou d'une autre. Mais bon, les enfants ont apparemment été ravis et ont nettement apprécié puisque sur les 48 tartelettes, seules 2 ont survécues à la razzia.

Cette même semaine, je suis tombée en extase devant une recette de maîtresse Valérie, le Romabriko (et non, il n'y a pas de Rhum dedans mais du Romarin). Impossible de ne pas le faire pour la venue de Papy P et Mamie M. Imaginez un peu : un biscuit aux noix, un insert à l'abricot et au romarin, une mousse vanille et un glaçage miroir opaque qui en jette un max. Irrésistible !

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Non mais regardez-moi cette petite merveille de Maîtresse Valérie : vous pourriez résister à ça vous ?

Et puis pour sa fête d'anniversaire, Azraël a réclamé un gâteau Arc en ciel (ça m'apprendra à surfer sur les sites de pâtisserie devant lui tiens !). J'ai donc dû procéder à de multiples essais de pâtes à gâteau, de glaçage et de coloration afin de trouver la bonne combinaison. Ben oui, pas question d'avoir un petit garçon tout déçu le jour J. Il me fallait un truc qui ait à la fois l'allure souhaitée et au goût approuvé par un sieur Azraël particulièrement difficile niveau pâtisserie. Pas moins de 4 recettes différentes de pâte à gâteau testée avant de trouver la bonne et 2 sortes de glaçage ! Et vu que seule la dernière à trouver grâce aux yeux de Sir Azraël, devinez qui c'est qui a fait explosé sa balance parce qu'elle veut pas gâcher !

Mais le fin du fin, le bouquet final de ma semaine de pâtisserie, c'est quand même le concours au labo. Eh oui, c'est devenu un incontournable depuis plusieurs années. A l'approche des grandes vacances, on organise un grand barbecue pour tout le personnel. On y invite quelques collègues de l'autre labo de recherche qui est sur le même site que le nôtre et surtout, les anciens, ceux qui sont partis à la retraite et qu'on ne voit quasiment plus qu'à cette occasion. Et pour clôturer le repas, histoire d'être sûrs d'avoir des bons desserts à manger, on organise un concours de pâtisserie.

Ah salut la Puce. Tu t'es inscrite au barbecue.

Oui oui, c'est fait. Mais je serai en retard, c'est vendredi et le vendredi midi, je dois m'occuper d'Azraël.

Tu fais quoi comme gâteau ?

Rien. J'ai pas le temps.

KOUAAAAA ! Avec toutes les merveilles que tu laisses à la machine à café tu fais pas de gâteau ! Va t'inscrire au concours !

Euuuuh !

Ah salut la Puce. J'ai pas vu ton nom sur les participants au concours de pâtisserie. T'attends quoi ?

Non mais je pense pas avoir le temps de faire un truc.

KOUAAAAA ! Non mais faut que tu t'inscrives. En plus, pour le moment, y a presque pas d'inscrits. Allez, fais un effort.

Et bien sûr, sous la pression, je me suis inscrite. Vous allez me dire que j'avais qu'à faire un gâteau au yaourt et basta sauf que, avec le Romabriko qu'était devenu mon obsession du moment, impossible d'opter pour un truc simple et rapide à faire. Du coup, je me suis inspirée de la recette de Valérie pour créer la Framboisine pour le concours du labo et l'Abricotine pour mes beaux-parents. Et franchement, je ne regrette pas. Admirez plutôt le résultat.

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Arriverez-vous à deviner lequel de ces gâteaux est la Framboisine et lequel est l'Abricotine ?

Dans sa recette, Valérie prévenait que le biscuit aux noix était un peu sec et dur et qu'il faudrait probablement l'imbiber de sirop pour que ça passe mieux. Comme c'est pas franchement un truc dont je suis fan, j'ai préféré carrément changer le biscuit et j'ai opté pour une dacquoise amande-noisette surmontée d'un croustillant à base de crêpes dentelle et de gianduja praliné maison. Cette base est la même pour les 2 gâteaux. La mousse entremet est également la même sauf que dans le cas de la Framboisine, elle est parfumée à la pistache alors qu'elle est vanillée pour l'Abricotine.

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Oui, il y a des drôles de bosses sur le gâteau. Vous vous demandez pourquoi. Allez donc poser la question à Azraël tiens !

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Une version individuelle pour Chéri, faite avec les restants de crème, biscuit et insert parce que je me doutais qu'il ne resterait rien à lui rapporter

Perdu au coeur de l'entremet, on trouve un insert, soit Framboise, soit Abricot Romarin. Dans la recette d'origine, on hache du romarin pour parfumer l'insert mais pourquoi se fatiguer à faire ça avec un hachoir pas terrible terrible (je m'imaginais déjà avec des petits morceaux de romarin se coinçant entre 2 dents, l'horreur totale !) quand on a tout un stock d'huiles essentielles dont ... du romarin bien sûr. Eh bien mes petits amis, ce fut une pure merveille, une vrai révélation que le romarin dans un dessert. Cela apporte une merveilleuse sensation de fraîcheur et bien que j'adore la framboise, c'est indubitablement l'Abricotine qui m'a le plus séduite.

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Désolée, pas de photo pour la Framboisine, elle a été mangée bien trop vite pour que j'ai le temps d'en faire.

Hum, qu'est-ce qu'il y a ? Ah, vous voulez savoir qui a gagné le concours. Allez, je résiste pas à ma minute de gloire : c'est moiiiii ! Et comme prix, j'ai eu droit à ça. Trop contente !

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Ca vous inspire et ça vous fait envie. Alors voilà la recette, déclinée dans ses 2 versions. Comme tous les entremets, c'est assez long à faire. Toutefois, comme il n'y a pas de ganache montée, si vous avez du temps devant vous, tout peut être fait dans la même journée. Sinon, vous pouvez en faire un peu chaque jour car tout se congèle. On peut d'ailleurs réaliser ce gâteau, hors glaçage, plusieurs jours en avance si on veut. Et le glacer le jour J.

Framboisine ou Abricotine (proportions pour un moule à savarin de 22 cm ou un cercle de 20 cm ou un moule à cake pour une version bûche)

Dacquoise amande-noisette :

  • 75g de blanc d'oeuf
  • 70g de sucre
  • 50g de poudre d'amande
  • 25g de poudre de noisette

Note : pour la version bûche, divisez ces proportions par 2, c'est largement suffisant

On préchauffe son four à 180°C chaleur tournant. On mélange dans un saladier les poudres entre elles. Dans un autre saladier, on met les blancs et le sucre et on monte en meringue. Elle doit être ferme mais pas trop pour se mélanger facilement aux poudres ensuite. On verse les poudres sur la meringue et on mélange délicatement à la marise pour ne pas casser les blancs. On verse dans un moule à manquer de 22 cm préalablement graisser (ou dans son cercle ou dans son moule à cake), on enfourne sur le 2ème gradin en partant du bas et on cuit pendant 18 mn. On laisse refroidir sur une grille.

Personnellement, comme je n'aime pas le gâchis, j'ai bricolé ça pour cuire les biscuits de mes versions "savarin".

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Un cercle de 8cm posé au centre de mes moules à manquer de 22cm.

Comme ça, j'ai juste eu à mettre à taille le trou central pour que ça tienne dans mon moule à savarin et pas eu besoin d'adapter les proportions pour ce diamètre de 22 par rapport au cercle de diamètre 20. Pour le diamètre extérieur, comme le biscuit se rétracte à la cuisson, il avait directement le bon diamètre.

Croustillant :

Note : pour la version bûche, divisez ces proportions par 2, c'est largement suffisant également.

  • 70g de brisures de crêpes dentelles (ou des gavottes entières qu'on écrase)
  • 46g de praliné en pâte
  • 24g de chocolat (lait ici mais blanc c'est excellent également)

Personnellement, j'utilise du praliné en pâte acheté dans des magasins spécialisés (type Zodio) parce que je suis une grosse fainéante (et puis on en trouve assez facilement maintenant). J'insiste sur le côté pâte. Le pralin en poudre ne conviendra pas ici. On fait fondre le chocolat au micro-onde environ 2 mn à 440W. Il doit être au moins partiellement fondu et on finit de le faire fondre en le lissant à la marise. Si vraiment il reste des morceaux, on repasse un peu au micro onde. On ajoute le praliné et on mélange bien, toujours à la marise. Voilà, vous avez votre gianduja praliné maison. On ajoute les brisures de crêpes dentelle et on mélange bien.

La dacquoise devant être froide à présent (sinon on attend un peu), on étale le croustillant dessus. On emballe le tout dans du film plastique, on tasse bien le croustillant et on met au congélateur. On resortira le bloc dacquoise-croustillant quand on sera prêt pour le montage.

Insert framboise ou abricot romarin :

  • 240g de coulis de framboise ou d'abricot
  • 4g de pectine NH (ou 22g de vitpris à 18% de pectine)
  • 45g de sucre pour la version framboise (10g pour la version abricot)
  • 10 de sirop de glucose et 3 gouttes d'huile essentielle de Romarin pour la version abricot uniquement.

On commence par mélanger la pectine avec le sucre (pour éviter que la pectine fasse des grumeaux). On met l'ensemble des ingrédients (sauf l'huile essentielle) dans une casserole, on mélange et on porte à ébullition pour 1 mn. On ajoute l'huile essentielle rapido si on a opté pour l'Abricotine et on mélange. On verse dans le moule à savarin (ou dans un cercle de 18 cm ou des petits moules rectangulaires). On laisse refroidir avant de mettre au congélateur pour quelques heures histoire que ça se démoule facilement et puisse être manipuler tout aussi facilement.

Mousse ivoire vanille ou pistache :

  • 1 jaune d'oeuf
  • 10g de sucre
  • 95g de lait entier
  • 170g de crème fleurette entière
  • 190g de chocolat blanc (de bonne qualité sinon ce sera trop sucré)
  • 3g de gélatine (feuille ou poudre)
  • 1 gousse de vanille pour l'Abricotine ou 15g de pâte de pistache pour la Framboisine.

Concernant la crème, pour cette recette, je préfère la crème fleurette à la crème liquide. Elle est un peu plus épaisse et je trouve qu'elle monte mieux mais bon, la crème liquide entière, ça fonctionne aussi.

On commence par hydrater la gélatine en la faisant gonfler dans 18g d'eau si elle est en poudre et en trempant dans de l'eau froide si elle est en feuille. On monte ensuite la crème en crème fouettée (alias la chantilly mais sans le sucre) et on réserve au frigo.

Suite à une remarque de Mamie M. quand j'ai monté ma crème devant elle Mais vous ne la mettez pas dans des glaçons ?, je vous donne mon truc pour éviter le bain de glaçon quand on monte de la chantilly ou de la crème fouettée. Ça fonctionne impec à condition quand même qu'il ne fasse pas 35°C à l'ombre. Je mets la quantité exacte de crème que je dois monter dans le saladier où je compte la monter et je mets le tout au congélateur jusqu'à ce que les bords de la crème commence à geler sur un cm de large environ. Je sors alors du congel et je monte. Normalement, tout reste suffisamment froid pour que ça fonctionne. Le truc, c'est de ne pas mettre son batteur à pleine vitesse d'office. On commence à petite vitesse pendant environ 1 mn puis on monte à moyenne vitesse et c'est tout. Si ça n'a pas suffisamment monté, pas d'affolement. On recongèle un coup et on refouette à petite vitesse.

On fait fondre le chocolat dans un bol en le passant au micro-onde 3mn à 440W et on le lisse à la marise. On réserve à température ambiante. Il va pouvoir refroidir tranquillement sans pour autant figer le temps de préparer la suite.

Dans une casserole, on met le lait, le jaune, le sucre ainsi que la vanille ou la pate de pistache. Si vous avez l'habitude de faire une crème anglaise, ben vous la faîtes en remuant en permanence avec un petit fouet ou une cuillère magique. Si vous n'avez pas l'habitude, vous chauffez à feu vif (8 sur ma plaque vitro qui monte à 12) en remuant en permanence toujours jusqu'à ce que le mélange atteigne 85°C. Et si vous n'avez pas de thermomètre, vous chauffez pareil jusqu'à ce que vous ayez l'impression que ça épaisse un peu mais il faut s'arrêter avant que cela bout. On verse ensuite dans un saladier bien profond et on fouette au batteur (ou dans votre robot mais avec un couvercle) pendant 4 mn à vitesse max. Le but n'est pas de monter la crème mais de la faire refroidir tout en la conservant bien homogène.

Quand la crème est bien froide, on lui ajoute le chocolat fondu et on mélange à la marise. Vous allez voir que le mélange va rapidement épaissir, c'est normal. On ajoute enfin la crème fouettée bien froide et pareil, on mélange délicatement.

Voilà, vous êtes prêt pour le dressage.

On sort du congélateur le bloc dacquoise-croustillant et l'insert au fruit. On démoule l'insert, on nettoie rapido son moule et on verse les 2/3 de la mousse ivoire. On place l'insert (la mousse est normalement assez dense pour que l'insert ne fasse pas le grand plongeon tout au fond), on ajoute le restant de crème et on met la base biscuit. On appuie doucement sur tout le pourtour pour bien faire remonter la mousse sur les bords du biscuit. Et c'est reparti pour une séance de congélation.

A ce stade, votre gâteau peut rester au congélateur plusieurs jours jusqu'au jour J. L'étape du glaçage se fait, elle, le jour J. Il est important de sortir le gâteau du congel au dernier moment, quand le glaçage est à la bonne température sinon, le gâteau sera peut-être glacé mais mal ! En fait, la couche de glaçage sera trop fine.

Si vous voulez réussir parfaitement cette étape, je vous engage à aller consulter la recette d'origine de Valérie. Elle y explique parfaitement tout ce qu'il y a à savoir et l'importance du matériel utilisé. Perso, je ne vais pas réécrire ce qu'elle a si bien écrit mais je vais vous donner le truc que j'ai utilisé moi parce que malheureusement, mon mixer plongeant est du type générateur de bubulles à outrance.

Glaçage miroir de la mort qui en jete un max (à préparer la veille du jour J) :

  • 100g de chocolat blanc (du bon aussi peu sucré que possible)
  • 100g de sirop de glucose (le premier qui remplace ça par du miel va le regretter grave à la dégustation, je le sais, j'ai tenté !)
  • 50g de sucre
  • 65g de lait concentré sucré (si vous avez que du non sucré, c'est pas grave, ça marche aussi. Augmentez simplement la dose de sucre)
  • 50g d'eau (minérale de préférence)
  • 6g de gélatine.
  • du colorant rouge ou orange selon la version
  • 3 gouttes d'huile essentielle de Romarin pour l'Abricotine

On commence par hydrater la gélatine (dans 36g d'eau pour celle en poudre). Quand c'est bien hydraté, on met dans un récipient très haut et très étroit (le bol livré avec le mixer plongeant typiquement), le chocolat blanc, le lait concentré et la gélatine. Dans une casserole, on met le sirop de glucose, le sucre et l'eau et on porte le tout à 103°C. Pour ceux qui n'ont pas de thermosonde, on porte à ébullition et on attend 1 mn.

On verse le mélange bouillant sur le chocolat et on mixe aussitôt au mixer plongeant en le laissant au fond le plus possible. Je dis le plus possible parce qu'avec le mien, c'est pas possible justement ce qui explique que je me retrouve avec un glaçage bourré de bulles. Et les bulles, dans ce glaçage, c'est très très moche ! Alors qu'est-ce qu'on fait quand on a plus de bulles que la lune n'a de cratères. Ben on commence par sacrifier un peu de glaçage en écumant ce qu'il y a au dessus. Ensuite, on ajoute les 3 gouttes d'huile essentielle si on a opté pour l'abricotine, on mélange bien et on attend patiemment que tout refroidisse à température ambiante pour qu'un maximum de bulles puissent remonter à la surface, puis on filme au contact et on met au frigo.

Le lendemain, votre glaçage est figé (normal) et quand vous enlevez le film, ben vous éclatez les bulles en surface. Normalement, à ce stade, il ne vous en reste pratiquement plus une seule. Reste à faire fondre tout ça au bain marie tranquillement en remuant délicatement à la marise pour éviter de reformer des bulles. Quand tout est bien fondu, on attend que la glaçage redescende en température à 31°C. Toujours pour ceux qui n'ont pas de thermosonde, mettez une assiette au congel. Quand elle est bien froide, faîtes tomber du glaçage dessus. Il doit immédiatement s'épaissir et avoir du mal à couler sinon, c'est qu'il est encore trop chaud.

Quand le glaçage est à bonne température, on sort le gâteau du congel, on le démoule, on le met sur une grille avec un bac de récupération dessous et on verse le glaçage sur le gâteau. Il ne reste plus alors qu'à couper les surplus de glaçage qui pendouille sous le gâteau avec une paire de ciseaux huilés. Et voilà !

Il ne vous reste plus qu'à vous lâcher sur la déco.

Ah oui, un dernier truc. Pour l'Abricotine, j'ai voulu mettre des tranches d'abricot légèrement caramélisées. Un petit conseil, faîtes pas comme moi, attendez que les abricots soient froids avant de les placer sur le gâteau parce que sinon, le glaçage, ben il fond !

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4 juillet 2016

L'entrée en scène d'Agendus Démonicus

Aaaah, les fins d'année scolaire. Tout un poème. Alors non, cette réflexion n'a rien à voir avec le fait que j'enseigne car contrairement à bon nombre d'enseignants chercheurs, mes fins d'année ne sont pas mes périodes plus chargées niveau enseignement. Non, moi, si je redoute le mois de juin, c'est à cause du planning de Gargamel. Car voilà, dès le début du mois, c'est le rush qui commence, la ruée sur le téléphone, les agendas, les calculettes et mappy pour savoir si oui ou non je vais être capable de me dédoubler pour accompagner Gargamel à ses différentes séances de soin tout en bossant au labo et en donnant mes cours (pas en ligne ceux-là). Sans compter que, oh joie, cette année, vient s'ajouter le planning d'Azraël.

L'an dernier, je râlais parce que j'avais l'impression que c'était le bazar et que l'agenda de ministre de Gargamel était difficile à organiser et à gérer, principalement parce que je n'avais pas pu lui trouver de taxi pour son déplacement du mercredi matin (donc devinez un peu qui c'est qui s'y collait).

Ben cette année, histoire de corser un peu les choses, Agendus Démonicus s'est installé à la maison. Et quand Agendus est dans la place, ça fait du dégâts je vous prie de le croire. Le bazar l'an dernier hein, ben alors cette année, c'était l'apocalypse. Car Agendus est sans doute aucun un seigneur démon, un être capable d'agir sur différentes personnes simultanément et à distance. Si si, je vous jure. Et son attaque est TERRIIIIIIIBLE !

Je vous sens inquiets là ! Et vous avez bien raison. Non vraiment, Agendus est redoutable. Songez un peu qu'il est capable d'analyser votre emploi du temps, votre niveau de stress, votre capacité d'adaptation, le nombre de points restants sur votre permis de conduire, le temps qu'il vous faut pour avaler un sandwich, tout, vraiment tout, pour influencer tous les intervenants dans les différents soins dispensés aux monstros afin que les horaires proposés soient le moins compatibles possibles avec votre propre organisation et votre boulot. Autant prendre tout de suite une année sabbatique, voir démissionner purement et simplement !

C'est ainsi qu'à un moment, la semaine dernière, Agendus a frappé tellement fort que je me suis retrouvée à devoir gérer Gargamel 4 midis sur 5, à devoir gérer son petit frère le mercredi matin et le vendredi midi et que, pour faire bonne mesure, j'aurai également dû posséder le don d'ubiquité afin d'être tous les vendredi à 12h30 à 2 endroits en même temps. Rien que ça.

Alors certes, je bosse à 10 mn de la maison, 20 mn de l'hôpital et 15 mn des ortho et ergo, certes, mon boss est super sympa et hyper compréhensif mais bon, là, c'était tout simplement pas possible ! Trop fort je vous dis l'Agendus Démonicus. Tellement fort qu'Hystéricus, qui m'avait relativement épargné ses derniers temps, en a profité pour faire un grand retour en force quand le taxi du jeudi m'a annoncé qu'il ne pourrait finalement pas assuré sa course pour Gargamel.

tu plaisantes

Quand après m'avoir expliqué à quel point c'était pas pratique de prendre Azraël en charge, le taxi m'a proposé de faire juste l'aller et annoncer sa défection pour le jeudi

Bon, faut dire que c'était la 3ème mauvaise nouvelle du genre en moins de 2 heures après 2 journées horribles bourrées d'autres mauvaises nouvelles ce qui explique sans doute ma faible résistance devant l'attaque en force d'Hystéricus. Heureusement qu'il sait tout de même se tenir en société vu que j'étais au bureau à ce moment-là.

 jabandonne

Bon allez, c'est pas la peine d'insister. Jetons l'éponge.

Et puis finalement, après 2 jours au fond du trou, le miracle s'est produit. Une fois sa mission accomplie, Agendus se serait-il tourné vers une autre victime à embêter ? Son exorcisme serait-il aussi simple que cela ? Toujours est-il que coup sur coup, le taxi du jeudi a finalement décidé que si, c'était possible pour lui de faire la course et le dernier taxi contacté pour gérer les déplacements d'Azraël a immédiatement dit que oui, aucun problème pour le prendre en charge (s'il avait été devant moi et pas au téléphone, je lui aurais bien baisé les pieds moi tellement j'étais soulagée).

cet homme est mon heros

Oh Taxi 3 (oui, j'en suis quand même à 3 compagnies de taxi pour 2 monstros), vous êtes mon héros !

  Même l'hôpital de jour y a mis du sien en acceptant de changer un des jours de repas thérapeutique de Gargamel. Résultat des courses, je n'ai plus à gérer Gargamel que 2 midis par semaine sans avoir besoin de me dédoubler et sans avoir à m'occuper de son petit frère. J'aime autant vous dire que j'ai l'impression de revivre là. Mais vous n'imaginez pas les heures que j'ai dû passer au téléphone pour arriver à ça !

tout sarrange

Allez la Puce, profites un peu. A la rentrée, t'auras encore pédopsy et psychomot à rajouter à Azraël. Tu vas moins rigoler là !

1 juillet 2016

Chemisette 1 - Clichés 0

Vous ai-je déjà parler d'Azraël et de sa passion pour le rose ? Non ? Pas possible ! C'est qu'il l'aime cette couleur le sieur Asraël. Au grand désespoir de Chéri qui, fidèle aux grands clichés, a décrété que c'était une couleur de fille pas viril du tout.

C'est vraiment bizarre cette histoire de couleur. Pourquoi donc que les filles auraient le droit de porter du bleu sans qu'on les taxe de mecs alors que les garçons se voient interdire le rose ? Et pourquoi qu'ils ont le droit au rouge alors. Après tout, le rose, c'est jamais que du rouge dilué. Alors bien sûr, vous allez me dire ouiiiii mais le rouge, c'est la couleur du sang alors ça fait guerrier et viril tout ça tout ça ! Et quoi alors, le rose c'est pour les filles parce que c'est ce que devient le rouge quand madame faisait la lessive de son guerrier de mari ! N'importe quoi moi je dis. Les mecs aussi n'ont qu'à faire la lessive d'abord !

N'empêche, même si on voit de plus en plus d'hommes porter fièrement cette couleur sur leur chemise ou leur cravate, nos chères têtes blondes, elles, restent enferrées dans ces sgneugneu de clichés et peuvent se montrer bien cruelles entre elles. C'est ainsi quen suite à certaines réflexions traumatissantes sur ses chaussettes, j'ai dû me résoudre à réfrener l'engouement d'Azraël pour lui éviter l'humiliation d'être traité de fille par ses petits camarades (féminins comme masculins en plus je rêve !) et j'aime autant vous dire que ça ne m'a pas fait bondir de joie mais plutôt d'indignation. Et quelque part, ça m'a rendu bien triste.

Alors vous me direz, les autres, on s'en fiche. Il n'y a aucune raison de le brimer ce pauvre petit. Certes, moi je m'en fiche. Mais Azraël, lui, l'a vraiment très mal véçu. Et depuis, j'enrageais dans mon coin. Alors quand Inferno Gran Mom m'a proposé de m'envoyer un joli tissu à rayure rose et grise pour lui faire une chemise, ben j'ai sauté sur l'occasion.

Fidèle à ma grande opération de conjuration solaire du moment, j'ai opté pour la réalisation d'une chemisette au lieu d'une chemise, une taille au dessus de celle d'Azraël à peu près, histoire qu'il puisse la mettre quelque temps quand même. Ne voulant rien laisser au hasard, Inferno Gran Mom m'a même envoyé des boutons contrastants pour aller avec le tissu, d'adorables boutons bleu marine, l'idée étant de réaliser des surpiques en fil bleu marine également. Quitte à faire des surpiqûres, je me suis dis autant réaliser une chemisette avec des empiècements. J'ai donc opté pour le modèle 30 du magazine Ottobre 6/2013.

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Empiècement devant

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et empiècement dos

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Et une petite poche pour faire bonne mesure.

Ce modèle est vraiment un excellent patron, bien plus simple à réaliser, exception faite de la patte de boutonnage, qu'il n'y paraît. Pourquoi je dis exception faite de la patte de boutonnage ? Ben parce que j'ai absolument RIEN compris aux explications concernant cette partie de la chemise. Pourquoi qu'on doit découper 2 fois la pièce de la patte de boutonnage ? Comment on l'assemble ? Rien de rien. Et comme dans Ottobre, il n'y a jamais de schéma explicatif (rien que du blabla) sauf dans quelques mini leçon, ben si vous comprenez pas le texte, vous pouvez pas faire. Pas grave pour moi, j'ai maintenant suffisamment d'expérience en couture pour m'en sortir à l'instinct. Et je m'en suis sortie, tant bien que mal, mais j'ai réussi. A une exception près.

Hum, la Puce.

Oui ?

Les boutonnières dans les chemises ...

Oui ?

Ben c'est dans l'autre sens normalement. Vertical quoi.

Aaaah d'accooooord. C'est pour ça qu'elles sortent un peu de ma patte de boutonnage alors. Ok, je note pour la prochaine fois.

Oui parce que je les avais déjà ouvertes les boutonnières alors je pouvais plus les découdre même si j'en avais eu envie ce qui n'était pas le cas de toute façon c'est bien trop ch...t à défaire une boutonnière alors 6 fallait pas y compter non madame !

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J'avoue que je suis très fière de moi sur ce coup-là. Tellement que j'ai même proposé à Chéri de lui coudre une chemise s'il voulait (mais il veut pas cet ingrat, je me vengerai en lui cousant un bermuda dès que j'aurai mis la main sur le dernier "Maison Victor"). Mais ce que j'ai aimé le plus, c'est l'accueil d'Azraël fait à sa chemisette.

Azraël, tu viens. Je voudrais t'essayer ta chemisette.

C'est quoi ça ?

(avec un manque flagrant d'enhousiasme)

C'est une chemisette. Elle est jolie non ?

Huuum

(avec une moue montrant clairement que non, c'est pas joli)

Tu sais, c'est Inferno Gran Mom qui a choisi le tissu exprès pour toi avec des rayures roses parce que tu aimes le rose.

C'est Inferno Gran Mom ?

Oui oui.

Elle est trop jolie alors. Je veux la garder toujours !

Alors Gran Mom, heureuse ?

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Ça, c'est ce qu'on obtient quand on a le malheur de demander à Azraël de prendre la pose.

26 juin 2016

Azraël a la dent dure !

Un matin comme un autre dans l'Inferno House.

Maman maman !

Oui Azraël ?

Regardes là-haut, il y a une étoile

(en désignant le plafonnier du salon, une des blagues préférée d'Azraël en ce moment)

Ah oui ? Où ça où ça ?

(ben oui, faut bien jouer le jeu de temps en temps)

BOUUUUUUUH ! Ah ah, c'était une blague maman.

Ben moi, j'en vois 2 des étoiles dans le salon

Où ça ? Je veux la voir l'étoile

T'as qu'à regarder dans un miroir

Ben pourquoi ?

Parce c'est toi et Gargamel mes étoiles.

Ah mais non, je suis pas une étoile moi. C'est toi l'étoile parce que t'es grosse !

Mouais. A votre avis, je dois la prendre comment celle-là ?

quand azrael dit queje suis grosse2

Ah ouais, alors comme ça je suis grosse

9 juillet 2015

Azraël marche à la baguette ...

... ou plutôt il en voudrait bien une. Car voilà, c'est bientôt l'anniversaire d'Azraël et depuis plusieurs semaines, on lui demande régulièrement ce qu'il voudrait comme cadeau. Oui, on demande régulièrement car le monstros est versatile par nature et cumule les demandes déraisonnables (vraiment déraisonnables ou simplement consternantes du point de vue de Chéri).

Ainsi, après la période console nintendo (déraisonnable) et baguette magique, nous avons eu la période robe de princesse, chaussures de princesse, ailes de fée (consternantes) et baguette magique puis la période costume de policier (bravo mon fils), robe de princesse (raaaaah) et baguette magique, puis la période machine à coudre (oui oui, j'invente rien, il essaie même de me piquer la mienne) et baguette magique et pour finir, ce week-end, nous avons eu avion, feutre véléda rouge et baguette magique.

Là, normalement, si vous avez bien suivi, il y a une constante, un petit détail qui revient régulièrement et qui pourrait laisser penser que peut-être éventuellement mais c'est pas sûr ça reste encore à voir on sait jamais, il serait susceptible hypothétiquement d'accueuillir favorablement une chtite baguette magique. Mais bon, c'est pas certain tout de même.

Alors lundi, armée de mes nouvelles chaussures en soldes à talons vertigineux de 10 cm mais qui font pas mal aux pieds (meuuuh si ma bonne dame, ça existe mais ça coûte un bras quand même), j'ai fièrement arpenté les allées des magasins de jouets, intimement persuadée que ce serait plié en 2 temps 3 mouvements (vu qu'avion et baguette magique on fait pas plus classique) et qu'en plus j'allais faire des supers affaires avec les soldes. 1h30 plus tard, j'étais nettement moins fière car croyez le ou non, mais je suis rentrée bredouille ! Et je m'en suis toujours pas remise. Incroyable, j'ai trouvé des tonnes d'hélicoptères mais point d'avions. Bon ok, je rectifie. J'ai bien trouvé des avions, tous tirés du dessin animé de Disney "Planes", qu'il a déjà pour les petits et moyens modèles. Hors de question d'en prendre un télécommandé car Sir Azraël tient énormément à la propreté de ses avions et autres véhicules. Les dits véhicules sont donc régulièrement invités à user et abuser de la station de lavage que constitue la baignoire. On a déjà réussi in extremis à sauver  Buzz l'éclair de la noyade, mais pas question de faire du bouche à bouche à Dusty (désolée, le goût de l'essence, c'est pas mon truc !). Restaient bien les avions gros modèle du film mais là, acheter pour une somme astronomique un avion en plastique moulé tout moche et tout pourri, j'ai tout simplement pas pu.

Bon, pas grave. Il restait la baguette. Après tout, avec le succès de la fée Clochette et les costumes récurrents de fée pour les petites filles, ça aurait été très étonnant que je ne puisse pas mettre la main sur une baguette. Eh bien, j'ai été méga étonnée. Je peux même pas dire qu'elles étaient trop moches les baguettes, j'en ai tout simplement pas vu une seule. IN CRO YABLE !

Quant au feutre rouge, franchement, c'était quand même un peu léger comme cadeau non ? Et soudain, au détour d'une allée, je suis tombée sur un truc. Au sens littéral d'alleurs vu que je me suis pris les pieds dans un carton qui traînait et que j'ai manqué m'étaler pas terre. Non mais c'est hyper dangereux mine de rien le shopping !

Coucou Chéri, c'est moi. J'ai rien trouvé. Pas d'avion, pas de baguette.

Aie.

Mais j'ai peut-être une idée. J'aimerais bien ton avis.

Dis

Azraël a adoré "Pirates", tu sais, le dessin animé comme Wallace et Gromit.

Oui ?

Et là, il y a plein de Playmobils sur le thème des pirates. On pourrait lui prendre le bateau pirate. Qu'est-ce t'en pense ?

J'adore !

Et pour la baguette, je vais lui en fabriquer une.

Ok

Alors, petit détail pour ceux que la brièveté des réponses de Chéri interpellerait. On causait par sms et je tape beaucoup beaucoup plus vite que lui. Et c'est comme ça que je me suis retrouvée hier soir à fabriquer une belle baguette magique avec les moyens du bord (oui parce qu'il n'était pas question que je retourne faire les magasins encore une fois pour trouver des fournitures).

Pour le corps de la baguette, j'ai fait dans le recyclage : une vieille épée en mousse qui avait perdu sa mousse et une partie de sa poignée.

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La baguette ressemblait à ça à l'origine. Un beau sabre de pirate.

Un pistolet à colle, des paillettes et du ruban rouge ont permis d'en faire un petit habillage décoratif. Pour l'étoile, j'ai pris une chute de tissu vert (assorti à la poignée) motif hiboux et étoiles. J'y ai collé quelques strass et des rubans d'organza. Le tout a été fixé à grand renfort de colle sur le corps de la baguette. Et voilà, le tour était joué. Reste à espérer que cela plaira à Azraël.

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Et quand on enlève la lame en mousse et la poignée décorative, reste une grande tige en plastique à décorer

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Gros plan sur l'étoile et ses strass

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Gros plan sur les paillettes collées sur la poignée.

 

 

20 avril 2016

De l'utilité d'un dragon

Cher Lecteur, chère lectrice,

Les laboratoires en cosmétiques La Puce ont aujourd'hui le plaisir de vous présenter, en avant première mondiale, ses toutes dernières créations. Oui, vous ne rêvez pas, après des dizaines d'années de recherche ... quoi ? J'exagère ? Bon ok, des années alors ? Non plus ? Des mois ? Si si, en fait, des mois. Non sérieux ! Vu comment je suis totalement psychorigide concernant les produits dont je peux me badigeonner (d'ailleurs, s'il y en a très peu, c'est bien pour ça), je ne vous dis pas le nombre d'essais qu'on a dû faire avec Cosmétus et Aromathus avant de trouver LA formule, celle que j'ai finalement définitivement adoptée et déclinée sous de multiples formes car, pour une fois, je voulais une gamme complète de soin.

Après des mois de travail acharné donc, de mes chaudrons d'apprentie sorcière (comme dirait Chéri qui a subi un peu trop souvent le visionnage de Rebelle et de Blanche Neige) sont sortis un lait pour le corps, une crème pour le visage, un contour des yeux et, accessoirement, un baume pour les lèvres qui ne relève pas de LA formule (mais il est hach'tement bien quand même alors je vous donnerai aussi sa composition). Mais pourquoi est-ce que cela m'a pris si longtemps pour mettre tout ça au point vous demandez-vous ? Ben parce que je suis maniaque tendance enquiquineuse (d'autres utiliseraient une expression légèrement plus fleurie) car pour être acceptable, le soin devait répondre à un cahier des charges long comme le bras.

Point essentiel, vital, primordial, incontournable, le plus important bref le sésame reléguant le produit aux oubliettes avec une clé perdue pour l'éternité en cas de fausse note, la TEXTURE. Oui madame, je fais une fixette sur les textures et c'est rien de le dire. Il me la fallait crémeuse, onctueuse et douce mais rapidement pénétrante, non grasse et sans effet film sur la peau (bien qu'elle doive aussi nécessairement en laisser un pour un effet protecteur et hydratant sinon t'as qu'à t'asperger avec de l'eau ce sera pareil). Un vrai casse-tête. A ce sujet, si vous vous lancez dans la cosmétique maison, quelques conseils qui vous ferons gagner du temps. Si, comme moi, vous n'aimez pas l'effet film (je ne sais pas trop comment décrire cet effet à part qu'on a la sensation d'avoir pendant des heures un truc qui reste coller sur la peau), oubliez les cires dans vos compositions et réservez les aux soins traitant spécifiques (genre crème pour peaux atopiques), aux baumes pour les lèvres ou aux crèmes de nuit à la rigueur. Pour l'effet film, il n'y a pas pire. D'accord, niveau protection, c'est le top mais même la meilleure protection ne me fera pas endurer cette épreuve. Du coup, trouver la bonne combinaison d'émulsifiant/agent de texture pour avoir la consistance et la texture voulue était une vraie gageure. Objectif atteint grâce à la combinaison de mon émulsifiant favori, l'émulsan, et de l'alcool cétylique, un composé tiré de la noix de coco. L'émulsan permet d'obtenir des émulsions très fines et très pénétrantes avec un fort pouvoir hydratant et un effet longue durée. En contre-partie, les textures obtenues manquent de consistance et de stabilité. L'ajout de l'alcool cétylique comme co-émulsifiant permet d'épaissir l'émulsion jusqu'à la consistance parfaite. On obtient ainsi une émulsion riche et nourrissante, très émolliente et très onctueuse.

Comme je suis d'une logique impitoyable, si je ne voulais pas d'effet film, je voulais tout de même que la crème laisse sur la peau un toucher velouté tout doux tout en laissant parfaitement cette dernière respirer. Oui, je sais, je veux pas d'effet film mais je veux un effet film quand même sauf que c'est pas le même et là, je tire mon chapeau à celle/celui qui a tout compris ! L'effet velours, c'est facile à obtenir : un peu de poudre d'avoine colloïdal et le tour est joué. Sauf que, ce serait trop facile ! Eh oui car si ce composé est génial en utilisation ponctuelle pour soulager les peaux irritées ou abîmées, genre après la piscine ou un gommage, en utilisation quotidienne sur le visage, je déconseille si on a une peau à tendance acnéique. C'est comme le talc, ça bouche un peu les pores et bonjour les boutons ! Que faire alors ? Dire merci à Cosmétus qui m'a sorti de derrière les fagots les 2 ingrédients MAGIQUES : le squalane et les phytostérols.

Hein, de quoi ? Mais c'est quoi ces trucs la Puce ? Le squalane est un composé très proche du sébum, tiré de l'huile d'olive, qui présente donc une parfaite affinité avec la peau. C'est un composé huileux au toucher sec et soyeux, très pénétrant et ayant des propriétés émollientes, réparatrices, protectrices et anti-déshydratation. Bref, parfait pour lutter contre la sécheresse cutanée et laisser la peau douce sans la graisser. Les phyrostérols, eux, sont des composés que l'on trouve dans de nombreux végétaux (ils participent à la constitution de la membrane cellulaire). Ils constituent un actif remarquable pour la régénération cellulaire et l'apaisement des peaux irritées. Favorisant l'hydratation de la peau, ils en améliorent l'élasticité et la rendent plus douce. Cerise sur le gâteau, ils améliorent la viscosité et la consistance des émulsions, ce qui permet de limiter l'apport en émulsifiant. Et je peux vous dire que la combinaison de ces 2 actifs vous donnent une peau de pêche dès la première application garantie sans boutons.

Et là, vous vous dites que je suis bien gentille mais que vous commencez à vous demander où est le dragon dans l'histoire. C'est qu'à mon âge avancé, j'ai découvert récemment que je n'avais pas une ride et très envie que ça reste comme ça encore longtemps. Du coup, je voulais une action anti-âge pour cette nouvelle gamme de soins. C'est là qu'Harold, de passage dans la région avec son dragon Krocmou (si vous me croyez pas, z'avez qu'à demander à Azraël s'ils sont pas venus à la maison !), m'a livré un secret ancestral transmis de dresseur de dragon en dresseur de dragon depuis la nuit des temps. Pour atténuer vergétures et cicatrices après une bonne bataille, pour lutter contre le vieillissement prématuré d'une peau de viking tannée par le vent et les embruns, lui redonner souplesse, tonus et fermeté, rien ne vaut le sang de dragon ! Oui madame, le sang de dragon, il n'y a que ça de vrai !

non tauras pas mon sang

Huuum, j'ai comme l'impression que Krocmou n'est pas chaud pour me filer un peu de son sang !

Bon alors, inutile de porter plainte à la société protectrice des dragons, je peux vous garantir qu'aucun dragon n'a été maltraité pour réaliser mes belles crèmes. N'étant pas viking moi-même et n'ayant aucun gros lézard sous la main, je me suis contentée de la sève d'un rouge profond tirée de la racine du "Dragonnier", une plante originaire d'amazonie, et que l'on nomme justement Sang du dragon (et dont Harold m'a certifié qu'elle avait le même effet que le sang de ses copains cracheurs de feu).

krocmou tecrit la recette

Ah par contre, il veut bien me filer une recette !

En résumé, voilà donc les 5 composés essentiels que l'on va retrouver dans ma crème, mon lait et mon contour des yeux : l'émulsan, l'alcool cétylique, le squalane, les phytostérols et le sang du dragon, ce dernier faisant toute la différence concernant l'aspect anti-âge de cette gamme de soin, aspect dont je ne m'étais encore jamais préoccupée.

krocmou finit la recette

Bougez pas, il a presque fini d'écrire la recette !

Allez, c'est pas tout ça, mais si on passait à la formulation. Sortez vite vos grimoires de sorcellerie, vos chaudrons et vos flacons, c'est parti pour le contour des yeux, les autres venant dans un futur post parce que celui-ci est bien assez long comme ça.

Crème contour des yeux (pour 50 ml environ)

Composition :

  • 31,5 gr d'hydrolat de Bleuet : cet hydrolat est un incontournable des soins pour les yeux. Décongestionnant, calmant, astringent, il permet de soulager les yeux bouffis et irrités. Il est également antiseptique et anti inflammatoire. Comme tous les hydrolats, si vous n'en avez pas, vous le remplacez simplement par de l'eau minéral. Le soin sera moins sympa mais très bien tout de même. Petite précision, l'odeur de cet hydrolat est assez persistante.
  • Xanthane (facultatif) : 2 cuillères drop. Le xanthane est un gélifiant. Ici, il est ajouté pour apporter une touche d'effet fraîcheur au soin et permet de finaliser sa stabilisation. Il n'est toutefois nullement indispensable.
  • 4,2 gr d'huile végétale de Carthame : Cette huile restructurante, réparatrice, relipidante, nourrissante et anti oxydante est un allié de choix pour les soins anti âge et lutte efficacement contre les cernes. Elle est particulièrement fluide, légère et très pénétrante.
  • 1,65 gr d'huile végétale de Jojoba : Nourrissante, calmante, rééquilibrante et cicatrisante, cette huile va protéger la peau, l'assouplir et l'adoucir. Elle possède en outre une action sébo-régulatrice et anti-vieillissement. Une huile recommandée pour le traitement des cernes.
  • 1 gr de Phytostéroles : on l'a déjà mais bon, on peut toujours répéter. Cet actif cosmétique régénère la peau, soulage les irritations, hydrate, nourrit et établit une barrière cutanée protectrice.
  • 2,5 gr de Squalane végétal : Proche du sébum, il est parfaitement absorbé sans effet gras. Cet actif possède les propriétés très intéressante d'atténuer les cicatrices et d'affiner le grain de peau.
  • 1,65 gr d'Emulsan (émulsifiant) : il donne des émulsions très pénétrantes et très hydratantes mais peu épaisses et non grasses. On l'associe généralement à un autre émulsifiant pour augmenter la consistance de l'émulsion. A d'aussi faible dosage, c'est même indispensable.
  • 0,83 gr d'alcool cétylique : Co-émulsifiant et agent texturant, il permet d'ajuster la consistance du soin. Il permet d'obtenir des émulsions riches et onctueuse, nourrissantes et émollientes.
  • 10 gouttes de complexe d'hydratation intense (facultatif) : il s'agit d'un mélange de produits spécifiques près à l'emploi vendu par Aroma Zone. Je l'utilise personnellement régulièrement mais il n'est pas indispensable.
  • 1 gr de cosgard : conservateur certifié écocert.
  • 2 gr de Sang du dragon : un actif phare des soins anti-âges, il est régénérant, anti oxydant, réparateur et raffermissant.
  • 30 gouttes d'huile essentielle de Romarin à cinéole : cette HE sent divinement bon et fait merveille pour la revitalisation cutanée.
  • 30 gouttes d'huile essentielle de Citron : antiseptique, anti oxydante et anti-vieillissement, elle est également excellente pour le traitement des peaux à problèmes.

Fabrication :

  • Mettre huiles végétales, phytostérols, squalane, emulsan et alcool cétylique dans un bol. Mettre l'hydrolat dans un autre bol et saupoudrer avec le xanthane tout en fouettant. Mettre les 2 préparations à chauffer au bain marie à 70°C pour l'hydrolat et à 80°C pour la phase huileuse car les phytostérols ont besoin d'être portés à plus haute température pour une parfaite dissolution.
  • Quand la température est atteinte, sortez du bain marie puis verser la phase huileuse dans l'hydrolat en filet et petit à petit en fouettant vigoureusement pendant 3 mn pour réaliser votre émulsion.
  • Placer dans un bol d'eau froide en continuant à fouetter pendant encore 3 minutes.
  • Ajouter l'un après l'autre, toujours en fouettant après chaque ajout, les autres ingrédients.
  • Voilà, c'est fini

on a dit du sang pas de la bave

Mais non Krocmou, on a dit du sang de dragon, pas de la bave enfin !

Il suffit d'une toute petite quantité de crème en utilisation quotidienne. Elle pénètre très rapidement et laisse la peau douce, non collante et non brillante. Si on le souhaite, on peut l'utiliser en masque. On applique alors une couche épaisse sur le contour de l'oeil et on laisse agir une dizaine de minute puis on essuit avec un mouchoir.

19 mai 2016

Je m'envole, je m'envole, je m'envole

Azraël, ça y est, j'ai fini !

Ouaiiiiiis ! Je peux les mécre maman s'il te plaît ?

Ben bien sûr, elles sont à toi.

Gagamel, Gagamel, regardes ! Je peux voler, j'ai des ailes de fée !

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Et oui, après les ailes de papillon, il m'aura fallu un peu de temps mais j'ai fini par céder à Azraël qui me réclamait en pleurnichant des ailes de fée parce que c'est pas juste Clossette elle a des ailes et pas moi ! Ce week-end, c'est donc 2 monstros hilaires qui ont voleté dans toute la maison avec la grâce des hippopotames du ballet de Fantasia (ou de gros mammouths c'est au choix), même que c'est un miracle si la maison est encore debout tellement ils ont fait trembler les murs. Oui car bien que Gargamel n'ait pas encore d'ailes, lui, Azraël a daigné lui prêter les siennes avec bonne volonté en plus (incroyable moi je vous le dis).

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Et celui qui n'avait pas d'ailes pouvait tout de même voler grâce à la poussière de fée. Mais qu'est-ce qui se passe quand on est à court de poussière hein ? Ben on s'écrase ... bruyamment et ... lourdement, trèèèès lourdement, d'où le tremblement de murs.

Mais qu'est-ce que tu fais Azraël ?

Ben, je te mets de la poussière de fée pour que tu puisse voler avec nous !

Euuuh, j'ai un peu de boulot là ! Je prépare le déjeuner tu sais.

Allez maman fais semblant que je te donne la poussière de fée !

Bon d'accord !

(je vous dis pas la honte à voleter dans ma cuisine moi !)

BOUM !

(un grand boum à l'étage)

Mais c'est quoi ça ? (ça, c'est Chéri qui s'arrache à sa partie de Bomber beach)

T'inquiètes, c'est Gargamel qu'est en panne de poussière de fée. Il vient de se cracher.

Gagamel, Gagamel, bouge pas, je t'apporte de la poussière de fée.

Ouf, enfin libre ! Bref, les monstros ont passé un sacré bout de temps à jouer sur ce thème et franchement, ça faisait plaisir de les voir jouer ensemble à autre chose que la bagarre. Huum, de quoi ? Vous bavez d'envie devant ces petites merveilles et vous aussi vous aimeriez bien en avoir. Pas de problème, un tuto est en préparation mais c'est pas pour tout de suite car voilà, cette première version est trèèèèèès loin d'être au point. Une seconde version améliorée verra certainement le jour dans quelques semaines (j'ai plein d'idées pour l'amélioration) mais si vous n'avez pas la patience d'attendre et que vous voulez vous lancer dans l'aventure sans tarder, je vous explique tout ce qui ne va pas avec ce modèle, histoire que vous puissiez bénéficier de mon expérience et ne pas faire les mêmes erreurs que moi.

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D'abord, quel matériel ai-je utilisé ? De l'organza blanc pour la transparence mais rien n'empêche d'en prendre du coloré, du fil de laiton de 1,8mm de diamètre pour la légèreté (c'est nettement plus léger que le fil de fer) et sa facilité à travailler (c'est beaucoup plus malléable que le fil de fer aussi), de la colle déjà pailletée (parce que je suis une grosse fainéante qui voulait pas avoir des paillettes dans toute la maison mais rien ne vous empêche de prendre de la colle à strass ou textile toute bête et de la saupoudrer de paillettes). Une pince plate, une pince coupante et un pistolet à colle. Voilà, c'est tout ce dont il y a besoin.

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La technique, en gros, on travaille le fil de laiton pour lui donner la forme souhaitée pour l'aile qu'on recouvre ensuite d'organza fixé au pistolet à colle puis on décore avec la colle pailletée. Les ailes complètes sont formées de 4 parties : 2 grandes ailes et 2 petites attachées ensemble. La technique pour fabriquer n'importe laquelle des 4 parties des ailes est donc très simple. Il y a un petit coup de main à prendre pour ne pas mettre de la colle partout quand on fixe le tissu sur l'armature métallique mais c'est tout. Le problème essentiel vient des matériaux, de l'assemblage final des 4 parties et de la façon de fixer les ailes à leur support.

Commençons par les matériaux, à savoir, le fil de laiton. Si la légèreté était bien au rendez-vous comparativement au fer, les grandes ailes restent très lourdes. Devant leur propre poids, elles ont donc tendance à s'affaiser sur les côtés car le fil de laiton est décidément beaucoup trop malléable. J'avais peur que le fer soit trop difficile à travailler mais franchement, tout se déforme ici beaucoup trop facilement. On passe donc son temps à tout détordre et tout remettre en place vu comme les pauvres choses souffrent aux mains des monstros. Pour ma prochaine version, c'est donc décidé, ce sera du fer (ou totalement autre chose). A ce propos, sachez que des vieux cintres métalliques, c'est parfait pour ce type de projet.

Cette première version m'a également permis de voir que le poids des ailes est une donnée très importante à prendre en compte. Les bretelles que j'avais imaginé fonctionne plutôt bien pour des ailes en tissu très légères et de faible ampleur mais là, le poids est principalement situé au dessus de la zone de fixation aux bretelles et ça déséquilibre tout. Du coup, c'est que le monstros bouge, les ailes veulent faire la culbute et partir la tête en bas. C'est une chose dont j'avais parfaitement conscience quand j'ai fait le montage mais Azraël était si impatient que j'ai fait au plus vite avec les moyens du bord. Mon idée initiale, que je n'ai pas pu mettre en pratique ici, c'était de fixer les ailes sur une plaque qui fasse contre poids. La plaque aurait été elle-même glissée dans une pochette à laquelle les bretelles auraient été fixées. Une autre solution serait de faire 4 parties de tailles à peu près équivalente ce qui répartirait mieux le poids.

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Et pour compléter le costume, une épée. Eh oui, on est des fées pirates chez les Inferno.

Allez, sur ce, je retourne cogiter.

 

15 mai 2016

La tribu des "Change d'avis"

Ugh Ami Lecteur. Aujourd'hui, je m'en va te raconter l'histoire étonnante de la grande fête de Thanksgiving de mai de la tribu des Change d'avis.

Il était une fois, au fin fond de l'amérique profonde, un tout petit état depuis longtemps oublié de tous, le Scolarizona. Sur ses plaines microscopiques vivaient une tribu d'indiens, véritables guerriers sanguinaires et bruyants (surtout bruyants en fait et pas trop sanguinaires finalement), les Change d'avis. Cette tribu, protégée de tous dangers par le terrible guerrier Azraël qui tient pas en place et cause tout le temps, était guidé par leur chef incontesté, Maîcressehontas.

Un beau jour, la tribu vit arriver des colons, désireux de s'installer dans ce petit état si riche en ressources de toutes sortes. Cette rencontre aurait pu mal se passer, la hache de guerre aurait pu être déterrée mais Maîcressehontas était une sage. Les visages pâles seraient leurs frères et soeurs et on allait organiser une grande fête avec des danses traditionnelles pour l'occasion. Qui disait fête disait tenue du dimanche pour les colons et tunique de cérémonie pour les Change d'avis. Aussitôt Maîcressehontas se tourna vers la shaman de la tribu, Puce qui coud qui fimote et qui pâtisse.

Bon alors, nos frères et soeurs visages pâles auront besoin de gilets du dimanche, en peau de vache. Rien que des gilets, ça ira.

Pas de problème, c'est déjà fait. Euh, Grand chef Maîcressehontas, en cadeau de bienvenue, j'ai fait aussi ces jupes en peau de vache pour nos soeurs visage pâles.

Ooooh, c'est très joli. Très bonne initiative Puce qui coud. Bon, pour nos guerriers , il faudrait des tuniques neuves, et des robes pour nos squaws. Nous devons être à la hauteur de l'évênement.

Aucun souci Maicressehontas. Azraël qui tient pas en place et cause tout le temps et son cousin Gargamel qui court très vite et crie tout le temps m'ont justement ramené 7,5 mètres de peau de bison qui brille de leur dernière chasse sur la plaine du grand Woueb.

Et joyeusement, Puce qui coud s'est mise à l'ouvrage. Une première tunique avait été cousue, essayée par un guerrier et validée par Maîcressehontas quand soudain, celle-ci convoqua d'urgence Puce qui coud sous son tipi.

Un problème Maîcressehontas ?

Euuh ... c'est-à-dire ... Oui. Le grand esprit m'a parlé. Pour honorer nos nouveaux frères, nous devons adopter leurs coutumes.

Mais encore ?

Il faut danser comme eux et nous habiller comme eux ! Tes jupes étaient trop bien. Où est-ce qu'on pourrait trouver une vache pour récupérer sa peau ?

Yeark, c'est pas la peine ! J'en ai encore de la peau de vache.

Super. Alors t'oublies les tuniques et tu fais des jupes. On va apprendre la country !

Et voilà comment la tribu des Change d'avis s'intégra aux colons. Ensemble, ils fondirent la petite ville de GSCity. Quant à Puce qui coud, elle se retrouva avec un énorme rouleau d'environ 5 mètres de peau de bison qui brille (les colons appellent cela de la panne de velours couleur camel) trônant au milieu de son tipi, ses coffres étant trop petits pour l'y stocker, et dont elle se demande bien ce qu'elle va pouvoir en faire. Alors si un membre de la tribu des Gentils lecteurs est intéressé, qu'il n'hésite surtout pas à envoyer des signaux de fumée. Elle sera ravie de lui en offrir un groooos morceau.

Oh, info de dernière minute ! Puce qui coud me demande de préciser qu'il s'agit là de peau de bison grabataire. Traduction : c'est beau, ça brille mais c'est fin et sans énormément de tenue, bref, de la panne de velours à pas cher qualité déguisement. Elle a d'ailleurs renoncé à son idée première d'ouvrir une boutique de vente en ligne de pyjama en gros pour cette raison.

Pas de photos des jupettes cette fois, ce sont exactement les mêmes que les précédentes. Par contre, Maîcressehontas ayant décrété que, pour parfaire leur tenue du dimanche, ses guerriers devraient également porté un jean, Puce qui coud s'est empressé d'en faire un pour Azraël qui tient pas en place. Le modèle provient du Ottobre été 3/2016. Il s'agit du pantalon cargo n°38.

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A part la braguette, pas vraiment de difficultés techniques malgré des explications pas toujours très claires. Le modèle étant plutôt bien fait, l'assemblage des poches arrière est assez instinctif.

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Pour l'occasion, Puce qui coud a laissé tomber la peau de bison pour un pseudo jean très fin et stretch. Le résultat final n'est pas mal du tout (mais le haut aurait mérité d'être fait une taille en dessous) et la braguette est presque bien posée cette fois. Un modèle à refaire sans conteste dans un joli coton.

Et attention, quand Azraël prend la pose, ça donne ça !

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17 juin 2016

Piouuuu, c'est fini !

Aaaaaaaaaaahhhhhhhhh !

Ça, c'est le cri d'agonie d'une puce lessivée après plusieurs mois de conception, rédaction, correction, tournage, visionnage, révision, modification, retournage, revérification etc ... du MOOC dédié à la Mécanique Quantique de Hiro, sans oublier la couture dédiée bien entendu. Mais hier, oh joie, c'était le dernier jour de tournage (en même temps, ça va me manquer quand même). Et il était temps vu que le MOOC est ouvert maintenant depuis 3 semaines et qu'on a finalement fini près de 8000 inscrits ! J'y crois toujours pas et c'est probablement mieux comme ça parce que vu comment qu'on a déjà la pression, si on réalisait pleinement, je pense qu'on se serait déjà enfui au bout du monde avec Hiro.

Après déjà 3 semaines de diffusion, grâce au forum de discussion de nos chers nétudiants virtuels, on découvre tous les jours avec horreur les coquilles qu'on a pu laisser passer et qu'il va nous falloir corriger d'ici l'an prochain. Bon heureusement, il n'y en a quand même pas de trop. Et puis il y a des compensations, comme la découverte des vaches quantiques (ou la vision d'un agriculteur de la mécanique quantique). Après mon prof de fac qui faisait exploser les melons grâce au principe d'incertitude d'Heisenberg et diffracter ses nétudiants par les portes des amphithéâtres, ma culture quantique ne cesse de s'enrichir. Alors, qui c'est qui a dit que c'était pas rigolo la physique hein !

En tout cas je dois avouer que, même si cela a représenté un travail colossal (que si j'avais su, j'aurai pas probablement pas venu), au final, on s'est bien amusé. D'ailleurs, j'ai déjà signé pour réaliser la seconde partie du cours vu que celle qui vient de s'achever n'est en fait que la première. Huuuuum, maintenant que j'y pense, ça non plus il me l'avait pas dit Hiro au début qu'il y aurait une suite ! Mais comme on n'est pas fou (comment ça ça reste prouvé !), on va se donner le temps de la faire tranquillement cette seconde partie et surtout SANS STRESS !

Alors pour fêter dignement cette fin de tournage, à la plus grande surprise de l'équipe technique qui s'est chargée de tous nos enregistrements et du montage des vidéos (car il semblerait que ce soit bien la première fois qu'on les remercie ainsi pour leur boulot, un travail tout aussi titanesque que notre travail à moi et à Hiro), on a organisé un petit pot. L'occasion pour moi de tester une toute nouvelle recette : la panna cotta aux 3 chocolats.

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La panna cotta, dans mon petit cerveau dans un état de décrépitude avancé, c'était comme le mascarpone : une préparation spéciale impossible à faire soi-même et que tu ne pouvais acheter qu'en provenance directe d'Italie pour avoir un truc de bonne qualité. Ben en fait non, la panna cotta, il n'y a pas plus simple ni plus rapide à faire. En fait, le seul truc long, c'est d'attendre qu'elle fige. Oui parce que ce truc, c'est simplement de la crème fraîche (avec éventuellement du lait), de la gélatine et un parfum. Pour me faire la main, et vérifier que le goût était acceptable, j'ai commencé par une panna cotta vanille et son coulis de framboise. Un vrai régal mangé tellement vite que j'ai même pas eu le temps de faire des photos. Mais bon, je vous donnerai quand même la recette parce que c'est vraiment trop bon  et qu'on n'est pas tous des fans de chocolat. Le gros avantage de ce dessert, c'est qu'on peut facilement le préparer entièrement la veille et qu'il se conserve sans problème quelques jours au réfrigérateur.

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Panna cotta Vanille et son coulis (pour 4 verrines d'une contenance supérieure à 100 ml)

  • 15 cl de lait 1/2 écrémé
  • 25 cl de crème liquide entière
  • 50g de sucre
  • 1 gousse de vanille
  • 3 feuilles de gélatine ou 6g de gélatine en poudre
  • 150g de coulis (framboise, fraise ou n'importe quel fruit que vous aimez)
  • 50g de sucre (à moduler selon la teneur en sucre du fruit choisi et de vos goûts)

Faire tremper 10mn les feuilles de gélatine dans de l'eau bien froide (ou laisser gonfler la gélatine en poudre dans 4 fois son poids en eau soit ici 24g d'eau). Fendre la gousse de vanille et récupérer les graines. Dans une casserole, mettre le lait, la crème, les graines de vanille, la gousse fendue et 50g de sucre. Portez à ébullition en remuant bien pour éviter que ça attache au fond de la casserole. Retirer du feu dès les premiers bouillons. Enlever la gousse de vanille et ajouter la gélatine ( bien essorée pour les feuilles). Remuer jusqu'à parfaite dissolution de la gélatine.

Il ne vous reste plus qu'à verser dans les verrines, attendre que ça revienne à température ambiante puis à mettre au frigo pour 2h, le temps que la gélatine prenne.

Pour le coulis, soit vous en prenez un tout prêt soit vous mixez des fruits frais, c'est au choix. On met le coulis dans une casserole, on ajoute 50g de sucre et on porte à ébullition en remuant. Dès que ça bout, on éteint le feu et on attend que ça revienne à température ambiante. Il ne reste plus qu'à verser sur nos panna cotta dès qu'elles sont bien prises et à décorer d'un petit morceau de fruit frais (moi, c'était d'une framboise mais faudra me croire sur parole).

Il n'y a plus qu'à servir bien frais et à se régaler.

Panna cotta au 3 chocolats (pour 4 verrines d'une contenance supérieure à 100 ml ou 12 mini verrines)

  • 50g de chocolat blanc à pâtisser
  • 60g de chocolat au lait à pâtisser (40% de cacao, c'est mieux)
  • 25g de chocolat noir (70% de cacao pour moi)
  • 2x25 cl + 1x 5cl de crème liquide entière
  • 1 cuillère à soupe de sucre (15ml)
  • 2 x 4g de gélatine (soit 2x2 feuilles)

Panna cotta au chocolat blanc : Faire tremper 10mn 2 feuilles de gélatine dans de l'eau bien froide (ou laisser gonfler 4g de gélatine en poudre dans 4 fois son poids en eau soit ici 16g d'eau). Dans une casserole, mettre 25 cl de crème et portez à ébullition en remuant bien pour éviter que ça attache au fond de la casserole. Retirer du feu dès les premiers bouillons et versez sur les 50g de chocolat blanc coupé en petits morceaux. Remuez à la cuillère magique ou à la marise jusqu'à ce que tout le chocolat soit fondu. Ajoutez la gélatine. Remuer jusqu'à parfaite dissolution de la gélatine.

Versez dans les verrines, attendez que ça revienne à température ambiante puis mettez au frigo pour 2h, le temps que la gélatine prenne (1h suffit largement pour les mini verrines).

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Panna cotta au chocolat au lait : Faire tremper 10mn 2 feuilles de gélatine dans de l'eau bien froide (ou laisser gonfler 4g de gélatine en poudre dans 4 fois son poids en eau soit ici 16g d'eau). Dans une casserole, mettre 25 cl de crème et la cuillère à soupe de sucre. Portez à ébullition en remuant bien pour éviter que ça attache au fond de la casserole. Retirer du feu dès les premiers bouillons et versez sur les 60g de chocolat au lait coupé en petits morceaux. Remuez à la cuillère magique ou à la marise jusqu'à ce que tout le chocolat soit fondu. Ajoutez la gélatine. Remuer jusqu'à parfaite dissolution de la gélatine.

Assurez vous que la panna cotta chocolat blanc est bien prise et versez votre nouvelle préparation dans les verrines. Attendez que ça revienne à température ambiante puis mettez au frigo pour 2h, le temps que la gélatine prenne (à nouveau, 1h suffit largement pour les mini verrines).

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Coulis au chocolat noir : Faire chauffer 5 cl de crème dans une casserole. Dès les premiers bouillons, mettez hors du feu et ajouter le chocolat noir coupé en petits morceaux. Remuez jusqu'à ce que le coulis soit bien lisse et le chocolat fondu. Versez dans les verrines et décorez comme vous le sentez.

Réserver au frais jusqu'au moment de servir.

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Personnellement, je n'ai jamais mangé de "vraie" panna cotta italienne donc je n'ai pas de points de comparaison en dehors de celle qu'on trouve en supermarché. Mais les italiens de mon labo m'ont assuré que ces 2 recettes étaient super bonnes. Quant à Chéri, il s'est plaint que les verrines étaient trop petites. Bref, de quoi épatez la galerie sans effort, juste un peu de patience.

24 février 2016

Un lapin pas crétin

Ce week-end, j'avais prévu d'emmener les monstros au cinéma voir le dernier Disney, Zootopie. D'habitude, je ne vais jamais voir ce type de film si près de sa sortie (je n'aime ni la foule ni les files d'attente et les monstros sont vite ingérables quand ces 2 conditions sont réunies) mais là, c'étaient les vacances et il y avait une séance au ciné de Palaiseau un dimanche à 11h15. Bref, un jour où personne ne va au ciné et à un horaire tellement tordu que pratiquement aucun enfant ne vient non plus (ce qui s'est parfaitement vérifié une fois sur place, la moyenne d'âge des spectateurs étant nettement plus proches des 35-40 ans que des 3 ans).

ZOOTOPIE

Initialement, je devais y aller avec Azraël ET Gargamel, histoire que Chéri passe une matinée tranquille. Mais Gargamel a promptement décrété qu'il préférait rester avec sa console papa que d'aller au ciné. Et vu que le samedi avait été une horreur totale (non non, je vous raconterai pas, c'était vraiment trop gore, à part le gâteau pour mes beaux-parents, qui était super lui, et dont il faudra absolument que je vous parle dans un prochain post), j'ai pas insisté. J'avais vraiment trop besoin de passer un bon moment sans stress. Laissant donc Gargamel en compagnie de sa console adorée son papa chéri, c'est avec un Azraël ravi d'avoir sa maman pour lui tout seul que nous nous sommes acheminés vers les salles obscures. Une fois dûment muni de notre paquet de pop corn et de notre bouteille d'eau (ben oui, faut des munitions pour tenir jusqu'à l'heure du déjeuner), nous nous sommes benoîtement vautrés dans nos fauteuils respectifs. Et là, j'ai croisé les doigts. Oui parce que le film était quand même prévu plutôt pour les plus de 6 ans et durait pas moins de 1h48, un record de durée pour Azraël. Alors avec un monstros qui a du mal à tenir en place, c'était pas gagné.

Et bien ma fois, on n'a pas vu le temps passer. Alors l'histoire dans les grandes lignes : imaginer un monde où les animaux de toutes les espèces, classées en 2 catégories, les proies et les prédateurs, ont appris à vivre en paix tous ensembles. Un monde parfait ? Oh que non, car les préjugés ont la vie dure. Ainsi, les lapins sont des fermiers qui ne doivent pas aspirer à des métiers dangereux et les renards sont des roublards et indignes de confiance. Alors quand notre héroïne, une adorable lapine, décide de devenir policier, autant vous dire qu'on lui met un sacré nombre de bâtons dans les roues. Pourtant, malgré l'hostilité, elle persiste, réussit avec brio à l'accadémie de police et intègre le commissariat central de Zootopie, le summum de la réussite ... pour se retrouver immédiatement cantonné à la circulation. Alors quand l'occasion lui est enfin fournie de faire ses preuves, elle bondit dessus. Sur l'histoire, je n'en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir.

Franchement, c'est un très bon Disney. Même les adultes y passent un excellent moment (pour preuve le nombre de fois où je les ai entendu rigoler autour de moi et je n'étais pas en reste). On y trouve plein de petits clin d'oeil dont une allusion mémorable à la Reine des Neiges et une vision hilarante de la rapidité du service administratif des cartes grises et permis de conduire.

Ah les services administratifs, j'adore !

Pour les grands en âge de comprendre, c'est une véritable ode à l'acceptation de différences, au refus des jugements à l'emporte-pièce et au fait que, si on s'accroche, on peut changer le monde. Les plus jeunes, par contre, passerons à côté d'énormément de choses. Azraël m'a d'ailleurs posé pas mal de questions sur le pourquoi du comment des réactions des personnages ET des spectateurs pendant la projection. Mais cela ne l'a pas empêché de beaucoup s'amuser et d'apprécier pleinement le film. Pour preuve, il s'est tenu à peu près tranquille pendant toute la séance. Seules les 20 dernières minutes ont été un peu plus sportives.

Nous en sommes ressortis tous les 2 affamés (à 13h20, c'était un peu normal) mais ravis. Bref, un film que je vous recommande (dès 5 ans, mais peut-être pas avant, jusqu'à pas d'âge).

Ah et Azraël a décidé que, lui aussi, il allait être policier (ou qu'il voulait un lapin policier, j'ai pas trop compris en fait).

14 avril 2016

Baby or not baby ?

Certains matins, quand Azraël se réveille, ça donne à peu près ça.

Allez mon Azraël, il faut se lever maintenant. Sinon tu n'auras pas le temps de déjeuner avant d'aller à l'école.

Je suis crop fatigué, faut que papa me porte.

Papa est déjà parti au travail.

Maiiiis, pourquoi il est toujours parti ! Faut qu'on me porte ! Je suis crop petit moi !

Mais non, t'es pas trop petit ! Bon, t'as vraiment besoin de tout ça ?

(il vient de me fourer dans les bras ses 2 doudous, 2 gros nounours, 2 souris, 1 teddy, un chien, un chat et 2 petits nounours bleus sans oublier une tétine)

Ben oui, je suis un bébé moi !

 

Mais certains matins, quand Azraël se réveille, ça donne plutôt ça.

Allez mon Azraël, il faut se lever maintenant. Sinon tu n'auras pas le temps de déjeuner avant d'aller à l'école.

Je suis crop fatigué, faut que papa me porte.

Papa est déjà parti au travail.

Maiiiis, pourquoi il est toujours parti ! Faut qu'on me porte ! Je suis crop petit moi !

Mais non, t'es pas trop petit ! Euh Azraël, tu prends rien ?

(le dit Azraël ayant quasiment sauté de son lit et sortant déjà de sa chambre sans le moindre doudou ni la moindre tétine)

Mais enfin maman, bien sûr que non ! Je suis un grand voyons !

Et après, il y en a qui s'étonne quand je dis que les monstros me rendent folle à changer d'avis sans arrêt !

tas de ces questions maman

Non mais t'as vraiment de drôles de questions maman des fois !

12 avril 2016

La femme en rouge !

Décidément, en ce moment, dur dur d'avoir le temps de s'atteler à un projet couture quelque peu ambitieux. Pourtant, il me fallait encore 2 tenues à l'épreuve du MOOC pour valider le défi lancer par mon collègue Hiro. Et la situation se compliquait après chaque séance d'enregistrement vu que, finalement, on ne peut certainement pas porter ce qu'on veut pour passer devant la caméra.

Dernière restriction en date, qu'on m'en avait jamais parlé avant, tenez vous bien accrochez vous à vos chaussettes, la ..... COULEUR ! Et oui, parce que voilà, nous, on trouve en "fond vert", sauf que notre fond vert, ben il est bleu. Vous voyez le petit problème ? Non ? Bon, je vous explique. En télé, le fond vert, c'est le truc qui sert à faire les incrustations, comme pour les présentateurs météo. On se place devant, on est filmé et au montage, on sélectionne la couleur du "fond vert" et on peut la remplacer par ce qu'on veut. Le problème, c'est que si vos vêtements ont une couleur proche du fond vert, ils sont effacés en même temps que le fond (nooooon, on se retrouve pas à poil ! On est plutôt comme l'homme invisible). Donc si on veut pas que nos étudiants virtuels s'évanouissent en voyant une tête de prof toute seule leur débiter son petit discours sur le spin de l'électron (le premier qui dit que le sujet en lui-même est suffisant pour causer un évanouissement, je le mets au coin !), ben faut pas s'habiller en bleu. Et devinez quoi ... j'adore le bleu ! J'ai une majorité de vêtements bleus, tout comme mon stock de tissus.

Euuuuh, et si le fond est blanc mais qu'il y a des petites étoiles bleues dessus, ça va pas le faire non plus ?

Non. Et faudrait aussi éviter les couleurs proches du bleu. Bon, pour le violet là, ça va parce qu'il y est dans un motif et qu'il n'y en a pas trop.

(Là, je cause fringues avec le monteur et il faisait référence à cette tenue là)

Donc prune et aubergine, c'est pas bon non plus?

Hein ?

C'est violet foncé.

Ben non alors.

J'ai donc gentillement rangé dans mon placard mon ensemble prune et mis de côté les pièces de tissus déjà préparées pour une robe puisque ce n'était pas la bonne couleur. Sauf que du coup, il me fallait une tenue d'urgence ! Et c'est là que j'ai repensé à ma petite robe en chirimen rouge qui flashe. Niveau contraste des couleurs, ce serait parfait. Mais il me fallait une petite veste pour aller avec sous peine de claquer des dents pendant l'enregistrement. Aucun problème, il me restait justement du tissu précieusement garder faire un boléro assorti à la robe et que je n'avais encore jamais pris le temps de faire.

Comme j'étais pressée, il me fallait un truc simple et rapide à coudre. J'ai donc ressorti mon patron de gilet ample déjà cousu pour faire un cadeau à Super Nanny, le modèle 36 du Tendance Couture 16.

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Pour tenir dans mon reste de tissu et être dans l'esprit boléro, j'ai nettement raccourci le bestiaux et redessiner un peu l'encolure. Pour rallonger les manches, j'ai ajouté des bracelets de manche en jersey noir et fait le col châle dans ce même jersey ce qui me permettait de rester dans l'esprit de la robe et d'apporter un peu de contraste au vêtement. Afin que la coupe soit un peu plus près du corps, j'ai également ajouté 2 pinces au dos afin d'en mettre la cambrure en valeur. On peut placer le col selon 2 positions selon ses envies, le rendu est alors plus ou moins décontracté.

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Pour un truc improvisé à la dernière minute et cousu à la va vite, je suis plutôt contente du résultat.

23 mars 2016

L'affrontement

Ce matin, à l'aube, tout était prêt.

La dizaine d'adversaires était en lice, parés pour l'affrontement.

Puis leurs témoins, Gargamel et Azraël, sont arrivés. Le temps de prendre leur petit déjeuner (ben oui, faut pas rigoler quand même, on part pas au combat l'estomac vide), et les voilà qui contrôlaient les armes. La bataille allait être sanglante. Seuls 2 d'entre eux survivrait.

Maman, c'est quoi ça ?

Ben c'est des petits papiers avec des noms.

C'est pour quoi faire ?

Un tirage au sort

Je peux en prendre un ?

Ben oui, c'est toi qui fait le tirage au sort.

Moi aussi je veux le tirage au sort !

Ok, tu en prendras un après ton frère

Je prends lequel maman ?

Ben celui que tu veux. C'est le principe du tirage au sort, c'est le hasard. Bon, tu te décides oui !

Oh d'accord. Voilà ! Y a écrit quoi ?

L'arbre à sucettes

(bon, là, je rigole 2 mn parce que c'est vraiment trop marrant que ce soit justement ce nom que mon accro des sucettes ait tiré)

Ooooh, je peux avoir un arbre à sucettes ?

Euuuuh ! Tu veux encore un prince ou t'as fini ton petit déj

(vite vite, détournons la conversation)

Gargamel, c'est ton tour.

Tiens maman.

Y a écrit quoi ?

Jacotte

C'est quoi ça ?

S'en est suivi une longue discussion sur le fait que non, on pouvait pas faire pousser un arbre à sucettes et que les Jacotte, ça ne se mangeait pas non plus.

Bref, les mains innocentes (peuf peuf peuf, désolée je m'étrangle) monstrosiennes ont tranché, les grandes gagnantes du concours d'anniversaire de ce blog sont "L'arbre à sucettes" et "Jacotte". Donc mesdames, pour recevoir votre petit colis surprise, merci de bien vouloir cliquer sur le bouton "contacter l'auteur" pour me communiquer votre adresse.

pret pour le tirage au sort

Vas y maman, on est prêt pour le tirage au sort.

Et même sous la torture, non non non, rien à faire, je ne vous dirais pas ce qu'il va y avoir dedans. C'est une surprise !

2 avril 2016

Papillon de printemps

Et voilà, le printemps est arrivé ! Enfin, il paraît parce que niveau météo, c'est quand même pas bien brillant ces derniers temps. Mais on est passé à l'heure d'été (les monstros ne s'en sont d'ailleurs toujours pas remis), les jours rallongent et on voit de temps à autre de jolis papillons virevolter dans les airs. Aaaaaaah, non mais c'est quoi cette chose ? J'ai jamais vu un papillon de cette taille moi ! Serait-ce un papillon mutant ? Le résultat d'expériences illégales pratiquées par des savants fous ? Mais c'est qu'il parle en plus ! Et avec la voix d'Azraël !

Mais maman, je suis pas un papillon. Je suis Azraël !

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Ah ben tiens oui, en y regardant de plus près, effectivement, c'est bien un Azraël. Dommage, j'aurais peut-être eu mon nom au livre des records ou reçu un Nobel pour la découverte du siècle. Tant pis ! Je me ferai une raison.

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Cela faisait déjà un bon moment que ce projet couture me trottait dans la tête suite à mes pérégrinations sur Pinterest. Oui, parce que j'ai fait l'erreur monumentale de m'inscrire sur Pinterest il y a quelques temps maintenant. Oulà, pas la peine de râler, si si, j'assume, c'était bien une erreur monumentale (même si je la reproduirais sans hésitation). Parce que c'est vraiment mortel ce truc ! Je m'y fais complètement lobotomiser pendant des heures à repérer des tonnes d'acitvités à faire pour les monstros, des super recettes de cuisine et des idées couture absolument géniales. Et puis après, je déprime grave parce que :

  1. pendant que je pinterise, ben je fais ni couture ni cuisine ni fimo, ni rien en fait, donc mes projets n'avancent pas
  2. j'aurai jamais assez de toute une vie pour faire tous les trucs que je repère
  3. il y a des trucs qui me font trop trop envie mais que je ne serai jamais capable de réaliser

Une vraie torture quoi ! Et le pire, c'est que je ne peux pas m'empêcher d'y retourner. Bref, j'attendais impatiemment de m'attaquer à ce petit projet. J'avais même prévu initialement d'en faire les déguisements de Carnaval des monstros (c'est pour dire que ça date pas d'hier) avant qu'Azraël ne passe commande de son costume de prince. C'est maintenant chose faite.

Ce petit projet est idéal pour utiliser ses chutes de tissu. Si les appliqués décoratifs ne demandent que de toutes petites chutes, il faut en revanche quelques morceaux plus grands pour les ailes elles-mêmes, celles-ci mesurant grosso modo 80 cm par 30 cm. La conception est entièrement maison mais j'avoue avoir piqué le gabarit sur Pinterest justement.

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La rigidité des ailes vient d'une combinaison de facteurs. D'abord, elles sont rembourrées avec de la ouatine et une couche de feutrine. Mais surtout, les décorations sont quiltées. C'est vraiment cette combinaison qui donne leur tenue aux ailes. Impossible donc de faire l'impasse sur le quiltage ou le rembourrage. Mais si vous n'avez pas de ouatine, vous pouvez la remplacer par une seconde couche de feutrine, ça marche aussi.

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Pour un premier essai, j'avoue que je suis assez fière de moi. Destinées à être offerte, j'avais un peu peur qu'Azraël ne veuille pas les rendre après essayage. Mais je me suis inquiétée pour rien.

Maman ?

Oui Azraël ?

Je veux pas être un papillon moi ! Je veux être un oiseau et aller au pays des rêves !

Ca tombe bien. Elles ne sont pas pour toi ces ailes. Tu me les rends ?

D'accord. Maman ?

Oui ?

Je peux avoir mes ailes d'oiseau maintenant !

...

(gros soupir à la perspective de tout le retard accumulé sur les projets couture)

Ah, vous aussi vous rêvez de faire de MAG NIFIQUES ailes de papillon mais vous ne savez pas par quel bout commencer. Aucun problème, dans un moment de folie douce, je vous ai fait un petit tuto.

Le tuto des ailes : Tuto_ailes_de_papillon

Le gabarit en 2 morceaux à imprimer au format A4 et à assembler : Papillon1  papillon2

29 avril 2016

Une robe de Noël au printemps

Eh oui, je sais, ça peut avoir l'air bizarre un titre pareil et pourtant !

L'an dernier, ce tissu, acheté chez ce vendeur sur le site "alittlemercerie", m'avait tapé dans l'oeil allez savoir pourquoi.

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Et comme cela arrive parfois quand on achète du tissu en ligne, ce qui est arrivé dans ma boite aux lettres ne correspondait pas du tout à l'idée que je m'en faisais. Une fois déballé, j'avais l'impression d'avoir un coupon de tissu de nappe de Noël. Non pas qu'il ne correspondait pas au descriptif ou qu'il était de mauvaise qualité, hein. Il était très bien, et parfaitement fidèle aux photos. Seulement dans ma tête, j'avais tout transformé au point que je me suis même demandé pourquoi diable je l'avais acheté (encore un coup de Couturus à n'en pas douter). Profondément déçue donc, je l'avais remisé au fin fond de mon placard et il était bien parti pour y rester des années.

Mais c'était sans compter sur Hiro, son MOOC et les exigences vestimentaires qui vont avec. Car, suite à la dernière remarque sur le choix des couleurs de mes vêtements (pour ceux qui suivent pas, honte à vous, je rappelle que le bleu et toutes couleurs proches comme violet, mauve, aubergine, parme et j'en passe sont prohibées), j'ai sorti tous mes coupons de tissus en stock et je me suis aperçue, pas vraiment surprise, qu'à part les tissus à sweat des monstros, je n'avais rien dans les bonnes couleurs. Acheter un nouveau coupon ? Hors de question ! C'est là que ce crêpe aux couleurs de Noël s'est rappelé à mon bon souvenir, bien caché derrière mes autres tissus japonais. Si les couleurs me faisaient penser aux fêtes de fin d'année, la légèreté du tissu, elle, correspondait indubitablement à la belle saison. Et le fait que c'était de toute façon mon seul tissu en stock susceptible de convenir a achevé de me décider. Restait à trouver quoi en faire. Pas un ensemble. J'étais assez pressée par le temps niveau réalisation et je n'avais aucune inspiration pour la jupe de toute façon. Et puis j'avais repéré une petite robe, le modèle 20, sur le dernier Tendance Couture (le n°20 donc) qui me faisait de l'oeil, un truc fluide avec une découpe un peu empire qui descendait en arrondi dans le dos, le genre de coupe qui permet de mettre sa cambrure et son popotin en valeur tout en planquant son petit ventre, bref, le truc parfait pour moi. En plus, on pouvait lui faire des manches longues, celle du modèle 18 (ça tombait bien, il fait friquer dans le studio d'enregistrement). Malgré ses 16 pièces, il ne présentait aucune difficulté technique et, en théorie, je pouvais le coudre tranquillement avant le jour J.

C'est donc avec un bel enthousiasme que je me suis lancée dans sa réalisation, pour me mettre à paniquer 2 jours plus tard. Car voilà, une fois les différentes pièces assemblées et un premier essayage sur Madonna, j'ai tout de suite vu que ça n'allait pas (et un essayage sur moi a confirmé que non, décidément, les mensurations de Madonna étaient toujours les mêmes que les miennes et que ça n'allait vraiment pas). J'aurais pourtant dû le voir venir vu que ce n'est pas ma première réalisation Simplicity (oui, je vous rappelle que Tendance Couture, c'est des patrons Simplicity) mais dans mon optimisme délirant, je me suis dit que ce ne serait pas vraiment un problème puisque mes autres réalisations avaient pu être facilement corrigées.

Et là, vous vous demandez avec angoisse quel était le problème. Et bien, à part que la taille ne tombait pas au bon endroit mais 10 cm trop bas au moins (oui, je suis loin des 1m68 de stature moyenne et j'ai un buste bien court), que l'encolure baillait comme pas permis, que les manches étaient beauuuuucoup trop longues (bon, ok, ça, c'est pas bien grave) et que leur forme arrondie aux épaules en plus d'être moches me faisaient passer pour un déménageur bodybuildé, tout allait trèèèès bien ! En voyant le massacre, j'étais à 2 doigts de pleurer.

Huuum ? C'est moi où il y a comme un problème là ?

Nooon, sans blague !

Elle te va pas très bien je trouve !

Chéri.

Oui ?

Retourne à ton match et laisse moi de suicider tranquille.

Bon, d'accord, c'était un chouia excessif comme réaction mais il était tard et j'avais plus que 2 jours pour finir la robe. En plus, hors de question de démonter quoique ce soit pour corriger la coupe, le tissu n'y aurait pas résisté. Une fois de plus, j'ai béni Madonna d'exister ce qui m'a permis de faire les ajustements directement sur la bête, une chose impossible à faire sans devenir folle si j'avais dû le faire en aveugle. J'ai donc réhaussé la taille en créant de toute pièce une sorte de ceinture, une modif que je ne regrette pas car je trouve qu'elle met en valeur la forme particulière de la coupe et souligne la cambrure des reins et du popotin.

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On n'hésite pas à cliquer sur les photos pour agrandir et admirer la fausse ceinture.

Pour ajuster le corsage, j'ai créé 2 pinces à l'arrière et 2 sur la ceinture à l'avant. Pour ajuster l'encolure, j'ai également fait des pinces au niveau des épaules. Pour les manches, après plusieurs essais pour redessiner leur forme, j'ai finalement opté pour leur réduction sauvage en version courte soit un grand coup de ciseaux dedans et une légère reprise de l'arrondi aux épaules.

Après toutes ces transformations, j'ai finalement obtenu cette robe.

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Honnêtement, je trouve qu'elle ne ressemble plus vraiment au modèle d'origine mais ça m'est également. Je l'aime bien cette robe et je me suis réconciliée avec son tissu.

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Pour les besoins des enregistrements, je suis obligée de la porter avec une ceinture, une vraie, obligatoire pour accrocher la batterie du micro mais le monteur en chef me bénit de ne plus avoir à s'arracher les cheveux pour faire les incrustations. Pour la petite histoire, il a quand même trouvé encore un défaut. Le tissu fait du bruit quand on bouge, un bruit que nos oreilles n'entendent pas mais que le micro, lui, entend. Donc cette fois, c'est sur la bande son qu'il va s'arracher les cheveux.

Huuum, faudrait peut-être éviter ce type de tissu pour la prochaine fois hein ! En plus, il est assez fluide, c'est pas évident pour y accrocher le micro.

Pas de problème, il n'y aura pas de prochaine tenue. C'est le dernier exo que j'ai à enregistrer.

Et voilà, j'ai relevé avec succès le défi lancé par Hiro et mes prochaines réalisations ne devront rien au MOOC (ça vaut mieux d'ailleurs car je suis pas sûre qu'enregistrer un exo de mécanique quantique en pyjama soit très crédible). Mais franchement, j'en reviens pas du nombre d'exigences vestimentaires qu'il y a eu pour un truc où normalement, il n'y en avait aucune. J'ose pas imaginer ce que ça aurait été s'il y avait eu des exigences au départ !

2 mars 2016

Plein la vue

Il y a 15 jours, j'ai fait mon second enregistrement pour le MOOC de mon collègue, en présence du dit collègue et de notre technicien image et son du moment. Et bien sûr, j'avais revêtu la tenue spéciale accrochage de micro proof cousue spécialement pour l'occasion !

Bon, euh, je l'accroche où là le micro ?

Tadam, vous pouvez l'accrocher là, à la ceinture.

Ah oui ! Mais est le fil du micro ? Comment on va le cacher ?

Tadam, on le fait passer par là !

Eh, c'est malin ça !

C'est vrai que c'est pratique.

Ben quand même. Quitte à coudre quelque chose, autant faire les choses bien non !

Parce que c'est un truc que t'as cousu ? C'est chouette dis donc.

Ah oui. Et ça passe drôlement bien à l'écran.

Eh, ce serait rigolo si t'avais une tenue différente pour chaque enregistement !

Ah là là malheureux ! C'est mal connaître le Couturus Démonicus que de lancer de façon si désinvolte un défi couturesque. Comment voulez-vous qu'il résiste face à pareille provocation? Du coup, le soir même, c'était le grand déballage dans l'espoir de trouver le patron idéal et le tissu parfait pour ma prochaine tenue. Malgré une tentative du Couturus de me convaincre d'aller acheter un beau coupon de Liberty pour l'occasion, j'ai su héroïquement résister ... Bon ok, j'ai pas résisté, il était en solde et je suis très très faible. Mais je l'ai pas cousu. Malgré cette attaque traîtresse donc, mon choix s'est finalement porté sur un tissu Timeless Treasures, marque américaine que j'apprécie particulièrement pour leurs couleurs éclatantes et leurs motifs originaux, qui attendait patiemment son heure dans mon placard depuis presque 1 an. J'étais tombée en extase devant cet imprimé un peu flashy et très chargé mais dont il ne restait qu'un tout petit coupon à l'époque, en 110cm de large en plus. Et du coup, je n'avais encore jamais trouvé quoi en faire. Oui parce que ma devise à moi, surtout pendant les soldes, c'est T'achète d'abord, tu trouveras bien quoi en faire un jour, devise fatale niveau compte en banque et débordement de placard.

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Franchement, il est pas trop beau ce tissu ! Et avec toutes les couleurs que j'adore : du rose, du vert, du bleu vert, du violet et du noir !

Une fois de plus, ce ne fut pas simple de trouver les patrons adéquats. Comme ma jupe en lainage me plaisait décidément beaucoup mais qu'elle avait tout de même tendance à me gratter en fin de journée malgré la doublure, j'ai décidé de refaire la même dans ce splendide coton imprimé. A cause de la taille réduite de mon coupon, j'ai dû couper les 2 pièces de la jupe dans le biais et non dans le droit fil, comme préconisé dans le patron (pour rappel, celui de la robe EMMA du magazine La Maison Victor. Impossible sinon de les faire rentrer dedans, d'autant qu'il fallait que je garder du tissu pour faire un petit haut coordonné. Pour la ceinture, j'ai utilisé un morceau de satin noir de mes chutes, renforcé à la viseline pour une meilleure tenue et fermée avec 2 boutonnières et 2 boutons fait maison en pâte FIMO, provenant de mes tous premiers essais dans ce domaine.

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La jupe vue de face et vue de profil avec ses boutons en FIMO.

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Gros plan sur les boutons

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Et portée style sobre, toute seule avec un T-shirt noir.

Pour le haut, je voulais un modèle court, assez près du corps (histoire de profiter de la taille haute de la jupe) et rapide à coudre. Un patron japonais aurait donc été parfait mais manque de chance, parmi tous mes patrons, les seuls qui auraient pu convenir était des tuniques sans manche ou carrément à bretelles. Alors, oui, je sais, tout le monde s'imagine que, sur un plateau, avec les projecteurs et tout et tout, on meurt de chaud. Sauf que nous, on est pas à la télé, on est en studio, installés en sous-sol et au frais. Trèèèèès au frais même. Donc à moins de vouloir enregistrer avec en fond sonore un bruit de castagnettes, c'est manches longues obligatoires. C'est là que je suis tombée sur la robe modèle 123 du Bruda Style n°192 (décembre 2015). La partie bustier seule correspondait parfaitement au type de haut que je voulais. J'imaginais déjà le corps de la tunique dans mon beau coton imprimé et des manches toutes douces dans un restant de jersey noir. Alors malgré mes doutes, car Burda et moi avons un lourd passif, j'ai tenté ma chance.

C'est vrai que pour une fois, j'avais bon espoir. Ben oui, cette robe, c'est un modèle spécial taille courte, c'est à dire un modèle conçu pour des femmes de stature inférieure à 1m68. Parce que d'habitude, avec mon petit mètre 55, quand je couds du Burda, c'est toujours une cata avec une quantité de reprises vertigineuse à faire uniquement pour que ça ressemble à quelque chose. Bizarrement, c'est un problème que je n'ai jamais eu avec les patrons japonais (ce qui explique que j'en ai autant cousu) et j'ai découvert récemment que je ne l'avais pas non plus avec les modèles Simplicity. Bref, je me suis lancée et ... ben j'ai été déçue une fois de plus.

D'abord, la longueur du bustier ne correspond pas vraiment à ce que laisse supposer la photo. C'est beaucoup plus court. Au lieu de coudre un biais pour faire l'ourlet, j'ai donc été obligée de rajouter une bande de jersey noir pour rallonger un peu (je l'aurai d'ailleurs bien faite plus large encore mais j'avais plus assez de tissu). Ensuite, comme d'habitude aussi, les emmanchures sont ric-rac. Du coup, heureusement que les manches sont faites en jersey très souple parce que sinon, je serais vraiment gênée et mon haut serait difficilement portable. Enfin, une fois encore comme d'habitude, les mannequins de chez Burda doivent descendre en ligne directe des grands singes vu la longueur des manches. Même raccourcies de 7 cm (et réduites d'autant en diamètre pour le poignet), c'est encore trop long et trop large. Mais bon, le résultat final est tout de même portable, je ne vais donc pas me plaindre. Il y a par contre peu de chance que je me décide un jour à coudre la robe en entier alors qu'au départ, ça m'aurait vraiment beaucoup beaucoup tentée.

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Triptyque habituel : devant coté et dos

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Et quand c'est porté !

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Bien que cela ne se voit pas au premier coup d'oeil, la jupe a vraiment beaucoup d'ampleur avec ses 10 plis creux !

Malgré ses défauts, j'aime beaucoup cet ensemble et particulièrement le contraste entre l'imprimé très coloré et le jersey noir. Je sens que je vais le porter très souvent.

29 février 2016

Rose !

La semaine dernière, après avoir emmener Azraël à l'hôpital Saint Anne pour finir son bilan psychologique, on a joyeusement enchaîné sur le coiffeur. Car si jusqu'à présent, c'est moi qui dégainait ma tondeuse pour couper les cheveux de toute la famille (sauf les miens hein, j'y tiens à mes cheveux longs moi !), Sir Azraël a décrété dernièrement qu'il avait beaucoup grandi et qu'en conséquence, c'est le coiffeur qui s'occuperait dorénavant de sa tignasse. Et vu que c'était ou qu'il se laisse pousser les cheveux longs parce que moi j'aime les teuveux longs maman et je veux être une fille, j'ai pas discuté une seule seconde malgré les récriminations de mon porte-monnaie. Et une fois dûment coiffé, au moment de payer, voilà mon Azraël qui part en trombe et se jette littéralement sur le présentoir à shampoing.

Maman maman, je veux ça !

(pointage de doigt sur bouteille de shampoing rose accompagné d'un air extatique)

Hein ?

Je veux le sampoing rose parce que j'adoooore le rose !

Euh, Azraël, il pique les yeux ce shampoing alors non.

Maiiis maman, s'il te plaît s'il te plaît s'il te plaît !

Non c'est non Azraël. Mais si tu veux, j'irai t'acheter du shampoing rose qui pique pas les yeux.

Bien que contrarié, Sir Azraël a accepté le compromis sans trop bronché. Une fois dégoté une bouteille de shampoing rose pour enfants garantie sans piquage d'yeux, je l'ai fièrement donné (si si, fièrement parce que j'ai eu du mal à la trouver quand même) à un Azraël ravi et pressé d'essayer son shampoing le lendemain. Et le lendemain donc, en rentrant du boulot, c'est un Azraël de fort méchante humeur les yeux brillants de larmes de crocodile qui s'est précipité vers moi.

Maman maman, ton sampoing, il marche paaaaaas !

Hein ? Comment ça il marche pas ?

Non, regaaaade !

Ben quoi. Ils sont tout beaux tes cheveux. Et ils sentent drôlement bons.

Maiiiiis ! Ils sont de quelle couyeur ?

Ben châtain clair.

Tu voiiiis ! Il marche pas. Mes teuveux ils sont PAS ROSES !

Ah oui mais non ! C'est un shampoing Azraël, pas une couleur. C'est pour laver les cheveux et c'est tout.

Mais je veux les teuveux roses !

Hors de question ! Quand t'auras 18 ans, tu feras ce que tu voudras mais d'ici là, tu ne changes pas la couleur de tes cheveux. Et surtout pas en rose !

Et c'est dans combien de jours 18 ans ?

Dans 12 ans.

Mais c'est cro loooooong !

Bon, là, j'en vois qui s'indigne au fond du blog. Mais enfin, pourquoi le contrarier ce pauvre petit. Et si ça lui fait plaisir. C'est quoi cette attitude sexiste et rétrograde. Alors perso, je m'en fiche royalement qu'il ait les cheveux roses (même si je trouverais bien dommage d'abimer ses jolis cheveux avec des couleurs à son âge et que je ne suis pas sûre que ce soit très bon niveau santé non plus) mais bon, déjà qu'à l'école les autres enfants se moquent de lui quand il arrive avec des chaussettes roses et qu'il n'apprécie pas du tout, je n'ose imaginer ce qui se passerait s'il arrivait avec une tignasse rose bonbon ! N'empêche qu'après 3 jours de récrimination sur les cheveux roses, il ne me restait plus qu'une seule chose à faire !

Super Nanny

Oui ?

Faut absolument que t'arrête les couleurs !

javais dit rose les cheveux

Rooose, j'avais dit rose les teuveux !

 

4 janvier 2016

Quand Pâtissus Démonicus s'installe à la maison

Au mois de novembre, alors que je cherchais activement des idées de cadeaux faits maison pour mes paquets de Noël, j'avais été très très fière de moi quand m'était venue celle des paniers gourmands. Songez donc, j'avais réussi à déjouer les plans diaboliques de Régimus qui voulait m'obliger à prendre plein de kilos pendant les fêtes sous couvert de la réalisation de cadeaux maison. La parade, utiliser mes collègues de bureau comme goûteurs pour mes biscuits au lieu de tout boulotter moi-même (et accessoirement les avoir tous à mes pieds en attendant la prochaine fournée).

Seulement voilà, cela fait maintenant 15 jours que tous mes cadeaux ont été achevés et expédiés ou offerts et je m'aperçois avec horreur que je semble atteinte d'une fièvre pâtissière aiguë et tenace, qui monte bien jusqu'à 220°C au four à chaleur tournante certains jours. Même qu'il est arrivé plusieurs fois à un Chéri quelque peu contrarié de m'arracher à ma plaque à pâtisserie à 11h du soir (mais enfin, faut bien que je finisse de cuire le pain brioché pour le petit déj demain !). Ce n'est qu'après avoir réussi à coincer Régimus dans un coin particulièrement ensoleillé (oui, je vous rappelle que les démons, en règle général, ne sont guère friands des doux et chauds rayons de l'astre solaire) que j'ai pu lui arracher le fin mot de l'histoire. L'idée des paniers gourmands n'était pas de lui, elle faisait juste bien ses affaires. En fait, dans l'ombre oeuvrait également à ma perte un petit démon sournois et sans pitié, son cousin germain, le Pâtissus Démonicus, Gustus pour les intimes (ce petit démon est un grand fan de Ratatouille).

 Après les sablés de Noël, les krunchys et autres macarons, Gustus m'a donc obligé à l'insu de mon plein gré à confectionner le gâteau anniversaire de Chéri. Bien évidemment, j'avais toujours prévu de lui faire moi-même son gâteau mais, avec un démon Pâtissus aux commandes, hors de question de se contenter un gâteau classique genre gâteau au yaourt recouvert de glaçage, comme celui de l'anniversaire de Gargamel, pour lequel on peut laisser Azraël se charger du gros oeuvre. Le genre de gâteau où tu peux tout boucler en une heure top chrono et retourner à ta machine à coudre adorée qui boude parce qu'en ce moment tu la trompes honteusement avec ton four à chaleur tournante. Non non non, un Pâtissus est bien plus exigent que cela, un Pâtissus réclame de l'exotisme, de l'original, du tape à l'oeil, bref, le Pâtissus fait dans le gâteau où t'y passe ta journée mais que quand tu le manges ... ben tu regrettes pas la journée que tu y as passé. C'est donc ainsi que je me suis retrouvée à servir devant les yeux ébahis de Papy P. et Mamie M. (Inferno Gran Mom compte pas, elle a vu le Pâtissus en action alors forcément, elle a pas été prise par surprise) une tarte à l'orange caramélisée, un choix plutôt surprenant pour un gâteau d'anniversaire, j'en conviens, mais bon, après tout, je suis pas responsable, c'est la faute à Gustus !

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Attends papa, maman est pas prête pour la coto !

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Vas-y, soupple !

Alors déjà, je vous arrête tout de suite, qui dit tarte à l'orange ne dit pas morceaux ou tranches d'orange confites. Perso, j'ai les fruits confits en horreur donc pas question d'en mettre dans mes gâteaux. Imaginez plutôt une vraie pâte sablée maison recouverte d'une crème pâtissière légère au goût subtile d'orange et une couche de sucre caramélisée type crème brûlée.

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La tarte en gros plan et lumière naturelle. Tous les décors sont en pâte à sucre, entièrement comestibles donc, et fait de mes blanches mimines. Ça se travaille comme la pâte à modeler ou la Fimo mais c'est beaucoup beaucoup plus mou. A réaliser la veiller de préférence pour qu'ils aient le temps de bien durcir.

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En gros plan avec le flash, on distingue un peu mieux la couche de sucre légèrement caramélisé. C'était la première fois que j'utilisais un chalumeau et j'ai un peu foiré sur ce coup mais je ne désespère pas.

Un véritable délice. J'ai d'ailleurs déjà prévu de récidiver en ajoutant une meringue italienne façon tarte au citron pour la prochaine fois, ça doit être sublime. Mais le Plus indéniable de cette recette, c'est qu'elle est toute simple à faire (et plus encore si vous achetez la pâte toute prête mais ce serait peut-être pas aussi bon). Ça vous donne envie ? Vous voudriez bien en faire une vous-même ? Vous refusez de croire que ce soit si facile ? Ok, je vous donne la recette.

Tarte à l'orange caramélisée (recette originale et pleine de photos en cours de réalisation sur le blog de Valérie)

Pour la pâte sablée :

  • 250g de farine (type 55 donc pas la farine fluide T45 mais si vous avez que ça, ça marche aussi)
  • 140g de beurre en petits morceaux (pas trop mou le beurre)
  • 100g de sucre en poudre
  • 1 jaune d'oeuf (ou un oeuf entier si vous en avez marre de stocker des blancs sans savoir quoi en faire, on le choisira alors petit ou moyen)
Dans un récipient, on tamise la farine puis on ajoute beurre et sucre. On sort son huile de coude et on pétrit à la main. Le but est de bien enrobé la farine de beurre pour faire un beau "sable" homogène tirant sur le jaune. On ajoute alors le jaune d'oeuf (ou l'oeuf entier) et on finit le pétrissage. On forme une boule, on filme et on réserve au frais pour 2 heures. Ou on la fait la veille et on la sort du frigo 30 mn avant de la travailler. Ou encore, on se fatigue pas et on en achète une au supermarché du coin (ou chez son boulanger).
Quand la pâte a suffisamment reposé, on préchauffe son four à 180°C en chaleur statique. On étale la pâte sur un disque de 2-3 mm d'épaisseur et on en garnit un moule de 24 cm de diamètre (si vous utilisez une pâte toute prête, garnissez directement votre moule sans étalage préalable et sans papier sulfurisé). Si vous en avez, préférez un moule à fond amovible, cela facilitera le démoulage mais normalement, la pâte n'accorche pas. On pique bien toute la surface de la pâte à la fourchette en insistant sur le fond pour éviter qu'elle ne gonfle lors de la cuisson à blanc et on enfourne pour 15-20 mn. La pâte est cuite lorsqu'elle prend une couleur bien dorée. Un petit conseil, surveillez régulièrement votre pâte pendant la cuisson, si le fond se met à gondoler, n'hésitez pas sortir le moule du four et à appuyer doucement pour aplatir la pâte et lui redonner sa forme.
Quand c'est cuit, on sort du four et on laisse refroidir sans démouler. On va maintenant s'attaquer à la crème à l'orange.
Pour la crème à l'orange :
  • 230g de jus d'orange pressé maison dont vous aurez filtré la pulpe avec une petite passoire (faut bien 3 oranges)
  • les zestes fins de 2 oranges non traitées
  • 75g de sucre en poudre
  • 3 oeufs entiers
  • 2 jaunes d'oeufs
  • 25g de maïzena
  • 185g de beurre en morceaux très froid

Cette crème se réalise comme une crème pâtissière dont on aurait remplacé le lait par du jus d'orange. Dans une casserole, on met à chauffer le jus d'orange et les zestes. Dans un récipient, on fouette ensemble le sucre, les jaunes d'oeufs et les oeufs entiers et la maïzena pour avoir un mélange bien homogène. Quand le jus bout, on le verse le mélange dans la casserole hors du feu tout en fouettant bien. Puis on remet sur feu vif en fouettant continûment jusqu'à épaississement. La crème doit bouillir pendant 10 secondes, pas plus. On retire alors du feu et on ajoute le beurre bien froid d'un coup. On mélange bien jusqu'à obtention d'une crème brillante et lisse.

On récupère alors notre fond de tarte qui doit être à peu près froid. On teste le démoulage, on replace le fond de tarte dans le moule et on verse la crème encore chaude sur le fond de tarte. Pas d'inquiétude si la crème est plutôt liquide, elle va "durcir" en refroidissant. On lisse bien et on filme au contact. Ca veut dire qu'on place le film alimentaire directement au contact de la crème de sorte à la protéger de l'air pendant son refroidissement. Cela permet d'éviter la formation d'une "peau" à la surface de la crème. Gustativement, ça ne change rien mais esthétiquement oui et Gustus est un poil tatillon sur le sujet. Il n'y a plus qu'à réserver au frais jusqu'à refroidissement complet. Si vous avez fait votre pâte sablée vous-même et que vous l'avez étalé sur une épaisseur de 3 mm, vous pouvez sans problème faire tout ça la veille et ne garder l'étape du caramel que pour le jour J juste avant de servir. Votre pâte ne devrait pas se ramollir et n'en être que plus fondante. Je ne parierais pas là dessus pour une pâte de supermarché par contre.

La caramélisation :

Si vous avez un chalumeau, mettez votre tarte au congélateur pendant 5 mn puis sortez là, saupoudrez de sucre cristal ou de cassonade (pas de sucre extra fin, c'est la galère croyez-moi sur parole) et caramélisez comme pour une crème brûlée.

Si vous n'en avez pas, mettez votre tarte au congélateur pendant 10-15 mn et préchauffez le grill de votre four. Sortez la tarte du congèl, saupoudrez de sucre cristal ou de cassonade et mettez sous le grill pour caraméliser en surveillant bien que rien ne brûle.

Le but, c'est que le sucre fonde bien et caramélise dans la mesure du possible sans que la tarte se réchauffe de trop. Elle doit rester froide.

Servir aussitôt et régalez vous.

22 février 2016

Les monstros au Far West

Ta dadada dadada dada da, ta dadada dadada da da ... Bien sûr, vous aurez immanquablement reconnu la musique de Bonanza. Non ? QUOI ! Vous connaissez pas. Ah ben faut absolument comblé cette lacune.

Et voilà une lacune de combler et une pointe de nostalgie pour les aficionados.

C'est que ces derniers temps, j'ai une folle envie de me plonger dans les vieux épisodes de cette série mythique. En fait, je me serais aussi bien regarder les Winnetou mais je suis tombée récemment de très haut en regardant Arte et en découvrant que c'était une production allemande. Winnetou allemand ! Misère, un rêve de petite fille qui s'effondre (pas que j'ai quelque chose contre les allemands hein, c'est juste que pour moi, Winnetou, ben il est amérindien quoi, un vrai de vrai, c'est trop crueeeeeel !). Non attendez ... ah ben, l'acteur était français en fait. Mais bon, je suis toujours aussi déçue quand même.

Pourquoi de telles envies bizarres ? Naaan, j'attends pas un heureux évènement, j'ai bien assez à faire avec 2 monstros et je rajeunis pas ma bonne dame/mon bon monsieur. C'est juste que je suis en pleine réalisation des costumes commandés par la maîtresse d'Azraël pour la fête de fin d'année. Oui oui, je sais, je suis pas en retard mais en même temps, c'était bien le but. S'y prendre largement en avance pour tout coudre tranquillement. Et comme le tissu pour les tuniques d'indiens n'est pas encore arrivé, j'ai commencé par les gilets de cowboys. Car je vous rappelle que le thème de la fête cette année, c'est les indiens ET les cowboys.

Or il se trouve que pendant les soldes, j'ai dégoté chez Modes et Travaux une espèce de fausse fourrure poil raz avec un imprimé peau de vache (en 2 couleurs différentes en plus, le pied). L'idéal pour des petits gilets de cowboys. D'autant plus que la fourrure est fixée sur une espèce de base jersey peu extensible qui ne s'effiloche absolument pas (elle se contente de perdre quelques poils à proximité de la découpe et encore).

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Vraiment l'idéal donc pour une production en série sans trop se fatiguer niveau finition. Et ça tombait bien, parce qu'il m'en fallait quand même 10 exemplaires de ce fameux gilet. Alors quand on connaît mon amour incommensurable pour la production de masse (si d'abord, 10 c'est de la masse), on comprend vite que le choix du tissu était déterminant. Et comme en plus, le prix de revient était particulièrement important aux yeux de la maîtresse, c'est toujours appréciable de ne pas avoir de biais à poser (ça réduit quand même fortement les coûts).

Le patron choisi est un modèle tout simple tiré du livre Déguisements pour petits et grands, celui du cowboy justement. Même si je ne l'utilise pas beaucoup, j'aime bien le concept de ce livre basé sur le recyclage d'objets du quotidien pour réaliser soit le déguisement en lui-même soit ses accessoires. Ainsi, pour le cowboy, vous avez le patron pour le gilet (à coudre donc) et toutes les explications pour faire un chapeau en feutrine et un cheval en carton à enfiler (si si à enfiler). Et en plus, il est possible de faire tous ces déguisements sans machine à coudre (c'est juste un peu beaucoup plus long).

Comme mon imprimé était une décoration en lui-même, je n'ai pas fait les franges en feutrine à coudre sur le devant. Je trouvais que ça gâchait un peu l'ensemble sinon. Vu le peu d'extensibilité du tissu, les 3 pièces qui composent le gilet ont été assemblées en couture droite et j'ai fait un ourlet minimaliste sur tout le pourtour, plus pour la bonne tenue de l'ensemble que par nécessité. Je trouve le résultat plutôt chouette et je me demande si je ne vais pas en faire un pour Gargamel. Après tout, c'est aussi le thème de sa classe (en fait, c'est le thème pour toute l'école).

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Tadam, et voilà tous les gilets. Oui, je sais, il n'y en a que 9 parce que la dernière version est resté chez la maîtresse après l'essayage.

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Je sais pas pourquoi mais la version noire est blanc me fait plutôt penser à un dalmatien qu'à une vache. Peut-être parce que ça fait 3 fois cette semaine de les monstros regardent les 101 dalmatiens ?

La maîtresse en est ravie (ouf ! ) et ce modèle convient à tous les enfants, quelque soit leur gabarit (et il devrait continuer à leur aller même s'ils faisaient une poussée de croissance d'ici le mois de juin). Prochaine étape, une version d'essai pour les robes d'indiennes des filles.

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Et hop, sur l'un de mes mannequins préférés

17 février 2016

Le samedi, c'est pâtisserie !

Et d'ailleurs, il va sérieusement falloir que je songe à changer de jour parce que du coup, j'ai tout le dimanche pour finir les restes pour la plus grande joie de Régimus qui cherche désespérément à me faire reprendre mes kilos durement perdus et de Couturus qui me voit déjà prendre 2 tailles supplémentaires et me refaire toute une garde-robe. Non franchement, vaudrait beaucoup mieux le dimanche comme jour de pâtisserie, comme ça, c'est mes collègues qui seraient trop contents.

Ben pourquoi tu fais ça le samedi alors la Puce ? Ben parce que c'est le jour traditionnel de visite de Mamie M. et Papy P. Et que j'aime bien avoir quelque chose à servir pour le goûter dans ces occasions là. Mais jusqu'à ce que Gustus s'invite à la maison, j'avoue que c'était assez galère de trouver quoi faire alors que maintenant, je déborde d'envie de tester de nouvelles recettes.

Parmi les trucs que je n'avais pratiquement jamais fait, il y avait les éclairs. C'est d'autant plus dommage qu'il s'agit d'une pâtisserie que j'apprécie et dont Azraël est particulièrement fan (surtout ceux à la framboise qui sont malheureusement pratiquement introuvables à son plus grand désespoir). A vue de nez, cela ne semble pourtant pas si compliqué de faire des éclairs. Oui mais voilà ... impossible jusqu'à maintenant de trouver une recette de pâte à choux qui ne me donne pas des trucs informes qui se ratatine 1h après la sortie du four. Quant à la crème pâtissière (qui est pourtant la garniture habituelle des choux), mes recettes donnaient toujours quelque chose de compact et lourd, assez rebutant je trouvais. Et comme en plus, j'ai horreur des crèmes au beurre, j'étais dans l'impasse niveau garniture. Je n'allais quand même pas les fourrer à la crème catalane !

Une fois de plus, Valérie est venue à mon secours ! Grâce à sa recette de pâte à choux. Très simple à réaliser, elle donne des petits choux et des éclairs qui se tiennent parfaitement et ne se ratatinent absolument pas. Elle convient aussi bien pour faire des éclairs ou des choux à la crème que des chouquettes. J'envisage même de tester une version avec adjonction de fromage rapé pour l'apéro.

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Miam, je suis incapable de résister à des belles chouquettes toutes chaudes !

Mais ce qui m'a le plus bluffé, c'est la découverte de la crème mousseline. Alors on se rassure tout de suite, rien à voir avec la purée du même nom. La crème mousseline, c'est une espèce de mariage entre de la crème pâtissière et de la crème au beurre. En fait, C'EST une crème pâtissière dans laquelle on ajoute du beurre "monté en neige" ce qui lui donne onctuosité et légèreté (niveau texture s'entend parce que niveau calories, ce serait plutôt l'inverse). Et je peux vous dire que chez les Infernos, la mousseline, on l' A DO RE ! En plus, c'est tout simple à faire et on peut lui ajouter le parfum de son choix. Donc si vous additionnez ces 2 recettes, vous vous retrouvez avec tous les outils en main pour réaliser des petites merveilles et en mettre plein la vue à vos invités. Admirez plutôt.

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Mousseline vanille et framboises fraîches avec saupoudrage de sucre glace pour faire plus classe.

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Version praliné, un délice !

Que ce soit la version framboises fraîches mousseline vanille ou la version mousseline praliné, Azraël s'est enfilé les mini éclairs vitesse grand V, pas moins de 6 d'affilée avant qu'on ait réalisé et qu'on ait réussi à l'arrêter. Et encore, ce n'est qu'après avoir promis qu'il aurait l'intégralité des rescapés pour son goûter du dimanche qu'il nous a laissé remporter le plat. Et comme je suis une fille sympa qui pense à votre vie sociale, je me propose de partager ces recettes avec vous.

Pâte à choux (pour environ 20 petits éclairs de 7 cm de long) :

  • 160g d'eau
  • 70g de beurre coupé en petits dés
  • 90g de farine type 55 (c'est mieux mais si vous avez que de la T45, ça marche aussi)
  • 15g de poudre de lait
  • 160g d'oeuf (environ 3 oeufs) à température ambiante, c'est indispensable
  • 3g de sucre en poudre
  • 3g de sel

La réalisation de choux est un peu technique mais sans grande difficulté. En fait, une grosse part du succès réside dans la cuisson (ce qui explique bon nombre d'échec quand on n'y fait pas très attention). Avant même de commencer à peser ses ingrédients, on va donc mettre son four à chaud en chaleur statique (pas chaleur tournante, non non, surtout pas) à 250°C. Je sais, c'est beaucoup, mais c'est O BLI GA TOIRE ! On placera sa grille sur le 2ème gradin en partant du bas (ou on prévoira de mettre sa plaque à pâtisserie à ce niveau). On formera les choux sur une plaque FROIDE (donc on fait pas comme moi, on n'oublie sa plaque dans le four en plein préchauffage).

C'est bon, vous avez mis le four à chauffer et tous vos ingrédients ont été pesés ? Alors c'est parti.

Dans une casserole, vous mettez l'eau, le sel, le sucre et le beurre. Vous portez à ébullition et dès que tout le beurre est fondu, vous ajoutez le lait en remuant bien. Vous comptez jusqu'à 10 (10 secondes quoi) et vous retirez la casserole du feu. Vous ajoutez alors toute la farine d'un coup et vous remuez énergiquement avec une marise ou une cuillère en bois ou ce que vous voulez qui ne soit pas un fouet (perso, ma préférence va à la spatule en bois). Vous devez obtenir une pâte compacte, homogène et lisse. On remet alors sur feu moyen et on remue constamment la pâte en comptant lentement jusqu'à 30. C'est ce qu'on appelle assécher la pâte. Elle doit se détacher parfaitement des bords de la casserole mais rester translucide en surface.

On met alors la pâte dans un saladier car la suite des opérations ne peut pas se faire dans une casserole chaude qui cuirait prématurément les oeufs. On bat en omelette nos 3 oeufs qui doivent bien être à température ambiante. On en verse environ un tiers sur la pâte et on remue énergiquement avec l'ustensile utilisé précédemment (la spatule en bois donc pour moi). Au début, ne vous inquiétez pas, on a l'impression que ça va jamais se mélanger, raison pour laquelle il faut être énergique, mais en fait, ça se mélange très bien. Quand l'oeuf est parfaitement incorporé, on renouvelle l'opération avec le second tiers d'oeufs battus puis avec le dernier tiers.

Voilà, la pâte est prête. Là, vous avez le choix. Soit vous utilisez une poche à douille pour dresser vos choux ou vos éclairs, soit vous ne faîtes que des choux et une cuillère à café suffit largement pour les dresser. Le dressage se fait sur une silpat ou une feuille de papier sulfurisé (sans matière grasse) disposée sur une plaque à pâtisserie.

Si vous faîtes des chouquettes, c'est le moment de mettre vos grains de sucre. [Si vous n'en avez pas, vous pouvez vous contenter de saupoudrer les choux de sucre glace juste après la sortie du four ( et on refait un saupoudrage également quand ils sont tièdes). C'est très bon aussi.]

On éteint son four qui est maintenant bien chaud et on enfourne rapidement les choux pour 10 mn. Attention à partir de maintenant et quoiqu'il arrive (un séisme, un raz de marée, l'arrivée de Brat Pitt ou de Mads Mikkelsen vous en suppliant à genoux) il est STRICTEMENT INTERDIT d'ouvrir la porte de son four sous peine de dégonflage de choux. Une fois les 10 mn écoulées, on rallume le four, toujours en chaleur statique, à 160°C et on laisse cuire encore 20 à 30 mn. Ce n'est qu'une fois les 20 mn de prolongation de cuisson écoulées qu'on est autorisé à ouvrir la porte pour contrôler la dite cuisson. Dès que les choux sont bien dorés, on peut les sortir et les mettre à refroidir sur une grille. Reste alors à résister à la tentation de s'empiffrer de délicieux choux (ou chouquettes) tout chauds même pas garnis.

Concernant le garnissage justement. Là encore, vous avez le choix. Soit vous le faîtes dès les choux refroidis, soit vous le faîtes le lendemain. Dans ce cas, laissez les choux sur la grille toute la nuit. Ça les asséchera un peu mais ils seront plus facile à garnir et l'humidité de la garniture se chargera de leur rendre tout leur moelleux. Passons donc à la recette de la crème mousseline.

Crème mousseline :

  • 30g de maïzena
  • 80g de sucre en poudre 
  • 250g de lait
  • 100g de crème liquide entière 
  • 4 jaunes d'oeufs
  • 15g de kirsch (facultatif)
  • 120g de beurre très mou
  • parfum : 1 gousse de vanille si vous voulez vanille, une cuillère à café d'amande amère si vous aimez cette odeur, 20 g de pralin (poudre ou pâte) si vous voulez pralin, 20 g de pâte de pistache (soit un mélange de 10g de pistaches hachées et de 10 grammes de sucre glace) pour de la pistache, etc ... laissez parler votre imagination.

Mettez une grande assiette plate ou un petit plat au congélateur, pesez tous vos ingrédients et c'est parti.

Versez le lait et la crème dans une casserole et portez à ébullition puis éteignez le feu. Pendant ce temps, si vous avez opté pour un parfum vanille, mettez les grains de vanille avec les jaunes d'oeuf dans un saladier et mélanger bien. Ajoutez le sucre et la maïzena et mélanger bien au fouet ou à la cuillère magique (inutile de faire blanchir, il faut juste un mélange homogène). On ajoute alors le lait chaud et on mélange bien (oui, je sais, je me répète).

On remet alors sur feu vif (au moins 7-8 sur des plaques vitro allant jusqu'à 12) et on remue en permanence jusqu'à ce que la crème commence à épaissir. On retire alors du feu tout en continuant à bien remuer. La crème va finir d'épaissir jusqu'à devenir bien homogène et bien lisse. On sort notre assiette/plat du congel et on verse la crème chaude dessus puis on filme au contact et on réserve au réfrigérateur jusqu'à complet refroidissement. Le refroidissement est très important ici. La crème doit être bien froide, pas tiède sinon elle fera fondre le beurre quand on l'incorpora et ce sera la catastrophe. Selon l'épaisseur de la crème sur l'assiette, il y en a bien pour 1h.

Quand la crème est froide, on la sort du frigo, on enlève le film et on s'attaque au beurre. Il doit être très très mou mais pas fondu. On le place dans un petit saladier et on le bat au fouet électrique comme si on cherchait à monter des blancs en neige. On commence à petite vitesse et après quelques secondes, on monte à vitesse maximum. Il faut "monter" le beurre (on appelle ça crémer en langage de pâtissier) pendant 5 bonnes minutes. Il devient tout blanc, mousseux et prend un peu de volume.

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Le beurre une fois crémé, ça ressemble à ça. On dirait presque des blancs en neige.

C'est le moment d'ajouter notre parfum si on a opté pour autre chose que la vanille sans cesse de battre le beurre. Puis on ajoute, petite quantité par petite quantité, notre crème pâtissière froide sans cesser de battre. On obtient alors un mélange tout léger et mousseux absolument délicieux. Si vous aimez le kirsh (ou le rhum ou le cognac, bref si vous êtes un poivrot aimez les alcools fort), c'est maintenant qu'on l'ajoute, toujours en battant à vitesse max.

Voilà, il ne reste plus qu'à mettre la crème dans une poche à douille et à garnir vos choux.

Un petit conseil. Ne placez pas la poche de crème mousseline au frais en attendant le refroidissement complet de ce que vous prévoyez de garnir (ici des choux mais la crème mousseline est aussi parfaite pour garnir des tartelettes aux fraises ou aux framboises). Le beurre contenu dans la crème va la faire durcir et le garnissage sera nettement plus compliqué. Laissez simplement votre poche bien fermée à température ambiante.

Conservation : Les chouquettes sont à consommer dans la journée. Le sucre absorbe l'humidité et les rend toute ramollo. S'il vous en reste, vous pouvez tout de même les mettre dans une boite hermétique et les passer au four le lendemain pour leur redonner un peu de tenue (c'est moins bon mais bon quand même).

Les éclairs se conservent très bien du jour pour le lendemain, même s'ils sont sans pareil dégustés le jour même.

La crème mousseline ne se conserve que quelques jours (2-3 pas plus). Après, ben je ne sais pas trop ce qui se passe en fait, elle a toujours été mangée avant !

8 février 2016

Violet, quand tu nous tiens !

Mamaaan, il est cro petit mon pantayon ! Ca me fait maille au ventre.

Hum? Ah oui, t'as raison. Houlà mais t'as presque plus de pantalons à ta taille toi ! Va falloir que je t'en fasse des nouveaux.

Je veux un vioyet !

Un violet ? T'es sûr ?

OUIIII ! Parce que moi, j'adore le vioyet !

Et voilà, après le blouson rose (que j'ai jamais fait parce que, bon, j'ai quand même pas envie que Chéri nous la fasse sa syncope et je soupçonne que les petits camarades de classe d'Azraël se seraient quand même un peu fichu de lui), Azraël a décidé de modérer ses ardeurs coloresques en passant du rose au violet. Et après tout, qui suis-je pour contrarier les goûts vestimentaires d'un monstros en extase devant mes créations. Ben oui, quand on me flatte, je suis prête à peu près à n'importe quel compromis.

Me voilà donc partie à la recherche d'un beau tissu violet. Devançant les récriminations de Chéri (je vous rappelle que je ne couds que des trucs de filles aux monstros), j'avais déjà choisi un modèle à coudre un peu sophistiqué et qui fasse bien garçon (enfin j'en étais persuadé mais bon ...). Il s'agit du pantalon modèle 18 du magazine Ottobre 6/2013. Comme ce modèle ne peut se coudre que dans un tissu non extensible et que j'étais un peu pressée, j'ai dû me décider pour un velours côtelé mauve, les autres tissus étant des violets qui pètent à te rendre aveugle, et probablement sourde devant les beuglements d'indignation de Chéri. D'habitude, j'aime pas trop les velours côtelés mais je trouvais la couleur vraiment sympa et puis il présentait d'originalité d'avoir des côtes en diagonal par rapport au droit fil (et c'était bien la première fois que je voyais ça). Et puis, sans être un velours mille raies (c'est-à-dire à raies très fines), ce n'était pas un velours à grosses raies (ce que je n'aime pas du tout du tout). Un bon compris donc et Azraël l'a adopté au premier regard.

Côté difficulté technique, c'est bien le premier pantalon "compliqué" que je couds pour les monstros (je ne compte pas le bermuda à fausse braguette d'Azraël, c'est pas un pantalon). Rendez-vous compte ! Des poches avec un dessus ET un dessous, une ceinture avec découpe et boutonnière, jambes de pantalon à pinces et une vraie braguette avec fermeture éclair ! J'en frémissais d'appréhension, surtout connaissant le niveau de détails et la limpidité des explications des Ottobres (vous le sentez bien mon humour noir là hein !). D'ailleurs, à la première lecture des instructions de montage, une évidence m'a sauté aux yeux. Mais elles sont où les explications pour monter la braguette, elles sont oùùùùùùùù ? Rien ! Nada, que couic ! J'ai refermé le magazine aussi sec et je suis allée noyer ma déception dans le champomy.

Alors ouvrons une parenthèse : si un jour vous avez des velléités de noyer quoique ce soit dans le champomy, je vous le dis tout de suite, ça marche pas des masses. La prochaine fois, j'essaierai plutôt le cidre doux et je vous tiendrais au courant. Refermons la parenthèse.

Et puis à le seconde lecture (oui, j'ai persévéré, Azraël me réclamant instamment son pantayon vioyet), je l'ai vu, la petite note qui disait de se reporter à la page 45 pour le montage de la braguette. Ouf, sauvée, enfin presque. Parce qu'une fois de plus, j'ai dû décrypter et largement improviser pour monter cette fichue fermeture éclair. Du coup, je me demande encore si j'ai pas fait un montage fille au lieu de garçon (paraîtrait qu'il y a un sens pour la braguette! Vous le saviez vous ? Et pour les manteaux aussi. Non mais quelle idée !) De toute façon, avec ma dyslexie, même en le sachant, j'aurai bien trouvé le moyen de confondre ma droite et ma gauche.

A part ce problème, le patron étant bien fait, et grâce à l'astuce des 2 crayons pour avoir facilement des marges de couture régulières de l'arbre à sucette (merci encore ça a changé ma vie et mon temps de montage), l'assemblage du pantalon s'est fait pratiquement sans problème. Enfin une fois vaincu la perturbation d'assembler le fond de pantalon avant d'avoir finalisé les jambes. Car dans ce modèle, on procède au montage exactement à l'inverse de ce dont j'ai l'habitude. Et commencer par la fin, ça fait tout bizarre tout de même. Au final, on obtient ça.

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Vue globale du pantalon : sur l'instant, je l'ai trouvé très girly tout de même !

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Gros plan sur la ceinture et la braguette. J'ai remplacé la boutonnière (Azraël a du mal avec les petits boutons) par une pression KAM en étoile : il était ravi.

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La ceinture au dos : en théorie, j'aurais dû faire des boutonnières pour fixer des bretelles mais Azraël a catégoriquement refusé. On remarquera les 2 petites pinces pour mettre en valeur le fessier !

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Des vraies poches ! Et on remarquera les 2 plis plats pour mettre en valeur ... euh, non, je m'arrêterai là !

Personnellement, je le trouve plein de défauts mais j'en suis contente tout de même pour une première réalisation de pantalon un peu sophistiqué. Par contre, c'est vrai qu'avec ces plis sur le devant et sa couleur violette, j'ai vraiment eu peur qu'il fasse très fille une fois sur son futur propriétaire mais finalement non. Ça passe très bien et je le trouve très élégant.

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Ye suis un bébé maman ! Alors, je suis mignon ?

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Illustration de la mise en valeur du fessier. Mouais, c'est le polo qu'est un peu court maintenant !

 

Alors Azraël, il te plaît ce pantalon ?

Oh oui ! Je l'adore.

Tant mieux

Maman ?

Oui ?

Tu crois que je pourrais le garder toute ma vie ?

(quand je vous disais qu'il était en extase devant mes créations !)

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