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Bienvenue en enfer (ou le monde de la parentalité)
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16 février 2015

Azraël star du rock

Depuis fort fort longtemps, je rêve d'avoir un beau manteau cintré et ajusté en haut mais long et dansant en bas, avec un joli tombé, un truc bien chaud que je pourrais porter l'hiver (ou au moins à la mi-saison). Un truc en drap de laine quoi !

Eh la Puce, c'est quoi le rapport avec Azraël. Et pourquoi tu n'en as pas déjà fait un ?

Le rapport, vous le verrez plus tard. Et j'en ai pas encore fait simplement parce que, étant allergique à la laine de mouton. Oui, ma peau a des goûts de luxe, elle ne supporte pas le mouton (même pas le mérinos si c'est pas malheureux) mais l'angora (lapin), le mohair (chèvre) et le cachemire (chèvre aussi) ne lui pose pas de problème (pour info, j'ai encore jamais testé l'alpaga (lama) mais un jour peut-être ...). Étant allergique donc, un manteau en laine signifie un manteau entièrement doublé en tissu épais sinon c'est fichu et je suis bonne pour me gratter toute la journée. Et là, je ne me sentais pas le niveau pour coudre un truc pareil.

Sauf que, suite à mon premier essai de patronnage avorté (fichu Couturus alors, on peut jamais compter sur lui quand on en a besoin) mais qui a quand même donné lieu à la réalisation d'une jolie robe d'après un patron fortement modifié, je me suis rendu compte que, si je n'en étais pas au niveau d'expert capable de dessiner ses propres vêtements à partir de rien, je n'étais plus non plus une débutante. Et c'est comme ça que j'ai décidé de me lancer dans la réalisation du manteau de mes rêves.

Il me fallait donc un beau drap de laine et une belle doublure que je me suis procuré illico (mais ça, je vous en parlerai dans un autre post) et un patron. Oui parce que comme j'avais quand même été un peu échaudée par ma première tentative de patronnage, j'ai décidé d'attendre un peu pour remettre ça et d'utiliser un patron tout prêt correspondant au manteau que je voulais, le patron de ce manteau là.

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Bien sûr, comme ça ne pouvait quand même pas être aussi facile, j'attends toujours mon patron commandé sur le woueb alors que mes tissus sont arrivés depuis longtemps. Résultat, mes petits doigts me démangeaient. Rien à voir avec mon allergie, je mourrais simplement d'envie de coudre un truc dans mes beaux tissus. Et c'est là qu'Azraël entre en scène !

Car le sieur Azraël nous a fait une jolie poussée de croissance. Résultat, manteau d'hiver trop petit et rien de potable dégoté pendant les soldes. Alors j'ai foncé sur mes bouquins de couture pour trouver un patron de manteau pour enfants. Et j'en ai trouvé un. Un seul ! Encore heureux que j'ai trouvé le modèle chouette. Pour une fois, il ne vient pas d'un bouquin japonais mais d'un des bouquins que j'ai acheté pour avoir des patrons à la taille de Gargamel, "Modèles chics pour enfants, à réaliser pas à pas". Un livre plein de modèles très sympas mais plus pourri (excusez-moi du terme mais j'en trouve pas de plus flatteur), je pense pas ça possible. Même Burda et ses explications cryptiques fait mieux, c'est tout dire. Déjà, les patrons sont de simples lignes, aucuns repères de raccordement des pièces entre elles, pas de sens pour l'assemblage des manches qui sont pourtant dissymétriques (faut deviner où est le devant et où est le derrière), aucun repérage pour les boutonnières et j'en passe. Quant au pas à pas, j'aime mieux ne pas en parler. Mais le pire, c'est les schémas de montage, plus que peu nombreux mais finalement c'est tant mieux parce qu'ils vous embrouillent encore plus que les explications incompréhensibles du pas à pas. Bref, un bouquin à bannir pour les couturières débutantes.

A ce stade, j'ai pu continuer à apprécier à quel point j'avais pu progresser en couture car au lieu de me décourager, j'ai simplement coupé mes pièces, enfin, celles que j'estimais nécessaire car pour un certain nombre d'entre elles, je ne voyais vraiment pas en quoi elles pouvaient être utiles. Non, c'est vrai quoi. A quoi ça sert de couper 2 revers en doublure pour les enfermer entre 2 revers en laine comme une tranche de jambon entre 2 tranches de pain. Ca fait juste des épaisseurs supplémentaires et des surplus de couture abominables. Si c'est pour gagner en tenue, autant mettre un renfort thermocollant sur le tissu en laine. Et il y en avait pas mal des trucs comme ça. Et puis ensuite, j'ai rangé mon bouquin et j'ai assemblé mes pièces de la façon qui me paraissait logique à moi. Alors pour le choix des tissus, l'extérieur est un drap de laine et cachemire Bleu de Delph relativement doux, chaud mais fin et très souple grâce à ses 17% de cachemire. Pour l'intérieur, c'est une polaire peluche dans les tons bleus et verts d'une douceur à tomber, fine mais très chaude et très très souple. L'ensemble était tellement agréable à travailler que j'ai fini le manteau en un weekend et sans me presser malgré les désastreuses explications de mon bouquin. Au final, ça a donné ça.

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Le devant et le dos

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L'intérieur entièrement doublé, manches comprises

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Même les poches sont doublées avec ma super polaire.

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Azraël a immédiatement adopté son nouveau manteau et est allé très fier le montrer à son père dont je retiendrais la mémorable remarque qui a inspiré le titre de ce post.

Waouh Azraël ! Eh bien, je connais des rocks stars moins bien habillés que toi !

Voilà voilà voilà ! Je me demande encore comment je dois le prendre.

 

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20 août 2016

Les bons mots d'Azraël - Tome 9

Il y a quelques jours, Azraël a perdu une dent de lait. En fait, elle bougeait beaucoup et il aurait pu l'avaler à tout moment en mangeant alors on l'a un peu aidé en tirant dessus.

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Et puis mardi, en revenant de promenade avec Super Nanny, trempé de transpiration ...

Mamaaan ! T'es rentré !

Ben oui.

Maman, j'ai crèès chaud. Je peux sauter dans la piscine tout habillé ?

Huuum, d'accord.

OUIIIIII

Mais t'enlève tes chaussures d'abord !

OUIIIIII

Et tes chaussettes !

D'ACCOOOOOORD !

Et tes dents !

...

Mais qu'est-ce que tu racontes papa ? Je peux pas enlever mes dents.

Mais si, t'as bien enlevé ta dent il y a pas longtemps.

Mais non, tu dis n'importe quoi. Je peux pas enlever mes dents moi !

Ah bon.

Ben non, je suis pas un vieux !

Voilà voilà. Des commentaires ?

31 octobre 2016

Les monstros y vont au flan

Depuis quelques temps déjà, mes 2 monstros ont commencé à acquérir chacun une personnalité bien distincte. Bon, ok, ça fait un sacré bout de temps qu'ils ont une personnalité distincte mais il n'empêche que, pour bien des choses, ces messieurs copiaient l'un sur l'autre (et généralement pas en bien). Mais parmi cette affirmation de soi qu'ils ont développé, l'une commence à s'affirmer pleinement : le palais. Autrement dit, leur goût en matière de bouffe !

Certes, comme tous les enfants, ils partagent certaines caractéristiques : le riz c'est bien, les légumes c'est beurk ! Mais d'autres goûts sont nettement plus étonnants. Ainsi, pendant trèèèès longtemps, Gargamel n'a pas supporté de manger de pâtes. Fort heureusement, cette période est finie et les pâtes font à présent partie de ses "légumes" favoris. Azraël lui, ne supporte toujours pas les pommes de terre en dehors des gnocchis (fait maison de préférence) et des pommes allumettes (tout autre type de frites est à proscrire). Azraël, lui, aime les fruits sous toutes leurs formes (crues, en compote, en tarte, en purée, confiture, gélifié etc ...), Gargamel ne les aime qu'en compote et même, pour être précise, il n'aime rien de cru. Azraël est fan de glace et de bonbons mais ne coure pas après le chocolat. Gargamel n'aime ni glace ni bonbon mais adore le chocolat au lait en tablette. Attention hein, uniquement en tablette, le chocolat. Sous n'importe quelle autre forme, c'est pas du chocolat pour lui (eh oui, caractéristique TED oblige, on fait pas pire dans le psychorigide).

Et pour ce qui est des gâteaux, c'est encore pire. Il est donc extrêmement rare de trouver un gâteau qui leur plaise à tous les 2, en dehors des quatre-quart. Bon, faut être honnête, celui qui pose le plus de problème de ce point de vue, c'est quand même Gargamel (Azraël est nettement moins difficile dès qu'il s'agit de manger du gras et du sucré) alors quand on a la chance de tomber sur un truc qu'ils aiment tous les 2, on fait vite une marque sur son livre de cuisine pour retrouver facilement la recette. Et ma fois, c'est le cas du flan parisien. Vous savez, ce bon gros flan bien épais avec une bonne pâte feuilletée (ou sablée) qu'on peut trouver à la boulangerie. Eh bien c'est un des premiers gâteaux qui n'ai pas l'air d'un cake ou d'une galette des rois que Gargamel a accepté de manger. Et en plus, ce qui ne gâte rien, c'est ultra simple à faire.

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Oui oui, je sais, on dirait une niflette géante.

Alors par contre, ami(e) lecteur(trice), si tu es au régime basse calorie, sans cholestérol ou IG bas, arrêtes toi là. Car sache que tu frises l'explosion de pèse-personne et l'infactus à la simple lecture de la liste des ingrédients (et à sa rédaction, je vous raconte pas les dégâts). Car pour faire un bon flan parisien, pas de secret, il faut du sucre (beaucoup) et du gras (énormément). Et on obtient alors un flan onctueux et crémeux qui se tient parfaitement et au bon goût de vanille et d'oeuf.

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Le Flan parisien (pour un cercle de 16 cm soit 6 personnes : oui, ça a l'air petit mais le flan, c'est bourratif)

  • une pâte feuilletée ou sablée
  • 3 oeufs (moyen soit environ 50g pièce)
  • 150 g de sucre en poudre (oui quand même hein !)
  • 60 g de Maïzena (pas besoin de plus, après ça devient pâteux)
  • 150 g de crème liquide ENTIÈRE (j'insiste, il faut du gras, beaucoup de gras, pour l'onctuosité)
  • 600 g de lait ENTIER (et oui, lui aussi)
  • 1 CS d'extrait de vanille liquide naturelle ou les graines d'une belle gousse.

Bon alors un flan parisien, ce n'est jamais qu'une crème pâtissière géante étalée sur un fond de tarte. Et pour réaliser ce fond de tarte, l'idéal, c'est le cercle. Pourquoi donc ? Parce qu'il permet le démoulage rapide du flan après cuisson et un refroidissement immédiat sur une grille. On évite ainsi que la pâte ne se détrempe. Dans le cas d'un moule à manqué (autre possibilité de moule), il faudra attendre le refroidissement avant de pouvoir démouler car la crème se sera pas assez prise à la sortie du four et vous risquez fort de tout casser en démoulant à chaud.

On fonce donc un cercle de 16 cm de diamètre et 5 cm de hauteur avec sa pâte qu'on fait bien monter jusqu'en haut du cercle. Le cercle est bien entendu posé sur une feuille de papier sulfurisé. Et on place le tout au congélateur le temps de préparer la suite. Le but est ici de pouvoir verser la crème pâtissière sans avoir besoin de la laisser refroidir. Mettre le four à préchauffer à 180°C en chaleur tournante.

Vu les quantités importantes de crème à préparer, on va prévoir des tailles de casserole et de saladier en conséquence : on prévoit donc GRAND ! Dans le saladier, on met les oeufs et 75g de sucre et on mélange à la cuillère magique ou au fouet. Inutile de faire blanchir, on veut juste un mélange bien homogène. On ajoute la vanille et on mélange, puis on rajoute la maïzena et on mélange à nouveau jusqu'à obtention d'une pâte lisse et sans grumeaux. Enfin, on ajoute la crème liquide et on mélange à nouveau.

Dans une casserole, on met les 600g de lait et le reste du sucre (75g donc) et on porte à ébullition. Quand c'est chaud, on verse doucement sur le mélange oeuf sucre maïzena crème sans cesser de remuer au fouet ou à la cuillère magique. On remet le mélange dans la casserole en le filtrant puis on fait chauffer sans jamais cesser de remuer à la cuillère magique sur feu assez fort (6-7 sur une plaque montant à 12) jusqu'à épaississement de la crème. On doit obtenir une crème assez épaisse et onctueuse.

On sort alors le fond de tarte du congélateur que l'on place sur une plaque à pâtisserie et on verse la crème pâtissière encore chaude dessus. On enfourne sur le second gradin en partant du bas pour 50 mn environ, cela dépend du four. Je vous conseille de contrôler la cuisson après 40 mn. Le flan est cuit quand il est bien doré partout ainsi que la pâte feuilletée apparente. La crème va gonfler à la cuisson, c'est normal. Elle dégonflera au refroidissement. De la même façon, elle peut sembler assez liquide alors que tout est bien doré. Inutile de prolonger la cuisson pour autant, elle prendra la consistance voulue en refroidissant. Si vous avez utilisé un cercle, vous pouvez facilement démouler immédiatement et placer à refroidir sur une grille. Sinon, il faudra attendre le refroidissement.

Laissez refroidir à température ambiante puis placez le flan au réfrigérateur pendant quelques heures. Il ne vous restera plus qu'à vous régaler une fois le flan bien frais.

18 mars 2015

Un avant-goût de printemps

Ah, le retour du soleil ! Et les retrouvailles avec ma Milady chérie ! Oui parce que, rappelons le, je ne le dirai jamais assez, je suis une mère indigne et j'en suis fière. Pendant ma petite escapade, les monstros ne m'ont donc absolument pas manqué! Tiens, maintenant que j'y pense, il semblerait que je sois une femme indigne aussi puisque Chéri est à ranger dans le même panier que les monstros. Mais ma machine à coudre par contre, c'est une autre histoire !

Euh, la Puce, tu deviendrais pas un peu obsessionnelle de la couture là ?

Meuh non, rassurez-vous. C'est juste que je mourrais d'envie d'utiliser un tout nouveau type de tissu que j'avais jamais cousu avant. Mais comme j'ai pour principe (un des rares que j'arrive à tenir) de ne jamais commencer un nouveau projet avant d'avoir fini le précédent, j'avais encore pas pu m'y mettre.

Ah ? Et c'est quoi ce tissu ? Tu vas en faire quoi ? Une pochette de voyage encore ? Que nenni, fini les pochettes pour le moment, je suis bien équipée. Non, ce tissu, c'est pour une robe de printemps. Oui parce que sur un des blogs couture où je vais régulièrement, je suis inscrite dans le groupe "Robe de saisons". Comme son nom l'indique, on y coud une robe par saison, robe qui doit répondre à des critères fixés à l'avance par vote de l'ensemble des membres du groupe. Et pour la robe de printemps, le thème, c'était coudre une robe japonisante. Pour moi qui suis fan des trucs japonais en général et des livres de couture japonais en particulier, avouer que je ne pouvais pas rester les bras ballants à ne rien faire ! Sauf que je n'avais plus de tissu en provenance du Japon (ben oui, ils sont tellement bien que je les ai déjà tous utilisés) ni de tissus à imprimé tendance japon. Qu'à cela ne tienne, le woueb est venu à mon secours. Et pour une fois, j'ai fait des infidélités à mon fournisseur de tissus japonais préféré parce qu'aucun de leurs imprimés ne m'inspirait.

Le tissu idéal, je l'ai trouvé dans une petite boutique du site alittlemercerie. Et dès que je l'ai vu, j'ai su qu'il me le fallait (et j'ai pas dû être la seule parce qu'il n'y en a plus). Un rouge splendide comme ça, avec des fleurs de cerisier, je ne pouvais vraiment pas le laisser passer. Et pourtant, j'ai longuement hésité avant de l'acheter.

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Pourquoi me direz-vous ? Parce que ce tissu, c'est du Chirimen et que je n'avais absolument aucune idée de ce que cela pouvait bien être. Et parce que les photos, c'est bien beau mais ça ne renseigne pas beaucoup sur le tombé ou le touché d'un tissu. Mais là, je ne regrette vraiment pas mon achat.

Bon, c'est bien gentil tout ça la Puce, mais ça donne quoi alors le Chirimen ? Le Chirimen, encore appelé crêpe japonais, est un tissu très fluide et souple. Sur ces 2 points, il se comporte exactement comme un jersey viscose, en beaucoup beaucoup moins élastique. En plus, comme il est plus lourd qu'un jersey viscose standard, il a un magnifique tombé et surtout, il ne roulotte pas. Au niveau du tissage, il est constitué d'une trame de fils tordus ce qui lui donne un aspect très structuré (on le voit bien sur la photo quand on l'ouvre en gros plan). Les petites vaguelettes du tissu proviennent du tissage en lui-même et non de l'imprimé. Mais même si sa surface n'est pas lisse comme une cotonnade ou un Tana Lawn, il est doux et vraiment très très agréable à porter, en particulier quand il fait chaud car il a un touché frais sur la peau. Et en prime, il possède la brillance d'un tissu type satin. Malgré sa fluidité et sa brillance, son coté structuré l'empêche de glisser comme un satin ou une soie (attention hein, ça glisse quand même mais on est loin du dérapage incontrôlable du satin ou de la soie) et c'est un vrai bonheur à coudre. Un tissu sans défaut donc ? Ben non, faut être honnête, il a quand même quelques défauts. Vu qu'il glisse tout de même un peu, il faut faire bien attention quand on patronne sinon on peut vite se retrouver avec des pièces de guingois. Il possède une extensibilité dans le biais un peu surprenante (plus importante qu'on pourrait le supposer car le tissage n'est pas très serré) et il faut faire attention quand on coupe des pièces dans le biais ou des pièces qui tournent (genre quart de jupe avec une couture dans le droit fil et une couture dans le biais) ou bien on risque de se retrouver avec des coutures qui gondolent mais surtout, il s'effiloche facilement. On évitera donc de couper les pièces avec des marges trop réduites ou on les surfilera rapidement. Et on utilisera de préférence une aiguille assez finie pour ne pas trop écarter les fils du tissage lorsqu'on le coud. Mais franchement, malgré ces touts petits défauts, j'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à faire ma robe.

Ce qui m'amène à cette fameuse robe justement. Histoire de coller à fond à la thématique de la Robe de printemps, j'ai choisi de réaliser un modèle tiré d'un livre .... tadam ... japonais bien sûr, le désormais fameux Simple Chic (aka  le livre 2 des JCA). Le modèle pour lequel j'ai opté, c'est le modèle 3, l'archétype de la petite robe noire. Pour une robe rouge, fallait oser non ! Techniquement, c'est un modèle ultra simple et tout à fait sans surprise. Alors bien sûr, je n'ai pas pu m'en empêcher. Il fallait IMPÉRATIVEMENT que je fasse des modifications. J'ai donc changé l'encolure, trop raz du cou à mon goût pour un V que j'ai créé à l'identique dans le dos. Pour casser l'uniformité du modèle, les encolures devant et dos sont bordées d'un large biais maison en jersey noir. Au niveau de la jupe, je voulais qu'elle ait plus d'ampleur (c'est que j'ai un énorme bidon à planquer moi, et je vous parle même pas du popotin), beaucoup plus d'ampleur même que le modèle d'origine. Mais en même temps, je voulais que la robe reste chic. Oui, je sais, je suis une fille compliquée. En même temps, à quoi ça me servirait de coudre si je ne faisais pas les vêtements exactement comme j'ai envie qu'ils soient. J'ai envisagé un moment une simple jupe cercle mais elles ont tendance à être très gourmandes en tissu ce qui ne faisait pas mes affaires. C'est que je voulais en garder assez pour me faire une petite veste boléro assortie. Et pour conserver le côté chic, les fronces sont en général à éviter. J'ai donc finalement fait le choix d'allonger de 20 cm la largeur de la jupe et de placer plusieurs plis creux pour retrouver au final la circonférence voulue, ainsi que de remonter un peu la ligne de taille. Et pour lui donner de la tenue et faire un rappel de l'encolure, j'ai remplacé l'ourlet par un biais de coton noir.

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Le triptyque habituel : devant coté dos. On ne voit pas bien le décolleté en V du dos. Il faudra que je le creuse davantage la prochaine fois.

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Un gros plan sur l'encolure

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J'adore le résultat final. Je sens qu'elle va devenir une de mes tenues favorites pour les beaux jours. Elle est hyper confortable à porter et je me sens très élégante avec. J'ai hâte de me faire mon petit gilet et que les températures grimpent pour aller me pavaner. Allez, je n'ai plus qu'à me trouver des chaussures rouges assorties et ce sera tout bonnement PARFAIT !

Ah oui, pendant que j'y pense, j'ai oublié de donner une date limite au petit concours de mon Blogoversaire. Alors je le fais maintenant : ce sera le 25 mars. Bon courage !

14 septembre 2016

Le samedi, c'est Boulangerie

Eh oui, parce qu'il n'y a pas que les gâteaux dans la vie (même si c'est drôlement bon et que ça râle au labo sous prétexte que ça fait longtemps que j'ai rien apporté qu'il y en a qui ont pris de mauvaises habitudes non mais dis donc). Il y a aussi le pain. Et pour être parfaitement exacte, il y a les petits pains viennois et surtout, surtout, les petits pains noix et figues. Ces derniers sont absolument parfaits pour accompagner une salade pastèque feta.

Le pain viennois, c'est un des rares trucs en boulangerie viennoiserie qu'Azraël apprécie. Oui, allez savoir pourquoi, lui qui adore les gâteaux n'aime pas les viennoiseries. Pain au chocolat, croissants et pains aux raisins le laissent de marbre. Ça faisait donc un petit moment que je cherchais une recette de pain viennois sympa. J'en avais bien testé 2 déjà mais au lieu d'un joli petit pain, c'était plutôt des galettes que j'avais obtenu. Et puis le goût n'était pas au rendez-vous. Du coup, j'ai décidé de faire un mix de 2 recettes et le résultat est plutôt satisfaisant. Commençons donc par quelques remarques d'ordre général. Pour cette recette, j'ai utilisé mon tout nouveau moule à baguette. Ce n'est pas indispensable, je vous rassure mais ça aide quand même à obtenir un beau volume.  On peut bien sûr manger ces petits pains comme ça, un peu comme des pains au lait. Mais attention, ils sont tout de même beaucoup moins moelleux (c'est qu'il y a peu de lait et surtout de beurre dedans). Personnellement, je vous conseille de les couper en 2 avant de les griller et de les tartiner avec ce que vous voulez. Gargamel ne jure que par ses tartines au nutella maison et les a définitivement adopté. Ils sont devenus un incontournable du petit déjeuner, tout comme le pain brioché, le quatre-quart ou le muffin-cake au chocolat  (je vous ferai bientôt un autre post sur le muffin-cake). Par contre, si vous n'avez pas de robot ou de machine à pain, évitez de faire des pompes juste avant de vous y mettre. Travaillez la pâte vous fera déjà des biceps en béton !

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Pour les petits pains aux figures, c'est vraiment une recette ultra simple à faire pour un résultat assez bluffant quand on pense au peu de travail que ça demande. Et puis une fois de plus, vous en profiterez pour faire votre séance de muscu des bras donc c'est tout bénef. Dans la recette d'origine (bénie soit une fois de plus Maîtresse Valérie), on préconisait l'emploi de levain déshydraté d'épautre ou à défaut de levain déshydraté standard. Alors bon, certes, j'ai découvert des tas d'ingrédients exotiques depuis que je me suis mise à la pâtisserie, ingrédients qu'on ne trouve que sur le net ou en boutique spécialisée et c'est assez rigolo de voir tout ce qu'on peut faire avec. Mais pour certaines choses, ça me casse prodigieusement les pieds de devoir chercher des trucs introuvables en supermarché. Du levain déshydraté, j'en ai bien trouvé dans le rayon bio de mon supermarché mais franchement, c'était un coup de chance. J'en ai trouvé une seule fois, c'était le dernier paquet et dans les autres supermarchés du coin, il n'y en avait pas. Et tout le monde n'a pas un magasin bio au coin de sa rue. Alors pour vous, j'ai testé cette recette avec uniquement le levain (sur le sachet, il est marqué qu'on a pas besoin de levure), avec du levain plus de la levure (car dans la recette d'origine, normalement, on met de la levure en plus du levain) et avec uniquement de la levure de boulangerie. Je vous donnerai les proportions dans tous les cas mais sachez déjà que les résultats, au moins pour mon palais à moi, sont parfaitement similaires. En fait, seule l'odeur est légèrement différente, levure et levain n'ayant pas du tout la même. Perso, j'ai aimé les 3 de la même façon et Chéri ne s'est rendu compte de rien. Donc à priori, vous pouvez les faire avec ce que vous arrivez à vous procurer facilement. Pour la farine, il faut prendre de la T65. On en trouve sans problème au rayon bio mais aussi au rayon normal (même si c'est plus rare). Si vraiment vous avez la flemme de vous en procurer, prenez de la T55 mais on évite la T45. On fait du pain là, pas des gâteaux ! Ah et si le coeur vous en dit, vous pouvez aussi prendre de la complète mais faudra rallonger les temps de levée. Eh oui, plus le chiffre indiqué sur le paquet de levure est grand, plus le temps de levée est long. Une dernière remarque, certaines personnes sont sensibles au goût de la levure boulangère. Dans ce cas, je leur recommande de se procurer le levain. Ça élimine totalement le goût de la levure mais les temps de levée sont plus longs. Et si vous êtes sensibles à l'acidité du pain, privilégiez plutôt la version levure boulangère uniquement. Le levain a tendance à donner un pain au goût un peu plus acide.

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La version pur levure boulangère

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La version pur levain (j'étais pressée ce jour là et j'ai pas pris le temps de faire de belles entailles)

Allez, on va s'arrêter là pour les commentaires et on passe aux recettes, histoire que vous puissiez vous précipiter à vos fourneaux le plus vite possible.

Petits pains viennois (pour 6 petits pains taille pain au lait)

  • 250g de farine T55
  • 12 cl (ou 120g) de lait
  • 30g de beurre doux bien mou en petits dés
  • 80g de sucre
  • 1 oeuf moyen
  • 6g de levure de boulanger déshydratée
  • 5g de sel
  • 1 oeuf + 1CàS de lait pour la dorure.

Faire tiédir le lait puis y verser la levure. Attendre environ 10 mn et bien délayer. Dans un saladier, mettre farine, sucre et sel et bien mélanger. Veillez à avoir le beurre à porter de main. Faire un puits dans le mélange farine, sucre sel et y mettre le lait additionné de levure et l'oeuf. Et on commence à pétrir jusqu'à ce que ce soit à peu près homogène (attention, ça colle aux mimines et pas qu'un peu). Ajouter alors progressivement le beurre en pétrissant bien entre chaque ajout. Continuer à pétrir jusqu'à ce que la pâte se détache de vos doigts. Ca prend une bonne dizaine de minute et ça vous fera des bras en béton armé.

Mettre la pâte en boule, farinez là légèrement, remettez la dans le saladier, couvrez d'un torchon humide et laissez gonfler environ 2h (il faut que ça ait plus ou moin doublé de volume). Moi, je fais ça dans mon four en mode "étuve" d'habitude mais en ce moment, simplement sur le bord de la fenêtre, ça marche impec. Quand ça a bien gonflé, on farine le plan de travail, on sort la pâte du saladier et on l'écrabouille consciencieusement pour en chasser l'air. on fait un boudin qu'on divise en 6 et on façonne nos petits pains qu'on dispose au fur et à mesure sur une plaque de cuisson garnie d'une silpat ou de papier sulfurisé. On va en effet procéder à la seconde pousse avant cuisson et il ne sera plus question de manipuler les petits à ce moment là. Ils doivent donc impérativement être disposés sur la plaque où ils vont être cuits.

Dans un bol, battre l'oeuf entier et le lait pour la dorure. Badigeonner copieusement les petits pains. C'est à présent le moment de se munir d'une lame de rasoir pour faire les entailles (3 par petit pain). Et c'est reparti pour la seconde pousse. Si vous faîtes ça dans un four comme moi, n'hésitez pas à mettre un bon d'eau bouillante à l'intérieur. Ca limitera le dessèchement. On laisse pousser à nouveau pendant 1h à 1h30.

Faire alors chauffer votre four à 180°C chaleur tournante et enfournez à mi hauteur pour 8 à 10 mn. Les petits pains sont cuits quand ils sont dorés foncé. Sortez les du four et mettez les à refroidir sur une grille. Il n'y a plus qu'à se régaler.

Ces petits pains se conservent parfaitement pendant 3-4 jours dans un sachet zippé. Mais si vous aimez les petits pains tout chaud au petit déj, vous pouvez également préparer la pâte en avance et les faire cuire au dernier moment. Pour cela, congelez les petits pains juste après le façonnage (et donc avant la seconde levée). La veille du jour où vous souhaitez déguster vos petits pains, sortez ceux-ci du congélateur et disposez les sur la plaque de cuisson. Laissez décongeler et gonfler toute la nuit dans votre four froid. Le matin, il ne vous restera plus qu'à dorer les pains et les faire cuire (on oubliera les entailles pour ne pas risquer l'accident de dégonflage). C'est également valable pour les pains noix et figues dont voici la recette.

Petits pains noix et figues (pour 5-6 petits pains)

  • 250g de farine "bio" type 65 
  • 160g d'eau tiède 
  • 13g de levain d'épeautre déshydraté ou de levain classique (auquel on peut ajouter 2gr de levure boulangère déshydratée si on veut diminuer un peu le temps de levée) ou 10g de levure boulangère déshydratée
  • 5g de sel 
  • 4 figues séchées coupées en gros dés
  • 10 cerneaux de noix grossièrement concassés
  • + un verre de 20cl (ou 200g) d'eau pour la cuisson

Faîtes tiédir l'eau et délayer levain et/ou levure. Attendre environ 10 mn si vous utilisez la levure pour qu'elle se soit bien réhydratée. Dans un saladier, mettre la farine et le sel et bien mélanger. Ajouter le mélange eau/levain/levure et commencer le pétrissage. Vous en avez pour 10 bonnes minutes. Passé les 5 premières minutes, il est possible de former une boule avec la pâte et de poursuivre le pétrissage directement sur le plan de travail sans fariner celui-ci ce qui facilite quand même grandement les choses. Une fois la pâte lisse et toute douce, on fait une boule qu'on remet dans le saladier, on couvre d'un torchon humide et on met à lever pendant 1h30 dans son four transformé en étuve (nettement plus longtemps sinon). Il faut que la pâte double de volume et se remplisse d'air. Si vous avez opté pour le levain seul, il est possible que vous ayez l'impression que la pâte n'a pas gonflée au bout de ce temps. Poursuivez alors la levée pendant 3h au total puis poursuivez la recette même si vous avez l'impression que c'est raté. Croyez moi, ça vaut la peine, le miracle peut se produire à la cuisson.

Quand la pâte est bien gonflée, on la sort du saladier et on la dégaze. On ajoute ensuite noix et figues et on pétrit pour bien répartir dans la pâte. La pâte est assez collante à ce stade. Si vous avez du mal, vous pouvez vous fariner légèrement les mains. Façonner alors 5 ou 6 pains ronds (selon la taille que vous souhaitez) et posez les sur votre plaque de cuisson munie d'une feuille de papier sulfurisé. Avec une petite passoire, saupoudrez les petits pains de farine. Cela évitera à votre lame de rasoir d'accrocher à la pâte. Avec une lame de rasoir donc, faire 3 incisions dans les petits pains (le but est ici purement décoratif donc si ça vous gonfle, vous pouvez sauter cette étape). On couvre avec un torchon humide et on remet à lever 1h (même remarque que précédemment concernant le temps de levée pour la version levain seul et s'ils ne lèvent presque pas, faîtes les cuire quand même).

C'est le moment de mettre votre four à chauffer à 230°C en chaleur statique en ayant pris soin de poser un récipient vide au fond du four (métallique de préférence mais ce n'est pas obligatoire). Quand le four est chaud, enfournez les pains à mi-hauteur et versez un verre d'eau dans le récipient vide (qui doit être maintenant bien chaud). Refermez vite la porte du four. L'ajout du verre d'eau va créer de la vapeur dans votre four ce qui donnera une jolie couleur aux petits pains et leur assurera d'avoir une croûte bien fine. Faire cuire les pains pendant 10 à 15 mn. Ils sont cuits quand ils sont tout dorés. Laissez les refroidir sur une grille et voilà !

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En haut, le pain pur levure qui a bien gonflé mais dont la pâte était un peu trop molle. En bas, le pain pur levain qui semblait ne jamais vouloir gonfler. Comme quoi, jusqu'au bout, faut pas désespérer !

Ces petits pains se conservent jusqu'à 3 jours dans un sachet zippé (après, ils sont tout de même nettement moins savoureux mais ils ne deviennent pas durs ni tout mous). Vous pouvez les congeler juste après la cuisson (une fois bien refroidis quand même), ils seront parfaits une fois décongelés. Sinon, comme les pains viennois, vous pouvez congeler les petits pains façonnés juste avant la seconde levée pour une cuisson le jour J.

 

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24 août 2016

Petits pois et nains de jardin

Il y a quel temps, suite à une surexposition bloggo-couturesque, particulièrement ici chez Anne Françoise ("Coudre ou ne pas coudre") et chez Mia ("L'arbre à sucettes"), je me suis retrouvée atteinte d'une grave affection oculaire : la tâchetite aiguë. Cette maladie extrêmement rare fait danser des petits pois multicolores devant vos mirettes. Impossible de regarder une surface unie sans la voir se consteller de petits points. Un symptôme qui s'amplifie encore davantage quand la surface en question est un tissu.

Devant l'incompréhension des médecins, comme vous vous en doutez, je me suis tournée vers mes grimoires, pensant être victime que quelques odieux sortilèges. Mais non, rien trouvé. Le phénomène étant apparemment amplifié lorsque les tissus étaient impliqués, après avoir longuement hésité (c'est qu'il boude depuis que Tricotus s'est installé à la maison), je me suis finalement résolue à demander l'avis de Couturus.

Non franchement Couturus, t'aurais pas une idée de ce que j'ai ?

Ben si, c'est la tâchetite !

Hein ? C'est quoi ce truc.

Un virus. Faut attendre que ça passe.

Et ça prend longtemps ? Non parce que c'est gênant quand même.

Quelques semaines ou plusieurs mois. Ca dépend des gens.

Kouaaaa ! Ah non mais c'est pas possible ça ! Y a pas un traitement ?

On peut diminuer les symptômes en achetant du tissu à pois et accélérer la guérison en cousant un truc avec.

Pffffff ...

(profond soupir fataliste)

La mort dans l'âme, pleine d'abnégation et mon sens du sacrifice légendaire gonflé à bloc, je me suis donc partie à la quête du tissu à pois qui me rendrait une vue correcte. Eh, on arrête de rigoler là ! Comment ça je dis n'importe quoi ? Meuh non je cherchais pas du tout une excuse pour acheter de nouveaux tissus. Pô du tout !

Bref, après avoir bravé les éléments déchaînés (si si, parce que ma quête, c'est en avril que je l'ai entreprise et j'aime autant vous dire que le temps, c'était pas ça) pendant des jours pour écumer les magasins de tissus du secteur, plongé pendant des heures dans les profondeurs insondables du woueb, résolu des énigmes d'une complicité insensée (alors, en 110 de large, me faut quel métrage pour une robe, oui mais en 145, ça tomberait à combien, ah ben celui c'est du 90, non mais c'est quoi c'te largeur !), finalement, je l'ai trouvé, lui, LE tissu synonyme de guérison, le Gnomeville à pois avec des petits nains. Eh non, je n'invente rien, c'est son nom tel que présenté chez Modes4U, mon fournisseur préféré de tissus originaux que tu trouves nulle part ailleurs ou pour biiiiiiien plus cher. Comme son nom l'indique, il s'agit d'un tissu de la collection "Gnomeville" de Michael Miller, un tissu américain donc, plutôt haut de gamme avec le prix qui va avec (faut quand même compter dans les 13€/m). Ceci dit, les tissus de cette gamme semblent valoir leur prix car aucun de ceux que j'ai acheté jusqu'à présent ne m'a déçu. Pur coton, des couleurs bien marquées qui ne bavent pas et ne déteignent pas au lavage, un imprimé de qualité, lavage machine à 40° et sèche linge autorisé (pas trop chaud quand même). Certes, il faut repasser mais même le repassage est plus facile que pour certaines chemises de Chéri. Que demander de plus ! Alors malgré une grande fresque en lisière de 35 cm de largeur avec un motif de 59 cm de long qui se répète, j'ai craqué. Et quand il est enfin arrivé, je me suis empressée de l'enterrer au fond de mon placard. Parce qu'un tissu comme ça, ça se respecte Madame ! Oui oui oui, il faut trouver LA robe à faire avec. Sinon, point de guérison. Et ça prend un sacré bout de temps de trouver le modèle idéal.

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A défaut des pois, voilà déjà la fresque

C'est que j'avais une idée très précise de ce que je voulais : une robe ajustée, mais pas trop pour être confortable, avec une taille empire pour cacher mes rondeurs, mais une ceinture quand même pour éviter l'effet montgolfière et une jupe pleine de plis pour utiliser toute la longueur de mon coupon et ne pas perdre un centimètre de ma fresque gnomesque. On aurait pu penser qu'avec la tonne de bouquins que j'ai à la maison, j'aurais trouvé le modèle à coudre dans le quart d'heure. Ben non. Rien, panne totale d'inspiration ! Et ça, jusqu'à il y a 15 jours quand je suis tombée sur ça.

DIY grey and lace ModCloth dress tutorial

J'adore cette forme de robe. Si ça vous intéresse, c'est ici. Je sens que je vais la tenter bientôt en jersey. 

Je me suis dit immédiatement que c'était le modèle parfait pour mon tissu et ma silhouette. Et en plus, la gentille madame expliquait comment elle avait modifié son patron pour arriver à ce résultat. Mais attendez ... mais ça va pas ... j'ai aucun patron de cette marque moi ! Bon, aucune importance, j'ai compris le truc, je vais bien dégoter un patron que je pourrais modifier pour arriver au même résultat. Bingo ! Le modèle 11 du livre Simple Chic (livre 2 en code JCA), un modèle que déjà largement utilisé ici, ici et .

Après avoir modifié la forme des emmanchures, changé celle du décolleté, virer les découpes arrondies et transformer le devant du bustier de 2 pièces en une seule avec la forme qui va bien, créer une nouvelle ceinture là où il n'y en avait pas, totalement transformer la jupe et créer un décolleté en V dans le dos, j'étais fin prête ! J'avoue avoir eu un peu peur au début que toutes mes pièces ne tiennent pas dans mon coupon à cause de ma fameuse fresque en lisière. Et effectivement, si j'avais prévu des parmentures pour le corsage, ça n'aurait pas été. Mais comme j'ai préféré faire des finitions au biais, je n'ai eu aucun problème. Et au bout de quelques jours, j'ai obtenu cette jolie robe qui fait déjà ma joie vu les chaleurs actuelles.

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Devant, coté et dos.

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Et gros plan sur les encolures

 

Alors Chéri, t'en dis quoi ?

Huuuum ... T'as pas l'intention de la mettre pour aller au bureau, j'espère ?

Ben si pourquoi ?

Non mais l'imprimé, ça va pas là !

Ben qu'est-ce qu'il a ?

Tous ces champignons et ces nains ! C'est un tissu pour les gosses ça !

...

Bon, c'est définitif, Chéri et moi n'avons pas franchement les mêmes aspirations couturesques (enfin pas tout le temps). Je me demande ce qu'il dira quand il verra mon tissu à petites licornes mauve tiens. De toute façon, je suis encore une toute jeune fille donc tout me va et voilà !

Dans le modèle d'origine, il y a 4 boutons décoratifs. Au début, je pensais en mettre des tous simples, puis des blancs à pois rouge mais finalement, j'ai décidé d'en créer moi-même en pâte FIMO avec un motif de champignon conception perso.

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Alors, ils sont pas beaux mes boutons ?

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J'en suis d'autant plus fière que j'ai même réussi à y mettre des brins d'herbe et que pour la première fois, je me suis intégralement passée de tuto. Bon, ok, ils ne sont pas particulièrement mis en valeur dans le tissu à pois mais je m'en fiche, je suis cro fière de moi !

28 août 2016

Le samedi, c'est rhubarbe Kosmik

Il y a plusieurs semaines de cela, j'ai fait ma petite récolte annuelle de rhubarbe (oui, on en a quelques pieds au fond du jardin que je laisse vivre leur vie), rhubarbe rapidement transformée en tarte (la recette est ) et dévorée encore plus vite.

Mais cette année, à notre retour de vacances, SURPRISE : une nouvelle récolte de rhubarbe nous attendait, encore plus importante que la première. Allez comprendre. Nouvelle tarte en perspective ? Ben non, j'en avais un peu assez de faire toujours la même recette. Après en avoir écoulé une partie en Rhubarbe curd (merci Téï pour ta recette), j'avais envie d'autre chose pour écouler le reste de mon stock. C'est à ce moment qu'au détour de Pinterest, Gustus m'est tombé dessus par surprise.

Huuum, ça a l'air sympa ce Kosmik Fraise !

Oui sûrement, mais j'ai pas de purée de fraises. Et puis c'est ma rhubarbe que je veux écouler moi.

Et alors, fraises et rhubarbe, ça va super bien ensemble.

Ah bon ? Non mais regarde, il y a encore une dacquoise dedans. J'en ai marre moi de la dacquoise.

Ben qu'est-ce que tu lui reproches ?

C'est très bon mais c'est tout mou. Et moi j'ai envie de croquant. Et j'ai pas envie de faire un croustillant en plus. Suis fatiguée aujourd'hui.

Mais Pâtissus Gustus n'avait pas dit son dernier mot. Quand il a une idée derrière la tête ce petit démon, il s'accroche et il ne vous lâche plus. Je voulais du croquant sans effort, il allait m'en trouver : ce serait palet breton maison. Un biscuit avec juste ce qu'il faut de croquant car contrairement à ceux du commerce, il sait aussi rester relativement moelleux (pour un sablé hein). Et une recette toute simple ultra rapide à faire et déjà validée par les Inferno. On a donc le croquant désiré sans avoir une pierre à manger ou un biscuit trop sec. Pour élaborer cette recette, Gustus est donc parti du Kosmik Fraisier de Michalak (dacquoise, purée de fraises, fraises fraîches et chantilly au mascarpone) et l'a modifié pour correspondre à mes attentes.

Euh dis donc la Puce, c'est quoi encore ça, un Kosmik ? Ouais, je sais, moi aussi je me demande où ils vont chercher leurs noms de desserts les grands pâtissiers de nos jours. Alors en gros, ce sont des verrines (ou des bocaux car Michalak a créé cette recette pour qu'elle soit facilement transportable et vend donc les siens dans des bocaux) où on trouve un biscuit, une purée de fruits ou une crème parfumée avec un goût fort, des morceaux de fruits ou un coulis et une chantilly.

C'est donc en partant de ce principe d'association que j'ai élaboré le Kosmik Rhubarbe à ma façon. Il est composé d'un palet breton maison (je vous déconseille le palet industriel qui, pour le coup, serait vraiment trop croquant) recouvert d'une compotée gélifiée de rhubarbe, de fraises fraîches et d'une chantilly vanille et mascarpone. Et je peux vous dire que ces Kosmik ont été dévorés jusqu'à la dernière bouchée en un temps record.

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Ca donne envie non ? Mais avant de passer à la recette, quels mots à propos de la rhubarbe. Jusqu'à un passé très récent, la rhubarbe, c'était un truc que j'avais en horreur, pas à cause du goût mais de la texture. Un truc filandreux comme ça ! Beurk ! Très peu pour moi. En tarte ou en confiture, je ne voulais pas en entendre parler. Seulement voilà, mon aversion n'était motivée que par le fait que, pour des raisons esthétiques (sa jolie couleur rose-rouge quoi), dans la plupart des cas, les gens la cuisinent sans l'éplucher. Ben vous oubliez. La rhubarbe, ça peut s'éplucher et pour cette recette, ça DOIT s'éplucher. Et ça se fait tout seul en plus, à l'économe si vous avez envie sinon, il suffit de tirer sur la peau et elle part toute seule avec un maximum des fibres dures qui sont si désagréable au palet. Alors d'accord, on n'a plus la jolie couleur rose mais on s'en fiche.

Cette recette est relativement rapide à faire. On peut donc envisager une préparation le matin pour le jour même. Toutefois, si vous voulez vous organiser à l'avance, vous pouvez faire les palets, la compote de rhubarbe et la crème anglaise (qui va dans la chantilly mascarpone) la veille. Allez, c'est parti pour la recette.

Kosmik Rhubarbe à ma façon (pour 5 verrines de gourmands, de la taille d'une coupe à dessert quoi)

Palets breton maison (je vous redonne la recette pour que vous n'ayez pas à aller la rechercher)

  • 1 jaune d'oeuf
  • 30 gr de sucre
  • 2,5 gr de levure chimique
  • 63 gr de farine
  • 50 gr de beurre pommade

Compotée gélifiée de rhubarbe

  • 300g de rhubarbe épluchée
  • une demi pomme (peu importe laquelle, moi, j'ai mis une golden)
  • 30g de sirop de glucose (à défaut du sucre inverti ou du miel au goût neutre genre acacia mais il faudra alors diminuer la quantité de sucre)
  • 30g de sucre (pas plus de 10g si vous utilisez du miel ou du sucre inverti au lieu du glucose)
  • 2g de pectine NH ou 10g de vitpris (gélifiant pour confiture)

Chantilly au mascarpone

  • 115g de crème liquide entière
  • 22g de jaune d'oeuf (le jaune d'un gros oeuf devrait faire l'affaire)
  • 30g de sucre
  • 120g de mascarpone bien froid (qui sort du frigo quoi)
  • 2g de gélatine
  • une belle gousse de vanille
  • 320g de fraises

Un petit mot à propos du sirop de glucose. On en trouve maintenant facilement dans les rayons pâtisserie des supermarchés. Le sirop de glucose est un produit qui apporte de la souplesse à une préparation. Dans les glaces, par exemple, il peut remplacer le stabilisant en évitant qu'elle soit trop dure et pleine de petits cristaux. C'est ça aussi qui rend les confiseries plus molles. Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser en entendant le mot glucose, le sirop de glucose ne sucre que très très peu. C'est donc une solution bien plus intéressante que le miel pour assouplir une préparation déjà assez sucrée. Dans cette recette, j'ai volontairement réduit la teneur en sucre de la compotée de rhubarbe, d'abord parce que j'aime bien comme ça et ensuite parce qu'entre le palet assez sucrée et la crème chantilly assez riche, il fallait une compotée assez acidulée pour éviter que le dessert ne soit écoeurant. Mais rien ne vous empêche de sucrer davantage si vous le souhaitez.

On commence donc par éplucher la rhubarbe et la 1/2 pomme et les débiter en petits morceaux. On met tout dans une casserole et on fait mijoter à feu moyen jusqu'à ce que la rhubarbe se délite et que la pomme soit bien tendre. Normalement, la rhubarbe rend suffisamment de jus pour qu'il ne soit pas nécessaire d'ajouter d'eau mais si ce n'est pas le cas, vous pouvez ajouter un 1/2 verre d'eau. Quand c'est cuit, on passe au mixer plongeant pour avoir une compote bien lisse. Laissez refroidir à température ambiante le temps de préparer les palets bretons.

Préchauffer votre four à 170°C en chaleur tournante. Pour réaliser ces palets, soit vous mettez tous les ingrédients dans un robot et vous le laissez bosser jusqu'à obtention d'une pâte bien sablée, soit vous mettez tous les ingrédients sauf l'oeuf dans un saladier et vous sablez la préparation (vous mélangez à la main jusqu'à ce que la préparation ait l'aspect du sable). On ajoute alors l'oeuf et on mélange jusqu'à obtention d'une pâte homogène. Avec cette quantité de pâte, vous allez pouvoir réaliser 5 palets de 7 cm de diamètre environ (moi, j'ai utilisé des moules à muffin en silicone pour les faire de 8 cm en haut mais seulement 6,8 cm en bas). Enfournez vos palets à mi-hauteur pour 12 mn. Mettez à refroidir sur une grille dès la sortie du four. Si vous faîtes les palets à l'avance, stockez les dans une boite hermétique une fois qu'ils sont bien froids.

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La compote de rhubarbe est normalement assez froide à présent pour y mettre la pectine. On mélange donc la pectine au sucre puis on ajoute le mélange à la compote et on fouette à la cuillère magique ou au fouet. On porte à ébullition pendant 1 mn. A ce stade, vous avez le choix. Soit vous réservez dans un saladier à température ambiante pour une utilisation immédiate. Soit vous conservez au frigo pour une utilisation le lendemain. Dans ce dernier cas, pensez que la compote va gélifier. Elle restera tout de même très très souple, on peut même l'écraser sans problème pour bien la répartir comme on veut. Mais elle ne coulera pas. Perso, j'ai choisi de la répartir au préalable dans les moules qui m'avaient servi pour les palets  afin de faciliter la répartition dans les coupes. Si vous choisissez de le conserver dans un saladier, il vous suffira de mélanger à la marise avant l'utilisation pour lui rendre toute sa souplesse.

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On voit bien ici qu'on peut répartir comme on veut la compote mais qu'elle se tient et ne coule pas du tout.

On va s'attaquer à la chantilly mascarpone. Si vous préparez tout le jour même, commencez par mettre le récipient dans lequel vous monterez votre chantilly au congélateur. Pour une préparation à l'avance, ce n'est pas la peine. On commence par hydrater la gélatine (on la plonge dans l'eau froide si elle est en feuille, on la mélange à 10g d'eau froide si elle est en poudre). On va à présent faire une crème anglaise. Dans une casserole, mettre le sucre, les graines de vanille et le jaune d'oeuf et bien mélanger (utile de faire blanchir tout de même). Ajouter le lait et bien mélanger à nouveau puis mettre à chauffer sur feu assez fort (7-8 sur ma plaque monte à 12) jusqu'à 83°C sans jamais cesser de remuer au fouet ou à la cuillère magique. Si vous n'avez pas de sonde, il faut regarder la consistance. Dès qu'on a l'impression que ça épaissit, il faut arrêter. Si ça frémit, vous avez déjà dépassé la température donc stoppez tout avant que ce soit la cata. Hors du feu, on ajoute la gélatine (bien essorée pour les feuilles) et on remue jusqu'à être sûr que la gélatine a fondu. On filtre alors la préparation en la versant dans le récipient qu'on a mis au congélateur préalablement. On stocke ensuite au frigo jusqu'à refroidissement total. Il faut que la crème anglaise soit aussi froide que le mascarpone avant de pouvoir l'utiliser. Le fait d'avoir placé le récipient au congélateur va aider à refroidir la crème plus vite.

Si vous préparez en avance, versez simplement la crème dans le récipient où elle sera montée et réservez au frigo. Ne vous inquiétéz pour la gélatine. La crème va figer mais comme on va la monter, cela ne se sentira pas. Quand la crème est bien froide, on ajoute le mascarpone, on sort son batteur électrique et c'est parti pour la chantilly. Il faut monter ce mélange très délicatement. On y va donc très progressivement et commencer à petite vitesse. Quand la crème est bien montée, elle forme un superbe bec d'oiseau. Stockez la dans une poche munie d'une douille canellée.

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Il est temps de laver et de couper les fraises. On peut alors procéder au dressage. Dans 5 coupes, placer un palet breton. Recouvrez le de compotée de rhubarbe puis de morceaux de fraises fraiches. Finissez par une couronne de crème chantilly mascarpone. Réservez au frais jusqu'au moment de servir et régalez vous.

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12 octobre 2016

Avant tout le monde

Aujourd'hui sort en salle "Cigognes et compagnie", le dernier dessin animé de la Warner Bros. Et bien nous (les monstros et moi quoi), nous avons eu l'immense privilège de le voir dès dimanche dernier en avant première. En règle générale, je fuis les avant premières comme la peste : une foule pas possible, des horaires pas possibles et des monstros impossibles ! Mais là, bizarrement, c'était programmé un dimanche matin à 11h15 (comme toutes les séances habituellement programmées pour les enfants au ciné de Palaiseau) et je ne regrette pas du tout d'y être allée.

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D'abord, parce qu'il n'y avait pas plus de monde ou à peine que les autres dimanches où nous avons pu y aller. Ensuite, parce qu'on est reparti avec des petits cadeaux pour les monstros et enfin parce que le film, ben il était bien !

Alors c'est quoi l'histoire ? En gros, les cigognes ont arrêté depuis longtemps de livrer des bébés : trop pénible comme métier. Alors quand l'une d'elle s'est mise en tête de garder le bébé qu'elle devait livrer, qu'une bagarre s'est déclenché, que le système permettant de savoir où livrer le bébé a été cassé et que les cigognes se sont retrouvées avec une petite fille dénommer Tulipe à élever sur les bras, elles ont décidé de se reconvertir dans la livraison de colis commandés sur internet. Seulement voilà, les années ont passé et Tulipe a grandi, se révélant un Gaston Lagaffe puissance 10, la fainéantise en moins (oui parce qu'alors elle, elle n'arrête jamais et c'est bien là le problème pour nos cigognes). Alors quand Junior la confine au tri du courrier pour limiter les dégâts croit-il (car bien sûr, ça fait bien longtemps que les cigognes ne reçoivent plus de courrier, celui-ci étant exclusivement réservé aux commandes de bébés), l'impensable se produit : une lettre arrive. La suite, vous la devinez tout de suite. Notre Tulipe remet en marche la machine à fabriquer les bébés et un bébé est fabriqué !

La suite de l'histoire raconte donc toutes les péripéties de nos 2 héros pour livrer leur précieux paquet sans qu'aucune autre cigogne ne soit mise au courant (vu que c'est devenu strictement interdit) mais pas seulement. Car voilà, en parallèle des aventures de Tulipe et Junior, nous avons celle de Denis (enfin je crois que c'est son nom mais j'ai un doute), le petit garçon qui a commandé un petit frère et donc tout déclenché.

Pour les adultes que nous sommes, cette histoire est une réflexion plutôt sympa sur l'importance de la famille, que ce soit d'en avoir une comme pour Tulipe ou simplement d'avoir des parents qui passent du temps avec vous comme pour Denis. Mais elle aborde aussi l'importance de savoir ce que l'on veut dans la vie, ce qu'on en attend et comment construire son avenir, le tout avec beaucoup d'humour.

Pour les enfants, c'est vraiment très divertissant. En tout cas, les monstros ont adoré et Azraël n'a pas cessé de poser des questions et de faire des commentaires tout au long du film ce qui prouvait d'une part son intérêt et d'autre part sa compréhension sur bien des points. Certains passages, en particulier ceux faisant intervenir la meute de loups ou la bande de pingouins, sont tout simplement hilarants.

Alors certes, vous me direz que le film est bourré d'invraisemblances mais en même temps, avec un film où les cigognes et leurs livraisons sont à l'honneur, fallait un peu s'y attendre non ? Bref, si vous avez l'occasion d'aller le voir, n'hésitez pas. Petits (dès 5 ans à mon avis peut-être même un peu avant) et grands sont assurés de passer un bon moment.

30 septembre 2016

Le pantalon qui faisait mal aux yeux

Quand je vous ai montré le short monstrueux d'Azraël, je vous avais prévenu que Couturus m'avait obligé à acheter à l'insu de mon plein gré un jersey bouclette vert fluo au seul motif qu'il était en super promo.

Et bien après des semaines, que dis-je, des mois passés à chercher à me convaincre d'en faire quelque chose, après une résistance héroïque pour éviter des accidents oculaires à toute personne ayant la malencontreuse idée de poser les yeux sur ce tissu, après avoir insisté sur le fait que la réalisation des cadeaux de Noël devait IMPÉRATIVEMENT avoir la priorité sur toute considération pantalonesque, j'ai fini par céder devant l'air de chien battu de Couturus. Naan, je blague. J'ai cédé parce qu'Azraël n'a rien à se mettre à part les jogging recyclés de son grand frère et qu'il a su flatter mon égo quand je lui ai fait enfiler le dernier en date.

Mais maman, il est pas à la bonne taille !

Hein, comment ça ? T'es trop serré ?

Mais non enfin, il est cro long !

Ben on va retrousser le bas et puis c'est tout.

Maman

Oui ?

Je préfère quand c'est toi qui me fait les pantalons !

Ok, j'ai chopé la grosse tête, trop contente, laissé tomber tous mes travaux en cours et j'ai foncé sortir mon stock de tissu pour qu'Azraël choisisse. Et devinez un peu ce qu'il a choisi ! Restait à trouver le modèle adéquat à coudre, un modèle spécial jersey de préférence et si j'avais pas à recopier un nouveau patron, c'était encore mieux. Oui, je sais, c'est pas bien, je suis une mère indigne doublée d'une grosse fainéante mais bon, avouez quand même qu'il y a des trucs plus folichons à coudre que des pantalons. Comme son bermuda monstrueux avait bien plu à Azraël, j'ai décidé de lui en faire un nouveau décliné en pantalon. Pour ça, j'ai simplement rallongé les jambes pile de la longueur appropriée sans toucher au reste du patron (pas de recopiage nécessaire donc). Pour gagner encore un peu de temps (et parce qu'il ne les utilise jamais de toute façon), j'ai également omis de faire les poches arrières. Vu le taux d'éblouissement élevé de ce fameux jersey (j'ai frôlé la crise de conjonctivite en le cousant je vous jure !), il me fallait une solution pour mettre en valeur la découpe du dos sans faire trop de sur-épaisseur parce que la bouclette, c'est suffisamment épais comme ça. Là, j'ai immédiatement pensé à ma suédine vert émeraude du costume d'archère vu qu'elle était extensible dans une direction. Un ruban taillé dans le biais et un coup de ciseaux cranteur plus tard et j'avais un pseudo passe-poil idéal pour souligner cette fameuse découpe. Au final, on obtient ça : un pantalon assez léger (plutôt pour le printemps et l'été) hyper confortable et ... à la bonne longueur bien sûr.

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Le devant, pris au flash ce qui rend davantage justice à la couleur du tissu que les photos prises en gros plan

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Le dos avec son passe-poil

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Gros plan sur les poches italiennes et la fausse braguette

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Et mon passe-poil

Azraël s'est déclaré ravi de son nouveau pantalon. Reste que trouver un haut à porter avec n'a pas été une mince affaire.

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On admirera le sourire à trous du jeune homme

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Il aurait pas l'air un peu crispé quand même le sieur Azraël ?

28 septembre 2016

Le samedi, c'est nostalgie

Il est une chose à savoir à propos de Chéri : une partie de sa famille est originaire de la Creuse profonde, d'un village comprenant le nombre vertigineux de 6 maisons. Oui, vous avez bien lu, SIX et pas une de plus. Quand il était jeune, c'est là que Chéri allait passer une bonne partie de ses vacances, à dire bonjour aux vaches, à observer le mouton du voisin "tondre le gazon" et à cueillir des champignons et des mûres transformées en confiture sur la cuisinière à bois de sa grand-mère (et je vous parle pas de la "cabane au fond du jardin", il a été élevé à la dure Chéri !). Et bien sûr, en bon creusois qui se respecte, il a été nourri de 2 spécialités locales : le Creusois justement et le pâté de pommes de terre.

Alors c'est quoi t'est-ce que ces choses là ? Le Creusois, c'est un gâteau qui rappelle un peu le financier mais qui est à base de noisettes et non d'amandes. On en trouve maintenant en supermarché mais soyons honnête, il est infecte. Si si, j'exagère pas. Quand on a goûté l'original, on ne peut trouver celui de supermarché qu'infecte. Mais bon, Papy P et Mamie M se rendant régulièrement dans la Creuse, on a la chance de manger l'original du Creusois de temps en temps (pour mon plus grand bonheur car j'adore ça et celui de Régimus Démonicus parce que ça contient environ 25% de noisettes, 25% de beurre et 25% de sucre ce truc). Pour le pâté de pommes de terre (qui n'a rien à envier au Creusois question calories), c'est une autre histoire car c'est un produit qui ne se conserve pas longtemps et qu'en prime, on ne peut acheter que sur commande auprès des rares artisans qui en font. Autant dire que si on arrive à en manger une seule fois dans l'année, c'est une année faste ! Il s'agit d'une tourte en pâte feuilletée garnie de pommes de terre, d'ail, d'oignons et surtout, de crème fraîche.

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Personnellement, ça m'a jamais trop gênée de ne pas en avoir souvent car je ne suis pas fan du pâté de pommes de terre. Certes, j'en mange, c'est pas la question, mais je m'en passe parfaitement. Mais ce pauvre Chéri, lui, bave littéralement devant et serait prêt à affamer les monstros pour manger leur part.  Il n'en fallait pas plus à Pâtissus pour décréter qu'il était indispensable de se lancer dans de nouvelles expériences culinaires et que Pinterest allait nous sauver la mise sur ce coup, comme d'habitude. Le pauvre, il a été atrocement déçu.

Ah bon, il n'a pas réussi à trouver une recette ? Oh si, plusieurs même. Il les a complètement raté alors ? Pas du tout. Le résultat était excellent, tant pour le Creusois que pour le pâté de pommes de terre. Ben alors ? C'est quoi le problème ? Le problème ? C'est qu'il s'imaginait un truc super sophistiqué à réaliser, surtout pour le pâté, avec des techniques de cuisine de ouf et pouvoir se pavaner en se vantant de son habilité démoniaque sauf que ... ben c'est super simple à faire et même, avec le bon équipement, super rapide aussi. En 2h, vous pouvez facilement confectionner les 2, le plus long étant la cuisson. Et en prime, à moins bien sûr que vos enfants soient des extra terrestres comme Sir Azraël qui reste à ce jour le seul spécimen mâle de ma connaissance ayant une sainte horreur des patates sous toutes leurs formes hormis les frites (et encore, ça date de pas longtemps), c'est le succès garanti, il ne restera pas une miette ni de gâteau ni de pâté. Vous ne me croyez pas ? Essayez un peu alors et vous verrez.

Gâteau creusois (pour un cercle de 20 cm soit normalement 6 personnes ou 2 Azraëls vu qu'il s'est boulotté la moitié du dernier en une seule fois à lui tout seul)

Pour info, le creusois fait partie de ces gâteaux parfaits pour écouler ses blancs d'oeufs, ce qui fait particulièrement mes affaires vu le nombre de jaunes tous seuls dont on a besoin pour le moindre truc en pâtisserie. Et qu'en plus, on peut le réaliser à 2h de mat en pleine crise d'insomnie vu qu'on a pas besoin de battre les dits blancs en neige. Quand je vous disais que c'était tout simple et rapide à faire.

  • 80 g de beurre fondu
  • 65 g de sucre
  • 65 g de cassonade (ou de vergeoise brune, ou sinon, ben de sucre)
  • 90 g de poudre de noisettes
  • 55 g de farine (peu importe le type)
  • 88 g de blanc d'oeuf (soit environ 3 blancs d'oeufs moyens)

Préchauffer votre four à 160°C en chaleur tournante. Dans un saladier, mettre tous les ingrédients secs et mélanger pour obtenir un mélange homogène. Ajouter le beurre fondu et mélanger à nouveau à la marise (ou la spatule en bois). Quand c'est homogène, ajouter les blancs d'oeufs non battus (on verse vraiment les blancs tels quels). Et on mélange à la marise jusqu'à ce qu'ils soient bien incorporés.

Beurrez ou graissez à la bombe un cercle ou un moule à manquer de 20 cm de diamètre. Si vous utilisez un cercle, bouchez le avec du papier aluminium bien graissé. Ça évitera que la pâte coule dessous. On verse la pâte dans le moule, on le pose sur une plaque à pâtisserie et on enfourne à mi-hauteur pour 30 mn environ, ça dépend de votre four. Le gâteau est cuit quand il commence à dorer et que la pointe d'un couteau ressort sèche. Si vous le souhaitez, vous pouvez utiliser un moule de 16 au lieu de 20. Vous obtiendrez alors un gâteau nettement plus épais qu'il faudra faire cuire 40 mn environ. La différence, c'est que ce gâteau va développer une espèce de croûte avec un intérieur qui restera bien moelleux. Après, c'est une affaire de goût. Nous, on préfère le gâteau mince, comme l'original.

On le met à refroidir sur une grille dès la sortie du four. Et voilà, c'est fini ! Jusqu'à présent, il a été mangé tellement vite que je n'ai pu prendre que ces 2 pauvres photos. Dégusté avec un bon café ou un bon thé, c'est un délice.

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Pâté de pommes de terre (pour un cercle ou un moule à manquer de 24-26 cm soit 6-8 personnes)

Chez nous, le pâté de pommes de terre est dégusté en plat unique accompagné de salade verte. Comme j'étais fainéante ce jour là, j'ai pris de la pâte feuilletée industrielle mais pure beurre et épaisse. Si vous êtes courageux, vous pouvez bien sûr la faire vous-mêmes. Dans ce cas, évitez la pâte feuilletée inversée, trop riche en beurre.

  • 2 pâtes feuilletées
  • 6 grosses pommes de terre (environ 900g épluchées)
  • 1 oignon moyen
  • 2 gousses d'ail
  • 1 cuillère à soupe de persil haché (du persil frais surgelé fait très bien l'affaire)
  • 30 cl (environ 280g) de crème fraîche semi épaisse entière
  • sel et poivre
  • un oeuf entier et une cuillère à soupe d'eau pour la dorure

Les 2 choses qui vont vous rendre le plus de temps, c'est de couper les patates en lamelle et la cuisson. Si on ne peut rien faire pour la seconde, on peut réduire drastiquement le temps pour la première en ayant le bon matériel. Personnellement, j'ai investi dans une mandoline où l'on peut régler l'épaisseur de coupe car il faut couper les pommes de terres en lamelles de 2 mm d'épaisseur max (et moins, c'est encore mieux). Pourquoi cela ? Simplement pour qu'elles aient le temps de cuire avant que la pâte de la tourte ne brûle.

On commence donc par émincer très finement les oignons (la mandoline réglée à son épaisseur minimum, c'était parfait pour moi). On râpe les 2 gousses d'ail et on hache le persil et on met le tout dans un grand saladier avec une peu de sel et de poivre.

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On émince à présent les pommes de terre le plus finement possible, exactement comme si vous aviez l'intention de faire des chips. Si vous avez un robot ménager, il est souvent livré avec 2 couteaux pour émincer. Prenez le plus fin, il devrait convenir.

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Quand vous avez tout émincé, mettez les rondelles de pommes de terre dans le saladier et plongez vos petites mimines dedans pour bien tout mélanger. Le but, c'est de mettre de l'oignon, de l'ail et du persil sur toutes les tranches (à peu près hein), histoire que les saveurs soient bien réparties dans tout le pâté. Il est temps de mettre votre four à chauffer à 200°C chaleur tournante.

Prenez à présent votre moule à manquer ou votre cercle ou tout autre moule rond ou carré peu importe mais dont les bords sont hauts (au moins 4,5 cm). Prenez une de vos pâtes feuilletées et découpez dedans un cercle ou un carré du diamètre de votre moule augmenté de 4 cm que vous mettez de côté. Ce sera le couvercle de votre tourte. Graissez votre moule, prenez la seconde pâte feuilletée et foncez le moule. Ne coupez pas encore les surplus de pâte, on le fera plus tard si nécessaire mais avec un moule de 26 cm, ça ne l'est pas. Répartissez une première couche de pommes de terre sur la pâte. Salez légèrement.

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Répartissez une seconde couche et resalez et recommencez jusqu'à avoir réparti toutes les pommes de terre. Normalement, il vous reste encore une hauteur d'un bon centimètre de pâte au dessus du niveau des pommes de terre. Si c'est beaucoup plus haut, coupez un peu le surplus.

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Posez alors le cercle de pâte préparé aux bonnes dimensions et soudez les 2 pâtes bord à bord puis roulottez les vers l'intérieur du moule. Battre l'oeuf entier avec l'eau et dorer la tourte.

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A ce stade, vous avez le choix. Soit vous enfournez tel quel, soit vous faîtes une cheminée au centre de la tourte (un petit trou quoi). Sans trou, les pommes de terre vont cuire à l'étouffée plus rapidement mais le couvercle risque de gonfler et de faire une bosse. Avec la cheminée, ça ne gonflera pas et sera esthétiquement plus joli mais ce sera plus long à cuire. Quelque soit la solution choisie, vous enfournez à mi-hauteur. Et c'est parti pour 25 mn de cuisson.

Après ces 25 premières minutes, vous baissez le four à 180°C et vous laissez encore cuire 35 mn. Comme souvent, le temps de cuisson dépend du four. Regardez donc la couleur de la tourte. Si elle est encore très blanche, laissez-là continuer à cuire jusqu'à ce qu'elle ait pris une teinte bien doré partout, y compris là où le feuilletage s'est développé sinon les pommes de terre ne seront pas assez cuites.

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Il est vraiment fondamental que les tranches de pomme de terre soient très fines. Dans le cas contraire, même avec une pâte parfaitement cuite, le coeur des pomme de terre restera cru. Sortez la tourte du four et découper le couvercle le long de la jointure entre les 2 pâtes feuilletées et soulevez le délicatement pour ne pas le casser.

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A présent, deux choses : soit vous avez réalisé ce pâte pour le manger dès la sortie du four, soit vous l'avez préparé en avance (le matin pour le soir, la veille pour le lendemain). Si vous l'avez préparé en avance, vous reposez le couvercle dessus et vous le laissez refroidir sur une grille avant de le mettre à l'abri jusqu'au moment de le dévorer.

Sinon, vous mettez la crème fraîche dans un bol, vous la salez et la poivrez selon vos goûts et vous la répartissez sur les pommes de terre bien chaudes. Tout le bol doit tenir dans la tourte. On referme la tourte et on la remet au four quelques minutes, le temps de préparer une bonne salade verte par exemple, histoire que la crème se réchauffe bien. Et voilà, il n'y a plus qu'à servir.

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Si vous l'avez préparé à l'avance, sortez la tourte du frigo une bonne heure avant. 30 mn avant de manger, mettez votre four à chauffer à 200°C chaleur tournante. Quand le four est chaud, mettez la tourte à l'intérieur et coupez le. Préparer votre crème comme indiqué précédemment. Après 20 mn de réchauffage, sortez la tourte et rallumez le four à 180°C. Versez la crème dans la tourte et remettre au four le temps de préparer votre salade. Voilà, c'est prêt à déguster.

Si tout n'est pas mangé le jour J, sachez que ce plat se réchauffe très bien (au four de préférence pour garder son croustillant), même plusieurs fois de suite. Par contre, la crème se desséchant, il peut être judicieux d'en rajouter un peu avant le réchauffage.

11 août 2016

Le samedi, c'est du tout cuit

Bon, c'est pas parce que c'est les vacances qu'il faut abandonner les bonnes habitudes pâtissières. D'ailleurs, même loin de ma cuisine à moi et de tout mon attirail, j'ai pas pu m'empêcher d'emporter à Oléron tout le nécessaire pour faire un super dessert des fois qu'on invite du monde à dîner.

Euh, la Puce, t'exagèrais pas un peu là quand même ! Emporter ton matériel de pâtisserie en vacances voyons ! Oui oui, je sais, je suis une obsessionnelle compulsive tendance psychorigide mais qu'est-ce que vous voulez, Pâtissus Gustus est EXTRÊMEMENT persuasif quand il s'y met. Inferno Gran Mom et Mme J. (une de ses copines qui nous fournit généreusement en bons oeufs tout frais de ses poules) ont donc eu le plaisir de goûter à une tarte royale pêches/menthe, que c'est un vrai délice pour l'été. Mais ce ne sera pas la recette d'aujourd'hui. Ben non, on l'a pas mangé un samedi ! Mais promis, je vous la livrerai bientôt.

Vendredi soir dernier, nous étions donc de retour dans nos pénates après notre séjour oléronnais. Et après 3 week-ends sans les voir, Papy P. et Mamie M. mourraient d'envie d'admirer le splendide bronzage des monstros. Une petite visite s'imposait donc. Et qui dit visite des parents de Chéri, dit la Puce au fourneau pour le goûter du samedi ! Oui sauf que retour un vendredi soir + frigo quasi vide = qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire pour le goûter ? Il me fallait une recette rapide, avec que des ingrédients standards qu'on a tout le temps dans sa cuisine et un minimum de trucs qu'on trouve au frigo. Heureusement, on était reparti avec un stock d'oeufs tout frais de Mme J. J'avais du chocolat dans mes placards et un reste de beurre encore mangeable. J'étais sauvée, ce serait mi-cuits pour le goûter.

Ah tiens ? J'en vois qui se gratte la tête au fond du blog. Vous savez pas ce que c'est qu'un mi-cuit ? Vous inquiétez pas, Chéri non plus savait pas. Et pourtant, il en avait déjà mangé un certain nombre, des mi-cuits industriels, mais dans les magasins, ils ont tendance à appeler ça des fondants coeur coulant ou des fondants chocolat. Il s'agit donc de petits gâteaux individuels au chocolat que l'on déguste tiède et dont le coeur est encore liquide et coule quand on le coupe pour le manger. Bref, ça ressemble à ça.

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Un mi-cuit dans sa version moyennement coulante

En soi, préparer un mi-cuit, c'est tout simple et très rapide. En plus, cela réclame peu d'ingrédients. La seule difficulté, c'est la cuisson qu'il vous faudra adapter en fonction de votre four, de vos moules et de vos goûts (plus ou moins coulant quoi). Mais quand on a déjà une évaluation du temps de cuisson (que je vous donne ici), on s'en sort sans problème. La recette, comme souvent, je l'ai piqué à Maîtresse Valérie et j'y ai apporté d'infimes variations pour que les gâteaux soient au goût des monstros tout en restant au mien. L'originalité de la recette de Valérie, c'est qu'elle utilise un mélange beurre doux et beurre salé et franchement, l'emploi du beurre salé, ça change tout niveau goût. Alors certes, on n'a pas tous dans nos cuisines du beurre salé. Et puis on peut aussi être au régime sans sel. Rassurez-vous, on peut également faire la recette uniquement au beurre doux mais vous allez quand même raté quelque chose ! Donc à part le régime sans sel, si vous n'avez que du beurre doux, n'hésitez pas à rajouter du sel fin, 2 belles pincées soit 1,5g environ. Mon conseil, c'est de goûter la pâte crue pour rectifier cet assaisonnement. Ce n'est pas l'idéal mais ça fonctionne. La seconde grosse différence de cette recette par rapport aux mi-cuits de supermarché, c'est qu'elle est "peu" sucrée. Tout comme le gâteau au chocolat de Cyril Lignac dont je vous ai déjà parlé, ces mi-cuits ne vous donnent pas envie de boire une pleine carafe d'eau juste après les avoir mangé. Si vous êtes fan de chocolat, c'est vraiment le dessert idéal pour vous. Toutefois, il peut s'avérer trop peu sucré pour les enfants (ou trop fort en goût), raison pour laquelle je vous le propose en 2 versions. Cette recette peut être réaliser juste avant la dégustation (on sert alors directement à la sortie du four ou presque) ou le matin ou la veille. Conservez les alors au réfrigérateur et sortez les 1h avant pour qu'ils reviennent à température ambiante (moins longtemps s'il fait chaud). Il faudra ensuite les passer 10 à 20 secondes au micro onde au moment de servir. Bon allez, c'est parti pour la recette.

Mi-cuit au chocolat (pour 8 moules silicone de 8 cm de diamètre et 5 cm de haut) :

  • 165 g de chocolat noir à 70% ou 100g de chocolat noir à 70% et 65g de chocolat au lait à 40% de cacao (les monstros se sont jetés sur cette dernière version)
  • 225g d'oeufs (environ 4 gros oeufs)
  • 67,5g de beurre doux
  • 67,5g de beurre salé
  • 60g de farine T55 tamisée (si vous n'avez que de la farine T45, ça marche aussi)
  • 180g de sucre en poudre
  • beurre fondu et farine ou bombe aérosol pour graisser les moules.

On commence par préparer ses moules. Vous les graissez soit avec un coup de bombe type Ouragan (inutile de fariner ensuite), soit en les badigeonnant de beurre à peine fondu puis en les saupoudrant de farine. On tapote alors pour enlever l'excédant de farine. On met de côté et on préchauffe son four à 210°C en chaleur tournante.

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Graissage à la bombe : ça prend 10 s, c'est trop top !

[J'en profite pour faire un aparté parce qu'on m'a demandé plusieurs fois si ça valait la peine d'acheter une bombe de graissage. Personnellement, je ne pourrais plus m'en passer tellement je trouve ça pratique. La bombe coûte moins de 7€, je m'en sers au moins une fois par semaine (mais souvent plus) et la première que j'ai acheté a duré 10 mois. J'estime avoir donc largement rentabilisé mon achat. Ça prend 10 s pour graisser un moule et je trouve qu'on met moins de gras que lors d'un graissage au beurre.]

Dans un récipient, on met le chocolat (ou les chocolats) coupés en morceaux et les beurres coupés en dés. On fait fondre au micro-onde à 440W pendant 3 mn environ. Surtout, l'oubliez pas de couvrir le récipient car le beurre peut "sauter" et vous en auriez partout dans le micro onde. Sortez le bol du micro onde et mélangez bien beurre et chocolat. Si le chocolat n'a pas suffisamment fondu, remettez 1 mn au micro onde. On doit obtenir un mélange lisse et homogène. Mettez de côté.

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Dans un saladier, mélangez les oeufs et le sucre (et le sel si vous n'avez pas de beurre salé et n'êtes pas au régime sans sel) avec une cuillère magique ou un petit fouet. Attention, on fouette le moins possible. Pas question de faire blanchir le mélange. Il s'agit d'obtenir un mélange homogène en y incorporant le moins d'air possible.

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Là, on voit une fine couche de bulles et c'est déjà presque trop

On ajoute ensuite le mélange beurre chocolat. On s'assure tout de même avant qu'il n'est pas trop chaud (idéalement à 45°C et si on a pas de thermomètre, on doit pouvoir y plonger son petit doigt sans se brûler) et on mélange à nouveau sans faire de bulles jusqu'à ce que ce soit bien lisse.

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La pâte épaissie légèrement après le mélange en raison du refroidissement du beurre. Elle va s'épaissir encore un peu mais conserver cet aspect après ajout de la farine.

Versez alors la farine tamisée et mélangez à nouveau. Il est important de tamiser la farine car comme on mélange le moins possible, si on ne tamise pas avant, on a de gros risques de faire des grumeaux. Remplissez à présent vos moules jusqu'à un bon centimètre du bord. Oui, il faut laisser un peu de marge car la bordure des mi-cuits va monter à la cuisson pour redescendre ensuite quand ils refroidissent. Si vous n'avez pas 8 moules, pas d'inquiétudes. Vous pouvez très bien cuire les premiers gâteaux, nettoyer les moules, les regraisser et cuire les suivants jusqu'à concurrence de 8.

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Passons à présent à la cuisson. Ma technique préférée consiste à mettre une silpat (feuille silicone) sur ma plaque à pâtisserie et disposez les moules dessus avant d'enfourner le tout au milieu du four. Pourquoi ? Parce que l'ajout de la silpat m'assure une cuisson homogène entre le fond du mi-cuit et le dessus. Si vous voulez un fond plus épais, posez les moules directement sur la plaque à pâtisserie. La chaleur du métal sous le silicone des moules fera cuire le fond plus vite. Pour la durée de cuisson, il vous faudra sûrement faire des essais pour trouver le temps optimal en fonction de votre matériel mais en gros, c'est ça. Pour des mi-cuits très très coulants avec mes moules, c'est 8mn30 de cuisson (attention, ils sont fragiles au démoulage dans ce cas, il faut y aller délicatement), moins coulant, c'est 9mn et pas coulant du tout 11mn (c'est comme ça qu'Azraël les aime).

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La petite bosse au milieu est tout à fait normale, elle vient du fait que le coeur n'est pas cuit contrairement aux bords. Si vous ne l'avez pas, c'est que vos mi-cuits sont trop cuits. On la voit bien cette différence entre  le centre et le tour lors de la cuisson. Surveillez donc dans votre four les premières fois pour vous aider à repérer le temps de cuisson idéal pour vous. Sur les photos, c'est la cuisson intermédiaire qui est présentée, celle qui satisfait le plus grand nombre chez nous. Quand c'est cuit, sortez du four et attendez quelques minutes avant de démouler. Vous avez alors le choix. Vous pouvez faire le service tout de suite ou alors les mettre à refroidir sur une grille et les réchauffer au moment de servir.

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Le plus cuit de la fournée, nettement trop cuit à mon goût à moi mais parfait pour Gargamel.

S'ils sont déjà délicieux tels quels, ils sont encore meilleurs accompagnés d'une boule de glace à la menthe ou à la vanille. Miam, ça m'a donné faim tout ça. Je vais peut-être filer me faire un mi-cuit moi !

21 septembre 2016

Y a des jours ...

Oui vraiment, il y a des jours comme ça qui commencent mal et qui semblent parti pour durer jusqu'à ce que ...

C'était jeudi dernier, jour mémorable où j'ai démarré ma journée par une prise de bec avec la maréchaussée pour une histoire de voiture mal garée. Alors, certes, c'était vrai et je ne l'ai d'ailleurs pas contesté un instant.  C'était en déposant les enfants à l'école dans une rue où il est quasi impossible de se garer et où la seule place pour handicapé était squattée depuis 4 jours par la même camionnette qui n'en bougeait pas d'un millimètre quelque soit l'heure. Elle avait le droit après tout puisqu'elle avait le macaron et que le stationnement n'est déclaré abusif qu'au bout de 7 jours. Mais ce n'est pas la perspective de me prendre une amende qui m'a mise en colère. Non, ce qui m'a vraiment mise en rogne, c'est l'absence totale d'écoute des policiers ce jour là. Dire que je voulais juste à leur expliquer que j'aimerais bien qu'ils fassent quelque chose pour la camionnette ou qu'ils se décident à créer une nouvelle place handicapé devant l'école comme on leur demande depuis 2 ans. Mais non, ils n'ont cessé de me couper la parole sans rien vouloir entendre.

tu vas mecouter oui

Tu vas m'écouter oui !

Puis ça s'est poursuivi quand, une fois arrivée au bureau, j'ai ouvert ma messagerie.

quand lEDT change encore

J'y crois pas ! Non mais qui c'est qu'a encore modifié l'emploi du temps du Master sans me prévenir. Et je gère comment les créneaux moi !

Pour me remettre de ces émotions, je suis allée illico me chercher le sacro saint café du matin.

quoi encore en panne

Quoi ! La machine est encore en panne ! Mais ça fait moins d'une semaine qu'elle a été réparée !

suis maudite

Maudite! Je suis maudite! Pitié, achevez-moi!

Heureusement pour moi, j'ai toujours une réserve de thé au bureau. Je sirotais donc tranquille le médicament universel miracle capable de soigner l'intégralité de maux de la terre quand Hiro s'est pointé dans mon bureau.

Ciao Bella, comment ça va ?

(oui, je vous rappelle qu'Hiro ma qué il est italien)

Euuuuh

(joker là)

Dis, tu fais quoi ce matin parce qu'il y a un groupe de 50 étudiants qui arrive dans 20 mn et qui viennent pour visiter le labo ? Tu t'en occupes ?

quand hiro pense me refiler du boulot

Dis donc, tu m'as bien regardé là ! Vade retro !

Je passerai sur le fait que Taxi1, qui était déjà arrivé avec 15 mn de retard pour emmener Gargamel à l'hôpital le matin, l'a récupéré le midi alors que c'était pas son jour, que Taxi2 le cherchait partout du coup et n'était pas content content, et qu'un certain nombre d'autres tuiles me sont tombées allègrement dessus l'après-midi. Alors forcément, quand en rentrant le soir, Chéri m'a annoncé que le facteur avait déposé un paquet pour moi alors que je n'attendais rien du tout ...

quand on voit un paquet suspect

C'est quoi ce colis suspect, hein, c'est quoi qui va m'exploser au visage ?! Restez derrière les monstros !

Et là, au déballage du paquet, Gargamel, absolument pas intéressé, est parti directement demander la Wii sur la télé pendant qu'Azraël et moi, on faisait à peu près ces têtes là.

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Waouh, c'est trop cool !

quand azrael voit une licorne

Rhoooo, c'est beau !

et essaie de mamadouer

Je peux l'avoir maman s'te plaît s'te plaît s'te plaît maman chérie d'amour ?

Bien sûr mon crapouilleau chéri

Et là, vous vous demandez ce qu'il pouvait bien y avoir dans ce paquet. Ben y avait ça.

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Une adorable licorne au crochet, un cactus increvable dans lequel planté ma collection d'épingles et qui trône déjà juste à côté de la MAC, du thé fraise-pistache et de la tisane au nougat déjà goûté et qui ne vont pas faire long feu.

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Bien évidemment, la licorne a été immédiatement adoptée par un Azraël enthousiasme et baptisée dans la foulée. Elle répond donc dorénavant au doux nom de Licorne arc en ciel gentille. Et attention, vous trompez pas dans l'ordre sinon vous vous referez remonter les bretelles par un Azraël extrêmement condescendant.

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Sir Azraël a même décidé que, Licorne arc en ciel gentille étant trop triste loin de lui, elle dormirait dès à présent dans son lit avec le reste de ses doudous (et je vous dis pas les négociations d'enfer au moment de partir pour l'école).

Bien sûr, vous vous demandez qui a bien pu m'envoyer ce chouette paquet. Eh bien c'est ça, la magie des blogs. On y fait de belles rencontres avec des gens super sympas (qu'on arrive même à rencontrer dans la vraie vie parfois) et de temps à autres, on a de magnifiques surprises. Alors un énorme merci à Mia du blog L'arbre à sucettes pour cet adorable paquet surprise. Mia, tu as sauvé ma journée et ensoleillé ma soirée.

9 septembre 2016

Un papillon amateur de thé

Ça vous est déjà arrivé à vous de faire tomber dans votre tasse l'étiquette de votre sachet de thé ou de tisane et d'être obligé de vous brûler les doigts en allant la repêcher ?

Moi, oui ! C'est pour ça que quand j'ai vu cette petite vidéo tuto sur la réalisation d'une licorne accroche sachet de thé, ça a fait tilt dans mon petit cerveau. Ou plutôt, ça a été le black out total.

Fimus venait de frapper. Faut dire aussi que je sortais de la réalisation d'un sac à mug garni de tout ce qu'il faut pour une amatrice de thé et de tisane (non, je ne publierais pas de photos, j'en ai déjà mis plein sur d'autres sacs), alors forcément, j'avais des prédispositions.

Mais comme d'habitude avec mes petits démons, Fimus est parti du grand principe Pourquoi faire simple (et suivre bêtement un tuto déjà tout fait et très clair) quand on peut faire compliquer. Pour agrémenter le mug Totoro préparé tout exprès pour l'occasion, il voulait .... non, pas un Totoro même s'il y a pensé très fort à un moment. Il voulait un papillon ! C'était donc parti pour la réalisation d'une cane papillon.

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En partant de cette photo comme source d'inspiration, contrainte et forcée, j'ai donc maltraité mes pauvres petits doigts qui ont rapidement demandé grâce (c'est que c'est super dur à pétrir de la Fimo Effect et qu'il y en avait un paquet à pétrir sur ce coup) pour arriver à ça.

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La cane en elle-même.

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Des tranches découpées avant façonnage

Eh oui, une cane papillon, c'est ça. On passe ensuite au découpage de tranches, on aplatit (ce qui agrandit au passage), on façonne et on obtient 4 belles ailes de papillon qu'il ne reste plus qu'à fixer sur le corps où une encoche judicieusement placée va permettre de poser délicatement la bestiole sur le bord de la tasse. Au final, on obtient ça.

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Bon alors, pour une toute première réalisation, je le trouve plutôt réussi mais il a ses petits défauts quand même. En particulier, je trouve qu'il manque un peu de stabilité. Bref, je le trouve plus décoratif que pratique mais bon, comme je le trouvais joli, je l'ai offert quand même comme prévu.

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Et comme il me restait de la cane papillon et que j'aime pas gâché, j'ai utilisé le reste pour fabriquer des boutons aux allures de papillon (ou de fleurs, c'est comme on veut). Une occasion de plus pour moi de constater que pour faire des économies de mercerie, la Fimo, c'est vraiment top !

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25 mars 2015

Une écossaise originale

Eh voilà, le fil maudit ayant regagné le fin fond de la boite à fils, j'étais libre de commencer la petite jupe assortie à la blouse que je venais de finir. Oui, je vous rappelle que dans mon précédent post, j'ai bien spécifié que je réalisais une blouse ET une jupe dans le même coupon. Faudrait suivre un peu là eh oh !

Et là, comme je suis une enquiquineuse de première (ok! J'avoue! Si les monstros sont aussi casse bonbons parfois, c'est pas uniquement la faute aux petits démons de tout poil qui peuplent notre salon), je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer l'extrême originalité du nom du modèle que j'ai choisi de réaliser. Soyons honnête, j'ignore quel est son nom véritable dans sa langue d'origine (le japonais bien sûr vu qu'une fois de plus, c'est un patron japonais que j'ai cousu) mais dans mon bouquin traduit en français, il s'intitule "jupe écossaise". Tiens donc ! Et pourquoi ça ? Ah mais bien sûr ! Pensez donc, une jupe plissée avec un tissu à carreaux, forcément, c'est un kilt ! Un truc d'écossais donc !

Ils ne pouvaient pas appeler ça une jupe plissée simplement. Qu'à cela ne tienne, je ne suis pas contrariante (je sais, je contredis mon côté enquiquineuse). J'ai donc cousu une jupe écossaise à petites fleurs : c'est original non !

Le modèle, le n°14, est tiré donc d'un livre de couture japonais (un de ceux traduits en français), Jupes et pantalons pour les enfants, un des rares qui offre des modèles allant jusqu'à 150 en stature. C'est d'ailleurs dans ce même livre que je suis allée pêcher le dernier pantalon d'Azraël, celui à empiècement et à carreaux. Huuum, mais c'est un pantalon écossais alors non ?

Bref, côté technique, on peut difficilement faire plus simple. Deux rectangles pour l'empiècement avec ceinture intégrée, deux autres rectangles pour la jupe sur lesquels on réalise 6 plis simples. Et on assemble le tout rien qu'en couture droite. Pour égayer l'ensemble, des boutons décoratifs et un peu de dentelle sont prévus sur le modèle. Avec le bon fil à disposition, cette petite jupe se coud pratiquement toute seule et à vitesse grand V. En un après-midi et une soirée, c'était fini. Evidemment, vu le degré de simplicité, je n'ai pas pu m'empêcher de rajouter une petite modif. Ici, j'ai remplacé la ceinture élastique standard par une ceinture élastique réglable. Vu que je n'avais pas la demoiselle sous la main pour mesurer son tour de taille, j'estimais que c'était une précaution utile. Ceci dit, ma technique de pose pour une ceinture réglable laisse encore à désirer. Va falloir travailler sur des améliorations.

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Devant et derrière de la jupe

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Gros plan sur les détails déco et photo toute moche de ma ceinture réglable

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Et une petite photo de l'ensemble jupe et blouse.

14 août 2016

Après 9 ans d'abstinence

Gniarf gniarf gniarf. Ah ah ah ! Je l'ai enfin retrouvé !

Hum, mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?

Ça fait 9 ans que je ronge mon frein, que petit à petit je détruis les barreaux de ma prison mais cette fois, je suis liiiiiiibre. Et ma vengeance sera terrible !

Oh oh, c'est quoi cette alarme ? De kouaaaa ? Tricotus s'est libéré ?

Ah, te voilà la Puce ! Tu n'imaginais quand même pas que les monstros allaient te protéger encore longtemps !

(oui, je vous rappelle que des monstros constituent un moyen d'exorcisme particulièrement efficace vis-à-vis de certains démons)

Attends 2 secondes, je vais m'occuper de toi. On a un paquet de temps à rattraper tous les 2.

Noooon, Tricotus ! Piété ! C'est beaucoup trop long le tricot ! Couturuuuuus, au secouuuurs !

Non mais vous vous rendez compte, en être réduite à appeler un démon à la rescousse pour me protéger d'un autre ! Et en plus, il s'est fait laminer le Couturus. Tricotus l'a emporté haut la main. Faut dire que c'est un peu ma faute aussi. Mais quel besoin j'ai eu de zyeuter les tricots sur Threadandneedles, ou d'aller admirer les magnifiques réalisations de Téï. Bon, mes protections anti Tricotus auraient sans doute tenu encore quelques temps mais comme une idiote, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller cliquer sur le lien vers le site d'Hélène Magnusson trouvé sur le post de Téï présentant son splendide pull islandais. Erreur fatale ! Éblouie par des modèles tous plus merveilleux les uns que les autres, toutes mes défenses se sont effondrées, Couturus a été balayé et ma carte bleue s'est mise à chauffer. Tricotus était entré en action, déterminé à prendre sa revanche. Et il n'y est pas allé de main morte.

J'aurais pu espérer que, pour une première attaque démoniaque, il tâterait le terrain et irait en douceur. Que nenni ! Il a tapé direct dans le châle dentelle islandais, un truc bourré de jeté, de mailles torse, de motifs à répétition et d'effets miroirs. Le truc où au début t'es tout content parce que t'enchaine les rangs. Évidemment, tu commences avec 7 mailles en tout et pour tout ! Mais rapidement tu déchantes parce que tu augmentes ton nombre de mailles d'au moins 2 tous les 2 rangs, que tu finis avec 178 mailles minimum et que tu mets 40 mn pour tricoter un seul malheureux petit rang ! Et ton tricot monte à la vitesse d'un escargot. Et à un moment, tu le regardes. Et là tu te demandes ce que c'est  que ce truc qui veut pas s'applatir et qui pourra jamais devenir le châle du modèle. C'est qu'il ressemble à rien ce truc ma petite dame. Et t'entends Tricotus qui ricane tout content du mauvais tour qu'il t'a joué jusqu'au moment où tu comprends que tout est normal parce qu'en fait, tu le tricotes en biais ce fichu châle et qu'il s'applatira donc quand il sera fini et que tu l'auras bloqué.

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Mais bon, finalement, il m'a plutôt rendu service au final le Tricotus. Ben oui, parce que j'ai eu beau le cajoler et le brosser dans le sens du poil, Chéri est resté intraitable : pas de MAC en vacances (pfff, sous le fallacieux prétexte qu'on n'a pas une remorque pour emporter le coin couture). Et cette année, au lieu de déprimer loin de ma Milady chérie et de me gaver de romans repose neurones, j'ai donc sauté sur mon tricot. Gnarf gnarf gnarf, tel est pris qui croyait prendre Tricotus ! Et un premier cadeau fin prêt pour Noël prochain, un ! Admirez un peu le travail.

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Tricotus est tombé en arrêt devant ce fil. Forcément, c'est du bleu canard et en plus, il y a un petit fil brillant ton sur ton qui fait scintiller le tricot au soleil. Et les démons adorent les trucs qui brillent !

Il s'agit du modèle brennunjalfr (non, j'ai pas fait de fautes d'orthographe) d'Hélène Magnusson, réalisé en Phil Diamant (marque Phildar), un fil mélangeant acrylique et polyester. Une pelote et demi ont été suffisantes ce qui le rend très économique je trouve. Bon, en même temps, c'est un tout petit châle.

Comment la Puce, il n'est même pas en vraie laine ton châle ! Ben non. Pour cause d'allergie, la laine de mouton ne passera jamais par moi, ni portée ni tricotée, j'ai pas envie de me gratter en permanence merci ! Et pour le mohair, l'angora ou le cachemire, c'est mon porte monnaie qui me fait une grosse allergie !

Bon ok. Mais ce châle alors, il était difficile à tricoter ? Franchement ... non, c'était pas difficile, seulement très très long. A croire que le tricot, c'est comme la bicyclette, ça s'oublie pas. Mais tout aussi franchement, je ne suis pas une référence niveau difficulté technique en tricot car les différents points ne m'ont jamais posé de difficultés, même à mes débuts. Mais ne me demandez pas de faire un jacquard, j'ai jamais été fichu d'en faire un correct.

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On admira au passage ma nouvelle coupe de cheveux. Ça se voit pas bien mais ma couleur tire sur le rouge sombre en fait. Si si, je vous jure !

Bon allez, c'est pas tout ça mais j'ai constaté que Tricotus avait acheté 2 couleurs de laine. Il y a donc fort à parier qu'il me prépare une seconde attaque et j'ai donc intérêt à réinstaller mes protections vite fait moi !

7 août 2016

Azraël affine sa technique

Alors, je vous ai déjà expliqué qu'Azraël était un véritable Don Juan. Faut dire qu'avec ses cheveux blonds, ses yeux bleus et sa bouille d'ange, il a tous les atouts de son côté. Et je vous jure que c'est pas parce que c'est mon fils que je dis ça. J'ai simplement remarqué que tout le monde se faisait charmer par ce petit démon jusqu'à ce qu'ils découvre son côté Gremlins !

Cette année, à la fin de notre séjour oléronnais, nous avons décidé d'emmener les monstros manger dans une crêperie avec Inferno Gran Mom, histoire de leur faire découvrir qu'il y a autre chose dans la vie que le MacDo et les crêpes au nutella, fut-il maison. Et c'est à cette occasion que nous avons pu constater avec inferno Gran Mom qu'après avoir été un Don Juan de cour de récréation, Azraël tentait une percée dans la cour des grands en draguant les serveuses.

Car d'un seul coup, voilà le sieur Azraël qui se lève précipitamment et se jette littéralement sur l'unique serveuse du petit resto où nous étions pour la serrer dans ses bras.

Câlin !

Euh, tu es très gentil mais là, je suis pressée mon bonhomme.

(Et la voilà qui s'en va prendre une autre commande et Azraël qui revient s'assoir tout dépité)

Tu sais mon Azraël, c'est vrai qu'elle a beaucoup de travail la dame.

Maiiiis, je suis amoureux moi !

(Avec Inferno Gran Mom, on était limite morte de rien. Oui, je sais, c'est pas très charitable)

Ben t'auras qu'à le lui dire quand elle reviendra prendre nos commandes de dessert.

D'accord.

Et quand elle est revenue pour la commande.

Ye veux une crêpe au chocolat !

Et aussi une crêpe au sucre. Azraël, tu n'avais pas quelque chose à dire à la dame ?

Madame, moi, je suis amoureux de toi !

Oh, t'es mignon ! Mais tu sais, ça va pas être possible. J'ai déjà un mari. Tiens, il est là-bas en cuisine.

Et la voilà qui repart après avoir fait admirer à Azraël le mari en question. C'est là qu'Azraël a eu une réaction typique d'orgueil masculin en découvrant que son charme légendaire n'arrivait pas à convaincre la dame de laisser instantanément tomber son mari. Et en la regardant partir, le voilà qui se met à lancer à pleine voix.

Mais non enfin ! C'était une blague, je plaisantais !

Pauvre Azraël. Son premier petit coeur brisé et sa première réaction de macho patenté blessé dans son orgueil mais refusant de perdre la face ! Mais au moins, nos voisins de table ont semblé apprécier cette distraction pour égayer leur repas.

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Si c'est sa prochaine technique de drague, c'est définitif, je ne le sors plus nulle part.

23 juin 2016

Conjuration burdesque

La semaine dernière, dans l'Inferno House.

Rhaaaaa ! Mais c'est quoi ce temps ! Y en a marre de la pluie !

T'as qu'à faire une conjuration.

(Ça, c'est Couturus qui parle)

De koua ?

Une conjuration ! Mais enfin, tous les démons connaissent ça !

Oui ben, aux dernière nouvelles, je suis pas un démon moi !

(on me souffle dans l'oreillette que vu mon humeur de chien en ce moment, c'est un point qui se discute. pffffff !)

Et on fait ça comme une conjuration d'abord.

Facile, on coud un vêtement ultra léger, ultra décolleté, le truc que tu peux mettre que s'il fait 30° à l'ombre et ça rééquilibre les flux cosmiques.

Mouais ! C'est ça! Dis plutôt que tu veux simplement coudre le dernier modèle que t'as vu chez Burda en fait.

Bon, comme j'avais pas vraiment grand chose à perdre, je me suis laissée convaincre par Couturus que la conjuration de la robe d'été avait un fort potentiel de réussite sur les changements climatiques et je me suis attaquée à la bestiole.

Ce qu'il faut savoir, c'est que Burda et moi, on est pas franchement copain copain même si je continue à craquer régulièrement devant certains modèles et à acheter le magazine. C'est qu'avec mon petit mètre 55, je suis trèèès loin de leur stature standard de référence et que ça me joue régulièrement des tours. En plus, là, histoire que la conjuration soit pleinement efficace, Couturus n'a pas opté pour le modèle le plus simple mais bel et bien pour une des "Master pièce" , le modèle 133 du Burda Style de juin 2016. Vu de face, le modèle parait très simple mais de dos, c'est une autre histoire avec son jeu de bretelles.

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Les maxi dress n'étant pas vraiment mon truc et vu que je voulais en profiter pour liquider un reste de Liberty bien trop petit pour une robe d'une telle longueur, j'ai largement raccourci le modèle pour avoir au final une longueur au genou. Au départ, quand j'ai vu Master pièce, j'avoue m'être demandé combien de semaines j'allais mettre avant de la finir et si j'avais une chance de la porter cet été indépendemment du temps. Alors c'est vrai qu'il y a beaucoup de pièces et que toutes les bretelles sont à double (2 pièces identiques assemblées ensemble par bretelles multipliés par 6 bretelles, ça commence à faire quand même). Mais en fait, ce n'est pas vraiment un modèle compliqué et le plus long, c'est de recopier le patron, de reporter les pièces et de les découper. Ça oui, c'est long ! Et casse bonbon !

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Un décolleté maxi plongeant

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Et le jeu de bretelles qu'il est trop beau non ?

En fait les vraies difficultés techniques sont là. Faire un bon report des pièces des bretelles sur son tissu pour qu'elles tombent bien ensuite et réussir son assemblage (et là, je dis une fois de plus merci à Madonna qui m'a permis de faire les ajustements sans me stresser). Une fois de plus, chez Burda, ça taille pas vraiment comme il faudrait pour moi mais bon, je commence à comprendre comment ça marche. Et comme cette robe est à taille haute (genre taille empire) avec une jupe évasée, ben les problèmes que je rencontre habituellement avec une ligne de taille mal placée n'ont pas eu lieu. Résultat, un modèle que, pour la première fois depuis que je couds du Burda, je n'ai pas eu à retoucher (enfin pas plus qu'un patron d'une autre marque). Incroyable non !

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Devant, coté et dos

Alors perso, entre le décolleté plongeant (que Chéri a adoré on se demande bien pourquoi) et le dos ajouré, je ne suis pas sûre de la porter souvent au bureau mais pour les vacances cet été, si le soleil se décide enfin à se montrer, elle va être parfaite. Réalisée dans un restant de Liberty donc et de coton à broderie anglaise (arriverais-je un jour à liquider ce damné coupon ?), elle reste assez confortable malgré son côté ajusté et s'avère parfaite pour faire face aux grosses chaleurs.

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Et portée, ça donne ça.

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Bon, pour le bureau, on oublie quand même les talons de 10 cm !

D'ailleurs, les habitants de région parisienne l'auront remarqué, la conjuration semble avoir partiellement fonctionné puisque la chaleur est là mais la pluie aussi. J'ai dû rater un truc quelque part mais je ne sais pas trop où. Un mauvais choix de tissu, j'aurai dû poser un passepoil, la longueur était 1 cm trop courte ou trop longue ? Que sais-je ? Si un spécialiste de la conjuration météorologo couturesque peut m'éclairer, qu'il ne se gêne pas surtout.

En tout cas, devant ce succès, je vais sûrement continuer à m'accrocher et tenter à nouveau du Burda ... un de ces jours ... mais pas tout de suite quand même !

 

9 juin 2016

Décalée

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Euh, Couturus. C'est quoi ce truc !

Ben ça se voit non ? C'est un imperméable.

Huuum, il n'y a pas comme un problème là. T'as vu ce soleil ! Tu te rends compte qu'il faut 24°C dehors quand même !

Et alors ! Dois-je te rappeler que, quand on a commencé à le coudre cet imper, il tombait des cordes et que t'étais bien contente que je te files un coup de main.

Mouais, il a pas tort le Couturus. C'est vrai qu'au premier abord, on se demande ce que j'ai fait de mon bon sens. Un imperméable ! Par ce beau soleil ! Seulement voilà, l'histoire c'est que pour son séjour chez les indiens, Gargamel avait un besoin urgent d'un imper. Ca faisait partie du trousseau O BLI GA TOIRE ! Manque de chance, son dernier imper était en taille 6 ans. Ben oui, je vous ai déjà dit qu'il avait horreur des tissus synthétiques alors les impers, c'est pas vraiment le genre de trucs que je renouvelle souvent. Et autant dire que Sir Gargamel portant actuellement allégrement du 12 ans voir du 14, son vieil imper taillait un poil trop petit. Comme on est hyper prévoyant chez les Infernos, je me suis aperçue du côté obligatoire de l'imper environ ... 5-6 avant le jour J. Et vu les trombes d'eau qui tombaient alors, de la mini inondation dans le garage et des routes coupées par la montée de l'Yvette  franchement, je n'ai pas remis en question le côté obligatoire de la chose. Bon, pas grave que je me suis dit, t'as largement le temps d'en trouver un dans les magasins, te prends pas la tête.

Sauf que j'avais oublié une donnée essentielle : seuls les enfants de moins de 10 ans sont susceptibles de se faire tremper par la pluie et donc d'avoir besoin d'un imperméable. Les autres ont un super pouvoir qui fait s'écarter les gouttes comme Moise la mer rouge rendant parfaitement inutile l'acquisition d'un tel vêtement. Comment ça je délire et je dis n'importe quoi. Mais pas du tout ! Sinon, vous expliquez comment vous que tous les imper que j'ai pu trouver en magasin s'arrêtent au 8-10 ans !

Bon, à ce stade, j'aurais pu paniquer. Mais non, je suis allée dans l'unique magasin de tissu à proximité de la maison et j'ai acheté à prix d'or un coton enduit beige à pois marrons. Ok, c'est pas le plus beau tissu du monde mais bon, c'était ça ou des Cup cakes et franchement, je ne voyais pas trop Sir Gargamel recouvert de Cup cakes. Le patron de gilet 39 tiré du Ottobre 1/2013 et c'était parti pour la confection d'un magnifique imperméable à pois.

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Dès le premier essayage, j'ai tout de suite compris qu'il y avait intérêt à ce qu'il fasse beau parce que sinon, elle allait souffrir grave pour le lui faire enfiler la maîtresse. Parce que c'était parfaitement clair. Le coton enduit, Gargamel, il aime pas ! Mais alors pas du tout ! En même temps, ça n'aurait pas dû me surprendre. Finalement, je me suis débrouillée autrement (j'aurai de toute façon jamais réussi à finir à temps) et c'est Azraël qui a hérité de la chose. Et au premier essayage, la réaction a été parfaitement identique à celle de son grand frère : le coton enduit, c'est maaaaaaal.

Maiiis maman ! Z'en veut pas. C'est moche, c'est cro grand et puis ça gratte !

Tu sais Azraël, je vais raccourcir encore les manches. Et puis je vais le doubler avec ce jersey tout doux. Regardes.

Oooooh, c'est tout doux. Je l'adore. Bon, d'accord maman.

Comme quoi, chez Azraël, une bonne doublure, ça fait toute la différence. Vu la différence de taille, j'ai tout de même eu pas mal de reprises à faire, surtout sur la capuche mais au moins, il est maintenant paré pour quelques années (enfin, j'espère). Reste à savoir comme le dit imper va se comporter face aux intempéries car je suis tout de même dubitative sur le côté imperméable des coutures. Mais au final, pour un truc cousu à la va vite et dans un tissu qui ne me plaisait pas vraiment mais restait le moins pire du magasin, je trouve que le résultat n'est pas si mal. Et Azraël a décrété qu'il l'adorait et voulait le garder tout la vie. Que demande le peuple.

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Comment ça il a un sourire crispé. Meuuuh pas du tout !

27 mai 2016

Le 27, c'est Pinterest

 

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Ben alors la Puce ? Où est-ce que tu te caches ? Youhou, t'es là ?

Oui oui, me revoilà. Après une semaine, comme dirait pudiquement l'une des secrétaires de mon labo en réponse à mon coup de fil de début de semaine, d'une passion intense et fusionnelle avec mes toilettes et ma nouvelle meilleure amie, la bassine en plastique, me voici de retour. Eh oui, alors que j'ai passé plus de 10 ans sans savoir ce que pouvait bien être une gastro, cette dernière a pris sa revanche en sévissant pour la 3ème fois cette année. Et comme la première, elle ne m'a pas loupé. Bon, je vais vous passer les détails (c'est pas reluisant la gastro, non vraiment vraiment pas reluisant). Ma seule consolation, c'est que je semble avoir été suprêmement égoïste et l'avoir gardé pour moi toute seule !

Heureusement pour vous, si j'ai été incapable de lever le petit doigt de toute la semaine, les 15 jours précédents ont été fort actifs alors j'ai plein de chose à vous montrer. Et pour tenir une promesse faite à Anne Françoise, ce post sera dédié au défi Le 27, c'est Pinterest avec des sacs à mugs.

Des sacs à mugs ? C'est quoi ce truc ? Ben la version la plus courante qu'on trouve sur Pinterest, c'est un truc comme ça.

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Il est chouette hein ! Désolée Téï, j'ai pas pu résister à te piquer tes photos.

Celui-ci, il a été fait par Téï, une couturière et une tricoteuse de talent et une grande voyageuse (si vous aimez rêver devant de beaux paysages, foncez sur son blog, il y a plein de photos). Quand j'ai vu ce mugbag, je me suis immédiatement dit que ce serait le cadeau de fin d'année idéal pour les maîtresses des monstros (et pour quelques autres amatrices de thé de ma connaissance). En plus, cela allait me permettre de m'abaisser à réaliser une basse vengeance : pourquoi seuls les parents devraient-ils recevoir avec des sourires d'extase et des cris enthousiastes les porte-clés en plastique fou et les dessous de plat en boite à camembert offerts par une progéniture débordante de fierté à la fête des mères ou des pères. Hein ? Pourquoi ?

Alors comme qui dit sac à mug dit mug, j'ai immédiatement mis les monstros à contribution en leur faisant décorer des mugs bien blancs avec des feutres spécial porcelaine. Tout en précisant bien sûr que c'était pour offrir à leur maîtresse chérie. Gnarf gnarf gnarf ! (Bon, en vrai, je les admire les maîtresses pour trouver tous les ans de nouvelles idées, chapeau quand même).

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Le chef d'oeuvre d'Azraël

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Le chef d'oeuvre de Gargamel

Et puis comme il n'y avait pas de raison que les monstros soient les seuls à s'amuser, moi aussi j'ai joué avec mes jolis feutres pour porcelaine.

 

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Aies-je déjà dit qu'on était fan de Totoro chez les Inferno ? Et le modèle est lui aussi inspiré de Pinterest.

Bref, revenons à nos sacs. Le modèle de Téï était vraiment superbe mais après réflexion, et le passage entre mes mains d'une version similaire offerte à Inferno Gran Mom par une de ses copines, je me suis dit que ce n'était finalement pas exactement ce que je voulais. J'ai donc foncé sur Pinterest à la recherche d'inspiration. Et j'ai trouvé ça.

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C'est ce modèle que j'ai donc pris comme base pour les miens. Pourquoi ce choix ? Pour plein de raisons mais les 2 principales sont la rapidité d'exécution (je voulais en faire 4 différents rapidement) et pour la stabilité.

Euh, la Puce, c'est quoi cette histoire de stabilité ? C'est à cause du poids du mug. Dans la version offerte à Inferno Gran Mom, je me suis rendue compte que, quand le sac était plein et qu'on le soulevait, la tasse pouvait basculer. Ce n'était pas très stable. Manipuler par un adulte, ça allait mais par un monstros brise-tout l'offrant à sa maîcresse adorée, c'était trèèèès risqué. Alors que l'avantage de cette version, ce sont les 2 anses qui en font un petit sac comme un autre, bien stable donc. En plus, selon le choix de tissu, on peut facilement le transformer en sac pour une petite princesse. Vous me croyez pas ? Regardez !

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Alors, c'est pas mignon !

Pour les maîtresses, ça donne plutôt ça. En plus du mug décoré par les monstros, j'y ai ajouté un petit bocal de mon thé préféré du moment et des sachets de tisane. Reste plus qu'à espérer qu'elles aussi, elles adorent le thé.

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On remarquera le bouton en fimo fait maison.

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Une fois bien garni

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Un modèle de stabilité je vous dis !

C'est un petit projet couture très simple et facile à réaliser, idéal pour utiliser des chutes et d'élastiques et débutant compatible. J'ai pris plein de photos en cours de réalisation alors je vous ferai un petit tuto bientôt.

Toutes les autres réalisations du défi Pinterest sont ici.

29 mai 2016

Le samedi, c'est Azraël qui choisit

Dans mon école d'ingé chérie, on a la chance d'avoir notre lundi de Pentecôte. Et ça tombe bien puisque les monstros, eux aussi, avaient leur lundi. Et qui dit week-end de 3 jours, dit confection non pas d'un seul gâteau mais de deux. Une fois n'est pas coutume, j'ai laissé Azraël exprimer ses préférences culinaires ce coup-ci. Alors, comme tout monstros qui se respecte, il a bien évidemment opté pour ... un gâteau au chocolat bien sûr. Son second choix, lui, a été un peu plus original : une tarte aux poires !

Bon alors, un gâteau au chocolat, moi, je veux bien. Mais lequel ? C'est qu'il y en a des tonnes de recettes de gâteau au chocolat. En surfant sur le net, je suis rapidement tombé sur les critiques dithyrambique du gâteau Chocolat Mascarpone de Cyril Lignac. Pour moi, Mascarpone = Tiramisu alors voir ça comme ingrédient principal d'un gâteau au chocolat, ça m'a interpelé. J'avoue, j'ai pas résisté, je suis allée voir d'un peu plus près à quoi ça pouvait bien ressembler.

Alors voilà, si vous aimez les gâteaux tout légers, les gâteaux compatible réalisation par un monstros et surtout, surtout, les gâteaux fort en chocolat, il est fait pour vous. D'abord, on a besoin de 3 fois rien : oeufs, mascarpone, sucre glace, farine et chocolat pour le gâteau, chocolat et beurre pour le glaçage (perso, je considère qu'il est facultatif, c'est trèèèès bon sans aussi). Ensuite, on le réalise en un tour de main au batteur électrique ou au robot classique et je peux vous dire qu'Azraël s'est éclaté avec le batteur. Et donc, comme je le disais, on peut facilement le faire faire par ses enfants, ce qui est loin d'être le cas de la plupart des autres gâteaux que j'ai pu faire dernièrement.

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On admira la touche à la Azraël : les petites boules de sucre colorées !

Niveau goût, surtout si vous choisissez un chocolat à 70% comme moi, c'est peu sucré. Et franchement, j'ai trouvé ça super. Ne pas me précipitez sur la bouteille d'eau juste après avoir mangé ma part et continuez à profiter de ce délicieux goût de chocolat, c'était un changement très appréciable par rapport aux autres gâteaux dont j'ai l'habitude. Quant à la texture, c'était étonnant. J'ai eu l'impression de manger une mousse au chocolat solide. C'est fondant, léger et trèèès moelleux. Après une nuit au frigo, ça devient plus compact mais le fondant et le moelleux demeurent. Bref, un gâteau qu'on refera chez nous sans hésiter.

Pour la recette, désolée, je suis une grosse fainéante, je vous la donnerai pas. Suffit de taper "gâteau chocolat mascarpone lignac" et maître Gougle vous trouvera des tonnes de sites avec la recette dessus. Mais comme je suis sympa quand même, voilà la dite recette en vidéo youtube (c'est pas beau ça).

 

Pour son second choix, Azraël avait donc opté pour une de mes tartes préférées, la tarte aux poires amandine. Une de mes tartes préférées mais que je n'ai jamais été fichue de réussir correctement jusqu'à maintenant. Soit la pâte n'était pas bonne, soit la tarte était trop sèche et les poires desséchées, soit les poires n'étaient pas assez cuites. Bref, il y avait toujours quelque chose qui n'allait pas. Jusqu'à ce que Gustus me fasse remarquer que j'étais la reine des pommes (ou plutôt des poires) en mettant systématiquement des fruits crus à cuire en même temps que le fond de tarte. Car tout le secret est là, qu'il m'a dit. Tu fais pocher tes poires dans un sirop et c'est tout bon après. Bon, l'autre secret, c'est de précuire le fond de tarte sinon tu crames tout aussi avant que le fond soit cuit. Pour cette tarte, j'ai repris 2 valeurs sûres déjà testés et largement approuvées à plusieurs reprises, la pâte sucrée et la crème amandine des tartes fraises et framboise que je vous ai déjà présenté.

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Sur cette base, j'ai placé 6 demi poires bien fermes préalablement pochées donc. Et j'ai obtenu cette petite merveille, qu'Azraël il a dit qu'il voulait plus manger les poires que comme ça maintenant. Allez, sur ce coup, je fais un effort, voilà la marche à suivre pour la recette.

Tarte aux poires amandines pour 6 personnes (moule de 20 cm) :

Il vous faudra une pâte sucrée et une crème amandine selon la recette de la tarte aux fraises. Je vous laisse vous y reporter.

  • 3 petites poires bien fermes
  • 500 gr d'eau
  • 150 gr de sucre

Préparez votre pâte sucrée exactement comme pour la tarte aux fraises, y compris son étalage entre 2 silpats ou feuilles de papier sulfurisées et son stockage au frigo. Préparez votre crème amandine et réservez. Puis attaquez vous aux poires. On les épluche, on les coupe en deux, on enlève délicatement le trognon. Dans une sauteuse ou une grande casserole, mettre l'eau et le sucre puis porter à ébullition. Hors du feu, ajouter les poires puis porter à nouveau à ébullition. Dès les premiers bouillons, mettre à feu moyen pour 15-20 mn selon la taille de vos poires. Le but, c'est que vos demi poires deviennent translucides sans partir en purée. Égoutter les poires (vous pouvez conserver le sirop qui a pris un délicat parfum de poire pour d'autres usages si cela vous tente). Mettre alors votre four à chauffer à 180°C en chaleur tournante.

Sortez la pâte sucrée du frigo. Graissez votre moule à tarte et garnissez le avec la pâte sucrée que vous piquez bien à la fourchette et enfournez pour 10 mn. Pendant ce temps, ciselez vos demi poires : on en fait des lamelles dans le sens perpendiculaire à leur longueur mais surtout, on laisse les lamelles ensemble.

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Après 10 mn, sortez le fond de tarte du four et aplatissez si la pâte à gonfler. Versez la crème amandine, bien répartir puis installer vos lamelles de poire tout en conservant la disposition en 6 demi poires. C'est pas clair ? Ça m'étonnes pas. Regardez plutôt la photo.

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Au centre, j'ai rajouté un morceau de poire mais c'est totalement facultatif.

Et hop, on remet au four pour 30 mn environ. Il faut que la tarte soit bien colorée mais que les poires ne soient pas reséchées. Si vous avez l'impression que la crème autour des poires n'a pas assez cuit, laissez 5 à 10 mn supplémentaires. Comme cela dépend de la quantité d'eau rendue par les poires, il est difficile de donner des temps de cuisson plus précis. Il ne reste plus qu'à vous régaler.

15 août 2015

Papa Azraël

Mercredi soir, Chéri avait bien du mal à marcher une fois de plus, son boulet préféré étant de retour, dans une nouvelle configuration, bien plus drôle apparemment.

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Surtout, observer bien la position du boulet, c'est important pour la suite.

Mais cette boulettisation ne fut pas sans effet secondaire apparemment car le jeudi matin, en entrant dans la chambre d'Azraël, une surprise m'attendait. L'esprit de Chéri avait investi le corps d'Araël et Azraël, chassé de son corps, avait pris possession d'une poupée (depuis le temps qu'il voulait être en rose le coquin).

Bonjour mon Azraël. Tu as bien dormi ?

Moi me suis pas Azraël, me suis papa !

Ah bon ?

Viens maman, on va faire le petit dénener du bébé !

Et me voilà embarquée bon gré mal gré dans une séance de dînette où papa Azraël a préparé le petit déj (tartine, clémentine et saucisse en plastique au menu) et donner le biberon au bébé répondant au doux nom d'Azraël.

Bon euh, Azraël, faudrait descendre là. Tu dois te préparer et moi je dois aller au travail.

Maiiiis euuuh, me suis pas Azraël ! me suis PAPA !

Ouais ben alors papa, faudrait prendre ton petit déj avant d'aller au boulot !

Booon, d'accord madame maman !

(oula, attention, quand le madame est de sortie, les bêtises ne sont pas loin)

Moi me va mécre mes tautons.

On admira donc le sieur Azraël déambulant dans la maison avec de splendides chaussons 3 fois trop grands pour lui, tout en promenant son bébé dans ses bras en attendant que son petit déj soit prêt.

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Oh mon papa, moi mé a crès pain !

(avec une voix de crécelle bien aigue que vous avez envie de perdre instantanément l'usage de vos tympans)

T'inquiètes pas mon bébé, maman prépare le petit dénener.

Me peux goûter ta madeyene papa ?

Tiens mon bébé ! Oh, t'as pait une bêtise ! Mamaaaaan, le bébé a pait une bêtise !

Ah bon ? Et quoi donc ?

Regardes, il s'est tout sali la bouche ! Faut essuyer ! C'est pas bien mon bébé !

Padon mon papa !

(Bon apparemment, le passage d'Azraël dans le corps d'une poupée le rend infiniment plus aimable. Je commence à me demander s'il ne serait pas bon qu'il y reste quelques mois)

Papa, me peux m'assoir sur ton pied ?

Maman, mé a du mal à marcher !

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Alors, il n'y aurait pas comme un petit air de déjà vu ?

Et voilà, le boulet était de retour encore une fois. Décidément, en chair et en os ou sous forme de poupée, Azraël reste égal à lui-même. Mais je me demande si Chéri préférait pas lui aussi qu'Azraël reste dans le corps de la poupée encore un peu. Il a tout de même l'air moins lourd sous cette forme. Non ?

 

6 mai 2016

Sexy, même pour aller au lit

Et là, juste après avoir lu le titre, vous entendez Chéri et le Couturus qui se bidonnent à mort ! Oui parce qu'il faut bien être honnête, dans le genre tenue sexy, on fait mieux, beauuuuuucoup mieux.

Mais enfin la Puce, de quoi tu parles ? Mais de mon dernier pyjama bien sûr ! Car si ma garde-robe est ma fois assez bien fournie en tenues de jour, pour ce qui est des nuits, c'est la Bérézina. Tout est vieux et usé jusqu'à la corde, à part le pyjama rose que je me suis fait l'été dernier. Il était donc grand temps que je fasse quelque chose, en l'occurence, que je me couse les modèles 37 (pantalon) et 38 (haut mais avec les manches longues du 39) du Tendance n°19. Ce fut chose faite ce week-end, dans des mini coupons de jersey tout légers noir et dans les tons vert amande. Et oui, j'ai dû utiliser 3 coupons parce qu'initialement, c'est une chemise de nuit que j'avais prévu mais avec le froid de canard des jours derniers, ça me tentait plus trop. Sauf que mes 2 coupons vert amande, qui allait parfaitement pour une chemise de nuit, cela ne suffisait pas pour un pyjama d'où l'utilisation d'un restant de jersey noir. Normalement, ça aurait dû donner un truc dans ce genre là.

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Bon ok, c'est pas hyper sexy mais ça a l'air drôlement confortable. Et bien mes petits amis, je vous confirme. C'est pas sexy, mais alors pas du tout du tout mais c'est hypeeeeer confortable. Je n'en suis pas à mon premier modèle Tendance Couture et j'avoue que j'ai encore un peu de mal avec leur tableau des tailles. Si je les en crois, avec mes mensurations, j'aurai dû coudre un XL soit une taille 46/48. Là déjà, je m'interroge car pour moi, un XL, c'est un 42-44. Et moi, ça fait un petit moment que ma taille est plutôt du genre 42 voir 40 que 44. Du coup, après avoir longuement hésité, j'ai opté pour un L soit un 42-44 d'après leur tableau de mesure. Et bien moi qui aime avoir mes aises pour dormir, j'ai été bien servie. Niveau pantalon, ça pouvait encore aller avec la taille élastiquée et à condition de résister à la crise cardiaque ou à l'envie de suicide quand on regarde le sac monstrueux que ça donne une fois fini qu'on se dit qu'un éléphant y tiendrait à l'aise. Sans oublier que les patrons sont certainement prévus pour des girafes obèses vu que j'ai dû réduit la longueur des jambes de 15 bon cm. Mais le pire, c'était le haut ! Il était tellement grand que le décolleté m'arrivait sous la poitrine (ah ben tiens c'était sexy ça pour le coup !). Heureusement, une petite réduction entre les 2 milieux devant et le problème était résolu. Mais la prochaine fois, je prévoirais une taille encore en dessous pour leurs modèles en jersey. Oui, parce que leurs modèles en tissu non extensible n'ont pas le même problème allez comprendre !

A part ce détail, aucune difficulté niveau réalisation technique. C'est un modèle hyper simple et assez rapide à faire. Quand je me serais remise du choc moral, j'envisagerais certainement de me coudre le même version chemise de nuit pour cet été (en taille M cette fois). Bon, vous voulez vraiment voir à quoi ça ressemble ? Ok, mais je nierais jusqu'à mon dernier souffle être le mannequin des photos !

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24 avril 2016

Le samedi, c'est Tarte aux fruits

Eh oui, cette fois, on a fait dans le classique et la simplicité. Quoique, pas si simple que ça tout de même car avec Gustus, rien ne saurait être simple. Il faut toujours qu'il ajoute son grain de sel ou plutôt sa crème d'amande. Car aujourd'hui, c'est la recette pour une tarte aux fraises ou aux framboises (j'ai fait les 2 et j'en ai tiré quelques leçons) que je vous propose, une recette très largement inspirée de celle de Maîtresse Valérie du blog C'est ma fournée.

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Le week-end dernier, c'est la version Fraise de cette tarte que j'avais essayé et je n'en étais pas entièrement satisfaite. Fond de tarte trop épais, pâteux en bouche et un goût qui éclipsait tous les autres. J'y ai donc apporté quelques modifications et la version Framboise de ce week-end aurait été parfaite avec quelques framboises de plus. J'avais prévu un peu juste mais je vous ai corrigé ce détail dans la recette que je vous fais donc partager sans crainte.

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Cette tarte se compose d'une pâte sucrée comme base. La pâte sucrée, contrairement à la pâte sablée, est nettement plus molle et très collante à la confection. Elle contient de la poudre d'amande et un oeuf entier. La pâte sablée, elle, contient plus de beurre et seulement un peu de jaune d'oeuf comme liant ce qui la rend beaucoup plus friable mais moins collante que sa cousine. Chacune a ses avantages et ses inconvénients. Pour cette tarte, je préfère la pâte sucrée car elle est plus fondante et plus facile à découper je trouve. Après, c'est vous qui voyez selon vos goûts.

Sur cette pâte sucrée, on vient ajouter une crème d'amande. Je suis une accro de la crème d'amande et j'attends avec impatience le jour où je trouverais enfin la recette de tarte aux poires amandine de mes rêves (si vous avez des tuyaux, n'hésitez pas). Par dessus, et parce que sinon l'ensemble serait assez sec, on ajoute une crème pâtissière délicatement parfumée à la vanille. Et enfin, les fraises ou les framboises (ou les 2 pourquoi pas). Et ça vous donne un truc comme ça.

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Deux points sont essentiels pour bien réussir cette tarte. Ne pas commettre l'erreur d'avoir un fond de tarte trop épais (pour les raisons évoquées plus haut) et ne pas le faire cuire suffisamment. Comme la pâte sablée, la pâte sucrée, pour être bien fondante et sans effet carton pâte à la dégustation, doit être bien cuite. Donc avant de couper son four, on démoule rapidement le fond de tarte et on s'assure qu'il est bien doré partout DESSOUS sinon, on remet à cuire. Si vous n'avez pas beaucoup de temps devant vous, on peut facilement tout préparer la veille et dresser quelques heures ou juste avant (sauf les fioritures à faire impérativement au dernier moment). On peut congeler la pâte sans problème pour une utilisation différée (sortir du congel la veille et laisser décongeler tranquillement au frigo toute la nuit) et on doit même pouvoir congeler le fond de tarte mais ça, j'ai pas testé alors je ne l'affirmerai pas. Par contre, hors de question de congeler la crème pâtissière ou les fruits mais la crème peut patienter sans difficulté jusqu'à 48h au frigo sous certaines conditions. Allez, c'est parti pour la recette. Elle peut paraître longue mais en fait, vous en avez pour 1h-1h30 pour la préparation, 20 mn de dressage et une période de refroidissement des préparations (allez, on ajoute 1h pour être tranquille) mais si vous préparez, elle ne compte pas.

Tarte aux fraises ou aux framboises (ou à autre chose on n'est pas sectaire)

Pour un moule ou un cercle de 24 cm soit 6 à 8 personnes

Pâte sucrée :

  • 190g de farine T55
  • 20g de maïzena (ou de fécule de pomme de terre selon ce que vous avez)
  • 90g de sucre glace
  • 130g de beurre pommade (c'est du beurre bien mou)
  • 35g de poudre d'amandes
  • 1 grosse pincée de sel (soit environ 1g)
  • 50g d'oeuf battu (un oeuf moyen)

Crème d'amande :

  • 50g de beurre très pommade (donc très mou)
  • 50g de sucre
  • 50g de poudre d'amandes
  • 1 oeuf moyen (50g)
  • 15g de crème liquide entière (ou 25g si vous ne mettez pas de rhum)
  • 10 g de rhum

Crème pâtissière :

  • 265g de lait entier ou demi-écrémé
  • 60g de sucre
  • 22g de maïzena
  • 3 jaunes d'oeuf
  • Les graines d'une belle gousse de vanille
  • 22g de beurre froid en dés

500g de fraise ou 300g de framboises (moi, je n'en avais que 250g et ça manquait un peu j'ai trouvé).

On commence par préparer la pâte sucrée. Dans un saladier, on tamise ensemble farine, poudre d'amande, sucre et maïzena. Ça aère le tout et ça permet de mélanger les ingrédients de façon plus homogène mais on peut s'en passer si vous avez la flemme (ou tout simplement pas de passoire pour le faire). On ajoute le sel et le beurre pommade. On mélange bien de façon à sabler tout ça. On doit obtenir un mélange homogène et bien sablé. On ajoute l'oeuf battu et on mélange à nouveau pour obtenir une pâte homogène. Attention à ne pas trop la travailler sinon, elle va se rétracter à la cuisson. Même homogène, cette pâte va rester très molle et collante. Inutile d'espérer en faire quoique ce soit dans l'immédiat. On forme une boule avec, on la place entre 2 silpats ou 2 feuilles de papier sulfurisé et on l'étale en un cercle suffisamment grand pour pouvoir garnir notre moule de 24 cm. Le fait d'étaler entre 2 feuilles rend difficile l'appréciation de l'épaisseur mais tachez tout de même de ne pas dépasser 3 mm d'épaisseur pour faciliter la cuisson et éviter l'effet carton pâte. N'ayez aucune inquiétude. Si, crue, la pâte est très molle, une fois cuite, c'est un modèle de tenue même à si faible épaisseur. Une fois étalée, on la place au frigo pour 1h et on préparer la suite pendant ce temps.

Pour la crème d'amande, dans un saladier, on met le beurre pommade (j'insiste, il faut vraiment qu'il soit très très mou mais pas fondu), la poudre d'amande, la crème, le rhum et le sucre. On mélange bien à la cuillère magique ou au fouet en évitant d'incorporer trop d'air (donc on mélange, on fouette pas). On ajoute alors l'oeuf et on mélange. L'idée est toujours d'incorporer parfaitement l'oeuf sans ajouter trop d'air dans la préparation sinon la crème gonflera à la cuisson. On filme le saladier et on réserve. Surtout, ne mettez pas au frigo sinon ce sera galère à étaler ensuite. Normalement, l'heure n'est toujours pas terminée et vous pouvez passer à la confection de la crème pâtissière.

Dans un saladier, on met les jaunes d'oeuf ainsi que les graines de la gousse de vanille. On mélange bien à la cuillère magique ou au fouet. On ajoute le sucre et la maïzena et on mélange à nouveau. Inutile de chercher à blanchir le mélange, il suffit qu'il soit homogène. Dans une casserole, on met le lait à chauffer avec la gousse de vanille (dont on a déjà enlevé les graines je vous le rappelle). Quand le lait bout, on l'enlève du feu, on enlève la gousse de vanille et on verse en 3 fois le lait sur le mélange précédent en n'oubliant pas de bien remuer entre chaque ajout. On retransvase le mélange obtenu dans la casserole (en le filtrant avec une petite passoire, c'est mieux pour enlever les éventuels morceaux d'écorce de vanille mais ce n'est pas obligatoire). On racle bien le saladier à la marise pour ne rien perdre, surtout les graines de vanille. On remet sur feu vif (7-8 sur une plaque montant à 12) et on fouette sans discontinuer jusqu'à ce que le mélange commence à épaissir. On enlève du feu sans cesser de fouetter. La crème va finir d'épaissir et on n'aura au final une texture bien lisse et sans grumeaux. On ajoute enfin les dés de beurre froid et on mélange pour obtenir une crème bien lisse et brillante. On verse tout ça dans un plat et on filme au contact avant de placer au frigo. Si vous avez opté pour la préparation en avance, vous ne toucherez plus votre crème avant qu'on en soit au dressage final. Bien filmée, vous pourrez la conserver au frigo jusqu'à 48h. Attention quand même, la crème pâtissière est un produit fragile qui ne se conserve pas très longtemps. N'imaginez pas la faire une semaine à l'avance.

La pâte à tarte doit maintenant être bien froide et dure. On met le four à préchauffer à 180°C chaleur tournante et on sort la pâte du frigo. On enlève la première feuille (papier sulfurisé ou silpat) qui doit se détacher facilement. Si vous utilisez un cercle pour votre tarte, placer un papier sulfurisé sur une plaque à pâtisserie et mettez votre cercle dessus sans rien graisser. Si vous utiliser un moule à tarte, graisser le fond à la bombe (ou beurre-farine). En effet, même si elle est riche en beurre, la pâte peut adhérer au fond du moule, en particulier si la cuisson est insuffisante. Mieux vaut donc prendre ses précautions. Poser la pâte sur votre moule, côté papier ou silpat vers vous. Vous pouvez normalement enlever facilement cette seconde feuille. Foncez votre moule. Si la pâte se casse, pas d'affolement, elle va rapidement se ramollir et vous pourrez facilement faire tous les raccords nécessaires. Piquez la bien à la fourchette, il ne faut surtout pas qu'elle gonfle à la cuisson  puis enfournez pour 10 mn sur une grille placée au 2ème gradin en partant du bas. Après 10 mn, sortez le moule du four. Si la pate a un peu gonflée, c'est le moment de l'applatir délicatement. Versez la crème d'amande dans le moule. Comme c'est très chaud, le beurre de la crème d'amande va commencer à fondre ce qui peut rendre l'étalage un peu délicat (d'où l'intérêt qu'elle soit restée à température ambiante). Quand la couche est uniforme, remettez au four pour 30 mn. Selon le four, pour une même température, la cuisson n'a pas forcément la même intensité. A partir de 20 mn de cuisson, commencez à surveiller régulièrement votre fond de tarte pour vous assurer de sa coloration. La crème d'amande doit être parfaitement dorée (brune, pas jaune d'or) et le bord de la pâte sucrée doit limite être en train de noircir. Sinon, le dessous ne sera pas assez cuit. Quand la bonne couleur est atteinte, sortez le fond de tarte du four et démoulez sans attendre pour contrôler la couleur du dessous. Si c'est bon, placez sur une grille pour refroidir, sinon, c'est parti pour 5 mn de cuisson supplémentaire. Si vous avez opté pour une préparation la veille, enveloppez le fond de tarte dans du papier alu une fois bien froid et réservez dans un endroit frais et sec, à température ambiante.

C'est le jour J, le jour où vos invités ou votre famille ont prévu de se jeter sur un dessert de rêve, on va donc passer au dressage. A part les finitions, vous pouvez dresser quand vous voulez, de quelques heures à 20 mn avant (20 mn étant à peu près le temps de dressage). En fait, vous pouvez même dresser la veille mais je trouve personnellement que la crème pâtissière se dessèche un peu et les fraises peuvent rendre un peu d'eau donc je préfère éviter. Placez le fond de tarte sur le plat de service. Sortez la crème pâtissière du frigo et fouettez à la cuillère magique ou au fouet. Le but est de rendre toute sa souplesse à la crème. Il faut donc mélanger jusqu'à éliminer tous les grumeaux. On la verse dans une poche à douille, nue ou muni d'une douille et on garnit le fond de tarte avec TOUTE la crème. Il ne reste plus qu'à placer artistiquement fraises ou framboise.

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Juste avant de servir, on saupoudre de sucre glace et on décore de pistaches caramélisées, de coeurs en chocolat, de fleurs en pâte à sucre, d'autres choses ou de rien du tout. Et voilà, il n'y a plus qu'à se régaler. Si vous avez des restes, protégez les d'une feuille de papier alu et conservez au frigo. Ils seront toujours aussi délicieux le lendemain (plus longtemps je sais pas, le temps de survie d'une tarte fraise/framboise dans l'Inferno House ne va pas au delà de 24h et encore).

Insert du 29 mai : Dans cette recette, il va vous rester une quantité non négligeable de pâte sucrée. Normalement, le restant vous permet de faire une tarte de 18 cm. Sinon ces proportions sont parfaites pour 2 tartes de 20 cm.

 

17 mars 2016

Le samedi, c'est viennoiseries

Que faire, mais que faire quand on a une envie de croissants et de pains au chocolat au petit déjeuner mais aucune envie d'aller jusqu'à la boulangerie par ce temps pluvieux humide et froid. Un problème insurmontable ? Que nenni, pas quand on a un Pâtissus Gustus à demeure dans sa cuisine. La solution est très simple, on les fait soi-même voyons !

Impossible me direz-vous ! Beaucoup trop compliqué, difficile et tout et tout. Eh bien pas du tout. C'est tout simple (si si, je vous jure, même que les monstros ont participé à la confection de ma dernière fournée), il faut juste prévoir d'étaler la fabrication sur une demi-journée parce qu'il y a des temps de pause de 1 à 2h entre chaque étape. Car le croissant, c'est à la base une pâte feuilletée (donc long temps de pause entre les différentes étapes pour réaliser le feuilletage) mais dopée à la levure (donc long temps de pose pour que la pâte gonfle sous l'action de la levure).

Bon eh oh la Puce, te fiches pas nous là. Ils doivent ressembler à rien tes croissants ! Meuh pas du tout. Personnellement, j'ai fait le choix de réaliser des mini viennoiseries et elles sont magnifiques. La preuve.

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Miam, ça me donne faim à moi !

Et comme je ne voulais pas m'arrêter en si bon chemin, j'ai aussi fait des chinois selon une recette que j'ai improvisé à partir d'une base brioche (celle de mon pain brioché qu'on adore manger comme ça ou fourré à la knacki) et d'une crème pâtissière tirée de la recette des pains aux raisins de Pirouli. Ce que j'apprécie vraiment avec cette recette, c'est que grâce à mon four préchauffé à 50°C, les temps de levée pour la brioche sont fortement réduits. Du coup, on peut parfaitement préparer les chinois tranquillement le matin pour les déguster au goûter. En plus, je fais d'une pierre 2 coups car je n'utilise qu'un tiers de ma pâte à brioche pour faire les chinois, les 2/3 restant me servant à confectionner un pain brioché nature (Gargamel et Chéri ont un petit faible pour le pain brioché grillé tartiné de Nutella maison ou de beurre salé).

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Le truc bizarre en bas à droite, c'est l'entame du boudin dans lequel on découpe les chinois.

Chéri, qui est un grand fan des pains aux raisins, a adoré les chinois aux pépites de chocolat. Et là, je vous vois venir. Maiiis la Puuuce, enfiiiin, pourquoi t'as pas fait des pains aux raisins si Chéri adore ça. Ben d'abord parce que je suis une grosse fainéante. Alors comme il est bien le seul à aimer ça et que j'aurais dû prévoir autre chose pour les monstros, ça me tentait pas trop. Ensuite, parce que cette recette a un rendu proche du pain aux raisins (d'ailleurs, on peut parfaitement remplacer les pépites de chocolat par des raisins secs) tout en étant nettement moins grasse et moins écoeurante.

Bref, ça vous tente ? Allez, c'est parti pour les recettes, et avec quelques photos en cours de réalisation en prime.

Les chinois aux pépites de chocolat (pour environ 9 beaux chinois et moi et moi et moi ... et 2 entames)

On commence par faire la pâte à brioche en suivant cette recette. Si vous conservez les quantités indiquées, vous aurez assez de pâte pour vos 9 chinois et pour un pain brioché. Si vous ne voulez que les chinois, divisez par 3 les proportions de la recette de la brioche. Ou alors faites 18 chinois et multipliez par 3 les proportions pour la crème pâtissière.

Dès que votre pâte est prête et mise au four à 50°C pour la 1ère levée, on s'attaque à la crème pâtissière.

Ingrédients pour la crème pâtissière :

  • 175g de lait
  • 40g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 2 jaune d'oeufs
  • 15g de maïzena
  • 1,5 cs de fleur d'oranger (facultatif mais drôlement bon)
  • 60g de pépites de chocolat (noir ou au lait)

Dans une casserole, on met le lait à bouillir. Dans un saladier, on met sucre, sucre vanillé, jaune d'oeuf et maïzena. On mélange énergiquement jusqu'à obtention d'un mélange bien homogène et semi liquide (ou, parce qu'au début, on a l'impression qu'il n'y aura jamais assez de jaune d'oeuf et qu'on va se retrouver avec un gros bloc bien dense). Quand le lait est chaud, on verse petit à petit dans le saladier tout en fouettant bien. On remet dans la casserole et hop, sur feu vif (7-8 sur une plaque vitro montant à 12) en fouettant sans discontinuer à la cuillère magique ou avec un petit fouet. Dès que le mélange commence à épaissir, on enlève du feu tout en continuant à remuer car la crème continue à cuire.

Quand le mélange est bien lisse, on ajoute la fleur d'oranger. La crème est prête. Elle est relativement épaisse et va se figer en refroidissant ce qui la rendra difficile à étaler sur notre pâte à brioche. Je vous conseille donc de la laisser refroidir soit dans un petit plat rectangulaire d'environ 18x20 cm, soit dans un sac congélation (qu'on découpera ensuite pour récupérer la crème) où vous allez l'étaler. Vous aurez ainsi une belle couche régulière d'environ 4 mm d'épaisseur de crème.

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Votre pâte a levée, vous allez pouvoir la sortir du four en mode étuve. Vous mettez de côté 1/3 de pâte pour vos chinois et vous faites 4 boules des 2/3 restants. Elles vont vous permettre de faire un beau pain brioché dans un moule à cake de 24 cm préalablement beurré (ou ouraganisé). On procède alors comme pour les saucisses briochées. On étale grossièrement une boule de pâte, on la plie en 3 pour lui donner la largeur du moule à cake, on lui donne un quart de tour et on étale à nouveau pour avoir un beau ruban de pâte dégazé de la largeur du moule. On roule alors la pâte comme un gâteau roulé et on place dans le moule. On procède de même avec les 3 autre boules de pâte. Si vos rouleaux ne remplissent pas le moule entièrement, pas de panique. C'est normal et c'est pas grave. Comme la pâte va beaucoup gonflée, les trous vont se remplir. Et comme il y a plein de place pour que ça gonfle, le pain sera tout léger.

Il est temps de s'attaquer aux chinois. On étale notre 1/3 de pâte en un rectangle dont un des côtés a les mêmes dimensions que notre rectangle de crème pâtissière et l'autre est d'environ 1 cm plus grand.

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On sort la crème de son sac et on la pose sur la pâte.

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On recouvre de pépites de chocolat et on roule le plus serré possible pour obtenir un gros boudin qu'on va souder avec le cm de pâte sans crème pâtissière.

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On prend un couteau bien aiguisé qui coupe bien (éviter les dents qui vont déchirer la pâte) et on découpe des tranches de 1-2 cm que l'on disposera sur une plaque à pâtisserie garnie d'une silpat ou de papier sulfurisé.

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Oui, je sais, on a l'impression que ça ressemble un peu à rien là.

Puis on remet dans le four chinois et pain brioché à 50°C pour la seconde pousse. Après 1h, tout a bien gonflé (il faut que les trous soient bouchés et que la pâte atteigne ou dépasse le haut du moule pour le pain brioché).

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Mais quand ça a gonflé, ça change tout !

On sort tout ça du four le temps qu'il chauffe jusqu'à 150°C et on enfourne pour 50 mn environ. Il faut surveiller régulièrement la cuisson des chinois après 30 mn sinon ils risquent de brûler, le pain brioché restera lui bien ses 50 mn.

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Et voilà, il n'y a plus qu'à se régaler.

 

Les petits croissants (pour environ 20 mini croissants ou 15 mini croissants et 4 mini pains au chocolat)

Désolée, j'ai pratiquement pas pris de photos en cours de réalisation donc si les "tours" à donner à la pâte ne sont pas clairs, je vous invite à aller voir la  recette en image de Maître Valérie. Ma façon de faire la pâte n'est pas la même parce que j'utilise toujours de la levure sèche (et c'était une cata la première fois que j'ai suivi la recette à la lettre) et que je n'ai pas de robot mais pour le reste, c'est tout pareil.

Ingrédients :

  • 175g de farine type 55
  • 75g de farine type 45
  • 30g de sucre en poudre
  • 5g de lait en poudre (entier ou non)
  • 6g de sel
  • 50g de beurre bien mou coupé en dés
  • 6g de levure sèche
  • 115g d'eau tiède
  • + 125g de beurre froid laissé au frigo jusqu'au dernier moment (le mieux c'est un beurre de Charentes A.O.C type "Grand fermage" mais sinon, n'importe quel beurre de qualité ça marche aussi) Surtout, ne le couper pas en petits bouts, il doit rester en un gros bloc.
  • Pour la dorure : 1 oeuf battu

Dans un grand saladier, on commence par délayer la levure dans l'eau tiède. Il faut que ce soit bien délayer donc on hésite pas à commencer par ça et on pèse le reste des ingrédients pendant que la levure se réhydrate. On attend que le mélange soit revenu à température ambiante (normalement, à force de touiller pour délayer, ça va vite) puis on met dans l'ordre, les 2 types de farine (me demander pas pourquoi il y en a 2, je cherche toujours donc je ne sais pas si c'est vraiment important), le sucre, le lait en poudre, le sel et le beurre bien mou. J'insiste, il faut vraiment que le beurre soit mou sinon vous allez galérer pour bien l'amalgamer à la pâte. Mais bon, si vous avez du temps à perdre et des bras en acier, pas de problème s'il est encore ferme.

Là, on a pas peur de se salir, on a évité de lessiver ses parquets juste avant sinon vos bras vont demander grâce et c'est parti pour le pétrissage. Niveau durée, ça prend le temps que ça prend. Oui, je sais, c'est pas super précis comme mesure mais bon comme on fait ça à la main, c'est très variable avec l'énergie et l'endurance du moment. Bref, on pétrit jusqu'à ce que la pâte forme une belle boule bien homogène et élastique qui colle pas. Vous l'applatissez en un beau carré (peu importe l'épaisseur), vous la filmez (avec du film alimentaire hein, pas avec votre smartphone) et hop, au frigo pour 2h.

Pendant ce temps, vaquez tranquillement à vos occupations.

Deux heures plus tard donc, vous sortez votre pâte du frigo, vous farinez très légèrement votre plan de travail (il faut incorporer le moins de farine possible à votre pâte) et vous l'étalez en un magnifique rectangle de 5-6 mm d'épaisseur. Perso, je vous conseille de faire ça sur une silpat ou un papier sulfurisé fariné, surtout si vous avez pas beaucoup de place parce qu'il va encore falloir étaler le beurre. Le faire sur une silpat ou du papier vous permettra de mettre la pâte de coté le temps de vous occuper du beurre. On sort donc notre beurre du frigo et on le place sur une silpat ou un papier sulfurisé plié en 2 (pour le coup, la silpat c'est nettement nettement mieux). Puis on l'écrabouille joyeusement pour réussir à l'étaler en un rectangle de la même largeur que notre pâte et d'une longueur équivalente à la moitié. On place notre rectangle de beurre au congèl 5 mn afin qu'il durcisse un peu et soit plus facile à manipuler. Quand on ressort le beurre du congel, il est normalement très facile d'ôter silpat ou papier sans que ça colle partout. On dispose notre rectangle de beurre sur la moitié inférieure de notre rectangle de pâte. On rabat sur le beurre la moitié supérieure de la pâte. On se retrouve donc avec un magnifique chausson géant au beurre.

En pratique, je m'arrange toujours pour pouvoir souder les bords du "chausson" sur tout le pourtour. Ca n'est pas très bon pour le feuilletage mais ça évite les fuites de beurre dans les opérations suivantes. En théorie, ce n'est pas nécessaire mais bon, c'est quand même un peu du massacre quand on le fait pas.

Pour la suite, si on est fatigué, on peut faire appel aux monstros. Les performances en écrasement des monstros étant très élevées, c'est un phase qui ne leur pose aucune difficulté. Toutefois, si vous êtes du genre tatillon qui veut des beaux croissants tous identiques et parfaitement proportionnés, le retour au monstros peut être une erreur, ce dernier ayant une forte tendance à confondre les formes géométriques et transformer un beau rectangle en un ... ben un truc en fait ... mais allongé quand même !

On prend donc notre chausson dont la pliure est normalement en haut et on lui donne un quart de tour vers la gauche. La pliure se trouve donc à gauche. On l'étale en un grand rectangle de 5-6 mm d'épaisseur. On attrape le bas et on le plie de sorte à amener le bord de la pâte à peu près au 2/3 de la pâte. On rabat le haut de la pâte de sorte à amener le bord contre l'autre bord. Puis on plie de rectangle obtenu en 2, en rabattant la partie inférieure sur la partie supérieure. On filme tout ça et au frigo pour 1h à nouveau.

On ressort notre pâton du frigo et on l'installe sur le plan de travail avec la pliure à DROITE cette fois. On appelle le monstros de son choix et on le fait étaler en un grand rectangle de 5-6 mm d'épaisseur. Attention, le monstros est parfois pointilleux et veut absolument contrôler l'épaisseur au double décimètre. Une fois les vérifications monstrosiennes effectuées, attraper le bas de la pâte et replie jusqu'à la moitié. Puis repliez le haut de la pâte par dessus. On filme encore (Spielberg n'a qu'à bien se tenir) et c'est reparti pour 1h au frigo. Ben quoi, je vous ai prévenu que c'était long, facile mais long, très long, trèès trèèèèèès long.

Allez, courage, c'est presque fini. On ressort donc notre pâte du frigo pour la DERNIÈRE fois. Non, vous ne rêvez, c'est la phase finale. Là, soit vous avez beaucoup de place et c'est parti pour le dernière étalage, soit vous n'en avez pas beaucoup et vous coupez votre pâton en 2 pour vous y prendre en 2 fois. Vous n'oubliez pas de fariner légèrement votre plan de travail et c'est parti. On étale donc la pâte toujours en rectangle de 3-4 mm d'épaisseur. On y découpe des beaux triangles pour faire des croissants et des beaux rectangles pour faire des pains au chocolat.

Pour les croissants, on prend la base et on roule bien serrer jusqu'à la pointe. Le monstros adoooooore rouler les croissants. On dispose sur la plaque de cuisson, pointe dessous. Pour les pains au chocolat, on pose une barre de chocolat à un bout et on roule le rectangle. Le monstros adooooore aussi rouler le pain au chocolat ... mais il préfère encore plus MANGER le chocolat du pain au chocolat. On dispose sur la plaque de cuisson jointure dessous. Quand toutes vos viennoiseries sont faites, il ne reste plus qu'à laisser pousser.

Pour la pousse, on oublie l'étuve. Ca ferait fondre le beurre et ce serait une cata. On peut mettre à pousser sur un radiateur. Cela prend quelques heures. Sinon, on laisse dans un endroit "frais" mais pas au frigo (le four froid par exemple) toute la nuit pour une cuisson le lendemain matin. Quand les croissants ont bien gonflés, il est temps de mettre son four à chauffer (on aura enlevé les croissants qu'on y aura mis à lever) à 160°C chaleur tournante. On bat un oeuf et on étale délicatement la dorure sur nos croissants avant d'enfourner dans le four chaud pour 20 mn environ.

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Et voilà des croissants bien gonflés et badigeonnés à l'oeuf. Y a plus qu'à mettre au four.

Et voilà, il n'y a plus qu'à se régaler. Et on l'aura pas volé.

Le truc que je vous conseille, c'est de ne pas hésiter à doubler les quantités de pâte après vos premiers essais. Pourquoi ? Parce que le croissant cru se congèle parfaitement. Sortez le croissant congelé avant d'aller vous coucher, laissez le dégeler et gonfler toute la nuit, il sera prêt à cuire au matin. J'ai testé, ça marche impec. Parce que tant qu'à se fatiguer, autant en avoir d'avance non ?

30 juillet 2015

Un petit haut pour les vacances

Chose promise, chose due. Voici donc le petit haut confectionné par un Couturus en proie à la fièvre des chutes de tissus avant notre départ pour les contrées sauvages et inexplorées de l'île au trésor d'Oléron. Ce qui clôturera d’ailleurs la série pour le moment vu qu’il est actuellement en plein sevrage couturesque vacancier (et visiblement, c’est très très pénible le sevrage couturesque).

Ce petit haut, ça faisait un sacré bout de temps que je voulais le faire ou plutôt c’est cette chute de tissu japonais que je voulais utiliser depuis des lustres et qui hurlait son désespoir d’être abandonnée au fin fond de mon carton à chutes. Mais le problème, c’était de trouver un truc qu’on puisse coudre dans une bande de 30cm par 110cm et un carré de 30 par 30 parce cela ne fait vraiment pas beaucoup de tissu, même pour un haut. Pourquoi l’avoir conservé aussi religieusement au lieu de faire des bricoles avec me direz-vous. Ben parce que je m’étais fait un jupon dans ce tissu et que je voulais absolument avoir un haut coordonné pour aller avec. Ben oui, ça m’arrive d’être maniaque et totalement psychorigide par moment. Et puis où serait l’intérêt d’être couturière si on ne pouvait se faire des petites fixettes de temps en temps. Hein, comment ça je fais des fixations en permanence ? Moi, une droguée de la couture ? Meuuuuuh non, c’est pas moi, c’est Couturus d’abord !

Enfin brefle, étant récemment tombée sur 2 modèles de petits hauts dos nu (ici et ) que j’ai trouvé bien chouettes, je m’en suis inspirée pour faire mon petit modèle à moi. Comme je n’avais tout de même pas assez de tissu pour le réaliser (et comme ça aurait sûrement fait un peu trop chargé, c’était pas plus mal), j’ai ajouté une bande de jersey noir pour compléter mon métrage. Le gros avantage de ce petit haut, c’est qu’il n’est composé que de rectangles (ou presque) ce qui évite de faire des chutes avec ses chutes (ça a l’air bête dit comme ça mais figurez-vous que même les chutes de chutes je les garde !)

Pour les bretelles, vu l’absence de patron, je les ai positionné directement sur Madonna, mon mannequin adoré, pour qu’elles aient le rendu que je voulais. Ce qui m’a permis d’apprécier une nouvelle fois le coté pratique d’avoir un mannequin à ses mesures quand on veut ajuster un vêtement sans s’embêter.

Au final, ça donne ça. Vu que j’ai mal évalué la souplesse de mon jersey (une chute lui aussi d’un truc acheté pour faire des déguisements et qui a vraiment peu de tenue), ça baille un peu dans le dos par moment mais je suis contente quand même.

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Porté rentré dans le jupon, on a l'impression que c'est une robe. Le bouton au dos est uniquement décoratif.

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Porté par dessus la jupe, on a plus d'aisance mais on perd largement en élégance

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Et avec un caleçon noir, on voit bien la coupe du dos nu et le look est nettement plus moderne. Si ça continue, je vais finir par vaincre mon aversion pour les pantalons.

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Bienvenue en enfer (ou le monde de la parentalité)
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