Canalblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Bienvenue en enfer (ou le monde de la parentalité)
Publicité
Archives
30 octobre 2017

Opération Déstockage #8 : Tête de linotte

Il y a un peu plus d'un an et demi maintenant, Hiro, mon super sympathique collègue italien, m'avait convaincu de faire un MOOC avec lui et, pour l'occasion, je n'avais pas pu résister à l'envie de me coudre une garde-robe spéciale portage de micro compatible. Un ensemble de 5 tenues différentes donc.

Pourquoi je reviens là-dessus. Simplement parce que Dulcinéa, la chère et tendre d'Hiro, m'avait fait beaucoup de compliments sur ces tenues et que, du coup, je lui avais proposé de lui coudre une robe si ça lui faisait envie. Je lui avais donc passé une partie de ma patronthèque pour qu'elle fasse son choix, qui s'est porté sur le modèle 19 du Tendance Couture n°21 dans les couleurs présentées sur le magazine, approvisionner le tissu en conséquence et cousu le modèle désiré. Il ne restait alors plus qu'à faire les essayages. Sauf que, complètement débordées toutes les 2, on a mis des mois et des mois avant pour trouver un créneau, créneau annulé au dernier moment et reporté puis reporté puis reporté encore.

Alors forcément, au bout d'un moment, j'ai fait le truc que je ne dois jamais, jamais, mais absolument JA MAIS faire : j'ai rangé la robe ! Et puis il y a 3 semaines, Dulcinéa et Hiro étaient enfin disponibles en même temps que nous pour faire les fameux essayages. Tout s'était décidé très rapidement, le lundi pour le samedi en gros. Pour l'occasion, j'avais préparé un beau gâteau qui attendait sagement dans le congel son glaçage, fait provision de thé et mis le chauffage dans la chambre d'Inferno Gran Mom où il y a un grand miroir pour que Dulcinéa puisse passer la robe sans se geler et s'admirer tout à loisir. Bref, tout était prêt pour l'occasion quand le mercredi, je ne sais pas pourquoi, j'ai décidé de sortir la robe du placard pour lui donner un coup de fer avant le jour J.

Oui, enfin, ça, c'était en théorie parce qu'en pratique, la robe n'a jamais quitté le placard. Ou alors elle n'y est jamais entrée. Je sais pas vu qu'à ce jour, ben je ne l'ai toujours pas retrouvée. Eh oui, j'ai réussi l'exploit de perdre une robe entière, tout ça parce que j'ai pas voulu qu'elle continue à prendre la poussière et que je l'ai rangé ! Vous y croyez vous ? Non ? Ben moi, après avoir retourné tous les placards de la maison, j'ai bien été obligée d'y croire. Et après avoir mis un an (si si, UN AN), pour fixer une date sûre et certaine pour ces fichus essayages, j'étais un tantinet contrariée.

Heureusement pour moi, et pour Dulcinéa, j'avais précieusement conservé les restes de tissus achetés pour la robe : un coupon de 3 mètres de velours ivoire provenant des Coupons de Saint Pierre et un mètre de velours mille raie couleur rouille provenant de Butinette. Si on ajoutait à cela des restes de gabardine noire d'un pantalon d'Azraël, il me restait encore largement de quoi tailler une nouvelle robe et 3 soirées pour la coudre. Impossible ? Que nenni ! Car rien n'est impossible à une Puce déterminée. Après tout, le patron était déjà prêt, mon Karma devait être éblouissant car j'avais même une fermeture éclair parfaite pour ce modèle en stock et j'en faisais une question d'honneur. Résultat, en 2 soirées de torture auditive de ce pauvre Chéri privé de films et de foot, la robe était prête. Allez, quelques photos, au grand désespoir de Madonna qui devrait faire un sérieux régime pour porter cette robe correctement. Ben oui, Madonna au meilleur de sa forme fait un petit 42 alors que Dulcinéa oscille entre le 38 et le 40. Pas de photo portée malheureusement, on n'a pas eu le temps d'en faire.

IMG_1705IMG_1707

Bon, on voit bien qu'elle devrait se mettre au régime Madonna. Elle peut pas remonter la fermeture éclair. Ou alors, c'est parce qu'elle a pas de bras ?

IMG_1706

IMG_1710 

Un gros plan sur le décolleté.

Et comme j'avais encore du temps devant moi (ben oui, il me restait une soirée), j'en ai profité pour coudre la veste assortie, le modèle 22 du même magazine. Normalement, elle aurait dû être réalisée entièrement en velours rouille mais, comme j'avais déjà fait la robe en 2 exemplaires, il ne m'en restait plus assez. J'ai donc réalisé les bandes de poignets et celle du bas de la veste dans la même gabardine noire que la robe. Et finalement, je trouve que cela rend encore mieux.

IMG_1698IMG_1701IMG_1700

IMG_1704

Gros plan sur la bande de poignet.

Avec ces réalisations, j'ai pratiquement liquidé mon coupon de velours ivoire, mon reste de gabardine noire et totalement fini mon velours rouille. En plus, cela me permet de participer à l'opération Déstockage de Ta'Thilde. Et surtout, j'ai fait une heureuse et ça, ça n'a pas de prix !

Publicité
15 octobre 2017

Défi Couture Adulte - 4 : Plagiat

Il y a quelques années, à l'époque où je ne faisais pas encore de couture, j'ai acheté cette robe qui j'adore parce qu'elle a tout ce que j'aime : une taille empire bien placée pour ma stature, une coupe seyante qui met en valeur la courbure de mon dos tout en cachant mon petit bidon, une longueur pile poil au genou et une encolure de forme originale.

IMG_1713

En prime, elle est en jersey hyper confortable. Cerise sur le gâteau, elle est parfaite pour l'hiver ou la mi-saison avec un pull en dessous et pour l'été sans rien (oui, bon, avec un soutif tout de même hein !). Seul petit problème, sa couleur. Ben oui, du gris, en hiver, ça passe. Mais quand il commence à faire beau, avouez que c'est quand même un peu tristounet même s'il y a de petite touche de rouge. Malheureusement, je n'avais jamais réussi à la trouver dans des coloris plus attrayants. Mais ça, c'était avant que Couturus ne s'installe à la maison.

Bon, je l'avoue, au départ, je n'y croyais pas trop mais il m'a convaincu qu'il serait capable de faire un patron à partir de la robe et ça, sans abîmer celle-ci. Et il a tenu parole. Il ne restait plus qu'à trouver des jerseys pour la réaliser. Et ça tombait bien, j'avais justement des chutes dont j'avais hâte de me débarrasser histoire de faire un peu de place dans mon sac à chutes dont un joli morceau de jersey Liberty. Et en prime, ce projet me permettait de participer au défi Mais où est la couture adulte de L'arbre à sucettes.

IMG_1617IMG_1618IMG_1619

Mon jersey multicolore étant très mou, j'ai préféré faire l'encolure en jersey Liberty, un jersey 100% coton avec une bonne tenue et je suis vraiment très satisfaite du résultat. Si la partie bustier est d'un seul tenant, la jupe comprend plusieurs plis ce qui lui donne son seyant à la taille et son ampleur ensuite.

IMG_1622

IMG_1627

Niveau difficulté technique, obtenir de jolis angles bien nets au niveau de l'encolure est un peu délicat à obtenir. Il faut également être un peu soigneux dans la réalisation des plis sur la jupe mais franchement, ce qui m'a donné le plus de mal, c'est de faire le patron sans démonter ni découper la robe d'origine.

IMG_1615

IMG_1613

IMG_1616

Le résultat est à la hauteur de mes espérances. Une robe ayant le seyant et le confort de l'original tout en étant nettement plus colorée. A n'en pas douter, dès que j'aurai de nouvelles chutes de jersey sympa, je m'en ferai une seconde, peut-être ne rajoutant un jeu de découpe aux épaules. En attendant, je sens qu'elle va être beaucoup portée.

27 septembre 2017

Démolition Puce - 1ère partie (parce qu'il y en aura une 2ème !)

Non mais dis donc Bricolus ! C'est quoi cette blague !

Ben quoi Couturus ? T'as un problème ?

Ah ça oui alors ! Tu vas arrêter  de monopoliser la Puce comme ça. La faire trimer tous les soirs et le week-end, c'est inadmissible !

Eh oh, si tu l'avais pas traumatisé avec sa dernière robe, j'aurais pas réussi mon attaque si facilement alors camembert !

Alors là, je vous vois venir. C'est quoi cette histoire de traumatisme couturesque ? Ah là là, c'est toute une histoire justement. Mais ce sera pour une autre fois. Non ? C'est pas le trauma qui vous intéresse ? Aaaah, vous voulez savoir ce que Bricolus peut bien me faire faire. Un balai de quidditch ? De la pâte à modeler maison ? Ben non, rien de tout ça. Je suis tout simplement en train de refaire la chambre d'Inferno Gran Mom et en toute honnêteté, c'est pas du luxe.

Ce qu'il faut savoir, c'est que, quand on a acheté notre maison avec Chéri il y a quelques années, on était super content parce que le sous-sol était aménagé : une petite douche, des WC et une pièce (qui devait servir de bureau ou d'atelier) convertible en chambre. Le tout pouvant être utilisé en l'état même si ça commençait à dater un peu. Il y avait même une entrée indépendante en passant par le garage. Du coup, on pouvait enfin accueillir Inferno Gran Mom à la maison lors de ses visites (au lieu de l'expédier chez Papy P. et Mamie M.) et elle pouvait rester aussi longtemps qu'elle voulait.

Seulement voilà, ça, c'était il y a quelques années maintenant et le temps passant, la déco ne s'est pas franchement rafraîchie alors avec Chéri, on a décidé qu'il était temps de faire quelque chose. D'autant que devant passer mes mercredi à la maison pour garder les monstros, c'était le moment ou jamais.

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_519

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_51a 

Un papier peint noirci par endroit et partiellement décollé

Au départ, je pensais simplement retirer le vieux papier peint et en mettre un nouveau assorti aux jolis rideaux que j'avais cousu l'an dernier pour remplacer les horreurs décrépites d'origine. Mais Chéri s'en est mêlé, sous l'influence pernicieuse d'un Bricolus flairant la bonne affaire.

Bon alors demain, c'est mercredi, j'emmène les monstros chez l'enchanteur voir les papiers peints et les moquettes.

Huuum, je suis pas sûr que ce soit une bonne idée.

Ben pourquoi ? Ce sera sympa qu'ils m'aident à choisir.

Non, je parle de remettre du papier peint. C'est une pièce humide quand même vu qu'elle n'est pas utilisée tout le temps.

Ah tu trouves ? Ben tu voudrais mettre quoi ? De la peinture ?

Ben je sais pas. Un truc adapté à ce type de pièce. Il doit bien y avoir des trucs particuliers non ?

Et il se trouve que oui, il y a des trucs particuliers. Alors voilà, comme il n'y a aucune raison que je sois la seule ici à me faire enquiquiner par Bricolus, j'ai décidé de vous faire profiter de mon expertise toute neuve. Perso, je savais déjà qu'il existait des peintures spéciales pour les cuisines et les salles de bain. J'ai découvert qu'il existait également des sous-couches de peinture particulières pour aller avec ces peintures. Mais à force de fureter dans les rayons et de discuter avec les assistants de l'enchanteur, j'ai découvert qu'il existait toute une gamme de produits destinée à l'aménagement des sous-sols et pièces humides autres que les salles de bain et cuisine, en particulier pour les pièces semi-enterrées.

Les produits de cette gamme se classent en gros en 2 catégories : ceux destinés aux garages, murs enterrés suintant et cave et ceux destinés à des pièces semi-enterrées ou sujette à l'humidité à destination d'habitation. Dans le premier cas, les produits offrent une très forte protection à l'humidité allant jusqu'à l'étanchéité et peuvent souvent s'utiliser autant pour le sol que pour les murs mais en contre-partie, ils rejettent pas mal de produits chimiques dans l'atmosphère (classification C). Pas l'idéal pour une chambre donc. Les seconds offrent une protection contre les conséquences de l'humidité en limitant les risques de moisissures et autres. Pas d'étanchéité proprement dites (non indispensable de toute façon car les murs ne sont pas suintants) mais plutôt des murs "respirants" et sains. Cette étanchéité "minimale" s'accompagne, elle, d'une classification A voir A+ dans l'échelle des rejets dans l'atmosphère (digne donc des meilleures peintures spéciales chambre d'enfants).

Seul petit problème, les noms sont similaires pour tous ces produits spéciaux pour sous-sol. Je vous conseille donc de bien lire le descriptif du produit et de trouver sa classification pour les rejets. Vous envisagez de peindre une pièce en sous-sol ? Ok, pas de problème, voilà la marche à suivre.

En premier, si les murs montrent des traces de moisissures, on va traiter ces traces avec un produit spécifique anti-moisissures, le même que celui qu'on prendrait pour enlever des traces de moisissures dans une salle de bain. Comme on n'a pas envie de voir les dites moisissures se repointer dans quelques mois, on va ensuite procéder à un "traitement murs humides intérieur" (car il y en a aussi pour les murs extérieurs). Ce type de traitement s'applique sur un mur brut (carreau de plâtre, enduit ou autre). Il vous faudra donc enlever peinture ou papier peint existant s'il y en a. Ce traitement est censé consolider le mur en faisant durcir le plâtre ou l'enduit, l'imperméabiliser légèrement et a également une action assainissante (anti fongique et anti bactérienne en somme). Ce traitement fait, on va peindre le mur avec une sous-couche spécifiquement formulée pour la cuisine ou la salle de bain. Ces sous-couches, dites micro-poreuses, sont respirantes, adhèrent parfaitement sur les supports type plâtre, enduit, bois ou toile de verre et ont une action assainissante sur les murs ce qui contribue, une fois de plus, à prévenir l'apparition de traces d'humidité et de moisissures. Dans le rayon des peintures spéciales sous-sol, vous trouverez certainement des sous-couches spéciales murs humides. Sachez qu'elles font exactement la même chose que les sous-couches salle de bain, ni plus ni moins, mais qu'elles sont souvent plus chers (ben oui, on paie une marque en fait plus qu'un produit dans ce cas). Bon moi je dis ça, c'est à vous de voir. En tout cas, n'hésitez pas à comparer les prix car, comme on peut s'en douter, vu qu'il s'agit de produits spécifiques, ce sont loin d'être des produits premier prix (sans être totalement prohibitif non plus). Il ne vous reste ensuite plus qu'à peindre avec une peinture spéciale anti-humidité qui va compléter l'action de la sous-couche. Contrairement aux peintures pour salle de bain, sachez que peu de couleurs sont disponibles pour les peintures spéciales sous-sol. En gros, on trouve du blanc et du gris. Mais elles offrent toutes la possibilité d'être mélangée à un colorant (à petite dose quand même). Pour la chambre d'Inferno Gran Mom, c'est Gargamel qui a choisi la couleur : un turquoise clair sur le nuancier. Si c'est pas mon fils ça ! Inferno Gran Mom, réjouis toi, t'as échappé in extremis au rouge qui pète !

Donc pour résumer :

  • on extermine la moisissure (anti-moisissure)
  • on prévient sa réapparition (traitement murs humides intérieur)
  • on consolide la prévention avec une sous-couche adaptée (sous-couche salle de bain ou murs humide)
  • on peint avec une peinture adaptée (peinture anti-humidité), teintée éventuellement

Vous êtes impatient de voir ce que ça donne ! Ben moi aussi figurez-vous parce que là, maintenant, tout de suite, ben c'est encore loin d'être fini. Comment ça qu'est-ce que je trafique ? Ben c'est qu'avant d'en arriver là, il faut préparer les murs ma bonne dame et quand, comme pour moi, il y a du papier peint, il faut commencer par le décoller et que ça ne se fait pas du jour au lendemain. Sans oublier qu'ensuite, il faut boucher les éventuels petits trous découverts sous le papier peint puis poncer les murs. Heureusement, j'ai réçu l'aide d'un Azraël enthousiaste pour arrachage de papier peint et le grattage au couteau à enduire assortie d'une aide tout aussi enthousiaste de Gargamel concernant le soutien moral à grand renfort de vautrage sur le lit d'Inferno Gran Mom et de fredonnements de musiques de Super Mario. Là, pour le plus grand bonheur de Couturus, on fait une pause, temps de séchage de 4 jours du traitement murs humides oblige.

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_522

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_524

 Après décollage de papier, ponçage et traitement.

Allez, haut les coeurs, ce week-end, on s'attaque à la sous-couche !

 

8 novembre 2017

Le samedi, Azraël m'a bien surpris !

Parce qu'il n'y a pas que les entremets, les gravity cake, les charlottes, les fantastiks et autres gâteaux "haute couture" dans la vie, ce week-end, j'ai eu envie de revenir un peu aux fondamentaux en faisant un bête gâteau au chocolat.

Bon ok, Pâtissus avait remarquablement foiré sa brioche feuilletée la veille et après 4h de boulot perdu ou presque, je l'ai renvoyé dans ses 22 quand il a émis la simple hypothèse d'enchainer avec un layer cake, vu qu'on venait juste d'en découvrir une recette sur le blog de Valérie. Oui, vous savez, les gâteaux à étages où tu mets de la ganache ou autre crème au beurre entre les étages et que tu recouvres ensuite allègrement d'une nouvelle couche de ganache (comme mon gâteau arc-en-ciel quoi).

Ceci dit, si je n'étais pas disposée à faire un layer cake, le biscuit chocolat me tentait bien lui. Serait-ce là une recette enfin validée avec enthousiasme par Gargamel ET Azraël ET Chéri ? Oui parce qu'en matière de gâteau type cake et de gâteau au chocolat en particulier, trouver une recette qui plaise à l'intégralité de mes hommes relève tellement de l'impossible que M. Phelps n'accepterait jamais une telle mission et que ce blog s'autodétruirait pour rien ! Parce que si Gargamel aime le chocolat, il n'aime pas tous les chocolats et n'apprécie que modérément les cakes. Parce qu'Azraël n'apprécie que modérément le chocolat (en fait, il aime surtout le mauvais chocolat, celui qui contient plein de sucre et de gras bouuuhouuuuhouuuu il sait pas qu'est bon ce gosse !) et qu'il n'aime pas les cakes (sauf le Chiffon Cake) bien qu'il m'en réclame systématiquement un pour son anniversaire en me disant que c'est super bon mais je soupçonne que ce soit seulement pour épater la galerie avec un super beau gâteau. Parce que Chéri .... ah ben non tiens, en fait, Chéri, il est pas trop difficile à satisfaire question gâteau. Mais quand même, il ne faut pas que ce soit trop sucré. Mouais, y a toujours un truc finalement.

Bref, la recette avait l'air sympa et les biscuits bien moelleux. Pas question toutefois de cuire ça en galette à layer cake. Sans ganache pour apporter et conserver l'humidité du biscuit, je courais le risque de me retrouver avec un étouffe chrétien sur les bras à boulotter moi-même pour le plus grand désespoir de ma balance et de ma garde-robe. Certes, j'ai toujours la possibilité d'écouler ma production au labo mais bon, autant j'aime bien utiliser mes collègues comme cobaye, autant j'aime pas apporter un truc que je sais pas terrible à manger juste pour pas culpabiliser en le mettant à la poubelle. Pour mettre toutes les chances de mon côté, j'ai donc décidé d'un commun accord avec moi-même, Pâtissus ayant déclaré forfait sur ce coup (gâteau pas assez technique qu'il m'a dit l'hypocrite), de le réaliser façon Chiffon Cake.

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_52a

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_52b

Tadam ! Mon beau gâteau tout bien gonflé avec son trou au milieu.

Comme c'était une première, je ne savais pas trop à quoi m'attendre au découpage et j'avoue ne pas avoir été déçue du tout. Grace à la cuisson douce, au moule spécial angel cake qui permet de réduire le temps de cuisson puisqu'on a un trou au centre, au refroidissement dans le moule qui empêche le gâteau de sécher, on se retrouve avec un cake au chocolat très léger et bien moelleux, presque autant qu'un chiffon cake (mais pas tout à fait quand même) et qui m'a valu de très surprenants commentaires d'Azraël.

Bon allez, je coupe. Huuum, il a l'air magnifique ce gâteau.

Mais c'est normal maman voyons. C'est toi qui l'a fait !

Ooooh, c'est gentil ça mon Azraël.

(alors là, je tombe des nues parce que c'est bien la première fois que j'ai droit direct à un compliment)

J'espère qu'il sera bon.

Mais maman, c'est un gâteau fait maison. Et les gâteaux fait maison, c'est toujours bon !

...

(silence stupéfait et doublement instantané de la part de gâteau d'Azraël)

Oui parce que, généralement, quand je pâtisse, soit le résultat est répoussé dédaigneusement à la première bouchée et échangé contre un biscuit industriel quelconque (c'était bien la peine que je passe 3h en cuisine tiens), soit englouti en 30 secondes sans aucun compliment qui ne soit arraché sous la torture (à croire que ça leur écorcherait la bouche d'en faire un spontanément) alors que les critiques n'ont bizarrement aucun mal à sortir ELLES ! Alors franchement, sur ce coup, je n'ai pas boudé mon plaisir ! Faudra quand même que je retienne sa remarque sur les gâteaux maison pour la prochaine fois où il me sortira que mon gâteau il est un peu pas bon quand même ! (ce qui est toujours moins hypocrite que son célèbre il est très bon ton gâteau maman mais j'en veux pas. Au fait, je peux avoir un Prince ?)

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_52d

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_530

C'est pas beau ça ?

114618794_o

A titre de comparaison, une tranche de Chiffon Cake. On voit que la mie est un peu plus aérée mais pas de beaucoup.

Il se trouve qu'après engloutissement d'une première part, second service, re-engloutissement, troisième service, re-re-engloutissement, refus de 4ème service, j'ai quand même eu droit à un C'était trop bon de la part des 2 monstros. Chériquant à lui, s'est contenté d'un il était très bon ce gâteau. Après m'être précipitée dehors, avoir observé le ciel, noté avec satisfaction qu'aucun astéroïde ne s'apprêtait à nous tomber dessus et que ce n'était ni la fin du monde ni l'appocalypse, j'ai pu procéder en toute bonne conscience à une petite danse de la victoire et réviser ma définition du mot IMPOSSIBLE (enfoncez M. Phelps ! ). Sonnez trompettes, résonnez hautbois, c'était bon, on viennait de trouver LA recette de gâteau au chocolat qui fait l'unanimité. Et comme je suis une fille sympa, m'en va vous la donner vu que j'ai procédé à quelques modifications comparées à celle de Valérie. Cette recette est basée sur celle du Molly Cake que l'on trouve beaucoup sur la blogsphère des accro au Cake Design, un gâteau qui doit sa légèreté au remplacement du beurre par de la crème liquide entière.

Pas de photos en cours de réalisation, désolée, mais comme je n'y croyais pas trop, j'ai pas pris la peine d'en prendre.

Molly Cake au chocolat (pour un moule à angel cake de 17 cm environ ou un petit moule à kouglof)

  • 150 g de crème liquide entière bien froide
  • 120 g de farine T55
  • 30 g de cacao amer en poudre
  • 75 g de sucre en poudre
  • 75 g de sucre muscovado (on en trouve maintenant dans certaines grandes surfaces mais si vous n'en avez pas, de la vergoise brune fait très bien l'affaire)
  • 1 g de sel
  • 6 g de levure chimique
  • 100 g d'oeufs (environ 2 oeufs moyens)

Je rappelle que, pour un Chiffon Cake réussi, il est indispensable de ne surtout pas graisser son moule. Ben pour cette version du Molly Cake, c'est pareil ! Ce qui rend particulièrement galère le démoulage. Avec le temps, et vu l'enthousiasme de mes hommes (oui oui les 3) pour le Chiffon Cake, j'ai rapidement arrêté de le faire dans mon moule à kouglof et je me suis procurée le fameux moule à Angel Cake.

Et alors là, c'est parti pour une petite leçon sur les moules à gâteaux. C'est que je commence à en avoir une petite collection et je me rends compte que ça peut coûter bonbon alors que ça ne vaut pas toujours son prix. Prenez les moules en silicone par exemple. Le top du top d'après les pâtissières émérites de la blogosphère, c'est les Silikomart. Alors certes, j'en ai quelques uns, ils fonctionnent super bien mais franchement, pas mieux que les Téfal ou même les premiers prix que j'ai pu acheter en supermarché ou sur Amazon. En fait, le seul mérite que je reconnaisse aux Silikomart, c'est l'originalité de leur forme et c'est tout (et quelques kits complets très pratiques mais qui coûtent un bras). Avec le temps, beaucoup de mes vieux moules alu ou métalliques ont été remplacés avantageusement par des moules en silicone alors forcément, quand j'en ai eu marre du moule à Kouglof pour mes Chiffon Cake, je me suis procurée un moule spécial à Angel Cake en silicone. Erreur fatale ! Si je n'ai qu'un conseil à donner, c'est de le fuir comme la peste.

Car le moelleux et la légèreté du Chiffon Cake, sa forme ultra régulière viennent du fait qu'il attache au moule à la cuisson et y reste collé jusqu'au refroidissement ce qui lui permet de conserver tout son gonflant et sa légèreté. Et dans ce moule en silicone, la pâte attache où et quand elle veut. Résultat, un gâteau tout moche, compact à certains endroits, gonflé à d'autres, jamais le même résultat d'une réalisation à l'autre, bref, l'horreur totale ! Du coup, j'ai dû acheter un second moule, en alu celui-là, garanti non anti-adhérent mais au concept intelligent qui rend le démoulage facile malgré tout. J'ai pris le modèle de chez Wilston, mais on peut en trouver d'autres. L'essentiel, c'est qu'il soit métallique sans revêtement anti-adhérent.

Voilà, la leçon est finie. On passe à la réalisation.

On commence par mettre son four à chauffer à 150°C en chaleur tournante. Si vous n'avez pas pensé à peser votre crème liquide et à la mettre au frigo dans le récipient dans lequel vous prévoyez de la monter au moins 2h à l'avance histoire que tout soit bien froid et que vous n'avez pas un stock de glaçons (ou l'envie de l'utiliser) pour refroidir tout ça là maintenant tout de suite, pas de panique. Vous pouvez parfaitement utiliser ma technique favorite qui marche d'enfer. Vous pesez la crème, la mettez dans le récipient idoine (celui où vous la monterez donc) et vous collez le tout au congélateur. Le temps de préparer le reste de la pâte, la crème sera prête à être montée.

La crème liquide étant au frais, vous allez tamiser ensemble la farine, le sel, la levure et le cacao dans un grand saladier. Un petit coup de cuillère magique par là-dessus histoire d'être sûr que le mélange est bien homogène.

Dans un autre saladier, ou le bol de votre robot, mettez les 100 g d'oeufs entiers, les 75 g de sucre et les 75g de muscovado et on bat tout ça à vitesse max sur le robot ou sur votre batteur à main pendant 10 mn et pas une seconde de moins. Oui oui, je sais, si vous faites ça au batteur à main, ça va vous faire les miscotos (version Azraëlienne du biscoto mais j'ai pas encore réussi à savoir lequel des 2 était le plus costaud).

Après 10 mn, vos oeufs sont bien mousseux et on y verse le mélange des poudres du saladier précédent. Un petit coup de batteur/robot à vitesse moyenne pour mélanger tout ça (oui, pas à fond s'iouplait, sauf si vous voulez refaire la déco de la cuisine), le moins longtemps possible, le but c'est juste d'homogénéiser le mélange. Vu que la farine et le reste va tout de même voler, je vous conseille de finaliser le mélange à la marise une fois que le robot a fait le plus gros du boulot.

Normalement, la crème liquide placée au congel est prête à être montée (pour le savoir, c'est simple, elle doit tout juste commencer à figer sur les bords). Pour ceux que ça angoisse, faire une crème fouettée est très facile. Si si, juré ! Il y a 2 secrets : la crème doit être trèèèèèès froide ainsi que son contenant et il faut la fouetter à vitesse lente, très lente, très très lente. Sur mon batteur manuel à 3 positions, la position 1 suffit largement si la crème est bien bien froide. Exceptionnellement, il m'arrive de monter à 2 mais c'est rare. Sur mon beau D'Artagnan, c'est entre les positions 6 et 8. Mais comme on a tous(tes) des appareils différents, pour trouver la bonne vitesse, c'est facile. On met en route et on l'augmente progressivement jusqu'à ce que la crème se mette à faire des bulles comme dans un bain moussant. Voilà, vous avez trouvé la bonne vitesse de départ et après quelques minutes, quand ça commence à prendre, on peut augmenter d'un cran la vitesse si nécessaire.

Quand la crème est montée, on en prend une bonne grosse cuillère à soupe ou 2 qu'on incorpore à la marise à la préparation précédente afin de l'assouplir. On verse alors le restant de la crème fouettée et on mélange délicatement, toujours à la marise. On obtient alors une préparation assez épaisse ayant un peu la consistance de la ganache montée. Il ne vous reste plus qu'à verser tout ça dans votre moule et à enfourner sur le 2ème gradin en partant du bas pour 45 mn (plus ou moins, ça dépend des fours).

Une fois le gâteau cuit (on vérifie en testant avec la lame d'un couteau qui doit ressortir sèche), on le sort et on reverse le moule pour le laisser refroidir à l'envers pendant 1 heure. Il ne reste plus qu'à démouler et à déguster !

Et bien sûr, si vous avez des envies de Layer Cake, vous pouvez toujours le débiter en tranche et le garnir de ganache si le coeur vous en dit.

30 août 2017

Opération déstockage #6 : Pour la rentrée

Ben oui quoi ! C'est qu'elle approche à grand pas cette rentrée. Et les monstros, surtout Azraël d'ailleurs, ont des besoins à satisfaire pour que leurs cartables soient parfaitement opérationnels. Et puis moi, quand le moral est bas, en plus de la blogothérapie (ah la la, mais qu'est-ce que je deviendrais sans vos petits messages d'encouragement !), je pratique activement la couturothérapie (et la tabletto d'chocolat thérapie aussi mais ça, c'est moins cool pour ma ligne). Conclusion, même si j'ai pas beaucoup publié ces temps derniers, Milady n'a pas chômée et Couturus est sur un petit nuage. Faut dire que ce qu'il y a de bien avec la rentrée, c'est que les projets couture sont simples, rapides à faire et peu gourmands en tissu, ce qui m'a permis écluser des chutes et des petits coupons de mon stock. Bref, l'occasion idéale pour relever le défi Déstockage de Ta'Thilde.

Au programme, des tabliers (bon, je vous montrerai que celui d'Azraël, celui de Gargamel n'est pas encore tout à fait fini), une pochette pour ardoise et ses accessoires et un pantalon pour Azraël histoire de le changer des éternels joggings récupérés de son frangin.

Pour l'occasion, j'ai sorti de mes placards toute une sélection de coupons et de chutes de tissus, montrer aux monstros les modèles que je comptais faire et je leur ai demandé de choisir quel tissu ils voulaient pour quelle réalisation. Et ma foi, ça a plutôt bien fonctionné.

Comme je m'y attendais, Gargamel a opté pour un reste de tissu à dominante rouge (tissu de Noël acheté en solde à la maison d'Ursule) dédaigné par Azraël au motif que y a des petits coeurs dessus et les coeurs c'est pour les filles ! Du coup, en parfait accord avec sa nature profonde d'aventurier intrépide, de tyran tyrannique et escroc à bouille d'ange, le sieur Azraël, lui, a choisi un tissu pirate dégoté chez Butinette.

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_4ebUNADJUSTEDNONRAW_thumb_4ed

De devant et de dos

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_4ee

C'est un peu dur à voir mais si si, je vous jure qu'il y a 2 pinces plates !

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_4ec

Les 3 sortes de pressions différentes

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_4ef

Et les poignets élastiqués

Pour le tablier, comme je n'avais pas de patron à la bonne taille, j'ai pris celui d'une chemise assez simple : il s'agit du modèle 37, la chemise Jonny P. du magazine Ottobre 4/2016. L'avantage de cette chemise, c'est qu'elle a un empiècement dos très simple (il est tout droit) et 2 petites pinces pour l'aisance. En ne faisant ni pied de col, ni col ni bracelet de poignet, on se retrouve avec très peu de pièce et donc un tablier facile et rapide à réaliser. Pour la fermeture, j'ai utilisé des pressions KAM de mon stock (3 sortes différentes quand même parce qu'Azraël n'arrivait pas à se décider pour le modèle) et pour l'encolure, j'ai juste posé un biais du même tissu que le tablier.

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_4e6UNADJUSTEDNONRAW_thumb_4e9

Et un petit pirate paré pour la grande aventure du CE1

Dans la liste des fournitures scolaires, il était explicitement marqué qu'il fallait fournir une ardoise blanche avec feutre et chiffon DANS un sac ou une pochette. L'an dernier, même si on m'avait rien demandé, j'avais récupéré un petit sac en tissu dans lequel je mettais tout en vrac. Cette année, allez savoir pourquoi, je fais une fixette sur les coordonnés. Alors comme il restait du tissu pirate, ben j'ai fait une pochette assortie pour bien ranger tout ce petit matériel. Comme il ne restait pas assez de tissu pour tout faire, j'ai complété avec un tissu en flanelle motif hibou pour la doublure (et la petite chiffonnette parce que ça efface super bien la flanelle sur les ardoises blanches). Alors je sais, vous allez me dire pourquoi des hiboux et pas des perroquets pour être raccord avec le thème pirate. Ben parce que 1) j'en avais pas et 2) c'est Azraël qui a choisi donc je décline toute responsabilité !

IMG_1589

La pochette se ferme grâce à 2 petits aimants cachés dans le tissu

IMG_1590

IMG_1591

IMG_1592

La petite chiffonnette est rembourrée avec une chute de molleton

IMG_1593 

Gros plan sur la flanelle.

Pour le patron, désolée, j'ai pas de référence à vous donner, c'est un patron maison inspiré des différents modèles de pochette d'artistes que j'ai pu trouver sur Pinterest.

Et pour finir, le pantalon spécial rentrée d'Azraël réalisé dans un tissu en pur coton très léger et très souple (presque trop en fait mais tellement doux que s'il y en avait eu assez, je l'aurai gardé pour mon corsaire) avec un imprimé tête de mort. Pour le modèle, il s'agit du pantalon Cargo (modèle 38) du Ottobre 3/2016, un modèle déjà réalisé pour le spectacle de l'école l'an dernier mais qui avait eu un succès mitigé auprès de son propriétaire parce que le tissu grattait. Pour cette nouvelle version, aucun problème et l'adoption a été immédiate.

IMG_1582

Ah ah, c'est moi le plus costaud, j'ai vaincu la panthère de Gargamel

IMG_1585

IMG_1588

J'avoue que sur ce coup, je suis très fière de moi car l'intégralité des fournitures vient de mon stock et Azraël est trop content à l'idée de montrer son tablier de pirate à ses copains (il en oublie même qu'il a peur de retourner à l'école, c'est trop cooooooool !).

Allez, je files voir ce qu'on fait les autres participantes.

Publicité
6 novembre 2017

Quand Chéri pâtisse aussi !

Euh oui, depuis le 23 octobre, Chéri est officiellement père au foyer et nounou à domicile. Le nôtre exclusivement de domicile. Si vous envisagiez de lui proposer une reconversion de carrière et de venir officier chez vous, prière d'attendre encore un peu. Il est actuellement toujours en formation et Modernus me glisse dans l'oreillette qu'il reste un sacré boulot à accomplir tout en cherchant désespérément à consoler un Pâtissus effondré et recroquevillé dans un placard de la cuisine.

Ah bon ? Pâtissus est désespéré ? Mais qu'est-ce que c'est passé ? Une explosion dans la cuisine ? On pourrait voir les choses comme ça si ce n'est que l'unique explosion qui a eu lieu dans ma cuisine est une explosion de rire, la mienne, quand j'ai vu les gâteaux mitonnés par Chéri et Gargamel pour leur goûter la semaine dernière (oui, je sais, je suis horriblement en retard dans mes posts mais j'ai des excuses ... enfin, je crois).

Car voilà, depuis quelques jours, Gargamel a redécouvert les joies de Trotro (vous savez, le petit âne gris qui fait régulièrement des bêtises) et il rejoue des épisodes entiers dans la vraie vie. Comme celui où Trotro saute comme un fou dans les flaques d'eau. Mais comme il pleuvait pas, il a rejoué la scène avec son frangin dans la baignoire à l'heure du bain. Je vous raconte pas l'état de la salle de bain après. Il était devenu parfaitement inutile de laver le sol, c'était déjà fait merci au revoir !

Mais son épisode préféré, c'est celui où Trotro fait un gâteau tout seul pour la fête des mères. Alors un soir, vers 20h30, quand il a commencé à rejouer sa scène favorite en se glissant subrepticement dans ma cuisine, j'ai bondi à sa suite avant de l'arrêter au moment où il cherchait la farine dans le placard.

Euh Gargamel. Tu fais quoi là ? Ça va être l'heure d'aller au lit.

Maiiiis, je veux faire un gâteau tout seul !

Euuuh, c'est pas trop l'heure là. Mais tu pourrais peut-être faire un gâteau avec papa demain non ?

D'accord ! Mais le gâteau, je sais le faire tout seul !

Devant l'air interloqué de Chéri, j'ai expliqué que c'était la réplique du dessin animé et que non, Gargamel ne savait pas faire le gâteau tout seul vu qu'il ne savait pas lire la recette de toute façon. Bref, Chéri étant d'accord pour se coller au fourneau avec son fils, je lui ai sorti sa recette de Mugcake favori, une recette toute simple (on met tout dans un bol, on mélange et c'est fini) et irratable. Inratable ? Euh, ben apparemment, pas tout à fait ! Et avant d'aller plus loin, je vous mets une petite photo de la balance que j'utilise en cosméto et en pâtisserie (vu qu'il faut une balance de précision pour la pâtisserie de "haut niveau").

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_528

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_529

On notera que le plateau de la dite balance est protégé par un couvercle et ce détail est trèèèèèès important. Car Chéri s'est bien appliqué. Avec Gargamel, ils ont dosé avec soin les différents ingrédients à la cuillère à soupe, unité de mesure utilisée pour tout sauf les 20g de beurre qu'il fallait peser. Puis est venu l'étape du pesage effectuée également avec le plus grand soin.

Là, premier quak ! Il y avait pépites de chocolat d'indiquer dans la recette sans dosage particulier car c'était optionnel et à mettre selon ses goûts. Ignorant quoi faire mais ne se laissant pas démonter, Chéri s'est lancé en free style, s'emparant des plaques de chocolat noir de dégustation à 85% de cacao pour les casser grossièrement et les mettre dans la pâte. Bon, je plaide coupable, je lui avais pas montrer ma réserve de 5 kg de pastilles de chocolat à pâtisser (2 kg de noir à 70% spécial régime IG bas, 1kg de au lait à 40% spécial monstros, 1kg de blanc spécial Azraël et 1kg de Dulcey parce que je le vaux bien et que je rêvais de l'essayer). Oui, je sais, j'exagère avec mon stock monstrueux de chocolat mais vous n'imaginez pas à quelle vitesse ça part. Alors quand il y a des soldes chez Valrhona, ben je vais des stocks. Puis, 2ème quak, Chéri a cru que les 50s de temps de cuisson au micro-onde des mugcakes correspondaient à 50g de chocolat. Du coup, il ne trouvait pas le temps de cuisson et a mis tout ça à cuire pendant ... ben 2 minutes ! Ça a l'air de rien comme ça, mais ça cuit fort un micro-onde !

Normalement, même s'ils ont eu un peu chaud, ça n'aurait pas dû empêcher d'obtenir des gâteaux bien gonflés et à peu près mangeable sauf que, quand Chéri les a sorti du four, il s'est retrouvé avec des pavés compacts à moitié brûlés, tout dégoulinant de gras et à peu près aussi gonflés qu'un ballon de baudruche éclaté.

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_525 

Le pavé ultra-compact

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_526

Le cramé ultra-chocolaté

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_527 

Le survivor qui tente désespérément de lever avant d'échouer dans les derniers millimètres.

Mais ce n'est pas quand j'ai vu ça que j'ai explosé de rire. Non non, c'est quand on a discuté du déroulé des opérations avec Chéri.

Huum, je comprends pas trop. Normalement, on peut pas le rater ce gâteau. Vous avez bien doser avec les cuillères ?

Oui oui.

Et la levure ?

On a mis 1/2 cuillère à café comme indiqué

Ça m'a l'air drôlement gras quand même. Le gras, ça empêche la pâte de lever. T'as bien mis 20g de beurre.

Oui oui, j'ai mis 20g mais ...

Oui ?

C'est peut-être parce que j'ai pas enlevé le couvercle de la balance. Ca a pu fausser la mesure non ?

Voilà, c'est là que j'ai explosé de rire ! Parce qu'il a dû en mettre un sacré paquet, du beurre, pour que la balance DOTÉE de son couvercle affiche les 20 grammes. Pauvre Chéri ! Je lui ai promis que la prochaine fois, on en ferait tous ensemble des mugcakes, histoire qu'il se fasse la main. Mais au final, tout ça n'a guère d'importance (si ce n'est que j'ai bien rigolé et que j'en rigole encore) car même s'il n'a pas pu manger ses gâteaux, Gargamel était ravi de les avoir fait avec Papa. Et c'est bien là le plus important ! Au cas où vous vous demanderiez à quoi peut bien ressembler un mugcake réussi, c'est par ici.

Message spécial à l'attention de maman d'Adams Family : tu vois, je t'ai trouvé une autre victime du Murphy culinaire. Et apparemment, il est grave atteint !

5 octobre 2017

Démolition Puce - 2ème partie (et c'est pas fini)

Eh oui, La Puce Damidot est de retour ! Les travaux continuent dans la chambre d'Inferno Gran Mom et comme on pouvait s'y attendre, Bricolus est aux anges tandis que le reste de la clique démoniaque fait la tête (bon Couturus un peu moins que les autres vu que j'ai quand même trouvé le temps de coudre un petit pantalon à Azraël entre 2 couches de traitement).

Bien évidemment, comme je suis une fille hyper sympa, j'ai décidé de continuer à vous faire profiter de mon incommensurable expérience. La suite de ce post s'adresse donc aux billes en bricolage. Eh qui a dit que j'avais chopé la grosse tête ! Alors là, je vous arrête tout de suite, c'est pas ça du tout. C'est jusque que JE suis une bille en bricolage (nan, la FIMO et les ailes de fée ça compte pas, je cause des trucs sérieux là) donc si moi, j'y arrive, vous aussi, c'est obligé !

Comme me l'a fait si judicieusement remarqué Bricolus, c'est bien beau de donner des conseils sur les meilleures peintures pour mettre sur les murs d'une chambre en sous-sol mais si on sait pas comment préparer le dit mur, ça sert pas à grand chose. Alors bien sûr, je peux pas parler en détail de la préparation de surfaces déjà peintes même si je sais qu'en gros il faut les lessiver, les poncer (pas pour enlever la peinture mais pour rendre la surface rugueuse et faciliter l'accroche de la sous-couche) et enfin les aspirer pour enlever toute la poussière du ponçage. Dans mon cas, c'était du papier peint alors on va revenir 5 mn sur les techniques pour décoller le papier peint.

Le papier peint, j'en avais déjà fait (décollage, nettoyage et pose) il y a fort longtemps (plus de 20 ans en fait). Et qu'est-ce que j'avais galèré ! Ben figurez-vous que pour le décollage, les techniques n'ont pas bougé d'un poil ... mais les produits si ! Si vous connaissez bien la nature du mur sous votre papier, que vous aimez le sauna et que vous n'avez pas peur de transformer votre moquette en piscine, la décolleuse vapeur, c'est pas mal. Ceci dit, dans une pièce humide, mal ventillée ou en sous-sol, je conseille pas. Parce qu'une fois le papier enlevé, il va falloir un sacré bout de temps avant que ça sèche correctement (surtout la moquette si c'est ce que vous avez au sol). En plus, dans mon cas, avec des murs dont je soupçonnais le revêtement d'être des carreaux de plâtre ou de placo, j'aurais eu bien trop peur de faire partir le mur en même temps que le papier ! Ceci dit, je n'étais guère plus enthousiaste à l'idée de la seconde solution : le produit pour dissoudre la colle. Car voilà, dans mon jeune temps, j'avais testé et c'était l'horreur. Ca sentait pas bon, fallait badigeonner les murs à l'éponge imbibée, tu t'en mettais partout, ça te coulait jusqu'au dessous de bras à t'en faire des auréoles d'un glamour à tomber et en prime, tu devais quand même gratter comme un malade pour tout faire partir. Du coup, au début, pleine d'enthousiasme, je m'étais naïvement convaincue que, puisque le papier se décollait déjà tout seul du mur, il ne devrait pas être bien dur à enlever et qu'on pourrait se dispenser de tout ça. Alors, avec Azraël, on y est allé à l'arrache (c'est le cas de le dire).

Mouais ! Bof ! Ok, par endroit, là où le tapissier avait en fait été radin sur la colle, le papier partait effectivement tout seul. Mais ailleurs, des nèfles ! Il s'y accrochait à son mur ce fichu papier, une vraie sangsue ! Et malgré mes prières, quelques cierges brûlés et des croisements de doigts à répétition d'Azraël (lequel est persuadé que ça marche à tous les coups depuis qu'on a trouvé une place de parking à l'instant même où il a croisé les doigts à ma demande un matin à l'école), rien à faire. Alors après m'être obstinée tout un après-midi, je me suis décidée à retourner voir les apprentis de mon Merlinou adoré et on est tombé sur un charmant jeune homme (meuh non, son physique ne m'a pas influencé du tout enfin !) qui m'a recommandé un dissolvant pour colle à papier peint. Et franchement, avec Azraël, on était à 2 doigts d'élever une statue à sa gloire tellement on s'est amusé à décoller notre papier ensuite. Alors voilà, je ne suis pas pour faire de pub mais bon, quand on trouve un truc qui fonctionne bien, autant citer la marque, ça peut toujours aider. Le nôtre de dissolvant, c'était le Dissoucol de Quelyd. Un truc vraiment génial, surtout si on suit pas la notice d'utilisation mais les conseils de l'apprenti. Première chose à savoir, produit génial ou pas, décoller du papier, c'est du boulot et selon votre type de papier, ça peut même être beauuuuucoup de boulot. Le pire, c'est le papier lessivable, car il y aura une phase préparatoire pour que tout se passe bien. Si votre papier est donc lessivable, il faudra essayer d'arracher au maximum la couche supérieure du papier, celle qui le rend imperméable. En général, c'est assez facile car le papier a tendance à se dédoubler  (comme les étiquettes collées depuis longtemps sur les produits. On tire dessus et le dessus vient en laissant une fine couche de papier sur l'objet). Sur ce que vous n'avez pas réussi à enlever, faire des rayures (à la brosse métallique ou, comme moi, avec la pointe de votre spatule à enduire). Ça fait pas de miracle mais ça permet à un peu de produit de pénétrer et ça donne une accroche pour mieux enlever la fameuse couche imperméable restante.

Ensuite, on prépare sa solution eau dissoucol (il faut très peu de dissoucol, vous en aurez pour des années ou une maison entière) et là, surtout, on n'y va pas à l'éponge. Non non, pas nécessaire. Tout ce qu'il vous faut, c'est un pulvérisateur. Alors si vous avez un pulvérisateur de jardin, c'est le pied ! Sinon, vous faîtes comme moi, vous recyclez un pshitt de produit à vitre, ça fonctionne tout aussi bien. Et on asperge gentillement son mur. Le gros avantage d'avoir enlever la première pellicule de papier c'est qu'on voit parfaitement l'endroit où on pulvérise. Pas besoin de chercher à saturer le papier en produit. S'il dégouline le long du mur, c'est que vous en mettez trop. On attend quelques minutes (10 à tout casser) et hop, il n'y a plus qu'à décoller un petit coin de papier et tirer et ça part tout seul. Un vrai jeu d'enfant. Je vous raconte pas l'éclate avec Azraël ! En fait, c'est simple, il décollait le papier plus vite que je n'arrivais à vaporiser le produit sur les murs ! Il était même persuadé qu'il avait des pouvoirs magiques et que le papier et le mur étaient ses amis. Un grand moment !

papier decolle toi

 Papier décolle toi ! La force est avec moi !

Bon, vous avez à présent décoller le papier, le plus dur est fait !

danse de la victoire

 On a enlevé tout le papier ! On a enlevé tout le papier !

Hein, comme ça il y a le ponçage ? Mais c'est pas un problème ça le ponçage. Vous n'avez pas de ponceuse ! Ben moi non plus. Et pourtant, j'ai poncé mes 25 mètres carré en moins de 20 mn, y compris derrière les tuyaux qui courent sur presque tous les murs. Mon secret ? L'éponge ponceuse.

eponge-abrasive-3m-228-x-84-mm-grains-moyen-et-fin

Un truc dans ce genre en fait mais il y en a plein de modèles différents selon le type de surface à poncer.

Moi, j'ai pris le modèle grand format pour plâtre et c'était le rêve. On finit couvert de poussière de plâtre mais les murs sont nickels à une vitesse incroyable. Mon seul conseil, poncer le lendemain du jour où vous avez décollé le papier, histoire que les murs soient bien secs. Ça vous permettra en plus de vous débarrasser des réduits de colle ou de papier en même temps. Bien sûr, si votre mur présentait des trous ou des fissures, vous aurez pris soin de les boucher à l'enduit et de laisser sécher ce dernier avant de procéder au ponçage.

Et voilà, il ne vous reste plus qu'à aspirer tout ça pour avoir des murs bien propres. Pour cette étape, je ne saurais trop vous conseiller soit d'utiliser un vieil aspirateur déjà atteint d'un cancer du tuyau et en phase terminale soit de louer un aspirateur de chantier parce que bon, si vous utilisez votre bel aspirateur tout neuf et en parfaite santé, vous risquez fort de le voir contracter une forme agressive de cancer du tuyau, lequel cancer présente les symptômes classiques d'un essoufflement de l'aspiration qu'un asthmatique à côté fait figure de champion d'apnée. Alors certes, l'issue du cancer du tuyau n'est pas nécessairement fatale mais le traitement est long et méticuleux. Comptez au moins 3-4 jours de dépoussiérage/mise en route successifs et changement d'un certain nombre d'organes vitaux (essentiellement des filtres) avant d'espérer une rémission. Et restez convaincu que malgré vos soins attentifs, votre patient ne présentera plus jamais une santé éclatante.

Vos murs sont tout propres ? Ben c'est parfait. Vous êtes prêts pour l'étape du traitement si vous avez à traiter les murs (bon, je vous ai déjà dit quels produits prendre, on va pas y revenir et il n'y a qu'à suivre les instructions sur le paquet) ou pour la pose de la sous-couche. Et sur cette dernière, ainsi que la pose de la peinture, ben ce sera pour la prochaine fois parce qu'elle m'attend justement.

bon a la peinture maintenant

Bon, finie la pause ! Sus à la peinture !

28 juillet 2017

Au pays des dragons

Décidément, cette année, c'est l'année du dragon, en tout cas par chez nous. Après Isodore (petit dragon sympathique quand il ne casse pas des poteries en éternuant mais si vous n'avez pas 6-7 ans et n'êtes pas dans la classe d'Azraël vous pouvez pas comprendre), après Céladon, après les bébés dragons d'Hagrid, c'est une véritable invasion de ces énormes lézards qui s'est produite à Paris.

Bien évidemment, dès que Sir Azraël en a entendu parler, il s'est empressé de se porter volontaire pour y mettre bon ordre et renvoyer illico ces fauteurs de troubles au fin fond de leurs grottes. Et puis c'est qu'une convention de dragons, ça interpelle. Vous imaginez un peu la quantité d'or, de bijoux, de pierres précieuses et de demoiselles en détresse qu'on doit y trouver au mètre carré ! Non vraiment, c'était une occasion à ne pas rater. D'autant que Sir Azraël cherche activement sa promise en ce moment !

Secondé par son fidèle compagnon de toujours, j'ai nommé Sir Gargamel, Sir Azraël s'est donc rendu sur le sinistre territoire de DragonLand, dans les terres perdues du Parc des Expositions. Histoire de mettre toutes les chances de son côté et d'être certain de venir à bout des monstres écailleux, il s'est adjoint les services de la terriiiiible sorcière Super Nanny et de la fée Pupuce (nettement moins impressionnante à ce qu'il paraît, me demande si je dois me vexer ou non moi là !). Eh oui, la fée Pupuce ne fait pas que coudre, elle se procure également au marché noir féerique des tickets magiques assurant un accès express à la convention des dragons (bon ok, elle avoue, elle s'est simplement procuré un ticket famille sur le site en ligne de la convention mais n'empêche, ça permet d'éviter de faire la queue à l'entrée et ça revient moins cher). A noter tout de même qu'une convention de dragons, comme on pourrait s'en douter, c'est pas donné (ben oui, le dragon n'est pas franchement réputé pour ses largesses). Il faut donc quand même compter 49€90 pour un pass famille soit 2 adultes et 2 enfants acheté sur place (ajouter 5€ pour un achat en ligne d'un billet coupe-file), 15€90 pour un billet adulte seul et 13€90 pour un billet enfant, toujours acheté sur place (sinon ajouter 2€ par billet cette fois).

C'est donc fièrement, armés de leur seul courage et de leur audiophone spécial enfants (il y en a aussi des "spécial parents" mais je peux pas vous dire la différence car faisant visiblement infiniment moins que mon âge (je ne pensais pas ma crème anti-âge si efficace) j'ai eu droit à la version enfants moi aussi), que mes 2 chevaliers en short (oui, l'usage de la culotte courte se perd de nos jours ma bonne dame) ont franchi le portail d'entrée du monde fascinant des dragons de tous poils (ou plutôt de toutes écailles et toutes plumes).

dragon1

Alors DragonLand, c'est comment ? Ben c'est bien ! Encore que mon sens critique et mon cynisme d'adulte me fasse presque dire qu'un billet un peu moins cher, ça aurait quand même été mieux. Mais bon, on va pas chipoter, de toutes les sorties "culturelles" qu'on a pu faire avec les monstros, c'est celle qui a le mieux marché. Pourquoi je dis ça ? Parce que la visite dure normalement environ 1h30 et qu'on l'a faite en .... TADAM ! 50 mn chrono montre en main. Et pour les monstros, ben croyez moi, c'est un record de lenteur !

Les raisons de ce succès sans précédent ? 2 choses très simples. D'abord, le décor ! Franchement, c'est très bien fait. On se croirait dans des châteaux médiévaux. On franchit des portails de pierre, on monte aux créneaux, on observe les dragons dans leur habitat naturel. Même la première partie de l'expo, nettement plus style musée est sympa.

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_442

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_445

Faux squelette de dragon fabriqué avec les os de différents animaux existants.

Ensuite, les audiophones. Contrairement à ceux qu'on a pu tester jusqu'à présent, ils ont vraiment été pensé pour les enfants avec des explications simples, compréhensibles et surtout COURTES ! Du coup, au lieu de s'ennuyer et de cesser rapidement de l'utiliser, les monstros se sont mis à la recherche des panneaux indiquant l'usage de l'audiophone pour passer de commentaires en commentaires. Et rester 2 mn en place le temps d'écouter ce qu'on leur racontait. Et puis bien sûr, il y a tous ces dragons grandeur nature (ou presque) animés. Rien de tel pour retenir l'attention des enfants.

dragon2

Oui hein ! Ça impressionne quand même la hauteur du bestiaux non ?

dragon3

dragon4

Que serait un dragon sans son oeuf ?

dragon5

Ou sans ses multiples têtes ?

Attention toutefois, si ce sont les sensations fortes que vous recherchez, allez voir ailleurs. Certes, ils sont animés mais ça ne va pas très loin. Ça bouge un peu, ça ouvre la gueule et c'est à peu près tout. Je doute fortement qu'il y ait de quoi traumatiser même un tout petit. Pas d'effet de fumée ou de lumière non plus. Mais c'est divertissant et les enfants aiment bien attendre pour voir ce que va faire exactement le dragon. Et personnellement, mon passé de rôliste m'ayant fourni moult informations sur ces monstres écailleux, j'ai quand même réussi à y apprendre 2-3 trucs que je ne connaissais pas.

dragon7

dragon8

Histoire que nos chevaliers puissent prouver leur valeur, il leur est possible d'immortaliser leur victoire sur l'espèce dragonesque grâce à une photo souvenir entièrement GRATUITE (si si) puisqu'elle est prise par vous même avec votre propre appareil. En gros, on vous fournit l'épée et la bestiole à trucider. Les monstros peuvent même démontrer leur maîtrise du dressage en montant un des dits bestiaux et en le faisant tourner en bourrique rond (oui, il y a un petit train dragon entièrement gratuit aussi sur place).

dragon6

dragon9

La visite se clôture bien évidemment avec l'inévitable traversée de la boutique. Mais là encore, ce fut une assez bonne surprise. On y trouve de tout, depuis les boules à neige dragon jusqu'à l'agenda dragon en passant par les calepins genre grimoire et autres figurines. Sans oublier bien évidemment les valeurs sûres (des Crocmou, Harold et autres personnages de la série "Dragon", des épées et boucliers, des livres et même des ombrelles ornées de dragons chinois). Quant aux prix, là aussi, on a de tout. Il est donc tout à fait possible de faire plaisir à vos monstros sans se ruiner complètement et c'est assez rare pour être souligné.

En résumé, si vos monstros aiment les dragons et que vous habitez en région parisienne, c'est une petite sortie sympa que je vous recommande malgré son prix un peu élevé à mon sens.

20 juillet 2017

La Puce s'en va frimer !

Eh oui, une fois n'est pas coutume (et profitez en bien parce que ma cellulite, mes bourrelets et moi on a eu beaucoup de mal à se mettre d'accord alors je ne sais pas trop quand l'occasion se présentera de nouveau de vous montrer mes cuissots), vous allez pouvoir m'admirer en tenue légère !

Rhoooo, la Puce, t'as pas honte ! Euuuuh, ben non en fait, pas vraiment. Faut dire qu'elle est si jolie et si confortable cette tenue qu'elle me fait presque oublier mon gros bidon et mon impressionnant popotin. Et puis elle est arrivée comme un rayon de soleil dans une semaine toute pourrite en plus (et je ne parle pas de la météo malheureusement). Alors forcément, ça aide à vaincre ses complexes.

Arrivée ? Comment ça arrivée ? C'est pas toi qui l'a faite alors ? Eh ben non ! Quoi ? Je vous avais pas dit ? Ah la la, voilà ce que c'est que d'être débordée. C'est qu'il y a quelques temps, j'ai participé à un concours organisé par Terpsi74 et j'ai gagné dites donc ! Terpsi, c'est la reine du costume de danse. Elle coud des petites merveilles pour sa grande fille et les enfants de son école de danse (l'école de sa fille hein). Je vous encourage vivement à aller voir toutes ces merveilles sur son site (et le reste aussi parce qu'elle ne coud pas QUE des costumes). Perso, je me glisserais bien dans la penderie de sa grande pour lui chiper son costume russe (qu'il est vraiment cro cro beau) mais bon, en même temps, j'arriverais jamais à m'y glisser (dans le costume hein, pour la penderie, je sais pas, j'ai jamais testé mes pouvoirs de demi-elfe roublard mage à ses heures perdues).

Bref, tout ça pour dire que j'ai décroché le gros lot : un maillot de bain pour aller frimer sur les plages oléronnaises cousu spécialement pour moi et rien que pour moi par les doigts magiques de Terpsi. Et franchement, il est trop trop chouette. Figurez-vous que j'ai découvert un truc surprenant (enfin pour moi mais, vous, vous n'avez peut-être jamais eu ce problème). Un maillot de bain, ça peut être confortable ! Et puis sobre et élégant sans faire grand-mère ni trop osé. Pourquoi je dis ça ? Ben déjà parce que je ne possède que 2 maillots de bain, des une pièce, dont un que je ne mets jamais parce que j'ai l'air d'avoir un siècle dedans (et pourtant, je me moque de mon âge mais il y a des limites à tout je vous le dis). Quant au second, qui est très beau et qui est le seul que je mets donc vu que j'en ai pas d'autre (oui, je nie systématiquement et catégoriquement l'existence du 1er), je ne suis jamais très à l'aise quand je le porte eu égard à un décolleté plongeant, très plongeant, vraiment très très plongeant. Et pour couronner le tout, parce qu'ils s'attachent autour du cou, j'ai tendance à me raidir la nuque et les porter me donne systématiquement la migraine. Ajouter à ça que je m'y sens généralement boudiner de partout, serrer là où il faut pas, trop lâche là où je voudrais que ce soit serré et vous comprendrez que moi et les maillots de bain, c'est un peu comme moi et les pantalons : on s'aime pas ! Ce qui ne m'empêche absolument pas de fantasmer devant les devantures des magasins. Mais j'en achète pas vu qu'on s'aime pas et qu'un maillot, un beau hein, c'est quand même horriblement cher.

Alors quelle surprise quand j'ai essayé la petite merveille que m'a envoyé Terpsi. C'est tout doux, c'est bien épais (comparé à ceux du commerce, c'est pas de la polaire non plus !) du coup on voit pas les bourrelets, c'est super confortable, bref, c'est le pied. En fait, c'est même tellement confortable que j'ai l'impression de porter simplement un débardeur en jersey. Et en plus, il a des BRETTELLES ! Non mais vous vous rendez compte ! des BRETTELLES ! Pas de nuque raide ni de migraine à l'horizon ! Trop top je vous dis !

Non c'est certain, cet été, sur la plage, je vais être au paradis ! Merci merci Terpsi !

Bon allez, chose promis, chose due, voilà la bête sur le bestiaux.

IMG_1500IMG_1502IMG_1501

IMG_1498

6 septembre 2017

Pour la rentrée (la suite)

Qu'on aurait aussi pu appeler l'opération déstockage # 6 bis ou mieux, l'opération Gargamel vous en met plein la vue ! Car comme je le disais dans un précédent post, ce sont les monstros qui ont choisi les tissus des réalisations de la rentrée cette année.

Alors bon, j'avais des chutes et des petits coupons nettement plus sobres mais j'ai commis l'imprudence de sortir du placard mes restes de tissus de Noël. Et que voulez-vous, Gargamel est comme les taureaux. Dès qu'il voit du rouge, il fonce dessus. Ce tissu, acheté à la maison d'Ursule, je l'avais déjà utilisé largement pour des sacs à tartes pour le marché de Noël de l'école l'an dernier. Du coup, il ne m'en restait pas assez pour faire le tablier de Gargamel en entier. Pas grave, on allait piocher dans les restes d'autres tissus pour compléter me suis-je dit.

C'est là que j'ai pu constater 2 trucs absolument fondamentaux et assez fabuleux quelque part :

  • Gargamel avait suffisamment mûrir pour comprendre que j'avais besoin de tissu en plus et qu'il devait donc en choisir un second pour faire son tablier.
  • Gargamel a un sens de l'association des couleurs, tissus, motif qui ne colle pas du tout du tout avec mes goûts (et encore, je suis nettement moins choquée quand je regarde les photos qu'en vrai ou alors j'ai fini par me faire à l'idée)

Comme quoi, à bientôt 11 ans, les goûts de Sir Gargamel semblent s'affiner et il apprend de mieux en mieux à affirmer ses choix vestimentaires (et autrement qu'en hurlant qu'il veut pas et ça c'est le pied total). Si seulement il pouvait en profiter pour revenir sur sa phobie des boutons, ce serait le top. Alors quelque part, même si je ne classerai sûrement pas cette réalisation parmi mon top 10 de mes plus beaux projets couture, je suis ravie qu'il y ait activement participé ce qui constitue tout de même une première.

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_500UNADJUSTEDNONRAW_thumb_504

Le devant et le dos

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_4ffUNADJUSTEDNONRAW_thumb_502

gros plan sur le tissu rouge et sur les manches

Question patron, j'ai simplement repris le même que celui du tablier d'Azraël mais 2 tailles au dessus. Il s'agit du modèle 37, la chemise Jonny P. du magazine Ottobre 4/2016. Le modèle est volontairement un peu trop grand dans l'espoir qu'il puisse être utilisé encore l'an prochain (même si je ne sais encore pas trop où sera Gargamel l'an prochain).

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_4fc 

Et la chose, portée par le bestiaux

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_4fd

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_4fe

Le sourire à la "non mais tu me fais quoi là maman !"

Dans la liste des fournitures scolaires demandées pour Gargamel figurait : des affaires de sport rangées dans un sac en tissu. Pourquoi en tissu le sac ? Mystère. Mais bon, j'ai sauté sur l'occasion d'éclurer mes dernières chutes de tissu rouge en cousant un pochon assorti au tablier pour les dites affaires de sport. En même temps, j'ai jamais compris pourquoi Gargamel avait besoin d'apporter un sac avec des affaires de sport vu qu'il passe son temps en jogging et T-shirt (et ça me fait d'ailleurs suffisamment râler comme ça). Histoire d'avoir un joli pochon bien fini, j'ai choisi de le doubler et comme j'avais un peu peur du choix que pourrait faire Gargamel pour ce nouveau tissu, j'ai lâchement décidé à sa place. J'ai donc opté pour mon restant de tissu de noël assorti au rouge mais à fond beige celui-là (mais pourquoi qu'il l'a pas choisi d'ailleurs, son tablier aurait fait un peu moins mal aux yeux tout de même). Seul le cordon, bleu turquoise flashy détonne un peu mais c'est tout ce que j'avais en stock et il n'était pas question que je fasse le moindre achat pour un truc comme ça. Question patron, c'est du maison entièrement réalisé au pifomètre.

IMG_1604IMG_1605 

L'extérieur

IMG_1607IMG_1609

Le système de fermeture et l'intérieur

IMG_1611 

Garni avec des affaires de sport !

Pour clôturer en beauté la série de réalisation pour la rentrée, exactement comme pour son petit frère, je lui ai aussi cousu un nouveau pantalon. Pour l'occasion, je voulais faire un truc qui change vraiment de la coupe habituelle : un pantalon à pince ! Si si, un vrai de vrai, avec poche et braguette et tout et tout. Le pantalon de costard quoi !

Bon alors bien sûr, ça aurait été trop simple si j'avais pu suivre un patron à la lettre et il a fallu quand même adapter aux goûts si particulier du monstros. Exit le joli coupon de cotonnade donc et bonjour le joli coupon de jersey bien fin et bien souple que tu te ferais volontiers un pyjama dedans. Exit aussi la fermeture éclair et bonjour la fausse braguette et la ceinture entièrement élastiquée. Mais les pinces, elles, sont bien là. Dernier petit bémol, figurez-vous que, malgré une patronthèque tout de même bien garnie, impossible de trouver un pantalon à pince de mec ! Messieurs, il semblerait bien que la pince ne soit plus aussi virile qu'avant. Qu'à cela ne tienne, j'ai tout de même trouvé un pantalon à pince de fille et vu qu'à 1 cm près, les mensurations filles garçon étaient les mêmes, ben j'ai pas hésité et je l'ai recopié.

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_50fUNADJUSTEDNONRAW_thumb_511UNADJUSTEDNONRAW_thumb_510

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_512 

Les pinces en gros plan parce que j'ai vraiment eu trop de mal à trouver un patron avec pinces !

Il faudra donc garder le secret mais sachez que le jour de la rentrée, Gargamel a arboré sans complexe son mini diamond de fille (modèle 35 du magazine Ottobre 4/2016) avec une fausse braguette cousue dans le bon sens pour les petits gars (eh oui, j'ai enfin compris, incroyable non !). Et figurez-vous que je crois bien que, de tous les pantalons que je lui ai fait jusqu'à présent, c'est celui qu'il a préféré. Comment je le sais ? Il n'a pas insisté pour l'enlever afin de se mettre en pyjama à peine rentré à la maison (et vu qu'avec son frangin, il passerait sa vie en pyjama s'il pouvait, c'est un signe qui ne trompe pas).

Allez, dernière petite info : on a survécu à la rentrée ! Certes, Gargamel aurait préféré rester à la maison mais d'après la maîtresse, tout s'est bien passé et il a bien travaillé. Quant à Azraël, mis à part que le taxi l'a oublié pour sa séance d'orthophonie (on va dire que c'est la période de rodage) et qu'il avait bizarrement mal au ventre le matin, tout s'est également bien passé et l'école c'était super trop bien ! Et en plus, il a pu frimer devant la maîtresse et l'AVS avec sa super pochette à ardoise.

21 mai 2017

And the winners are ...

Chose promise, chose due.

Ce matin, c'est donc avec enthousiasme qu'Azraël a procédé au tirage au sort de la gagnante du concours d'anniversaire de ce blog. Avec beaucoup d'enthousiasme d'ailleurs car il a commencé par tirer ... ben tous les noms bien sûr. Alors, c'est pas que je n'aurais pas été ravie d'offrir un petit quelque chose à tout le monde (surtout que vous êtes toutes adorables d'avoir participé) mais bon, comment dire ..., j'ai juste pas le temps là.

Après avoir expliqué à Azraël que, non, on peut pas prendre tous les petits papiers d'un coup mais seulement un seul, on a donc procédé au tirage officiel (on dira que le précédent c'est pour se chauffer les mimines hein). Et devinez quoi ! Mia, c'est officiel, dépêche-toi de faire un loto, t'es en veine comme pas permis !

Vu que Mia avait déjà gagné le cadeau surprise pour avoir trouvé la couleur la moins aimée d'Azraël, d'un commun accord avec moi-même et ma horde démoniaque, on a décidé qu'il serait de bon ton de tirer un second nom (eh oui, on est comme ça chez les Inferno). Et cette fois, c'est Ozélie que le sort a désigné.

En toute logique, ça aurait dû s'arrêter là. Mais bien sûr, ceux qui me suivent régulièrement doivent commencer à connaître les monstros et surtout la compet à outrance que se livrent les 2 frangins. Impossible pour Gargamel donc de rester sans rien faire (je savais bien que j'aurais dû me planquer pour le faire ce tirage au sort). Lui aussi voulait absolument tirer des noms au sort. Et comme je suis très très faible, ben je l'ai laissé faire. Et comme je suis superstitieuse (ok, en fait non, mais c'est une bonne excuse vous trouvez pas ?), il me faut impérativement respecter la volonté du destin et ajouter 2 autres gagnantes à la liste : Emykero et Cousu Dodu.

Voilà voilà. Nous avons donc 4 gagnantes. Mesdames, si vous avez des souhaits particuliers pour vos petits paquets, n'hésitez pas à m'en faire part. J'en tiendrais compte dans la mesure du possible. Il me faudra aussi vos adresses pour vous les envoyer et surtout SURTOUT, armez-vous d'un peu de patience. Je vous ferais signe dès que vos paquets seront partis.

205

Mais oui mais oui, vous avez gagné !

 

27 juin 2017

Céladon le Dragon - le final

Et oui, c'est la fin de l'année scolaire et le week-end dernier, c'était la fête à l'école des monstros. Au programme de mes chères têtes chataigne et blond foncée ... des chansons. Plein de chansons pour Azraël et une seule pour Gargamel mais toutes ont été parfaitement réussies et interprêtées, une grande première chez les Infernos. Eh oui, d'habitude, y a toujours un truc qui dérape et qui fait que la prestation des monstros laissent fortement à désirer (en gros, faut toujours qu'ils fassent la gueule à un moment ou un autre).

Mais cette année, c'était nickel, certainement grâce au développement d'un égo démesuré de la part de mon adorable progéniture (et de la volonté de briller qui va avec) et au briefing adhéquat.

Bon alors les enfants, vous voyez, j'ai ma caméra aujourd'hui !

Ben pourquoi maman ?

Parce que c'est la fête de l'école et que vous allez chanter. Et moi, je vais vous filmer.

Ben pourquoi tu vas nous filmer ?

Parce que comme ça, vous pourrez montrer comme vous chantez à Papy P. Mamie M. et Inferno Gran Mom qui peuvent pas venir.

Aaaah d'accord

A papy mamie ?

Oui, à papy et mamie. Alors va falloir être sage et bien chanter ! Sinon elles seront toutes ratées les vidéos et ils pourront rien voir ! Ok ?

Ok !

Oui maman. Je vais super méga bien être sage !

Et effectivement, ils ont super méga bien été sages et ils ont super méga bien chanté et j'ai personnellement super méga bien cuit au soleil vu que le spectacle s'est déroulé à 14h sous un soleil de plomb. Mais, les enfants, eux, étaient à l'ombre (les petits veinards) ce qui explique les couleurs parfois bizarres de mes vidéos vu que je n'ai aucune maitrise de ce que fait mon camescope (serait-il habité par un petit démon spécifique ? Ca ne m'étonne qu'à moitié tiens !). Admirez plutôt leurs prestations !

La prestation de Gargamel

Les prestations d'Azraël

Euh, la Puce, et Céladon dans tout ça ? Ah mais Céladon, c'était la représentation théâtrale et c'était pas en même temps que le spectacle de l'école non non non. Pour la pièce de théâtre, nous avons eu droit à une représentation très privée dans une salle VIP (dans le réfectoire en fait) le lundi matin suivant. Ouais, je sais, fallait poser une demi-journée de congé pour y assister mais bon, qu'est-ce qu'on ferait pas pour nos enfants.

Pour l'occasion, j'ai donc ressorti une fois de plus mon camescope pour immortaliser ces instants. Autant vous le dire tout de suite, je suis archi nulle avec une caméra mais en plus, la configuration des lieux n'arrangeait rien. En gros, j'étais au premier rang avec l'ensemble des enfants s'étallant sur toute la largeur de la salle et j'ai dû passer mon temps à basculer d'un bord à l'autre. Ben oui, j'ai pas un objectif grand angle ni un panoramique moi ! Bref, on se serait cru au tennis ! Pour couronner le tout, vous ne connaîtrez pas la fin de l'histoire parce que c'était trèèèèèès long, que ma carte mémoire s'est remplie complètement après la prestation des CP qui correspondait au début de la pièce et que je suis une nouille qui n'a pas pensé à prendre de cartes mémoire en rabe, ce qui fait que je n'ai pas pu filmer la prestation des CE1 qui jouaient le second acte. Mais bon, j'ai la prestation d'Azraël en entier, c'est bien l'essentiel. Et les enfants étaient très fiers de leurs costumes. J'ai même eu droit à des remerciements et un bouquet de fleur à la fin de la représentation. C'est-il pas mignon !

Les vidéos de la pièce de théâtre sur Céladon, coupée plusieurs fois pour raison technique

La vidéo bonus de la représentation préparée pendant l'atelier Théâtre du lundi auquel Azraël était inscrit

IMG_1389

Mon beau bouquet remis par un Azraël fier comme un paon !

En tout cas je peux vous dire que visiblement, il y a des acteurs en herbe dans cette école !

14 juin 2017

Effectif réduit

Yahou, youpi, oh joie, c'est trooooooop cooooooooool !

dit la mère parfaitement indigne qui se frotte les mains depuis lundi matin 8h et 5 mn, instant béni où elle a vu partir le car emportant Azraël en classe de mer à Saint Hilaire de Riez pour ... UNE SEMAINE !

merci pour le calme

A peu près ma réaction en voyant le bus s'éloigner.

Oui oui, vous ne rêvez pas, on vient de refiler le monstros à Maîtresse Chérie pour toute une semaine et je peux vous dire que depuis lundi, c'est d'un calme hallucinant à la maison. Pas de questions incessantes, pas de bagarre avec le grand frère, pas de cavalcade dans tous les sens et de jouets qui traînent partout par terre. Et à l'heure du coucher, je vous raconte pas le temps de gagner. Et en cette fin d'année compliquée, c'est fou ce que cette petite pause fait du bien.

C'est là qu'on se rend vraiment compte de la place que peut prendre Azraël, surtout lorsqu'il est en concurrence avec son grand frère. Non parce qu'il faut être honnête, c'est bel et bien quand ils sont tous les 2 ensemble qu'ils sont les plus pénibles.

Mais enfin la Puce, t'es pas inquiète ? Ca te fait rien de voir ton petit bébé partir comme ça ? Bien sûr que si que ça me fait quelque chose : ça me réjouit voyons ! Et pour plein de raisons. D'abord parce que Gargamel étant lui-même déjà parti en classe verte et que ça s'est toujours super bien passé, je n'ai que des bonnes références en la matière. Ensuite parce que ça fait 2 semaines qu'Azraël en parle avec enthousiasme donc pas d'angoisse à l'horizon de son côté (et si j'en juge par le fait que j'ai dû réclamer mon bisou au moment de partir sinon il se serait engouffré dans le bus sans un regard en arrière, j'ai vraiment pas de souci à me faire). Et enfin parce qu'il n'y a pas de meilleure façon de les faire grandir d'un coup que les classes vertes. Ils en reviennent généralement bien plus autonomes et fiers comme des paons avec des tonnes de trucs à raconter. Et puis de toute façon, entre le blog créé spécialement pour l'occasion par Maîtresse Chérie et les sms qu'elle nous envoie régulièrement, on peut pas dire qu'on soit privé de nouvelles.

Bref, avec Chéri, on profite du calme et on prend des forces en prévision du week-end chargé qui s'annonce (ben oui, samedi c'est la fête de l'école avec spectacle et tout et tout). Mon seul regret, c'est de ne pas avoir réussi à leur refiler Gargamel. Et pourtant, c'est pas faute d'avoir essayé mais elles ont pas voulu les maîtresses. J'ai eu beau leur expliquer qu'on se serait bien fait une semaine en amoureux avec Chéri, ça n'a pas eu l'air de les attendrir. Bon, c'est pas grave, pour l'an prochain, à la réunion de rentrée, je préparais ma liste d'arguments pour militer en faveur d'une classe verte mixte ULIS/CE1.

 quand je veux une classe verte ULIS CE1

Bon alors, à propos de cette classe verte ....

17 juillet 2017

Le samedi, Azraël cuisine aussi

Ce week-end, une fois n'est pas coutume, histoire de faire lâcher la sacro sainte tablette à Gargamel, j'ai insisté pour qu'il réalise le gâteau du goûter tout seul. Pour l'occasion, j'ai choisi un truc tout simple à faire : un creusois. Et pour être tranquille, j'ai dû éjecter Azraël de la cuisine.

Euh, éjecter la Puce ? T'es pas un peu dure là ? Oh non, malheureusement. Ce fut bel et bien une éjection. Déjà parce qu'Azraël aime bien faire des gâteaux (et en profites pour se goinfrer de pâte crue) et d'autre part parce qu'avec la guerre fraternelle continue qui règne à la maison, Sir Azraël était prêt à tout pour prendre la place de son frangin.

Alors je ne rentrerai pas dans les détails de la conception du creusois puisque je vous ai déjà donné la recette. Sachez seulement qu'il fut parfaitement réussi et délicieux. Ce fut d'ailleurs l'occasion pour moi d'apprécier tout le perfectionnisme de Gargamel.

Alors Gargamel, il faut 55g de farine.

55 g ?

Oui, 55g, un 5, un 5, un 0 et un 0 sur la balance. Ok ?

Ok maman.

Voilà, c'est bon

(la balance affichant 55,36g)

Mais noooooon, c'est pas boooon Attennnnnnnnds maman !

Euh, d'accord, d'accord, vazy, enlève un peu. Voilà, c'est bon maintenant

(avec 55,04 sur la balance)

Mais nooooooon

...

(gros gros soupir de la cuisinière qui sait qu'elle est pas rendu pour peser tout son bazar)

Bref, suite à la dégustation du creusois de Gargamel, Azraël est à nouveau venu se plaindre que lui, il n'avait pas pu faire de gâteau. Heureusement pour lui, je suis pour l'égalité de traitement donc si Gargamel avait eu le droit à une leçon de cuisine en solo avec maman, Azraël avait bien sûr droit à la même chose. J'aurais pu choisir un autre gâteau tout simple mais Azraël a demandé à réaliser une recette de son livre de pirate.

Hein ? Son livre de pirate pour une recette de cuisine ? Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire encore ? Cette histoire, c'est celle de Gustave le pirate apprenti cuisinier de Margaux Allard.

gustave le pirate

Une petite histoire très sympa émaillé de recettes réalisables avec et/ou par les enfants. On avait déjà testé une première recette avec succès (mais je ne l'ai pas partagé parce que je ne la trouvais pas formidable personnellement et avec trop de travail à faire par un adulte). Celle choisie aujourd'hui par Azraël est celle des cigares d'Octopoulpe, à base de crevettes et d'ananas, et franchement, elle est très chouette pour l'été. Gargamel n'a pas aimé du tout (ce qui n'a rien d'étonnant car il n'apprécie ni les crevettes ni l'ananas, question de texture) mais Chéri et moi nous sommes fait un plaisir d'en faire notre dîner.

Vous excuserez l'aspect pas vraiment cigare des cigares (ça doit ressembler à des nems normalement) mais ils ont le mérite d'avoir été fait par Azraël himself !

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_3fe

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_3ff

On voit ici les morceaux de crevettes

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_403

Et là un joli morceau d'ananas

 

Cigares aux crevettes d'Octo Poulpe (pour 12 cigares environ)

  • 30 crevettes cuites décortiquées
  • 2 grosses cuillères de ketchup
  • 3 tranches d'ananas
  • 4 carrés de fromage frais type kiri
  • 3 gouttes de tabasco
  • 1 grosse cuillère de coriandre fraîche ciselée (j'en avais pas et puis j'aime pas ça alors j'en ai pas mis mais on doit pouvoir remplacer par de la ciboulette ou une autre herbe fraîche)
  • poivre
  • 3 feuilles de brick coupées en 4
  • 1 cuillère à café de farine et quelques gouttes d'eau pour faire de la colle.
  • un peu d'huile d'olive

On commence par couper en tous petits morceaux les crevettes et l'ananas. On s'est partagé le boulot avec Azraël, il a fait l'ananas et moi les crevettes. Avec le couteau adéquat et s'il est précautionneux, un enfant peut tout à fait le faire. On dépose le tout dans un saladier où on ajoute le reste des ingrédients sauf les feuilles de brick bien sûr et on assaisonne à son goût. On mélange alors bien à la cuillère ou à la main (je vous laisse deviner la technique pour laquelle Azraël a opté). Rectifiez éventuellement l'assaisonnement.

On prend la farine, on ajoute les goutte d'eau jusqu'à former une pâte épaisse qui va servir de colle à la feuille de brick. C'est le moment de mettre le four à préchauffer en chaleur tournant à 180°C.

On va maintenant rouler les cigares. On prend un quart de feuille de brick, qui forme donc une espèce de triangle, qu'on dispose sur le plan de travail pointe vers le haut. On place une cuillère de farce à la base du triangle et on commence à rouler. Quand toute la farce est recouverte de feuille de brick, on rabat les côtés vers le centre et on place une pointe de colle de farine à la pointe. On finit de rouler le cigare et on le met sur une plaque à patiserie ou un plat allant au four recouvert d'un papier cuisson, la pointe collée au dessous.

Quand vous avez rouler tous vos cigares, vous les badigeonnez d'huile d'olive (facultatif, c'est juste pour leur donner une jolie couleur) et hop, au four pour 20 mn environ (jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés).

Vous pouvez les déguster dès la sortie du four mais avec Chéri, on les a trouvé bien meilleurs froids accompagnés d'une salade verte. Dans ce cas, laissez les refroidir sur une grille qu'ils ne perdent pas tout leur croquant. A cause des crevettes, c'est un plat relativement salé (c'est pour ça qu'on les a préféré froids) à manger de préférence avec un accompagnement.

Ajouter à ça des tranches de melon frais et vous aurez un déjeuner parfait pour les grosses chaleurs !

25 mai 2017

Céladon le dragon - acte II scène unique

Oui oui, y a qu'une seule scène dans l'acte II. Et j'ai dû négocier ferme avec Bricolus pour ça parce que bon, ok, je brigue le trophée de Meilleure maman de l'univers de tous les temps mais bon, j'ai quand même pas que ça à faire moi !

Oh la la, la Puce, mais qu'est-ce que tu as encore fait ? Des nouvelles ailes pour aller avec les diadémocornes supplémentaires réclamés par la maîtresse ? Argh, sûrement pas ! Mes petits doigts ne me l'auraient pas pardonnés. De toute façon, j'avais plus le matériel complet de dispo donc la maîtresse a été prévenu tout de suite. Pour les diadèmes, c'était bon, je pouvais faire avec les moyens du bord mais pour les ailes, elle devrait se débrouiller avec les prototypes si elle en avait vraiment besoin.

Non, en fait, ce sont plutôt les 11 petits camarades d'Azraël et lui-même (enfin, pas vraiment lui puisqu'il a ses ailes et ses cornes perso à la maison) qui m'ont fait pitié. Eh oui, car si vous avez fait attention, des costumes de Céladon, j'en ai fait 12, et seulement 12. Alors je sais bien que dans le privé, on a généralement des effectifs plus réduits que dans le public mais une classe de CP de 12 élèves, faut pas pousser non plus. Donc en réalité, ils sont 24, lui inclus, dans la classe d'Azraël (oui oui, je sais, ils ne sont QUE 24 et on en est tout à fait ravi). Et en prime, Azraël ne fait pas partie des dragons. J'ai donc interrogé Maîtresse Chérie.

Au fait, dites-moi, vous avez prévu quoi comme costumes pour les narrateurs

(c'était le seul nom sous lequel je connaissais les autres personnages de la pièce)

Ah ben rien.

Rien ?

(et mon petit coeur qui se serre à l'idée que, d'un côté, 12 gamins vont repartir chez eux avec un costume souvenir pendant que de l'autre, rien, nada que dalle des nèfles ! Inacceptable pour moi !)

C'est que c'est compliqué parce que voilà : on a des narrateurs tristes et des narrateurs joyeux et puis ils se transforment en rivière, en oiseaux de nuit, en oiseaux de lumière et en feu. Alors ça fait beaucoup de changement et beaucoup de costume. Donc on n'a pas d'idée. Mais si vous en avez une ...

(avec une petite lueur d'espoir dans la voix)

Bon ben, je vais réfléchir et je vous tiens au courant.

Alors, j'avoue, quand j'ai dit ça, c'était il y a plusieurs semaines alors que je n'étais pas encore submergée de boulot et que je pensais avoir jusqu'à mi-juin pour tout faire. Mais une fois les costumes de Céladon finis, ça m'a quand même travaillé cette histoire. Alors j'ai cogité et Pinterestus m'a filé un gros coup de main. Ne nous voilons pas la face, faire autant de costumes, c'était juste pas possible mais pour le coup des oiseaux, la solution s'est imposée tout de suite : des masques ... ou plutôt un seul masque mais réversible. Avec un côté pour l'oiseau de nuit et un pour l'oiseau de lumière.

IMG_1183

Les 12 masques côté oiseaux de lumière

Pour les fabriquer, de la feutrine. C'est génial la feutrine. C'est doux sur la figure, ça se découpe facilement, c'est tout souple mais avec une certaine tenue tout de même quand elle n'est pas trop fine, il y a plein couleurs différentes et on peut tout assembler au pistolet à colle en 2 temps 3 mouvements. Et enfin, détail non négligeable, grâce à mon potager en feutrine, j'en avais tout un stock dans des couleurs pouvant tout à fait convenir. Et j'avais même du fil élastique qu'on pouvait coudre directement pour fixer les masques sur le visage. Ce week-end donc, je me suis lancée dans la confection en série des dits masques. Un petit gabarit maison pour la base découpée en feutrine noire pour une face et violette pour l'autre. Une simple lune blanche et des taches de colle à paillettes pour symboliser les étoiles ont suffi pour les oiseaux de nuit. C'est que je les vois très sobres moi, les oiseaux de nuit.

IMG_1202

La face oiseau de lumière

Pour les oiseaux de lumière en revanche, je voulais de la gaieté et de la couleur. On fait donc ressortir les yeux avec de la feutrine rose claire ou bleu flashy et on symbolise les rayons de soleil (donc la lumière) avec des fuseaux de feutrine jaune. Le tout sans oublier de la colle à paillettes dorées un peu partout.

IMG_1186

IMG_1185

J'aurais bien sûr pu utiliser des strass au lieu de colle pailletée mais outre le fait que la colle va bien plus vite à poser que les strass, je voulais éviter d'avoir des petits trucs durs sur les faces des masques. Car comme ils sont destinés à être réversibles, je me disais que les enfants risquaient d'être gênés sinon ou même de se griffer sur les strass.

IMG_1189IMG_1191

IMG_1196

J'avoue être plutôt contente de moi sur ce coup-là. Azraël était ravi et je ne vous raconte pas comment il faisait son fiérot en montrant le masque à ses copains de classe et surtout, en faisant la démonstration de sa réversibilité !

IMG_1203IMG_1204

Gentillement testé par Gargamel.

Le seul petit problème, ça a été son commentaire du dimanche soir.

Voilà Azraël, regardes, j'ai fini. Tu pourras apporter tous les masques à ta maîtresse demain. T'es content ?

Oh oui maman mais et pour le feu et la rivière, tu vas faire quoi ?

Euuuh, Azraël, j'arrête là. Je peux pas tout faire non plus.

Ah boooon

(sur un ton hyper déçu que ça m'aurait presque fait changer d'avis, mais presque seulement)

Ben non. Désolée mon coeur mais j'ai d'autre chose à faire aussi.

Ah oui d'accord

(avec un éclat qui s'allume dans ses mirettes que t'es sûre qu'il a l'explication du siècle à te sortir pour justifier ça)

Et puis après sinon, t'auras plus de sous pour nous acheter des jouets !

(et voilà l'explication du siècle que tu te demandes d'où qu'elle sort celle là)

Bon alors là, j'avoue, j'ai toujours pas compris le lien entre les sous et ne pas avoir le temps mais bon, en bonne mère indigne (et fort lâche faut bien l'avouer), j'ai sauté sur l'occasion de ne surtout rien dire et de ne pas le détromper. Comme ça, j'ai la paix tout en étant certaine que tous les enfants garderont un souvenir de leur pièce de théâtre.

10 mars 2017

Azraël prépare son book

Eh oui, c'est qu'il a de l'ambition le Azraël. Il réfléchit intensément à son avenir. Quel métier va-t-il bien pouvoir exercer plus tard ? Bien évidemment, comme tous les petits garçons du monde, il a voulu être policier, pompier et astronaute, tout ça en même temps bien sûr. Plus récemment, c'était cuisinier et super héros avant de demander à aller à l'école des Pères Noël pour devenir Père Noël. Bon, là, j'ai dû expliquer qu'il n'y avait qu'un seul Père Noël mais qu'il pouvait devenir assistant Père Noël. C'est que ça le travaille à fond en ce moment cette histoire de père Noël vu que ses petits camarades de classe cherchent avec obstination à lui briser ses illusions. Nan mais vraiment de quoi je me mêle là !

Brefle, c'est pas le sujet. Dernièrement, une nouvelle vocation est apparue, un métier pour lequel il s'entraine tous les soirs, photographiant ensuite ses créations afin de constituer son book et pouvoir intégrer la plus prestigieuse école possible et briller au firmament des plus grands ..... TADAM .... Coiffeurs ! Et oui, tous les soirs, j'ai l'immense honneur de servir de tête à coiffer pour Azraël Provost.

IMG_0742IMG_0741

Coiffure bohémienne à couettes

IMG_0768IMG_0764

Queue de cheval plus classique

IMG_0766

avec le détail qui tue : la mini pince fleur à strass !

Alors, elles sont pas formidables ces coiffures ? Ne suis-je pas resplendissante ? Bon, Azraël m'a quand même bien fait comprendre qu'en tant que tête à coiffer, j'avais beau être la plus belle grâce à lui (oui, Azraël a une confiance inébranlable en ses talents de coiffeur), j'avais quand même quelques limitations. En particulier, n'étant pas dotée d'un bouton permettant de faire pousser instantanément les cheveux (celles et ceux, ne soyons pas sectaire, qui ont eu une poupée dotée d'une chevelure rétractable doivent voir de quoi je parle), on m'a clairement fait comprendre qu'il m'était dorénavant interdit d'aller chez le coiffeur pour me faire couper les cheveux. Je dois les laisser pousser et jusqu'aux pieds s'il vous plaît. Attendez un peu et dans quelques mois, mon surnom va passer de La Puce à Raiponce vous allez voir ça !

Bon allez, c'est pas tout ça mais faut que je file dare dare me coudre une robe de soirée assortie à mes superbes coiffures pour arpenter fièrement sur les podiums moi ! C'est qu'il faut impérativement les mettre en valeur ces formidables coiffures. Mais au pire, s'il ne perce pas dans la coiffure, il fera peut-être une carrière de photographe !

7 juin 2017

Montagnes russes

Non, vraiment, je l'aime pas cette année scolaire 2016-2017 ! Non vraiment, elle a rien pour me plaire !

Ben alors la Puce, qu'est-ce qui t'arrive ?

Oh ben à côté de ce qui peut se passer de par le monde, rien de bien grave. Et puis faut savoir relativiser ma bonne dame. Mais bon, si ma tension et mes émotions pouvaient arrêter de faire des montagnes russes, ça m'arrangerait bien quand même. Non parce que, si on fait le compte, depuis la rentrée j'ai eu droit à :

  • des montées de tension vertigineuses à des sommets que je savais pas que c'était possible sans provoquer une éruption digne du Vésuve (même que du haut de ma tension, l'Everest me paraissait tout petit petit petit). Des montées de tension provoquées par un Agendus Démonicus déchaîné qui m'a bien pourri mon emploi du temps TOUTE l'année quand même. A croire que le don d'ubiquité est à présent une composante indispensable à la vie d'enseignant chercheur et/ou de maman d'enfants handicapés vu qu'à plusieurs reprises j'ai fortement regretté de ne pas en être dotée.
  • un Chéri en pleine crise existentielle qui va me péter une durit incessamment sous peu je le sens bien là (et auquel j'ai bien proposé de devenir père au foyer mais allez savoir pourquoi, ma proposition ne l'a pas enthousiasmé)

pere au foyer

Alors Chéri, père au foyer, ça te tente ?

  • des combats épiques, sanglants et de trèèèèèèèès longues haleines contre le terrrrrriiiiiiiiible dragon Administration.

Alors certes, les problèmes d'emploi du temps finissent toujours par se résoudre, d'une façon ou d'une autre, ce qui ne change rien au fait que ma tension joue au yoyo pendant ce temps-là (aies-je préciser que j'ai toujours été une bille au yoyo en prime). Certes aussi, Chéri est un grand garçon qui finira bien par se reprendre en main, à moins que je ne l'étrangle avant ce qui, à l'heure actuelle, est tout à fait envisageable. Encore que j'hésite entre ça et lui remettre les idées en place à grand coup de pied au c..l (euh, la Puce, tu serais pas un peu remontée là ? Oooh, si peu !). Et puis bon, si je n'ai pas encore gagné la guerre contre Administration, jusqu'à samedi, j'avais au moins gagné une première bataille puisque Gargamel avait l'autorisation de rester un an de plus dans sa classe. Du coup, mes nerfs étaient un peu moins à vif et Hystéricus me lâchait un peu la grappe. Mais ça, c'était avant le coup de grâce arrivé ce week-end, coup de grâce venant clôturer une semaine de lamentables échecs dans la recherche d'une structure d'accueil pour Gargamel en 2018 (vu que, je vous le rappelle, les délais d'attente étant longs, il faut chercher dès maintenant) sous la forme d'un sms de Super Nanny qui venait juste de se rappeler d'un truc dont elle oubliait régulièrement de me parler.

Ben c'est quoi le problème ? Elle sera pas là pour les grandes vacances ? Si seulement c'était que ça ! Non, pire, elle nous quitte à la rentrée ! Non pas qu'elle n'en puisse plus des monstros (ça aurait pu être le cas vu qu'elle les connaît quand même tous les 2 depuis qu'ils ont 4 mois, oui oui, même Gargamel) mais elle aurait l'opportunité d'aller bosser à l'étranger et vous avouerez qu'on ne peut pas lui en vouloir de saisir une telle opportunité. Mais en attendant, moi, va falloir que je trouve une nouvelle nounou et ça, c'est pas gagné (d'ailleurs, si vous avez un tuyau, n'hésitez surtout pas !) vu que le job a quand même des horaires assez tordus. Et bien sûr, je stresse à mort (comme d'hab quoi !).

tumblr_mzwdzmJq3R1snz8koo1_500

Non non non Super Nanny, tu te sauveras pas comme ça !

Le bon côté de la chose, parce qu'il faut toujours positiver m'a dit un jour une spécialiste du soutien psychologique (voyons voyons, mais oukeséti que j'ai mis sa carte moi, j'ai comme l'intuition que je pourrais en avoir bientôt besoin là, ah mais non, j'ai la blogothérapie maintenant !). Le bon côté donc, c'est qu'avec mes petites crises d'insomnie qui reprennent, j'ai super bien avancé mes petits paquets de bloganniversaire moi ! Déjà 2 arrivés chez leurs destinataires (je vous montre ça sous peu promis promis), le 3ème d'envoyé, bref, il ne m'en reste plus qu'un à finir.

Heureusement, histoire de me remonter un peu le moral, le chevalier La Puce vient de remporter une nouvelle victoire sur Administration. Et oui, notre héroïque chevalier a réussi à dérober dans le trésor de notre impitoyable dragon un des artefacts les plus précieux qui soit : une carte ultra secrète qui le conduira droit à la tour interdite où la princesse AVS est séquestrée ET la clé lui permettant de la délivrer. En gros, un joli papier me permettant d'exiger que Marie Poppins (le petit nom de l'AVS actuelle d'Azraël) soit reconduite dans ses fonctions l'an prochain. Youpi, Azraël devrait donc échapper à l'échec scolaire pour les 2 ans à venir et ça, c'est troooooop chouette ! Bon, je dis "devrais" parce que c'est quand même conditionner au fait que l'école ait bien les fonds nécessaires à la reconduction de son contrat (car la MDPH ne fournit que des autorisations, pas des postes ma bonne dame donc le papier, c'est indispensable, mais c'est pas suffisant). Et puis aussi parce que, comme souvent, la notification est quelque peu ambiguë dans le descriptif vu qu'elle nous accorde "la mise en place d'une AVS mutualisée conformément aux modalités définies dans le GEVASCO" (le GEVASCO étant le document officiel résumant la situation de l'enfant, ses difficultés, ses progrès et les demandes de soin et d'aides pour lui assurer une bonne scolarité). Nous avons donc une autorisation pour une AVS mutualisée (c'est-à-dire qui s'occupe de plusieurs enfants mais pas en même temps contrairement à une AVS collective qui s'occupe de plusieurs enfants en même temps) et dans le GEVASCO, on a demandé une AVS ... INDIVIDUELLE à raison de 15h par semaine. Vous voyez pas le problème ? Ben c'est que l'AVSi s'occupe d'un seul enfant. Alors ok, on peut dire que l'AVSm aussi sauf qu'elle en a plusieurs en charge au sein du même établissement et que ses journées ne sont pas extensibles donc certes, quand elle s'occupe d'un enfant, elle n'en prend qu'un en charge à la fois mais elle doit répartir son temps journalier sur chacun d'eux. Et si le temps cumulé accordé par la MDPH pour chaque enfant dont elle a la charge excède son temps journalier, ben ça veut dire qu'il y a des heures qui sautent et pis c'est tout ! Du coup, Azraël risque fort de ne pas avoir droit à ses 15h par semaine mais à un temps moins important (12h seulement à priori mais ça reste à confirmer). Mais bon, je vais pas me plaindre non plus parce que j'en connais plein des parents qui seraient bien content d'avoir ça.

cest la nouvelle nounou

Oh, la nouvelle nounou peut-être !

26 février 2016

Le samedi, c'est Fantastik

Bon alors, sur ce coup, on va être clair, net, précis et réglo. Ami(e) lecteur(trice), si tu es au régime ou que t'aimes pas la pistache, surtout, surtout, NE LIS PAS ce qui suit. Parce que rien qu'à le lire et à regarder les photos, tu prends au moins 5 kilos.

Parce que voilà, le week-end dernier, c'était l'anniversaire de papy P. Et apparemment, vu le gâteau de compét que j'avais prévu de faire, mon subconscient avait dû enregistrer la chose même si mon moi conscient l'avait complètement oublié, lui (faut dire que depuis qu'on se connaît avec Chéri, j'ai jamais été fichue d'enregistrer cette date alors que j'ai aucun problème avec l'anniversaire de sa mère allez savoir pourquoi). A moins que ce soit Gustus qui ait décidé qu'il était temps de passer à la vitesse supérieure niveau pâtisserie.

Oh là là, ça a l'air drôlement bon ça ! Fraises et pistaches en plus !

Okay, on en fait un ce week-end.

De quoi ? Mais je saurais jamais.

Eh oh, tu vas pas te cantonner à la brioche et aux éclairs toute ta vie non ! Faudrait penser à évoluer un peu là.

Mais ça doit être bien trop long à faire. Les monstros me laisseront jamais assez longtemps tranquille.

La moitié du boulot peut se faire la veille.

Mais ça a l'air hyper difficile !

Oh allez, ça va ! Fais pas ta chochotte et au boulot !

Et comme d'habitude avec Pâtissus Gustus, j'ai pas pu lui résister. Faut dire que ma cuisine commence à ressembler à une succursale de METRO alors il se sent comme chez lui le Gustus. Du coup, il prend ses aises et mes défenses fondent à vu d'oeil. Quant au truc qui avait l'air trop bon, c'est le Fantastik Fraise Pistache de Michalak. Michalak ? C'est quoi cette blague ? C'est pas un joueur de rugby lui ? Ah non, faîtes excuses, le joueur, c'est Frédéric et là, on parle du chef pâtissier, Christophe Michalak. Un grand chef en plus à ce qu'il paraît.

En première lecture, c'est vrai que la recette peut faire peur mais en fait, elle est plutôt simple à réaliser, mais longue d'où l'intérêt de l'étaler sur 2 jours. En seconde lecture, je me suis rendue compte que quelques petites choses ne me convenaient pas et je les ai donc changé. Par conséquent, c'est ma version du Fantastik Fraise Pistache, qui sera finalement un Fantastik Framboise Pistache (parce qu'on trouve pas encore de fraises potables à manger et que de toute façon Azraël préfère les framboises) que je vais vous présenter.

Euh, la Puce, c'est pas qu'on s'ennuie mais avant que tu te lances ... c'est quoi à la fin un Fantastik ? Oups, je vous ai pas expliqué ? Ben mon Fantastik à moi, c'est ça.

IMG_2868

IMG_2869

Oui oui, je sais, c'est chargé en framboise mais faut au moins ça pour espérer en manger une ou deux face à Azraël

Et quand on découpe, on peut admirer les différentes strates qui le composent : une pâte sablée type shortbread, un biscuit trocadéro à la pistache, un coulis gélifié de framboise, une ganache montée pistache et chocolat blanc avec une pointe de sel, des framboises fraîches et des pistaches caramélisées. Trop trop bon !

IMG_2876

IMG_2877

Ce qu'on peut faire la veille là-dedans : les pistaches caramélisées, le coulis gélifié, la base de la ganache montée (c'est-à-dire la ganache non montée et qu'on montera le lendemain). Ce n'est pas ce que j'ai fait mais on peut également préparer le fond du Fantastik, soit la pâte sablée et le biscuit trocadéro la veille. Il faudra simplement le laisser sur sa grille de refroidissement, recouvert de papier alu ou filmé après avoir attendu qu'il soit bien froid et le garder dans un endroit sec et pas trop chaud (votre cuisine en fait fera très bien l'affaire).

Alors ça vous donne envie ? Vous êtes motivé et prêt pour les kilos en trop ? Alors c'est parti. Exceptionnellement, j'ai pris quelques photos en cours de réalisation et je vais vous les mettre (bande de petits veinards va !)

Pistaches caramélisées et framboises pour la déco :

  • 30g d'eau
  • 30g de sucre
  • 30g de pistaches émondées
  • 0,2g de sel
  • 6g de beurre
  • une barquette de 125g de framboise pour la déco seulement, on leur fera rien sinon les pauvres.

On commence par préchauffer le four à 160°C en chaleur tournante. Dans une casserole, on verse l'eau puis le sucre et on porte à ébullition pendant 2 mn (on obtient un sirop un peu visqueux mais pas trop). On ajoute alors hors du feu les 30g de pistaches et les 0,2g de sel et on mélange bien tout ça pour que les pistaches soient bien enrobées. Le four étant chaud, on met un papier sulfurisé sur une plaque à pâtisserie (ou une silpat) et on verse nos pistaches dessus avec leur sirop. Ça dégouline un peu mais c'est pas grave, faut pas s'affoler. On dispose dessus nos 6g de beurre en petits morceaux.

IMG_2858

Si vous n'avez pas de pâte de pistache prête à l'emploi, on va également profiter l'occasion pour torréfier les pistaches qui nous serviront pour le reste de la recette, soit 16g de pistaches qu'on dispose sur notre plaque, bien à l'écart des pistaches qu'on veut caraméliser. Et hop, on enfourne pour 10-15mn (et on vérifie régulièrement que rien ne brûle).

Aparté sur la torréfaction : dans les faits, rien ne vous oblige à torréfier les pistaches (ou les autres fruits secs d'ailleurs). Ne pas le faire ne change rien ni au déroulé de la recette ni à la texture du résultat obtenu. En fait, la torréfaction ne sert qu'à faire ressortir le goût des fruits secs et leur parfum. Si vous ne le faîtes pas, votre préparation sera simplement moins parfumée. Les puristes hurleront sûrement à la lecture de ces lignes mais pour avoir régulièrement zappé ce type d'étape dans mes préparations, je vous assure que ça ne change pas la face du monde.

Quand elles sont bien caramélisées (et que nos pistaches à torréfier ont légèrement bruni), on les sort du four et on attend leur parfait refroidissement. Quand c'est bien froid, on peut séparer les pistaches caramélisées les unes des autres et on les conserve dans un récipient hermétique pour une utilisation le lendemain.

IMG_2859

Après cuisson, les gourmands pourront s'empiffrer avec les coulures de caramel beurre salé. Troooop bon !

Coulis de framboise gélifié :

Si vous voulez faire les choses dans les règles de l'art, il vous faudra :

  • 150g de coulis de framboise (celui que vous voulez, moi, c'est du bête coulis surgelé Auchan mais vous pouvez aussi le faire vous même)
  • 15g de sucre
  • 0,75g d'agar agar (ou 2,25g de gélatine)

On mélange tout ça, on met dans une casserole et on porte à ébullition en mélangeant bien. Dès que ça bout, on retire du feu, on verse dans une poche à douille qu'on ferme bien et hop, au frigo jusqu'au lendemain.

IMG_2860

Si vous êtes un gros fainéant, ou que vous ne trouvez pas de coulis, ou que vous êtes un bec sucré, vous pouvez oublier tout ce qui précède et remplacer le coulis gélifié par .... de la gelée de framboise de bonne qualité (donc avec un taux de sucre modéré) tout simplement. Il faudra tout de même ne pas en mettre aussi épais sur votre gâteau. On oublie donc les 150g et on réduit plutôt à 80-100g pas plus.

Substitut à la pâte de pistache :

Si vous n'avez pas de pâte de pistache, dans un petit mixer (moi, j'utilise un moulin à café électrique) ou hachoir, mettez vos 16g de pistaches torréfiées et 15g de sucre glace puis mixer jusqu'à avoir un mélange bien homogène.

Ganache montée à la pistache :

Contrairement à une ganache classique (assez compacte), la ganache montée est nettement moins riche en chocolat et très mousseuse donc beaucoup plus aérienne. Du coup, elle est aussi un peu plus fragile et délicate à réussir mais cette version ci se monte vraiment sans problème.

  • 180g de crème liquide entière
  • 80g de chocolat blanc A PÂTISSER (c'est impératif. On veut pas du galak ou autre, beaucoup trop sucré pour cette recette)
  • 15g de pâte de pistache (ou 15g de substitut préparé précédemment)
  • 0,5g de sel

Casser le chocolat blanc en petits bouts et placer les dans un bol avec la pâte de pistache. Faire bouillir la crème. Dès qu'elle bout, versez sur le chocolat et remuez avec une marise jusqu'à ce que tout le chocolat ait fondu. On homogénéise le mélange en donnant dedans quelques coups de mixer plongeant (vous savez, celui qui vous sert à mixer vos soupes directement dans la casserole de cuisson des légumes). On filme le bol et on place au frigo jusqu'au lendemain (ou un minimum de 4h si vous voulez tout faire le jour même).

Voilà, on a fait tout ce qui réclamait de longs temps de repos au frigo. La nuit est passée, on est bien reposé, frais et dispo pour la suite.

La base du Fantastik est composée d'une pâte sablée et d'un biscuit type génoise cuites ensemble. En fait, on précuit la pâte sablée avant d'y mettre la pâte à biscuit. Cela impose de faire la pâte à biscuit pendant le temps de précuisson du fond de tarte et donc d'avoir déjà pesé et préparé tous les ingrédients du biscuits. Cette base se cuit dans un moule à manquer, un moule à tarte ou un cercle à pâtisserie de 18cm de diamètre (mais on peut aller jusqu'à 20, mais ça s'appelle plus un Fantastik alors parce qu'il paraît que le Fantastik 'est obligatoirement un rond de 18 cm).

Pâte sablée :

  • 90g de beurre mou
  • 35g de sucre glace
  • 80g de farine T55 (pour éviter la rétractation à la cuisson)
  • 1g de sel

Biscuit trocadéro :

  • 55g de sucre glace
  • 25g de poudre de pistaches (ou mixer des pistaches non torréfiée)
  • 15g de pâte de pistache (ou du mélange de substitution)
  • 8g de fécule de pomme de terre ou de maïzena
  • 30g d'amande en poudre
  • 5g de jaune d'oeuf (environ 1/4 de jaune quoi)
  • 2 fois 40g de blanc d'oeuf
  • 20g de sucre
  • 40g de beurre

Préchauffer le four à 170°C en chaleur tournante. Dans un saladier, mettre sucre glace, farine et sel et mélanger (une cuillère, une spatule ou une marise font très bien l'affaire). Ajouter le beurre bien mou (mais pas fondu) et mélanger à la main ou à la cuillère jusqu'à obtenir une pâte molle, collante mais bien homogène.

IMG_2862

On la met dans le moule et on l'étale en une couche uniforme (ça se fait sans problème à la main). Inutile de beurrer le moule avant. Le four est chaud, on enfourne pour 10mn à mi-hauteur et on se jete littéralement sur la préparation du biscuit trocadéro (dont tous les ingrédients, je le rappelle, sont pesés et nous attendent impatiemment).

Faire fondre les 40g de beurre et réserver. Dans un saladier, mélanger le sucre glace, la poudre de pistache et la fécule (ou maïzena) avec un petit fouet ou une cuillère magique. Ajouter la poudre d'amande, le jaune d'oeuf, la pâte de pistache et 40g de blanc d'oeuf. Bien mélanger au fouet ou à la cuillère magique pour avoir une pâte homogène.

IMG_2863

Mettre les 40g restant de blanc d'oeuf dans un saladier et commencer à les monter en neige à petite vitesse. Dès que ça mousse, ajouter les 20g de sucre en une seule fois et augmenter la vitesse du batteur pour bien monter les blancs. Quand ils sont bien montés (mais inutile de chercher à les faire trop fermes, ils doivent former le fameux bec d'oiseau), on les incorpore en une fois à la préparation précédente et on mélange à la marise en faisant attention à ne pas faire retomber les blancs.

Enfin, on ajoute le beurre fondu et on mélange délicatement. A ce stade, les 10mn de cuisson de la pâte sablé sont terminées. On sort le moule du four. Si la pâte a gonflé, on la pique à la fourchette. On y va mollo parce que la pâte est toute molle justement, pas assez cuite du tout encore. On n'attend pas que ça refroidisse et on verse l'intégralité de la pâte à biscuit sur notre pâte sablée précuite. On étale uniformément et on remet au four pour 20mn. Biscuit à la pistache et pâte sablée doivent être bien colorés. Si ce n'est pas le cas, on n'hésite pas à laisser 5 mn de plus.

Quand la base est cuite, on la sort du four, on démoule (si le biscuit trocadéro à attacher, on passe doucement la lame d'un couteau et ça va tout seul) et on laisse refroidir sur une grille, face sablée dessous.

IMG_2865

On voit bien la couche sablée dessous et le biscuit trocadéro dessus.

Pendant que la base refroidie, on va monter la ganache. On sort donc notre saladier du frigo, on dégaine notre batteur électrique ou nos petits bras musclés (moi, je suis très très faible et pas musclée du tout, j'ai donc opté pour le batteur) et on se met en position. Le truc avec la ganache, c'est qu'il ne faut pas battre à pleine vitesse comme pour des blancs en neige. Mon batteur a 3 vitesses, je ne dépasse pas la seconde. Sinon, on risque de voir la crème se séparer et former des grumeaux. L'horreur totale quoi. Si vous êtes inquiet, vous pouvez sans problème monter la ganache à la vitesse la plus basse, c'est juste un peu plus long. Dans le même ordre d'idée, on ne monte pas une ganache au dessus d'un radiateur. Pour bien monter, il faut que la préparation ET son contenant soient bien froids et le restent. On s'éloigne donc des sources de chaleur. On allume son batteur et on bat. La crème va se remplir d'air, blanchir et acquérir de la fermeté, comme lorsqu'on monte des blancs en neige. Dès que la crème se tient bien, on arrête. Elle doit être ferme mais pas trop pour être facile à dresser (si elle est trop ferme, seul l'esthétique en pâtira alors pas d'affolement). Versez la ganache dans une poche munie d'une douille cannelée (ou pas d'ailleurs, c'est au goût de chacun) et réserver. La base sablée-biscuit étant froide à présent, on va pouvoir passer au dressage du gâteau.

On place la base sur le plat de service. Oui parce qu'une fois dresser, c'est hautement risqué de déplacer le gâteau. On prend notre coulis gélifié, on coupe l'extrémité de la poche à douille et on l'étale en spirale sur la base en partant du centre. On n'hésite pas à se montrer généreux, on doit obtenir une couche de framboise de 3-4 mn d'épaisseur et pratiquement tout le contenu de la poche doit y passer.

IMG_2866

IMG_2867

On prend alors notre ganache et on poche allègrement des petites boules sur toute la surface (au hasard pour les plus aventureux, en cercle en partant de la périphérie pour ceux qui aiment l'ordre). Là encore, toute la poche de ganache doit y passer. On concasse grossièrement la moitié de nos pistaches caramélisées et on les parsème à la surface. On dispose ensuite nos framboises, on roule les pistaches restantes dans le sucre glace et on dispose comme on peut harmonieusement.

Voilà, vous n'avez plus qu'à vous régaler.

Quelques précisions supplémentaires : sur mon gâteau, il y a plus de 125g de framboise ceci afin de satisfaire les goûts d'Azraël mais franchement, on peut en mettre moins que moi, ça n'en sera que plus joli. C'est un gâteau pour 6 personnes. Ca peut semble des petites parts mais vu la quantité de crème, des plus grosses seraient écoeurantes. Il m'en est resté une grosse part que j'ai mise au frigo et que Chéri et Azraël se sont partagés le lendemain. Il était toujours aussi bon et je dirais même que la mise au frais avait raffermi la ganache. Je pense donc qu'il est parfaitement possible de le préparer entièrement la veille. Il faudra simplement mettre les pistaches entières au dernier moment car le caramel prend l'humidité et elles perdraient vraiment trop de leur croquant.

30 mars 2017

Opération Déstockage # 1 : Anna ou Heidi ?

Tous les ans, à la même époque, pile avec l'arrivée du printemps, on reçoit une invitée particulière à la maison. Elle ne nous demande jamais notre avis, elle s'impose et exige qu'on organise une méga fiesta vu qu'elle ne peut passer nous voir qu'une fois par an, un peu comme le père Noël ou les cloches de Pâques. Dommage pour elle, cette année, c'est la folie totale niveau boulot. Pensez donc, je passe soirées et week-ends à bosser depuis 3 semaines, j'ai à peine le temps de coudre, tricoter, pâtisser ou que sais-je encore et je ne suis pas à prendre avec des pincettes, les monstros en savent quelque chose !

Toc toc toc

Oui ? Qui est-ce ?

Non mais qui veux-tu que ce soit ? Ton année de plus enfin !

(non, c'est pas le début de la sénilité, juste que j'avais un cours et 2 réunions ce jour-là alors j'avais pas franchement la tête à ça)

Hein ? C'est aujourd'hui ? Ah ben c'est pour ça que j'arrête de recevoir des sms alors.

Yep. Alors, c'est à quelle heure ta fête d'anniversaire ? Rassures-moi, t'as prévu de te changer parce que ta robe grise euh ....

Ben d'abord, je vais en cours là. Mes petits nétudiants adorés m'attendent. Ensuite, y aura pas de fête. Trop de boulot, pas le temps d'organiser un truc. Et ma robe est bien confortable et parfaite pour donner mon cours.

KOUUUUUAAAAAA ! Ah ça non alors, ça ne se passera pas comme ça ! Tu me mets une robe de fête et dare dare !

Bon, vu qu'en général, Année de plus m'indiffère totalement (moralement s'entend parce que physiquement, elle s'arrange quand même pour bien me faire sentir son passage malgré toutes mes tentatives pour l'amadouer) et que pour la fiesta c'était définitivement râpé, j'ai préféré lui faire plaisir sur la tenue, histoire qu'elle ne se venge pas en m'infligeant un quelconque mal du grand âge (des cheveux tous blancs, une tonne de ride, un rhumatisme ou pire encore, une crise d'acné qui la ficherait quand même mal à mon âge vénérable). Heureusement pour moi, il me restait 20 mn avant le départ et seulement un ourlet de plusieurs mètres à faire pour terminer ma dernière robe, un modèle convenant parfaitement aux exigences d'Année de plus.

Faut dire qu'une robe en velours bordeaux, déjà, elle adore, mais pailletée en plus, pour elle, c'était le Nirvana. Et puis il ne s'agit pas de n'importe quel patron mais du modèle 144 du Burda Style 11/2016, un modèle de la designer Lena Hoscheck je vous prie. Vous la connaissez pas ! Ben moi non plus en fait mais j'avoue avoir tout de suite flashé sur ce modèle quand il est paru. Mais le magazine est resté bien rangé faute d'inspiration question tissu. C'est en cherchant à faire un peu de place dans mon placard que je suis tombée sur les restes d'un coupon de velours bordeaux à paillettes déjà utilisé pour coudre une jolie robe chasuble, un tissu tout doux, assez fin, souple et avec un très joli tombé. Et je me suis tout de suite dit que ce serait le tissu parfait pour cette robe. Vu le peu de métrage qu'il me restait, impossible de faire la version à manches ou de la doubler dans le même tissu (de toute façon, avec les paillettes, ça n'aurait pas été une bonne idée). J'ai donc décidé d'en faire une version sans manche et sans doublure mais avec des finitions en passe-poil contrastant pour mettre les découpes en valeur.

IMG_0776IMG_0778IMG_0779

Côté réalisation, c'est un peu intimidant au début mais en fait, la jupe est très simple à faire. C'est une jupe cercle tout bête. Ce qui ne laisse que le bustier comme difficulté. Le patron étant bien fait, tous les morceaux s'assemblent plutôt bien et le montage est très rapide. En 2 nuits soirées, c'était plié. Malheureusement, car bien sûr, vu que j'avais peu de temps à y consacrer, ça ne pouvait pas aller tout seul, une fois monté, j'ai eu le bonheur de constater une fois de plus que la femme Burda et moi n'avons pas grand chose en commun question morphologie. La femme Burda est apparemment grande (ça, on le savait déjà),  et avec un buste immense en sus de ses jambes interminables et une poitrine plantureuse et surtout AJUSTABLE. Oui oui, ajustable. Qui se gonfle et se dégonfle au gré de ses envies et de ses mouvements quoi ! Non parce que déjà, même avec un soutien-gorge rembourré et sachant que je fais tout de même un bonnet C, j'ai dû largement réduire l'ampleur du bustier, en plus de reprendre complètement la hauteur des emmanchures et la ligne de taille. Mais bon, grâce à la bonne volonté et la patience infinie de Madonna (parfois, je me dis qu'on devrait donner un Nobel à l'inventeur du mannequin ajustable), j'ai réussi à adapter pile poil le machin que quand je l'ai enfilé, j'étais aux anges. Jusqu'à ce que je commence à bouger les bras. Et alors là, je peux vous dire que, selon les mouvements ou les positions que je prenais, c'était vue plongeant sur la dentelle de mon balconnet et même au delà. Bref, ça baillait et pas qu'un peu. Là, je me suis dit que j'aurais mieux fait de prendre un tissu extensible pour la coudre mais depuis, j'ai vu quelques réalisations passées sur la toile signalant le même problème avec des tissus pourtant extensibles. Mais bon, grâce à quelques ajustements supplémentaires, j'ai réussi à rendre le décolleté décent même s'il continue à bailler par intermittence.

IMG_0781

Et un gros plan sur le décolleté

J'avoue être plutôt fière de mes finitions au passe-poil. Le rendu est bien propre et le contraste entre le bordeaux du tissu et l'écru du passe-poil égaille vraiment la robe. Un effet secondaire de ces finitions est que le passe-poil renforce le côté bavarois du modèle et me fait assez penser aux Dirndl.

IMG_0782

IMG_0784

Mais en même temps, avec la forme en coeur du décolleté et le fait d'avoir enlevé les manches, si je la visualise en noir et bleu, je me dis que ce serait un patron parfait pour un costume de princesse Anna version adulte ! Mais attendez ... maintenant que j'y pense ... j'ai aussi un coupon de tissu bleu à vagues qui traîne dans mon placard depuis des lustres ... En tout cas, Année de plus était ravie de me voir partir au taf dans ma belle robe et j'en ai mis plein la vue à mes petits nétudiants, au sens propre, pas au figuré. Eh oui, parce qu'il y avait un beau soleil ce jour là qui me tombait pile dessus dans la salle de cours. Et ce magnifique tissu à paillettes projetait des éclats de lumière bordeaux du plus bel effet dans toute la classe !

IMG_0787

Pour te montrer l'ampleur de la jupe et l'effet plein les mirettes des paillettes

IMG_0788

Et la version Fond de l'air frais !

Et cette robe est également l'occasion pour moi de participer à l'Opération Déstockage de Ta'Thilde sur laquelle je compte beaucoup pour m'aider à réguler mon stock de tissus.

15 février 2016

Tenue correcte exigée

Pour ceux qui suivent (pour les autres, je suis déçue, non franchement, déçue déçue déçue), j'ai évoqué il y a quelques temps ma participation à un MOOC (en gros, des cours en ligne accessibles au grand public). Oui, je sais, ça fait peur. Et non, je ne me MOOC pas de vous (voilà, celle-là, elle est faite, on l'oublie et on n'en parle plus merci ça fait bien 3 semaines que je l'entends en boucle). Et bien figurez-vous qu'en plus de friser le court-circuit neuronal, cette grande aventure menace de faire surchauffer Milady. Car voyez-vous, qui dit MOOC, dit tournage ... avec votre humble servante devant la caméra en train de vous expliquer toutes les subtilités de la Mécanique Quantique (eh oui, rien que ça msieurdame). Comment ça vous voyez pas le rapport entre science fondamentale et machine à coudre !

Oui euh, dites-moi ?

Oui

(ça c'est le responsable de l'équipe de tournage rencontré lors de l'enregistrement de mon collègue vu qu'on est quand même 2 sur le coup et croyez moi, c'est pas de trop)

Je me demandais ... pour les enregistrements ... il faut une tenue particulière ?

Non non, vous vous habillez comme vous voulez.

Moi, je viens toujours avec la même tenue comme ça, s'il y a des raccords à faire, c'est plus facile.

(Ça, c'est mon collègue qui fait la partie cours du MOOC et qui a déjà 2 ans d'expérience de la chose)

Ah oui mais non. Je pourrais jamais suivre question lessive moi. Euh, vous faîtes quoi là ?

Ben j'accroche la batterie du micro.

Ah. Donc faut quelque chose à quoi accrocher la batterie !

C'est mieux oui. Ou une poche intérieure pour qu'on voit pas le fil.

C'est que je mets jamais de pantalon moi. Et mes vestes n'ont pas de poches intérieures. Et j'ai que des robes sans ceinture en fait.

Ah! Ca va poser un petit problème ça.

Comme vous dites !

Alors, vous le voyez le rapport maintenant. Parce qu'en fouillant dans ma penderie, j'ai trouvé qu'une seule et unique robe qui puisse faire l'affaire. Depuis le temps que je disais qu'il faudrait que je me fasse des jupes et des chemisiers, là, je n'avais plus trop le choix. En même temps, ça faisait bien mes affaires car je bavais d'envie depuis un petit moment devant les créations de Tei et de Chofie.

HUUUUmmmmppppppfffffff !

Non mais !  C'est quoi ce soupir ? Qu'est-ce que se passe la Puce ?

Non, c'est rien Couturus. C'est juste qu'elles sont trop belles ces jupes ! Regardes !

(là, ça fait bien 20 mn que je suis en extase devant les superbes jupes sus-nommées)

Ben pourquoi tu les couds pas ?

J'ai pas les patrons et je suis allergique à la laine je te rappelle !

Avec tes restes de draps de laine des coupons Saint Pierre et une doublure, ça devrait aller non !

Huuuum ? C'est pas faux ça.

Et pour les patrons, tu peux toujours acheter celui de la Chardon de Deer&Doe.

Alors là, t'oublies ! Et laisse ma carte de crédit tranquille !

Faut dire que mon étagère à bouquin de couture déborde littéralement. Du coup, je culpabilise à mort dès que j'achète un simple Ottobre ou un Tendance Couture. Alors, à 14€ pièce, acheter un patron de créateur indépendant, malgré tout le bien qu'on peut en dire, j'y arrive tout simplement pas. Surtout que je sais pertinemment que les chances que j'amortisse le dit patron en cousant de multiples exemplaires de la chose sont proches du néant. N'empêche, j'en rêvais depuis plusieurs mois de ma petite jupe en drap de laine avec plein de volume et une taille haute. Et c'est parti pour une séance de spéléologie dans l'étagère à patron. Après avoir délimité un périmètre de sécurité, prévu quelques dizaines de mètres de corde solide et une réserve de torches électriques, me voilà descendue à une bonne trentaine de magazines de profondeur, en train d'exhumer tous mes vieux burdas et autres Diana couture dans l'espoir de trouver le patron de jupe de mes rêves. Peine perdue, rien ne retenait mon intérêt. Finalement, ce n'est pas dans mes patrons de jupe que j'ai trouvé (ben oui, ça pouvait pas être simple quand même) mais dans mes patrons de robe. Pour être tout à fait exacte, c'est la robe EMMA de la maison Victor (dont je m'étais faite une version comme tenue de réveillon) qui m'a apporté la solution car sa partie jupe, tout comme la Chardon de Deer&Doe, est pleine de plis creux. Alors certes, il y en a moins mais ce n'était pas plus mal car il fallait que tout tienne dans mon petit restant de drap de laine gris bleu utilisé pour coudre un manteau de petite fille.

IMG_2724IMG_2725IMG_2726

Le triptyque devant, coté, dos. Avec sa taille haute et ses plis, elle est tout simplement parfaite pour cacher ses petites rondeurs et mettre la silhouette en valeur.

La ceinture étant trop étroite pour créer l'effet taille haute que je voulais, j'en ai doublé la largeur et j'ai utilisé une cotonnade à imprimé Liberty Mauvrey renforcer avec de la vieseline épaisse pour la réaliser.

IMG_2730

Gros plan sur la ceinture et son superbe imprimé.

Et pour la doublure, j'ai opté pour un voile de coton rose pâle. Cherchez pas d'effet de style, c'est simplement tout ce que j'avais en stock.

IMG_2729

La doublure est une batiste très fine qui rend la jupe très confortable mais explique sûrement que mon allergie finisse par se déclarer en fin de journée.

Du coup, question difficulté technique, il n'y en avait pas, faire un pli creux n'ayant rien de très compliqué. J'ai tout de même fait l'heure d'augmenter la hauteur de la ceinture de façon "trop droite". Du coup, alors qu'elle a la dimension parfait en bas de taille, elle est un peu trop large en haut. Une erreur que je devrai corriger si je m'en fais une seconde et c'est bien parti pour. Pour la doublure, je n'avais pas envie d'y faire également des plis (personne ne les aurait vu et ça aurait été gâcher du tissu pour pas grand chose. Et comme je n'avais pas le patron qui aurait convenu dans ce cas, j'ai simplement formé les plis sur les 2 panneaux de la jupe et utiliser ces panneaux préparés comme gabarit pour la doublure. Résultat impeccable et tout s'est monté très facilement.

Je suis vraiment très très contente de ma petite jupe (même si ça me gratouille quand même en fin de journée malgré la doublure) et je pense m'en refaire une dans un superbe coton bleu-violet-turquoise. En corrigeant cette fois les petits défauts de cette première version.

IMG_2735IMG_2736

Et une fois portée, ça donne ça.

IMG_2737

IMG_2733

Tadam ! Et voilà ma tenue de travail. Paraîtrait que ça rend très bien à l'écran. Mais j'en sais rien, j'ai pas encore osé me regarder !

9 mai 2017

Y a comme un truc !

Bon, ok, ce week-end du 8 mai, ce long week-end de 3 jours, on peut pas franchement dire que le printemps était là ! Il faisait froid, il faisait moche et on avait grave envie de s'enfiler sous la couette à se gaver de crème glacée maison (enfin, peut-être pas pour la crème glacée parce que j'avais vraiment trop froid).

Du coup, c'était un week-end idéal pour la couture (youpi, enfin !) d'autant que j'avais zéro trucs de rapporter du bureau à potasser, que mes dernières copies étaient corrigées (ou presque mais comme on m'a toujours pas donné les dernières, j'ai absolument rien à me reprocher) et que mon dernier cours avait eu lieu vendredi. Le rêve quoi ! Sauf que ... ben sauf qu'Azraël a invité des petites copines à la maison mercredi, que ça fait bien 3 semaines que j'ai pas fait le ménage (si, faut au moins ça pour que Chéri se décide à s'emparer lui-même de l'aspirateur vu qu'il ne le passe jamais en temps normal à cause de ses allergies), que les monstros ont réussi progressivement à investir l'intégralité de la maison avec leurs jouets, qu'ils ont rempli des caisses de petites voitures, jouets de bébé, légo, duplo et playmobils (pour ne citer que ça) tout en vrac bien mélangés et que trop, c'est trop ! Pensez donc que dans leurs coffres à jouets se trouvaient encore les peluches offertes à Gargamel quelques mois après sa naissance et l'intégralité des jouets d'éveil des monstros encore en état de fonctionner dont une dizaine d'anneaux de dentition. Eh oui, chez nous, Conservatus Démonicus n'y va pas avec le dos de la cuillère. Quand il sévit, il sévit grave ! Et puis en prime, j'avais aussi une recette de brioche pur beurre à tester impérativement. Mais si mais si, les tests de brioches sont toujours impératifs, surtout pur beurre !

IMG_1035

IMG_1036

Allez, juste pour vous donner une petite idée du bazar qui était devenu la norme dans notre salon/salle à manger avec 2 photos en tout début de rangement.

Alors au lieu de coudre, j'ai trié, jeté, mis de coté, rangé, frotté, nettoyé ... et brioché bien sûr. Accessoirement, je suis quand même offert une sortie ... chez Darty ... pour m'acheter un aspirateur parce que j'en pouvais plus du mien qui aspire rien.

Trois jours, il m'aura fallu trois jours pour venir à bout du biniou ! Parce que même dans les chambres des monstros, ces crapules avaient mélangé tous leurs jouets. Ça avait l'air rangé alors qu'en fait, c'était le souk total ! Alors là, j'en vois certain qui s'agitent, qui se demandent comment j'ai pu laisser faire ça, que les enfants, ça doit ranger quand ça a fini de jouer. Certes, certes, je suis d'accord. D'ailleurs, les monstros rangent (surtout Azraël vu que c'est surtout lui qui dérange). Seulement ces petits démons (je parle des monstros là) ont toujours eu une technique bien à eux pour ranger : je trouve une boite et je mets tout en vrac dedans parce que mais maman, je sais pas où ça va ça !

Alors cette fois, j'ai pris mes précautions et une tonne de photos des différentes boites et de leur contenu et préparer des fiches de rangement pour chaque chambre. Et puis j'ai aussi dûment chapitré les monstros et posé la règle qui tue (enfin j'espère) ! Tout ce qui ne sera pas rangé à sa place le soir finira dans ... un SAC poubelle ! Si si, j'insiste sur le SAC car la nuance existe. Ben oui, je suis pas folle non plus. Pas question de mettre n'importe quoi à la poubelle, surtout des jouets en bon état et/ou qui coûtent horriblement cher. La bonne frayeur devant normalement suffire, Super Maman récupérera certainement in entremis (et moyennant récompense bien évidemment, du genre une semaine d'enfants sages et ordonnés) le sac des mains de l'éboueur démoniaque qui cherchait à s'en emparer. Mais je sais pas pourquoi, je sens que, dans les jours qui viennent, Conservatus risque de prendre une grande claque d'ici à ce que la leçon soit parfaitement intégrée. Non parce que mercredi soir, il est hors de question que je sois la seule à ranger !

IMG_1051

IMG_1052

Et voilà après rangement.

Ah ben, on a de la place finalement dis donc !

Mais oui Chéri, on a de la place.

Mais dans toute cette histoire de rangement/ménage du week-end, il y a quand même un truc qui me chiffonne fortement. Eh oui, c'est hautement contrarié que j'ai constaté l'évidence : il était impératif de passer Madonna à l'aspirateur tellement la poussière s'était accumulé dessus. Moi je vous le dis, il est grand temps que je me remette à coudre des jolis vêtements pour moi !

5 mars 2017

Une histoire de robot

Ayant vu passer à de nombreuses reprises la bande annonce de Sahara sur leurs tablettes respectives, Azraël et Gargamel (enfin, Azraël surtout) me réclamaient instamment d'aller le voir. Peine perdue, notre ciné tout près de la maison mais aux horaires loufoques (oui, je vous rappelle que notre ciné à nous projette les films spécial enfants en plein pour l'heure du déjeuner, entre 11h30 et 13h15 grosso modo) a décidé de ne pas le projeter.

Euh, il sort quand exactement Sahara ?

Mais il est déjà sorti madame. Mais on le projettera pas nous.

Ah bon ? Ben pourquoi ?

Ben, oui, vous comprenez, on a déjà projeté Tous en scène et on va projeter Lego Batman le film.

Et ... ?

Ben ça fait déjà beaucoup de films d'animation donc on n'en prévoit pas d'autre pour le moment.

Ok donc voilà, on pratique dans la ségrégation cinématographique par chez nous apparemment et si tu es un enfant, soit tu te contentes d'une sortie correcte par mois soit tes parents acceptent de t'emmener voir des trucs hyper naze. Non parce que Lego Batman, franchement,  je suis bon public mais là, je dis non ! Vous avez vu la bande annonce ? C'est consternant ! Et avec les monstros qui répètent tout ce qu'ils entendent, c'est un coup à être exclu de l'école si certaines répliques ressortent.

Bref, c'était râpé pour Sahara mais ça m'a permis de tomber sur la séance mensuelle spéciale junior, le truc où qu'on va quasiment jamais parce que les 3/4 du temps, c'est tout pourri ce qu'ils proposent. Et pour une fois, ça avait l'air drôlement sympa. Au programme, Le géant de fer. En toute honnêteté, ce qui m'a accroché, c'est que c'était fait par le même réalisateur que Ratatouille et Les Indestructibles, 2 films forts appréciés des monstros. Et puis une histoire de robot géant quand on est maman de 2 garçons, c'est toujours bon à prendre ! Et c'est donc plein d'entrain qui nous nous sommes rendu dimanche matin à l'unique séance proposée. Et là, je peux vous dire que j'ai souffert, et pas qu'un peu !

GEANT+DE+FER

Ooooh, pauvre Puce ! C'était si nul que ça ? Non non, pas du tout, c'est super au contraire, avec des passages hilarants que toute la salle se bidonnait, parents comme enfants. Et moi aussi malheureusement. Car avec ma chirurgie dentaire, dès que je rigole, j'ai mal. J'ai le rire et le sourire crispé en ce moment je vous dis pas ! Et là, j'ai passé 1h25 à me faire mal régulièrement. Mais je ne le regrette pas un instant.

Niveau histoire, rien de bien extraordinaire, c'est du classique. Un robot géant qui tombe du ciel et se planque dans une forêt près d'une petite ville (on se demande d'ailleurs comme il peut bien arriver à rester planquer vu sa taille et son extraordinaire discrétion naturelle ! Un petit garçon le trouve, ils deviennent amis mais bien sûr le gouvernement envoie un agent spécial pour vérifier une histoire d'envahisseur extraterrestre et le méchant agent gouvernemental ne pense qu'à détruire ce gentil géant. Les créateurs l'ont d'ailleurs fait particulièrement bête cet agent, encore plus bête que méchant. En toile de fond, notre petit bonhomme se lie également d'amitié avec le ferrailleur du coin, artiste à ses heures et comme il a une maman célibataire ... Par bien des aspects, ce film est une ode à l'amitié, à l'acceptation de la différence et au rejet de la peur que ces différences peuvent générer. Apprendre à juger les autres à leur acte et non à leur aspect, c'est un peu la conclusion qu'on pourrait en tirer.

Enfin bref, je n'en dirais pas plus parce que, comme je le disais, c'est du classique mais c'est bien amené et c'est ce qui rend ce film si divertissant. La meilleurs preuve, Gargamel m'a carrément refilé sa Sacro Sainte Tablette pour mieux se concentrer sur le film, lui qui d'habitude la conserve histoire de pouvoir jouer un peu au cas où le film ne l'intéresserait pas. Ce qui porte à 2 les films pour lesquels il a daigné se séparer la SST, c'est tout dire !

Si ce film passe encore par chez vous (vu qu'il date pas d'hier, rien n'est moins sûr), je vous le recommande. Sinon, sautez dessus quand il sortira en DVD, vous ne devriez pas le regretter.

5 février 2016

Les bons mots d'Azraël - tome 8

Il y a quelques mois, Azraël faisait régulièrement des difficultés pour aller se coucher, qu'il soit malade ou bien portant. A la même période, il était très pressé de grandir pour rattraper en taille son grand frère.

Alors en bonne mère indigne et rusée, je lui martelais que pour bien grandir (et bien guérir quand il était malade), il fallait beaucoup dormir. Et ça fonctionnait plutôt bien même si tous les matins, on devait vérifier combien de centimètre Sir Azraël pouvait avoir pris dans la nuit (il doit d'ailleurs tourner à présent à une taille d'environ 2m50 ce qui, pour un monstros de 5 ans et demi est une taille tout à fait respectable non ?). Et même si aujourd'hui, l'argument n'est plus vraiment nécessaire à l'heure du coucher, il semble l'avoir fortement marqué si j'en crois son discours de l'autre jour à la sortie de l'école.

Maman ?

Oui Azraël.

Ye suis désolé maman !

Ben pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ?

Il y avait un petit trou à mon pantayon ce matin.

Ah? Oui ben c'est possible.

(Vu que c'était un pantalon recyclé de Gargamel, ça n'aurait rien eu d'étonnant)

C'est pas grave tu sais.

Oui mais à midi, il a bien domi le petit trou.

...

(silence on ne peut plus perplexe)

Il a vraiment bien domi tu sais.

Euh ... oui... et alors ?

Ben il a bien grandi parce qu'il a vraiment beaucoup domi !

Ah? Tu me montres ?

sacre trou quand meme

Ah oui quand même !

Tu vas le réparer maman ?

Là mon Azraël, je crois pas non. J'aurais plus vite fait de t'en coudre un neuf.

Mais dans l'histoire, ce qui m'intrigue le plus, c'est de savoir comment j'ai bien pu passer à côté d'un trou pareil quand je l'ai récupéré à la sortie de l'école. Non franchement, comment j'ai pu rater ça !

IMG_2742

Vous croyez vraiment qu'on peut rater un trou de cette taille ?

3 février 2016

La Puce est faible ... très faible !

Il y a quelques semaines, j'avais rendez-vous avec la maîtresse d'Azraël pour discuter de son cas (le cas d'Azraël hein, pas celui de la maîtresse) et de ses difficultés scolaires. Et pour l'occasion, j'avais mis ma belle robe dionysienne.

Oh, vous avez une belle robe !

Merci.

C'est du desigual non ?

(une grande marque de vêtements parait-il, je suis trop fière!)

Non, c'est du fait maison

(avec un sourire jusqu'aux oreilles parce que vraiment je suis trop fière)

Noooon ? Oh, c'est drôlement bien. J'aimerais bien savoir en faire autant. Je fais un peu de couture aussi mais j'ai pas de machine alors je fais tout à la main.

Oula, c'est pas évident ça. Ca doit vous prendre beaucoup de temps alors !

Oui c'est sûr. Quand même, ça serait bien pour les costumes du spectacle de fin d'année une machine à coudre.

Ah ça !

Mais bon, j'ai pas de patrons de toute façon. C'est embêtant.

Alors, vous la voyez venir la conclusion ? Non parce que quand on me tend des perches pareilles, comment voulez-vous que je résiste ? Alors forcément ...

Si vous voulez, je peux vous les faire les costumes. J'ai une machine.

C'est vrai ? Oh ce serait gentil ! Mais vraiment ça vous dérange pas ?

Ben j'ai déjà fait les costumes l'an dernier. Je peux bien recommencer cette année.

On fait les cowboys et les indiens cette année. Il faudrait des gilets de cowboys et des tuniques pour les indiens.

Pas de problème.

Euh, vous croyez que vous pourriez aussi me faire une robe d'indienne ?

Il me faut juste vos mensurations et ça ne devrait pas être un souci.

Mais c'est que j'aimerais bien l'avoir pour le carnaval dans 15 jours. C'est pas un peu court en temps ?

Si vous êtes d'accord pour une base en robe trapèze sans manche, pas de problème.

Et voilà comment, entre 2 éléments du costume de prince d'Azraël, je me suis retrouvée à coudre une tunique d'indienne pour sa maîtresse. Une occasion parfaite pour tester la tenue de la panne de velours pour ce type de costume. Pourquoi de la panne de velours vous demandez-vous ? Parce qu'elle présente plein d'avantages. D'abord, c'est un tissu de type jersey donc qui ne s'effiloche pas. Pas besoin de surfiler les surplus de couture, pas besoin de faire d'ourlet et même pas besoin de poser de biais sur des emmanchures de gilet sans manche. L'idéal donc pour une production en série rapide et sans effort. Ensuite, on peut en trouver de plein de coloris différents (dont le marron et le sable) et cela, pour un prix très très modique. J'en ai trouvé à moins de 3€ le mètre même pas en solde. Et quand on sait que 3€ c'est le prix moyen par costume que peut se permettre la maîtresse, on comprend tout de suite qu'il va falloir faire très attention question budget pour le tissu.

Après une soirée de réflexion sur le choix du modèle, est-ce que je poserais ou non un biais sur les ouvertures, comment lui donner son petit look indien d'amérique, c'était parti pour la confection. Résultat des courses, la panne de velours, c'est impeccable. Enfin, impeccable ... pour le rendu final du costume parce que, dans les faits, c'est hyper salissant comme tissu et pas très facile à travailler. Soyons clair, si vous avez déjà utilisé le velours mille raies et que vous trouviez que c'était l'horreur question peluches que t'en as partout, ben là, c'est bien pire ! En plus, la panne de velours, ça ne fait pas de peluches mais une sorte de poudre qui se colle partout. Sur tes vêtements, sur les lames de ciseaux et bien sûr dans les rouages de ta machine à coudre adorée.Et puis, c'est hyper élastique dans une direction et très peu dans l'autre. Du coup, il faut faire très attention au droit fil dans son plan de coupe et coudre à vitesse assez lente pour éviter de distendre le tissu pour certaines coutures (et surtout, pensez à utiliser un point élastique si vous voulez pas vous retrouver à poil dès que vous allez commencer à bouger).

Niveau patron, j'ai ressorti mon super bouquin japonais "Les robes trapèzes" (livre 369-fr en code JCA) et opté pour un mix entre les modèles 8 et 9 et j'ai ajusté la longueur pour qu'elle cadre avec la demande de la maîtresse. Pour la déco, histoire de lui donner le petit coté indien qui lui manquait, j'ai dégainé mes feutres posca et dessiné une jolie frise un ruban de simili cuir marron afin de me fabriquer un petit galon indien maison.

IMG_2707

Comme je trouvais que ce n'était pas assez, (et puis je ne me voyais pas fabriquer du galon pour les 10 tuniques d'indiens restant à faire pour les petits camarades d'Azraël), j'ai exhumé du fin fond d'un tiroir un stock de plumes et ma super feutrine autocollante. Quelques coups de ciseaux et hop, encore quelques décorations supplémentaires.

IMG_2703IMG_2704

Je savais bien qu'elles finiraient par servir à quelque chose ces plumes achetées il y a plus de 3 ans.

Au final, j'ai obtenu ça. Et pour le prix de revenu astronomique de 3,20€, je trouve le résultat plus qu'acceptable.

IMG_2699IMG_2700IMG_2701

IMG_2695IMG_2698

Précisons que la maîtresse d'Azraël fait une bonne tête de plus que votre humble servante et 2 tailles de moins. Ce qui lui laisse largement la place de porter un pull dessous.

Du coup, comme j'avais en stock un énorme coupon de panne de velours rouge, j'ai enchaîné avec une première version de tunique d'indien taille monstros (patron maison, une version manche courte de la chemise de prince d'Azraël). Version testée et approuvé par la maîtresse, moyennant un léger ajustement de longueur pour coller aux plus grands gabarit de la classe.

IMG_2738IMG_2740

Perso, j'aime bien en rouge.

Il ne me reste plus à présent qu'à me lancer dans la production en série. Enfin, dès que j'aurai reçu le tissu de la couleur qui va bien parce que des indiens tout en rouge, je suis pas bien certaine que ça le fasse.

24 avril 2017

On surnage !

Euuuh ? Youhouuuuuu ? Y a quelqu'un ? La Puce ?

Bizarre ça, on dirait qu'il n'y a personne dans ce blog. Mais elle est passée où la Puce ?

Huuum, attendez une minute, vous entendez pas des drôles de bruits ?

Oulala, vite vite, appelez les pompiers, le samu, la police ou non tiens plutôt les gardes-côtes ! C'est la Puce là-bas au large, entre la Pointe de l'Expertise et le cap du Pakéd'kopy. Elle est en train de se noyer dans un océan déchaîné de paperasserie en tout genre. Et visiblement, elle va pas tenir encore bien longtemps d'autant que se profile à l'horizon l'arrivée d'une très grosse tempête ménagère !

Argh, je crois bien que cette fois, elle est fichue ! Adieu la Puce ! Ah non, attendez, j'aperçois Sir Azraël, le champion incontesté des Bonnes Intentions, qui arrive sur son aspiro-balai. Muni de son légendaire chiffon à vitres (Inferno Gran Mom s'en souvient très certainement encore), il la tire laborieusement jusqu'à la Plage du Ciné de Quartier.

Piouuuu, ben on a frôlé la catastrophe ! Alors la Puce, ça va mieux ?

Oui oui, merci la voix off. Ça va mieux. Après avoir failli me noyer à 2 reprises, il semblerait que les éléments déchaînés, et tous ligués contre moi bien sûr, se décident à se calmer un peu. Faut dire que dernièrement, c'était la folie totale au bureau. Pensez donc, malgré tous mes efforts pré-vacances de Pâques (boulot soir et week-end quand même), impossible de finir tout mon taf dans les temps. Pour la première fois depuis plusieurs années, j'ai dû me résoudre à emmener du boulot pendant ma petite semaine de vacances ! Et pas n'importe quoi en plus : des dossiers à expertiser pour des demandes de financement sur des sujets de recherche hyper pointus ! Ah la la, qu'est-ce qu'on ferait pas pour la science quand même. Heureusement, grâce à Inferno Gran Mom (bénie soit-elle, faut vraiment que je me renseigne sur la procédure de canonisation là), qui s'est occupé des monstros, j'ai pu boucler tout ça rapido et profiter tout de même de mes vacances (je vous raconte ça bientôt promis). Et j'en avais bien besoin, surtout avec la reprise sur l'échappeau de roues qui a suivi.

Mais ça y est. J'aperçois enfin à l'horizon l'île dorée du Retour à la normale. J'ai troqué mon hors-bord hyper rapide mais super stressant pour un joli voilier et je devrais aborder le rivage de la Baie de la Couture à gogo d'ici 15 jours grand maximum. La félicité quoi !

Ceci dit, je dois une fière chandelle à Azraël et son aspiro-balai. Grâce à ses efforts ménagers dans mon salon ... il a consciencieusement aspiré toute la poudre de craie qu'il avait préalablement râpée et dispersée partout dans le dit salon, d'ailleurs, maintenant que j'y pense, s'il l'avait pas râpée cette craie, on aurait pas eu besoin de nettoyer ! Bref, grâce à ses efforts donc, la Plage du Ciné de Quartier était libre de toute cohue quand nous y avons abordé dimanche ce qui nous a permis de profiter tranquillement d'une des derniers diffusions de Baby Boss. Oui, il perd pas le nord quand il vient me sauver le Azraël, il a quand même une petite idée derrière la tête.

BOSS+BABY+2

Ok, là, j'en vois qui se demande ce que c'est que ce truc là Baby Boss. Ben c'est le dernier né (sans mauvais jeu de mots je vous le jure) des studios Dreamworks. Après Cigognes et Cie, c'est donc encore une histoire de bébé dont je vais vous parler mais le concept est entièrement différent.

L'histoire en gros : Imaginez une usine à bébés (bon, si vous avez vu Cigognes et Cie, vous serez pas dépaysés) avec une grosse production en série de mignons petits bouts de chou qui ne demandent qu'une chose, une gentille petite famille. Sauf que, parfois, parmi tous les bébés produits, il y en a qui ne sont pas comme les autres. Ceux-là ont un corps de bébé mais dans leur tête, ce sont déjà des bussiness man (ou woman). D'ailleurs, ils savent d'office marcher et parler comme vous et moi. Ceux-là, on les expédie directement à la direction de ... Babycorp, société spécialisée dans la production de bébés. Notre baby boss (oui, on l'appellera comme ça vu qu'il n'a un nom qu'à la fin du film et que pendant tout ce temps on l'appelle baby boss, bébé ou encore, mon préféré, Eh toi) fait donc partie de ces bébés particuliers et se retrouve expédié dans la maison de Tim dont il devient le petit frère. Bon, ok, jusque là, c'est un peu bizarre mais pourquoi pas. Sauf que les parents de Tim, eux, sont persuadés qu'il s'agit bien de leur bébé, un bébé parfaitement normal qui plus est, qui se traîne à 4 pattes, fait des areuh areuh et tout et tout. Et à ce petit jeu, Baby boss est l'archétype du parfait acteur jusqu'au jour où Tim, qui ne supporte pas d'avoir "perdu" l'amour de ses parents (en gros, il ne supporte pas de partager leur affection, et surtout leur temps, avec son petit frère), découvre la vérité. Son prétendu petit frère n'en est pas un mais c'est un agent envoyé en mission secrète. Bon, j'en dirais pas plus, ça vous casserait le suspense. J'ajouterai juste que Baby Boss n'est pas seul sur le coup mais qu'il est secondé par une mirifique équipe de bébés à peu près aussi performante que ... ben des bébés normaux en fait.

Ce qu'on en a pensé : ben si j'en crois la réaction de Gargamel qui a lâché la sacro sainte tablette pour mieux suivre le film, d'Azraël tellement concentré qu'il en a oublié de me poser des questions en rafale sur l'histoire pendant toute la projection, les éclats de rire dans la salle et le fait que je me suis bidonnée une bonne partie du temps, je dirais qu'il est pas mal du tout. Alors certes, il y a des trucs que je comprends pas trop (pourquoi vouloir rester absolument des grandes personnes dans des corps de bébé par exemple), l'histoire en elle-même n'est pas transcendante et côté vraisemblable, alors là, faut carrément oublier. Mais c'est plein d'humour et cela aborde avec une approche plutôt sympa le problème de l'arrivée d'un bébé dans une famille et la rivalité et le sentiment d'abandon que cela peut provoquer chez le grand frère ou la grande soeur. La seule chose que je n'ai pas vraiment aimé, c'est l'idée que l'amour existant dans le monde est limité (vu qu'on en fait un camembert pour illustrer sa répartition et que la part revenant aux bébés est en baisse alarmante). Pour moi qui prêche en ce moment à Azraël que mon amour pour lui est infini, que j'en aurais toujours même si je lui en donne tous les jours et que cela ne m'empêche pas d'en donner tout autant à son grand frère, c'est quand même un peu gênant. D'ailleurs, ce fait entre en contradiction avec d'autres éléments du scénario mais bon, abstraction faite de cela, c'est un bon film à aller voir en famille et petits et grand devraient passer un bon moment.

Bref, si vous ne l'avez pas encore vu et qu'il passe toujours par chez vous, je vous le recommande.

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>
Bienvenue en enfer (ou le monde de la parentalité)
  • De quoi parle ce blog ? De tout, de rien, mais surtout de n'importe quoi ? Bref, de moi, de mes hobbies, de mes enfants, de mon mari, de mes problèmes, de tous ces petits riens qui font la vie, ne vous intéressent pas mais que je vous raconterai quand même
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Newsletter
31 abonnés
Publicité