Chose promise, chose due. Voilà le grand retour de l'écharpe LOVE, tricotée cette fois dans une laine 20% ben laine quoi et 80% angora, bref, de la laine bien poilue et qui les perd, ses poils. Un bon truc à savoir est donc d'éviter de porter du noir ET une écharpe en angora (on sent le vécu non ?).

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Elle a de beaux poils ma laine, elle a de beaux poils.

Eh oui, car comme je le disais dans mon post concernant l'écharpe Love en mohair, Conservatus et Tricotus se sont alliés pour m'obliger à faire une partie de mes cadeaux de Noël en tricot avec des laines rarissimes datant de l'époque mérovingienne ... Mais si, ils m'obligent ! Non mais vous croyez vraiment que je ferais autant de trucs si j'avais pas toute une bande de démons à la maison pour m'obliger à faire les choses à l'insu de mon plein gré ! C'est vrai quoi, je préférais nettement faire mon ménage, mon repassage, ma lessive et le reste !

Mais revenons plutôt à nos moutons, ou enfin à nos lapins puisque l'angora, c'est du lapin. C'est après avoir mené une expédition à hauts risques au fin fond du coffre à jouets dans la chambre de Gargamel, après avoir manié la pelle et la pioche pendant des heures pour dégager toutes les strates de détritus peluches et autres hochets de bébé pour atteindre la strate de l'ère mérovingienne que Conservatus est tombé sur un trésor rarissime : une pelote et demi de laine angora artisanale bleue en provenance directe de l'île d'Oléron. Eh oui, à l'époque mérovingienne, il y avait un élevage de lapins angora sur l'île où une gentille madame vendait sa production. Bon, si vous rêvez d'aller y acheter quelques pelotes de cette splendeur, oubliez tout de suite. Cela fait des siècles maintenant que le site est tombé dans l'oubli voir la poussière et la décrépitude. Mais ces pelotes, elles, ont survécu et sont parvenues jusqu'à notre ère. Hum, quoi, qu'est-ce que vous dîtes ? C'était quand exactement l'ère mérovingienne ? Approximativement en l'an 3 avant Gargamel sachant qu'aujourd'hui nous sommes à 3 mois de l'an 10 après Gargamel. C'est bon, vous voyez le nombre de siècles de la pelote ?

Alors une écharpe en angora mérovingien, ça ressemble à quoi ? Et bien à un nuage de douceur et de moelleux. Non vraiment, ça donne une écharpe très souple, presque mousseuse, extrêmement légère et chaude à la fois et d'une douceur, d'une douceur ... qui donne envie de se rouler dedans et pas seulement de la passer autour de son cou. En fait, sans mon problème d'allergie qui fait que si je peux en apprécier toute la douceur au niveau de mes petites mimines, elle me démange dès que j'essaie de la mettre autour de mon cou, j'avoue que j'aurais bien du mal à m'en séparer de cette écharpe.

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On remarquera tout de suite que la structure en dentelle ressort bien mieux qu'avec la laine mohair.

Côté réalisation technique, rien n'a changé par rapport à sa version mohair. Même points, même facilité d'exécution des dits points. Par contre, c'est le coté réalisation pratique qui n'a rien à voir. En effet, la grosse différence entre le fil mohair et le fil angora, bien qu'ils aient tous les 2 un aspect duveteux, c'est que le mohair doit le sien aux bouclettes que font les poils de chèvres avec le fil de soie, bouclettes dans lesquelles les aiguilles viennent des perdre et se coincer ce qui rend parfois la réalisation fastidieuse. Alors que le fil angora lui est "lisse", au sens pas de bouclettes, rien dans lequel pourrait coincer les aiguilles. Du coup, le tricot monte tout seul avec une rapidité déconcertante.

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Même les arceaux de contour au crochet vont plus vite à faire. Bref, voilà un cadeau supplémentaire de terminer ce qui porte le total à 5 sur les 19 à réaliser. Mouais, ya encore du boulot quoi !

Ah, et si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi mes mains arrivent à supporter le contact de toute matière comprenant jusqu'à 60% de laine alors que le reste de mon anatomie s'y refuse et me fournir une solution, je suis preneuse. Non parce qu'un jour, j'aimerais vraiment bien me coudre une jupe ou une robe en drap de laine qui me donne pas envie de m'arracher la peau à la fin de la journée. Les petites jupes en coton, l'hiver, c'est quand même limite parfois.