Bienvenue en enfer (ou le monde de la parentalité)

dimanche 24 mars 2019

Père Noël de printemps

Coucouuuuuuuu ? Y a quelqu'uuuuuunnnnn ? Je suis lààààààààà ! Mais si ! Regardez bien !

Le truc totalement vanné et liquéfié sur son clavier, ben c'est bien moi !

Il faut dire qu'après pratiquement 3 semaines à errer dans le labyrinthe infernal de la Plaine des 2 boulots, j'aperçois enfin la sortie. Enfin, je crois, j'ai encore un petit doute ! Non franchement, je ne sais pas qui l'a mis au point ce labyrinthe mais il est hyper fortiche le gars. Ce labyrinthe est tellement truffé de pièges en tout genre que même avec mon entraînement face à Agendus, j'ai cru ne jamais réussir à m'en sortir. Et puis il est aussi un brin retorse limite sadique ce gars. Pensez donc que certains soirs, j'ai vraiment cru m'en être échappée et pouvoir rejoindre ma petite Milady chérie. Mais non, c'était juste une illusion d'optique destinée à m'attirer plus facilement près du canapé soporifique Et hop, adieu petite robe, joli pantalon et adorable chemise. Et je ne vous parle même pas des recherches entamées sur le net pour en trouver la sortie ou de mes tentatives d'appel au secours par post interposé qui n'ont eu pour conséquences que de me faire tomber dans le piège diabolique du mail en retard !

Enfin, le pire semble être derrière moi. D'ici une semaine, je devrais avoir désamorcer le dernier piège de ce labyrinthe infernal et pouvoir pénétrer triomphalement dans la douce Vallée du boulot unique.

Fort heureusement, de temps à autre, j'arrivais à mettre la main sur une faille interdimentionnelle bien planquée dans ce maudit labyrinthe. Et devinez un peu où elle me transportait cette faille ... Alors ... Vous donnez votre langue au chat ? Ben elle me parachutait en plein pôle nord, pile dans l'atelier du père Noël. Si si, je vous assure.

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Alors bon, je n'ai pas eu la chance de le rencontrer en personne. A cette époque de l'année, il dort pour se remettre de sa course folle du 24 décembre et ses elfes sont partis dans les îles pour des vacances bien méritées. Mais ça faisait bien mes affaires tout de même parce que figurez-vous que pour le carnaval de cette année, Azraël voulait un costume de père Noël. Du coup, à chacune de mes incursions, j'ai réussi à récupérer des éléments pour son costume. Un pantalon par çi, un sweat par là.

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En plus, il faut croire que les elfes et moi, on a les mêmes sources en matière de patrons parce que je suis certaine que d'avoir reconnu les modèles 36 du Ottobre 4/2016, le Grey Marl Jogger pour le pantalon et 28 du Ottobre 1/2019, le City Camo pour le sweat. Je le demande même si Bricolus et Tricotus n'auraient pas leurs entrées dans l'atelier du père Noël parce que cette fourrure tricotée en Mellow Irresistibly soft fur est tout à fait dans leur style à ces 2 là.

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Sans même parler de cette fausse barbe de père Noël en feutrine blanche et laine collée au pistolet à colle qui est franchement du Bricolus tout craché.

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Toujours est-il que ces petites incursions m'ont bien dépannées puisque grâce à elles, je n'ai plus rien à préparer pour le carnaval. Ah décidément, il n'y a pas à dire. Azraël a bien raison de dire qu'il travaille nettement mieux que sa maman le père Noël.

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Reste juste à espérer que lui et ses lutins ne m'en voudront pas trop de ces chapardages !

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dimanche 10 mars 2019

Défi Je couds (ou je tricote) pour un homme #1 : Le manteau magique

Eh oui, c'est ma première participation au défi de Nabel. Étonnant quand on pense que je ne suis entourée que de mecs et une vraie frustrée de la robe fillette. Heureusement que les copines sont là pour me prêter les leurs (de fillettes), ça compense un peu. Pour en revenir au défi de Nabel, je m'étais toujours imaginé que ce genre de défi s'adressait uniquement à de la couture pour les adultes, et pas pour mes petits hommes. Allez savoir pourquoi. Or il se trouve que les dons d'exorciste de Chéri sont infiniment plus puissants que les miens. Pour un peu, je lui demanderai des leçons. Sa parade aux attaques du Couturus Démonicus notamment est tellement efficace que non seulement il ne s'approche jamais à moins de 2 mètres de Milady (c'est pas demain la veille qu'il va se coudre un caleçon moi je vous le dis) mais en plus, il est hautement allergique à l'idée même de porter une de mes créations.

Alors vous pensez bien que ça fait belle lurette que j'ai fait mon deuil de la jolie chemise cousue avec amour ! Mais Nabel m'ayant rassuré - la couture pour les petits hommes, ça compte aussi - je me suis empressée de m'inscrire. Ça tombait super bien en plus, je venais de finir un superbe manteau d'hiver pour Azraël.

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Damned, avec la lumière électrique, mon beau bleu parait gris !

Oui, bon, je sais, je fais un manteau d'hiver alors que le printemps arrive. Mais c'est pas ma fauuuuute ! Parce que voilà, d'abord, j'ai eu plusieurs manteaux à coudre pour ses copines et comme lui, il avait son nouveau manteau en Softshell et polaire minky qui lui tenait bien chaud, j'estimais que ça pouvait attendre un peu. Sauf que les manteaux des copines ont épuisé mon stock de drap de laine et impossible d'en retrouver dans des couleurs qui lui plaisent et qui soit à un prix abordable. Oui parce que Sir Azraël a décidé que le rouge n'était plus sa couleur préférée, maintenant il lui faut du bleu ciel et uniquement du bleu ciel. Ou alors du violet. Et moi, 120€ le coupon dans le coloris trouvant grâce aux yeux de sa seigneurie, même de 3 mètres (le coupon hein, pas sa seigneurie), ben je m'y fais pas ! Alors forcément, de semaines en semaines de recherches infructueuses, il s'est mis à grelotter le Azraël.

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C'est là que Couturus m'a fait remarqué que, puisque j'étais radine au point de refuser d'acheter du drap de laine et cachemire à 40€ le mètre, je n'avais qu'à faire un manteau triple épaisseur : softshell pour l'extérieur, polaire minky pour la douceur et molleton de laine pour la chaleur. Car figurez-vous que ça existe, le molleton avec de la laine dedans qui vous tient bien au chaud. J'ai trouvé le mien chez Butinette et je ne le regrette pas. S'il est un peu épais, avec 50% de laine mérinos à l'intérieur, il tient bien chaud et se coud facilement. Cerise sur le gâteau, il passe à la machine jusqu'à 30°C (ce qui n'est pas le cas de sa version 100% pure laine).

Signe du destin supplémentaire, je suis tombée tout à fait par hasard sur du Softshell bleu clair magique à moitié prix. Et là, je vois vos cerveaux commencer à cogiter : mais c'est quoi donc que ce truc là ? Et bien c'est un tissu avec un traitement sur surface qui fait apparaître un motif quand il est mouillé. Démonstration !

Et oui, vous ne rêvez pas, de jolies étoiles sont bel et bien apparues. Il était dingue le Azraël quand il a vu ça. Histoire d'ajouter un peu de peps, j'ai mis des empiècements contrastants toujours en Softshell mais imprimé cette fois, trouvé chez Butinette également. Et pour la doublure, j'ai utilisé une polaire minky que j'avais en stock depuis des lustres avec des petits moutons dessus, comme un clin d'oeil à la composition du molleton. Niveau patron, j'ai repris celui de son dernier manteau vu qu'il l'adore, c'est-à-dire le modèle 35 Junior Uniform du Ottobre 6/2017. Comme il s'était plaint du côté amovible de la capuche, j'ai fait quelques modifications pour qu'elle soit solidaire du manteau cette fois.

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Le résultat correspond parfaitement à ce que j'espère à un petit détail près. L'épaisseur du molleton au niveau des manches rend celles-ci étroites une fois tout assemblé. Du coup, pas question de mettre un sweat ou un T-shirt épais avec ce manteau sinon ça coince un peu. Si vous vous lancez dans ce type de réalisation, pensez-donc à augmenter d'au moins une taille la largeur de vos manches.

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En tout cas, Azraël était positivement ravi, même avec ce petit défaut. Il n'a d'ailleurs pas résisté à l'envie de mouiller son manteau pour bien montrer les étoiles magiques à tout le monde.

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Une critique tout de même à l'égard de ce Softshell magique. D'après la notice, il est sensé passer à la machine à 30°C et certes, il ne bouge pas quand on le lave. Mais c'est seulement au sens il ne rétrécie pas. Parce qu'après un seul lavage, il perd considérablement son pouvoir magique au point qu'on devine à peine les étoiles à présent, même en mouillant copieusement. Heureusement donc pour moi que je l'ai eu à moitié prix parce que sinon, je ne serai pas très contente !

Allez, si vous voulez voir les réalisations des autres participantes, c'est par ici.

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vendredi 8 mars 2019

Quand les monstros bricolent : lampe à lave magique

Mamaaaaan ! J'm'ennuiiiiieeee ! J'sais pas quoi faiiiire !

Ah non ! Bricolus ! Sors de ce corps immédiatement !

Non mais c'est vrai quoi ! Alors sous prétexte que je n'ai plus le temps de faire grand chose en ce moment, ce petit démon en profite pour fondre sournoisement sur de pauvres monstros sans défense ! Mais c'est inadmissible ça ! Honteux même ! Hein ? Quoi ? C'est qu'on ait pas fini les planètes commencées qui est inadmissible ? Huuum, pas faux.

Et c'est comme ça que, vaincue par la logique implacable de mon démon bricoleur, les monstros ont ajouté 2 planètes à leur collection : Jupiter et Mars. Comme pour les précédentes, elles sont simplement constituées de boules de polystyrène peintes en inspirant de photos des planètes en question. Bon, niveau ressemblance, c'est pas vraiment ça mais en même temps, on s'en fiche un peu (voir même beaucoup).

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Et voilà une planète mars bien rouge

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Et un planétarium qui se remplit tout doucement. Encore une petite vénus et on aura fini pour les planètes que nous avions prévu de faire.

Alors bien sûr, on aurait pu s'arrêter là mais c'était sans compter sur le cousin germain invité par Bricolus, j'ai nommé Initiatus Physica Scientius Démonicus. Ok, je suis bien d'accord avec vous, il est pas gâté avec un nom pareil le cousin. D'ailleurs moi, j'ai réduit à Scientius, c'est quand même beaucoup plus facile à retenir. Alors Scientius, c'est un peu le démon des sciences pour les nuls. Au premier abord, il a l'air tout à fait inoffensif voir même plutôt sympa vu qu'il nous promet d'initier notre progéniture aux sciences tout en douceur, dans la bonne humeur et sur un mode ludique. Et le pire, c'est qu'il tient ses promesses en plus le Scientius.

Ok, la Puce, ça a l'air cool ça. Mais alors, il est où le piège ? Il est où ? Ben le piège, c'est qu'il tient trop bien ses promesses le Scientius. Et du coup, ils en redemandent des expériences de physique/chimie les monstros ! Et plein ! Et des de plus en plus drôles et intéressantes ! Avec un résultat toujours plus spectaculaire STP maman ! Et là, une fois qu'il les a bien ferré le Scientus, il te laisse te dépatouiller tout seul pour continuer à les intéresser et tu te retrouves comme une idiote à court d'idées.

Alors pour que cela ne t'arrive pas ami(e) lecteur(trice), je me propose de te faire profiter de quelques idées d'expérience plutôt sympas, en commençant par la lampe à lave magique. Alors bien sûr, la lampe à lave, tout le monde connaît. C'est kitsch et ça coûte une petite fortune mais ces bulles qui montent et qui descendent fascinent souvent les enfants. Alors imaginez un peu s'ils peuvent fabriquer eux-mêmes un truc qui fait à peu près la même chose.

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Alors bien sûr, votre lampe à lave n'aura une durée de vie que d'une dizaine de minutes (enfin, c'est variable selon la quantité d'ingrédients utilisée) et tout ce que vous aurez utilisé pour la faire finira dans l'évier donc on se procura les trucs les plus bas de gamme possible. Et pour la fabriquer, vous aurez besoin de :

  • un récipient haut et pas trop large (histoire de ne pas utiliser une bouteille complète d'huile)
  • de l'huile de table (tournesol premier prix pour moi, périmée en prime mais on s'en fiche)
  • du vinaigre, blanc ou clair type cidre si vous voulez pouvoir le colorer facilement, sinon de couleur foncé pour qu'on le voit bien dans l'huile (moi, j'ai pris un fond de vinaigre de cidre parce que c'est tout ce que j'avais à la maison)
  • du bicarbonate de soude
  • du colorant (alimentaire ou un peu de peinture ou de feutre, bref, un truc pour colorer le vinaigre) d'une seule ou de plusieurs couleurs
  • des pipettes (facultatif)

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On commence par préparer notre vinaigre coloré. Nous, on a choisi de faire 3 petits pots avec 3 couleurs différentes mais on peut en faire plus ou moins. Ensuite, au fond du récipient, on met 1 à 2 belles cuillères à soupe de bicarbonate. Si besoin, on tapote le récipient pour que le bicarbonate s'étale en une couche à peu près régulière. Jusque là, aucune difficulté, les monstros se sont acquittés de la tâche sans problème.

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On arrive à la seule phase délicate de l'expérience : verser l'huile. On doit la verser délicatement, si possible en la faisant glisser le long des parois du récipient sinon on va creuser un gros cratère dans notre couche de bicarbonate. Les monstros ont eu besoin d'un peu d'aide sur cette phase. On remplit généreusement le récipient histoire que nos bulles colorées aient du chemin à parcourir.

On prend ensuite du vinaigre coloré avec une pipette (ou une petite cuillère ou autre chose) et on en verse sur l'huile délicatement. Le vinaigre étant plus dense que l'huile, les "billes" de vinaigre vont doucement couler au fond du récipient et une fois au fond, elles vont réagir au contact du bicarbonate. La réaction chimique va produire du gaz qui va se fixer aux billes de vinaigre et les entraîner vers le haut. On voit donc le vinaigre remonter à la surface et une fois celle-ci atteinte, le gaz se détache du vinaigre pour s'envoler dans l'atmosphère ce qui a pour effet de refaire couler le vinaigre. Et ainsi de suite jusqu'à ce que la réaction chimique s'arrête.

Lampe à lave qui vient seulement d'être mise en route : ça démarre assez doucement mais ça s'accélère assez vite

Ça s'accélère

Et on se retrouve avec une tonne de petites bulles colorées surtout dans les monstros vident les pots de vinaigre dans les bouteilles en fin d'expérience

Les monstros ont vraiment adoré cette expérience. Si j'avais eu plus de vinaigre, j'aurais même été obligée de la refaire une fois la première terminée.

Si vous n'avez pas de bicarbonate, sachez que vous pouvez prendre un comprimé effervescent d'aspirine ou d'Alka Seltzer et remplacer à ce moment là le vinaigre par de l'eau. Dans ce cas, vous commencez par mettre de l'eau colorée dans un récipient, vous ajoutez l'huile et enfin le comprimé effervescent. niveau visuel, je trouve que c'est moins sympa que la première méthode mais ça fonctionne très bien tout de même.

Allez, c'est tout pour aujourd'hui. La prochaine fois, on verra comment décrocher le prix Nobel de chimie ! (enfin peut-être, ou pas)

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mardi 5 mars 2019

Le samedi, on fait des cookies

Aaaaaalléluia Aaaaalléluia alléluia alléluia alléhéluiaaaaa !

Oui oui bon, on se calme là !

Non mais enfin Pâtissus, t'es trop fort là ! Un dieu, tu es UN DIEU !

Rhaaaa, pas d'insultes je te prie. Je suis juste un démon pâtissier ! Et puis c'est rien que des cookies, il n'y a de quoi en faire un plat !

(sans mauvais jeux de mots)

Non mais enfin Pâtissus, tu te rends compte du miracle que tu as réalisé !

PAS D'INSULTES J'AI DIT !

D'accord d'accord mais n'empêche, une recette de cookies qui fait l'unanimité chez les monstros et Chéri réunis et qui disparaissent aussi vite que les cookies industriels prêts à cuire d'Herta, j'avais encore jamais vu !

Eh oui, grâce à Pâtissus et au père Noël qui a eu la bonne idée de m'offrir un livre de cuisine cette année, je viens ENFIN de trouver LA recette de cookies idéale.

Alors non, elle n'a rien d'extraordinaire cette recette. Elle est pas compliquée, il n'y a pas d'ingrédients exotiques, rien que des trucs qu'on trouve dans n'importe quelle cuisine et on peut tout faire au robot sans se fouler. Le seul truc particulier qu'elle ait, c'est qu'elle plaît à tout le monde chez les Infernos. Parce que niveau cookies, il faut bien l'avouer, il n'y a pas plus casse-bonbon que mes hommes. Chéri tolère les cookies industriels en râlant que c'est plein de cochonneries et que c'est pas bon pour les monstros et les monstros n'aiment quasiment que les cookies industriels.

J'ai bien tenté plusieurs recettes mais non, il y en avait toujours un pour critiquer et laisser les biscuits sur le bord de l'assiette : trop dur, trop mou, pas assez de pépites de chocolat, trop de noisettes, arrière goût de caramel déplaisant, j'en passe et des meilleurs ! Et puis le père Noël est passé par là et, dans sa hotte, il y avait le livre "Biscuits, sablés, cookies, la bible des touts petits gâteaux" de Martha Stewart. Si on est amateur de biscuits, ce livre est super car il comprend vraiment un nombre impressionnant de recettes. Par contre, les quantités indiquées font souvent peur. On sent qu'on est dans l'univers américain avec sa démesure habituelle.

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Ce qui est malheureux, c'est que ce bouquin n'a plus l'air édité et est donc difficile à trouver

Des recettes de ce bouquin, j'en ai déjà testé 4 : des cornes aux amandes (pas mal d'après mes collègues), des flocons de neige épicés (idéal pour se casser les dents, je suis pas prête d'en refaire), des biscuits fondants au citron (très bien, surtout si on aime les biscuits type shortbreads) et ce qu'elle appelle des biscuits tendres aux pépites de chocolat mais que moi j'appelle des cookies parce que ça a vraiment une tronche de cookies.

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Niveau goût et texture, c'est entre le sablé et le cookie je dirais si on fait abstraction des pépites de chocolat. En tout cas, ces petits biscuits ont le bon goût d'avoir une croûte qui craque un peu et un intérieur moelleux et fondant s'ils sont cuits correctement (sinon, vous aurez seulement le fondant). C'est une recette un peu moins riche que les cookies traditionnels paraît-il mais vu que je n'ai pas encore testé les recettes de cookies de Martha Stewart, je ne peux pas confirmer.

L'autre point sympa de la recette, c'est que, même au robot, elle est réalisable avec les enfants. Ils pourront avoir le plaisir de mettre les ingrédients eux mêmes au fur et à mesure et d'observer l'évolution des textures. Indépendemment de sa passion pour les cookies, Gargamel a eu énormément de plaisir à préparer sa pâte et à faire ses petits tas.

Mais trêve de bavardages et place à la recette.

Biscuits tendres / cookies aux pépites de chocolat (pour environ 50 biscuits selon la taille que vous leur donnez)

  • 315 g de farine T55
  • 3,4 g de bicarbonate de soude
  • 210 g de beurre mou coupé en dés
  • 150 g de sucre en poudre
  • 50 g de sucre roux ou de muscovado
  • 4,3 g de fleur de sel
  • 2 gros oeufs (environ 120-140 g)
  • 250 g de pépites de chocolat
  • extrait de vanille ou autre parfum ou rien selon votre goût

On commence par préchauffer le four à 180°C en chaleur tournante. Dans un saladier, on tamise la farine et le bicarbonate et on réserve.

Dans le bol du robot équipé du fouet pour monter les blancs, on met le beurre bien mou, le sucre en poudre, le muscovado ou le sucre roux. On bat alors le tout à vitesse moyenne pendant 2 mn afin que le mélange blanchisse et devienne mousseux.

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On réduit ensuite la vitesse et on ajoute le sel et l'extrait de vanille puis les oeufs un par un. Quand le mélange est homogène, on arrête le robot, on enlève le fouet et on le remplace par la feuille.

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On ajoute alors le mélange farine/bicarbonate et on mélange à vitesse lente. Puis on ajoute les pépites de chocolat. Et voilà, la pâte est prête.

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On recouvre une plaque à pâtisserie de papier sulfurisé. On forme des petits tas de pâtes avec une cuillère à café bien remplie (on peut aussi le faire avec une cuillère à soupe si on veut des cookies plus gros mais on en fera moins). La pâte va s'étaler à la cuisson alors il est conseillé d'écarter les tas d'environ 5 cm.

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Il ne reste plus qu'à enfourner pour 10-12 mn. Si vous souhaitez mettre 2 plaques à cuire en même temps, pas de problème. Pensez simplement à intervertir les plaques à mi-cuisson. Les cookies sont cuits quand ils commencent à se colorer sur les bords.

Sortez alors la plaque du four et laissez reposer 2 mn avant de mettre les cookies à refroidir sur une grille. Vous n'avez plus qu'à vous régaler.

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lundi 25 février 2019

Une vie de Puce en gifs animés

Allez, ça faisait un petit moment que j'avais envie de vous refaire un petit post en gifs animés alors voilà, quelques moments choisis de ces dernières semaines.

 

Quand, il y a un mois et demi, mon futur chef m'a dit que je pourrais prendre mon nouveau poste dès qu'il m'aurait trouvé un remplaçant pour le Master dont je suis responsable c'est-à-dire dans 15 jours.

quand mon chef croit me trouver un successeur

Vous comprenez pas pourquoi j'ai choisi ce gif ? Et si je vous dis que ça fait 6 mois que j'attends qu'il me trouve un co-responsable parce que pour une personne seule, y a trop de boulot pour continuer à faire de la recherche et que je ne vois rien venir. Vous comprenez mieux ?

 

Quand, après un mois et demi, ma nomination à mon nouveau poste est enfin officielle (vu qu'ils m'ont trouvé un successeur, un peu désigné d'office quand même le successeur).

quand ma nomination est officielle

 

Quand j'ai réalisé que j'avais bien pris mon nouveau poste mais que l'ancien ne voulait pas me lâcher, mon successeur étant totalement novice et pas du tout formé. (Eh oui, j'ai double peine et donc double boulot pour encore un bon mois et demi, le temps de boucler tous les dossiers en cours)

quand je realise que jai double peine

 

Quand le lendemain de ma nomination, mon nouveau chef est tombé malade, que j'ai été missionné pour le remplacer aux réunions où il devait aller, que j'ai récolté plein de compte-rendus à faire, que j'ai hérité de 6 étudiants à problèmes à convoquer dans les plus brefs délais et que j'ai commencé à voir mes nouveaux collègues défilés dans la pièce qui me sert provisoirement de bureau.

defile dans mon bureau

 

 Quand, malgré 1 mail informatif dans la langue de Molière, 2 mails de rappel dans la langue de Shakespeare, l'envoi d'une notice explicative sur les procédures à suivre pour obtenir une convention de stage entièrement traduite par mes soins dans une langue indéterminée vu qu'elle semble n'avoir servi à rien, je reçois, de la part des industriels, des conventions de stage à signer alors qu'AUCUN de mes petits nétudiants n'a averti le bureau des stages ni rempli la fiche de stage en suivant la procédure. Et que donc personne ne sait qu'ils ont trouvé un stage !

quand mes netudiants magacent

 

Quand Azraël comprend que Oui, on va bien aller à Disney avec sa tout p'tit peu amoureuse

quand azrael apprend pour disney

 

, lui transmet la nouvelle

quand Azraël annonce la nouvelle

 

et me dit que je suis la meilleure maman du monde entier de tout l'univers.

meilleure maman du monde

 

Quand il comprend que Non, c'est pas demain qu'on y va ! (mais je reste la meilleure maman de l'univers du monde entier, piouuuuf, j'ai eu chaud !)

quand azrael comprend

 

Quand j'enquille pas moins de 5 réunions d'affilé la même journée !

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Quand j'essaie de faire comprendre une première fois à Gargamel que non, on ira pas au magasin acheter Super Mario Maker 2 tout de suite parce qu'il ne sort qu'au mois de juin et qu'il ne veut rien comprendre

quand jessaie quexpliquer a gargamel

 

Et quand j'essaie de le lui faire comprendre pour la dixième fois dans la même journée

quand Gargamel sobstine2

 

Bon allez, je suis à court de gifs animés alors ce sera tout pour aujourd'hui. Mais pas d'inquiètudes, on remettra ça un de ces jours !

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jeudi 21 février 2019

Aujourd'hui, j'ai rendez-vous avec Victor # 7 - mais je lui ai posé un lapin

Rhaaaaaa ! Y en a marre ! Ça caille et j'ai rien à me mettre !

Oui ben on se calme la Puce. Il y en a plein ton placard des jolies robes que tu peux mettre en été ou en hiver. Je te rappelle que j'ai un manteau pour Azraël à faire là.

Eh pourquoi ce serait Azraël d'abord hein, pourquoi ?

Euh, parce que c'est ton petit garçon adoré ?

M'en fiche ! Il a déjà un beau manteau rouge le Azraël et moi, je rentre plus dans aucune robe vu comment le stress m'a transformé en baleine !

Mais non mais non, c'est pas si terrible voyons !

SIIIIIIIII, c'est terriiiiiiiiible ! Et pourquoi je pourrais pas piquer ma crise moi aussiiiiiiii! JE ... VEUX ... UNE ... NOUVELLE ... ROOOOOOOBBBBBEEEEE !

(oui oui, je sais, je frisais l'hystérie mais c'est pas ma faute, c'est Hystéricus qui sévit à mort à la maison en ce moment)

Bon bon, ça va ! Je vais te la faire ta robe. Mais un truc simple et qui va vite d'accord !

D'accord ... si tu me fais celle-là !

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Eh oui, ça fait déjà plusieurs mois que je suis tombée par hasard sur cette photo et que je rêve d'une robe comme celle-là depuis. Allez savoir pourquoi, il y a des modèles comme ça qui vous tape dans l'oeil. Alors à force de le harceler, j'ai fini par l'avoir à l'usure le Couturus. Pour une fois que c'est moi qui le harcèle et pas l'inverse (qui vient de dire que j'ai un grain ? Hein, qui ?). Sauf que, le petit problème, c'est que mon démon couturier a un énorme poil dans la main alors il a refusé de faire le patron de cette petite merveille. Fallait que je me débrouille pour le lui fournir qu'il m'a dit. Comme si j'avais jamais suivi un cours de patronnage moi !

Pas grave, j'allais bien trouver dans ma patronthèque un modèle de robe porte-feuille qui pouvait convenir. Et c'est bien le cas, j'ai trouvé la robe Elisa de la maison Victor édition 4 hiver 2014. Ça tombait bien, je voulais justement participer au défi Victor d'Elisabeth. Pleine d'un optimiste débordant, j'ai donc recopié mon patron et commencer à regarder comment le transformer pour avoir la robe de mes rêves. Oui ... bon ... alors ... comment dire ... ça a été ... galère ! Mais alors super galère ! Tellement galère que ça m'a pris une bonne semaine en bossant dessus tous les soirs. Même qu'au final, pour être certaine de ne faire aucune erreur, j'ai carrément fabriqué ma robe en papier que j'ai épinglé directement sur Madonna malgré ses cris de douleur (comme si une malheureuse vingtaine d'épingle sur tout le corps pouvait lui faire mal non mais des fois). Non vraiment, jamais une robe ne m'avait demandé autant d'effort en préparatifs !

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Madonna en pleine séance de torture

Ceci dit, je ne le regrette pas car ensuite, la réalisation a été comme sur des roulettes et la robe taillait pile poil comme je voulais sans aucune reprise. Il n'y a pas à dire, un mannequin à vos mesures, c'est vraiment d'une aide précieuse.

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Pour résumer les transformations que j'ai pu faire, j'ai totalement changé la forme du décolleté, nettement trop profond à mon goût sur la Elisa d'origine. La forme portefeuille est également beaucoup plus croisée. Le bustier et la jupe ont été rendu asymétrique et des plis ont été ajoutés à la jupe devant. Enfin, pour mettre en valeur la cambrure de mes reins et mon popotin rebondi, j'ai ajouté quelques pinces par çi par là et j'ai également rallongé les manches.

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Ce que j'ai conservé : la longueur de la jupe qui était parfaite et sa forme générale, les emmanchures et la forme des manches que j'ai juste rallongé car je les voulais au poignet et pas 3/4.

J'aime beaucoup la robe que j'ai obtenu au final même si j'aurai bien accentué encore l'asymétrie (elle est plus prononcée sur Madonna que sur moi, je trouve). Cette robe est super confortable, douillette et bien chaude. Exactement ce dont j'avais besoin et je l'ai déjà beaucoup porté. Car oui, elle est cousue depuis 3 semaines.

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Alors pitié Victor, et toi aussi Elisabeth, ne m'en veuillez pas de vous avoir posé un lapin hier ! J'ai juste oublié de publier mon post. Moi qui était si fière d'avoir fini ma cousette avec autant d'avance ! Promis, juré, la prochaine, je serai à l'heure à notre rendez-vous !

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mardi 12 février 2019

Des sorcières et des dragons

Mercredi dernier sortait au cinéma le tout dernier opus de la trilogie Dragons (également nommé en anglais "How to train your dragon"). Les monstros étant des fans inconditionnels d'Harold et Crocmou, enfin surtout de Crocmou en fait, et vu que ça faisait bien 15 jours qu'ils me bassinaient à me demander quand est-ce qu'on pourrait aller le voir, j'ai décidé de mettre fin à leur supplice (et au mien par la même occasion) le plus rapidement possible.

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Alors non, on n'y est pas allé dès sa sortie (je suis pas folle non plus) mais ce dimanche matin et c'était déjà pas triste. Pensez donc, le ciné était tellement blindé qu'on a dû se séparer, n'arrivant pas à trouver 3 places ensemble. Heureusement, j'ai quand même pu dégoter 2 places côte à côte (merci au gentil monsieur qui m'a proposé sa place pour que je puisse rester avec Gargamel, comme quoi, il y a encore des gens sympas et tout et tout) et une juste dernière nous pour Azraël qui était ainsi tout à fait rassuré. Et j'avoue que j'ai passé une des meilleures séances de ciné depuis que j'y emmène les monstros.

D'abord parce qu'ils ont été sages comme des images : pas de mitraillette à paroles à côté de moi pour me poser des questions toutes les 30 secondes et un film suffisamment "calme" pour que Gargamel ne monte pas en pression et se tienne bien tranquille. Ensuite, parce que franchement, il est bien ce film. Je me demande même si ce n'est pas mon préféré de la série (ou alors c'est juste parce que j'étais trop pénarde pour une fois). Une des grandes forces de cette trilogie, c'est que c'est une vraie trilogie et pas juste 3 histoires comme c'est souvent le cas avec les séries de films d'animation. Dans Dragons (le premier opus), on avait un Harold qui entrait dans l'adolescence et faisait sa première rencontre avec Crocmou, découvrait les dragons et leur vraie nature. Dans Dragons 2, Harold devenait un jeune homme, son idyle avec Astrid s'affirmait, son père le préparait à devenir Chef et il découvrait que sa mère était bien vivante et défendait, comme lui, les dragons. Dans ce troisième opus, Harold a encore grandi. Il est à présent le chef de Berk, sauve les dragons des chasseurs de dragons et a créé à Berk une sorte de paradis où les dragons et les hommes vivent en parfaite harmonie.

Un paradis ? Peut-être pas tout à fait parce que des dragons, il y en a quand même un peu trop et que Berk devient non seulement surpeuplé mais surtout le point de mire de tous les chasseurs des environs. Crocmou en particulier les intéresse car à la suite de ses aventures dans Dragon 2, il est devenu l'Alpha, le chef incontesté de tous les dragons. Du coup, pour mettre tout son petit monde à l'abri, Harold n'a qu'une idée en tête : retrouver le monde perdu des dragons, les y ramener et s'y installer avec tout son clan. Autant vous dire que c'est une idée qui ne fait pas l'unanimité, d'autant que personne ne croit à l'existence de ce monde perdu.

Parallèlement à cette quête, on voit apparaître le méchant de l'histoire, un chasseur spécialisé dans l'extermination des Fury Nocturnes qui ne supporte pas l'idée qu'un seul d'entre eux reste en vie. Et bien sûr, il y a la jolie Fury femelle dont Crocmou va chercher désespérément à faire la conquête.

Sur l'histoire, je n'en dirais pas plus, ce serait quand même vous gâcher nettement la surprise sinon. Comme dans tous les Dragons, il y a bien sûr quelques scènes de bataille mais pas tant que cela, ce nouvel opus étant beaucoup plus axé sur la psychologie des personnages et leurs évolutions. On y découvre un Harold troublant mélange d'ado insouciant et de jeune adulte soucieux de ses responsabilités, doutant de ses capacités mais plus décidé que jamais à oeuvrer pour la sauvegarde des dragons, jaloux de Mme Crocmou mais enthousiaste à l'idée de l'accueillir dans le clan, bref, un Harold qui nous ressemble, avec ses doutes, ses hésitations, ses incertitudes. Car il nous ressemble vraiment ce Harold, quelque soit notre âge d'ailleurs car si vis-à-vis de son clan, il nous montre les difficultés que l'on a à s'affirmer, à mûrir bref à grandir et laisser notre enfance derrière nous, vis-à-vis de Crocmou, il nous renvoie à nos questionnements de parents et nos difficultés à laisser nos enfants voler de leurs propres ailes (eh non, j'ai pas cherché à faire un jeu de mots).

Et Crocmou dans l'histoire ? Et bien il va découvrir l'amour et se comporter en véritable ado (mais quel est son âge en fait à notre Crocmou ?) en proie à ses premiers émois amoureux, c'est-à-dire en parfait crétin ! Bon, à sa décharge, n'ayant jamais eu de modèle de son espèce pour lui montrer la marche à suivre, c'est un peu normal aussi qu'il ignore tout de la parade nuptiale des Fury Nocturnes.

Bref, de mon point de vue, mais il n'engage que moi, un excellent film à regarder en famille, qui distraira les plus jeunes et parlera aux plus grands.

Mais Dragon n'est pas notre seule découverte du mois puisqu'après les grosses bêtes à écailles, on poursuit avec les sorcières. Ou pour être plus exacte avec Mary et la fleur de la sorcière, le dernier né du réalisateur Hiromasa Yonebayashi des très récents studios Ponoc. Ce film d'animation japonais est en fait une adaptation du roman The Little Broomstick (Le Petit Balai) écrit en 1971 par Mary Stewart.

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Les résumés de l'histoire que l'on trouve pour ce film ne lui rendent pas justice à mon sens car ils sont restrictifs voir inexacts. Ce film raconte en fait l'histoire de Mary, adorable petite rouquine traumatisée par sa couleur de cheveux et d'une maladresse abyssale. Un jour, intriguée par un chat changeant de couleur (en fait, il n'en change pas, ils sont simplement 2), elle le suit et trouve par hasard une drôle de fleur surnommée la fleur de la sorcière. Cette fleur, qui ne fleurit que tous les 7 ans, provient en fait d'un monde magique où une sorcière inconnue en a dérobé les dernières graines qui ont fini par accident dans notre monde. Quelque temps plus tard, le même chat va guider notre héroïne jusqu'à un très vieux balai, celui perdu par notre sorcière inconnue lors de sa fuite du monde magique. Et ce chat, particulièrement intelligent et extrêmement motivé (mais je ne vous dirai pas ce qui le motive, ce sera la surprise) se débrouille pour faire écraser une des fleurs de sorcière par Mary et étaler sur le balai l'espèce de jus qui en sort.

Et là, tadam, voilà notre héroïne dotée de pouvoirs magiques et notre balai qui redevient comme neuf et qui transporte une héroïne plus que réticente jusqu'à l'académie ENDOR, une école de magie des plus réputée dans le monde de la magie. Si, dans un premier temps, Mary se laisse séduire par ce nouveau monde où toutes les personnes qu'elle rencontre la trouve merveilleuse, destinée à devenir une des plus puissantes sorcières et s'extasient sur sa couleur de cheveux, elle va rapidement découvrir 2 vérités : tout d'abord ses pouvoirs sont limités dans le temps (mais rien à voir avec la nuit, d'ailleurs il fait grand jour au début de son aventure) et il lui faut utiliser une nouvelle fleur à chaque fois qu'elle veut réactiver ses pouvoirs et ensuite, la directrice de cette école et son adjoint ne sont pas clairs du tout !

Sur fond d'amitié contrariée, de sens des responsabilités et d'expérimentations scientifiques, cette histoire dénonce l'acharnement magico-scientifique tournant à l'obsession et la soif de pouvoir tout en prônant l'acceptation des autres mais aussi et surtout de soi-même. Comme souvent avec ce genre de dessin animé, on reste un peu sur sa faim à la fin (une grande spécialité des animés japonais je trouve, où une fois le film terminé, j'ai tendance à me dire ben, et la conclusion de l'histoire alors ?)

S'agissant d'un film d'animation japonais, je suis toujours très prudente, préférant les visionner avant de laisser les monstros les regarder. Car sans être nécessairement ultraviolents, ils comportent souvent des scènes difficiles pour le jeune public. Sans être aussi inoffensif qu'un Kiki la petite sorcière, Mary et la fleur de la sorcière peut tout à faire être regardé dès 7-8 ans. En fait, seules les scènes finales où le héros (oui, il y a aussi un héros) se retrouve en quelque sorte absorbé par une masse de magie brute dont il cherche à s'extraire pour aider notre héroïne sont peut-être plus impressionnantes que le reste et me font hésiter à abaisser la limite d'âge à 6 ans. Mais mon âme sensible limite pétocharde d'Azraël n'ayant absolument pas bronché et dormi ensuite comme un bébé, c'est une bonne référence.

S'il a globalement moins plu (y compris à moi d'ailleurs parce que vraiment la fin a un goût d'inachevé ce qui a le don de m'agacer) que Dragons 3, cela reste un petit film sympa à regarder en famille.

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vendredi 8 février 2019

Le retour de l'IrresistibleTeen

L'IrresistibleTeen de HerLittleWorld. Quand Couturus m'a forcé à l'insu de mon plein gré à acheter ce patron, moi qui n'aime guère les patrons au format PDF parce qu'il faut tout imprimer et puis tout scotcher avant de tout découper et que ça me soûle grave, je savais déjà que je le coudrai en plusieurs exemplaires.

Il faut dire qu'il a tout (ou presque) pour lui ce patron : une forme sympa, une capuche amovible, des éléments de déco originaux, un niveau début et une bonne rapidité de réalisation.

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Le dos avec la capuche bien visible.

Pour cette réalisation ci, destinée à faire un cadeau d'anniversaire comme la version précédente, j'ai changé de taille puisque j'ai cousu un 14 ans cette fois mais pour le reste, il est assez semblable au précédent. Cette fois, j'ai utilisé comme tissu un caban rouge bordeaux (un peu plus sombre que la version en drap de laine donc) trouvé chez Toto à Massy. Pour la doublure, j'ai pris une polaire minky super douce trouvée chez Tissunet à un prix défiant toute concurrence (j'ai d'ailleurs regretté de ne pas en avoir acheté plus) avec des motifs de coeurs rouges sur un fond gris clair. Et bien sûr, j'ai fabriqué des boutons en pâte Fimo en teintes coordonnées pour aller avec et mis une petite dentelle pour souligner les coutures d'assemblage.

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Boutons maison en pâte fimo et un aperçu du petit croquet de dentelle

J'aime vraiment beaucoup le résultat et je pense l'avoir encore mieux réussi que le précédent. Pas de photos porté, Gargamel ayant refusé de jouer les mannequins.

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La doublure super douce et les revers de manche (j'adore ces revers parce qu'on est tranquille niveau longueur des manches. Ils rendent la longueur ajustable !)

Euh, la Puce, c'est bien joli tout ça mais bon, y a rien d'extraordinaire là. Alors pourquoi t'en parle ? Rien d'extraordinaire ! Et mes boutons alors ! Ils sont pas extraordinaires mes boutons peut-être ! Mais bon, c'est pas à cause des boutons que je vous en parle mais à cause d'un petit problème rencontré lors de la réalisation. Un problème que j'avais déjà eu pour la version précédente. A l'époque, je n'en avais pas parlé car le manteau ayant été fait sous la pression en un temps record, j'ai pensé à une étourderie de ma part.

Sauf que cette fois, j'ai pris mon temps et que le problème était toujours là. Alors soit je suis nulle (mais sans vouloir me vanter, j'ai des doutes) soit il y a une erreur dans le patron. Bon, je vous rassure, c'est une erreur mineure. En fait, c'est juste que les emplacements notés sur le patron où coudre les boutons pour la capuche ne sont pas aux bons endroits. Du coup, c'est hyper moche et pas pratique du tout quand on veut la fixer au manteau et pour corriger cette position, c'est assez fastidieux.

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Le devant et le dos mais sans capuche cette fois. On voit bien la petite dentelle rose très très pâle le long des coutures

Alors voilà, je ne sais pas si d'autres que moi se sont retrouvés confrontés à ce problème mais comme j'avais annoncé que ce manteau était tout à fait accessible à un grand débutant, je préfère signaler ce problème qui rehaussent quand même légèrement ce niveau (à condition de vouloir de la capuche parce que sans elle, je maintiens que cette réalisation est accessible aux débutants).

Mais en tout cas, cette nouvelle version a beaucoup plu à sa destinataire et c'est bien l'essentiel.

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mardi 5 février 2019

Quand les monstros bricolent : le planétarium

Mamaaaaan, j'm'ennuiiiiiiie ! Tu viens jouer avec moiiiiii ?

(ton larmoyant de pauvre monstros au bord du désespoir assorti d'yeux de cocker tout brillant de larmichettes de crocodile pour faire bonne mesure)

Qui, franchement, qui n'a pas eu droit à cette petite phrase qui tue, de préférence pile au moment où vous vous installez confortablement devant l'activité dont vous rêvez depuis des heures, que dis-je, des jours (au hasard, se coudre une nouvelle robe mais c'est un exemple tout à fait improbable et toute ressemble avec une situation réelle serait purement fortuite bien évidemment).

Sauf qu'avec Azraël, jouer avec lui signifie au choix :

  • faire une bataille de chatouilles c'est-à-dire se faire allègrement écrabouiller par un monstros de 40 kg et chatouiller sans retenue tout en disposant d'un droit de riposte nul et non avenu parce que bon, faudrait pas que je puisse gagner tout de même.
  • jouer à un jeu de société avec un monstros trichant sans vergogne pour gagner et moi trichant sans vergogne pour perdre parce que sinon c'est le drame assuré et que je peux dire un adieu définitif à ma séance de couture vu qu'il faudra rejouer jusqu'à ce que mort s'ensuive le monstros gagne un nombre de parties supérieur au mien (ou que je sois prête à subir ses jérémiades sans fin ce qui est loin d'être toujours le cas). Finalement, jusqu'à ce que mort s'en suive n'est pas si loin de la réalité.
  • se vautrer par terre pour des activités aussi diverses que variées et moi, le vautrage, je le pratique exclusivement pour la couture non mais des fois.

Alors forcément, il arrive un moment où on dit stop et où on cherche un truc pour occuper ses monstros qui regroupent les qualités suivantes :

  • que ça ne coûte pas un bras (oui, parce que sans être radine, c'est quand même que des monstros alors bon hein, on se comprend)
  • que ce soit majoritairement eux qui bossent (parce que le but, c'est de les occuper eux, pas nous et surtout, surtout, qu'on finisse pas lessivé(e)s à l'arrivée)
  • que ça ne dure pas 5 mn mais pas une heure non plus (vous, je sais pas, mais chez moi, une activité qui dure plus de 30 mn, c'est le max, après c'est Bibi qui doit s'y coller pour tout finir)
  • qu'ils puissent en être fiers et qu'il en reste éventuellement quelque chose.

Alors bien sûr, il y les ateliers cuisine. Bizarrement, la bouffe, ça motive à se secouer un peu, surtout quand il s'agit de gâteau. Mais si Régimus est aux anges dès qu'on se met au fourneau, ma balance et mon tour de taille le sont nettement moins. Alors il me fallait trouver autre chose. Et comme les monstros ont maintenant bien grandi et qu'ils s'intéressent enfin aux activités manuelles (attention, pas n'importe lesquelles non plus), j'ai pris une grande décision : les mettre au bricolage ! Et franchement, c'est toute une aventure que je me propose de partager avec vous. Non pas que je vous imagine incapable de trouver des idées pour occuper vos propres enfants mais juste parce que si ces activités ont pu intéresser un autiste et un hyperactif comme Gargamel et Azraël et qu'ils ont réussi à les faire avec un minimum d'aide, je pense sincèrement qu'elles sont à la portée de n'importe quel petit monstros.

Le planétarium sera donc le post inaugural d'une nouvelle catégorie : le Bricolage monstrosien. Une rubrique qui, à mon avis, sera alimentée épisodiquement seulement mais bon, faut bien commencer quelque part.

Pourquoi commencer par un planétarium ? D'abord parce que les monstros aiment bien regarder la lune et les étoiles et qu'Azraël étant en train de voir ça en classe, il posait plein de questions au sujet des planètes. Ensuite parce que c'est très facile à faire avec un minimum de matériel et enfin parce que des planètes, il y en a plein et qu'on n'est pas obligé de tout faire d'un coup ce qui permet d'occuper les monstros à plusieurs reprises : une activité recyclable quoi.

Si vous êtes un(e) adepte de la récup, vous pouvez utiliser des trucs aussi variés que des balles de ping-pong, de tennis, des abat-jours en papier, des balles rebondissante et que sais-je encore pour faire le corps de vos planètes. Moi, je voulais suspendre tout ça au plafond de la chambre de chacun des monstros sans avoir à faire de trou et pouvoir monter et démonter tout ça facilement pour ajouter des planètes. Du coup, pas question d'avoir des planètes trop lourdes. Ne voulant pas me prendre la tête, je me suis simplement procurée des boules en polystyrène. Le genre de boule qu'on décore en collant des sequins ou d'autres trucs et qu'on trouve dans les magasins de loisirs créatifs ou certaines jardineries.

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A moins de 1€ la boule, on se fait une collection de planètes pour pas trop cher. L'autre avantage, c'est qu'on a pas besoin de préparer les boules, on peut peindre directement dessus sans sous-couche ni rien. Sinon, on peut aussi prendre des boules de Noël à garnir en plastique transparent mais c'est plus lourd et nettement plus cher. Après, c'est à vous de voir. Allez, je vous mets la liste du matériel dont vous avez besoin (ou pas d'ailleurs) pour votre planétarium.

Liste du matériel :

Pour les planètes

  • des boules en polystyrène de taille différentes
  • du carton ou des feuilles de canson
  • de la peinture acrylique
  • du fil
  • des attaches
  • des photos des planètes à réaliser si on veut faire celles du système solaire sinon on laisse parler son imagination

facultatif

  • de la colle pailletée ou des paillettes
  • des strass

Pour la suspension

  • une baguette de bois
  • des attaches repositionnables pour tableau

Liste des outils :

  • pinceaux
  • petits pots
  • ciseaux
  • cutter
  • pistolet à colle
  • décapeur thermique (facultatif)

Et c'est parti pour les réalisations. Jusqu'à maintenant, nous avons fait la terre, Saturne et Jupiter et à chaque fois, j'ai trouvé des images avec des couleurs proches de ce que j'avais en stock pour inspirer les monstros.

Pour Saturne, on commence par couper en 2 une boule de polystyrène pour obtenir 2 demi sphères. On s'en sert de gabarit pour tracer sur du carton (ou du papier canson) 1 disque qui deviendra les anneaux. Si le carton est assez épais, un seul disque suffit. Pour du papier canson, il en faudra 2 et personnellement je préfère car cela permet de peindre simultanément les 2 faces des anneaux. Sur le carton, il faudrait peindre une face, attendre que ça sèche et peindre l'autre face. Avec le canson, on peint les 2 disques et quand c'est sec, on les colle pour former l'anneau.

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On peint donc nos anneaux (on fait des cercles de différentes couleurs) et nos 2 demi sphères avec de la peinture acrylique. Si on a des paillettes, on peut en saupoudrer avant que la peinture ne sèche. Si on a de la colle pailletée, on attend que la peinture soit sèche avant d'en ajouter. Si on maîtrise son décapeur thermique, on peut l'utiliser pour faire sécher la peinture plus vite. Un sèche-cheveux fait également très bien l'affaire aussi.

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Quand tout a été peint, décoré et séché, on peut mettre son pistolet à colle à chauffer pour assembler tout ça. On commence par coller bien centrer les anneaux entre eux puis sur une des 2 demi sphères. On colle ensuite par dessus la seconde demi-sphère en centrant bien. On ajoute alors l'attache que l'on fait tenir avec un point de colle. Il ne reste plus qu'à ajouter un fil (invisible dans mon cas) pour la suspendre.

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Pour la terre, c'est encore plus simple. On peint la boule en bleu et une fois sèche, on ajoute des grandes "taches" de vert et/ou de brun pour faire les continents et des touches de blanc ou d'argent pour faire les nuages. Comme il me restait un peu de Fimo Air (pâte fimo très légère qu'on peut faire cuire au micro-onde ou laisser sécher à l'air), j'ai ajouté une petite lune reliée à la Terre par une petite tige en laiton.

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Pour Jupiter, on procède comme pour Saturne en alternant les cercles de différentes couleurs. On ajoute 2 grosses taches rouges pour faire les tempêtes de Jupiter.

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On admira les splendides effets artistiques en surplus de peinture

Et vous pouvez continuer de même avec les autres planètes. Au fur et à mesure des réalisations, il est possible de les suspendre en fixant une baguette de bois au plafond à l'aide d'attaches repositionnables pour tableau. J'aime bien ce système car il permet de clipser et déclipser à volonté la baguette et donc d'ajouter les planètes ou de les enlever au gré de ses envies. On fixe 2 languettes autocollantes au plafond, là où on veut mettre la baguette et on en fixe 2 autres à la baguette. Ensuite, il n'y a plus qu'à clipser comme des scratchs en fait.

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Les monstros sont absolument ravis de leurs réalisations et s'amusent régulièrement à essayer d'attraper leurs planètes en sautant le plus haut possible. Ils comptent bien agrandir leur collection dès que je me serais procurée d'autres boules de polystyrène.

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samedi 2 février 2019

Le samedi, on bûche avec passion

Bon, ok, Noël est passé depuis un petit moment mais après tout, pour une bonne bûche, il n'y a pas de saison. Alors je ne résiste pas à l'envie de vous présenter celle que j'ai faite pour Noël, une bûche chocolat passion qui a fait l'unanimité à la maison. Même Gargamel a apprécié. D'accord, d'accord, c'est pas vraiment la bûche qu'il a aimé mais le pot de mousse au chocolat prévu exprès pour lui. En même temps, vu qu'il n'aime ni les entremets, ni les purées de fruit dans les gâteaux (encore qu'il se soit récemment mis aux beignets fourrés compote de pomme alors tous les espoirs sont permis), j'estime que c'est un franc succès.

Il faut dire que j'ai bien galéré cette année pour trouver une recette de bûche que j'aurais envie de faire. Avec la fin de l'année toute pourrie que j'ai eu, le stress et les mauvaises nouvelles l'avant-veille des vacances, la santé chancelante de mamie M. (qu'on pensait même pas la voir et que finalement si donc il fallait d'urgence prévoir un repas de Noël pour 7 qui plaise à tout le monde et croyez moi c'est pas évident par chez nous), j'étais tout sauf inspirée. Même Pâtissus a failli jeter l'éponge. Et puis finalement, il a estimé que j'étais une grande fille avec suffisamment d'expérience pâtissière pour me dispenser de suivre une quelconque recette à la lettre et que je pouvais très bien improviser ma bûche en faisant un mix entre plusieurs recettes.

Alors j'ai cogité, j'ai planché, j'ai surfé, j'ai pinteresté, j'ai compilé et finalement ... ben j'ai tout jeté ! Adieu la bûche ? Nooon ! J'ai simplement pris le problème à l'envers et lister les trucs que les monstros aiment tous les 2 manger (sachant que les adultes sont en général d'accord pour tout en matière de gâteau). A charge de faire une bûche qui tienne la route à partir de ces éléments.

Ma chère progéniture ayant développé une passion pour les palets bretons maison, ce choix s'est naturellement imposé pour la base craquante de la bûche. D'autant que la recette que je réalise habituellement est parfaite car le biscuit obtenu, s'il est un peu croquant, reste suffisamment moelleux pour être facile à couper (rien à voir avec le palet breton de supermarché). Comme je ne voulais pas que Gargamel se sente exclu au moment du dessert, lui qui n'aime pas trop les gâteaux pâtissiers en dehors du Royal chocolat et de l'éclair au chocolat, et vu que la mousse au chocolat fait l'unanimité en général, c'est cette dernière qui m'a tenu lieu d'entremet. Comme cela, je pouvais lui en mettre un petit pot de côté, histoire qu'il mange un peu comme les autres.

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Pour éviter que l'ensemble ne paraisse trop sucré, et donc écoeurant, j'ai ajouté de l'acidité avec un insert à la passion mais la framboise ira également très bien si vous n'avez pas de purée de passion sous la main. Et pour l'occasion, j'ai ressorti mon kit Stella del Circo de Silikomart (que j'ai trop rarement l'occasion d'utiliser alors c'était le moment ou jamais).

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A gauche, le moule extérieur, à droite, le moule à insert

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Cavité du dessous du moule extérieur, de même dimension que le moule à insert et parfaite pour les biscuits dont on souhaite garnir l'intérieur des entremets

A ce stade, je me suis souvenue que ce moule, même s'il n'en a pas l'air, a un volume assez important et qu'il faut donc faire attention à la quantité de mousse par rapport au reste. Et j'ai donc décidé un peu au dernier moment d'ajouter une couche d'un gâteau moelleux pour équilibrer tout ça. Et pour changer de la dacquoise dont les monstros ne raffolent pas (ooooh le doux euphémisme), j'ai opté pour un gâteau creusois. Bon ok, c'est aussi parce que j'avais prévu de faire un creusois de toute façon et que piquer un peu de pâte pour mon biscuit faisait bien mes affaires.

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Avec un rayon de soleil, on apprécie nettement mieux la belle couleur orange de l'insert passion

Franchement, c'est pas pour me jeter des fleurs, mais je suis ravie du résultat obtenu (en même temps, si c'était pas le cas, je ne publierai pas la recette). On obtient une jolie bûche d'une belle couleur chocolat qui permet même de se dispenser de flocage, glaçage et autres sprays velours. J'ai juste ajouté quelques éléments pour la déco et ça allait très bien comme ça. La mousse au chocolat se tient très bien, la bûche se découpe très facilement et se conserve sans problème au réfrigérateur d'un jour sur l'autre (probablement même davantage mais elle a été engloutie tellement vite que j'ai pas pu tester).

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 Le voile un peu blanc, c'est parce que la bûche est encore en cours de décongélation

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Et on peut étaler sa préparation sur plusieurs jours si nécessaire sachant qu'elle est à préparer au minimum la veille. Perso, j'ai procédé selon le calendrier suivant :

  • J-2 : préparation de l'insert passion, du biscuit breton et du biscuit creusois
  • J-1 : préparation de la mousse au chocolat et montage
  • J : démoulage, déco, décongélation et dégustation (dans cet ordre)
  • J+1 : pleurer parce qu'il ne reste qu'une petite part de bûche sur laquelle vos monstros ont déjà mis une option

Maintenant, si vous vous y mettez le matin, vu qu'il ne faut que quelques heures pour congeler l'insert passion, vous pouvez parfaitement tout faire la veille dans la même journée.

Dernière précision : dans le déroulé de la recette, je vous mets les proportions pour les biscuits (breton et creusois) nécessaires à la réalisation de la bûche pour ce moule. Mais rien ne vous empêche de vous référer aux recettes de palets bretons et gâteau creusois que j'ai déjà publié. Vous pourrez alors prélever les quantités nécessaires pour les biscuits de la bûche et vous régalez, en attendant de l'avoir achevée, de beaux gâteaux fait avec les restants de pâte.

Bûche Chocolat Passion pour le kit Stella del Circo (ou un moule de 1,4 litre)

Insert Passion :

  • 200 g de purée de passion (ou de framboise ou d'un autre fruit acide)
  • 70 g de sucre (attention, si vous utilisez de la framboise, moins acide que la passion, il faudra réduire à 40 g la quantité de sucre)
  • 4,5 g de pectine NH

Dans un bol, on mélange le sucre et la pectine. Dans une casserole, on met la purée de passion. On ajoute le mélange sucre-pectine et on mélange vigoureusement à la cuillère magique ou au fouet pour éviter les grumeaux. On porte ensuite à ébullition sur feu vif (7-8 sur une plaque montant à 12) sans cesser de remuer. On laisse bouillir 1mn et on verse dans le moule à insert du kit. Dès que l'insert a suffisamment refroidi, on le place au congélateur pour au moins 2h qu'il prenne bien et soit facile à démouler.

Biscuit breton :

  • 62,5 g de farine (T45 ou T55)
  • 50 g de beurre pommade (bien bien mou quoi)
  • 30 g de sucre
  • 2,5 g de levure
  • 1 jaune d'oeuf

Alors avec ces quantités, il va nécessairement vous rester de la pâte mais coupé un jaune d'oeuf en morceau me semble un peu du gâchis quand même. alors autant faire des palets bretons à boulotter le jour même avec le reste. Ca donne pas plus de travail et c'est trop bon. On met le four à chauffer à 170°C en chaleur tournante.

Rien de plus simple pour faire cette pâte à biscuit. Si vous avez un robot, vous mettez tout dedans en vrac et hop, le tour est joué. On mélange jusqu'à ce que ce soit homogène et c'est terminé. Sinon, on met tout en vrac dans un saladier et on mélange à la spatule ou à la main. La pâte étant particulièrement molle et collante, je vous suggère plutôt la spatule même si c'est un peu galère.

Quand la pâte est prête, on garnit la cavité du dessous du moule extérieur du kit et on met à cuire pour 10-12 mn. Le biscuit doit commencer à colorer sans devenir tout bronzer. Pour le reste de pâte, on fait des petites boules qu'on dispose sur une plaque sur du papier sulfurisé et on met à cuire, même température et même temps de cuisson.

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Bon, là, c'est le biscuit creusois mais c'est pareil pour le biscuit breton

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Quand c'est cuit, on sort du four, on démoule avec précaution (histoire de pas casser son biscuit) et on met à refroidir sur une plaque. On nettoie dare dare son moule, on va en avoir besoin pour le biscuit creusois.

Biscuit creusois

  • 21 g de sucre
  • 21 g de cassonade (ou vergeoise ou muscovado ou sucre)
  • 18 g de farine (T45 ou T55)
  • 27 g de beurre
  • 28 g de blanc d'oeuf (environ 1 blanc ce qui convient très bien vu qu'on vient d'utiliser un jaune pour le sablé breton)
  • 30 g de poudre de noisettes

On commence par faire fondre le beurre au micro-onde (attention aux projections) et on met son four à chauffer à 160°C. Dans un saladier, on mélange tous les ingrédients secs à la cuillère magique ou au fouet. On ajoute le beurre fondu et on mélange à la marise. Quand le mélange est homogène, on ajoute le blanc d'oeuf tel quel et on mélange à nouveau. On verse la pâte dans la cavité du dessous du moule extérieur du kit Stella del Circo et on met à cuire au four pour 15 mn environ. Le biscuit est cuit quand il commence à se colorer.

Une fois cuit, on démoule et on met à refroidir sur une grille.

A ce stade, tous vos éléments sont prêts, il ne vous manque que la mousse au chocolat. Donc soit vous enchaînez, soit vous remettez au lendemain selon la date où vous comptez manger votre bûche.

Pour ce qui est de la mousse, il faut bien s'organiser.

Non mais qu'est-ce qu'elle veut dire par là, La Puce ? Ce que je veux dire, c'est qu'avant même que vous ayez commencé à la faire, il faut installer à porter de main le moule où vous ferez le montage et les biscuits, avoir démoulé l'insert et l'avoir rangé dans le congélateur de façon à le récupérer rapidement car cette mousse fige très vite. Si vous ne voulez pas vous retrouver avec des grosses bulles d'air au montage parce que la mousse ne sera plus assez "liquide", il faut donc être rapide.

Mousse au chocolat pour entremet (oui, c'est pas tout à fait la mousse au chocolat classique et elle est super bonne)

  • 240 g de crème liquide entière (30% de matière grasse) très froide
  • 48 g de jaune d'oeuf
  • 72 g d'oeuf entier (oui, je sais, ça fait beaucoup d'oeufs tout ça)
  • 66 g de sucre en poudre
  • 18 g d'eau
  • 170 g de chocolat noir 70%
Si vous n'avez pas placé récipient et crème au frigo la veille pour que ce soit bien froid pour monter la crème en chantilly, vous pouvez appliquer la méthode dit "du congel", technique tout à fait personnelle mais qui a fait ses preuves. Elle consiste à mettre au congélateur le récipient dans lequel on compte monter sa crème, rempli de la dite crème. Dès que la crème commence à geler sur les bords du récipient, c'est le signe qu'elle est assez froide pour être montée.

En attendant que notre crème soit prête à être montée, on peut s'occuper en pesant tous les autres ingrédients de la mousse et en préparant tout ce qu'il faut pour le montage de la bûche.

Dès que la crème est assez froide, on la monte en crème fouettée. Pour cela, il faut la fouetter longuement à petite vitesse. Vraiment à petite vitesse, j'insiste. Sur mon vieux batteur électrique 3 vitesses, la position 1 suffit. Avec D'Artagnan (comme tous les grands séducteurs, il sait y aller tout en douceur), la vitesse 8 (il va jusqu'à 12) suffit largement. Si vous essayez d'aller trop vite, ça ne va pas monter et vous obtiendrez simplement un beau morceau de beurre. La crème doit faire le bec d'oiseau (pas trop ferme donc) sinon vous aurez du mal à la mélanger à la préparation au chocolat. Une fois montée, on la met de côté (à température ambiante à moins qu'il ne fasse vraiment trop chaud dans votre cuisine).

C'est le moment de faire fondre le chocolat : environ 4mn30 au micro-onde à 400W. Si tout n'est pas fondu, mélangez bien à la marise, c'est souvent suffisant pour faire fondre les morceaux récalcitrants et si ça ne suffit pas, on prolonge un peu la cuisson toujours à 400W. Une fois bien fondu, on réserve.

Dans une casserole, on met le sucre et l'eau. Dans un grand saladier ou dans le bol de votre robot, mettre les jaunes et l'oeuf entier. Attention, il faut que les jaunes et l'oeufs soient à température ambiante, c'est trèèèèèèès important. On fouette alors à vitesse max, comme si on voulait monter les jaunes en neige. Pendant que les oeufs "montent", on fait chauffer le mélange sucre et eau jusqu'à 118°C. Si vous n'avez pas de sonde thermique, cela revient à peu près à porter le sirop à ébullition et à laisser bouillir 2 mn. Quand les oeufs ont bien montés (c'est vraiment tout mousseux) et que le sirop est à température, on coupe le robot, on verse tout le sirop d'un coup sur les oeufs (on peut racler un peu la casserole mais pas trop, il faut être rapide) et on remet illico le robot en route à vitesse max. Normalement, si tout se passe bien, le sirop va cuire vos oeufs sans faire de cristaux ou autres petits morceaux et vous obtiendrez un magnifique sabayon. Il est impératif ici que les oeufs soient à température ambiante (20-25°C quoi ou même plus s'il fait 30°C en plein été dans votre cuisine) mais surtout pas froid. Sinon, vous allez vous retrouver avec une masse de sucre figé au fond de votre saladier en guise de sabayon.

On laisse le robot battre le sabayon à vitesse max pendant 3 à 5 mn, le temps que la préparation redescende complètement en température. On peut alors ajouter le chocolat fondu (on a coupé le robot là hein, pas de blague! ). On mélange délicatement à la marise et quand le mélange est homogène, on ajoute la crème fouettée (en une seule fois, normalement, il n'y a pas de problème mais vous pouvez le faire en 2 fois si vous êtes inquiet). On mélange à nouveau délicatement à la marise pour obtenir une mousse bien homogène et sans grumeaux. Mettre la mousse dans une poche à douille (sans douille) si vous en avez, ça simplifie grandement le montage.

D'ailleurs, c'est justement le moment d'y passer, au montage ! On commence par remplir à 1/3 le grand moule du kit Stella del Circo, on récupère notre insert passion au congel et on le place dans le moule. On presse délicatement pour faire remonter la mousse sur les bords. On recouvre l'insert de mousse et on en poche une hauteur supplémentaire sur toute la périphérie du moule (c'est pour essayer d'éviter les bulles d'air inesthétiques au démoulage. On place notre biscuit creusois. Si on veut solidariser les 2 biscuits, on peut ajouter une fine couche de mousse sur le biscuit creusois avant d'ajouter le biscuit breton. On tasse bien, on poche à nouveau de la mousse tout autour du biscuit breton s'il y a du vide à combler et on égalise bien tout ça.

Il ne reste plus qu'à faire prendre au congélateur pour 1 nuit minimum.

Le jour J, il n'y a plus qu'à démouler votre buche quelques heures à l'avance et la laisser décongeler au frigo tranquillement après l'avoir décoré.

Posté par reyhaziel à 09:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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