Bienvenue en enfer (ou le monde de la parentalité)

samedi 18 novembre 2017

Souvenirs souvenirs !

Samedi dernier, Gargamel était invité à l'anniversaire de Mister T, un copain de classe : après-midi bowling au programme et un Azraël jaloux comme un poux. Alors comme en prime il faisait très moche et que le dimanche s'annoncait encore pire d'après météo france, j'ai pris mon courage à 3 mains (minimum, peut-être même 4) en revenant du bowling et j'ai regardé si, par le plus grand des hasards, il n'y aurait pas un truc potable qui passerait au cinéma le dimanche.

Et là, le destin s'en est mêlé. Car sortait à mon horaire préféré en plus (celui où il n'y a personne et où c'est tarif unique de 0 à 99 ans d'un montant astronomique de 3€ la place qui dit mieux) le dernier dessin animé d'Astérix et Obélix : Le domaine des Dieux ! Tout un programme et plein de souvenirs pour l'afficionado des 2 gaulois que je suis.

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Oui, bon, c'est jamais qu'un dessin animé la Puce quand même, et pas tout jeune, il est sorti en 2014. Pas vraiment le destin quoi ! Faut pas exagérer. Mais si malheureux ! C'est LE DES TIN ! Parce que Mister T, ben il adooooooore Astérix et Obélix et le cinéma aussi, parce qu'il habite à 5 mn du cinéma justement et que c'est aussi un grand copain d'Azraël ! Alors après quelques échanges de sms avec sa maman, tout était organisé pour que mes 2 monstros, tout excités à cette idée, et leur copain assistent sur grand écran à une mémorable leçon d'histoire.

J'avoue que je ne savais pas trop ce que ça allait donner car, d'une part, c'était ma première sortie ciné toute seule avec 3 enfants à gérer et ensuite ni Azraël ni Gargamel ne connaissaient vraiment cette bande dessinée et je n'avais aucune idée de s'ils allaient accrocher ou non. Au final, ce fut une des sorties ciné les plus agréables que j'ai jamais eu jusqu'à présent. La séance du dimanche 11h15 s'est révélée une fois de plus idéale avec, certes, un peu de monde mais pas la cohue non plus. Trop contents d'avoir leur copain avec eux, les monstros se sont montrés d'une sagesse exemplaire, Gargamel lâchant sa sacro sainte tablette pour mieux regarder l'écran à chaque remarque de Mister T. Et elles ont été très très très nombreuses ses interventions, pour mon plus grand bonheur car une conséquence secondaire est qu'elles ont cloué le bec à Azraël. Du coup, pour la première fois depuis bien longtemps, je n'ai pas eu à subir les habituelles questions en rafale de la mitraillette à parole, c'est Mister T qui s'est chargé des questions ET des réponses : le RÊVE !

Bon, et le film dans tout ça vous allez de me dire. Ben c'est pas le dessin animé du siècle mais il est bien, autant pour l'histoire que graphiquement. Sur ce dernier point d'ailleurs, moi qui gardait en mémoire les premiers dessins animés de nos célèbres gaulois, j'ai été très agréablement surprise. Alors certes, les puristes pourront râler en disant que la BD n'a rien à voir. Mais le fil conducteur est là tout de même si bien qu'on n'est pas dépaysé, l'histoire est différente juste ce qu'il faut pour qu'on s'ennuie pas quand on connaît déjà et l'humour est bien présent (en tout cas, moi, j'ai bien rigolé). Pour ceux qui connaîtrait les dessins animés précédents, sachez que cette fois, l'histoire occupe 100% du temps. Pas de chansonnette, des dialogues, encore des dialogues et rien que des dialogues.

L'histoire en gros (si par extraordinaire, il y en a qui ne connaisse pas) : César ayant admis que ses armées étaient impuissantes face aux irréductibles gaulois (et surtout face à la potion magique du druide Panoramix), il décide de les transformer en romains en les cernant par la civilisation. Il envoie donc son meilleur architecte construire tout autour du village un ensemble d'immeubles, une immense résidence baptisée le domaine des dieux. Tout comme dans la BD, on va retrouver le centurion qui ne veut pas attirer l'attention des gaulois et exige de travailler la nuit et en silence, l'architecte qui veut absolument réussir sa mission contre vents et gaulois, les esclaves en charge de construire le domaine qui cherchent à négocier leur liberté (et si pour cela ils doivent trahir ceux qui ont voulu les aider c'est pas bien grave), les soldats plus trouillards et revendicateurs tu meurs qui mettent leur grain de sel, l'attitude des gaulois qui se modifie au contact des locataires du domaine et plein d'autres petits détails.

La différence majeure entre le film et la BD vient du couple romain locataire du domaine et tenant un des rôles principaux. Dans la bande dessinée, ce couple joue un rôle clé concernant le retournement de situation qui aboutit à la défaite romaine. Dans le film, c'est toujours le cas mais le rôle en question est totalement différent, différence rendue possible par l'adjonction d'un adorable bambin en son sein. Bien sûr, d'autres différences existent aussi (assez nombreuses d'ailleurs) mais on peut les considérer comme anecdotique comparées à celle-là.

On retrouve bien sûr les valeurs défendues dans l'album : la solidarité entre amis, le sens du devoir, la critique du matérialisme en général et du snobisme des citadins envers les campagnards en particulier, sans oublier un petit brin de syndicalisme. Mais à ces valeurs sont venus s'ajouter un petit clin d'oeil sur l'enfer de la paperasserie (qui n'a pas été sans me rappeler la "maison des fous" des 12 travaux d'Astérix) et un plaidoyer sous-jacent sur le fait qu'il faut s'ouvrir aux autres et accepter leurs différences sans préjuger de leurs origines sociales, plaidoyer plus soutenu que dans la BD.

Bref, même s'il n'a rien de transcendantal, c'est un bon petit film familial que je vous recommande, où chacun, enfant comme parents, devrait passer un bon moment. En tout cas, chez nous, on ne regrette pas.

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mercredi 15 novembre 2017

Défi Couture Adulte - 5 : ou peut-être pas finalement ?!

Houlala, non mais vous avez vu quel jour on est ! Déjà le 15 novembre ! Dans moins de 2 mois, ce sera Noël alors je ne voudrais pas vous mettre la pression mais pour les petits cadeaux maison, il serait temps de s'y mettre et vite !

En tout cas, c'est la conclusion à laquelle je suis arrivée après avoir fini ma robe pour le concours T&N. Et comme la date du défi "Mais où est la Couture Adulte" de Mia du blog L'arbre à Sucettes approchait à grand pas, j'ai décidé de commencer par des cousettes pour les copines (et accessoirement leur moitié). Cette année, pour une obscure raison (obscure parce que, d'après Pinterestus, le manque chronique de temps pour surfer sur le net à la recherche d'idées n'est absolument pas une excuse ni une explication puisque la nuit d'abord on peut surfer tranquille au lieu de perdre son temps à dormir qu'il a dit), je suis un peu en manque d'inspiration. Mais bon, je me suis tout de même fait une première liste : des kits de survie pour les maîtresses, des petites robes de princesse, des sacs à bouteille, des sacs à cake, des coussins magiques, des couffins pour poupées, un organiseur de sac et un sac à dos Totoro sont déjà au programme.

Fidèle à mon habitude, je vais vous présenter tout ça au fur et à mesure des réalisations, des fois que ça puisse vous inspirer (et avec les références des tutos à chaque fois que je pourrais). Et on va commencer avec le sac à bouteille, le sac à cake et le coussin magique.

Alors le sac à bouteille, tout le monde voit à peu près de quoi il peut bien s'agir. En gros, un sac pour trimballer partout une boutanche de pinard ou autre farpaitement m'dame ! Et comme cette année, je me suis transformée en déstockeuse acharnée vu que j'ai raté les dernières soldes, c'est avec des chutes de tissu de Noël du Noël dernier et un restant de coton enduit que j'ai fait cette petite cousette. Pour sa réalisation, je me suis inspirée du Tuto de Louise. Niveau technique, aucune difficulté. C'est accessible sans problème à un(e) débutant(e) et en prime, c'est rapide à faire. Un petit projet idéal pour écouler rapidement ses chutes quand on n'a pas beaucoup de temps pour coudre.

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 Pour ceux qui se poserait la question, oui, la bouteille est inclue dans le cadeau. Elle n'est pas là QUE pour la photo.

Mais ne me demandez pas s'il est bon, malgré de la famille originaire de Champagne ou résidant en Alsace, sans parler d'un beau-papa qui vivait dans la région d'Angers, j'y connais rien en vin (vi, je suis la honte de la famille!). Mais je fais confiance à Chéri, ou plutôt au papa vigneron de son pote qui fait un Saint Emilion du tonnerre qu'il paraît.

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Dans le même genre et pour changer de l'incontournable sac à tarte (en ayant fait une overdose l'an dernier, il était hors de question que j'en couse un seul cette année), nous avons le sac à cake. Alors, je sais, les tatillons feront remarquer que le sac à tarte peut parfaitement faire office de sac à cake. Certes, certes mais tout de même, le format d'un cake est un peu petit pour le sac à tarte et cela rend l'ensemble nettement moins stable au transport qu'avec une tarte. Alors cette fois, je voulais un "vrai" sac à cake, le modèle rectangulaire ! Pour cette réalisation, je me suis basée sur le tuto de Naniecousette. Comme le sac à bouteille, ce projet est tout à fait adapté à un(e) débutant(e) voir un(e) grand(e) débutant(e). Je l'ai même trouvé encore plus simple à faire que le sac à bouteille. Niveau tissu, j'ai continué à liquider mon coton enduit et mon tissu de Noël (et puis comme ça, il est assorti au sac à bouteille) et pour la fermeture, j'ai utilisé un de mes boutons en fimo maison. Le résultat est tout à fait sympathique et permet d'y loger un cake de taille standard avec ou sans son moule.

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Euuuh, là non, désolée, le moule n'est pas inclus dans le cadeau. C'est que j'y tiens moi, à mon moule !

Mais j'avoue que le projet qui m'a le plus éclatée, c'est le coussin magique. Alors certes, la somme de travail n'a rien à voir comparer aux 2 projets précédents mais niveau technique, c'est quand même nettement au dessus.

Euh, la Puce, c'est bien beau mais c'est quoi un coussin magique ? Un coussin magique ? C'est ça !

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 Recto

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Verso

Ça ressemble à un coussin, ça a la fonction d'un coussin mais ce n'est pas seulement un coussin ! En fait, ce qui fait office de rembourrage, c'est une couverture intégrée à la housse de coussin.

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Là, on a l'impression d'une taie d'oreiller. C'est parce que la couverture intégrée est repliée à l'intérieur du coussin. La "housse" est cousue directement sur la couverture et retournée par dessus pour former le coussin.

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On déplie la couverture

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 Et on obtient ça !

Pour le mien, je me suis inspirée du tuto du coussin magique de Rari Création pour la technique et de ce plaid de Cré-Enfantin pour le motif de la couverture, motif réalisé entièrement en appliqué avec des chutes de coton de mon sac de chutes. Seuls les yeux sont en feutrine noire. Pour le fond blanc, c'est une batiste légèrement transparente de mon stock. Le verso est une peluche polaire toute douce achetée en soldes aux Coupons de Saint Pierre l'an dernier. J'aurais pu ajouter un rembourrage entre les 2 couches mais j'ai eu peur que ça fasse trop épais et même si mon coussin est un peu mou, vu que je n'avais que du rembourrage épais en stock, je pense que j'ai bien fait de m'en passer.

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Pour le motif figurant sur la housse de coussin, c'est une adaptation en appliqué de celui-ci. Ceux qui me suivent régulièrement auront peut-être reconnu les tissus utilisés (le renard est fait avec des chutes de velours rouille et ivoire de mes robes tête de linotte. Ah tiens d'ailleurs, j'ai retrouvé la version que j'avais perdu !) Initialement, malgré son motif enfantin, ce coussin magique était destinée à une adulte (naaaaan, je dirais pas qui, pour ne pas gâcher la surprise non mais des fois !) et constituait donc une cousette de choix pour le défi de Mia. Sauf que voilà, Azraël est passé par là.

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Maman, qu'est-ce que tu fais ?

Un coussin magique.

Je peux voir ?

(du ton enthousiaste, émerveillé et curieux qui sous-entend déjà que si c'est chouette, il pourrait bien en revendiquer la propriété)

Si tu veux. Attends, je te montre

(démonstration de pliage de couverture, rentrage dans coussin et dépliage)

Ouaaaaaah, c'est trop méga chouette ! Ça sera parfait pour l'anniversaire de Blondinette ! On peut lui offrir dis maman !

Euuuuuh, on avait pas dit qu'on lui ferait une chauve-souris Harry Potter ?

(c'est vrai quoi, je l'ai prévu pour quelqu'un d'autre moi ma couverture !)

Ah oui, c'est vrai ! Cool, on va lui offrir les 2 !

Ben voyons, j'ai vraiment que ça a faire moi ! Multipliez les cousettes maison à cette période de l'année ! Après discussion, Azraël a heureusement compris que non, ce ne serait la peluche ET le coussin mais la peluche OU le coussin. Et bien sûr, c'est le coussin qu'il a choisi. Il ne me reste donc plus qu'à emballer celui-ci pour l'offrir à Blondinette et plancher sur un clone pour sa destinataire initiale (et ça sans compte le 3ème exemplaire qu'Azraël réclame pour lui-même avec insistance).

Ah ça, parti comme c'est, j'ai comme l'impression que je vais avoir bien du mal à finir mes cadeaux dans les temps cette année moi ! Et pour le défi de Mia, ben même si finalement ce coussin sera pour une petite fille, ben m'en fiche ! Je l'ai cousu pour une grande moi alors je le mets quand même et toc !

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samedi 11 novembre 2017

Robe de compet !

Il y a quelques temps, c'est un Couturus tout excité qui m'est tombé dessus comme le loup au coin du bois.

Regardes La Puce ! Non mais regardes ça ! C'est trop super non ?

(Tiens ? Couturus se met à parler comme Azraël, je me demande bien ce que ça cache ?)

Ah ben ça ... slurp ... t'as raison ... slurp...  Il est vraiment ... slurp ... magnifique ce trench !

(le slurp, c'est parce que j'ai du mal à avaler ma salive tellement je bave d'envie devant le splendide Luzerne cousu par Terpsi74 que je suis en train d'inonder mon clavier)

Mais non idiote ! Je te parles pas de ça ! Dis donc, c'est vrai qu'il est chouette ce trench. Je te parles de CA !

Huuum ? Oh punaise, comme dirait Azraël !

(décidément cet enfant déteint un peu trop sur tout le monde !)

Je rêve pas ? C'est un concours Thread and Needles ça ! Et avec des supers lots en plus

(du Liberty à gagner non mais vous imaginez un peu !)

Ouais ! Allez, au boulot ma grande. Pas question de faire comme l'an dernier. T'es obligée de participer cette fois. J'ai des taaaaaaassss d'idées !

Et voilà comment je me suis retrouvée embarquée sans avoir mon mot à dire dans la conception d'une robe sur le thème du végétal. Bon ok, la robe, c'était pas obligatoire. Ca aurait pu être autre chose. D'ailleurs sinon, Terpsi74 n'aurait pas pu concourri avec son trench qu'il est trop beau que je veux le même parce qu'il est vraiment trop super et au fait est-ce que je vous ai dit qu'il était trop méga génial son trench ? Alors bien sûr, j'ai dû freiner des 4 fers pour modérer les ardeurs d'un Couturus plus qu'enthousiaste vu que son premier projet de vêtement inspiration végétal c'était un truc dans ce genre.

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Suivi d'un truc comme ça

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Et puis d'un truc comme ça (même si on cherche le végétal dans l'histoire pour le coup)

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Oh ben pourquoi la Puce ? Ca aurait pu être marrant. Certes certes, je ne le nie pas. Sauf que, même en disant que j'en ai les capacités (et j'ai la prétention d'être réaliste donc je sais pertinemment que ce n'est pas le cas), coudre de pareils machins me prendrait des mois et j'ai que jusqu'au 27 novembre pour rendre ma copie moi ! Mais surtout une des conditions essentielles du concours, c'est que le vêtement doit être portable dans la vie de tous les jours. Alors même si je mourrais d'envie d'avoir une robe comme la dernière repérée par Couturus (sans le décoleté jusqu'au nombril quand même parce que je suis une grande timide quand même et frileuse de la gorge de surcroît), c'était hors de question !

Comme il n'est jamais bon de s'aliéner un démon de la couture, surtout quand il squatte dans votre salon et que vous avez pris l'habitude de vous coudre vos vêtements, il me fallait tout de même ménager sa susceptibilité. On a donc éliminé le bustier tout en feuilles en conservant l'idée d'en utiliser seulement quelques unes réalisées en appliqué pour faire une sorte de frise qui partirait des manches et entourerait le décolleté. Et pour la forme des feuilles, je voulais être certaine qu'on ne puisse pas les confondre avec des plumes quelque soit la couleur du tissu. Pour une obscure raison, peut-être parce que cela me rappelerait la maison de mon enfance, c'est la forme des feuilles de lierre et de vigne qui m'est immédiatement apparu comme une évidence. Mais j'avais tout de même du mal à visualiser comment agencer tout ça.

Une fois de plus, Pinterestus est entré joyeusement dans la partie et après m'avoir contrainte et forcée à passer des heures devant mon écran, il est finalement tombé sur un tatouage. Mais oui, vous ne rêvez pas, c'est un tatouage qui a servi d'inspiration à ma robe, celui-ci pour être précise.

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J'avais désormais une idée précise de mon motif et je visualisais comment réaliser des manches en "feuilles", il me restait à trouver un modèle de robe qui s'y prête et le tissu approprié.

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Et voilà l'ébauche de mon motif à l'échelle pour juger de son effet sur la robe.Le groupe de 3 feuilles en haut deviendrait une manche.

Pour le tissu, j'avais un beau coupon de Liberty à motif fleuri (rien d'étonnant pour du Liberty je sais) dans mon stock que je rêvais d'utiliser depuis un bout de temps. Comme il était quand même un peu chargé niveau motif, pour mettre ma frise en valeur, je l'ai associé à mon reste de velours ivoire déjà utilisé pour la robe de Dulcinéa. Pour le patron de la robe, j'ai opté pour le modèle 42 du Tendance Couture n°22 (sans les manches), une robe trompeusement simple à réaliser. Je crois bien que, depuis mon premier manteau, c'est le vêtement sur lequel j'ai dû faire le plus de reprise à ce jour. Car voilà, d'après le tableau de mesures, j'aurai dû me coudre un 46 voir un 48. Alors ok, avec le stress et les tablettes de chocolat à 2h du mat, j'ai repris un peu de poids mais quand même. Je rentre toujours parfaitement dans mes 42 du commerce.

Vu que je ne couds pas souvent du Simplicity, j'ai préféré prendre tout de même mes précautions alors finalement, j'ai taillé un 44. Entre la taille au dessus et la marge de couture de 1,5 cm incluse, je me suis dit que même si ça taillait petit, ça devrait aller. Ben mes aieux, j'ai pas été déçue ! Parce que pour avoir de la marge, j'en ai eu de la marge. J'aurais clairement pu miser sur un 42 (voir peut-être même un 40). Heureusement pour moi, au moment de recopier le patron, je me suis rappelée que, comme pour Burda, cette marque avait la taille placée beaucoup trop bas pour mon petit gabarit. J'ai donc pensé à raccourcir le buste de 3 cm. Malgré ça, j'ai tout de même dû reprendre mes coutures aux niveaux des épaules pour racourcir d'encore 2 cm, sans que cela ne gêne en rien au niveau de l'aisance des emmanchures ! Pour faire perdre une bonne taille à la robe, j'ai dû reprendre les coutures de côté et créer des pinces supplémentaires dans le dos pour la cintrer et mettre en valeur la cambrure. Et pour éviter que l'encolure ne baille de trop, j'ai également dû la réduire au niveau de la couture centrale. Mais bon, après une bonne semaine à batailler, j'ai fini par la mettre à ma taille et franchement, je ne le regrette pas. Le jeu de pli au niveau de la poitrine et la forme de la découpe du bustier sont super pour mettre en valeur cette partie de mon anatomie (c'est en tout cas ce que m'a clairement fait comprendre Chéri et nous n'iront pas plus loin dans les détails afin de ne pas choquer les âmes sensibles).

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 Le jeu de plis qui met vos apparts en valeur.

Le jeu de pli sur le devant de la jupe est sympa aussi mais si je devais refaire ce modèle, je le remplacerais par des fronces réparties sur tout le devant parce que là, les plis ont tendance à mettre en valeur mon petit bidon au lieu de le planquer (enfin je trouve et du coup naaaaan, vous n'aurez pas de gros plans).

La robe était terminée, il ne restait plus qu'à l'orner de ses manches feuilles et de sa frise. Et donc à fabriquer les dites manches et tous les éléments de la frise. C'est à cette occasion que j'ai pu constater que j'étais parfaitement capable de réaliser moi-même des écussons (je sens que je vais bientôt la custumisation les vêtements des monstros par ajout d'écussons maison moi !). Pour les fabriquer, j'ai découper mes formes dans les tissus choisis, thermocollés les formes sur de la vieseline puis cousu au point zigzag serré sur tout le contour avant de finalement découper les écussons ainsi fabriqués (il faut alors faire attention à couper au raz du fil sans abimer ce dernier). Pour faire les nervures de mes feuilles, j'ai brodé à la machine au point zigzag les plus grosses et à la main au point de tige pour les petites.

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 Les feuilles thermocollées, bordées au point zigzag bien serré et enfin découpées

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Les autres feuilles transformées en écusson

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L'ensemble de mes appliquées entièrement brodés

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Les feuilles brodées main et brodées machine

Sur la robe, la frise a été brodée à la main, toujours au point de tige avant d'y fixer mes manches et les feuilles, cousues à la machine au point droit le long des bordures des écussons. Pour ajouter une note de couleur contrastant avec l'ensemble, j'ai finalisé mon motif avec des petites fleurs en tissu confectionner dans un reste de Liberty ton rose.

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Pour parfaire la fermeture de la robe à l'arrière (vu que ma fermeture éclair était un peu juste question longueur), j'ai bricolé un système avec 2 boutons fait maison en fimo en forme de feuille et une lanière réalisée aussi à la main avec du coton à broder noué selon la technique des boutonnières.

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J'adore le résultat final qui correspond tout à fait à ce que j'avais en tête. Avec un T-shirt en dessous, je peux la porter par temps froid. Elle a d'ailleurs fait son petit effet au bureau cette semaine. Et sans rien elle sera parfaite pour les beaux jours.

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Il ne me reste plus qu'à croiser les doigts pour le concours mais même si je ne gagne rien, j'aurai passé un bon moment à me coudre cette robe et appris à faire plein de petites choses qui me resserviront pour d'autres réalisations. Si vous voulez voir les autres réalisations des concurrents, c'est par ici. Cette année, il y a un prix du public donc vous pouvez voter pour les modèles que vous trouvez les plus beaux (attention, il faut avoir un compte T&N créé avant l'ouverture du concours, c'est pour éviter les tricheries).

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mercredi 8 novembre 2017

Le samedi, Azraël m'a bien surpris !

Parce qu'il n'y a pas que les entremets, les gravity cake, les charlottes, les fantastiks et autres gâteaux "haute couture" dans la vie, ce week-end, j'ai eu envie de revenir un peu aux fondamentaux en faisant un bête gâteau au chocolat.

Bon ok, Pâtissus avait remarquablement foiré sa brioche feuilletée la veille et après 4h de boulot perdu ou presque, je l'ai renvoyé dans ses 22 quand il a émis la simple hypothèse d'enchainer avec un layer cake, vu qu'on venait juste d'en découvrir une recette sur le blog de Valérie. Oui, vous savez, les gâteaux à étages où tu mets de la ganache ou autre crème au beurre entre les étages et que tu recouvres ensuite allègrement d'une nouvelle couche de ganache (comme mon gâteau arc-en-ciel quoi).

Ceci dit, si je n'étais pas disposée à faire un layer cake, le biscuit chocolat me tentait bien lui. Serait-ce là une recette enfin validée avec enthousiasme par Gargamel ET Azraël ET Chéri ? Oui parce qu'en matière de gâteau type cake et de gâteau au chocolat en particulier, trouver une recette qui plaise à l'intégralité de mes hommes relève tellement de l'impossible que M. Phelps n'accepterait jamais une telle mission et que ce blog s'autodétruirait pour rien ! Parce que si Gargamel aime le chocolat, il n'aime pas tous les chocolats et n'apprécie que modérément les cakes. Parce qu'Azraël n'apprécie que modérément le chocolat (en fait, il aime surtout le mauvais chocolat, celui qui contient plein de sucre et de gras bouuuhouuuuhouuuu il sait pas qu'est bon ce gosse !) et qu'il n'aime pas les cakes (sauf le Chiffon Cake) bien qu'il m'en réclame systématiquement un pour son anniversaire en me disant que c'est super bon mais je soupçonne que ce soit seulement pour épater la galerie avec un super beau gâteau. Parce que Chéri .... ah ben non tiens, en fait, Chéri, il est pas trop difficile à satisfaire question gâteau. Mais quand même, il ne faut pas que ce soit trop sucré. Mouais, y a toujours un truc finalement.

Bref, la recette avait l'air sympa et les biscuits bien moelleux. Pas question toutefois de cuire ça en galette à layer cake. Sans ganache pour apporter et conserver l'humidité du biscuit, je courais le risque de me retrouver avec un étouffe chrétien sur les bras à boulotter moi-même pour le plus grand désespoir de ma balance et de ma garde-robe. Certes, j'ai toujours la possibilité d'écouler ma production au labo mais bon, autant j'aime bien utiliser mes collègues comme cobaye, autant j'aime pas apporter un truc que je sais pas terrible à manger juste pour pas culpabiliser en le mettant à la poubelle. Pour mettre toutes les chances de mon côté, j'ai donc décidé d'un commun accord avec moi-même, Pâtissus ayant déclaré forfait sur ce coup (gâteau pas assez technique qu'il m'a dit l'hypocrite), de le réaliser façon Chiffon Cake.

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Tadam ! Mon beau gâteau tout bien gonflé avec son trou au milieu.

Comme c'était une première, je ne savais pas trop à quoi m'attendre au découpage et j'avoue ne pas avoir été déçue du tout. Grace à la cuisson douce, au moule spécial angel cake qui permet de réduire le temps de cuisson puisqu'on a un trou au centre, au refroidissement dans le moule qui empêche le gâteau de sécher, on se retrouve avec un cake au chocolat très léger et bien moelleux, presque autant qu'un chiffon cake (mais pas tout à fait quand même) et qui m'a valu de très surprenants commentaires d'Azraël.

Bon allez, je coupe. Huuum, il a l'air magnifique ce gâteau.

Mais c'est normal maman voyons. C'est toi qui l'a fait !

Ooooh, c'est gentil ça mon Azraël.

(alors là, je tombe des nues parce que c'est bien la première fois que j'ai droit direct à un compliment)

J'espère qu'il sera bon.

Mais maman, c'est un gâteau fait maison. Et les gâteaux fait maison, c'est toujours bon !

...

(silence stupéfait et doublement instantané de la part de gâteau d'Azraël)

Oui parce que, généralement, quand je pâtisse, soit le résultat est répoussé dédaigneusement à la première bouchée et échangé contre un biscuit industriel quelconque (c'était bien la peine que je passe 3h en cuisine tiens), soit englouti en 30 secondes sans aucun compliment qui ne soit arraché sous la torture (à croire que ça leur écorcherait la bouche d'en faire un spontanément) alors que les critiques n'ont bizarrement aucun mal à sortir ELLES ! Alors franchement, sur ce coup, je n'ai pas boudé mon plaisir ! Faudra quand même que je retienne sa remarque sur les gâteaux maison pour la prochaine fois où il me sortira que mon gâteau il est un peu pas bon quand même ! (ce qui est toujours moins hypocrite que son célèbre il est très bon ton gâteau maman mais j'en veux pas. Au fait, je peux avoir un Prince ?)

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C'est pas beau ça ?

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A titre de comparaison, une tranche de Chiffon Cake. On voit que la mie est un peu plus aérée mais pas de beaucoup.

Il se trouve qu'après engloutissement d'une première part, second service, re-engloutissement, troisième service, re-re-engloutissement, refus de 4ème service, j'ai quand même eu droit à un C'était trop bon de la part des 2 monstros. Chériquant à lui, s'est contenté d'un il était très bon ce gâteau. Après m'être précipitée dehors, avoir observé le ciel, noté avec satisfaction qu'aucun astéroïde ne s'apprêtait à nous tomber dessus et que ce n'était ni la fin du monde ni l'appocalypse, j'ai pu procéder en toute bonne conscience à une petite danse de la victoire et réviser ma définition du mot IMPOSSIBLE (enfoncez M. Phelps ! ). Sonnez trompettes, résonnez hautbois, c'était bon, on viennait de trouver LA recette de gâteau au chocolat qui fait l'unanimité. Et comme je suis une fille sympa, m'en va vous la donner vu que j'ai procédé à quelques modifications comparées à celle de Valérie. Cette recette est basée sur celle du Molly Cake que l'on trouve beaucoup sur la blogsphère des accro au Cake Design, un gâteau qui doit sa légèreté au remplacement du beurre par de la crème liquide entière.

Pas de photos en cours de réalisation, désolée, mais comme je n'y croyais pas trop, j'ai pas pris la peine d'en prendre.

Molly Cake au chocolat (pour un moule à angel cake de 17 cm environ ou un petit moule à kouglof)

  • 150 g de crème liquide entière bien froide
  • 120 g de farine T55
  • 30 g de cacao amer en poudre
  • 75 g de sucre en poudre
  • 75 g de sucre muscovado (on en trouve maintenant dans certaines grandes surfaces mais si vous n'en avez pas, de la vergoise brune fait très bien l'affaire)
  • 1 g de sel
  • 6 g de levure chimique
  • 100 g d'oeufs (environ 2 oeufs moyens)

Je rappelle que, pour un Chiffon Cake réussi, il est indispensable de ne surtout pas graisser son moule. Ben pour cette version du Molly Cake, c'est pareil ! Ce qui rend particulièrement galère le démoulage. Avec le temps, et vu l'enthousiasme de mes hommes (oui oui les 3) pour le Chiffon Cake, j'ai rapidement arrêté de le faire dans mon moule à kouglof et je me suis procurée le fameux moule à Angel Cake.

Et alors là, c'est parti pour une petite leçon sur les moules à gâteaux. C'est que je commence à en avoir une petite collection et je me rends compte que ça peut coûter bonbon alors que ça ne vaut pas toujours son prix. Prenez les moules en silicone par exemple. Le top du top d'après les pâtissières émérites de la blogosphère, c'est les Silikomart. Alors certes, j'en ai quelques uns, ils fonctionnent super bien mais franchement, pas mieux que les Téfal ou même les premiers prix que j'ai pu acheter en supermarché ou sur Amazon. En fait, le seul mérite que je reconnaisse aux Silikomart, c'est l'originalité de leur forme et c'est tout (et quelques kits complets très pratiques mais qui coûtent un bras). Avec le temps, beaucoup de mes vieux moules alu ou métalliques ont été remplacés avantageusement par des moules en silicone alors forcément, quand j'en ai eu marre du moule à Kouglof pour mes Chiffon Cake, je me suis procurée un moule spécial à Angel Cake en silicone. Erreur fatale ! Si je n'ai qu'un conseil à donner, c'est de le fuir comme la peste.

Car le moelleux et la légèreté du Chiffon Cake, sa forme ultra régulière viennent du fait qu'il attache au moule à la cuisson et y reste collé jusqu'au refroidissement ce qui lui permet de conserver tout son gonflant et sa légèreté. Et dans ce moule en silicone, la pâte attache où et quand elle veut. Résultat, un gâteau tout moche, compact à certains endroits, gonflé à d'autres, jamais le même résultat d'une réalisation à l'autre, bref, l'horreur totale ! Du coup, j'ai dû acheter un second moule, en alu celui-là, garanti non anti-adhérent mais au concept intelligent qui rend le démoulage facile malgré tout. J'ai pris le modèle de chez Wilston, mais on peut en trouver d'autres. L'essentiel, c'est qu'il soit métallique sans revêtement anti-adhérent.

Voilà, la leçon est finie. On passe à la réalisation.

On commence par mettre son four à chauffer à 150°C en chaleur tournante. Si vous n'avez pas pensé à peser votre crème liquide et à la mettre au frigo dans le récipient dans lequel vous prévoyez de la monter au moins 2h à l'avance histoire que tout soit bien froid et que vous n'avez pas un stock de glaçons (ou l'envie de l'utiliser) pour refroidir tout ça là maintenant tout de suite, pas de panique. Vous pouvez parfaitement utiliser ma technique favorite qui marche d'enfer. Vous pesez la crème, la mettez dans le récipient idoine (celui où vous la monterez donc) et vous collez le tout au congélateur. Le temps de préparer le reste de la pâte, la crème sera prête à être montée.

La crème liquide étant au frais, vous allez tamiser ensemble la farine, le sel, la levure et le cacao dans un grand saladier. Un petit coup de cuillère magique par là-dessus histoire d'être sûr que le mélange est bien homogène.

Dans un autre saladier, ou le bol de votre robot, mettez les 100 g d'oeufs entiers, les 75 g de sucre et les 75g de muscovado et on bat tout ça à vitesse max sur le robot ou sur votre batteur à main pendant 10 mn et pas une seconde de moins. Oui oui, je sais, si vous faites ça au batteur à main, ça va vous faire les miscotos (version Azraëlienne du biscoto mais j'ai pas encore réussi à savoir lequel des 2 était le plus costaud).

Après 10 mn, vos oeufs sont bien mousseux et on y verse le mélange des poudres du saladier précédent. Un petit coup de batteur/robot à vitesse moyenne pour mélanger tout ça (oui, pas à fond s'iouplait, sauf si vous voulez refaire la déco de la cuisine), le moins longtemps possible, le but c'est juste d'homogénéiser le mélange. Vu que la farine et le reste va tout de même voler, je vous conseille de finaliser le mélange à la marise une fois que le robot a fait le plus gros du boulot.

Normalement, la crème liquide placée au congel est prête à être montée (pour le savoir, c'est simple, elle doit tout juste commencer à figer sur les bords). Pour ceux que ça angoisse, faire une crème fouettée est très facile. Si si, juré ! Il y a 2 secrets : la crème doit être trèèèèèès froide ainsi que son contenant et il faut la fouetter à vitesse lente, très lente, très très lente. Sur mon batteur manuel à 3 positions, la position 1 suffit largement si la crème est bien bien froide. Exceptionnellement, il m'arrive de monter à 2 mais c'est rare. Sur mon beau D'Artagnan, c'est entre les positions 6 et 8. Mais comme on a tous(tes) des appareils différents, pour trouver la bonne vitesse, c'est facile. On met en route et on l'augmente progressivement jusqu'à ce que la crème se mette à faire des bulles comme dans un bain moussant. Voilà, vous avez trouvé la bonne vitesse de départ et après quelques minutes, quand ça commence à prendre, on peut augmenter d'un cran la vitesse si nécessaire.

Quand la crème est montée, on en prend une bonne grosse cuillère à soupe ou 2 qu'on incorpore à la marise à la préparation précédente afin de l'assouplir. On verse alors le restant de la crème fouettée et on mélange délicatement, toujours à la marise. On obtient alors une préparation assez épaisse ayant un peu la consistance de la ganache montée. Il ne vous reste plus qu'à verser tout ça dans votre moule et à enfourner sur le 2ème gradin en partant du bas pour 45 mn (plus ou moins, ça dépend des fours).

Une fois le gâteau cuit (on vérifie en testant avec la lame d'un couteau qui doit ressortir sèche), on le sort et on reverse le moule pour le laisser refroidir à l'envers pendant 1 heure. Il ne reste plus qu'à démouler et à déguster !

Et bien sûr, si vous avez des envies de Layer Cake, vous pouvez toujours le débiter en tranche et le garnir de ganache si le coeur vous en dit.

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lundi 6 novembre 2017

Quand Chéri pâtisse aussi !

Euh oui, depuis le 23 octobre, Chéri est officiellement père au foyer et nounou à domicile. Le nôtre exclusivement de domicile. Si vous envisagiez de lui proposer une reconversion de carrière et de venir officier chez vous, prière d'attendre encore un peu. Il est actuellement toujours en formation et Modernus me glisse dans l'oreillette qu'il reste un sacré boulot à accomplir tout en cherchant désespérément à consoler un Pâtissus effondré et recroquevillé dans un placard de la cuisine.

Ah bon ? Pâtissus est désespéré ? Mais qu'est-ce que c'est passé ? Une explosion dans la cuisine ? On pourrait voir les choses comme ça si ce n'est que l'unique explosion qui a eu lieu dans ma cuisine est une explosion de rire, la mienne, quand j'ai vu les gâteaux mitonnés par Chéri et Gargamel pour leur goûter la semaine dernière (oui, je sais, je suis horriblement en retard dans mes posts mais j'ai des excuses ... enfin, je crois).

Car voilà, depuis quelques jours, Gargamel a redécouvert les joies de Trotro (vous savez, le petit âne gris qui fait régulièrement des bêtises) et il rejoue des épisodes entiers dans la vraie vie. Comme celui où Trotro saute comme un fou dans les flaques d'eau. Mais comme il pleuvait pas, il a rejoué la scène avec son frangin dans la baignoire à l'heure du bain. Je vous raconte pas l'état de la salle de bain après. Il était devenu parfaitement inutile de laver le sol, c'était déjà fait merci au revoir !

Mais son épisode préféré, c'est celui où Trotro fait un gâteau tout seul pour la fête des mères. Alors un soir, vers 20h30, quand il a commencé à rejouer sa scène favorite en se glissant subrepticement dans ma cuisine, j'ai bondi à sa suite avant de l'arrêter au moment où il cherchait la farine dans le placard.

Euh Gargamel. Tu fais quoi là ? Ça va être l'heure d'aller au lit.

Maiiiis, je veux faire un gâteau tout seul !

Euuuh, c'est pas trop l'heure là. Mais tu pourrais peut-être faire un gâteau avec papa demain non ?

D'accord ! Mais le gâteau, je sais le faire tout seul !

Devant l'air interloqué de Chéri, j'ai expliqué que c'était la réplique du dessin animé et que non, Gargamel ne savait pas faire le gâteau tout seul vu qu'il ne savait pas lire la recette de toute façon. Bref, Chéri étant d'accord pour se coller au fourneau avec son fils, je lui ai sorti sa recette de Mugcake favori, une recette toute simple (on met tout dans un bol, on mélange et c'est fini) et irratable. Inratable ? Euh, ben apparemment, pas tout à fait ! Et avant d'aller plus loin, je vous mets une petite photo de la balance que j'utilise en cosméto et en pâtisserie (vu qu'il faut une balance de précision pour la pâtisserie de "haut niveau").

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On notera que le plateau de la dite balance est protégé par un couvercle et ce détail est trèèèèèès important. Car Chéri s'est bien appliqué. Avec Gargamel, ils ont dosé avec soin les différents ingrédients à la cuillère à soupe, unité de mesure utilisée pour tout sauf les 20g de beurre qu'il fallait peser. Puis est venu l'étape du pesage effectuée également avec le plus grand soin.

Là, premier quak ! Il y avait pépites de chocolat d'indiquer dans la recette sans dosage particulier car c'était optionnel et à mettre selon ses goûts. Ignorant quoi faire mais ne se laissant pas démonter, Chéri s'est lancé en free style, s'emparant des plaques de chocolat noir de dégustation à 85% de cacao pour les casser grossièrement et les mettre dans la pâte. Bon, je plaide coupable, je lui avais pas montrer ma réserve de 5 kg de pastilles de chocolat à pâtisser (2 kg de noir à 70% spécial régime IG bas, 1kg de au lait à 40% spécial monstros, 1kg de blanc spécial Azraël et 1kg de Dulcey parce que je le vaux bien et que je rêvais de l'essayer). Oui, je sais, j'exagère avec mon stock monstrueux de chocolat mais vous n'imaginez pas à quelle vitesse ça part. Alors quand il y a des soldes chez Valrhona, ben je vais des stocks. Puis, 2ème quak, Chéri a cru que les 50s de temps de cuisson au micro-onde des mugcakes correspondaient à 50g de chocolat. Du coup, il ne trouvait pas le temps de cuisson et a mis tout ça à cuire pendant ... ben 2 minutes ! Ça a l'air de rien comme ça, mais ça cuit fort un micro-onde !

Normalement, même s'ils ont eu un peu chaud, ça n'aurait pas dû empêcher d'obtenir des gâteaux bien gonflés et à peu près mangeable sauf que, quand Chéri les a sorti du four, il s'est retrouvé avec des pavés compacts à moitié brûlés, tout dégoulinant de gras et à peu près aussi gonflés qu'un ballon de baudruche éclaté.

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Le pavé ultra-compact

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Le cramé ultra-chocolaté

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Le survivor qui tente désespérément de lever avant d'échouer dans les derniers millimètres.

Mais ce n'est pas quand j'ai vu ça que j'ai explosé de rire. Non non, c'est quand on a discuté du déroulé des opérations avec Chéri.

Huum, je comprends pas trop. Normalement, on peut pas le rater ce gâteau. Vous avez bien doser avec les cuillères ?

Oui oui.

Et la levure ?

On a mis 1/2 cuillère à café comme indiqué

Ça m'a l'air drôlement gras quand même. Le gras, ça empêche la pâte de lever. T'as bien mis 20g de beurre.

Oui oui, j'ai mis 20g mais ...

Oui ?

C'est peut-être parce que j'ai pas enlevé le couvercle de la balance. Ca a pu fausser la mesure non ?

Voilà, c'est là que j'ai explosé de rire ! Parce qu'il a dû en mettre un sacré paquet, du beurre, pour que la balance DOTÉE de son couvercle affiche les 20 grammes. Pauvre Chéri ! Je lui ai promis que la prochaine fois, on en ferait tous ensemble des mugcakes, histoire qu'il se fasse la main. Mais au final, tout ça n'a guère d'importance (si ce n'est que j'ai bien rigolé et que j'en rigole encore) car même s'il n'a pas pu manger ses gâteaux, Gargamel était ravi de les avoir fait avec Papa. Et c'est bien là le plus important ! Au cas où vous vous demanderiez à quoi peut bien ressembler un mugcake réussi, c'est par ici.

Message spécial à l'attention de maman d'Adams Family : tu vois, je t'ai trouvé une autre victime du Murphy culinaire. Et apparemment, il est grave atteint !

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vendredi 3 novembre 2017

Petits démons au désespoir

Si vous avez des dons pour les sciences ocultes et que vous étiez venus boire une petite tasse de thé (ou de café) (ou d'autres choses) à la maison la semaine dernière, vous auriez pu entendre une curieuse conversation.

Non nooooooon ! Elle a pas osé ! Dis moi pas qu'elle a osé !

(un Hystéricus ben... hystérique en fait)

Ben si, elle a osé ! Non mais qu'est-ce qu'on va faire maintenant ?

(un Enquiquinus bien ... enquiquiné, c'est le mot juste)

C'est une catastrophe. Avec un seul, ça va jamais fonctionner !

Ben il reste le grand dadais. Ca pourrait peut-être fonctionner avec lui ?

Aucune chance ! Il vient d'arrêter le boulot ! Il a retrouvé sa zenitude ! Non mais comment tu veux obtenir un bon pétage de plombs dans ces conditions !

Pffffff

(soupir découragé)

Et elle l'a envoyé où la mitraillette à paroles déjà ?

Chez Inferno Gran Mom !

Ben voilà ! On a qu'à prendre des vacances à Oléron nous aussi. Allez hop, c'est la grand-mère qui va trinquer !

C'est parti ! C'est parti !

(ton enthouiaste de 2 petits démons tout requinqués)

Eh oui, cette année, grande première ! Azraël est parti passé la première semaine des vacances tout seul comme un grand chez Inferno Gran Mom. Il a donc eu la joie d'être initié au trajet en voiture tout seul avec ma maman (qu'elle soit bénie entre toutes les femmes et que son chemin soit éternellement pavé de pétales de roses merci merci merci !), au resto d'autoroute (béni soit le steak haché frites), à la chambre avec lit immense de 140 cm de large (qu'on dort trop bien dedans), à une mamie pour lui tout seul et aux petits soins (qu'elle soit bénie etc etc etc ...) et surtout, surtout LE CALME et LE SILENCE pendant UNE semaine ! Ok, c'est officiel, je suis jalouse de mon propre fils !

Alors bien sûr, comme c'était la première fois, au début, Sir Azraël appréhendait un peu.

Mais je serais vraiment tout seul ?

Ben oui, tout seul mais avec mamie

Mais vous allez trop me manquer !

Mais non, tu vas bien t'amuser.

Oh mais, je pourrais peut-être vous téléphoner ?

Mais oui, bien sûr. Tous les jours si tu veux.

Mais je vais trop m'ennuyer ! Il n'y aura personne pour jouer avec moi !

Mais si, il y aura mamie. Elle aussi sera en vacances. Tu l'auras pour toi tout seul.

Oh c'est trop cool ! En plus, il y aura pas Gargamel pour me casser les oreilles ! OUAIIIIIIIS, je vais tout seul à Oléron ! OUAIIIIIIS !

Un bel enthousiasme qui ne s'est absolument pas démenti par la suite puisqu'Azraël a passé une semaine trop géniale à faire des promenades, le marché, nourrir les poules et jouer sur la plage (et même dans la mer si si, il faisait super beau et chaud à Oléron). Bref, il s'est tellement bien amusé qu'on ne l'a pratiquement pas eu au téléphone les derniers jours parce que  ah ben non, je veux pas appeler papa et maman, ça va me prendre trop de temps ! Non mais quel fils indigne tout de même !

J'y crois pas ! Non mais j'y crois pas ! Arzaël qui reste sage ! Non mais Azraël quoi !

Et ses parents qui lui manquent même pas ! Non mais tu l'as entendu. Oléron c'est mieux, chez lui il s'ennuie !

Et Gran Mom qui est restée imperturbable quand il lui a dit que sa crême aux oeufs ressemblait à une peau de vieille comme la sienne. Pourtant, je pensais bien arriver à l'énerver sur ce coup-là !

Tu sais quoi ? On laisse tomber et on rentre. Gargamel a l'air bien plus prometteur. Et puis le petit va bientôt rentrer de toute façon, on se rattrapera à ce moment-là.

Et je confirme. Après une journée de voyage (13 heures quand même partagées entre RER, métro, TGV et bus) pour faire l'aller-retour le récupérer et une nuit de récupération, nous avons retrouvé notre Azraël habituel. Et Gargamel a retrouvé ses marques également. Et la maison est donc redevenue le champ de bataille habituel (et mes démons personnels ont retrouvé le sourire, la poisse !). Mais j'ai dans l'idée que, la prochaine fois qu'on va proposer des vacances tout seul chez mamie à Azraël, on n'aura aucun effort à faire pour susciter son intérêt !

Et Gargamel dans tout ça ? Ben à part le fait qu'il n'était pas content qu'Inferno Gran Mom ne reste pas plus longtemps à la maison quand elle est passée embarquer son frère, il n'a guère été perturbé par l'absence du dit frangin. Il était juste faché quand ce dernier ne voulait pas lui parler au téléphone.

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lundi 30 octobre 2017

Opération Déstockage #8 : Tête de linotte

Il y a un peu plus d'un an et demi maintenant, Hiro, mon super sympathique collègue italien, m'avait convaincu de faire un MOOC avec lui et, pour l'occasion, je n'avais pas pu résister à l'envie de me coudre une garde-robe spéciale portage de micro compatible. Un ensemble de 5 tenues différentes donc.

Pourquoi je reviens là-dessus. Simplement parce que Dulcinéa, la chère et tendre d'Hiro, m'avait fait beaucoup de compliments sur ces tenues et que, du coup, je lui avais proposé de lui coudre une robe si ça lui faisait envie. Je lui avais donc passé une partie de ma patronthèque pour qu'elle fasse son choix, qui s'est porté sur le modèle 19 du Tendance Couture n°21 dans les couleurs présentées sur le magazine, approvisionner le tissu en conséquence et cousu le modèle désiré. Il ne restait alors plus qu'à faire les essayages. Sauf que, complètement débordées toutes les 2, on a mis des mois et des mois avant pour trouver un créneau, créneau annulé au dernier moment et reporté puis reporté puis reporté encore.

Alors forcément, au bout d'un moment, j'ai fait le truc que je ne dois jamais, jamais, mais absolument JA MAIS faire : j'ai rangé la robe ! Et puis il y a 3 semaines, Dulcinéa et Hiro étaient enfin disponibles en même temps que nous pour faire les fameux essayages. Tout s'était décidé très rapidement, le lundi pour le samedi en gros. Pour l'occasion, j'avais préparé un beau gâteau qui attendait sagement dans le congel son glaçage, fait provision de thé et mis le chauffage dans la chambre d'Inferno Gran Mom où il y a un grand miroir pour que Dulcinéa puisse passer la robe sans se geler et s'admirer tout à loisir. Bref, tout était prêt pour l'occasion quand le mercredi, je ne sais pas pourquoi, j'ai décidé de sortir la robe du placard pour lui donner un coup de fer avant le jour J.

Oui, enfin, ça, c'était en théorie parce qu'en pratique, la robe n'a jamais quitté le placard. Ou alors elle n'y est jamais entrée. Je sais pas vu qu'à ce jour, ben je ne l'ai toujours pas retrouvée. Eh oui, j'ai réussi l'exploit de perdre une robe entière, tout ça parce que j'ai pas voulu qu'elle continue à prendre la poussière et que je l'ai rangé ! Vous y croyez vous ? Non ? Ben moi, après avoir retourné tous les placards de la maison, j'ai bien été obligée d'y croire. Et après avoir mis un an (si si, UN AN), pour fixer une date sûre et certaine pour ces fichus essayages, j'étais un tantinet contrariée.

Heureusement pour moi, et pour Dulcinéa, j'avais précieusement conservé les restes de tissus achetés pour la robe : un coupon de 3 mètres de velours ivoire provenant des Coupons de Saint Pierre et un mètre de velours mille raie couleur rouille provenant de Butinette. Si on ajoutait à cela des restes de gabardine noire d'un pantalon d'Azraël, il me restait encore largement de quoi tailler une nouvelle robe et 3 soirées pour la coudre. Impossible ? Que nenni ! Car rien n'est impossible à une Puce déterminée. Après tout, le patron était déjà prêt, mon Karma devait être éblouissant car j'avais même une fermeture éclair parfaite pour ce modèle en stock et j'en faisais une question d'honneur. Résultat, en 2 soirées de torture auditive de ce pauvre Chéri privé de films et de foot, la robe était prête. Allez, quelques photos, au grand désespoir de Madonna qui devrait faire un sérieux régime pour porter cette robe correctement. Ben oui, Madonna au meilleur de sa forme fait un petit 42 alors que Dulcinéa oscille entre le 38 et le 40. Pas de photo portée malheureusement, on n'a pas eu le temps d'en faire.

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Bon, on voit bien qu'elle devrait se mettre au régime Madonna. Elle peut pas remonter la fermeture éclair. Ou alors, c'est parce qu'elle a pas de bras ?

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Un gros plan sur le décolleté.

Et comme j'avais encore du temps devant moi (ben oui, il me restait une soirée), j'en ai profité pour coudre la veste assortie, le modèle 22 du même magazine. Normalement, elle aurait dû être réalisée entièrement en velours rouille mais, comme j'avais déjà fait la robe en 2 exemplaires, il ne m'en restait plus assez. J'ai donc réalisé les bandes de poignets et celle du bas de la veste dans la même gabardine noire que la robe. Et finalement, je trouve que cela rend encore mieux.

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Gros plan sur la bande de poignet.

Avec ces réalisations, j'ai pratiquement liquidé mon coupon de velours ivoire, mon reste de gabardine noire et totalement fini mon velours rouille. En plus, cela me permet de participer à l'opération Déstockage de Ta'Thilde. Et surtout, j'ai fait une heureuse et ça, ça n'a pas de prix !

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vendredi 20 octobre 2017

Aujourd'hui, j'ai rendez-vous avec Victor # 1

Euuuh, Couturus ?

Ouiiiii ?

C'est quoi ce truc que t'as mis sur les fesses d'Azraël ?

Ben un pantalon pourquoi ?

Un pantalon ? Ça ? Un sac à pattes oui !

Un sac peut-être, mais un Victor !

Ah la la, sacré Couturus ! Il a la mémoire courte le pauvre. Je me demande parfois s'il n'a pas encore moins de neurones fonctionnels que moi (ce qui se réduirait vraiment à pas grand chose quand on pense à l'unique encore en état de fonctionnement que je possède). C'est qu'il les cumule en ce moment. Rendez-vous compte : il a réussi à perdre une robe en cours de réalisation (oui oui, une robe entière mais je vous raconterai ça bientôt), à oublier qu'il devait participer à un défi couture et choisi de coudre en express un petit quelque chose pour le dit défi en oubliant de le coudre une taille au dessus et pas 2 !

Ce défi, rendez-vous avec Victorc'est celui d'Elisabeth du blog le chat et la marmotte. Car Elisabeth, non contente d'être la reine incontestée toute catégorie du recyclage de vêtements (c'est absolument dingue ce qu'elle arrive à faire, vraiment !) est une fan du magazine La maison Victor et elle nous a mises au défi de coudre un modèle issu de ce magazine tous les 2 mois. Vi vi, tous les 2 mois seulement, ça doit être son côté marmotte (pitiéééé Elisabeth, te fâche pas, c'est une blaguuuuuue !).

Pour le 20 octobre, il fallait donc réaliser un joli vêtement en couture ou en tricot, au choix, puisque le magazine propose les 2 types de réalisations. Bien sûr, comme à son habitude, Couturus a planifié tout ça fort longtemps à l'avance, repérant modèle, tissu et fournitures, passant commande immédiatement pour tout recevoir dans les temps et établissant un calendrier de réalisation pro-réactif glissant en cas de problème avec réunions d'avancement pré-programmées et café et petits gâteaux intégrés. Naaan, je blague ! En fait, si Elisabeth ne nous avait pas gentillement rappelé l'échéance mardi, Couturus n'y aurait pas pensé un seul instant. Et comme il ne m'avait jamais jamais jamais prévenue qu'il comptait participer, fallait pas qu'il compte sur moi pour y penser à sa place (c'est quoi, c'est que j'ai toujours mon problème de fond de robe à résoudre moi!) . Il ne lui restait donc plus qu'à coudre un truc en 2 jours. Une chance pour lui, si je ne couds pratiquement jamais du Victor, ça m'arrive quand même de temps en temps. C'est comme ça qu'Azraël s'est retrouvé l'heureux propriétaire d'un short Cyriel (Maison Victor mai-juin 2016) transformé en pantalon qui pique les yeux, un modèle qui lui a fait un long usage contrairement à la plupart des pantalons que j'ai pu lui coudre jusqu'à présent. Un petit détail qui aurait dû lui mettre la puce à l'oreille au Couturus soit dit en passant.

Ce pauvre Azraël manquant cruellement de sacs à pattes de pantalons à sa taille, mon petit démon couturier a donc sauté sur l'occasion et vu la vitesse actuelle de pousse du monstros, il a décidé de coudre le biniou une taille au dessus de sa taille actuelle pour qu'il puisse le mettre plus longtemps. Mouais, une taille au dessus. Tu parles ! L'idée aurait peut-être été bonne si le patron n'était pas déjà prévu à la base pour satisfaire 2 statures à la fois (genre 146/152 ou 158/164) et qu'il n'était pas également prévu à l'origine pour faire un short large. Résultat, un truc dans lequel mon monstros bien en chair semble avoir la taille crevette. En contre-partie, il est imbattable niveau confort, d'autant qu'il est cousu majoritairement dans un tissu à sweat bleu marine tout doux et quelques touches de jersey contrastant pour .... ben le contraste ! En bref, je ne saurais trop conseillé à celles qui voudraient transformer ce modèle de short en pantalon de réduire fortement l'ampleur des jambes en plus de les allonger histoire d'avoir un meilleur seyant.

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Devant

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Dos

Techniquement parlant, les schémas du magazine sont assez clairs et le modèle se coud tout seul (ou presque). J'adore le système de poche en un seul morceau qu'on plie pour former le devant et le fond de la poche. Ça limite les coutures et les pièces à couper et quand on est pressé, c'est le pied ! Le dos du pantalon est bien conçu et couvre bien les reins ce qui n'est pas le cas de tous les modèles. Et avec ses empiècements, il permet de jouer sur les tissus ou la pose de passe-poils pour le personnaliser.

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Taille élastique bien pratique

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Fausse braguette et jolies poches

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Empiècements dos

La fausse braguette est enfantine à réaliser et la taille entièrement élastiquée en fait un modèle idéal pour le plus jeune âge, les psychorigides du jogging et les gros fainéants. Ceci dit, je reprendrais le patron avant d'en coudre un autre parce que bon, quand même, là, il va lui en falloir du temps et des litres de crème glacée avant de le remplir ce futal au Azraël !

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Non, j'ai pas ajouté un gros bouton qui sert à rien, c'est un reflet

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Et un nouveau pantalon de valider par son heureux propriétaire !

 

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mardi 17 octobre 2017

Les bons mots d'Azraël - tome 14

Ce que j'adore avec Azraël, c'est qu'il n'hésite jamais à te demander le sens des mots qu'il ne connaît pas. Bon, ok, des fois, ça m'agace quand c'est la 12ème fois qu'il te demande le sens du même mot et que tu sais parfaitement qu'il le fait exprès. Mais quand même, c'est chouette. Et parfois, tu te rends compte qu'il en connaît que tu lui as jamais appris et que t'aimerais bien savoir d'où il le sort celui-là.

Dis maman, ça veut dire quoi "passa" ?

Hein ?

Là, dans le dessin animé. Elle dit qu'il va être installé comme un "passa".

Pas un "passa", un pacha. Et être comme un pacha, ça veut dire qu'on est bien installé, qu'on ne fait rien et qu'on se fait servir.

Ah d'accord.

Et un peu plus tard, Chéri installe Azraël sur son réhausseur dans la voiture.

Voilà Azraël, t'es bien installé. Un vrai Pacha !

Mais enfin papa ! Je suis pas un Pacha, moi, je suis un glandeur !

Mouahahahaha mouahahahaha

( Puce hilarde qui n'arrive pas à se retenir de rigoler)

Euh, il a dit quoi là ?

(du ton de celui qui n'arrive pas à croire qu'il a bien entendu ce qu'il a entendu)

Il a bien dit glandeur.

A ce jour, on n'a toujours pas découvert d'où il tenait ce mot et on a quand même dû lui expliquer qu'il ne faisait pas très bon être un glandeur. Mais bon, en attendant, on s'est bien marré.

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dimanche 15 octobre 2017

Défi Couture Adulte - 4 : Plagiat

Il y a quelques années, à l'époque où je ne faisais pas encore de couture, j'ai acheté cette robe qui j'adore parce qu'elle a tout ce que j'aime : une taille empire bien placée pour ma stature, une coupe seyante qui met en valeur la courbure de mon dos tout en cachant mon petit bidon, une longueur pile poil au genou et une encolure de forme originale.

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En prime, elle est en jersey hyper confortable. Cerise sur le gâteau, elle est parfaite pour l'hiver ou la mi-saison avec un pull en dessous et pour l'été sans rien (oui, bon, avec un soutif tout de même hein !). Seul petit problème, sa couleur. Ben oui, du gris, en hiver, ça passe. Mais quand il commence à faire beau, avouez que c'est quand même un peu tristounet même s'il y a de petite touche de rouge. Malheureusement, je n'avais jamais réussi à la trouver dans des coloris plus attrayants. Mais ça, c'était avant que Couturus ne s'installe à la maison.

Bon, je l'avoue, au départ, je n'y croyais pas trop mais il m'a convaincu qu'il serait capable de faire un patron à partir de la robe et ça, sans abîmer celle-ci. Et il a tenu parole. Il ne restait plus qu'à trouver des jerseys pour la réaliser. Et ça tombait bien, j'avais justement des chutes dont j'avais hâte de me débarrasser histoire de faire un peu de place dans mon sac à chutes dont un joli morceau de jersey Liberty. Et en prime, ce projet me permettait de participer au défi Mais où est la couture adulte de L'arbre à sucettes.

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Mon jersey multicolore étant très mou, j'ai préféré faire l'encolure en jersey Liberty, un jersey 100% coton avec une bonne tenue et je suis vraiment très satisfaite du résultat. Si la partie bustier est d'un seul tenant, la jupe comprend plusieurs plis ce qui lui donne son seyant à la taille et son ampleur ensuite.

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Niveau difficulté technique, obtenir de jolis angles bien nets au niveau de l'encolure est un peu délicat à obtenir. Il faut également être un peu soigneux dans la réalisation des plis sur la jupe mais franchement, ce qui m'a donné le plus de mal, c'est de faire le patron sans démonter ni découper la robe d'origine.

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Le résultat est à la hauteur de mes espérances. Une robe ayant le seyant et le confort de l'original tout en étant nettement plus colorée. A n'en pas douter, dès que j'aurai de nouvelles chutes de jersey sympa, je m'en ferai une seconde, peut-être ne rajoutant un jeu de découpe aux épaules. En attendant, je sens qu'elle va être beaucoup portée.

Posté par reyhaziel à 09:00 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
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