Bienvenue en enfer (ou le monde de la parentalité)

mercredi 14 novembre 2018

Une robe attrapeuse de rêve

Suite à une prise de poids parfaitement indépendante de ma volonté, j'ai constaté avec effarement il y a quelques semaines que ma garde-robe avait grand besoin de quelques pièces supplémentaires. Alors pour affronter l'hiver sereinement et la tête haute, il n'y avait pas à tortiller, il me fallait une nouvelle robe. Mais attention, pas n'importe quelle robe. Il m'en fallait une alliant élégance suprême et confort inégalable. Une association impossible me direz-vous ! Certes ! Mais c'était sans compter sur le dernier concours organisé par Thread and Needles : le concours double-fil. Le principe est très simple : coudre un vêtement portable au quotidien utilisant plusieurs techniques faisant appel aux fils. En gros, associer sur un même vêtement des parties cousues avec des parties brodées ou crochetées ou tricotées ou tissées ou ... L'important, c'est d'avoir au moins 2 techniques associées.

Ce n'est pas ma première participation à un des concours T&N. Mais généralement, avant de me lancer, ça me prend un petit moment pour avoir l'inspiration. Bizarrement, cette fois, j'ai su immédiatement ce que je voulais faire : une robe avec des manches longues et un haut en tissu maille pour me tenir chaud et pour le confort. Ensuite il me fallait une taille empire (pour planquer mon petit bidon) et pour le bas de la robe, je voulais impérativement utiliser un coupon de Liberty de mon stock dans les tons bleus avec un motif de plumes. Mais surtout, je voulais faire ça :

perles

Cette photo, je l'avais découverte lors de mes recherches pour le concours T&N sur le thème végétal. Et depuis, je rêvais d'une robe pleine de belles broderies en perles tout en me disant que jamais je n'arriverais à faire un truc pareil. Mais j'ai gardé l'idée dans un petit coin de ma tête et quand ce nouveau concours est arrivé, elle s'est tout naturellement imposée.

Dans un premier temps, je me suis d'abord appliquée à trouver le patron de robe idéal, premier pas indispensable avant de concevoir les broderies pour l'orner. J'ai jeté mon dévolu sur un patron Burda déjà testé sur une réalisation précédente, le modèle 123 du Burda Style n°192 (décembre 2015).

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Au départ, j'avais prévu de faire le haut de la robe en uniquement maille et la jupe uniquement en Liberty mais en cours de réalisation, j'ai changé d'avis en constatant que la fermeture éclair de la robe se posait sur le côté. Il se trouve que j'ai horreur de ça. La fermeture finie toujours par me blesser l'interieur du bras et la robe par rester au fin fond de mon placard. Par chance, la jupe de cette robe est constituée de multiples panneaux. J'ai donc opté pour une alternance de Liberty et de maille ce qui permet d'avoir une taille extensible et rend l'enfilage de la robe facile même sans fermeture éclair. Si ce choix s'est révélé payant en rendant la pose d'une fermeture éclair superflue, j'ai bien galéré pour coudre l'alternance des panneaux en maille et en Liberty. Parce que voilà, quand on coud un tissu extensible, particulièrement un tissu en maille côtelé, sur un tissu non extensible sans aucune précaution, ben ça gondole à mort au niveau de la couture d'assemblage. Il existe certainement une technique pour éviter ce genre de problème mais personnellement, je ne la connais pas. Je n'ai donc pas eu le choix et j'ai dû faire marcher le découd-vite à plusieurs reprises avant de recoudre en essayant d'éviter au mieux toute déformation.

La robe faite, il fallait encore concevoir un motif de broderie et surtout trouver la technique pour les broder en perles. Comme je l'expliquais dans un précédent post, la technique que j'ai choisi, c'est la broderie de Lunéville, très connu en haute couture. Une vraie découverte que cette technique de broderie que je suis ravie d'avoir découverte et que je compte bien réutiliser dans de futures réalisations. C'est ludique et vraiment à la portée de tout le monde. Il suffit d'un peu de minutie et de beaucoup beaucoup de patience. Alors certes, on pique parfois sa crise quand le crochet reste désespérément coincé dans son voile d'organza ou quand on laisse échapper un point et que toutes les perles qu'on vient de fixer fichent le camp mais le résultat est, je trouve, largement à la hauteur des efforts fournis.

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Pour le motif, j'ai voulu quelque chose en accord avec les plumes de mon Liberty. Je suis donc partie sur l'idée d'une série de plumes comme éparpillées par le vent en travers de l'encolure, idée qui a finalement évoluée en attrape-rêves. L'attrape-rêve principal est placé sur l'encolure. Afin de donner une impression de mouvement (genre coucou je suis l'attrape-rêve en pleine tempête) et habiller l'encolure au mieux, j'ai disposé l'attrape-rêve en oblique. Les plumes qui l'ornent sont les plus complexes de mes broderies et 2 d'entre elles associent broderie de Lunéville et broderie classique en passé plat et en point de tige. Pour relier les plumes au corps de l'attrape-rêve, j'ai brodé les ficelles au point de tiges en insérant à intervalles réguliers quelques perles. Enfin, pour orner les manches que je trouvais un peu nues sinon, j'ai voulu également ajouter des attrape-rêves. Mais pour éviter de surcharger l'ensemble, j'en ai réduit la taille de corps et surtout j'ai simplement stylisé les plumes en ne brodant que leurs contours.

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Chaque élément en broderie de Lunéville est réalisé sur du voile d'organza. J'aurais consacrer toutes mes soirées et une bonne partie de mes week-end pendant pas loin de 4 semaines à broder les 12 éléments constituant mes attrape-rêves. Il m'aura encore fallu ensuite les découper puis les coudre au fil invisible directement sur la robe.

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Tadam, et voilà ce que ça donne sur moi !

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De face

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De dos

C'est le premier projet couture auquel je consacre autant de temps mais je ne le regrette pas. Outre la découverte d'une nouvelle technique en couture, j'adore le résultat obtenu pour cette robe. Elle est confortable comme je le souhaitais, plutôt chaude et je trouve que la forme des manches alliée aux broderies lui donne un petit côté costume traditionnel russe que j'aime beaucoup. Bref, je sens qu'elle va être beaucoup portée cet hiver (d'ailleurs, je la porte en ce moment même).

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Allez encore quelques photos parce que je suis vraiment trop contente qu'elle soit finie cette robe !

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Si vous voulez voir les autres réalisations du concours, c'est par ici.

 

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dimanche 11 novembre 2018

Commande azraëlienne

Ah là là, les enfants et leur logique. Ça me laisse toujours pantoise.

Car voyez-vous, suite aux dernières avancées sur son armure de chasseur de trolls, Sir Azraël, grand prince et ayant bien compris que 1) maman était quelque peu débordée au bureau et 2) qu'elle avait très très envie de finir sa robe ornée de broderies de Lunéville pour le prochain concours T&N, Sir Azraël donc avait accepté de bonne grâce de remettre la fabrication de son bouclier et de son boomerang à une date ultérieure (et parfaitement indéterminée voir proche de la Saint Glinglin).

Mais c'était sans compter sur l'effet manteau tout doux qui affole les filles qu'à côté le déodorant pour homme bien connu n'a qu'à aller se rhabiller. Eh oui messieurs, tenez vous le pour dit. Pour séduire les filles rien ne vaut la douceur.

Maman maman, il est trop doux ce manteau ! Je l'adore !

Ah ben tant mieux mon petit coeur.

Sisi aussi elle l'adore. Elle arrête pas de se frotter la figure dans ma capuche parce que c'est trop doux.

Euuuh, Sisi, c'est bien ta "tout ptit peu amoureuse" ?

(oui, ils sont un tout ptit peu amoureux et c'est un secret alors chuuut ne le dites à personne)

Oui oui, c'est ça. Elle voudrait que je lui donne mais je lui ai dit que non qu'il était à moi.

Ça s'est sûr et puis il ne serait pas à sa taille.

(Et puis j'ai pas que ça à faire moi des manteaux !)

Ben oui alors je lui ai dit que tu lui en ferais un à sa taille pour son anniversaire.

(et mon avis, il en fait quoi de mon avis le jeune homme)

Ah euh oui, si tu veux

(ah faites excuse, un cerveau en état de choc est toujours con-centant apparemment)

Faudra que tu lui fasses le même hein maman !

Ah ben non, ça va pas être possible. J'ai plus assez de tissu. Faudra en trouver un autre.

(wouah, un éclair de lucidité)

Oh noooooon !

Mais je peux peut-être commander le même. Au fait, c'est quand son anniversaire à Sisi ?

Oh c'est dans longtemps. Y a son invitation dans mon sac avec celle de Blondinette.

(Oui, Azraël étant très apprécié des filles, il est très invitée par ces demoiselles à leurs anniversaires)

"Dans longtemps", mon oeil oui ! Car si l'anniversaire de Blondinette avait bien lieu un mois et demi plus tard, largement le temps donc de coudre un truc, celui de Sisi avait lieu 10 jours plus tard. Autant vous dire que pour approvisionner le tissu, le patron et coudre le manteau, sans oublier de trouver la taille de vêtements de la demoiselle au passage, c'était chaud bouillant !

Sur ce dernier point, un petit sms aux parents (qui avaient eu la bonne idée de mettre leur n° de portable sur l'invitation) m'a renseigné

Oui bonjour, c'est la maman d'Azraël. Il m'a passé une commande pour le cadeau de Sisi pour son anniversaire. J'aurai besoin de sa taille de vêtement. Merci d'avance

Oh bonjour. Oui, Sisi nous a dit. Un manteau c'est vraiment trop gentil ! Elle est mince mais elle est grande pour son âge alors on l'habille en 12 ans. On peut vous donner ses mensurations si vous voulez.

Bon, pour l'effet de surprise, on repassera donc. Tout le monde était au courant du cadeau avant même l'ébauche du projet. Et je vous dis pas la pression de mon côté vu que je n'avais en stock ni patron de manteau réalisable rapidement et à la bonne taille, ni tissu en doublure toute douce pour le faire et juste une chute de drap de laine et cachemire rouge comme tissu extérieur dont je n'étais même pas sûre que le métrage serait suffisant. Je crois bien que je n'ai jamais autant stressé sur un projet que celui-là. Non en fait, j'en suis sûre puisque je n'avais jamais stressée sur un projet couture jusqu'à maintenant vu que je couds pour me détendre et pas pour me stresser (ça, j'y arrive parfaitement de mille et une autre façon).

Côté patron, il me fallait un truc simple et rapide à coudre sans faire imperméable à la Columbo non plus quand même. Et dont je puisse avoir le patron immédiatement puisque de lui dépendrait le métrage de tissu à trouver. Un grand merci donc à toutes les couturières bloggeuses chez qui je vais fureter en douce régulièrement (en douce parce que je suis une vilaine fille qui prend trop rarement le temps de laisser un petit commentaire et pourtant j'y vais sur vos blogs je le jure) et qui cousent du patron indépendant car c'est là que j'ai trouvé mon bonheur : le manteau Irrésistible Teen de chez Her Little World. Comme tous les patrons indépendants, il est un peu cher (surtout pour un format PDF) mais il y a pire et le côté immédiatement à disposition valait bien un petit sacrifice.

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En dehors de l'aspect prix, le reste est très bien. C'est un modèle à la portée d'une débutante même avec son grand col et sa doublure car ce col est intégré directement dans le corps principal du manteau. Tout est d'une seule pièce ce qui évite toute difficulté de montage du col et simplifie également grandement les finitions. Ce col peut être ouvert en dégageant bien le cou montrant de jolis revers ou bien fermé en enveloppant bien le cou pour le garder au chaud. Il a de grandes poches toutes simples prises dans les coutures de côté. Il a également une belle capuche amovible. Et, cerise sur le gâteau, il a des manches conçues exprès pour être retrousables (ça forme un revers de manche) ce qui permet d'en ajuster la longueur aux bras de l'enfant. Pourquoi ça m'enthousiasme ? D'abord parce que ça évite de se poser des questions sur la longueur des manches et ensuite parce que ça permet de tailler le manteau un peu grand sans que ce soit gênant ce qui permettra à l'enfant de le porter plusieurs saisons. Vu l'investissement financier et en temps de réalisation d'une pièce comme un manteau d'hiver, je trouve que c'est un avantage non négligeable. Bref, franchement, si vous cherchez un modèle un peu classe mais facile et rapide à faire, ce patron est idéal.

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Sans la capuche et tout froissé vu que j'ai pas eu le temps de repasser avant les photos

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Avec la capuche et toujours pas repassé

Gros coup de chance, mon reste de drap de laine faisant pile la bonne dimension pour ce patron. Un signe du destin donc. Il ne me restait donc plus qu'à me procurer une doublure bien douce. Celle du manteau d'Azraël n'étant plus en vente sur le site de Butinette où je l'avais trouvé à l'origine (et de toute façon, je ne l'aurai jamais eu à temps), j'ai pris mon Azraël sous le bras (parce qu'il n'y avait aucune raison que je sois la seule sous pression) et hop, direction le Toto de Massy. Là, je l'ai missionné pour trouver la doublure des rêves de sa tout ptit peu amoureuse. Il a jeté son dévolu sur une peluche minky (un cauchemar à coudre) vert menthe à points argentés. J'avoue avoir été un peu inquiète au niveau de l'accord des couleurs avec le rouge pétant de mon drap de laine mais il n'a pas voulu en démordre alors bon ...

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Le joli col

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Les boutons faits maison et les poches toutes douces et toutes chaudes

Au final, on s'y habitue à cette association de couleur et sur le manteau achevé, ce n'est pas si mal je trouve. Et vous ? N'ayant pas de passe-poils (ni le temps ni l'envie d'en chercher), j'ai mis les découpes en valeur avec des galons de dentelle de mon stock. Et bien sûr, j'ai fabriqué des boutons en pâte fimo aux couleurs assorties au manteau.

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Et porté par mon mannequin favori

(nettement moins compromettant comme photo mais ça peut toujours être utile)

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Le résultat a eu l'air de plaire à sa nouvelle propriétaire qui a immédiatement frotté sa figure dans sa propre capuche cette fois ! Et moi, j'ai pu recommencer à respirer et surtout finir ma robe ! Oui oui, elle est finie ! Je prends des photos et je vous montre ça très vite promis.

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mardi 30 octobre 2018

Opération Déstockage # 17 : Couturus fait dans la haute couture

Eh oui, il a chopé la grosse tête le Couturus. Quand il a entendu parler du dernier concours T&N, il a immédiatement décidé de se lancer dans la confection d'une robe de soirée entièrement brodée de perles précieuses et de cristaux swarovski. Un peu comme celle-là tiens !

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Euh, Couturus, tu te rends compte que j'ai pas franchement la taille mannequin quand même ?

Pas grave, on adaptera !

Et que j'aurais jamais l'occasion de mettre un truc pareil. On est censé coudre un vêtement portable quand même !

Mais si mais si, tu pourras la mettre à Noël

Et tu te rends compte du prix de reviens. J'ai pas les moyens acheter autant de cristaux swaroski moi !

Rhaa, mais t'es jamais contente toi ! On prendra de vulgaires perles en plastique et puis tant pis

Ok ok, te fâche pas ! Mais dis-moi, t'es sûr qu'on a une chance de la finir pour la mi-novembre cette robe ?

Évidemment, la mi-novembre, on est large .... Hein ? La mi-novembre ? Rhaaaaaaaa !!!

(cri de désespoir du Couturus qui vient de redescendre enfin sur terre et de réaliser que son projet est juste infaisable dans le temps imparti)

Pauvre Couturus, il avait l'air tellement déçu. Alors pour lui remonter le moral, j'ai fait appel à Pinterestus (vous avez vu, je suis courageuse, hein, j'ai pris des risques parce qu'avec Pinterestus, les règles qui régissent le continuum espace-temps sont franchement mises à l'épreuve). J'avais besoin d'une nouvelle robe pour me tenir chaud cet hiver, il fallait trouver une technique pour l'orner d'un nombre raisonnable de broderie en perles. Et on a fini par la trouver. Il s'agit de la broderie de Lunéville, une technique bien connue en haute couture parait-il et qui permet de créer des broderies comme celles-là.

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Une technique particulièrement intéressante car en plus des perles, elle permet également de broder des sequins ou même du simple coton à broder tiens ! Bref, un truc plutôt polyvalent en fait.

Alors bon, Je ne vous montrerai pas ma robe, elle n'est pas encore terminée mais avec Noël qui s'approche, je me suis dit que ce serait bien de vous faire partager cette technique de broderie bien moins compliquée qu'on pourrait le penser et qui pourrait vous permettre de faire de jolies réalisations à offrir.

Petite particularité, la broderie de Lunéville ne se fait pas à l'aiguille mais au crochet. Un crochet très fin car on doit le piquer dans le tissu pour aller accrocher le fil sur lequel les perles sont enfilées. On va donc travailler non pas sur l'endroit du tissu mais sur l'envers. On trace le motif à broder sur l'envers du tissu, on pique le crochet dans le tissu et on va attraper le fil portant les perles pour en fixer une sur l'endroit du tissu. Cette façon de faire, en amenant les perles à broder par le dessous, explique que, pour des débutants, il vaille mieux commencer par de la broderie sur organza (comme ça on voit à travers ce qu'on est en train de faire).

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Broderie telle qu'on la voit en cours de réalisation : les perles sont situées sur l'autre face du tissu.

Niveau matériel, pour réaliser une belle broderie, il vous faudra un crochet de Lunéville taille 80 (la taille indique la finesse du crochet et la taille 80 est la plus polyvalente donc la mieux adapté à un débutant voulant testé plusieurs choses). Attention, si vous voulez broder du coton à broder, un crochet un peu plus gros est préférable. Il vous faudra aussi un tambour à broder, de l'organza, des perles (indispensable) et du fil. Pour le fil, on peut se contenter de coton mercerisé classique mais il accroche un peu dans l'organza. Personnellement, comme j'en avais dans mon stock, j'ai opté pour un coton enduit spécial quilting. Ce qui compte surtout, c'est qu'il soit solide mais pas trop épais.

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Taille d'un crochet de Lunéville comparé à un découd-vite, une aiguille à enfiler les perles et une aiguille standard

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Crochet classique et crochet de Lunéville

Le point le plus simple utilisé est le point de chaînette. C'est exactement le même point qu'au crochet classique. La seule différence, c'est qu'on y ajoute du tissu comme support.

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Gros plan sur le point de chaînette fixant les perles à l'organza. Là, c'est mon fil à quilter que j'ai utilisé.

Pour apprendre la technique, j'ai simplement suivi cette vidéo youtube très claire. Elle montre comment on réalise le point dans un premier temps et quelque soit le sens de progression de l'ouvrage et en fin de vidéo, on voit comment les perles sont brodées.

Il faut avancer vers le milieu de la vidéo pour voir la démo des points de broderie

Pour démarrer l'ouvrage, il faut réaliser un point particulier. Pour le réussir, il vous suffira de simplement suivre cette nouvelle vidéo (ben oui, pour refaire mal quelque chose qui existe déjà et qui est bien fait).

J'avoue qu'avant de me lancer, j'étais assez dubitative sur l'intérêt de la chose mais finalement, une fois qu'on a compris le geste à accomplir, cette technique permet de broder beaucoup plus vite qu'à l'aiguille. Allez, je vous montre ce que ça donne avec une parfaite débutante.

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Deux plumes réalisées en perles de rocaille et coton à broder.

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Les perles sont brodées au crochet de Lunéville, les broderies sont faites classiquement à l'aiguille.

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Une fois la broderie achevée, soit vous utilisez votre voile brodé tel quel, soit vous découper la broderie pour la coudre ensuite sur le vêtement de votre choix. Petite astuce glanée au détour d'une vidéo, si vous avez prévu de découper votre broderie, avant de le faire, enduisez l'envers du tissu d'une fine couche de colle à tissu si vous avez la chance qu'elle devienne transparente en séchant. Ce n'était pas mon cas, je l'ai remplacé par de la colle à bois et ça marche aussi bien.

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Mes 2 plumes prêtes à être fixées sur ma robe

L'idée est que la colle va empêcher les fils de la trame d'organza de ficher le camp au découpage, au risque de voir la broderie se défaire. Franchement, sur ce coup, sachant qu'en plus je suis nulle au crochet, je suis assez fière de moi. Il me reste encore une broderie à faire et j'espère bien finir ma robe à temps pour le concours. Et comme en prime, à part le gros cristal Swarowski et les perles bleu canard, tout le reste vient de mon stock, j'en profite pour participer au défi Déstockage de Scrapaboom.

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mercredi 24 octobre 2018

Les monstros et le Yéti

Il y a quelque temps, nous avons eu la chance d'aller voir Yéti et Compagnie, le dernier film d'animation des studios Warner, en avant première dans le cinéma pas loin de chez nous. Et si je dis la chance, c'est qu'il s'agit probablement de la meilleure séance de ciné à laquelle j'ai assisté en compagnie des monstros. Non mais imaginez un peu. Toute une séance sans qu'Azraël me bombarde de questions à propos de ce qui était en train de se dérouler et sur ce qui allait se passer ensuite (puisqu'il est évident que je connais par coeur tous les films de la création, y compris ceux auxquels leurs auteurs n'ont même pas encore pensé). Toute une séance avec un Gargamel tellement pris par l'histoire qu'il en avait oublié de me réclamer la sacro-sainte tablette et qu'il criait et trépignait en même temps que les personnages, vivant l'histoire à fond les ballons ! Au point que j'étais régulièrement obligée de lui rappeler qu'on était au ciné et qu'au ciné, on reste calme et silencieux.

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Et pourtant, elle n'est pas vraiment mémorable cette histoire. La preuve, je serais bien en peine de vous en donner les détails ni même simplement de me rappeler les passages qui m'ont fait bien rire. Ce qui n'a nullement empêché les monstros d'être proprement captivés, et moi de passer mon temps à rigoler. Bref, on est ressorti de la séance avec une banane jusqu'aux oreilles et une pêche d'enfer. Comme quoi !

Je vous rassure, je me rappelle tout de même de quelques trucs alors je vais vous en faire profiter.Yéti & compagnie raconte l'histoire de Migo, un jeune yéti destiné à devenir sonneur de gong comme son père, un travail essentiel puisque, comme chacun sait, si on n'a pas un coq sous la main, seul un sonneur de gong peut faire lever le soleil. Eh oui, on a de drôles d'idées chez les yétis. Migo, donc, jeune yéti bien sous tout rapport (quoi qu'un peu trop curieux peut-être) secrètement amoureux de la fille du gardien des pierres, le chef du village et garant des lois, voit sa vie bouleversée le jour où un avion lui tombe littéralement dessus. Pourquoi donc ? Mais parce qu'il y découvre un être légendaire : le "petit pied". Malheureusement pour lui, ce dernier disparaît avant qu'il puisse apporte la preuve de sa découverte au village et il se retrouve banni. C'est que les pierres disent que les petits pieds, ça n'existe pas et qu'on rigole pas avec les pierres. C'est vrai quoi, quand c'est gravé dans la pierre, ben c'est gravé dans le marbre et puis c'est tout ! Déterminé à retrouver sa place au village, Migo va vite se retrouver enrôler par une équipe de bras cassés ayant formée un club secret déterminé à prouver l'existence de cette créature mythique qu'est le petit pied.

Parallèlement à la quête de Migo, nous avons celle de l'humain sur lequel il va tomber lors de ses recherches et dont j'ai complètement oublié le nom. Cet humain, ancien animateur à succès d'une émission animalière, a vu progressivement son émission perdre en audimat (et son intégrité chuter de façon proportionnelle) et cherche à présent par tous les moyens, y compris les vidéos truqués, à renouer avec le succès.

Ce film raconte cette rencontre et toutes les conséquences qu'elle va avoir : comment elle va changer la vie de nos 2 héros, comment elle va mettre au jour les mensonges du gardien des pierres, comment elle va bouleverser les croyances de yétis et des humains. Contrairement à souvent, il n'y a pas de méchants dans cette histoire. Si si, je vous jure. Bien évidemment, on n'échappe pas à l'avalanche de bons sentiments mais au delà de cela, ce film nous explique qu'il faut savoir se montrer curieux, chercher à comprendre le monde qui nous entoure, avoir l'esprit ouvert et que l'ignorance ne rend pas nécessairement bienheureux. Le tout avec énormément d'humour.

Bref, si vous cherchez une sortie ciné sympa à faire en famille, n'hésitez pas. Chez nous en tout cas, l'enthousiasme a été telle que Gargamel me réclame déjà le DVD pour pouvoir le regarder à nouveau et se montre désespéré à l'idée qu'il va devoir l'attendre un bon moment.

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dimanche 21 octobre 2018

Le forgeron La Puce reprend du service

Eh oui, après avoir avec succès forgé de toute pièce une Trollcalibur pour le plus grand bonheur d'Azraël Dulac il y a plusieurs mois de cela, je me suis finalement décidé à finir l'armure du plus grand chasseur de trolls de tous les temps (je précise que cette opinion n'est pas la mienne mais celle du principal intéressé dont on ne soulignera jamais assez la modestie légendaire).

Waouuuh non mais attends La Puce, il t'a fallu 5 mois pour faire l'armure ! Mais c'est titanesque comme projet ça ! Oui hein ! J'ai énormément de mérite non ? Vraiment, si je suis pas la meilleure maman de tout l'univers après ça ! Ah tiens ? Huuuum ? Mais oui, apparemment, la modestie titanesque d'Azraël Dulac a légèrement détient sur moi.

Bon allez, je vous rassure tout de suite, non, il ne faut pas 5 mois pour forger une armure (enfin pas à une cosplayeuse amateure indifférente aux détails). Inutile donc de partir battu d'avance devant l'ampleur d'un tel projet si c'était votre idée. En fait, c'est beaucoup plus facile et rapide de forger une armure qu'une Trollcalibur. Il faut 3 semaines environ, patronage de la bête compris (et encore, c'est quand on est handicapée par un corset car je portais encore le mien à l'époque c'est dire si ça date). Si j'ai mis si longtemps à la finir, c'est que des urgences couturesques sont apparues entre temps et qu'ayant repris le boulot, j'avais infiniment moins de temps "libre" à consacrer aux loisirs créatifs en tout genre.

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Voilà, en théorie, à quoi devrait ressembler l'armure, en version mi-ombre mi-lumière

Mais devant l'angoisse chronique d'un Azraël Dulac traumatisé à l'idée que son costume ne soit pas achevé pour le carnaval de l'école (en février quand même le carnaval), je me suis finalement décidé à m'atteler à la tâche. Comme pour son épée, Chéri a de nouveau refusé catégoriquement l'installation d'une forge dans le salon. Je me suis donc mis à la recherche d'un dragon, le feu de dragon étant très réputé pour la création d'armement en tout genre. N'ayant réussi à mettre la main que sur le dragon Administration (autant vous dire que pour forger les armures, c'est pas le top et qu'en plus, il risque de vous l'imprégner de magie noire), j'ai dû me résoudre à utiliser de la mousse EVA en lieu et place d'acier trempé. Une fois de plus ! Ah là là, c'est dur la vie de maman forgeron quand même ! Ce coup-ci, j'ai opté pour des plaques de mousse de 5 mm d'épaisseur au lieu de celles de 10 mm utilisées pour Trollcalibur. Cette épaisseur constitue un bon compromis entre prix de revient, solidité, confort et facilité de fabrication. Comme pour l'épée, je vous ferai une estimation du prix de revient en fin de post.

Pour le patron, je me suis basée sur un T-shirt d'Azraël pour le dimensionnement avant de le réaliser dans de la nappe en papier et de le valider par un enfilage sur le monstros. Une fois le patron validé, les différentes pièces de l'armure ont été découpés dans la mousse EVA. Comme je l'expliquais lors de la fabrication du l'épée, le gros avantage de la mousse EVA, c'est qu'elle est thermoformable.

Euuuh, et ça veut dire quoi ça La Puce exactement ? Ca veut dire que, si on la chauffe, la mousse EVA devient toute molle et qu'on peut la mettre en forme. Attention hein, on peut la mettre en forme mais il y a des limites. Vous ne transformerez pas une plaque en sphère. Mais en tube, ça oui, pas de problème. En refroidissant, elle redurcit tout en restant souple, comme il se doit pour de la mousse, et conserve la forme qu'on lui a donné.

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Protection d'avant bras réalisée à partir d'une plaque chauffée et roulée en forme de tube.

Les reliefs viennent d'une plaque de mousse EVA de 2 mm découpés et collés à la néoprène.

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Par contre, il faut chauffer assez fort. Impossible d'utiliser son sèche-cheveux donc et vous ne pourrez pas faire l'impasse sur l'utilisation d'un décapeur thermique. Pour mon premier essai, j'ai réalisé la protection d'avant-bras ci-dessus avec force détail (une conséquence de mon optimisme forcené, optimisme qui n'a pas résisté à confection du corps d'armure). Une fois les différents éléments de l'armure découpés, je les ai donc mis grossièrement en forme en chauffant la mousse au décapeur avant de les assembler à la colle néoprène puis de fignoler la mise en forme avec un petit coup de décapeur supplémentaire.

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Concernant cette armure, Sir Azraël Dulac avait été très clair. L'amulette du chasseur de trolls (déjà confectionnée je vous le rappelle) devait pouvoir venir se coller ou s'enlever au bon vouloir de son propriétaire et l'armure devait pouvoir s'illuminer intégralement de fines lignes lumineuses à volonté (et dans 2 couleurs différentes pour faire bonne mesure selon que notre chasseur faisait appel aux forces de l'ombre ou de la lumière). Si si ma bonne dame, voilà ce que c'est que de faire des épées lumineuses. Après les chasseurs de trolls ont des rêves de grandeur. Autant vous dire que j'ai recadré le monstros vite fait bien fait ... enfin, j'ai essayé !

Mais maman, elle sera nulle cette armure si je peux pas enlever l'amulette

Mais Azraël, c'est pas possible. On ne peut pas mettre de système de fixation sur ton amulette. Ou alors, tu ne pourras plus regarder les inscriptions sur l'envers et y mettre tes pierres de chasseur de trolls.

Ah ben ça non. Alors ça veut dire que je pourrais pas mettre mon amulette sur mon armure.

Ben non, tu pourras pas. Mais on en mettra une fausse.

Mais ce sera tout nul ça

(avec un air de chien battu et des yeux tout brillants)

...

(énorme soupir d'une maman en plein craquage parfaitement consciente qu'elle est foutue de chez foutue)

Bon, d'accord, je t'en fabriquerai une nouvelle que tu pourras mettre et enlever comme tu voudras.

Youpiiii, t'es la meilleure maman du monde ! Et l'armure va s'allumer comme mon épée hein !

NOOOOON !

(cri déchirant et totalement désespéré d'une maman qui cauchemarde rien qu'à la perspective de chercher où planquer le boîtier d'alimentation des fils lumineux, de la torture mentale pour trouver où et comment les fixer et de la torture financière du coût de l'opération)

Il n'en est pas question. Mais je veux bien rendre l'amulette lumineuse.

Cette petite concession ayant remportée l'adhésion du monstros, j'ai terminé le corps de l'armure en y aménageant le logement pour l'amulette lumineuse amovible. Il ne restait plus qu'à la fabriquer.

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Logement de l'amulette bordé d'un anneau de pâte fimo effet métal : le scratch étant destiné à coller et décoller l'amulette à loisir.

Pour cela, je me suis procurée un petit morceau de Worbla Transparent Art. Comme la mousse EVA, il s'agit d'un plastique thermoformable mais celui-ci se présente sous forme de feuille fine (type feuille pour plastifieuse) et transparente. Il existe plein de sorte de Worbla différent et il s'agit du matériau de base du cosplayeur confirmé car il donne un résultat plus solide que la mousse EVA. Il est également plus modelable et toutes les chutes sont réutilisables. Mais il est franchement hors de prix (environ 6 fois plus cher) et bien plus technique à utiliser. Mais comme je n'en avais besoin que d'un tout petit bout et que la boutique proposait des échantillons à 5€, la version transparente représentait la solution la moins "prise de tête" pour mon projet. Pour fabriquer le corps de l'amulette, j'ai donc moulé la feuille de Worbla sur une coupe pour la mettre en forme avant de recouvrir l'intérieur d'un léger film de peinture acrylique blanche. Le but de la peinture est d'assurer la diffusion de la lumière tout en cachant la led autonome dissimulée à l'intérieur de l'amulette. Une vraie pro aurait sorti son papier de verre et passé des heures en ponçage mais bon ... je ne suis pas une pro ! Et je suis bien trop fainéante en prime. Pour les détails, je les ai réalisé en pâte fimo que j'ai ensuite collé sur le worbla et sur la mousse EVA à la colle néoprène. Pour l'effet lumineux, j'ai donc utilisé une led autonome. C'est un système de toute petite dimension prêt à l'emploi composé d'une led, de ses piles d'alimentation et de son bouton poussoir permettant de l'éteindre et l'allumer à volonté. Des bandes de scratch permettent enfin de coller l'amulette sur l'armure et de pouvoir l'enlever comme on le souhaite.

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Amulette éteinte et allumée

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puis fixée sur l'armure

Il ne restait plus alors qu'à donner son effet métallique à l'armure. Comme pour l'épée, on obtient un effet métal en commençant par recouvrir l'intégralité de l'armure avec une ou 2 couches d'apprêt en colle à bois avant de recouvrir de plusieurs couches de peinture acrylique argent. Le gros avantage par rapport à l'épée, c'est qu'on n'a rien à sculpter ce qui fait qu'on n'a pas de ponçage à faire entre les couches de colle à bois. Les "gravures" ont été faites au feutre à porcelaine (mais un marqueur indélébile fonctionne parfaitement) et le tout a été recouvert d'une couche de vernis en bombe pour la fixation et la protection de la peinture.

A propos de la colle à bois, une petite digression sur la qualité de la colle à utiliser. Comme j'avais dû entre temps confectionner les tartines du spectacle de fin d'année de la classe d'Azraël, j'ai testé une autre sorte de colle à bois : la colle à bois spéciale marqueterie. Ben il y a du pour et il y a du contre.

Côté pour, elle est nettement plus liquide que la colle à bois classique ce qui la rend plus facile à étaler et donc à utiliser pour de grandes surfaces. De plus, elle s'étale en couche plus fine ce qui rend le séchage plus rapide. Côté contre, ben elle s'étale en couche plus fine justement ce qui fait que là où on pourra se contenter de 2 couches de colle classique, on en passera plutôt 3 voir même 4 de colle à marqueterie. Enfin, d'un point de vue général, je trouve son effet film imperméable gommeur de défauts moins efficace que la colle à bois standard. Mais bon, elle remplit tout de même son office donc si vous ne trouvez que cela, ça fait l'affaire.

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Bien évidement, une fois le corps d'armure fabriqué, ça aurait été trop simple de s'arrêter là. Il a donc fallu faire les épaulettes, puis la seconde protection d'avant-bras.

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Le dos reste ouvert pour pouvoir la mettre et l'enlever tout seul

A noter d'ailleurs que, pour ces protections, autant j'ai soigné les détails en faisant des gravures en relief pour la première, autant ça m'a gavé (oui oui, n'ayons pas peur des mots) pour la seconde où j'ai fait toutes les "gravures" au feutre à porcelaine. C'est là qu'Azraël Dulac m'a décoché le coup de grâce.

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Waouuh, elle est trop bien cette armure maman !

C'est vrai mon coeur, t'es content ?

Trop content

...

(soupir de soulagement discret d'une maman qui en a plein le dos)

Mais il est où le casque ?

...

(silence consterné d'une maman qui hésite entre le suicide social lié à une overdose de travaux de ferronnerie et le suicide social lié à une peine d'emprisonnement pour infanticide)

Bon, finalement, comme j'étais bien lancée (et pas encore prête à me suicider socialement), il l'a eu son fichu casque, surtout qu'il a eu la décence de ne pas exiger qu'il soit lumineux ni rien (comme quoi, il a tout de même un minimum d'instinct de survie).

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Il a un petit côté Maléfique (la méchante fée dans la belle au bois dormant) non ?

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Mais pour la suite, car oui, il y a une suite, 3 fois rien, juste des épées boomerang détachables et ré-assemblables, un bouclier et des jambières, vraiment 3 fois rien. Pour la suite donc, Sir Azraël Dulac va devoir patienter parce que Couturus vient d'expliquer à Bricolus que c'était son tour maintenant et que j'avais des cadeaux d'anniversaire, de fêtes et de Noël à préparer d'abord (sans compter une participation au concours T&N d'automne).

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Et voilà mon petit chasseur de trolls déjà bien équipé

Bon, vous êtes toujours là ? Ben vous êtes courageux et donc prêts à vous lancer vous aussi dans la fabrication d'une armure de chasseur de trolls. Et vous mourrez donc d'impatience de connaître le prix de revient de la bestiole. Ci-dessous, vous trouverez la liste de tout le matériel avec le coût si vous deviez tout acheter.

outils (environ 56 € si vous n'avez vraiment rien) :

  • mini pistolet à colle (mon meilleur ami depuis un moment déjà) : on en trouve des très bien dès 5€ fourni avec quelques bâtons de colle
  • bâton de colle chaude pour mini pistolet : 2,5€ les 12
  • cutter à lame 18 mm (je préfère cette largeur de lame car je la trouve plus sécurisante mais si vous en avez un de lame moins large, ça va très bien aussi) : dès 4€
  • cutter de précision : 3,20€ lames incluses
  • pinceaux : on trouve des sets de pinceaux très bien à moins de 5€. Perso, les miens étaient des pinceaux plats, d'une largeur de 15 et 7 mm.
  • un décapeur thermique : j'ai trouvé le mien pour 36€ chez Amazon

Personnellement, je m'en suis sortie pour 36€, le prix du décapeur thermique puisque j'avais déjà tout le reste pour mes loisirs créatifs en tout genre. Pour la liste des matériaux et fournitures, vous allez retrouver des marques déjà citées dans mes précédents posts. C'est pas que je leur fasse de la pub, c'est juste que j'étais loin d'avoir tout utilisé dans mes réalisations précédentes (et qu'il me reste encore de tout d'ailleurs sauf la colle à bois) et que j'ai donc continué à utiliser mon stock. Un détail qui a tendance à prouver que, si l'investissement de base dans ce type de costume est conséquent, on peut ensuite faire pas mal de chose avec ce qui permet réduire le prix de revient sur le long terme.

Matériaux et fournitures (environ 35€ si vous devez tout acheter) :

  • une dalle de mousse EVA de 100 par 100 cm, épaisseur 5 mm (10,90€ la dalle achetée à l'unité) achetée chez cosplaymat. A noter qu'ils font régulièrement des promotions et que le prix de la dalle est dégressif avec la quantité achetée. Une seule dalle est suffisante pour l'ensemble des réalisations présentées ici.
  • chutes de mousse EVA épaisseur 2 mm (feuille de 40 cm par 60 cm pour 1,5€)
  • peinture acrylique argent (pébéo acrylcolor 150 ml pour 3€25)
  • peinture acrylique blanche (Maildor 20 ml pour 1€25)
  • colle à bois (UHU 250gr pour 5€95)
  • colle néoprène (UHU gel 46ml pour 4€15)
  • pâte polymère grise (fimo pour 2€)
  • led autonome (1€ chez cosplaycraft)
  • worbla transparent art (feuille échantillon de 25x18 cm) (5€ chez cosplaymat)

Sur la partie matériaux, je n'ai eu qu'à acheter la mousse, la led et le worbla. En ajoutant le décapeur thermique, l'armure d'Azraël (brassard et casque compris) ne m'aura donc coûté que 53€. Ceci dit, avec le matériel qu'il me reste, les épées et le bouclier qu'il a commandé ne me coûteront, eux, que du temps et de la patience.

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lundi 8 octobre 2018

Démolition man

Eh oui, ami(e) lecteur(trice). Je te l'avais dit que je prendrais ma revanche sur Chéri suite à mon titre de Reine des Truffes. Et pour cette revanche, je tiens à adresser mes plus sincères remerciements à la Nouvelle Calédonie et au sens aigu de la pédagogie de Chéri.

Huuum, je vous sens perplexe là. Pas d'inquiètude, je vais développer (oui oui, je sais, vu la pipelette que je suis, le contraire aurait été étonnant). La première chose à savoir, c'est que chez les Infernos, vers l'âge de 3 ans, on passe du lit à barreaux au lit évolutif. Vous savez, le lit qui grandit avec l'enfant. Azraël, comme Gargamel avant lui, a eu droit à son lit évolutif dont il était particulièrement fier. Ce qu'il faut également savoir au sujet de ces lits c'est que le système qui permet de l'allonger d'une longueur de 140 à une longueur de 190 possède une petite faiblesse structurelle au niveau du pied de soutien latéral du sommier. Vous la sentez venir la suite là ?

C'était donc l'heure de se coucher pour les monstros et c'était au tour de Chéri de lire son histoire à Azraël (pendant que je me chargeais de lire la sienne à Gargamel). Et ce soir-là, comme tous les autres soirs d'ailleurs, Azraël avait choisi une histoire des p'tites poules.

Ce qu'il faut savoir au sujet d'Azraël et des p'tites poules, c'est que, pour une obscure raison, il adore qu'on lui lise aussi les dédicaces des auteurs et ce soir-là la dédicace s'adressait à de la famille résidant en Nouvelle Calédonie.

Au fait Azraël, tu sais où c'est la nouvelle Calédonie

(le sens pédagogique de Chéri en pleine action)

Ben non, c'est où ?

Attends, je vais te montrer sur le globe-terrestre

(et Chéri qui se lève pour récupérer le globe-terrestre sur la commode dans la chambre)

Tiens regardes (puis qui se laisse tomber pile poils sur le pied latéral du lit d'Azraël)

P.... M.... Fais ch..... !!!!

Mais qu'est-ce qui se passe ?

Mamaaaaaan ! Papa il a dit le mot qu'on doit pas dire !

...

(silence perplexe devant un Chéri en train de débiter des gros mots à tour de bras en se massant le postérieur)

Et puis il a cassé mon lit !

C'est là que j'ai réalisé qu'effectivement, le lit était complètement effondré, le bois de lit étant fendu en 2 et que si Chéri se massait le postérieur, c'était parce que le lit l'avait mordu, fait indéniable confirmé par le bleu splendide apparu dès le lendemain et longuement admiré et commenté. Pas perturbée pour 2 ronds (c'est Hystéricus qui en était fort dépité) vu que, depuis plusieurs semaines, j'avais repéré que le pied latéral avait du jeu pire qu'une dent de lait sur le point de tomber et que je m'attendais à un truc du genre à tout moment, j'ai constaté stoïquement l'étendue des dégâts.

Face à un Azraël en larmes se demandant où il allait bien pouvoir dormir et un Chéri bien embêté qui lui proposait d'installer son matelas par terre, j'ai immédiatement pris le taureau par les cornes ou plutôt la boite à outils par la poignée.

Azraël, t'arrêtes de pleurer sinon tu pourras pas m'aider à démonter ton lit

C'est vrai, c'est vrai, je peux t'aider !!!

(cris de joie d'un Azraël instantanément consolé à l'idée d'avoir le droit de toucher aux outils)

Ben oui, c'est vrai. Et après, on installera le sommier de Mamie et on mettra son matelas dessus.

Mais, eh Mamie alors ?

Mamie n'est pas là, elle n'en a pas besoin. Et demain, on ira t'acheter un nouveau lit. Un lit de grande personne.

Wouaaaais ! Trop cool !

Et voilà comment, à 23h, Azraël avait un nouveau lit provisoire installé dans sa chambre et on recommençait la cérémonie du coucher avec Chéri.

Allez, bonne nuit mon Azraël. Tu vas voir, tu vas bien dormir avec le sommier de Mamie.

Mais oui, ce sera très confortable.

Nooooon papa ! T'approche pas !

Ben pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Mais maman je ne veux pas que papa casse aussi le lit de Mamie !

Sachant que le sommier d'Inferno Gran Mom a un cadre en acier et donc fort peu de chance de casser même en sautant dessus, c'est un Chéri vexé comme un poux qui est ressorti de la chambre pendant que j'expliquais, hilare, à Azraël que son lit provisoire ne courait aucun risque.

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jeudi 4 octobre 2018

Déstockage tout en douceur et très en retard

Ah ça, pour être à la bourre, je suis à la bourre. Que, comparé à moi, le lapin blanc d'Alice est un modèle de ponctualité. Pensez donc ! 4 jours de retard pour publier ma contribution à l'opération Déstockage de Scrapaboom. Si c'est pas honteux ça quand même !

En plus, j'ai même pas l'excuse d'avoir dû finir ma cousette en urgence. Non non non, je l'ai achevé il y a plus de 15 jours. La vérité, c'est que je me fais pigeonner dans les grandes largeurs par les monstros. Que voulez-vous, je suis incapable de résister aux yeux de cocker d'un Azraël implorant que je lui finisse son armure de chasseur de Trolls ou que je lui couse un nouveau manteau. Et après je suis juste trop claquée pour écrire.

Il faut quand même reconnaître que les revendications de Sir Azraël sont tout de même légitimes. Ben oui quoi, avec les températures en diminution drastique de part chez moi (7°C le matin, c'est un poil frisquet tout de même), le petit gilet en jersey, ben ça devenait un peu léger pour partir à l'école. Et c'était d'autant plus problématique que les rares sweats d'Azraël étaient devenus bien trop petits pour lui. Impossible donc de jouer sur la superposition d'épaisseur pour garder le monstros bien au chaud.

En même temps, le temps justement n'était quand même pas froid non plus au point de ressortir son manteau en drap de laine doublé. Du coup, quitte à coudre un nouveau manteau, je me dis qu'il fallait en profiter pour faire une pièce manquant cruellement à sa garde-robe : le manteau déperlant en Softshell doublé polaire minky. Un manteau idéal pour les temps pluvieux et frisquet. Et une excellente occasion de liquider le restant de mon coupon de Softshell rouge déjà utilisé pour faire son sac à dos. Si c'est pas la grande classe ça : un manteau et un cartable coordonnés ! Admirez plutôt !

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Pour le doubler, j'ai utilisé un petit coupon de polaire minky acheté en solde chez Buttinette il y a au moins 2 ans et donc je regrette de ne pas avoir acheté un plus grand métrage parce qu'il est vraiment trop doux.

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Niveau patron, il s'agit du modèle 35 Junior Uniform du Ottobre 6/2017, un modèle de blouson à capuche amovible. Je l'ai grandement simplifié en éliminant un certain nombre d'éléments non indispensables à mon avis : les fausses poches décoratives, les poches sur les manches (quelle drôle d'idée quand même que ce truc-là), les manches en 2 morceaux (un seul, c'est grandement suffisant) et surtout pas de bords côtes pour les finitions (une demande spécifique d'Azraël qui faisait bien mes affaires avouons-le).

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Avec la capuche

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Sans la capuche

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Et pour finir ... ben la capuche quoi !

Côté difficultés techniques, les poches passe-poilées m'ont posé quelques soucis, les explications du pas à pas d'Ottobre ne me satisfaisant absolument pas. Une petite recherche sur youtube m'a permis de trouver des tutos sympas pour résoudre ce petit problème mais leur réalisation n'a tout de même pas été sans mal. Il est clair que, pour ce type de finition, le Softshell est un peu trop rigide et épais pour que cela se fasse facilement. Les multiples épaisseurs à assembler (jusqu'à 5 à certains endroits) sont également parfois difficiles à gérer et il faut penser à équiper sa machine avec une aiguille bien costaud. Personnellement, pour éviter tout problème, j'ai choisi d'utiliser une aiguille spéciale cuir, les plus costauds que j'avais mais des aiguilles spéciales jean devraient également faire l'affaire.

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Niveau encolure et fermeture éclair, ce modèle a vraiment tout ce qu'on peut attendre d'un blouson du commerce mais depuis que je couds du Ottobre, je n'ai jamais rien compris à leurs explications de montage. Du coup, cette fois, je n'ai même pas essayé, en fait, je n'ai même pas fait l'effort de les lire. Alors forcément, les finitions laissent un peu à désirer mais bon, ce manteau est parfaitement fonctionnel et Azraël en est fou. Mission accomplie donc !

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Quand je vous dis qu'il en est fou !!! Ça se voit non ???

 

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jeudi 20 septembre 2018

Un monstrueux cadeau...

ou un cadeau monstrueux ? Je ne sais pas trop. J'hésite encore. Là où je n'ai pas hésité par contre, c'est quand j'ai décidé de me lancer dans sa réalisation. Tout est parti des vacances de Chofie et de sa visite des studios Warner Bros où ont été tournés les Harry Potter. Son bon plan pour se faire à moindre frais et moindre peine un uniforme d'élève à Poudlard m'a donné une grosse envie de nouveaux costumes pour les monstros mais bon, rien à faire, j'avais pas le temps. Mais l'envie de faire un truc d'inspiration potterienne était là et bien là.

Et puis j'ai vu sa version d'uniforme aux couleurs de Serdaigle réalisé pour l'anniversaire de Totorelle et là, j'ai craqué sous la pression de la Potter mania. J'ai illico abandonné mon idée de peluche Hedwige sur laquelle je planchais (comme cadeau pour Totorelle justement) parce qu'avec un aussi bel uniforme (et je vous parle même pas de la cape que j'ai découverte aujourd'hui qui est encore plus réussie), tout élève de Poudlard qui se respecte se devait d'avoir les livres de sorcellerie qui conviennent. Et je me suis lancée dans la confection du plus célèbre bouquin à destination des jeunes sorciers avides d'apprendre : le Monstrueux Livre des Monstres. Bon ok, c'est peut-être pas le plus célèbre mais c'est celui qui m'a le plus marqué (on se demande bien pourquoi tiens !)

Alors, comme à mon habitude, j'ai écumé Youtube à la recherche de tuto pour sa fabrication et j'ai sélectionné ceux-là.

Celui-ci pour le réalisme de ses détails et en particulier des tentacules
Celui-là pour la simplicité de mise en oeuvre de l'habillage en fausse fourrure

Alors bien sûr, ils ont tous les 2 leurs avantages et leurs inconvénients. Le premier a un rendu des plus réalistes mais l'habillage poil par poil, très peu pour moi. C'est qu'à force de changer sans arrêt d'idées pour ce cadeau, je commençais à manquer singulièrement de temps pour le réaliser. Et puis je n'aurais jamais eu la patience. Le second était incontestablement plus rapide à réaliser mais niveau rendu, j'étais un peu déçue par les détails. Alors j'ai fait un mix des 2.

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Toutes les pièces en fimo s'inspirent des techniques de "TheCraftMaiden" et l'habillage de fourrure s'inspire de la technique de "Jessica Ptitatelier". Je vous aurais bien fait un tuto détaillé mais, prise par le temps, je n'ai fait que peu de photos des étapes de réalisation. Mais voilà les grandes lignes.

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Pour réaliser ma version, je me suis d'abord procurée une boite en bois en forme de livre. Totorelle pourrait ainsi y cacher tous ses petits trésors qui seraient, à n'en pas douter, impitoyablement défendus !

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Un petit coup de peinture et de vernis en bombe sur la tranche pour donner une illusion de feuilles de papier (le bois naturel me semblant un peu trop pâle) et c'était bon. Pour les gencives et les dents, en gros, on fait une galette de pâte fimo (un mélange chair et rouge) qu'on met en forme puis on fait des trous dans la tranche de la galette. On pourra alors y insérer les crocs réalisés en fimo blanche. Cette technique permet un rendu assez convaincant du gonflement de la gencive lié à la présence des racines des dents et un rendu assez réaliste. Elle permet en plus de coller facilement les dents sur la gencive, sans tout déformer. Un petit travail de façonnage autour de ces trous permet ensuite d'en accentuer les reliefs. Pour améliorer encore le rendu, j'ai passé partout un mélange très dilué de peinture noire et d'eau, essuyé immédiatement après l'application. Cela permet de mettre en valeur les reliefs et de jaunir les dents pour un aspect plus naturel. Il ne reste plus qu'à cuire et à vernir. Et quand le vernis est sec, on colle les gencives sur la boite avec une bonne couche de colle chaude. Il est important de fixer les gencives avant de passer à la confection des tentacules car vous pourrez ainsi vous assurer du nombre, dela position et de la forme de ces derniers pour qu'ils ne viennent pas buter dans les gencives au moment où vous voudrez les fixer à leur tour.

On peut à présent s'attaquer à la fabrication des tentacules. On va commencer par fabriquer une armature pour chaque tentacule (sauf les tous petits) en fil de fer. Cette armature est importante car elle va vous permettre d'une part de fixer plus facilement le tentacule sur la boite au moyen d'une bande de fixation mais surtout, elle va vous assurer que le tentacule ne se déformera pas sous son propre poids à la cuisson.

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Quand les armatures sont prêtes, on les enrobe de pâte fimo couleur chair que l'on met en forme pour qu'elles ressemblent vraiment à un tentacule. Pour imiter les ventouses, on pose une minuscule boule de pâte fimo sur notre tentacule formé et on perce la boule avec un cure-dent. Effet bluffant garanti. Quand les tentacules sont prêts, on prépare une bande de pâte à laquelle on donne une forme d'équerre pour qu'elle épouse le contour de la boite au niveau des coins. On vient alors y presser la base des armatures des différents tentacules puis on prend le livre en bois et on écrase tout ça. On peut ainsi finir de bien mettre en place chaque tentacule et s'assurer du rendu que cela aura sur la boite. On lisse délicatement la pâte au niveau de la jonction tentacule/bande de fixation (inutile d'être perfectioniste, le tissu en fausse fourrure viendra camoufler tout ça) et on décolle bande de fixation et tentacules de la boite puis direction le four pour cuisson.

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Les tentacules façonnés et fixés sur la bande de fixation avant cuisson.

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Les mêmes tentacules, après cuisson. La forme n'a pas bougé mais on voit que la cuisson a légèrement modifié la couleur.

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Gros plan sur les tentacules après cuisson

Il n'y a plus qu'à répéter cette opération pour les 4 coins. Une fois cuits, comme pour les gencives, on passe une couche de vernis pour fimo pour l'ensemble des tentacules. Il ne reste plus alors qu'à fixer chaque bande de tentacules sur le coin qui lui est destiné à grand renfort de colle chaude.

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Les tentacules du bas et les gencives collées sur la boite

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Et on ajoute les tentacules du haut

On peut ensuite faire la langue en ruban de notre livre. Une bande de fimo rouge découpée en fourche genre langue de serpent à laquelle on donne des ondulations, cuite et vernis et le tour est joué.

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La langue a été ajoutée

Pour les yeux, petite astuce de radine qui veut économiser sa pâte. Prenez du papier aluminium que vous allez rouler en boule puis compacter très serré en lui donnant grossièrement la forme de la partie bombée que vous voulez obtenir pour les yeux de votre livre. Outre le fait que cela évite de consommer une grosse quantité de pâte, cela allège le poids de la pièce. Ici, ce n'est pas très important mais pour certaines réalisations, c'est essentiel. Une fois votre forme en alu prête, vous la recouvre d'une couche de fimo marron foncé que vous pouvez ensuite sculpter comme vous l'entendez. On creuse les orbites pour 4 yeux, on les remplit avec de la fimo jaune et on ajoute une pupille en fimo noire. On cuit et on vernit comme d'habitude. Autre astuce : si vous avez de la fimo liquide (moi, j'en ai pas, c'est horriblement cher ce truc), on peut en ajouter sur la partie jaune des yeux pour plus de brillant. Sinon, le vernis à ongle transparent (type Durcidiamant. Je fais pas de pub, c'est simplement ce que j'avais sous la main), c'est bien aussi. Moins brillant mais bien.

Il ne reste plus que les plaques de titre à confectionner. Pour cela, on prépare 2 plaques de fimo marron foncé ou noir. Le plus simple pour les inscriptions, c'est le stylo à peinture dorée mais de la peinture dorée, je n'en avais point, ni en stylo ni autrement. Du coup, j'ai improvisé. J'ai gravé mes inscriptions dans la pâte que j'ai ensuite fait cuire car une fois cuite, la pâte fimo n'adhère plus. J'ai alors remplis mes gravures avec de la poudre d'or (pas de la vraie hein, la poudre d'or spécial fimo) et j'ai délicatement essuyé les plaques pour enlever le trop-plein. D'où l'intérêt d'avoir fait cuire la fimo avant parce que sinon, la poudre d'or colle absolument partout. La technique a plutôt bien marché au sens où mes gravures étaient bien remplies de poudre et le reste de la plaque bien propre ce qui faisait parfaitement ressortir les inscriptions. Restait à fixer la poudre pour qu'elle ne se sauve pas en recouvrant le tout avec mon vernis pour fimo. Là, je me suis un peu loupée. J'ai voulu trop bien faire et mettre une couche fine de vernis si bien qu'en l'étalant, j'ai aussi partiellement étalé ma poudre. Mais bon, le rendu final n'est tout de même pas mal.

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A présent, tout est prêt. Il ne reste plus que l'assemblage final. On découpe un morceau de fourrure de la taille du livre, tentacules inclus et on fait chauffer son pistolet à colle. Pour recouvrir le livre, on commence par le dos, là où il n'y a aucun élément à rajouter. On dépose une généreuse couche de colle au bord de la boite sur une largeur de 3-4 cm. On place son tissu en le faisant dépasser de sorte qu'il puisse recouvrir les tentacules et on presse pour bien coller. On continue à encoller le fond de la boîte, bande par bande jusqu'à la tranche et on continue sur la tranche. Il est impératif de procéder par étape car la colle chaude refroidit très vite et durcit alors sans rien coller. Il n'est donc pas possible de coller tout le fond en une fois.

Quand la tranche du livre est recouverte, on retourne la boite. On marque au crayon sur le couvercle l'emplacement où on compte mettre les yeux. On va ensuite recouvrir le dessus en déposant la colle toujours bande par bande mais uniquement à l'extérieur de la zone où on a prévu de coller les yeux. Quand tout est collé, on cherche la zone restée non collée du dessus et on va la découper en laissant une petite marge. On pourra ainsi venir placer les yeux à coller directement sur le bois de la boite dans la découpe et recouvrir les bords de notre pièce en fimo par la marge de tissu fourrure. On aura ainsi l'illusion que les yeux sont incrustés dans la fourrure. Si votre fourrure à des longs poils, vous allez maintenant les coller entre eux avec un peu de colle chaude dans la zone où vous prévoyez de fixer les plaques de titre (sinon, vos plaques se baladeront au bout des poils après collage). Vous pouvez aussi choisir de les "raser" dans cette zone. On dépose encore une généreuse dose de colle chaude sur les plaques de titre et on les fixe sur le livre.

Il ne vous reste plus qu'à vous transformer en coiffeur pour livre, un métier délicat et pas franchement plein d'avenir mais indispensable à tout bon éditeur de Monstrueux Livre des Monstres. Mais c'est quoi donc un coiffeur pour livre ? Rien de plus simple. C'est le fou, ou plutôt la folle en l'occurence, qui va découper la frange de tissu laissée libre sur tout le contour du livre de sorte à ne laisser que des petits triangles qui vont venir recouvrir individuellement chaque tentacule. Ensuite, elle va déposer un peu de colle chaude sur un tentacule et venir y coller le triangle de tissu en se brûlant consciencieusement les doigts car il faut faire très vite et en prenant soin de bien faire remonter le tissu sur les bords des tentacules. Enfin, elle va venir faire une coupe brushing à chacun des tentacules et au bord de tout le contour du livre pour que les poils offrent un bel aspect et pas l'impression que le livre s'est coiffé à coup de pétards.

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Histoire que vous compreniez bien à quel point le métier de coiffeur pour livre est délicat, sachez que j'ai passé autant de temps à cette étape de découpe, fixation coiffage de la réalisation du livre que pour faire l'intégralité du reste. Mais une fois que cette étape est réalisée, vous avez terminé et franchement, le résultat final en vaut la peine (en tout cas, je trouve et j'espère que sa nouvelle propriétaire sera du même avis).

Si vous avez envie de vous lancer dans une confection similaire, voilà la liste du matériel que j'ai utilisé

  • livre en bois
  • peintures acryliques cuivre et ivoire pour la tranche du livre, noire pour les effets réalistes 
  • pâte fimo rouge, blanche, chair, marron foncé, jaune et noire
  • vernis en bombe
  • vernis pour pâte fimo
  • fil de fer fin (enfin, de fer, j'en sais trop rien, ca pourrait aussi être du laiton ou de l'alu, un câble en métal quoi)
  • pistolet à colle et bâtons de colle chaude (il en faut pas mal)
  • tissu en fausse fourrure

Je ne fais pas de pub (oui, je me répéte) mais comme j'ai bien savoir où trouver les trucs pas toujours simple à dénicher, sachez que j'ai trouvé la boite en forme de livre chez Rogier&Plé. Le reste du matériel très classique vient des magasins (en ligne ou non) de loisirs créatifs (Rogier&Plé, Zodio et Créavéa). La fausse fourrure, je l'ai trouvé en solde chez Toto.

En toute honnêteté, cette création est longue (faut bien compter une dizaine d'heure minimum) mais elle n'est pas vraiment compliquée si, comme moi, vous ne cherchez pas un niveau de réalisme trop important. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle est à la portée du néophyte mais pas loin si vous suivez bien les tutos vidéo que j'ai inclus dans ce post. Et si vous n'êtes pas à cheval sur le coiffage, vous pouvez facilement réduire le temps de réalisation à 6-7h.

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jeudi 13 septembre 2018

Couronnement !

Oyez oyez amis lecteurs, amies lectrices ! C'est un grand jour, ou plutôt une grande semaine que celle-ci puisse que les Inferno viennent d'acquérir leur premier titre de noblesse. Et quitte à devenir noble, autant viser le plus haut possible et c'est donc avec une fierté incommensurable que j'ai le plaisir de vous annoncer mon accession à la royauté.

Eh oui, votre ex humble servante vient de se voir décerner sans rougir (non, à ce stade, on ne rougit plus, on vire carrément à l'écarlate mais vous allez bientôt comprendre) le titre tant convoité de Reines des Pommes, ou des Quiches ou encore Truffes voir même des Cruches (en tout cas, un truc à boire ou à manger). Mais quel exploit inaccessible au commun des mortels ai-je donc accompli pour me voir sacrer Reine vous demandez-vous avec impatience ! Rien de plus simple, j'ai résolu un problème de plomberie. Je vous raconte ? Ok, c'est demandé avec tant d'enthousiasme que ma royale personne ne peut que condescendre à éclairer votre humble lanterne.

Tout a commencé à notre retour de vacances, quand on s'est aperçu avec Chéri qu'on avait un petit problème de pression d'eau dans la maison. Oui parce que quand l'eau de la douche coule tellement doucement qu'il vous faut vous coller au mur pour vous lavez ou que vous ne pouvez plus aller aux toilettes quand une lessive est en train de tourner, on peut légitimement décider qu'on a un petit problème. Il faut aussi savoir que la dernière fois qu'on a eu un problème de pression d'eau dans la maison à un retour de vacances, c'est parce que le tuyau d'arrivée principale qui passe dans le jardin avait une grosse fuite et que le jardin venait de se doter de son propre marécage personnel. Le rêve pour tout rôliste en manque de GN (Grandeur Nature pour les incultes) mais nettement moins sympa pour le citoyen lambda ! Alors bien sûr avec Chéri, on a commencé par arpenter le jardin à la recherche du Saint Graal (une fuite d'eau) tout en évitant les zombis monstrosiens mais rien, nada, que tchi, des nèfles ! Dans les jours qui ont suivi, on a yeuté tous les tuyaux visibles de la maison, testé les chasses-d'eau, contrôlé le chauffe-eau, sondé les murs, cherché les traces d'humidité sur les cloisons mais toujours rien de rien. On a poursuivi notre enquête en interrogeant les voisins histoire de voir si on était les seuls touchés par cette chute de pression et oui, on était les seuls ! J'ai ensuite missionné Chéri pour qu'il mette à contribution ses dons d'archéologue (pour dégager l'arrivée d'eau au fond du jardin enfouie sous une tonne de branchages et de feuilles mortes) puis de spéléologue pour descendre au fond du trou voir si la dite arrivée d'eau n'était pas engloutie sous les flots mais au fond du trou, il n'y a trouvé que notre moral. On a même interrogé la compagnie des eaux pour savoir s'ils avaient détecté une consommation anormale, signe d'une fuite qu'on arriverait pas à trouver mais non, tout était normal, on avait même moins consommé que l'an dernier à la même période.

Alors, en désespoir de cause, je m'apprêtais à appeler un plombier pour qu'il démarre une recherche de fuite ou de tuyau bouché quand tout à coup ...

Bon ben t'appelles le plombier ?

Je crois qu'on a plus le choix. C'est à peine si on peut prendre une douche à l'étage.

Ok. T'appelle qui ? Le voisin ?

(oui, on a justement un plombier dans notre rue)

Pourquoi pas. Huuuum, attends, je pense à un truc là. Mais non voyons ! C'est pas possible ! Ça peut pas être ça !

Ça quoi ?

Je vais voir, je te dis après

Et 5 mn après

Ok c'est bon, on devrait à nouveau avoir de la pression !

Non c'est vrai ? Ah ben oui, t'as raison. Ben c'était quoi ?

J'ai pas ré-ouvert correctement l'arrivée générale de l'eau quand on est rentré de vacances. Donc le robinet n'était qu'à moitié ouvert !

Voilà voilà. Vas-y ami(e) lecteur(trice), marres-toi un bon coup ! Vraiment, là, je le mérite bien quand même. Chéri, en tout cas, n'a pas boudé son plaisir. Mais j'ai eu ma revanche quelques temps plus tard. Mais ça, je te le raconterai une autre fois !

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Retraite stratégique d'une dignité royale irréprochable face aux ricanements d'un Chéri menacé d'un coupage de tête imminent !

 

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samedi 8 septembre 2018

L'Agendus de la rentrée

Quand vient la rentrée des classes, certains sortent leur agenda scolaire. Chez les Infernos, c'est plutôt Agendus Démonicus qui sort de sa retraite et se lance dans sa grande opération de pourrissage de planning. Déjà en 2016, Agendus m'avait bien fichu le bazar dans la rentrée de Gargamel. Et puis, en 2017, en association avec ses collègues démoniaques, il avait largement contribué à me conduire à 2 doigts de la dépression nerveuse. Alors bien sûr, cette année, il a mis un point d'honneur à récidiver, s'acharnant à me bousiller à la fois le planning des monstros mais aussi, histoire de faire bonne mesure, mon planning au bureau et l'emploi du temps de mes petits nétudiants de master adorés.

Ça a commencé avec Gargamel et l'organisation de sa rentrée à mi-temps à l'IME, 2 matinées à l'Hôpital de jour, 3 après-midi à la maison et 2 séances chez Super Ortho (oui, je vous rappelle que, miraculeux miracle, Gargamel a obtenu une place en IME pour cette année). Après moult aller-retours téléphoniques, le planning avait enfin été établi, les difficultés aplanies et le taxi averti. Bref tout semblait rouler et pour une fois, ça me changeait.

Pour Azraël aussi tout était prêt. L'orthophonie était calé, la psychomot était demandé, l'AVS était accordée et restait inchangée et bien sûr, les trajets en taxi étaient réservés.

Et pour mes petits nétudiants adorés, joie suprême, zenitude absolue, les visites de site en lien avec leur formation dans le nucléaire étaient bloquées dans leur agenda (histoire de ne pas y planifier de cours au mauvais moment), tout comme des journées pour des colloques spécifiques dans le domaine et leur 2 jours de formation sur simulateur de conduite de centrale. Eh oui, ça rigole pas chez nous, encore que quand je les regarde s'affoler quand toutes les lumières du simulateur s'allument parce qu'ils savent pas lire les procédures assez vite pour empêcher la fusion du coeur du réacteur suite à une rupture du circuit de refroidissement, finalement, moi, je rigole bien ! (Je rassure tout le monde, aucun réacteur n'a jamais été maltraité pendant les simulations, inutile d'appeler la société protectrice des réacteurs, ni Greenpeace d'ailleurs).

Bref, tout semblait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles quand, tout à coup, ça s'est mis à déraper (ben oui, sinon, ce ne serait pas drôle) :

  • j'ai d'abord découvert que la secrétaire pédagogique du master, la même qui faisait des erreurs dans le planning en 2017 et que je me faisais engueuler parce que je les faisais remarquer, avait purement et simplement fait disparaître des séances de cours, bloqués des journées pour des colloques qui n'existaient pas et oublier de bloquer les jours pour les colloques qui, eux, existaient. Il y avait comme un air de déjà vu tiens.
  • j'ai aussi découvert que les industriels organisant les visites de site avaient finalement changé de dates pour la visite de mes petits nétudiants à moi ce qui fait qu'à présent, il nous faut simultanément visiter des installations en Bourgogne tout en suivant des cours à Palaiseau. Je ne sais pas pourquoi, j'ai la sensation que ça va être coton et pourrait poser un tout cht'i problème de rien du tout !
  • la psychomot a fini par me donner un créneau pour les séances d'Azraël sauf que l'horaire choisi nous contraignait Chéri et moi à nous trouver en 3 endroits différents en même temps (décidément, faut vraiment que je fasse un truc pour le don d'ubiquité, ça devient récurent)

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Ah ben voilà, la démultiplication, c'est ça qui réglerait mon problème

  • l'IME m'a informé qu'ils ne pouvaient pas prendre les 2 séances d'orthophonie de Gargamel en charge donc il faudrait faire une double prise en charge par la sécu et que, du coup, on n'aurait plus droit au taxi pour gérer ses transports (non mais il veut ma mort l'Agendus là ou quoi !)
  • l'hôpital de jour nous a informé que l'organisation péniblement négocié avant les vacances ne leur convenait plus finalement (et ne leur avait jamais convenu, c'est pas possible que la dame au téléphone m'ait dit que c'était bon, c'est sûr que j'entends des voix ma bonne dame) et que, ou on changeait les horaires de prise en charge pour Gargamel, ou ils ne le prenaient plus le mardi matin
  • le taxi gérant les transports des monstros chez l'orthophoniste et à l'hôpital de jour demeurait obstinément aux abonnés absents si bien que, jusqu'au dimanche soir 21h30,  j'ignorais totalement si on aurait un taxi le jour de la rentrée
  • et quand j'ai enfin eu des nouvelles (du taxi enfin faut suivre tout de même), c'était pour apprendre que, comme la sécu refusait d'acquitter les factures pour le transport des enfants chez les orthophonistes libéraux, il risquait fort d'arrêter d'assurer les trajets pour Azraël sauf si la situation se débloquait d'ici le mercredi
  • le transporteur gérant les transports de Gargamel pour l'IME avait bien prévu son transport les bons jours mais pas aux bons horaires (tu voudrais pas quand même, ce serait trop simple) si bien qu'à un moment, on s'est finalement retrouvé avec 2 chauffeurs chez l'orthophoniste se disputant pour savoir qui avait le droit de l'embarquer pour le ramener à la maison après avoir failli, la veille, n'avoir personne pour l'amener à l'IME.

Bref, une semaine de rentrée calme et tranquille quoi ! Car tout ça n'est arrivé qu'en l'espace d'une semaine, entre le 29 août et le 6 septembre en fait. Bon, en même temps, faudrait pas que je me plaigne, sur cette même période, je n'ai eu que 5 réunions, 1demi journée de soutenance de stage soit 3 rapports à lire (et encore, ça aurait pu être pire mais j'ai refusé de jouer les rapporteurs en étant prévenu seulement 2 jours à l'avance), 2 réunions de rentrée pour mes nétudiants, une réunion de rentrée pour Azraël et 7 autres rapports de stage à lire pour des soutenances devant se dérouler cette semaine. Non vraiment, chaque année, Agendus se montre de plus en plus inventif.

Heureusement, voir maman rentrer à pas d'heure et courir partout n'a pas semblé trop perturber les monstros qui ont plutôt bien vécu leur rentrée. Ni Chéri d'ailleurs qui a joué son rôle de père au foyer avec stoïcisme. Après une semaine, l'IME ne m'a pas encore appelé en panique parce qu'un ado gargamelien est ingérable (mais l'hôpital de jour semble tenter de se plaindre lui puisqu'il me demande un rdv pour discuter de son niveau d'agressivité grandissant, O joie). Quant à Azraël, il était trop impatient de montrer à tous ses copains son magnifique sac à dos Mario confectionné par maman et pleinement rassuré par la présence de l'AVS pour poser le moindre problème. Peut-être que je devrais faire un sac à dos Sonic à Gargamel tiens ? Ca calmerait peut-être ses hormones en ébullition !

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Un appliqué Mario entièrement fabriqué par mes soins et dont je ne suis pas peu fière, je l'avoue

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Entièrement doublé en coton enduit pour protéger les affaire à l'intérieur en cas de pluie

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Et que tout le monde se rassure, après 3 jours d'intenses négociations en tout genre, le cas des monstros semble rentrer dans l'ordre. Il me reste encore à réparer les dégâts d'Agendus dans mon planning (ce qui ne saurait tarder, mais si, allez, soyez sympa et laissez moi rêver) et dans l'emploi du temps de mes petits nétudiants mais là, je crois que c'est mort !

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Bon allez, c'est pas le tout, mais j'ai un casque de chasseur de troll à finir moi !

Posté par reyhaziel à 23:03 - Commentaires [10] - Permalien [#]
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