Finalement, après mûre réflexion, une journée de boulot de perdue et une demi-douzaine d'appels téléphoniques infructueux par jour depuis 4 jours, je me dis que l'achat d'une cravache pour bien faire sentir à l'ensemble du corps médical d'un certain hôpital parisien que je suis légèrement, oh, très légèrement seulement bien sûr, énervée n'est peut-être pas une si mauvaise option finalement.

Parce que voilà, Mamie M est toujours à l'hôpital. Ca va de moins en moins bien après une amélioration passagère et il a fallu que j'aille y passer une journée entière à débarquer pour poser des questions dans tous les services et secrétariats qui s'occupe de son cas en précisant que j'avais tout mon temps (la bonne blague !) et que je ne repartirais pas sans réponse (pas une blague du tout) pour que miraculeusement, tous les médecins qu'elle était sensée voir depuis 3 jours et qu'on n'avait jamais vu se pointent, en même temps en plus ! Et brusquement, sa prise en charge s'est accélérée. C'est bizarre quand même ?!?!

Seulement voilà, apparemment, comme je ne suis plus sur place (ben oui, je vais pas y prendre une chambre non plus, faut quand même que j'aille au boulot accessoirement), ça se relache. A nouveau, impossible de joindre le moindre médecin. Il semblerait que téléphone et corps médical soient profondément incompatibles voir antagonistes, l'un provocant immanquablement le dysfonctionnement de l'autre. En tout cas, je ne vois que cette explication a l'impossibilité de joindre qui que ce soit susceptible de vous expliquer l'évolution de sa prise en charge ou pourquoi son état semble se dégrader depuis que je l'ai vu hier ou simplement quel est son état exact. Sauf bien sûr à vous rendre sur place faire le siège du service.

Là, je sais ce que vous allez me dire. Mais, la Puce, c'est les vacances, il y a moins de médecins et ils sont débordés. Ben franchement, et désolée pour le vocabulaire, mais j'en ai RIEN A FOUTRE ! Voilà, c'est dit !

C'est vrai quoi, quand est-ce que le corps médical comprendra que ce qui angoisse le plus patient et famille, c'est pas les mauvaises nouvelles mais l'absence de nouvelles ! Quand je pense que j'ai perdu un temps pas possible à l'hôpital simplement parce que le personnel infirmier n'est pas autorisé à communiquer sur l'état des patients, que seul le médecin peut donner les informations aussi bien au patient qu'à la famille, et que pour cette même raison, on continue à se ronger les sangs sans rien savoir, ça me donne une furieuse envie de botter un certain nombre de derrières.

Si on ajoute à ça les monstros qui doivent commencer sérieusement à sentir qu'il y a un truc qui perturbent papa et maman et qui nous le font savoir à leur manière, c'est-à-dire en laissant libre cours à Enquiquinus Majorus de s'exprimer en lançant ses attaques les plus foudroyantes, je vous laisse imaginer l'ambiance à la maison ! Et je ne peux même pas me consoler (très égoistement c'est vrai mais bon, faut être un peu égoiste de temps en temps sinon on tient pas le coup) en pensant que ce sera bientôt les vacances vu qu'avec la situation actuelle, on n'est pas sûr de ne pas devoir leur faire une croix dessus à nos vacances (bouuh, Inferno Gran Mom, désolééééééée ! La situation s'est dégradée depuis que je t'ai eu au téléphone).

Voilà, c'est le petit post du jour, pas franchement drôle mais parfaitement assorti à mon humeur du moment !