A l'image d'une des mamans présente au départ du bus ce matin, je pourrais me mettre à chanter le désormais culte (pour tous les parents affublés d'une quelconque progéniture) Libérééééééée Délivrééééééée. Car tenez-vous bien, ce matin, à 9h tapante, je me débarrassais joyeusement de Gargamel pour le refiler pour une semaine, oui, vous avez bien lu, une semaine COMPLÈTE ! à sa maîtresse (que son chemin soit pavée de millions de pétales de rose, elle le mérite). Direction, un centre de vacances spécialisé dans les séjours cowboys et indiens.

Voilà donc Gargamel en route pour dormir dans un tipi et s'occuper de poneys entre autres activités, accompagné d'une valise bourrée à craquer, d'un duvet tout neuf (dans lequel il a passé une partie de son week-end que j'en reviens pas qu'il l'ai adopté aussi vite lui qui n'aime normalement pas les tissus synthétiques allez comprendre) et d'un petit sac à dos.

Oooh là là, la Puce ! Tu dois être toute chose ! T'as pas la gorge toute nouée et la larme à l'oeil ? Euuuh, ben en fait, non. Pas plus que la dernière fois. En bonne mère indigne, la chose me préoccupe tellement peu que si je ne regarde pas le dépliant, je suis incapable de me rappeler où c'est qu'ils sont partis (bon, un rapide coup d'oeil au dit dépliant m'indique qu'il s'agit de la colo Far West à Sargé sur Braye). Oui, je sais, c'est pas bien. Mais je suis tellement contente que la maîtresse l'ai jugé prêt à faire cette classe découverte sans accompagnant cette fois-ci que je reste sur mon petit nuage d'optimisme. Et je suis bien trop contente de profiter d'une semaine sans avoir à me soucier de gérer son emploi du temps de ministre, à supporter ses multiples querelles avec Azraël ou, pire, à écouter en boucle les génériques et dialogues de ses DVD favoris pour regretter un tant soit peu son départ. Contrairement à Chéri qui avait la voix toute émue (et je suis persuadée qu'il avait même une larmichette à l'oeil, c'est que c'est sensible ces grandes choses là) au téléphone quand Gargamel lui a fait des gros bisous vu que Chéri a dû partir au boulot à 6h30 ce matin, bien avant le lever des monstros.

cheri hier imaginant le depart

Chéri songeant au départ imminent de Gargamel

Non, en fait, le seul truc un tant soit peu susceptible de m'inquiéter, c'est le taux de résistance de la maîtresse. Non c'est vrai quoi. Imaginez qu'elle se soit fait des idées et que ça ne se passe pas aussi bien qu'elle l'avait imaginé. Et hop, je me retrouverais obligée de retourner le chercher avant la fin du séjour. Pourtant, je voulais mettre toutes les chances de son côté. Et pleine de bonne volonté, j'ai tenté de lui expliquer qu'en prenant également Azraël avec elle, il pourrait l'aider si Gargamel se montrait difficile et puis que c'était inhumain de séparer 2 frères qui s'adorent autant. Mais bizarrement, elle a été totalement insensible à mes arguments. J'ai donc lamentablement échoué à me débarrasser des 2 monstros d'un coup éviter une cruelle séparation. Tant pis, ils devraient tout de même arriver à s'en remettre.

D'ailleurs, Gargamel n'a semblé avoir aucun état d'âme à l'idée de partir toute la semaine. C'est même tout juste si j'ai eu droit à un bisou avant qu'il monte dans le car ce matin. Ceci dit, j'ai toujours un doute sur le fait qu'il ait bien compris qu'il ne rentrait pas à la maison ce soir.

Sur le trotoir apres le depart du car

A peu de chose près la scène de liesse qui s'est déroulé sur le trottoir devant l'école juste après le départ du bus. Comme quoi, je ne suis pas la seule mère indigne du secteur.

En tout cas, on va tacher de profiter au maximum de cette semaine en effectif réduit tout en croisant les doigts pour que tout se passe bien.

ah oui, mais il m'en reste un

Quand j'ai réalisé que bon, il m'en restait quand même un sur les bras ! Oui oui, je sais, c'est pas bien !