Décidément, on ne peut pas dire que je sois vernie question prestation cinématographique en ce moment. Après le Harry Potter de la mort dont Azraël commence seulement à se remettre, après l'invasion disco et pétomane des Trolls, c'est le tour de Kubo et l'armure magique d'entrer en scène. 

kubo

Ce petit chef d'oeuvre d'animation en stop motion (car si, c'est un petit chef d'oeuvre il faut le reconnaître) nous vient des studios Laika (c'est américain paraît-il) et j'ai vraiment passé un excellent moment à le regarder, en tout cas quand la mitraillette à questions d'Azraël daignait s'enrayer quelques minutes.

Alors là, je vous vois venir. S'il était si bien que ça, pourquoi je râle en disant que j'ai pas de chance ? Je m'en vas t'expliquer tout ça ma brave dame !

En fait, tout tient dans l'histoire, une histoire qui se déroule au japon à l'époque des samouraïs. Il était une fois donc, une des 3 filles du roi Lune (qui est un être un peu surnaturel qui vit sur ... ben la lune voyons. Faut suivre un peu). Elle tomba amoureuse d'un mortel et, comme il se doit, un enfant naquis, le petit Kubo. Seulement voilà, grand papa Lune n'était pas du tout du tout d'accord. Très fâché, il arracha un oeil au petit Kubo et était très déterminé à lui arracher le second quand le papa de Kubo s'en mêla et sacrifia sa vie pour permettre à sa femme et à son fils de s'échapper.Au cours de leur fuite, comme il se doit toujours, la maman de Kubo se blessa à la tête qu'elle semble ensuite perdre peu à peu. Bien sûr, Grand papa Lune, lui, reste déterminer à prendre son dernier oeil à notre jeune héros et envoie ses 2 autres filles à sa poursuite dans ce but. Pour se protéger, Kubo est donc obligé de partir à la recherche de l'armure magique, en compagnie de M. Singe (qui se révèle finalement être une Mme Singe) et d'un cloporte qui fut autrefois un samouraï et qui a complètement perdu la mémoire.

Ah oui ! Et n'oublions pas également que Kubo a des pouvoirs magiques, notamment celui de donner vie à ses origamis (qui se plient tous seuls en plus le veinard) simplement en jouant de la guitare (ou de la mandoline ou du youkulélé je sais pas trop).

Bon évidemment, raconter comme ça, ça fait un gore. Et encore, pour ne pas vous gâcher la surprise, je vous parle pas de toutes les tuiles qui s'abattent sur le pauvre garçon. Alors bien sûr, ce n'est absolument pas relaté en ces termes dans le dessin animé où, très pudiquement, le roi Lune n'a arraché aucun oeil, il s'est juste contenté de le voler (ben voyons !) et aimerait bien que Kubo se laisse gentillement "prendre" le second.

Bref, vous l'aurez compris, l'histoire sur le fond est tout de même assez raide et ça, je ne m'y attendais pas vu que, dans mon ciné préféré, qui est très pointilleux sur les tranches d'âge d'habitude, à l'époque où il passait mais qu'on avait pas pu y aller, il était noté à partir de 6 ans.

Alors c'est vrai que, visuellement parlant, il n'y a pas de quoi avoir peur (enfin, si on fait abstraction des masques des tantines complètement barges de Kubo parce qu'à moi, elles m'ont filé la chair de poule). D'ailleurs, c'est apparemment passé comme une lettre à la poste, même chez Azraël. Mais tout de même, j'y réfléchirais à 2 fois avant d'y emmener une âme un peu sensible.

Par contre, pour les plus grands, c'est vraiment un film très riche, qui pousse à s'interroger sur la famille, sur les valeurs morales, la vie après la mort et tout et tout. Quant à la fin, contrairement à la plupart des films du genre, elle est particulièrement originale. Un bon film donc mais pas pour n'importe quel public à mon avis.