dimanche 27 mars 2016

S'kon est bien dans son bain !

Bien que née sous le signe du Bélier, j'ai certainement dû être un Poisson d'eau chaude dans une autre vie vu ma passion pour les bains très très chauds qui durent des heures.

Ah, me prélasser dans la baignoire jusqu'à avoir la peau d'une petite vieille tout en baignant dans des vapeurs odorantes et relaxantes, telle est ma vision du paradis. Vision qui évolue généralement vers le cauchemar quand, au bout de 30 minutes (enfin ça, c'est les jours où j'ai de la chance), la douce voix d'Azraël raisonne.

Mamaaaaan ! T'es oùùùùùù !

...

(énorme soupir résigné d'une pauvre Puce qui sait pertinemment ce qui va lui tomber dessus dans les 30 prochaines secondes)

En haut. Je prends mon bain

(s'en suit un bruit de mammouth dans un escalier)

Aaah, t'es là maman ! Tu fais quoi.

Ben je me lave.

Je peux venir avec toi ?

Non ! Et maintenant tu sors.

Si généralement Azraël s'exécute de plus ou moins bonne grâce, il ne s'en va jamais bien loin, demandant à peu près toutes les 2 mn quand est-ce que j'ai fini qu'il puisse prendre ma place. Mais bon, heureusement, grâce à Aromathus et sa super lotion de bain, je suis toute détendue. Huuum, comment ça de quoi je parle ? Vous connaissez pas la lotion de bain d'Aromathus ? Mais c'est pas possible ça. Vite, il faut combler illico cette lacune.

Lotion de bain relaxante et positivante aux agrumes (100 ml) :

  • 3g/3,25ml d'huile essentielle de pamplemousse : délassante, elle aide à détendre les muscles. Positivante, elle détend, soulage le stress et favorise le sommeil.
  • 1g/1,5ml d'huile essentielle de orange sanguine : calmante et sédative, elle soulagne anxiété, nervosité et insomnie (aussi bien chez les enfants que les adultes)
  • 20g d'huile essentielle de mandarine : puissant calmant et relaxant, elle lutte efficacement contre stress et angoisses et prépare au sommeil.
  • 3g/3,25ml d'huile essentielle de lavande vraie : cicatrisante, régénérante et antispetique, elle a également une action sédative et antidépressive.
  • 62g/62ml d'eau minérale
  • 30g/30ml de solubol : le solubol est un dispersant. Il permet de disperser dans l'eau les huiles essentielles ou autres produits non missible avec l'eau. On obtient ainsi un liquide homogène au lieu d'avoir les huiles qui flottent en surface de l'eau.
  • 20 gouttes de cosgard.

Mettre les huiles essentielles et le solubol dans un bol et bien mélanger. Ajouter progressivement l'eau en mélangeant bien avec un petit fouet. Ajouter ensuite le cosgard et mélanger à nouveau. Mettre le liquide obtenu dans un flacon.

Il ne vous reste plus qu'à mettre 1 ou 2 bouchons dans l'eau du bain juste avant de grimper dans la baignoire et savourer les délicieuses effluves d'agrumes (à dominante pamplemousse). Cette lotion peut tout à faire être utilisée avec les enfants dès 3 ans. Niveau agrumes, n'importe laquelle de ces huiles peut être remplacée par de l'orange douce ou de la clémentine qui ont les mêmes vertues sédatives et calmantes. Evitez par contre le citron qui est dynamisant et plus délicat d'emploi avec les enfants.

La lotion vous tente bien mais vous n'avez pas de solubol et d'arriver pas à en trouver ! Aucun problème, prenez une cuillère à soupe bombée de lait en poudre et ajouter 5 gouttes de pamplemousse, 5 gouttes de lavande vraie, 1 goutte de mandarine et 2 gouttes d'orange sanguine et jeter en pluie dans l'eau du bain. Cela fera à peu près le même effet.

Sur ce, j'ai justement la baignoire qui m'appelle à grand cri alors je vous laisse.

ca va sentir bon

Huuumn ça va sentir bon tout ça !

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vendredi 25 mars 2016

Haute pression

Il y a plusieurs semaines de cela, un de mes collègues (on l'appellera Hiro, ça fera plaisir aux monstros qui sont en plein trip "Les nouveaux héros") me demandait mon aide pour faire son MOOC en Physique Quantique. Oui, je sais, je vous en rabats les oreilles en ce moment mais je vous jure que j'ai des excuses et des tonnes de circonstances atténuantes (3000 en l'occurence). Ce qu'il faut savoir à propos de Hiro, c'est qu'il est italien, un italien du sud, absolument adorable en plus. Donc forcément, j'ai pas pu refuser mais j'aurais dû me douter qu'il y avait un piège quelque part.

Parce que, quand il me l'a vendu son MOOC, ça devait être un truc fun à faire, tranquille, sans pression et sans stress vu qu'on aurait probablement pas beaucoup d'inscrits mais c'était une demande de mon école d'ingé qu'on s'y mette donc fallait le faire et tout et tout. Et comme je l'aime bien Hiro, et qu'il était vraiment dans la mouise avec notre autre collègue qui devait faire ça avec lui et qui l'avait lâché un peu au dernier moment, ben j'ai dit oui.

Sauf qu'à un mois de l'ouverture du cours, on est trèèèèès loin de la petite centaine d'inscriptions prévue initialement (soit à peu près l'effectif de nos petits nétudiants de 1ère année).

La Puce, la Puce, tu devineras jamais combien on a d'inscrits pour le moment.

Dis toujours.

On en est à 2000 !

...

(black-out cérébral)

dans le monde entier en plus !

...

(oooh, je le sens pas!)

et il y a plein de profs

...

(je le sens vraiment pas)

Faut qu'on vérifie tout. Faut pas laisser passer d'âneries. On n'a pas le droit à l'erreur là.

...

(mais alors pas du tout du tout du tout)

T'es prête pour vendredi ? On pourra enregistrer l'exo en entier ? Parce qu'il faut qu'on accélère là.

...

(où est la ciguë ? la mort au rat ? l'arsenic ? le cyanure ?)

Non parce que je sais que cela ne se voit pas forcément, surtout avec le nombre d'âneries que je peux raconter, mais je suis d'une timidité maladive. Si si, je vous juge. Ca fait des années qu'au prix d'un ENOOOOOORME travail sur moi-même, je combats la tendance à me planquer dans un trou de souris de toutes mes forces.

Et c'est pas l'annonce officielle de l'ouverture du MOOC et du rayonnement de l'école qu'on en attend, du nombre d'inscrits (passé à 3000 j'y crois toujours pas, c'est pas possible que la quantique intéresse autant de monde c'est forcément une blague vous êtes pas sympa les gens !) qui a été faite devant tous les pontes du Conseil d'Administration de mon école d'ingé qui va arranger mon niveau de stress moi je vous le dis.

Pas de pression donc ! La bonne blague. Mais le coup de grâce est venue cette semaine, quand on m'a demandé de visionner mes premières vidéos montées. J'ai bien mis 20 mn à arrêter de rigoler, incapable de regarder une seule vidéo jusqu'au bout tellement j'étais pliée de rire. Je ne sais absolument pas pourquoi, mais je n'arrête pas de danser. Incroyable. Dès que je les regardes, j'ai en tête l'image des petites danseuses tahitiennes que les camionneurs mettent sur leur tableau de bord et qui roulent des hanches en permanence ? Ben ces petites danseuses, c'est moi ! Ah elle est crédible la prof moi je vous le dis. Sans compter toutes les âneries qu'on a pu raconter pour se destresser et qui ont été enregistrées. Il y a là de quoi nous faire chanter pendant au moins 2 vies minimum.

Non vraiment vraiment, je le sens mais alors vraiment pas ce coup-là !

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mercredi 23 mars 2016

L'affrontement

Ce matin, à l'aube, tout était prêt.

La dizaine d'adversaires était en lice, parés pour l'affrontement.

Puis leurs témoins, Gargamel et Azraël, sont arrivés. Le temps de prendre leur petit déjeuner (ben oui, faut pas rigoler quand même, on part pas au combat l'estomac vide), et les voilà qui contrôlaient les armes. La bataille allait être sanglante. Seuls 2 d'entre eux survivrait.

Maman, c'est quoi ça ?

Ben c'est des petits papiers avec des noms.

C'est pour quoi faire ?

Un tirage au sort

Je peux en prendre un ?

Ben oui, c'est toi qui fait le tirage au sort.

Moi aussi je veux le tirage au sort !

Ok, tu en prendras un après ton frère

Je prends lequel maman ?

Ben celui que tu veux. C'est le principe du tirage au sort, c'est le hasard. Bon, tu te décides oui !

Oh d'accord. Voilà ! Y a écrit quoi ?

L'arbre à sucettes

(bon, là, je rigole 2 mn parce que c'est vraiment trop marrant que ce soit justement ce nom que mon accro des sucettes ait tiré)

Ooooh, je peux avoir un arbre à sucettes ?

Euuuuh ! Tu veux encore un prince ou t'as fini ton petit déj

(vite vite, détournons la conversation)

Gargamel, c'est ton tour.

Tiens maman.

Y a écrit quoi ?

Jacotte

C'est quoi ça ?

S'en est suivi une longue discussion sur le fait que non, on pouvait pas faire pousser un arbre à sucettes et que les Jacotte, ça ne se mangeait pas non plus.

Bref, les mains innocentes (peuf peuf peuf, désolée je m'étrangle) monstrosiennes ont tranché, les grandes gagnantes du concours d'anniversaire de ce blog sont "L'arbre à sucettes" et "Jacotte". Donc mesdames, pour recevoir votre petit colis surprise, merci de bien vouloir cliquer sur le bouton "contacter l'auteur" pour me communiquer votre adresse.

pret pour le tirage au sort

Vas y maman, on est prêt pour le tirage au sort.

Et même sous la torture, non non non, rien à faire, je ne vous dirais pas ce qu'il va y avoir dedans. C'est une surprise !

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lundi 21 mars 2016

Devinette

Petite devinette pour bien commencer la journée. Qu'est-ce qui est tout rond, tout rouge et tout chaud ?

Alors, vous avez trouvé ? Une tomate farcie ? Naaan ... mais presque. Allez, je vous donne la réponse. Une tête de Gargamel bien sûr ! Enfin, une tête de Gargamel atteint d'une angine carabinée (et pour qu'il dédaigne une assiette de frites et de nuggets, croyez moi, il faut qu'il soit grave atteint) et d'une fièvre de cheval. Le pauvre est parti pour 3 jours de repos forcé. Bizarrement, il n'a pas l'air de s'en plaindre. Je soupçonne fortement que cela ait un lien avec le fait qu'on lui laisse manger (ou ne pas manger d'ailleurs) tout ce qu'il veut et jouer à sa console chérie d'amour tout son soûl mais bon, ce n'est qu'une hypothèse.

Seulement après 2 nuits blanches ou presque à l'entendre cracher ses poumons dans son lit, je commence à fatiguer quelque peu. A moins que ce ne soit cette année supplémentaire qui ne pèse déjà sur mes frêles épaules ? (Paraîtrait que je devrais être traumatiser d'avoir 45 ans mais en fait, j'ai pas vraiment le temps d'être traumatisée là maintenant tout de suite alors les gens comprennent pas trop que ça me fasse ni chaud ni froid et franchement, c'est vraiment trop drôle). Mais je fatigue peut-être aussi parce qu'en arrivant à l'hôpital Sainte Anne hier pour la réunion de restitution des bilans d'Azraël (on admire au passage la façon poétique de dire qu'on va vous annoncer le diagnostic des médecins sur le handicap de votre enfant), la secrétaire a cherché désespérément mon nom dans la liste des rendez-vous avant de m'envoyer à une autre secrétaire qui m'a gentillement annoncé que

Mais madame, votre rendez-vous a été annulé, vous avez pas eu le message ?

Ben si, mais c'est tellement drôle de poser une 1/2 journée de congé pour rien et de venir se planter là pour vous casser les pieds

(Bon, ok, je l'ai pas dit mais je l'ai pensé vraiment très fort)

Mais bon, c'est pas bien grave, j'ai échangé ce rendez-vous annulé contre 3 autres (ou peut-être même 4 je sais plus trop), 2 nouveaux bilans à faire en orthophonie ce coup-ci et 2 réunions de restitutions, le tout étalé sur avril, mai et juin. Yahouuu ! J'ai comme dans l'idée que j'ai pas dû être assez clair le jour où je leur ai expliqué que j'avais un boulot à plein temps et que c'était pas de m'occuper des monstros (eh on ne hurle pas au fond du blog, je le sais que je suis une mère indigne merci).

Heureusement, je peux toujours admirer le déhanché d'Azraël sur ce tube génialissime qu'est le générique de fin d'Hôtel Transylvanie.

 

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samedi 19 mars 2016

L'effet Zénon quantique by Gargamel

Ah, la beauté de la science ! Gargamel ne s'y est pas trompé. Très certainement influencé par ma préparation intensive de ma prochaine séance d'enregistrement du MOOC de mécanique quantique (et accessoirement par ma préparation non moins intensive des travaux dirigés sur le même sujet de mes petits nétudiants adorés), c'est avec un enthousiasme débordant et une persévérence admirable qu'il a décidé d'illustrer dans la vraie vie l'effet Zénon quantique.

D'ailleurs, cela faisait parfaitement mes affaires vu que mes petits nétudiants chéris, tous les ans, me demandent à quoi ça peut bien servir s'teffet madame ? Et bien aujourd'hui, j'ai LA réponse : à faire ch... votre mère !

Huuum ? Vous voyez pas pourquoi ? Ahh, vous savez pas ce que c'est que l'effet Zénon. Ok, c'est parti pour un cours de quantique pour les nuls (attention hein, je ne porte AUCUN jugement) magnifiquement illustré par Sir Gargamel himself.

Alors l'effet Zénon quantique, c'est un effet dérivant du postulat de la mécanique quantique sur la mesure d'une grandeur physique. Grosso modo, il dit que si on fait des mesures répétées et rapprochées sur un système, on fige le système dans son état initial et qu'il ne peut plus évoluer au cours du temps. Ouais, je sais je sais, c'est loin d'être limpide comme explication. D'où l'intérêt de l'illustration gargamelienne.

Prenons donc un système, au hasard, une Puce hyper stressée et hyper à la bourre pour préparer MOOC et TD pour ... le lendemain de préférence. A l'instant initial, le système est dans l'état "tentative de concentration pour finir la préparation de son fichu TD". Prenons un appareil de mesure destiné à sonder l'état du système, au hasard toujours, un Gargamel. Au bout d'un temps T1 (à peu près le temps nécessaire à une Puce pour lire l'énoncé du TD et pour écrire de l'équation de Schrödinger sur son bloc-note chéri), on lance une première mesure.

Maman ?

Oui Gargamel ?

Ca va ?

Oui Gargamel. Mais j'ai du travail là. Tu peux me laisser tranquille s'il te plait.

Oui maman. Allez maman, travaille maman.

Merci Gargamel. Compte sur moi.

S'en suis une réinitialisation du système qui retombe dans l'état "tentative de concentration pour finir la préparation de son fichu TD". Au bout d'un temps T2 équivalent à la moitié du temps précédent T1 soit le temps de relire la 1ère question du TD, on lance à nouveau une mesure.

Maman ?

Oui Gargamel ?

Ca va ?

Je bosse là Gargamel !

D'accord maman.

Puis après un temps T2 à nouveau, donc, si vous avez bien suivi, au bout d'un temps T1 après le début de la phase de réinitialisation (oui, je sais, la migraine commence à arriver), on lance une seconde mesure.

Maman ?

OUI GARGAMEL !

(j'avoue que là, le ton est en train de monter)

Ca va maman ?

Non! Tu peux me laisser tranquille maintenant !

Pardon maman ! Travaille maman.

Et c'est reparti pour une nouvelle réinitialisation de l'état "tentative de concentration pour finir la préparation de son fichu TD", initialisation immédiatement suivie d'une nouvelle mesure (on remarque donc que l'intervalle de temps entre les mesures va en diminuant).

Maman ? Ca va maman ?

GARGAMEL TAIS-TOI !

Bref, comme vous le voyez, une succession de mesures rapprochées a totalement figé le système dans l'état "tentative de concentration pour finir la préparation de son fichu TD" sans qu'il puisse évoluer et atteindre l'état "concentration totale sur son fichu TD".

Bon, ok, l'illustration n'est pas tout à fait bien choisie. Il faudra d'ailleurs que j'en touche 2 mots à Gargamel pour qu'il rectifie ça. Car normalement, dans l'effet Zénon, le système ne doit pas du tout évolué. Or, ce n'est pas tout à fait le cas ici puisque le système Puce est tout de même passé de l'état "tentative de concentration pour finir la préparation de son fichu TD" à l'état "S'il ne se tait pas très vite, je vais l'étrangler", ce qui représente tout de même une évolution.

Voilà voilà ! Alors, c'est pas bien la mécanique quantique ?

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jeudi 17 mars 2016

Le samedi, c'est viennoiseries

Que faire, mais que faire quand on a une envie de croissants et de pains au chocolat au petit déjeuner mais aucune envie d'aller jusqu'à la boulangerie par ce temps pluvieux humide et froid. Un problème insurmontable ? Que nenni, pas quand on a un Pâtissus Gustus à demeure dans sa cuisine. La solution est très simple, on les fait soi-même voyons !

Impossible me direz-vous ! Beaucoup trop compliqué, difficile et tout et tout. Eh bien pas du tout. C'est tout simple (si si, je vous jure, même que les monstros ont participé à la confection de ma dernière fournée), il faut juste prévoir d'étaler la fabrication sur une demi-journée parce qu'il y a des temps de pause de 1 à 2h entre chaque étape. Car le croissant, c'est à la base une pâte feuilletée (donc long temps de pause entre les différentes étapes pour réaliser le feuilletage) mais dopée à la levure (donc long temps de pose pour que la pâte gonfle sous l'action de la levure).

Bon eh oh la Puce, te fiches pas nous là. Ils doivent ressembler à rien tes croissants ! Meuh pas du tout. Personnellement, j'ai fait le choix de réaliser des mini viennoiseries et elles sont magnifiques. La preuve.

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Miam, ça me donne faim à moi !

Et comme je ne voulais pas m'arrêter en si bon chemin, j'ai aussi fait des chinois selon une recette que j'ai improvisé à partir d'une base brioche (celle de mon pain brioché qu'on adore manger comme ça ou fourré à la knacki) et d'une crème pâtissière tirée de la recette des pains aux raisins de Pirouli. Ce que j'apprécie vraiment avec cette recette, c'est que grâce à mon four préchauffé à 50°C, les temps de levée pour la brioche sont fortement réduits. Du coup, on peut parfaitement préparer les chinois tranquillement le matin pour les déguster au goûter. En plus, je fais d'une pierre 2 coups car je n'utilise qu'un tiers de ma pâte à brioche pour faire les chinois, les 2/3 restant me servant à confectionner un pain brioché nature (Gargamel et Chéri ont un petit faible pour le pain brioché grillé tartiné de Nutella maison ou de beurre salé).

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Le truc bizarre en bas à droite, c'est l'entame du boudin dans lequel on découpe les chinois.

Chéri, qui est un grand fan des pains aux raisins, a adoré les chinois aux pépites de chocolat. Et là, je vous vois venir. Maiiis la Puuuce, enfiiiin, pourquoi t'as pas fait des pains aux raisins si Chéri adore ça. Ben d'abord parce que je suis une grosse fainéante. Alors comme il est bien le seul à aimer ça et que j'aurais dû prévoir autre chose pour les monstros, ça me tentait pas trop. Ensuite, parce que cette recette a un rendu proche du pain aux raisins (d'ailleurs, on peut parfaitement remplacer les pépites de chocolat par des raisins secs) tout en étant nettement moins grasse et moins écoeurante.

Bref, ça vous tente ? Allez, c'est parti pour les recettes, et avec quelques photos en cours de réalisation en prime.

Les chinois aux pépites de chocolat (pour environ 9 beaux chinois et moi et moi et moi ... et 2 entames)

On commence par faire la pâte à brioche en suivant cette recette. Si vous conservez les quantités indiquées, vous aurez assez de pâte pour vos 9 chinois et pour un pain brioché. Si vous ne voulez que les chinois, divisez par 3 les proportions de la recette de la brioche. Ou alors faites 18 chinois et multipliez par 3 les proportions pour la crème pâtissière.

Dès que votre pâte est prête et mise au four à 50°C pour la 1ère levée, on s'attaque à la crème pâtissière.

Ingrédients pour la crème pâtissière :

  • 175g de lait
  • 40g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 2 jaune d'oeufs
  • 15g de maïzena
  • 1,5 cs de fleur d'oranger (facultatif mais drôlement bon)
  • 60g de pépites de chocolat (noir ou au lait)

Dans une casserole, on met le lait à bouillir. Dans un saladier, on met sucre, sucre vanillé, jaune d'oeuf et maïzena. On mélange énergiquement jusqu'à obtention d'un mélange bien homogène et semi liquide (ou, parce qu'au début, on a l'impression qu'il n'y aura jamais assez de jaune d'oeuf et qu'on va se retrouver avec un gros bloc bien dense). Quand le lait est chaud, on verse petit à petit dans le saladier tout en fouettant bien. On remet dans la casserole et hop, sur feu vif (7-8 sur une plaque vitro montant à 12) en fouettant sans discontinuer à la cuillère magique ou avec un petit fouet. Dès que le mélange commence à épaissir, on enlève du feu tout en continuant à remuer car la crème continue à cuire.

Quand le mélange est bien lisse, on ajoute la fleur d'oranger. La crème est prête. Elle est relativement épaisse et va se figer en refroidissant ce qui la rendra difficile à étaler sur notre pâte à brioche. Je vous conseille donc de la laisser refroidir soit dans un petit plat rectangulaire d'environ 18x20 cm, soit dans un sac congélation (qu'on découpera ensuite pour récupérer la crème) où vous allez l'étaler. Vous aurez ainsi une belle couche régulière d'environ 4 mm d'épaisseur de crème.

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Votre pâte a levée, vous allez pouvoir la sortir du four en mode étuve. Vous mettez de côté 1/3 de pâte pour vos chinois et vous faites 4 boules des 2/3 restants. Elles vont vous permettre de faire un beau pain brioché dans un moule à cake de 24 cm préalablement beurré (ou ouraganisé). On procède alors comme pour les saucisses briochées. On étale grossièrement une boule de pâte, on la plie en 3 pour lui donner la largeur du moule à cake, on lui donne un quart de tour et on étale à nouveau pour avoir un beau ruban de pâte dégazé de la largeur du moule. On roule alors la pâte comme un gâteau roulé et on place dans le moule. On procède de même avec les 3 autre boules de pâte. Si vos rouleaux ne remplissent pas le moule entièrement, pas de panique. C'est normal et c'est pas grave. Comme la pâte va beaucoup gonflée, les trous vont se remplir. Et comme il y a plein de place pour que ça gonfle, le pain sera tout léger.

Il est temps de s'attaquer aux chinois. On étale notre 1/3 de pâte en un rectangle dont un des côtés a les mêmes dimensions que notre rectangle de crème pâtissière et l'autre est d'environ 1 cm plus grand.

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On sort la crème de son sac et on la pose sur la pâte.

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On recouvre de pépites de chocolat et on roule le plus serré possible pour obtenir un gros boudin qu'on va souder avec le cm de pâte sans crème pâtissière.

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On prend un couteau bien aiguisé qui coupe bien (éviter les dents qui vont déchirer la pâte) et on découpe des tranches de 1-2 cm que l'on disposera sur une plaque à pâtisserie garnie d'une silpat ou de papier sulfurisé.

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Oui, je sais, on a l'impression que ça ressemble un peu à rien là.

Puis on remet dans le four chinois et pain brioché à 50°C pour la seconde pousse. Après 1h, tout a bien gonflé (il faut que les trous soient bouchés et que la pâte atteigne ou dépasse le haut du moule pour le pain brioché).

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Mais quand ça a gonflé, ça change tout !

On sort tout ça du four le temps qu'il chauffe jusqu'à 150°C et on enfourne pour 50 mn environ. Il faut surveiller régulièrement la cuisson des chinois après 30 mn sinon ils risquent de brûler, le pain brioché restera lui bien ses 50 mn.

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Et voilà, il n'y a plus qu'à se régaler.

 

Les petits croissants (pour environ 20 mini croissants ou 15 mini croissants et 4 mini pains au chocolat)

Désolée, j'ai pratiquement pas pris de photos en cours de réalisation donc si les "tours" à donner à la pâte ne sont pas clairs, je vous invite à aller voir la  recette en image de Maître Valérie. Ma façon de faire la pâte n'est pas la même parce que j'utilise toujours de la levure sèche (et c'était une cata la première fois que j'ai suivi la recette à la lettre) et que je n'ai pas de robot mais pour le reste, c'est tout pareil.

Ingrédients :

  • 175g de farine type 55
  • 75g de farine type 45
  • 30g de sucre en poudre
  • 5g de lait en poudre (entier ou non)
  • 6g de sel
  • 50g de beurre bien mou coupé en dés
  • 6g de levure sèche
  • 115g d'eau tiède
  • + 125g de beurre froid laissé au frigo jusqu'au dernier moment (le mieux c'est un beurre de Charentes A.O.C type "Grand fermage" mais sinon, n'importe quel beurre de qualité ça marche aussi) Surtout, ne le couper pas en petits bouts, il doit rester en un gros bloc.
  • Pour la dorure : 1 oeuf battu

Dans un grand saladier, on commence par délayer la levure dans l'eau tiède. Il faut que ce soit bien délayer donc on hésite pas à commencer par ça et on pèse le reste des ingrédients pendant que la levure se réhydrate. On attend que le mélange soit revenu à température ambiante (normalement, à force de touiller pour délayer, ça va vite) puis on met dans l'ordre, les 2 types de farine (me demander pas pourquoi il y en a 2, je cherche toujours donc je ne sais pas si c'est vraiment important), le sucre, le lait en poudre, le sel et le beurre bien mou. J'insiste, il faut vraiment que le beurre soit mou sinon vous allez galérer pour bien l'amalgamer à la pâte. Mais bon, si vous avez du temps à perdre et des bras en acier, pas de problème s'il est encore ferme.

Là, on a pas peur de se salir, on a évité de lessiver ses parquets juste avant sinon vos bras vont demander grâce et c'est parti pour le pétrissage. Niveau durée, ça prend le temps que ça prend. Oui, je sais, c'est pas super précis comme mesure mais bon comme on fait ça à la main, c'est très variable avec l'énergie et l'endurance du moment. Bref, on pétrit jusqu'à ce que la pâte forme une belle boule bien homogène et élastique qui colle pas. Vous l'applatissez en un beau carré (peu importe l'épaisseur), vous la filmez (avec du film alimentaire hein, pas avec votre smartphone) et hop, au frigo pour 2h.

Pendant ce temps, vaquez tranquillement à vos occupations.

Deux heures plus tard donc, vous sortez votre pâte du frigo, vous farinez très légèrement votre plan de travail (il faut incorporer le moins de farine possible à votre pâte) et vous l'étalez en un magnifique rectangle de 5-6 mm d'épaisseur. Perso, je vous conseille de faire ça sur une silpat ou un papier sulfurisé fariné, surtout si vous avez pas beaucoup de place parce qu'il va encore falloir étaler le beurre. Le faire sur une silpat ou du papier vous permettra de mettre la pâte de coté le temps de vous occuper du beurre. On sort donc notre beurre du frigo et on le place sur une silpat ou un papier sulfurisé plié en 2 (pour le coup, la silpat c'est nettement nettement mieux). Puis on l'écrabouille joyeusement pour réussir à l'étaler en un rectangle de la même largeur que notre pâte et d'une longueur équivalente à la moitié. On place notre rectangle de beurre au congèl 5 mn afin qu'il durcisse un peu et soit plus facile à manipuler. Quand on ressort le beurre du congel, il est normalement très facile d'ôter silpat ou papier sans que ça colle partout. On dispose notre rectangle de beurre sur la moitié inférieure de notre rectangle de pâte. On rabat sur le beurre la moitié supérieure de la pâte. On se retrouve donc avec un magnifique chausson géant au beurre.

En pratique, je m'arrange toujours pour pouvoir souder les bords du "chausson" sur tout le pourtour. Ca n'est pas très bon pour le feuilletage mais ça évite les fuites de beurre dans les opérations suivantes. En théorie, ce n'est pas nécessaire mais bon, c'est quand même un peu du massacre quand on le fait pas.

Pour la suite, si on est fatigué, on peut faire appel aux monstros. Les performances en écrasement des monstros étant très élevées, c'est un phase qui ne leur pose aucune difficulté. Toutefois, si vous êtes du genre tatillon qui veut des beaux croissants tous identiques et parfaitement proportionnés, le retour au monstros peut être une erreur, ce dernier ayant une forte tendance à confondre les formes géométriques et transformer un beau rectangle en un ... ben un truc en fait ... mais allongé quand même !

On prend donc notre chausson dont la pliure est normalement en haut et on lui donne un quart de tour vers la gauche. La pliure se trouve donc à gauche. On l'étale en un grand rectangle de 5-6 mm d'épaisseur. On attrape le bas et on le plie de sorte à amener le bord de la pâte à peu près au 2/3 de la pâte. On rabat le haut de la pâte de sorte à amener le bord contre l'autre bord. Puis on plie de rectangle obtenu en 2, en rabattant la partie inférieure sur la partie supérieure. On filme tout ça et au frigo pour 1h à nouveau.

On ressort notre pâton du frigo et on l'installe sur le plan de travail avec la pliure à DROITE cette fois. On appelle le monstros de son choix et on le fait étaler en un grand rectangle de 5-6 mm d'épaisseur. Attention, le monstros est parfois pointilleux et veut absolument contrôler l'épaisseur au double décimètre. Une fois les vérifications monstrosiennes effectuées, attraper le bas de la pâte et replie jusqu'à la moitié. Puis repliez le haut de la pâte par dessus. On filme encore (Spielberg n'a qu'à bien se tenir) et c'est reparti pour 1h au frigo. Ben quoi, je vous ai prévenu que c'était long, facile mais long, très long, trèès trèèèèèès long.

Allez, courage, c'est presque fini. On ressort donc notre pâte du frigo pour la DERNIÈRE fois. Non, vous ne rêvez, c'est la phase finale. Là, soit vous avez beaucoup de place et c'est parti pour le dernière étalage, soit vous n'en avez pas beaucoup et vous coupez votre pâton en 2 pour vous y prendre en 2 fois. Vous n'oubliez pas de fariner légèrement votre plan de travail et c'est parti. On étale donc la pâte toujours en rectangle de 3-4 mm d'épaisseur. On y découpe des beaux triangles pour faire des croissants et des beaux rectangles pour faire des pains au chocolat.

Pour les croissants, on prend la base et on roule bien serrer jusqu'à la pointe. Le monstros adoooooore rouler les croissants. On dispose sur la plaque de cuisson, pointe dessous. Pour les pains au chocolat, on pose une barre de chocolat à un bout et on roule le rectangle. Le monstros adooooore aussi rouler le pain au chocolat ... mais il préfère encore plus MANGER le chocolat du pain au chocolat. On dispose sur la plaque de cuisson jointure dessous. Quand toutes vos viennoiseries sont faites, il ne reste plus qu'à laisser pousser.

Pour la pousse, on oublie l'étuve. Ca ferait fondre le beurre et ce serait une cata. On peut mettre à pousser sur un radiateur. Cela prend quelques heures. Sinon, on laisse dans un endroit "frais" mais pas au frigo (le four froid par exemple) toute la nuit pour une cuisson le lendemain matin. Quand les croissants ont bien gonflés, il est temps de mettre son four à chauffer (on aura enlevé les croissants qu'on y aura mis à lever) à 160°C chaleur tournante. On bat un oeuf et on étale délicatement la dorure sur nos croissants avant d'enfourner dans le four chaud pour 20 mn environ.

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Et voilà des croissants bien gonflés et badigeonnés à l'oeuf. Y a plus qu'à mettre au four.

Et voilà, il n'y a plus qu'à se régaler. Et on l'aura pas volé.

Le truc que je vous conseille, c'est de ne pas hésiter à doubler les quantités de pâte après vos premiers essais. Pourquoi ? Parce que le croissant cru se congèle parfaitement. Sortez le croissant congelé avant d'aller vous coucher, laissez le dégeler et gonfler toute la nuit, il sera prêt à cuire au matin. J'ai testé, ça marche impec. Parce que tant qu'à se fatiguer, autant en avoir d'avance non ?

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lundi 14 mars 2016

Oulà, 2 ans déjà !

Et oui, aujourd'hui, ce blog fête son 2ème anniversaire. Aviez-vous d'ailleurs remarqué qu'il nous fait sa petite crise des 2 ans ? Non ? Mais si, regardez bien, il passe son temps à bouger ces jours-ci. La preuve, à peine 3 posts ce mois-ci ! Ah là là, ces enfants ! Mais promis promis, je vais le remettre dans le droit chemin illico.

Qui dit Blogoversaire (paraîtrait que c'est l'usage d'employer ce mot là) dit ... ben un petit concours bien sûr ! D'abord parce que j'aime bien ça, ensuite parce que ça fait longtemps que j'en ai pas fait et il ne faut pas rompre avec les traditions (c'est vrai quoi !) mais surtout, surtout, parce que mon petit blog frétille d'impatience à l'idée d'être au centre de l'attention, le roi de la fête, le nombril de l'univers, bref, parce qu'il a la grosse tête quoi ! Un vrai monstros en herbe.

Alors cette année, on va faire très très simple comme concours. Pour participer, il suffit de me laisser un petit commentaire ou de m'envoyer un petit message par l'intermédiaire du bouton "contacter l'auteur", c'est comme vous voulez. Vous avez jusqu'au 21 mars pour participer et je tirais au sort l(a) gagnant(e) le 22.

Huuuum ? Qu'est-ce que vous dites ? On va gagner quoi ? Ah ah, c'est une surprise, un petit colis surprise en fait avec rien que du fait maison dedans bien sûr. Et comme je suis super sympa (eh non mais, c'est pas fini de rigoler là au fond), vous pouvez même me faire des suggestions sur ce que vous aimeriez découvrir dans le colis. Eh je préviens tout de suite, non, je peux pas y caser Mads Mikkelsen, Louis Garrel, Léonardo DiCapprio ou Sean Connery (oui, j'ai aussi un petit faible pour Sean Connery, surtout en kilt !). Je leur ai déjà demandé et ils ont refusé. Donc faudra trouver autre chose.

Et pour bien entamer cette nouvelle année blogesque, Azraël avait décidé de se mettre sur son 31 en étrennant son tout nouveau pantalon rouge qui pète. Une valeur sûre (le modèle 11 du livre japonais Jupes et pantalons pour enfants) cousue dans un jersey molletonné assez fin acheté chez Butinette. Pour mettre un peu de contraste, j'ai fait les poches et le biais dans une flanelle ornée de poussins, un échantillon de tissu gratos glissé dans ma dernière commande chez Modes4U. Azraël m'ayant fait une brutale poussée de croissance dernièrement (bien qu'âgé de 5 ans et demi, le voilà qui met à présent du 8 ans), j'ai volontairement cousu la taille au dessus. Ben je vais oublier pour le prochain parce que bon, ça lui va hein, mais on voit bien que c'est un peu trop grand quand même (je vous dis pas le tour de taille que ça lui fait avec tous ces plis !).

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Hein ? Quoi ? Des photos ? Ah non maman, c'est Doudou qu'on prend en photos !

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T'as pas encore fini !

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Et la poche en gros plan

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samedi 12 mars 2016

Plan de carrière

Un matin, en route pour l'école, alors qu'on était en retard (une fois de plus)

Rhaaa, mais qu'est-ce qu'ils attendent pour redémarrer ? Ca m'énerve !

Ca va pas maman ?

C'est rien Gargamel. Je suis énervée parce qu'on est en retard et que les gens conduisent n'importe comment !

(dis avec un aplomb incroyable et une mauvaise foi encore pire)

Vas plus vite maman.

J'aimerais bien mais là, c'est pas possible.

Oui Gagamel ! Il faut respéter la loi !

Respecter la loi ?

Sinon les policiers ils vont mécre une amande et on n'aura plus de sous pour acheter des jouets !

Je veux des jouets !

Alors il faut respéter la loi ! Maman, moi je veux être policier !

Oh, c'est bien ça Azraël

Comme ça, je pourrais mécre en prison tous ceux qui respéte pas la loi !

Tout un programme mon petit coeur. Tu vas avoir du boulot.

Oui, toutes les voatures devant. Comme ça on sera plus zamais en retard !

...

Mouaip ! Entre cette solution et équiper la voiture de fusée pour aller plus vite et s'envoler, j'hésite encore. Oui, Azraël est assez inventif quand il s'agit de trouver des solutions pour être à l'heure à l'école. Je me demande quand même si le plus simple, ça ne serait pas tout de même de partir plus tôt ?

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mardi 8 mars 2016

Gargamel est une tortue !

L'an dernier, je me plaignais, outrée, que Gargamel n'avait toujours pas pu prendre la moindre leçon de natation à la piscine près de chez nous vu qu'il s'était fait refouler aux leçons en groupe. Trop dur à gérer un monstros handicapé qu'il paraît. Pour une piscine qui se vante sur son site web de promouvoir l'intégration des handicapés, c'est un peu fort de café comme on dit par chez nous. Leçon individuelle pour lui qu'on m'avait répondu et depuis j'attendais désespéremment qu'on nous rappelle pour un créneau de cours en individuel. Plus d'un an après, toujours pas de leçon et j'apprenais que de toute façon, ils n'en donnaient plus.

Il y a quelques semaines, je me plaignais (oui, j'adore me plaindre, vous aviez pas encore remarqué ?) qu'avec l'attitude franche, ouverte, enthousiaste, confiante, débordante d'optimisme, positive, fabuleusement intégrative (bon, ok, je m'arrête, c'est de l'humour noir mais ça, vous l'aviez déjà compris) du maître nageur qui avait fait passer son test à Gargamel, j'avais comme un petit doute sur l'éventualité d'une hypothétique future mais pas certaine (vous les sentez bien mes doutes là ?) inscription au stage de natation prévu pendant les vacances de février.

Et bien je suis ravie de vous annoncer que cette fois, alléulia, j'avais tort. Car Gargamel a finalement été accepté à ce fameux stage qui s'est terminé vendredi dernier. Comme quoi, il faut jamais désespérer et surtout surtout, ne pas se laisser intimider. Gargamel a eu droit à 5 jours de leçons, tous les après-midi. Je vous raconte pas le casse-tête niveau organisation vu que :

  • j'ai bossé toutes les vacances, impossible de poser la moindre journée de congés
  • hors de question d'accompagner Gargamel à l'intérieur de la piscine sans courir le risque qu'il se mette à faire n'importe quoi (merci Super Nanny de m'avoir remplacé sur ce coup)
  • Super Nanny n'a pas le permis et les bus sont quasi inexistants à l'horaire des leçons ce qui fait que j'ai dû jouer les taxis tous les jours.

Mais franchement, ça valait largement la peine, à un petit bémol près. Car si le premier jour, tout s'est bien passé (même que Gargamel a expérimenté sans aucun problème le grand bassin dans la partie où il n'a pas pied), j'ai bien cru que tout s'arrêterait le second jour. Car voilà, pendant les leçons, je m'installais tranquille dans le hall de la piscine (il y a tout ce qu'il faut, chaises, tables et surtout une MACHINE A CAFE !), et grâce à mon ordi portable chéri, je pouvais bosser à peu près correctement. Le truc chouette, c'est que ce hall dispose d'une grande verrière d'où l'on peut jeter un oeil sur sa progéniture en train de prendre sa leçon justement. Et d'un seul coup d'un seul que vois-je ? Un Gargamel assis sur le bord du bassin, complètement prostré et ne bougeant pas une oreille pendant 2 mn qui se sont allongées en 10, puis en 20. Et pour ceux qui connaissent Gargamel et son amour de l'eau, c'était une situation totalement inenvisageable, absurde et incompréhensible. Et la maître-nageuse pendant ce temps me direz-vous ? Ben 2 fois, elle est venu le voir, lui a adressé 2 mots en le toisant de haut avant de le planter là.

Déterminée à ne pas laisser Hystéricus prendre le dessus (et pourtant, il s'en donnait du mal pour me faire piquer une crise), je suis allée calmement alerter l'accueil sur le fait que là, franchement, il y avait un truc qui tournait pas rond. A la décharge du personnel de la piscine, ils ont été très aimables et sensibles à mes interrogations. La chef de piscine a été alertée et est partie se renseigner avant de venir me faire un compte-rendu.

Non madame, la maitre-nageuse ne l'a pas puni. C'est lui qui est sorti tout seul de l'eau. Elle ne sait pas pourquoi.

Ah bon ? Ca m'étonne. C'est pas possible qu'il ne se soit rien passé, c'est pas son genre. Je sais qu'il peut être un peu difficile à gérer mais là ...

Oui, je ne vous cache pas qu'elle a du mal.

C'est pour ça que sa nounou est là. Mais on lui a dit qu'il fallait qu'elle reste sur les gradins. Ce serait peut-être bien qu'elle soit autorisé à intervenir pour désarmorcer les choses si une crise se profile.

Oui oui, pas de problème, je vais aller lui dire. Mais ça s'est bien passé hier ?

Oh oui, aucun problème. Tout s'est très bien passé.

Une fois la leçon terminée, j'ai d'un seul coup vu déboulé la maître-nageuse suivi d'un Gargamel les yeux brillants de larmes qui essayait désespérement de lui dire au revoir alors qu'elle l'ignorait royalement.

C'est vous la maman de Gargamel ?

(d'un ton quelque peu agressif)

Oui mais il essaie de vous dire au revoir là !

La dame ayant daigné se retourner pour lui dire au revoir d'un ton sec, j'ai personnellement daigné garder mon calme et éviter de lui rentrer dedans malgré l'envie qui me démangeait et pas qu'un peu ! ET hop, c'était parti pour la séance justification culpabilisation.

Alors je ne l'ai pas puni et je ne sais pourquoi il a fait ça. De toute façon, il est dangereux, il saute sur les autres, il ne fait pas attention et il n'écoute rien.

Vous savez, avec son handicap, il faut seulement bien lui fixer les régles dès le début.

Mais je lui ai dit les règles, il n'écoute pas. Et puis de toute façon, je ne suis pas formée pour ça !

Ben sa nounou était là pour vous aider vous savez.

Il aurait fallu qu'elle soit dans l'eau avec lui. Je lui aurai donné les consignes et elle lui aurait répété.

(c'est vrai que Gargamel est beaucoup trop stupide pour écouter les consignes de la maître-nageuse et qu'il a besoin d'une interprète c'est évident ma bonne dame)

Non, il est pas gérable autrement. En tout cas, c'est mon avis.

Je vous épargnerai le reste de la discussion, du même tonneau de toute façon. Ma seule consolation, c'était l'assurance que ce ne serait pas elle qui dispenserait la leçon suivante, le maître-nageur changeant tous les jours en fait. D'un commun accord avec Super Nanny, on est sorti de la piscine et on a foncé chez Décathlon lui trouver un maillot pour accompagner Gargamel dans l'eau à la séance suivante juste au cas où. Et puis aussi pour qu'il puisse rester dans l'eau après sa leçon, histoire de se détendre et s'amuser parce que franchement ce jour-là, on peut pas dire que j'ai ramené un Gargamel à la maison. Toutes les autres leçons se sont fort heureusement déroulées sans aucun problème, Super Nanny n'ayant d'ailleurs eu à l'accompagner dans l'eau qu'une seule fois et l'un des maître-nageurs a même fait la réflexion qu'il savait déjà quasiment nager et qu'il aurait pu aller dans le groupe du niveau au dessus.

Et là, je vous sens tous perplexes. Mais qu'est-ce qui a bien pu passer par la tête de Gargamel ce fameux jour ? Pourquoi la maître-nageuse n'en a-t-elle aucune idée ? Tout simplement parce qu'elle n'allait quand même pas avouer qu'à peine dans l'eau, elle s'est mise à hurler sur Gargamel parce qu'en battant des pieds, il l'avait mouillé, ni qu'elle avait continué à lui hurler dessus sans arrêt, au point qu'elle en a même choqué un des papas présents pour les leçons de son petit garçon (avec elle également), petit garçon qui se trouve être un des copains de classe d'Azraël (le monde est petit quand même). Et si je vous dis qu'en plus Gargamel était bien le seul à se faire hurler dessus, vous avouerez qu'on est en droit de se poser des questions.

Personnellement, je ne m'en suis pas posée très longtemps vu qu'à la fin de la semaine, la responsable de l'accueil, que j'avais alerté lors du problème, est venue me voir.

Alors, ça s'est bien passé finalement ?

Ben à part mardi oui, aucun problème.

Je m'en doutais. Ca se voit qu'il adore l'eau. C'est quand même bizarre ce qui s'est passé. Et on sait toujours pas pourquoi ?

Oh si, on sait très bien.

(et je lui explique ce qui s'était vraiment passé)

Ah oui, je vois. Ben avec elle, ça m'étonne pas.

Voilà voilà, je crois que tout est dit. Ah si, on va laisser le mot de la fin à cette adorable maitre-nageuse qui ferait bien d'aller prendre quelles leçons de savoir-vivre. Car à l'issu du stage, Super Nanny a surpris une conversation entre elle et les autres maîtres-nageurs.

Ah ben, si je comprends bien, ya qu'avec moi qu'il y a eu un problème !

Allez ma grande, encore un effort et tu finiras peut-être par te remettre en question.

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Et le beau diplôme de tortue décroché par Gargamel à la fin du stage.

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mercredi 2 mars 2016

Plein la vue

Il y a 15 jours, j'ai fait mon second enregistrement pour le MOOC de mon collègue, en présence du dit collègue et de notre technicien image et son du moment. Et bien sûr, j'avais revêtu la tenue spéciale accrochage de micro proof cousue spécialement pour l'occasion !

Bon, euh, je l'accroche où là le micro ?

Tadam, vous pouvez l'accrocher là, à la ceinture.

Ah oui ! Mais est le fil du micro ? Comment on va le cacher ?

Tadam, on le fait passer par là !

Eh, c'est malin ça !

C'est vrai que c'est pratique.

Ben quand même. Quitte à coudre quelque chose, autant faire les choses bien non !

Parce que c'est un truc que t'as cousu ? C'est chouette dis donc.

Ah oui. Et ça passe drôlement bien à l'écran.

Eh, ce serait rigolo si t'avais une tenue différente pour chaque enregistement !

Ah là là malheureux ! C'est mal connaître le Couturus Démonicus que de lancer de façon si désinvolte un défi couturesque. Comment voulez-vous qu'il résiste face à pareille provocation? Du coup, le soir même, c'était le grand déballage dans l'espoir de trouver le patron idéal et le tissu parfait pour ma prochaine tenue. Malgré une tentative du Couturus de me convaincre d'aller acheter un beau coupon de Liberty pour l'occasion, j'ai su héroïquement résister ... Bon ok, j'ai pas résisté, il était en solde et je suis très très faible. Mais je l'ai pas cousu. Malgré cette attaque traîtresse donc, mon choix s'est finalement porté sur un tissu Timeless Treasures, marque américaine que j'apprécie particulièrement pour leurs couleurs éclatantes et leurs motifs originaux, qui attendait patiemment son heure dans mon placard depuis presque 1 an. J'étais tombée en extase devant cet imprimé un peu flashy et très chargé mais dont il ne restait qu'un tout petit coupon à l'époque, en 110cm de large en plus. Et du coup, je n'avais encore jamais trouvé quoi en faire. Oui parce que ma devise à moi, surtout pendant les soldes, c'est T'achète d'abord, tu trouveras bien quoi en faire un jour, devise fatale niveau compte en banque et débordement de placard.

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Franchement, il est pas trop beau ce tissu ! Et avec toutes les couleurs que j'adore : du rose, du vert, du bleu vert, du violet et du noir !

Une fois de plus, ce ne fut pas simple de trouver les patrons adéquats. Comme ma jupe en lainage me plaisait décidément beaucoup mais qu'elle avait tout de même tendance à me gratter en fin de journée malgré la doublure, j'ai décidé de refaire la même dans ce splendide coton imprimé. A cause de la taille réduite de mon coupon, j'ai dû couper les 2 pièces de la jupe dans le biais et non dans le droit fil, comme préconisé dans le patron (pour rappel, celui de la robe EMMA du magazine La Maison Victor. Impossible sinon de les faire rentrer dedans, d'autant qu'il fallait que je garder du tissu pour faire un petit haut coordonné. Pour la ceinture, j'ai utilisé un morceau de satin noir de mes chutes, renforcé à la viseline pour une meilleure tenue et fermée avec 2 boutonnières et 2 boutons fait maison en pâte FIMO, provenant de mes tous premiers essais dans ce domaine.

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La jupe vue de face et vue de profil avec ses boutons en FIMO.

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Gros plan sur les boutons

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Et portée style sobre, toute seule avec un T-shirt noir.

Pour le haut, je voulais un modèle court, assez près du corps (histoire de profiter de la taille haute de la jupe) et rapide à coudre. Un patron japonais aurait donc été parfait mais manque de chance, parmi tous mes patrons, les seuls qui auraient pu convenir était des tuniques sans manche ou carrément à bretelles. Alors, oui, je sais, tout le monde s'imagine que, sur un plateau, avec les projecteurs et tout et tout, on meurt de chaud. Sauf que nous, on est pas à la télé, on est en studio, installés en sous-sol et au frais. Trèèèèès au frais même. Donc à moins de vouloir enregistrer avec en fond sonore un bruit de castagnettes, c'est manches longues obligatoires. C'est là que je suis tombée sur la robe modèle 123 du Bruda Style n°192 (décembre 2015). La partie bustier seule correspondait parfaitement au type de haut que je voulais. J'imaginais déjà le corps de la tunique dans mon beau coton imprimé et des manches toutes douces dans un restant de jersey noir. Alors malgré mes doutes, car Burda et moi avons un lourd passif, j'ai tenté ma chance.

C'est vrai que pour une fois, j'avais bon espoir. Ben oui, cette robe, c'est un modèle spécial taille courte, c'est à dire un modèle conçu pour des femmes de stature inférieure à 1m68. Parce que d'habitude, avec mon petit mètre 55, quand je couds du Burda, c'est toujours une cata avec une quantité de reprises vertigineuse à faire uniquement pour que ça ressemble à quelque chose. Bizarrement, c'est un problème que je n'ai jamais eu avec les patrons japonais (ce qui explique que j'en ai autant cousu) et j'ai découvert récemment que je ne l'avais pas non plus avec les modèles Simplicity. Bref, je me suis lancée et ... ben j'ai été déçue une fois de plus.

D'abord, la longueur du bustier ne correspond pas vraiment à ce que laisse supposer la photo. C'est beaucoup plus court. Au lieu de coudre un biais pour faire l'ourlet, j'ai donc été obligée de rajouter une bande de jersey noir pour rallonger un peu (je l'aurai d'ailleurs bien faite plus large encore mais j'avais plus assez de tissu). Ensuite, comme d'habitude aussi, les emmanchures sont ric-rac. Du coup, heureusement que les manches sont faites en jersey très souple parce que sinon, je serais vraiment gênée et mon haut serait difficilement portable. Enfin, une fois encore comme d'habitude, les mannequins de chez Burda doivent descendre en ligne directe des grands singes vu la longueur des manches. Même raccourcies de 7 cm (et réduites d'autant en diamètre pour le poignet), c'est encore trop long et trop large. Mais bon, le résultat final est tout de même portable, je ne vais donc pas me plaindre. Il y a par contre peu de chance que je me décide un jour à coudre la robe en entier alors qu'au départ, ça m'aurait vraiment beaucoup beaucoup tentée.

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Triptyque habituel : devant coté et dos

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Et quand c'est porté !

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Bien que cela ne se voit pas au premier coup d'oeil, la jupe a vraiment beaucoup d'ampleur avec ses 10 plis creux !

Malgré ses défauts, j'aime beaucoup cet ensemble et particulièrement le contraste entre l'imprimé très coloré et le jersey noir. Je sens que je vais le porter très souvent.

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